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25 février 2009 à 18 h 14 min
Comprendre le Monde et ses differences.
Aujourd’hui les pays ont besoin de s’ouvrir, de trouver des partenaires pour exister ou mieux exister.
La France n’est pas le centre, ni n’a le monopole de la pensee progressiste.
La pensee pour grandir a besoin d’echanges, de rencontres avec la diversite.
Au lieu de combattre, de raidir nos positions, nous devons ouvrir le dialogue pour essayer de faire passer le message.
Les problemes du droit des hommes, de la liberte de circuler, de la libre pensee, nous les trouvons partout dans le monde.
Chaque pays se developpe a son rythme dans son environnement de traditions, de son histoire.
Le dialogue, la diplomatie eclairee, le respect du partenaire, apportent beaucoup dans le developpement des consciences des Etats.
Un exemple l’Indonesie, nous nous apercevons que petit a petit la construction de l’edifice social se fait, la qualite de vie s’ameliore, les hopitaux guerissent dans le respect du patient et la democratie a compris qu’elle avait besoin d’ordre pour exister.
Nous devons donc regarder sans juger trop rapidement, les conciences ont besoin de se trouver des formes pour exister et grandir.
Bien cordialement,
jany guiot
25 février 2009 à 18 h 34 min
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Si je puis me permettre, vous auriez dû faire un lien avec l’émission « Jeu de dames » du 18 février 2009 diffusée par Public Sénat dans laquelle vous fûtes très explicite sur les relations actuelles entre la Chine et la France.
http://www.publicsenat.fr/vod/jeu-de-dames/jean-pierre-raffarin-et-jean-luc-melenchon/jean-pierre-raffarin,jean-luc-melenchon/59844
Bien amicalement
Jacques
26 février 2009 à 0 h 39 min
M.Raffarin,
Je suis réellement désolé pour vous que la Chine et ses acheteurs évitent la France, alors qu’ils vont conclure des marchés avec l’Allemagne pour 10 milliards d’euros, ils vont en Espagne, en Angleterre, mais évitent la France.
Serait-ce un affront à votre récente visite ? En tous cas, cela y ressemble.
Ou bien, est-ce le prolongement des méfaits, mal contrôlés par le gouvernement, de notre vaillant Reporter sans Frontière lors des J.O. ?
Cordialement
27 février 2009 à 4 h 25 min
Monsieur le Premier Ministre,
Entrepreneur d’une société française à Pékin, je souhaite fortement que les relations franco-chinoises se rétablissent rapidement car la situation actuelle donne l’impression d’un gâchis terrible. Il n’existe pas deux pays qui sont mieux fait pour s’entendre que la Chine et la France. Notre relation avec nos amis chinois dépassait les discussions mercantiles traditionnelles contrairement aux autres partenaires de la Chine.
Les chinois ont besoin de temps et n’ont pas besoin de recevoir de leçons. Les droits de l’homme sont un sujet humiliant pour quiconque doit les entendre. Notre diplomatie sait parler en privé de façon claire et en publique de façon pragmatique. Redémarrons urgemment le dialogue qui nous a permis d’être un partenaire privilégié dans le culturel, la collaboration des administrations, le nucléaire,… Je me réjouis que chacun de vos voyages en Chine travaille dans le sens de l’écoute et de la compréhension du contexte politique et culturel chinois.
Je vous remercie pour votre tribune dans le Figaro et j’aimerai vous voir plus intervenir dans les média français pour expliquer qu’un dialogue diplomatique ne se construit pas d’ingérences et de leçons de morales comme trop de média et de personnes souhaitent l’entendre.
De nombreux français en Chine sont disponibles pour expliquer la Chine à nos compatriotes, utilisez nous !
Bien cordialement.
GB
27 février 2009 à 9 h 35 min
Bonjour Monsieur Guillaume Bernard,
Je trouve votre billet très pertinent et je vous rejoins dans votre analyse.
Bien sûr qu’il faudrait intervenir plus dans les médias français pour expliquer qu’un dialogue diplomatique ne se construit pas d’ingérences et de leçons de morales comme trop de médias et de personnes souhaitent l’entendre, c’est d’ailleurs pour cela que je me suis empressé d’établir un lien avec l’émission « Jeu de Dames » dans laquelle Monsieur Raffarin fut très explicite sur le sujet.
