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25 mars 2009 à 12:37
Cher Monsieur le Premier Ministre,
J’ai lu ce billet avec beaucoup de bonheur et un large sourire en lisant votre « Non » me concernant mais je le prends également pour un signe d’amitié. Je ne cherche pas à me disculper et je fais amende honorablement, mais je me dois de vous apporter quand même une réponse, les bons comptes faisant les bons amis.
Je dois vous dire que je sais très bien que mes billets sont lus par des milliers de personnes par semaine et ce qui me réconforte c’est qu’il en est une qui les lit tout particulièrement puisqu‘elle apporte régulièrement son point de vue sur nos écrits, et je vous en remercie, et sachez que je m’exprime toujours avec beaucoup de cœur sur votre carnet. Mais si j’ai employé « très volontairement » le terme de « monologue » dans l’un de mes billets et plus particulièrement sur un sujet qui nous préoccupe tous, c’est tout simplement parce que je pense que c’est tous ensemble que nous devons agir, or si pas de dialogues pas d’idées émergentes et nous devons quand même faire le constat que vous aviez publié deux billets (« face à nous » et RTL avec Jean-Michel Apathie) qui traitaient tout particulièrement de la crise et de la situation de notre Pays, et je suis le seul à y avoir apporté des commentaires. C‘est ce que je ne comprends pas, il est quand même bizarre que des milliers de gens manifestent dans les rues, beaucoup de personnes vous ont reproché de ne pas les écouter, vous mettez des billets pour qu’ils s’expriment, les grandes idées émergent des échanges et personne n‘a rien à dire… suis-je le seul à déplorer la situation de notre pays : drôle de paradoxe ! Et je le dis avec sourire.
Je comprends également très bien que chacun n’a pas ma disponibilité pour se produire régulièrement sur votre carnet, mais d’autres billets, qui bien souvent entraînent des polémiques, arrivent à attirer davantage de réactions, alors pourquoi pas ceux-là qui, sans aucun doute, sont beaucoup plus constructifs.
Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter à ce billet puisque vous partagez nombre de mes points de vue. Cependant, je reviens volontiers sur le « bouclier social » et une possible déduction fiscale et je pourrais y revenir plus précisément si vous le désirez car je pense qu’il y a là une véritable bonne idée. Une telle mesure pourrait ramener sans aucun doute plus de justice sociale car je pense qu’il y a davantage de personnes au bord de la précarité que l’on puisse penser, tout simplement parce qu’elles ne peuvent plus faire face à toutes ces dépenses obligatoires de leur quotidien (certaines réformes n‘ayant fait que les augmenter), mais cela on ne peut s’en apercevoir que sur le terrain loin des hautes sphères gouvernementales et cette catégorie de personnes concernées n’entre pas dans celles qui bénéficieront des nouvelles mesures sociales, mais se situe juste au dessus et fait également partie du noyau dur de l’électorat du Président de la République.
J’ai écouté le Président de la République hier soir, j’ai encore entendu parler de solidarité, beaucoup de gens sont prêts à faire cet effort, mais il faut qu’il soit partagé et que de temps en temps il soit également fait pour ces personnes que l’on oublie un peu trop facilement, sauf pour les mesures défavorables bien sûr, alors que l’on pourrait très bien y remédier.
Bien amicalement à vous.
Jacques
25 mars 2009 à 18:11
>> Non, Cher Jacques d’Hornes, votre expression n’est pas un monologue. Nous sommes nombreux à vous lire : plusieurs milliers par semaine (sans compter nos amis chinois). En plus nous le faisons avec plaisir. <<
Monsieur le Premier Ministre, chers amis,
A quand une traduction française du blogue-réplique chinois du carnetjpr? En effet, et aussi regrettable que cela puisse paraître, tout le monde n’a pas l’insigne privilège de maîtriser le mandarin. Les quelques 45 评论 du billet « 拯救 Heuliez » ne sont accessibles pour l’heure qu’aux, toujours trop rares, initiés.
A bas les privilèges! Liberté, Egalité, Traductions bilatérales!
Amitiés républicaines, indépendantes, démocratiques et plus ou moins populaires depuis le doux pays de la Seine et Oise.
Médéric Louis Pascal de Saint Sauveur, pour vous servir
« Toute question d’ordre idéologique, toute controverse au sein du peuple ne peut être résolue que par des méthodes démocratiques, des méthodes de discussions, de critique, de persuasion et d’éducation; on ne peut la résoudre par des méthodes coercitives ou répressives. »
-De la juste solution des contradictions au sein du peuple-, Mao Tsé-Toung
25 mars 2009 à 18:13
Bjr Jean-Pierre Raffarin…!
Je suis d’accord avec vous quand vous écrivez que la politique n’est pas l’affaire du pape,et je crois que par dessus le marché,au nom de la laïcité,que nous pouvons considérer,aussi étrange soit-il,la politique comme une espèce de religion…!
Bien à vous,Reynaldo.
PS Laïcité=Accepter les religions,quelles qu’elles soient sans en adopter aucune.
25 mars 2009 à 20:01
Monsieur le Sénateur Jean-Pierre RAFFARIN,
je viens de parcourir tous ces discours, et quand on parle du « bouclier fiscal » ou « social » mais
qu’entend-on par là ?
moi j’ai une question très sérieuse et d’actualité, l’allocation de maintien à domicile pour les fonctionnaires de l’Etat est supprimée depuis le 1er Janvier – je précise « suppression de l’AMD pour les retraités de la Fonction Publique Etat (publiée dans le J.O. Sénat du 20/11/2008/ -page2329 -
Ma mère habite Poitiers, va avoir demain 90 ans, elle bénéficiait de cette « aide » que depuis 1 an seulement, car elle vient d’être opérée d’une hanche, sa participation horaire était de 3 € pour une pension de reversion de 855 € mensuelle – Or, depuis le 1mars 2009 -date de son renouvellement-
elle doit payer le tarif complet soit 18 €/heure !!!! elle avait 2 heures/mois, donc elle ne prend plus qu’1 heure par semaine : 18 € x 4 semaines = 72 €/mois + son loyer + sa mutuelle santé 70 € – Que lui reste-t-il ?
Alors que l’on entend les politiques et la Loi Borloo, parler du maintien à domicile des personnes âgées, oui mais seulement, ELLE TOUCHE UNE PENSION DE REVERSION « FONCTION PUBLIQUE »
et en 2009, « Les Fonctionnaires » sont mal perçus !!! et pourtant les salaires sont bien plus pauvres que ceux du privé -
Les Retraités du privé ont 2 atouts : la C.R.AM.C.O. + la participation de leur caisses complémentaires
Les Retraités Fonctionnaires d’état eux non rien d’autre, sauf de payer le tarif « plein » -
Pourquoi ces différences, on critique la Fonction Publique alors que c’est le privé qui gagne le plus
et cela je peux le démontrer !!!!!
le seul avantage d’être Fonctionnaire ‘cétait et je dis bien c’était la sécurité de l’emploi, qui malheureusement ne sera plus d’actualité très bientôt……………………………….mais les salaires étaient moins élevés que dans le privé, c’était un choix que l’on faisait à l’époque, car aujourd’hui, nos enfants ont une drôle de vie même très diplomés !!!! mais je m’éloigne du sujet ……….
