Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

10 commentaires

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    C’est très gentil et vos propos me touchent beaucoup et je vous en remercie, mais vous avez raison que c’est beaucoup plus facile à 60 ans qu’à 30. Je n’ai rien de plus à ajouter à ce billet si ce n’est, et j’en souris pour la troisième fois, c’est qu’à nouveau vous avez écorché mon patronyme, d’Hornes s’écrit avec un n comme dans Raffarin, mais ne vous faites pas de souci cela ne gênera en rien notre relation, appelez-moi simplement Jacques, vous le faites si souvent et je pense être le seul à porter ce prénom qui s’exprime sur votre carnet.

    Pour en revenir à votre billet, vous faîtes référence à la sagesse et à la justesse. Pour la sagesse je crois que je n’ai pas eu beaucoup d’efforts à fournir, c’est dans mon naturel et je pense que c’est pour cela que l’officier de Marine dont j’ai souvent parlé disait régulièrement que j’aurai dû faire un Sénateur. Pour la justesse, c’est différent, je crois que c’est dû aux nombreuses heures de méditation, je l’ai beaucoup travaillée, pesant le yin et le yang durant les nombreuses nuits en mer où je ne trouvais pas le sommeil ou lorsqu’il m’échappait. Il me semble que cela m’a beaucoup servi, m’apporte beaucoup et me donne un certain équilibre. S’il m’arrive de dire à une personne qu’elle a raison, je ne dis jamais à une autre qu’elle a tort, elle a ses convictions et ses raisons alors j’essaie de les comprendre et c’est-ce qui me permet d’être modéré dans certains commentaires bien qu’il m’arrive parfois d’être révolté.
    Je n’irai pas plus loin dans mon développement (pour l’instant), je préfère laisser cela à notre ami Jany, qui j’espère va beaucoup mieux, c’est son terrain de prédilection avec ses remarques toujours très appropriées.

    Bien amicalement

    Jacques

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Double sourire, merci pour la correction, et je vais apporter une pointe d’humour sur votre carnet avec ce sujet car ce n’est pas que j’y tienne tout particulièrement, j’en ai vu d’autres et j’ai d’ailleurs déjà dit à un Monsieur qui avait fait la même erreur que je considérais qu’il n’y avait jamais de faute à un nom propre.
    Dans mon billet précédent, je disais que je méditais très souvent, il m’est même arrivé de le faire sur la prononciation de mon nom car vous vous doutez bien que vous n’êtes pas le premier et vous ne serez sans doute pas le dernier à le faire tant la confusion est facile. J’en suis arrivé à la thèse suivante, vous pouvez essayer d’en faire la démonstration. Quand vous prononcez mon patronyme avec un « n » vous pouvez facilement l’émarger d’un sourire alors qu’il vous sera très difficile de le faire avec un « m » et dans ce cas le nom est beaucoup plus rude et colle beaucoup moins à mon image. Vous l’avez dit vous-même, « sagesse » va de pair avec d’Hornes mais je ne pense pas que ce mot puisse rimer avec « rudesse » sauf en littérature en ayant le même son final bien sûr…

    Bien amicalement

    Jacques

  3. Benoît Breysse dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Votre propos à mon sujet, me touche sincèrement.
    Trés bonne (et longue) continuation à vous.

    Respectueusement.

    Benoît

  4. Françoise Druine Dufresnoy dit :

    Bonjour Monsieur le Ministre,

    Heureusement surprise que vous réagissiez vous-même aux commentaires postés.

    Je n’ai pas eu l’honneur d’avoir une réponse à mes courriels (moins lus ? Modérateur(s) trop zélé(s) ?) des 4 décembre et 12 janvier derniers.

    Mon opiniâtreté vaut le nombre de mes années : soixante-sept ! C’est vous dire que je n’aurais de cesse d’avoir une réponse.

    J’aurais sans doute plus de succès avec Mr Jean-Pierre Fourcade que j’ai côtoyé pendant un an mais il n’est pas, comme vous, l’inspirateur de mon système économique… Là j’espère avoir retenu votre attention (?)

    Je vous transcrit ci-dessous le message que je vous ai envoyé > Subject: Très ancienne connaissance désirant vous voir accepter la Présidence d’Honneur de sa future association économique…

    Monsieur le Ministre,

    Si je me souviens bien – c’était à la fin des années soixante-dix et comme je vais avoir soixante-sept ans* je me méfie de ma mémoire – nous avons dû faire connaissance lorsque, Présidente d’un club Perspectives et Réalités, je fus élue (en seconde position derrière Jean-Pierre FOURCADE) au comité directeur.