Cependant, je vous trouve un peu « sévère » à son endroit, je crois qu’il est vraiment le seul à le faire et s’attache à bien le faire souvent au prix de quelques invectives qu’il reçoit en retour, j’aimerai plutôt voir d’autres hommes politiques s’investir davantage sur le sujet. Çà sera peut-être chose faite avec son initiative d’amener à Pékin de jeunes Parlementaires lors de son dernier voyage, ils doivent s’y attacher également.
Par ailleurs, cher Monsieur, vos billets ne peuvent que l’aider à mener à bien sa tâche et vous et vos amis en terre chinoise vous devez les multiplier de manière à améliorer les relations entre les Peuples Chinois et Français, vous êtes en premières loges et vos connaissances sur ce grand Pays ne peuvent que nous éclairer.
Bien amicalement et au plaisir de vous lire très bientôt.
Jacques d’Hornes
NB : Vous pouvez retrouver directement la vidéo de l’émission « Jeu de Dames » sur ce carnet à la date du 18 février.
27 février 2009 à 16 h 12 min
L’arrogance, la présomption sont des maux qu’il nous faudrait guérir en France.
La France a une image, une aura extraordinaire dans le monde, par contre nos médias nous montrent une « nomenclaturat d’incroyables » les incoyables sans le R du temps de la noblesse.
Ces gens là critiquent et critiquent, mais ne proposent jamais rien…
La terre a besoin de gens creatifs, une libido des méninges pour construire les rêves de demain.
Après les années 80, nous avons fait grandir nos enfants dans la frustration,
Maman BOBO, comment-tu m’as fait je ne suis pas beau etc…
Aujourd’hui, les enfants rejettent toutes les fautes sur les anciens, tous les maux viennent des autres, à 30 ou 40 ans ils demandent encore le biberon avec leur bouche gourmande.
Il faut réapprendre aux gens à comprendre et aller vers les autres, à retrouver une position verticale, à ne plus avoir peur des maux de la vie, car c’est en les comprenant que l’homme prend sa dimension.
Vivre et mourir !
De la mort nait la lumière…et l’espace infini…
Nous devons sortir du formatage des idées et penser par nous même…aller à la source, retrouver les valeurs qui sont en nous et dans la nature.
Nous parlons du peuple chinois, mais nous pouvons parler de beaucoup de peuples, tous ces peuples sont dans un environnement différent de celui que nous trouvons en France.
Comment gérer une communauté d’individus de plus d’un milliard ? est-ce la même chose que 60 millions d’âmes ? Non évidemment.
La démocratie ne s’exporte pas, elle prend racine dans un environnement et croît en relation avec les coutumes, les traditions, l’histoire politique et religieuse etc…
Dépasser l’égoisme primaire, la violence, est plus facile dans une communauté réduite.
Dans un grand pays, il y a un besoin constant de garder l’unité, la limite des frontières physiques ou psychologiques.
En france nous avons des standards qui nous obligent à vivre ensemble et partager, la sécurité sociale, le service publique, la laïcité, l’architecture sociale, nos traditions importantes, la convivialités, la cuisines, nos fromages, nos vins etc…
Pourtant nous changeons, nous perdons nos repères…
Je ne suis pas assez présomptueux au point de dire dans quelle direction nous allons…
Nous devons nous réveiller…
La Chine millénaire trouvera « ses droits de l’homme » laissons lui le temps de les faire grandir, cela ne nous empêche pas de les défendre dans le fond et la forme (diplomatique)
Si nous voulons que notre enfant grandisse dans l’harmonie, nous devons l’accompagner dans sa construction en lui donnant des schemas…mais lui seul fait l’acte de grandir dans la connaissance.
Nous n’arrivons à rien en le querellant, le sermonant ou en le traitant de tous les maux…
La Chine est une grande nation, une grande histoire, différente…rapprochons nous d’elle, pour mieux la comprendre et grandir ensemble…
Nous avons beaucoup à apprendre…
Bien cordialement,
jany guiot
1 mars 2009 à 8 h 42 min
Cher Monsieur d’Hornes,
Je vous remercie pour votre réponse.
Mon propos ne se veut pas critique. C’est peut-être mon enthousiaste à encourager les actions de Monsieur Raffarin dans les media qui peut porter à confusion. Je me ravis de ses actions, je souhaite lui faire partager mes encouragements et lui propose de mobiliser davantage la France en Chine. Je souhaite m’expliquer plus en détails.
La Chine nous accueille, expatriés, il nous faut donc la respecter et travailler nous aussi à promouvoir la France. Nous sommes beaucoup de chefs d’entreprises très attachés à la Chine et la France. Nous avons de l’énergie et de l’enthousiasme à donner à nos politiques pour travailler ensemble aux relations bilatérales. Les conditions sociales dans nos entreprises sont exemplaires car si le « législateur » chinois ne nous impose rien, nous sommes fiers d’apporter à nos collègues chinois nos valeurs sociales.Le manque de régulation en Chine attise la peur de nos compatriotes.