Que peut-on faire ??? allez vous en parler au Sénat ?
Je dois vous signaler que cette génération est fière, et ma mère refuse toute aide de notre part !!!!
elle s’est même fâchée quand j’ai demandé au CCAS de m’envoyer la facture, et elle a refusée
l’aide ménagère : voilà elle a sa fierté comme beaucoup –
Par contre dimanche nous allons à Poitiers pour lui fêter dignement son anniversaire –
Voilà Monsieur le Sénateur, les faits sont là, et c’est triste, car chaque jour on « nos droits » sont bafoués alors que c’est cette génération là qui s’est battue pour obtenir un peu de « confort » et elle
n’en profite même pas .
Une question, personne n’en parle, ni les médias, ni les journaux, j’habite à La Rochelle, même silence
et personne ne s’inquiète de cet état de fait !!!!!
alors que font nos élus ??
Merci de bien vouloir lire ce message et d’en parler au Sénat, à vos Amis du Gouvernement, aux députés, que sais-je ??? je compte sur vous afin que cette Génération ne soit pas pénalisée -
avec tout mon respect – Michèle Cardineau -
25 mars 2009 à 20:13
j’ai fait une erreur dans mon message précédent :
ma mère avait 2 heures/par semaines d’aide ménagère et non 2/mois !!!!!
veuillez m’excuser pour cette méprise (horaire) –
en vous remerciant – Michèle Cardineau
26 mars 2009 à 0:25
Parce que quelques patrons se croient autorisés à poursuivre des pratiques coutumières que la période rend choquante, on en oublierait presque que l’éthique, c’est aussi la rigueur de la gestion de la dépense publique. Un sigle pour le Pôle emploi à 500000 euros, la réfection d’un bureau de président de conseil général fraîchement élu à 360000 euros, des hauts fonctionnaires qui touchent des primes en argent liquide, 50% des objets confiés par les musées nationaux au ministère de l’Education Nationale qui ont disparu, des membres de comités placés là par « amitié » et qui touchent des émoluments et frais de vie grâce à des subventions publiques sans fournir le moindre travail, des rémunérations pharaoniques pour des footballeurs qui ne gagnent pas leurs matchs, des fonctionnaires d’université qui mènent une grêve politique et qui seront néanmoins payés parce que leur administration a « oublié » de leur décompter leur absence… »En politique, il n’y a pas de convictions, il n’y a que des circonstances » disait Talleyrand…
26 mars 2009 à 7:22
Bonjour à tous,
Monsieur Dominique M,
”En politique, il n’y a pas de convictions, il n’y a que des circonstances” disait Talleyrand… Difficile à concevoir, je pense que s’il n’y a pas de convictions on ne s’engage pas en politique, on prend pignon sur rue et on joue à l’opportuniste. J’admets cependant que cela puisse exister mais de là a en faire une généralité…
Cependant, rien d’étonnant à ce que ce soit une citation de Monsieur de Talleyrand, il parlait sans doute en connaissance de cause, Chateaubriand disait de lui (Mémoires d’outre-tombe) « Quand Talleyrand ne conspire pas, il trafique… ».
Pour le reste de votre billet, « choquante » semble un bien faible mot pour décrire certaines pratiques et il est bien difficile de ne pas faire un parallèle avec le billet de Madame Michèle Cardineau. C’est pour la cause de cette Dame que nous devons nous battre et aider nos hommes politiques qui ont des convictions profondes, et ils existent.
Pour aider notre pays à évoluer, beaucoup de choses doivent changer notamment pour régler de nombreuses injustices, le travail encore à effectuer est énorme, nous devons également modifier nos mentalités, mais sans convictions nous n’y arriverons pas.
Bien amicalement
Jacques
26 mars 2009 à 12:12
En politique, tout est affaire de circonstances. Quelques informations complémentaires, si vous permettez,
On parle aujourd’hui d’une conduite abusive d’un dirigeant de GDF SUEZ. Au 30 septembre 2008, l’État y été actionnaire à hauteur 35,7%. De quoi peser sur les décisions quant au choix de rémunération des dirigeants, si les administrateurs mandatés par ses soins en avaient eu la consigne.
Pour quelques individus qui se concoctent entre eux des rémunérations de « prédateur » , on risque de jeter le discrédit sur tous les dirigeants d’entreprises privées. Sur 2925124 entreprises privées recensées par l’INSEE au 1er janvier 2007, 453 employaient plus de 2000 salariés. Il ne faudrait pas oubliés que 2893201employaient moins de 50 salariés et savent ce qu’est l’importance du respect des salariés.
Enfin, qui peut contredire les faits suivants?
1. Il n’y a pas si longtemps se pratiquer encore en France la répartition de « fonds spéciaux » en liquide attribués à chaque ministère, dont une part servait à verser des primes en liquide à quelques collaborateurs.
2. Longtemps, la coutume voulait qu’un ministre partant « vida » la caisse sans qu’il lui soit demandé des comptes. Ce n’est qu’en juillet 2001 que les choses ont commencé à changer…
Convictions ou circonstances?
26 mars 2009 à 14:21
Voitures électriques…..Heuliez
Vous posez la vraie question Monsieur Raffarin : la France sera-t-elle capable de fabriquer sur son territoire des véhicules électriques ?
La réponse est NON, Monsieur Raffarin !
Tout d’abord, il faut être conscient que :
- la voiture électrique aujourd’hui ne peut être que la concurrente de la petite voiture thermique,
- la voiture électrique remplacera progressivement la petite voiture thermique le jour où elle aura les mêmes performances.
(Effectivement il faut comparer ce qui est comparable. On ne peut pas comparer une grosse Mercedes à une voiture électrique).
Comparer les performances, c’est comparer en particulier :
- l’autonomie,
- le prix de revient total au kilomètre, incluant : le prix d’achat, le coût énergétique au kilomètre, le coût de charge, d’entretien et la durée de vie des batteries.
A partir de ce qui existe aujourd’hui, de l’avancement des technologies, les spécialistes que nous sommes peuvent affirmer que ce n’est pas avant, au minimum 6 années que la voiture électrique aura des performances comparables à la voiture thermique.
Et le jour où la voiture électrique sera « prête », c’est-à-dire dans plusieurs années, elle ne pourra pas être fabriquée en France car son coût de fabrication sera trop élevé.