    Si c’est à vous plutôt qu’à lui que je m’adresse pour remplir le rôle de Président d’Honneur de mon association en cours de constitution, c’est que vous êtes à l’origine d’une partie de mon système économique.

    Je venais de créer une entreprise, création de marques (nom, logo, concept), quand je lus une interview de vous dans un mensuel économique. Vous citiez l’exemple espagnol de plusieurs entreprises portant la même enseigne engendrant entre autre des économies de communication.

    Comme j’étais séduite par la Franchise tout en étant très critique sur certains de ces aspects, j’ai créé le concept du Pilotage, exploité sous forme d’association. Voir, pour de plus amples explications, http://www.sfmie.com/En_savoir_plus.htm exposant l’intégralité du système (Création de marques /concepts, Pilotage, Franchisage associé).

    Les buts de l’association étant d’augmenter le nombre d’entreprises créées chaque année [les créateurs bénéficiant d'un accompagnement permanent (tutorat) cela permet de "repêcher" des porteurs de projets n'ayant pas toutes les qualités entrepreneuriales (400.000 renoncent chaque année), cette formule pouvant faciliter les créations d'auto-emploi], d’assurer leur pérennité et de proposer des réseaux sécurisants. L’association est décrite notamment sur http://www.viadeo.com/fr/profile/dufresnoy.sfmie.

    J’ai demandé à Gilbert MELLINGER, une autorité dans le domaine de la Franchise (dont il connaît les défauts) aux compétences appliquées avec succès au niveau international, d’accepter la Vice-Présidence, ce qu’il a accepté. Une information complémentaire : Alain Vézier pourrait être aussi Vice-Président, garant des buts humanitaires de l’association vis-à-vis des créateurs /entrepreneurs accompagnés. Le premier engagement demandé aux futurs PARTNER-sfmie étant de rencontrer l’ensemble des interlocuteurs de son département, institutionnels et autres afin de faire connaître et promouvoir le PILOTAGE. Il a intégré le réseau Egée (2500 membres en France dans tous les départements), et a la responsabilité de l’Aquitaine Sud au titre de Délégué régional Aquitaine Sud, et recherche des missions pour les PME/PMI/TPE.
    Alain Vézier organise fin Mai 2009 à Paris ,un grand forum de la distribution agro-alimentaire vers l’export,en partenariat avec Ubifrance + Medef + Fédérations professionnelles dont l’ANIA, en partenariat avec la Chambre Internationale de Conseils & Promotions qui a pour but d’inciter les entreprises à exporter. Il a le soutien de nombreuses Chambres Internationales de Commerce & industries, après avoir « jalonné » de nombreux pays européens. (extrait de sa proposition de participation).

    Ceci pour confirmer la place que j’entends voire reconnaître à ma future association, pour l’apport à l’économie qu’elle entends faire et par la qualité de ses membres.

    Je vous aurais bien envoyé un courrier au lieu d’un courriel mais j’ignore à quelle adresse…

    Je serais fort honorée et reconnaissante si vous vouliez bien accepter le rôle de Président d’Honneur ? Je crains que vous ne soyez déjà très sollicité mais je vous affirme, si vous acceptiez, que ce système économique est promis à un très bel avenir et que vous ne pourriez que vous féliciter d’y avoir apporter votre soutien.

    Très respectueusement vôtre, Monsieur le Ministre,
    Françoise Druine Dufresnoy
    Ancienne Présidente du Club Perspectives et Réalités de Haute Seine-Maritime,
    Ancienne Déléguée du Parti Républicain (Dieppe),
    Ancienne conseillère municipale de St Rémy-Boscrocourt

    36 petite rue St Jacques 80100 Abbeville
    Tél. 03 22 24 54 61

    * Les forges de Buffon ont été fondées en 1768, Georges-Louis LECLERC, comte de BUFFON, ayant soixante-cinq ans ! L’espérance de vie actuelle me donnant statistiquement encore de nombreuses années devant moi (si Dieu me prête vie) je compte bien mener à bien mon système…

  5. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Je vous remercie pour les mots qui témoignent de notre passage à tous sur ce blog de l’amitié.

    Nous sommes tous de passage, à chacun de nous de trouver l’harmonie avec la source du verbe afin de voir grandir les mots…

    La raison, la vérité ne sont pas toujours du coté des apparences,
    Je me méfie d’avoir raison car la nature est fantastique et magnifique dans la recherche de ses équilibres.

