5 commentairesLaisser un commentaire |
Site du SénatPublications Projets de loi Groupe Ump du SénatBlogs sénateursJean-Paul Alduy Christian Demuynck Catherine Dumas Jean-Pierre Fourcade Sites sénateurs |
S'abonnerCommentairesZwartepiet dans La politique et l'esprit de distance le 08/02 à 15:32 Re: Les propos de Claude Guéant. Il me semble évident que la déclaration du Ministre de l' [...] Ernest Gransagne dans La politique et l'esprit de distance le 08/02 à 12:36 Au risque de choquer mon ami Jacques d'Hornes, je ne suis pas fier d'être français... une fois encor [...] mélusine dans La politique et l'esprit de distance le 08/02 à 10:12 Lorsque l'on s'exprime sur un sujet aussi " délicat" que la supériorité des civilisations, on a dan [...] Alain dans La politique et l'esprit de distance le 08/02 à 08:36 Lettre à tous mes compatriotes Voici les 5 raisons qui vont me conduire à voter blanc : 1/ la cl [...] Claude dans La politique et l'esprit de distance le 07/02 à 22:44 Cher Jamel, Comme je ne veux pas mettre votre compréhension des choses en cause je ne peux que co [...] |
||||||
23 février 2009 à 16 h 44 min
COMBIEN D ARGENT PUBLIC SARKOZY A T IL DETOURNE DEPUIS LE DEBUT DE SON MANDAT POUR SERVIR SON INTERET PERSONNEL ? En ce qui me concerne, lynchage, plagiat…etc En période de crise, voilà une question politique intéressante à débattre, avec du courage et de l’indépendance ?
23 février 2009 à 16 h 48 min
Monsieur le Premier Ministre,
Ce billet confirme ce qu’il m’avait semblé comprendre lors de votre entretien avec la charmante personne du Site Ifeng, objet de mon billet dans « coopération entre la Vienne et Shenzen.
Félicitations et bienvenue à « Mon carnet en chinois ! ».
Ces échanges ne peuvent que servir les relations entre nos deux pays.
Bien amicalement
Jacques
24 février 2009 à 0 h 02 min
Victor Hugo
Hauteville House, 25 novembre 1861
Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.
Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :
ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée qui produit l’art européen, et la Chimère qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une ?uvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.
Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’?uvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.
Cette merveille a disparu.
Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’?uvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.
Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.
Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.
L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.
J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.
En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.
Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.
24 février 2009 à 10 h 08 min
Félicitations pour ce début remarquable.
Je salue aussi votre témérité à vouloir continuer la relation spéciale qui lie votre pays à la Chine. Car chacun l’a noté, la Chine sera dans quelques décennies la 1ère puissance mondiale.
Et il me semble que vous êtes entrain de bâtir ou plutôt de solidifier ce partenariat.
Encore bravo !!!!
Serge TCHAHA
25 février 2009 à 18 h 45 min
excellente initiative!
Après un voyage en Chine l’été dernier je me passionne pour ce pays et ses habitants, je suis avec intérêt l’actualité qui s’y raporte. Je suis de ceux qui regrettent la rigidité apparente émanant des dirigeants des deux pays dans cette crise relationnelle, aussi permettez-moi de saluer toutes les actions que vous entreprenez pour maintenir et renforcer ces relations pour l’instant distendues. Vos initiatives ont « 10 000 fois » plus de valeur pour les relations Franco-Chinoises que le deal indécent de M.B… à propos des trésors du Palais d’été!
Alain BELLEUVRE