Combien de petites voitures thermiques sont encore fabriquées aujourd’hui en France ? Pratiquement plus.
La voiture électrique ne pourra d’ailleurs pas plus être fabriquée dans aucun des pays de l’UE pour la même raison.
Ce seront donc des Pays comme l’Inde, la Chine, ….. qui seront capables de produire la voiture électrique à un prix compétitif.
Concernant Heuliez, société qui vous tient à cœur. Quand bien même les fameux 45 millions nécessaires à sa sauvegarde seraient rassemblés, que vont produire les 1000 salariés pendant les années d’attente de la sortie et de l’existence du marché de la voiture électrique ? Puisqu’on sait que l’activité d’origine d’ Heuliez (carrosseries spécifiques pour PSA, OPEL, FORD …) ne redémarrera pas.
Dans ces conditions, quel industriel, quel Fonds d’investissement oserait investir les quelques 30 millions manquants pour continuer à faire vivre Heuliez ?
Il ne faut pas rêver si tous les acteurs intervenant sur cette société n’imaginent pas un projet complètement nouveau (qui existe !), la liquidation judiciaire d’Heuliez est inévitable.
26 mars 2009 à 18:21
Cher Dominique M.
Je vous prie de bien vouloir m’excuser mais je n’arrive pas à saisir tout le sens que vous voulez donner au mot « convictions »… Je comprends très bien le sens de votre billet, mais je ne vois vraiment le rapport entre convictions et circonstances.
Amicalement
Jacques
26 mars 2009 à 20:57
Les convictions, ce sont les principes sur lesquelles nous fondons nos actions. Les circonstances, ce sont les réalités conjoncturelles auxquelles on doit faire face.
Il est souvent tentant de louvoyer au gré des réalités conjoncturelles. Malheureusement, on perd en crédibilité de ses convictions. Très souvent, j’ai entendu des hommes politiques me répondre: » Oui, je sais, vous avez raison. La décision que je vais prendre est mauvaise, mais je n’ai pas le choix ». C’est bien que leurs convictions étaient trop faibles face à la pression des circonstances. Dans l’Histoire, les grands hommes se reconnaissent à leur capacité d’affirmer leurs convictions en dépit des circonstances.
Aujourd’hui, la France a moins besoin d’élus qui modulent leurs discours et leurs actes aux circonstances présentes que de leaders qui affirment haut et fort leurs convictions pour la France et l’intérêt des français. Je pense à tous les chefs d’entreprises qui se battent pour créer de la richesse pour tous et qui se se sentent injuriés par des comportements irresponsables de quelques uns et surtout par l’amalgame qui est fait au dépend de l’Entreprise France par les ledias populistes et ceux qui leur cèdent.
27 mars 2009 à 7:18
Bonjour à tous,
Cher Dominique M,
Il me semble que c’est votre mot « circonstances » qui ne convient pas. Un bon chef est celui qui sait s’adapter aux circonstances en ne dérogeant pas à ses convictions. Je pense que l’emploi des mots « impératifs » ou « exigences » aurait été beaucoup plus pertinent. Le tout est d’atteindre le but recherché.
Quand vous dites que vous avez souvent entendu des hommes politiques vous répondre « Oui, vous avez raison. La décision que je vais prendre est mauvaise, mais je n’ai pas le choix » ce n’est pas parce que leurs convictions étaient trop faibles face à la pression des circonstances mais tout simplement parce que les impératifs ou les exigences imposaient cette décision.
Par ailleurs, avoir des convictions n’empêche pas d’être pragmatique privilégiant l’action pratique, l’adaptation au réel et la recherche de l’efficacité et c’est de cela que la France a besoin que ce soit en hommes politiques ou en chefs d’entreprises et sur les résultats qu’ils seront jugés.
Je pense que vous pourrez mettre en concurrence les convictions avec les impératifs ou les exigences pour atteindre le but recherché en les adaptant aux circonstances, mais en aucun cas les convictions face aux circonstances… Les circonstances faisant que : soit vous privilégiez les convictions (bien souvent la sagesse) ou les impératifs pas toujours heureux.
Bien amicalement
Jacques
27 mars 2009 à 9:05
Dominique M, bonjour,
Je suis tout a fait en accord avec vos ecrits, aujourd’hui nous avons besoin de LEADER en politique, de visionnaire, de rassembleur, d’hommes porteurs de convictions, pas d’hommes qui nous racontent le paysage economique mais des hommes qui vont chercher des chemins, des idees pour aller plus loin.
Si nous nous exprimons sur ce blog, ce n’est pas pour ecrire que tout « le monde,,il est beau ».
Aujourd’hui cela ne va pas, nous avons besoin d’assainir la situation, arretons tous les versements de « stop options » et versements de dividendes pour une periode d’un an.
L’Etat doit montrer l’exemple si les gens n’ont pas d’education…
Le management des grandes entreprises est deplorable, meme si elles font des benefices, elles sont loin d’un coefficient d’efficience correct.
Elles peuvent aller plus loin…
La crise, les francais la subissent depuis les annees 80, les salaires ont ete maintenu bas sous tous les regimes, ne nous sortons pas les chiffres, aujourd’hui le chomage reel, l’emploi partiel, sont beaucoup plus importants que les chiffres annonces.
S’il n’y avait que 8 a 9% de sans emploi, les francais ne gronderaient pas autant.
Assainir les finances oui !
Redonner de la valeur a l’enseignement, aux formations, a la consolidation du savoir faire oui !
Retrouver de la qualite dans le management des entreprises, avec une vraie politique commerciale et industrielle. OUI !
Reconnaitre et conforter le dialogue social et la representativite des salaries, de leurs representants, dans la gestion des entreprises, pour tout ce qui concerne, le savoir faire, la politique industrielle et commerciale, la gestion des investissements, des contrats, des profits…Le politique a son mot a dire…
Relancer notre industrie, pourquoi ne pas creer des cooperatives d’Etat pour relancer des secteurs, exemple la chaussure, les francais seraient heureux de participer en achetant des produits issus d’une de ces cooperatives…
La crise n’est pas la mort de nos entreprises, elle peut etre au contraire une nouvelle naissance vers une autre facon de gerer le devenir des hommes en lui donnant la place qu’il doit avoir.
Les patrons n’existent pas sans outil de production, sans main d’oeuvre qualifie pour rendre possible les idees…Nous devons retrouver les equilibres entre la production, les salaires, le pouvoir d’achat et le prix de revient, de vente.
Depuis les annees 80, nous avons fait le choix de l’economie restrictive, produisons de plus en plus bas, maintenons les salaires au plus bas, laissons crever les comptes sociaux en responsabilisants les gouvernants…Nous sommes dans l’erreur, nous devons retrouver le volume economique en assainissant le marche des echanges, en regularisant le commerce, etc….