    Vous parlez avec Jacques de cette dynamique de la sagesse, c’est vrai le Monde doit trouver son chemin, ses nouvelles règles, ses nouveaux équilibres, nous avons besoin pour cela d’approfondir notre approche commune par les échanges et les dialogues dans le respect des opinions.

    La mer écume ses jours sur le sable de la plage,
    Les falaises nous fascinent dans la magie de ses embruns,
    Les mouettes nous rappellent que la vie continue…
    Avoir tort ou raison, il n’y a pas d’importance…
    Le cheminement des mots nous offre un destin,
    Ouvrons nos coeurs pour les entendre…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  6. jany guiot dit :

    La Mort

    Dernièrement, je suis peut-être passé à coté,
    Qui peut savoir ?
    Un collègue n’a pas eu cette chance, il est parti en succombant au paludisme…

    Gardons-nous de partir en oubliant les autres !

    jany guiot

  7. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Jany,

    Ces deux billets me rassurent après vos déclarations du week-end dernier et votre silence momentané m’inquiétait un peu car je connais assez bien le dénouement de ces pathologies tropicales qui peuvent être foudroyantes, votre second billet en témoigne, et c’est bien pour cela que je vous rappelais dernièrement qu’il ne fallait pas jouer avec sa santé. Le refus de prendre la nivaquine est votre choix, je le respecte mais je ne le partage pas, bien que je ne sois pas un dépendant psychologique aux médicaments.

    Revenons à des choses un peu plus réjouissantes, c’est vrai le Monde doit trouver son chemin, pas toujours facile compte tenu qu’il évolue à une vitesse vertigineuse modifiant sans cesse les limites de notre microcosme, il fait penser aux mouvements de la marée sur la plage. Avoir tort ou raison, il n’y a pas d’importance c’est vrai aussi, de toute manière dans les deux cas il y a toujours un « oui, mais… », l’essentiel est que nous partagions nos opinions avec beaucoup de respect envers les uns et les autres et nous grandirons. Evitons le repli sur nous-mêmes amenant ce déclin tant redouté, il n’est sans doute pas l’avenir de l’homme.

    Cher Jany, j’arrête ici ce billet, car je viens d’entendre une chanson qui nous ramène une bonne quarantaine d’années en arrière « je me suis souvent demandé… » par Richard Anthony et je m’évade, elle m’entraîne dans d’autres lieux de méditations. Je crois que beaucoup d’entre nous devraient écouter cette chanson car elle est d’actualité dans ce monde fait d’injustices et dans ce compartiment nous n‘avons pas évolué, je pense même que nous régressons. A méditer…
    Mettez le son, je suis allé sur « you tube » et j’ai trouvé cette chanson, je vous joins le lien :

    http://www.youtube.com/watch?v=RKta3dTJIm4&feature=related

    Je vous souhaite à nouveau un prompt rétablissement.

    Bien amicalement à vous.

    Jacques

  8. jany guiot dit :

    Merci Jacques,

    « Je me suis souvent demandé… » c’est vrai beaucoup de ses mots restent d’actualité car le monde ne change pas ou si peu…

    Nous pensons au rapprochement des peuples, mais la vérité est tout autre, les médias nous parlent de belles idées mais qui dépassent rarement le cadre dans lequel elles sont promulguées.

    Parlons d’Afrique et de son développement,
    Les ONG depuis des années remplissent un rôle social dans les pays africains, dans ces mêmes pays qui n’ont pas encore décidé de construire les infrastructures, les hôpitaux, les routes, un système d’aide, l’Afrique est sous perfusion encore pour longtemps.

    Les cadres vont en Europe, dans le monde se former pour mieux revenir en chef de tribu et faire grandir ses privilèges…
    Les riches grossissent pour mieux grandir dans les yeux des autres, les doigts boudinés se remplissent de bagues.
    Dans les premières classes des avions, tout est objet de désir, les cacahouettes, les gadgets, les crèmes, tout est vidé pour être emporté à l’escale, même les riches gardent un esprit de rapine…
    Comment peut-on transformer un pays quand un tel esprit est là dans sa permanence ?

    L’esprit démocratique ne s’exporte pas, il prend racine dans un environnement et grandit dans celui-ci tout en se façonnant aux traditions…
    L’Europe peut se donner bonne figure en apportant ses aides dans des commerces équitables, aux matières premières etc…mais la vérité est que ces chefs de tribu continueront à faire grandir leur « ego » , en construisant leurs palaces en n’oubliant pas les traditions près du grand baobab.

