Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

Un commentaire

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    J’avais déjà suivi le Talk Le Figaro/Orange, mais je l’ai regardé à nouveau et j’apporte un commentaire plus particulièrement sur le plan de relance.

    Ce billet complète en partie celui que j’ai adressé à Mary dans « commentaire de commentaires », notamment dans sa seconde partie en ce qui concerne un abaissement de la TVA au taux super réduit de 2,1 %. Je parle à l’ancien Premier Ministre qui est toujours à l’écoute, au fils d’un ancien Secrétaire d’Etat à l’Agriculture et qui plus est, un homme de terrain, et je veux néanmoins vous expliquer ma vision.

    Je partage votre point de vue et vos analyses et je comprends très bien que le Président et le Gouvernement jouent la carte de la relance par l’investissement, un très bon plan. Mais je ne comprends pas que l’on ne puisse pas le faire également en parallèle et pour une partie par la consommation pour la simple raison qu’elle relancerait les importations.
    Nous pouvons très bien jouer la carte nationale et plus particulièrement dans l’alimentaire en appliquant une TVA à un taux super réduit uniquement pour les produits français, alors que le peuple réclame du pouvoir d’achat et qu’il se nourrit très mal. Elle pourrait se faire par la consommation de produits français suite à une relance du secteur primaire (agriculture et pêche) qui ne représente plus que 4 % de notre économie. La France a toujours été une terre d’élevage et d’agriculture. Nous sommes au sortir de l’hiver, la bonne période pour relancer les cultures maraîchères et privilégier l’élevage bovin et ovin sur des terres qui n’ont pas manqué d’eau et qui se sont bien enrichies, une herbe grasse attendra les troupeaux.
    Avec une TVA super réduite à 2,1 % des produits français, d’une part vous relancez l’agriculture par la production et par ailleurs vous contribuez à ce que les français se nourrissent mieux (moins de dépenses de santé). Vous permettrez même une exportation vers les pays frontaliers, pour une fois ce ne sont pas les français qui iront en Belgique, en Allemagne, en Italie ou en Espagne pour faire des achats mais l’inverse se produira peut-être car les peuples de nos voisins bénéficieraient également d’une TVA à 2,1 % sur nos produits.
    Cela entraînera une réduction des dépenses que chaque français fera pour sa nourriture et augmentera son pouvoir d’achat dans d’autres directions : une relance par la consommation. Nos produits d’agriculture et de pêche ne manqueront pas si la production est faite en conséquence (création d‘emplois), et je pense qu’il vaut mieux manger nos viandes, nos produits de pisciculture, nos fruits, nos légumes et nos produits laitiers que des pizzas d’importation ou autres produits qu’éventuellement vous pourriez taxer en augmentant la TVA, les américains ne se gênant pas pour augmenter les taxes sur nos foies gras et notre Roquefort. Cela redonnera peut-être aussi aux français le goût de cuisiner !

    Je ne connais peut-être pas toutes les données et vous me parlerez peut-être de quotas imposés par l’Union Européenne. A ce moment là, c’est à elle à agir en conséquence, sinon je ne vois pas l’utilité d’une Union Européenne qui serait immobile surtout avec des élections européennes qui se profilent…

    J’espère avoir été assez explicite dabs ce commentaire qui mérite peut-être d’être exploiter par un pro.

    Bien amicalement

    Jacques

Laisser un commentaire