Le monde industriel et commercial, n’est pas un monde facile, nous devons le reflechir et poser les vraies questions pour trouver de nouveaux equilibres, ceux de demain.
Social, societal, environnemental, un monde pour les hommes, au service des hommes, un monde humaniste qui reconnait l’individu et la societe comme sources du devenir.
***Je vous ecris de Lagos, sorry pour la mauvaise qualite de la ponctuation et des mots choisis, je ne peux me lire et le clavier n’a pas d’accent.
Bien cordialement,
jany guiot
27 mars 2009 à 12:04
@ Jacques d’Hornes,
Bonjour Monsieur,
Définition du mot « circonstances » : les choses du moment actuel. Si vous avez regardé le débat hier soir sur France 2 animé par Mme Chabot, vous aurez pu constater que certains cèdent bien à la dictature de la circonstance aux dépens de leurs convictions.
La vraie question est là!
L’actualité médiatique porte aujourd’hui sur le comportement des dirigeants de 100 grands groupes. Beaucoup émanent souvent des rangs de la Haute-administration, venus pantoufler dans le secteur privé qui est en fait celui de l’économie mixte, pas des groupes « privés »: il suffit de voir la part de la participation de l’État, directement ou indirectement. Ça ressemblerait à s’en méprendre à ces oligarques russes émanant du KGB et qui se sont emparés des « vaches à lait » de l’économie soviétique.
Une minorité de dirigeants de quelques grands groupes qui s’approprient des rémunérations anormales, se comportent en « prédateurs » vis à vis de leurs entreprises, de leurs salariés et de leurs actionnaires. Leur seule conviction est de savoir tirer profit, à leur profit, des circonstances. Et leur compétence n’est pas la création de valeur, mais l’art de faire des « coups » avec des résultats financiers à court terme. Y compris par la destruction de valeur, la mort de leurs sous-traitants et la désindustrialisation.
La solution n’est donc ni la loi ni le décret. On cède ainsi à la démagogie qui accrédite le thème favori du « tous pourris ». Éric Woerth a dit lui même que plusieurs textes avaient déjà complété la régulation depuis quelques années. On en voit la limite.
Trouvons plutôt la solution du rétablissement du fonctionnement normal des conseils d’administration et des assemblées générales. Et que l’État taxe les profits financiers de court terme et allègent la taxation sur les profits de très long terme, décourageant ainsi le capitalisme financier au profit du capitalisme d’entreprise.
Dans tout ce mélo « médiatico populiste », je regrette que M. Sarkozy et ses ministres aient hurlé avec les loups au lieu de prendre les quelques mesures nécessaires et de consacrer l’essentiel de leurs prises de position à défendre les millions de chefs d’entreprises dont dépend l’emploi et la reprise et qui n’ont rien de commun avec les « prédateurs ».
Mais ce débat occulte le seul vrai débat qui compte aujourd’hui. C’est celui du dérapage de la dépense publique qui prive l’État de marges de manœuvres pour renforcer la création de valeur en France, donc l’emploi, donc le pouvoir d’achat.
@ jany guiot
Bonjour à vous et merci de votre commentaire que je partage.
Arrêtons effectivement de nous mentir, de céder à la veulerie de circonstance et à la démagogie. Faut-il encore faire le long catalogue de toutes les « anomalies » coûteuses de notre modèle français?!
Nos politiques cèdent à la circonstance au lieu d’affirmer leurs convictions. Je veux parler de ceux de la majorité actuelle. La France n’a rien à espérer de ceux du Parti Socialiste ou du Modem, engoncés dans leurs paradigmes marxistes surannés. Ni des gauchistes qui nous conduiraient au modèle de la Corée du Nord, du Vénézuela ou de Cuba.
Les élus de la majorité ont laissé filer les dépenses et les déficits faute de courage et de détermination à réduire les gaspillages, les dysfonctionnements et à réformer l’administration coûteuse et peu efficace.
C’est vrai que c’est l’administration qui dirige notre pays et qui « pompe » l’essentiel de la ressource. Elle a le meilleur des lobbies, avec les syndicats, les hauts-fonctionnaires dirigeants ou administrateurs de grands groupes, et de nombreux élus représentant ses intérêts à l’Assemblée, au Sénat et dans tous les rouages de la vie politique. Il suffit de voir comment une décision politique est aussitôt « cadrée » par des directives concoctées par l’administration concernée.
Régulièrement, lorsqu’un nouveau ministre arrive avec une volonté de changement, il est rappelé à l’ordre par son administration qui lui dit: » Vous, vous êtes de passage. Nous, on est là et on y reste! »
La France n’a jamais été une démocratie libérale de marché. Son secteur public, son administration, son système de redistribution pèsent si lourd que le secteur privé en est pénalisé dans sa compétitivité internationale.
La crise est le révélateur de nos faiblesses. Souhaitons que la reprise qui viendra au mieux fin 2010 ne le soit pas aussi! Elle le sera à coup sûr si la véritable réforme de la dépense publique n’a pas pas été menée. Alors, faudra t’il que l’Europe ou le FMI nous mettent sous tutelle pour que la France ose enfin « accoucher » de son avenir?
27 mars 2009 à 17:00
Monsieur Raffarin,
10 millions d’euros injectés dans Heuliez ?
Avec l’endettement actuel, on n’est plus à 10 millions d’euros près, n’est-ce pas ?
Petit rappel : Heuliiez, c’est Ford, Ford c’est General Motors.
La politique économique de la France en ce moment continue à être une grande farce.
Vous ne sauvez pas une entreprise française, vous sauvez la paix sociale.
Cordialement
27 mars 2009 à 17:20
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Dans mon premier billet, je parlais de solidarité et du bouclier social.
Régulièrement dans chaque discours, dans chaque commentaire, certaines expressions reviennent et revêtent une grande importance. Ce sont justice sociale et solidarité : plus de justice sociale et plus de solidarité auxquels les français sont très attachés et je pense que vous tout comme moi, nous y sommes très sensibles. Cependant une chose me gêne beaucoup, c’est la valeur que l’on donne au mot « solidarité », car je pense que dès l’instant où l’exécutif demande plus de solidarité, celle-ci doit être dans tous les domaines, or ce n’est pas le cas.
Si le Président, le Gouvernement, et d’autres dirigeants politiques martèlent régulièrement que nous devons tous être solidaires pour aider les plus pauvres (de nombreuses mesures pécuniaires ont été prises dans ce sens et je m’en réjouis), pourquoi n’agit-on pas de la même manière dans d’autres domaines ?