La Chine ne doit pas importer un système ou un autre mais doit inventer un système politique adapté à son contexte. Ce débat est passionnant. C’est un grand honneur et plaisir de voir sur place nos amis chinois construire une nouvelle société. La France a un grand rôle à jouer dans ce débat si on veut bien reprendre des relations diplomatiques moins passionnées tant du côté chinois que du quai d’Orsay.
C’est pour cela que je souhaite faire partager à Monsieur Raffarin mon encouragement à ne pas hésiter à mobiliser nos compatriotes installés en Chine. La chambre de commerce, la mission économique sont d’excellents relais pour aller chercher les PME sur le terrain et les faire travailler à expliquer la Chine en France : le but étant de développer les implantations en Chine de PME françaises. Les usines en France pourraient ainsi peu à peu découvrir la Chine comme un partenaire extraordinaire et non comme un concurrent déloyal. Les entreprises ne doivent certainement pas se substituer à nos diplomates qui font un métier de professionnels. Elles peuvent par contre promouvoir la Chine de meilleur façon dans leurs usines françaises et communiquer sur le terrain.
Bien cordialement.
GB
2 mars 2009 à 9 h 27 min
Bonjour à tous,
Monsieur Guillaume Bernard,
Je vous rassure, je n’avais pas pris votre propos comme une critique, je voulais simplement dire que par son action menée en Chine, notre Premier Ministre méritait la plus grande bienveillance de la part de nos ressortissants dans ce Pays. Je regrette d’ailleurs, et je pense que c’est ce que vous avez voulu préciser, qu’il soit vraiment le seul de nos hommes politiques à s’investir avec beaucoup ardeur pour rendre les relations les meilleures possibles entre les deux pays. D’autres devraient le faire également pour le bien de nos relations.
Son action menée en Chine sert la France, et l’on doit bien reconnaître qu’il est sans doute le meilleur des Ambassadeurs tant ses connaissances sur ce Pays sont profondes et il s’est aperçu depuis bien longtemps que la Chine pouvait être un levier pour notre économie à condition que nos sociétés n’aient pas peur de foncer.
Je n’arrive pas à trouver le qualificatif qui convient pour saluer son action. Je n’aime pas beaucoup les polémiques, aussi je m’évertue à rester modeste dans mes propos à son endroit, certains me taxeraient encore de le magnifier. Je n’ai pas peur de mes propos et je sais que Monsieur Raffarin connaît tout le bien que je pense de lui, mais l’essentiel est qu’il sache que des concitoyens le soutiennent dans ses convictions et ses actions, ça peut le conforter et le rassurer si besoin en était.
Il faut que nos PME n’aient pas peur de foncer et c’est là que vous et vos amis implantés en Chine vous devez intervenir pour attirer d’autres sociétés de notre Pays et fonder un partenariat commercial en plus du partenariat politique, ce qui rapprocherait davantage nos deux peuples. Je pense qu’il y a de quoi faire dans un grand pays comme la Chine, alors stabilisons nos relations diplomatiques dans un respect réciproque et fonçons. Enfin, foncez, vous êtes l‘un des acteurs, et vous ne manquez pas d’enthousiasme et d’énergie pour renforcer les relations bilatérales.
Je vous souhaite persévérance dans votre action et prospérité dans vos affaires.
Bien amicalement
Jacques d’Hornes
3 mars 2009 à 1 h 13 min
En ce qui concerne les deux bronzes chinois de la collection Bergé/YSL, je suis étonné
de l’absence de réaction officielle de la France.
En effet, il faudrait s’en tenir strictement au Droit :
a) au Droit International.
Convention de 1995 UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés
(Rome, 24 juin 1995)
appelée aussi
« Convention internationale de restitution » dont la France a été l’un des signataires en 1995. D’après cette convention, tous les pays signataires doivent s’acquitter de leur obligation de restituer les objets d’art illégalement obtenus à leurs propriétaires et à autoriser leur sortie du territoire.
b) au Code Pénal Français.
Article 321-1
Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d’intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d’un crime ou d’un délit.
Constitue également un recel le fait, en connaissance de cause, de bénéficier, par tout moyen, du produit d’un crime ou d’un délit.
Le recel est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende.