    L’africain n’est pas raciste, il se méfie du blanc et garde toujours en mémoire qu’il ne sera jamais blanc, il respecte la hiérarchie pour mieux asseoir son devenir, mais s’il peut écarter l’intru, il le fera sans état d’âme.

    Il y a bien des couples mixtes, souvent c’est l’étranger qui a fait le pas vers la tradition, pas souvent le contraire.
    Dans nos contrées, l’homme est dans sa majorité fidèle, même si les médias essaient de nous montrer diiférents.

    Dans la culture africaine, l’homme reste un enfant, il n’est pas rare qu’il ait beaucoup de liaisons hors mariage, la relation dans le couple est donc plus mesurée, plus matérialiste.
    Comment faire grandir un sentiment dans le mensonge ?

    Souvent l’étranger qui s’est marié avec une africaine devient lui aussi volage, comme les autres, comme sa famille d’accueil…
    Chacun est libre de conduire sa vie comme il veut…mais la grossièreté des sentiments n’a jamais été mon chemin.

    La politique des entreprises étrangères établies en Afrique est basée sur l’hypocrisie générale établie, le profit sans vagues, le partage des postes à pourvoir, de maigres résultats dans la gestion des services, tout le monde il est beau, il est gentil sous le soleil.

    Bien cordialement,

    Je pense qu’il y a un petit problème d’envoi de ce texte, sorry pour le doublon
    jany guiot

  9. Claude Simonnet dit :

    Cher Jacques,
    bonjour à vous et à tous.

    En parcourant le quartier de Darb El-Ahmar au Caire, peut-être croiserez-vous un égyptien s’exprimant en anglais qui vous invitera à pénétrer à l’intérieur du lieu de culte El Maridani.

    Il vous expliquera, alors, que ce lieu fût fondé en 1339-1340, et qu’il a une particularité. Sa salle de prière se dissimule derrière un grillage en bois et ses quatre rangées d’arcades reposent sur des colonnes figurant plusieurs styles, romain, byzantin et mamelouk.

    Il vous proposera de vous asseoir sur les tapis en attendant la fin d’une cérémonie, tout en continuant à vous expliquer l’histoire de ce lieu. Il insistera pour que les femmes ne se voilent pas, même dans cette enceinte.

    Puis vous verrez alors quatre personnes se saisir d’un coffre fait de bois pour l’amener près du mirhab, ce coffre auprès duquel vous êtes assis écoutant le guide improvisé. Vous l’entendrez dire, alors, qu’il s’agit d’un décès et que trois religieux se relayent par séquence de huit heures afin d’assurer le culte.

    Il vous emmènera ensuite auprès d’une niche où les plus aisés viennent déposer le reste de leurs traitements médicaux le vendredi afin que les plus nécessiteux puissent en bénéficier.

    Et il vous présentera au religieux après l’office, en vous précisant que chacun est convié à déposer cinq livres égyptiennes dans l’urne destinée aux dons.

    Voilà cher Jacques une rencontre des cultures que vous pourrez vivre en marchant dans cette métropole africaine.

    Et un mot pour terminer, si vous le voulez bien. Je souscris pleinement au désintéressement car cela ne signifie pas l’absence, ni d’ambition, ni d’objectif à atteindre, mais davantage, cette attitude s’apparente au respect de l’autre.

    Bien à vous.

    Claude Simonnet.

  10. Jacques d'Hornes dit :

    Cher Claude,

    Votre billet nous apporte un grand intérêt culturel, il me fait un peu penser à la cérémonie du « café tiop », appellation du rituel du café éthiopien, pas facile d’y participer, il faut être invité donc estimé.

    Loin d’être un « expresso », il faut avoir tout l’après-midi pour le faire (environ 3 heures) mais c’est très intéressant, je ne sais pas si Monsieur le Premier Ministre lors de son passage chez « Jacques Vabre » a eu l’occasion de participer à ce genre de cérémonie, mais je la recommande et je peux vous dire qu’en buvant ce café en fin de cérémonie vous ne pouvez que l’apprécier, il est excellent, parfumé de l’arôme de ce café merveilleux éthiopien mais aussi d’un rite ancestral hors norme. Pour la petite histoire, on pourrait également l’appeler « désiré » tant cette cérémonie est longue et pourtant le café est bien chaud quand vous le buvez.

    J’aime également beaucoup votre conclusion, elle s’apparente à ma conviction sur l’attachement envers autrui qui doit se faire plus par amitié que par intérêt. L’homme politique par exemple pour son peuple et son territoire, et j’adhère également à la réciprocité de cette valeur qui entraîne fidélité et loyauté.

    Bien amicalement à vous mon cher Claude.

    Jacques

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