La preuve la plus flagrante étant cette injuste franchise médicale qui n’amène pas grand-chose si ce n’est que de faire souffrir les malades doublement, ils ont le préjudice d’être malades et d’avoir à supporter les traitements pathologiques mais en plus ils doivent payer pour ces faits, je ne parle pas de ceux qui paient annuellement 1 ou 2 euros pour un rhume ou pour une angine et qui bénéficieront d’un arrêt de travail non franchisé coûtant beaucoup plus cher à la Sécurité Sociale, mais de ceux qui, arrivés à un certain âge ont des traitements à vie suite à des anomalies relevées dans des examens sanguins ou autres pathologies et là ça représente davantage les amenant jusqu’à la limite de 50 euros (heureusement encore que c’est limité), sans compter que certains médicaments ne sont également plus remboursés. La conclusion de tous ces préjudices étant que ces personnes arrivent à avoir dépensé au 1er août, si ce n’est pas plus tôt, en produits pharmaceutiques le bénéfice de la revalorisation annuelle de leurs modestes retraites alors qu‘il reste encore cinq mois dans l‘année.
Alors quand allons-nous arrêter cette hypocrisie ? La justice sociale voudrait que nous soyons tous solidaires et que l’on augmente la C.S.G. et autre C.R.D.S. au lieu de cibler certaines personnes qui n’y sont pour rien, surtout que bien souvent ces personnes bien conscientes des dépenses qu’elles font supporter à la Sécurité Sociale demandent les médicaments génériques.
Voilà Monsieur le Premier Ministre, l’une des dépenses obligatoires qui pourrait entrer dans le « bouclier social » à défaut d’être revue dans le cadre d’une réforme de la sécurité sociale.
Bien amicalement
Jacques
28 mars 2009 à 4:28
Monsieur le Premier Ministre,
C’est avec grand plaisir que je lis, la nouvelle analyse des commentaires que vous avez rédigée. Cela instaure une relation privilégiée entre les lecteurs et vous même mais également entre les différents lecteurs. J’avoue ne pas avoir encore trouvé cela ailleurs, mis à part peut être sur le blog de Monsieur Devedjian (avant qu’il ne soit nommé Ministre et qu’il ne suspende son blog).
Concernant les messages de Monsieur d’Hornes, ceux-ci ne s’apparentent pas à des monologues.
Personnellement, ils me sont trés instructifs. En effet, bien que trés intéressé par la vie politique et publique depuis de nombreuses années, je ne maîtrise pas (loin de là) tous les mécanismes et tous les sujets. Vos articles Monsieur Raffarin ainsi que les messages de Monsieur d’Hornes sont bénéfiques à mon jeune âge!
Merci donc à vous, ainsi qu’aux autres lecteurs et lectrices d’avoir fait de ce blog un espace de libre expression et aussi d’informations de qualités!
Bien cordialement,
Benoît Breysse
28 mars 2009 à 7:51
Bonjour à tous,
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Votre idée de « bouclier social » est formidable et mérite que l’on s’y attarde.
Hier, je vous ai parlé et de la franchise fiscale que je considère comme une injustice sociale et elle n’est pas la seule. Je pense que d’autres dépenses souvent onéreuses pourraient trouver place dans ce bouclier.
Il y a quelques temps, vous aviez trouvé judicieux de revoir la liste des produits de première nécessité suite à un échange entre Mary et moi au sujet de la TVA. A défaut d’avoir une TVA réduite, des produits comme les lunettes, les prothèses dentaires ou appareils auditifs et sans doute d’autres appareils paramédicaux pourraient entrer dans les dépenses protégées par ce bouclier social et ne seraient pas un luxe, combien de personnes se délaissent ainsi faute de moyens, mais c’est parfois très dangereux, vous vous souvenez sans doute de l’histoire de cette Dame qui avait chuté pour la simple et bonne raison qu’elle avait un morceau de ruban adhésif qui maintenait son verre de lunette sur son support mais qui l’empêchait de voir correctement.
Si certaines mesures ont été prises pour bénéficier d’avantages fiscaux (TVA à 5,5 % amélioration de l’habitat et économie d‘énergie), d’autres dépenses ne bénéficient pas de cet avantage mais sont nécessaires et souvent très onéreuses et comme elles sont votées en assemblée de copropriétaires elles sont imposées à certaines personnes qui se retrouvent en difficultés financières (ravalement de façade ou réfection de la toiture d’un immeuble, etc…). D’autres dépenses sont imposées par la loi, mais sont également très onéreuses, par exemple la mise en conformité d’un ascenseur. D’autres dépenses sont imposées par les « choses de la vie », une chaudière qui lâche n’est pas du premier prix et représente une part très importante dans un petit budget.
Je vais aborder un autre sujet qui fera sans doute rire certains mais qui ne me fait pas du tout rigoler. Un chien est un animal de compagnie très apprécié, que vous aimez et qui vous le rend bien (peut-être plus que certains humains), surtout pour la personne qui se retrouve du jour au lendemain seule abandonnée par son conjoint défunt. Cette perte est immense, on n’efface pas plus de cinquante ans de vie commune du jour au lendemain et cet animal représente beaucoup pour le moral et l‘équilibre de cette personne, seulement la perte d’un mari ou d’une épouse amène souvent une diminution des ressources et cet animal est toujours présent, mais sa présence a un coût. Suivant sa race, sa nourriture peut représenter l’équivalent de celle d’une personne, dépense à laquelle viendrait également s’additionner certains frais médicaux (vétérinaires, médicaments avec une TVA à 19,6 %), pas étonnant que l’on voit de plus en plus d’abandon de chiens et que la SPA crie « au secours » pour de multiples raisons dont celle que ces animaux sur la voie publique représente un danger. Voilà encore une chose qui pourrait très bien venir en déduction du revenu imposable dans la limite d’une somme forfaitaire.
Je pense que cette liste n’est pas exhaustive.
Bien amicalement à vous et merci de nous écouter et de nous lire avec beaucoup d’attention.
Jacques
28 mars 2009 à 10:34
Chers Amis,
Suite à quelques réactions d’entre vous que je remercie pour leur gentillesse à mon endroit, je me dois de vous apporter un complément de réponse.
Bien que j’éprouve beaucoup de bonheur à lire tous les billets de Monsieur Raffarin, j’ai également beaucoup de plaisir à parcourir les vôtres tout comme Monsieur le Premier Ministre doit le ressentir, et d’ailleurs il m’arrive très souvent d’intervenir dans de nombreux commentaires apportés.
Mais si j’ai employé ce « terme » qui apporte des réactions ce qui me fait plaisir, c’est tout simplement parce que parfois j’ai l’impression de parler dans le vide : aucune réaction sur des sujets qui le permettent, alors que j’essaie de rédiger des commentaires pour ouvrir des dialogues pouvant apporter une aide précieuse à Monsieur le Premier Ministre. Je pense qu’il en est sans doute de même pour notre hôte qui n’est pourtant pas avare de billets.