Article 321-2
Le recel est puni de dix ans d’emprisonnement et de 750000 euros d’amende :
1° Lorsqu’il est commis de façon habituelle ou en utilisant les facilités que procure l’exercice d’une activité professionnelle ;
2° Lorsqu’il est commis en bande organisée.
Article 321-3
Les peines d’amende prévues par les articles 321-1 et 321-2 peuvent être élevées au-delà de 375000 euros jusqu’à la moitié de la valeur des biens recelés.
Article 321-4
Lorsque l’infraction dont provient le bien recelé est punie d’une peine privative de liberté d’une durée supérieure à celle de l’emprisonnement encouru en application des articles 321-1 ou 321-2, le receleur est puni des peines attachées à l’infraction dont il a eu connaissance et, si cette infraction est accompagnée de circonstances aggravantes, des peines attachées aux seules circonstances dont il a eu connaissance.
Article 321-5
Le recel est assimilé, au regard de la récidive, à l’infraction dont provient le bien recelé.
—————————–
La France démontre ainsi que sa signature sur une Convention Internationale ne vaut pas un pêt de lapin et mieux qu’elle ne respecte pas son propre droit quand ça l’arrange !
Pour votre information, les deux guerres de l’opium, en Chine, firent cinquante millions de morts, et sur les 180 millions de chinois restants en 1860 il y avait 100 millions de drogués.
Sans parler des millions de morts qu’elle a causé en Indochine, la France devrait avant tout apprendre à se taire et faire preuve de décence pour tous les crimes contre l’Humanité, viols , rapines qu’elle a commis en Asie. Ayant travaillé là bas, ces choses ne sont pas oubliées, mais jamais évoquées avec les étrangers…
Alors quand la France ose parler des Droits de l’Homme, tout le monde rit sous cape car elle est la personnification même de « Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais »
Cette affaire lamentable coutera très cher au commerce de la France avec la Chine.
(Il n’y a peut être pas assez de chômage?)
Il est grand d’agir et de clouer le bec de ce petit donneur de leçons, nocif à la France, qu’est Pierre Bergé.
4 mars 2009 à 12 h 23 min
Monsieur,
J’ai toujours et pendant longtemps été un de vos admirateurs.
Mais là, pour la chine, vous me décevez terriblement.
Un peu d’histoire que vous m’apportrez , Le Thibet était il une province de la chine avant les années 1950 ?
Si oui, rien a redire et encore, l’oppression contre les moines, les conditions de liberté au thibet et je sais de quoi je parle. la suppression rampante de l
4 mars 2009 à 12 h 27 min
la suite due à une erreur de manipulation :
la suppression rampante de l’identité Thibétine etc…
Comment pouvez vous cautionner cela ?
Si le Thibet était une nation avant 1950, là je ne vouscomprends plus du tout..
Salutations
Henri Lamy
4 mars 2009 à 18 h 43 min
Bonjour Monsieur Lamy,
Ne prenez pas mal ce qui suit, car si je me permets d’intervenir c’est pour essayer de vous aider à comprendre ce problème qu’il me semble que vous n’avez pas tout à fait cerné. J’ajoute que vous y gagneriez à ne pas ressortir toutes les péripéties de l’histoire très ancienne de la Chine. Vivons au temps présent, à savoir que dans les relations internationales le Tibet est considéré actuellement comme une province chinoise.
Dans cet imbroglio Chine/Tibet, pour la France et pour Monsieur Raffarin que vous prenez à partie, il ne s’agit pas de cautionner telle ou telle chose, ou de s’immiscer dans la politique intérieure de la Chine car dans ce cas nous ferions de l’ingérence mais tout simplement de défendre notre position et respecter un partenariat politique global stratégique signé avec la Chine en 2004.
Je pense que vous comprendrez davantage la situation en écoutant Monsieur le Premier Ministre dans son intervention dans l’émission « Jeu de Dames » dont vous trouverez la vidéo sur ce carnet à la date du 18 février. Il fût très explicite sur ce sujet.
J’espère vous avoir éclairer.
Très cordialement
Jacques d’Hornes
7 mars 2009 à 19 h 48 min
Réponse à Jacques d’Hornes
Je ne suis pas plus éclairé qu’avant sur l’historique Tibet/Chine et pour moi, il est très pénible de lire cela, je vous remercie de m’avoir répondu mais je n’admets pas que l’on puisse cautionner la politique répressive de la chine en appellant à développer nos relations.
J’ajouterais que mon fils avec deux amis a fait un voyage, sac au dos, de un mois et demi en chine et s’il était plus ou moins pro chinois avant de s’y rendre, lui et ses deux amis en sont revenus complètement écoeurés, entre autre, sur la situation au Tibet.
