Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

Un commentaire

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    La synthèse de votre billet résume bien ce débat que j’ai regardé bien volontiers et avec un œil attentif. Toutefois sans aller jusqu’à dire que je suis resté sur ma faim, j’aurais aimé qu’il aille un peu plus loin dans l’évolution de la laïcité puisque du sujet initial de ce colloque intitulé « Jean-Marie Lustiger, cardinal républicain » il dévia très vite, mais pouvait-il en être autrement quand on connaît la personnalité et les convictions de l’ancien Archevêque de Paris.

    Je pense que vous avez été sans doute le seul à vouloir le faire, vous avez d’ailleurs dit à un certain moment, après plus d’une heure de débat, « nous entrons enfin dans le débat » malheureusement vous en êtes ressortis et il faut être au moins deux pour débattre. Il faut dire que si vous, vous appelez régulièrement aux débats en prônant une laïcité partagée pour régler les relations entre religions et politique dans la mesure où les règles définies par la loi sur la laïcité sont respectées, Manuel Valls était prêt à vous emboîter le pas mais resta réservé, peut-être attendait-il la réaction de François Bayrou qui ne vînt pas, celui-ci restant figé sur la loi de 1905. Dommage que vous n’ayez pu ouvrir le volet de la laïcité à l’hôpital comme vous avez essayé de le faire.

    Vous avez néanmoins quand même réussi à détendre parfois l’atmosphère avec quelques répliques qui ne manquaient pas d’humour, mais peut-être qu’un second verre d’eau vous aurez facilité la tâche (sourire).

    Cependant, j’ai assez bien aimé la prestation de Monsieur Valls, il a de bonnes idées et il a présenté une bien meilleure image de sa personne que ces derniers temps lors des débats internes au PS. Même sans partager ses idées et ses convictions on l’écoute plus facilement quand il est calme et réfléchi comme dans ce débat.
    François Bayrou, vous le connaissez mieux que moi, cependant il resta campé dans un rôle d’opposant qu’il ne fait pas évoluer, il joue parfois sur un mot : y a-t-il une différence entre votre « cohérence entre la pensée et l’action » et sa « cohérence entre la conviction et l’action » ? Il se retranche également un peu trop souvent derrière le point de vue de ses électeurs plutôt que d’émettre sa propre conviction.

    Vos citations de pensées rencontrées sont pertinentes et amènent le Monde à réfléchir sur notre avenir.

    Bien amicalement

    Jacques

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