J’essaie, au travers de mes billets et je le fais bien volontiers, avec beaucoup de cœur et totalement désintéressé, d’apporter ma pierre à l’édifice que cherche à construire avec beaucoup de dévouement et de gentillesse Monsieur Raffarin. Ce carnet m’apporte beaucoup et je veux tout simplement lui rendre. En répondant aux billets déposés par Monsieur le Premier Ministre c’est ma façon de le remercier, de le respecter, car d’une part c’est un Monsieur qui apporte beaucoup à notre Pays et qu’il met toujours beaucoup de cœur dans tout ce qu’il entreprend et notamment dans ce carnet.
Bien amicalement à tous.
Jacques
29 mars 2009 à 0:03
Monsieur le Sénateur Jean-Pierre RAFFARIN,
Le 25 mars dernier, je vous ai laissé un « billet » concernant la « Suppression de l’A.M.D. pour les
Retraités de l’Etat »,
Or, je viens de découvrir sur le site CNRACL, une Réponse du Secrétariat chargé de la Fonction
Publique publiée dans le J.O. SENAT du 26/02/2009 – page 505, un article assez complexe,
à lire plusieurs fois pour le comprendre (tout du moins par moi-même) mais je vais vous citer une
phrase qui me pose un questionnement :
Que dois-je comprendre ?? Ma mère est non seulement très âgée, mais elle à de faibles ressources:
855 €/mensuels – Pourrait-elle faire partie de cette « codification » -je n’aime pas ce mot- mais il est
nécessaire pour pouvoir fixer un barème –
Qu’en pensez vous, je suis désolée de vous « importuner » mais cela me semble très important, voir
urgent – A la fin du texte il est mentionné qu’une « Reflexion » sera engagée en 2009 sur l’évolution
vers une prestation d’aide au maintien à domicile, en cohérence avec les travaux engagés au
Régime Général, dans le cadre de l’enveloppe financière globale de l’action sociale interministérielle!
Oui mais quand ?? en 2009 ? nous y sommes ? et en attendant on fait comment ??? les personnes
attendent,
et je pense que les Politiques, (excusez moi) mais ils paraissent très loin des réalités de la vie
quotidienne des Français !!!
Je me permet de vous remercier de pouvoir m’exprimer sur ce blog et j’en profite pour adjoindre
à ces remerciement Monsieur d’Hornes, qui a pris connaissance du billet cité ci-dessus et conscience de ce grave problème – (pour moi c’était un réconfort)
Par ailleurs j’ai envoyé un mot « au courrier des Lecteurs » du Journal de Poitiers, j’essaie par tous
les moyens d’alerter les médias (qui sont malheureusement sourds à certains évènements) !!!
Mais ma confiance va vers vous car vous étiez Premier Ministre, donc vous connaissez bien
« les rouages » de l’Administration (si je puis m’exprimer ainsi) – et en tant que Sénateur, car toutes
les décisions sont prises par le Sénat -
Je ne voudrais pas « abuser » de votre temps, vous remercie par avance de me lire avec attention,
et vous assure de toute ma gratitude et de mon profond respect – Michèle Cardineau
29 mars 2009 à 7:14
Bonjour à tous,
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Je poursuis mes réflexions en ouvrant un nouveau volet qui pourrait trouver place dans le « bouclier social ».
Beaucoup de personnes améliorent leur quotidien en cultivant leurs légumes et en élevant lapins et volailles, richesse non négligeable surtout en qualité (très utile en matière de santé) mais aussi très avantageuse en cette période de crise économique, c’est-ce que l’on appelle dans le vocabulaire emprunté à Alvin TOFFLER dans son ouvrage « La richesse révolutionaire » : la prosommation (pro de production et sommation de consommation).
Cependant, il est une chose regrettable qui porte à conséquences en cas de catastrophes météorologiques ou épidémiques, nul n’est à l’abri d’une averse de grêle avant les récoltes ou d’épidémies de la grippe aviaire ou de myxomatose décimant le cheptel.
Si les professionnels de l’agriculture sont protégés par la loi avec le possible classement de leur commune en zone reconnue sinistrée, il n’en est pas de même pour le particulier qui a pourtant passé de nombreuses heures à travailler pour subvenir à ses besoins(*) et qui doit pour nourrir sa famille acheter tous ces produits dans le commerce entraînant une perte conséquente pour des personnes aux modestes revenus.
Dans le cas du classement de leur commune de résidence dans la catégorie des communes sinistrées pour catastrophes naturelles, face à ce préjudice morale et pécuniaire, ne serait-il pas possible que ces braves gens puissent bénéficier d’une déduction imposable dans le cadre du « bouclier social » toujours dans la limite d’une somme forfaitaire ?
Depuis le début de mes commentaires sur ce « bouclier social », la liste commence à être longue, les petits ruisseaux font les grandes rivières mais représentent si peu par rapport à certaines niches fiscales mais beaucoup pour ces gens qui doivent calculer pour boucler leurs fins de mois.
Bien amicalement
Jacques
NB : Petit erratum à mon billet précédent concernant ce « bouclier social » , dans son introduction bien lire « franchise médicale » et non sociale.
(*) Je me permets de faire un clin d’œil à mon Père qui passa tant d’heures dans son jardin pour que nous ne puissions manquer de rien.
29 mars 2009 à 11:39
Chers Amis,
Il pleut en région PACA, alors je m’attarde sur ce carnet.
En relisant l’un de mes derniers billets, je me suis aperçu que j’avais écrit « le carnet de Monsieur le Premier Ministre m’apporte beaucoup », certains se demandent peut-être ce que j’ai voulu dire par là pour y attacher tant d’importance.
Je dois vous avouer que j’ai quitté, il y a bien longtemps, le monde scolaire puisqu’à l’âge de 17 ans je suis entré dans la Marine Nationale. J’ai bien sûr suivi quelques cours de formation dans le milieu militaire mais cela ne m’a pas donné un bac + x années.
Alors il m’a apporté et m’apporte toujours beaucoup.
Tout d’abord, parce que je me suis aperçu que depuis que j’avais quitté la Royale (fonctions d‘administratif : disons pour simplifier : DRH dans différentes affectations) et la vie active, il m’arrivait tout au plus de rédiger une ou deux lettres par an adressées à une quelconque administration et je peux vous dire qu’il me fallait chercher les mots, vérifier parfois leur orthographe, et surtout essayer de rédiger dans un français correct et cohérent. Par le biais de ce carnet, je m’y suis remis essayant dans la mesure du possible d’écrire des commentaires avec une introduction, un développement et une conclusion, respecter les accords et éviter les fautes d’orthographe, je m’adressais quand même à un ancien Premier Ministre et je ne pouvais pas écrire n’importe quoi et n’importe comment. C’est sans doute ce qui a amené notre hôte à dire un jour que mes billets étaient « charpentés ».