Cordialement
Henri Lamy
Henri Lamy
8 mars 2009 à 8 h 02 min
Bonjour à tous,
Monsieur Lamy,
Je veux bien à nouveau reprendre cette discussion mais je ne sais pas si elle nous permettra d’avancer, votre position n’ayant pas bougé d’un pouce. Pourtant, je pense que Monsieur Raffarin a été très clair dans son exposé de la situation dans l’émission « Jeu de Dames ».
Tout d’abord, je ne comprends pas votre obstination à vouloir connaître l’historique de la Chine et du Tibet avant 1950, mais vous pouvez très bien le retrouver sur un site de la toile. De tous temps, à travers le Monde, il y a eu des conflits entre différents pays qui se réglaient par la session d’une province, nous sommes bien placés pour le savoir avec l’Alsace/Lorraine. L’histoire de la Chine est bien plus compliquée que la notre et elle fût en éternels conflits avec beaucoup d’autres pays et notamment l’Inde et son colonisateur britannique avec l‘enjeu de tout ou partie de la Province du Tibet. En ce qui concerne notre position, il faut que nous prenions la Chine dans ses frontières actuelles qui sont celles de 1951, et même plus précisément depuis 1964 puisque c’est à partir de cette date que le Général de Gaulle a reconnu la République Populaire de Chine.
Je peux comprendre votre position et je la respecte, tout comme je peux comprendre « l’écoeurement » de votre fils et de ses amis, nous pouvons également regretter la situation tendue entre la Chine et le Tibet, mais il faut bien que vous admettiez également que depuis le 23 mai 1951, et l’accord en 17 points signé à Pékin entre la Chine et une délégation tibétaine, le Tibet dans son ensemble est partie intégrante de la Chine et considéré comme une province chinoise dans les relations internationales et que vous admettiez aussi que si la France, comme tous les autres pays du monde, intervient dans ce litige opposant le Gouvernement chinois et l’une de ses provinces, elle fera de l’ingérence. La seule chose que nous puissions faire est d’inciter les deux parties à reprendre le dialogue et c’est ce que nous faisons.
Il ne s’agit pas d’un différent entre deux Pays, car dans ce cas nous pourrions intervenir comme l’a fait dernièrement le Président de la République dans le litige qui opposait la Russie et la Géorgie, mais d’un désaccord d’un pays avec l’une de ses provinces.
Alors si vous considérez que de ne pas vouloir faire de l’ingérence c’est cautionner la politique d’un pays, nous cautionnons dans tous les coins du Monde et tous les pays sont concernés. Par exemple nous le faisons actuellement à nos frontières où nous n‘intervenons pas : en Belgique avec ce litige entre Flamands et Wallons pour leurs langues et en bien d’autres lieux encore de notre planète pour d‘autres raisons.
Depuis 1964, la position de la Chine avec sa province du Tibet n‘a pas changé, de nombreux Présidents de la République Française se sont succédés et leur point de vue à l’égard de la Chine a toujours été le même, alors je ne comprends pas très bien pourquoi vous prenez à partie Monsieur Raffarin qui ne fait que suivre la continuité de notre position et le souhait est de maintenir l’équilibre dans le monde.
Monsieur Lamy, je ne sais pas si cette fois-ci j‘ai satisfait votre demande, mais j’ajouterais ceci : il arrive bien souvent que lorsque l’on a un parti pris, celui-ci ferme l’esprit à tout éclaircissement.
Bien cordialement
Jacques d’Hornes
9 mars 2009 à 15 h 12 min
monsieur,
je n’ai pas pour habitude de m’épancher sur des blogs ou site personnel, mais votre attitude lors de votre passage au 4 vérités ce matin lundi 9 mars m’a fortement dérangé. Sous le pretexte de « respecter » un pays qui a une histoire plus longue que la notre, il faudrait cautionner tous ses agissements et ne pas « s’ingerer » dans ses affaires. Je suis désolée, mais, à mon sens, et au sens de la majorité de mes concitoyens, le tibet est occupé par l’armée chinoise, et plus dramatiquement colonisé. Nous ne pouvons pas le taire. Et il a été facile pour la chine d’arriver à ses fins puisqu’elle s’est attaqué à un pays sans armée. Ayez au moins de l’empathie pour ces sous-citoyens qui souffrent, qui sont opprimés et qui deviennent une minorité dans leur propre pays.Non pardon, leur propre province, il ne faut pas froisser vos amis.