Crise. J’ai trouvé une bonne idée à méditer dans l’échange entre Mary et Jacques à propos de la TVA. En effet, l’idée de revoir la liste des produits de première nécessité me paraît judicieuse. La nécessité change avec le temps. Je vais creuser cette proposition.
J’ai bien entendu le message volontariste de Jacques – « Quand on veut, on peut » – à propos de la relance de la consommation. Il est clair qu’exclure a priori de relancer la consommation serait absurde. Mais je vois que qu’il est question d’ajouter au volet social (qui de fait sert aussi la consommation) des mesures relatives à une « TVA ciblée », afin d’optimiser le ratio consommation/importations.
J’ai suivi également les échanges entre Mistral et Nicole. Je trouve l’exemple des caissières de supermarché convaincant. Je connais bien leurs conditions de travail et les difficultés quotidiennes qu’elles doivent affronter. Cela n’enlève rien aux arguments de Mistral. Que ceux ou celles qui « devraient » manifester ne le fassent pas, ne « surlégitime » pas pour autant ceux qui ont plus de sécurité et qui s’engagent dans des actions pénalisantes pour les usagers. Nous le savons tous, ce ne sont pas ceux qui souffrent le plus qui font toujours le plus de bruit.
Pour Dominique M, je veux dire qu’il est, bien évidemment, de l’intérêt national que Total paie le plus d’impôts possible en France. Il est clair que la politique des pouvoirs publics ne doit pas conduire à ce que les entreprises bénéficiaires quittent la France pour que l’on ne garde que les déficitaires !
Chine. J’ai bien reçu le message de Lakdavoutou quant aux erreurs de traduction. Jacques d’Hornes a raison de souligner la complexité de la diplomatie et la nécessité d’avoir des professionnels dans cette discipline. Je suis parfois inquiet de l’évolution des moyens du Quai d’Orsay car c’est un ministère dont la compétence doit être protégée, dans l’intérêt de la République.
Merci à Polemos de sa contribution bibliographique à ce blog, très intéressante. Pour le « coq gaulois » qui doit se faire poète, je transmettrai !
Je souhaite dire à Bertrand Delporte que, contrairement à nous, Mme Clinton ne sait pas poser la question sur l’identité du Dalaï Lama. Je pense que c’est un sujet ouvert avec les Chinois pour peu qu’il soit traité en face à face et sans publicité. L’inacceptable pour un Chinois, c’est la « leçon » occidentale, par un leader occidental, au travers d’un media occidental.
Que Van den Busche m’autorise à lui dire que la vérité c’est bien que « nous ne sommes pas à armes égales » : 62 millions de Français versus 1,3 milliard de Chinois. L’essentiel est, selon moi, que l’on ne réponde pas à une volonté d’ouverture par une attitude de fermeture. Je ne fonde pas l’amitié entre les peuples sur un principe d’adhésion mais sur le principe de la réciprocité du respect.
jpr
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