Mais ça ne s’arrête pas là. J’ai également découvert, en lisant bien sûr tous les billets de Monsieur Raffarin mais aussi les vôtres, de nouveaux mots qui n’appartenaient pas à mon vocabulaire et que j’emploie de manière régulière maintenant et ça je le dois plus particulièrement à Monsieur le Premier Ministre orfèvre pour dire beaucoup de choses en peu de mots, mais j’ai encore beaucoup à apprendre… je continue à apprendre et je parfais mes connaissances.
Il m’a aussi permis de découvrir un monde que je ne connaissais pas très bien, le monde civil et politique, les institutions, le Sénat, les collectivités locales, en fait une monde bien différent de celui du quotidien des navigateurs esseulés sur les bâtiments de la Marine Nationale, et je crois qu’en choisissant Monsieur Raffarin comme « Professeur » j‘ai fait le bon choix, il est si disponible, attentif et attentionné.
Vous me direz d’accord, mais pourquoi, plus spécialement le carnet de Monsieur le Premier Ministre, tout simplement parce que nous partageons grand nombre de convictions et qu‘il est plus facile de s‘exprimer quand nous avons des convergences. Alors vous me répondrez qu’il ne doit pas être le seul avec qui je partage ces convictions, certes mais en plus il possède certaines qualités qui pour moi représentent de grandes valeurs et que je ne retrouve pas nécessairement chez d’autres. Il fait bon venir sur ce carnet où règnent le respect, la courtoisie et la chaleur humaine.
Il est bon de partager ses connaissances, et en écoutant les autres nous grandissons.
Bien amicalement
Jacques
29 mars 2009 à 11:43
Madame Cardineau,
Dans les situations administratives justes mais complexes, il ne faut pas hésiter à saisir le médiateur de la République.
Adressez-moi au Sénat un courrier a son intention, je le lui remettrai.
jpr
29 mars 2009 à 16:27
Lettre d’indignation venant de chine
Cher Monsieur Raffarin,
Je suis actuellement en stage à Pékin grâce au service mobilité de la région Poitou Charentes (anciennement ARIJE, l’idée de départ venant de vous il me semble). Dans le cadre de ce stage je suis au cœur des problèmes énergétiques de la construction en Chine, rédigeant un livre retraçant le programme FFEM visant à améliorer l’efficacité énergétique dans la construction et réhabilitation de bâtiment en Chine.
Lorsque j’ai eu connaissance de votre venue au mois d’avril à Pékin, et de l’opportunité qu’il était proposé aux expatriés français de venir vous rencontrer, lors d’un petit déjeuner le 9 avril, pour débattre de la crise mondiale et des relations franco-chinoises, je me faisais une joie de pouvoir rencontrer un autre poitevin et de lui exposer mes idées et propositions fraîches pour un avenir meilleur.
Néanmoins, voici le hic, le prix exorbitant pour un jeune stagiaire, pratiqué par le CCIFC pour participer à ce petit déjeuner. Cela me renvoie une fois de plus à une discrimination courante, celle de l’argent. Ne disposant pas des moyens financiers me permettant de venir à ce rendez vous, je me sens réellement désabusé d’être écarté d’un rendez vous tel que celui ci à cause de mes maigres revenus. Connaissant vos sources de la Vienne (autour de Mirebeau), j’en appelle à votre soutien et votre intervention pour que je puisse vous rencontrer lors de votre séjour afin d’avoir un échange vif et constructifs sur l’expérience que j’ai emmagasiné depuis que je vis en chine.
Malgré mon jeune âge (22ans), je connais vos actions bien avant votre mandat à Matignon de par mes souches poitevines (père né à Poitiers, mère à Parthenay moi même à Thouars) et le caractère incroyable que pouvait prendre une rencontre avec vous sur Pékin me ravissait. J’espère simplement que ce n’est pas que du passé et que vous pourrez me donner l’occasion de m’exprimer devant vous.
Bien cordialement
30 mars 2009 à 10:55
@Jacques et au premier ministre
» on a tous des exemples de fonctionnaires qui ont été essentiels à notre existence. »
C’est vrai, mais n’oublions pas que ce qui est essentiel à l’existence des fonctionnaires ce sont les entreprises …
N’oublions pas non plus la dégradation des salaires et des retraites du privé par rapport au public ces dernières années : http://www.ifrap.org/Salaires-comparatif-public-prive,0955.html
Dominique M a raison : les entreprises ont su se moderniser de par la concurence.
L’Etat, la fonction publique n’ont pas eu le courage de le faire au détriment de l’intéret général, avec d’autant plus de facilité que les payeurs ne font pas grève et ne bloquent pas le pays …
Si rien n’est fait, cette rupture entre les secteurs publics et privé ne génèrera que des oppositions voir plus, et ca commence déja dans certains endroit ou des fonctionnaires ou des agents de « service publique » sont pris à parti (SNCF par exemple ..).
Il en va de la cohésion nationale me semble t’il.
Autre exemple : n’etes vous pas choqué par l’explosion de l’enseignement privé à travers les entreprises comme Acadomia etc ??? . N’est ce pas le signe de la faillite de l’Education Nationale ??? On va peut etre nous sortir encore un « sentiment de faillite » comme il y a eu dans le passé un « sentiment insécurité » …Tout va tres bien mme la marquise !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Courage
30 mars 2009 à 11:34
qqs exemples :
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Secteur_Bethune/2008/12/17/article_on-n-est-quand-meme-pas-du-betail.shtml
http://www.leparisien.fr/une/galere-dans-les-transports-vos-temoignages-27-03-2009-456985.php
http://www.francesoir.fr/societe/2009/03/30/education-quand-les-parents-font-la-loi-a-l-ecole.html
http://www.20minutes.fr/article/312427/France-L-administration-n-aura-rien-sans-liens.php
30 mars 2009 à 15:34
Bonjour à tous,
Cher Mistral,
« 3 NON pour commencer », vous voyez que je suis allé à la bonne école et que j’ai un excellent « professeur »… Je le dis en souriant et en toute amitié.
- Non Cher Mistral, vous ne me ferez pas venir sur le terrain de la polémique, je n’aime pas du tout cela.
- Non Cher Mistral ! Vous pouvez très bien faire un « copier-coller » de la réponse de Monsieur le Premier Ministre, mais il faudrait peut-être mettre l’intégralité et surtout ne pas oublier l’essentiel « Ne globalisons pas ».
- Non Cher Mistral, vous ne pouvez pas mettre en avant les avantages salariaux des fonctionnaires sans décliner tous les inconvénients de cette corporation. Car en faisant cela vous ne faites que créer des tensions alors que le temps présent ne demande que solidarité entre le public et le privé, surtout que vous-même vous souhaitez de la cohésion sociale.
Un peu mot quand même sur l’éducation nationale : Nous sommes tous fautifs.
Je suis prêt à poursuivre un dialogue sur ces sujets mais pas basé sur des polémiques qui ne feront en aucun cas avancer les débats.
Bien amicalement
Jacques
30 mars 2009 à 19:20
Bonsoir M. d’Hornes,
Désolé mais je ne me sens aucunement fautif de ce qui se passe à l’Education Nationale!
Je paie des impôts et une part conséquente va obligatoirement à l’Education Nationale alors que j’ai mis mes enfants dans des écoles privées en acceptant de payer plus cher. Au moins, ont-ils mener des études primaires et secondaires normales.
Depuis quarante ans, ce service public qui bénéficie de beaucoup de moyens n’a pas arrêté de se dégrader. Les statistiques, tout le monde peut se les procurer: elles sont catastrophiques!
Les causes sont simples: centralisme bureaucratique, refus de s’adapter et corporatisme sectaire. Le reste n’est que détail. La société en paie un lourd tribu, les jeunes en premier.
La solution?
1. Déconcentrer les décisions pour créer une émulation et donner plus de moyens là où il y a des résultats,
2. Passer des contrats de progrès avec les établissements où le directeur doit être responsable devant les parents et la collectivité, mais avec l’autorité correspondante sur les enseignants qu’il doit pouvoir embaucher, primer ou sanctionner.
Utopique? Non pragmatique.
Si on ne prend pas ce type de moyens, alors la décrépitude va s’accélérer, car le décalage entre le monde d’aujourd’hui, les besoins de la socité et les règles de fonctionnement de l’Education Nationale se creuse.
Bonne soirée
Dominique M
30 mars 2009 à 20:36
Cher Max,
Laissez-moi les coordonnées ou je pourrai vous joindre a mon hôtel a Pékin (lieu de la conférence).
Amitiés poitevines,
jpr
31 mars 2009 à 6:53
Bonjour à tous,
Monsieur Dominique M,
Vous ne pouvez pas dire que vous n’êtes pas fautif tout simplement parce vous payez des impôts et que vos enfants sont scolarisés en école privée, car si vous les avez mis dans le privé c’est que vous vous êtes aperçu qu’il y avait problème. Moi, aussi dans ce cas je ne suis pas fautif, je paie des impôts et je n’ai plus d’enfants en âge scolaire. Mais nous ne pouvons pas pour autant nous sentir irresponsables, quand je disais que nous étions tous fautifs c’est la société en général.
Je partage les raisons de cet échec sauf que pour le corporatisme sectaire j’aurais ajouté qu’il est bien soutenu par grand nombre de parents d’élèves, ensemble ils détiennent une grande partie du pouvoir dans les établissements scolaires. Regardez un peu ce qui se passe dès que le Ministre parle de réformes de l’éducation nationale, et n’en déplaise à notre ami Mistral mais ils sont tous ensemble qu’ils soient du secteur privé ou du secteur public, ils sont en tête de manifestations, on les retrouve à faire de l’occupation des établissements, le tout bien orchestré par les syndicats d’enseignants ou les partis d’opposition devant le regard impuissant du directeur de l‘établissement qui n‘a plus que le seul recours d’appeler les forces de l’ordre avant que ça dégénère de trop, vous ne croyez pas que c’est cette société qui est fautive.
Bien sûr qu’il faut remettre de l’ordre, car comme dans bien d’autres secteurs, les lois et les règles de l’éducation nationale sont bafouées, mais attention à vouloir trop moderniser le système nous le détruisons, même les principes fondamentaux de l’école reposant sur le respect et la discipline ont disparu.
Alors sentons-nous concernés et ne nous dérobons pas car demain c’est l’école privée qui sera touchée, et que ferez-vous, vous mettrez vos enfants en scolarité dans un pays étranger !
C’est tous ensemble que nous devons agir car c’est l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants mais aussi de la République qui en dépend.
Bien amicalement
Jacques
31 mars 2009 à 9:51
Bonjour à tous,
Bonjour Monsieur Jacques d’Hornes,
Au regret de ne pas partager votre point de vue.
Vous vous souviendrez, je suppose, qu’à la fin d la guerre 39-45, il n’y avait pratiquement que deux réelles forces politiques en France. Les communistes et les gaullistes. Masquant que jusqu’à la rupture du pacte germano soviétique, les communistes soutenaient Hitler, ces communistes ont exigé après la Libération que l’ensemble des fonctionnaires en place soient remplacés par d’autres « sûrs », labellisés par leurs soins. Ceci a donné lieu à un terrible bras de fer, où on a bien failli voir la France basculer sous le joug communiste. Grâce à un compromis historique, ce ne fût pas le cas. Mais les communistes ont mis la main sur l’essentiel, les syndicats et les administrations, dont l’Education Nationale. La dégradation date de là. L’idéologie marxiste était alors dominante, Staline était le sauveur de l’humanité.devenant un champ de luttes permanentes syndicales et idéologiques, y compris dans les programmes. Il suffit de lire les livres d’histoire pour se rendre compte de la désinformation sur le communisme et ses exactions. Où peut-on y lire les millions de morts en Pologne, en URSS et dans ses satellites? Ses meurtres politiques y compris au sein des appareils politiques. Depuis, aucun gouvernement démocratique n’a pu obtenir un comportement constructif des enseignants du public et particulièrement de leurs syndicats.
Non, nous ne sommes pas responsables de cette dérive sciemment organisée depuis soixante ans.
Si il y a responsabilité, elle est dans le manque de détermination des politiques préférant des arrangements temporaires à court terme, donc des reculades, plutôt que l’épreuve de forces face à ses désinformations.
Bonne journée.
1 avril 2009 à 11:38
Cher Jacques,
Ne voyez pas de la polémique dans mes propos. Peut être sont ils abrupts, c’est mon tempérament
Voyez du respect et de l’affection pour le premier ministre dans ma réponse.
Mais au delà, regarder les éléments factuels que j’ai indiqué.
Est ce polémique de citer le rapport de Jean-Pierre Delevoye, médiateur de lé république, ancien ministre. L’avez vous lu ?
Est ce polémique de citer des articles de journaux montrant une réalité que l’on veut nous cacher par peur.
Je crois au contraire que sur ce sujet comme sur d’autre, c’est de ne rien faire, de faire croire que tout va bien, et de ne rien changer qui est dangereux.
Pas de voir la réalité en face.
Dans le passé, le sujet de l’immigration a subi le même sort, on voit ce que cela a donné.
Et je partage à 300 % l’analyse de Dominique M sur la situation du pays dans son analyse historique.
Peut être que la seule différence que j’ai avec lui est la confiance que j’accorde à l’UMP et Jean Pierre Raffarin, confiance dans Nicolas Sarkozy pour nous sortir de la.
Je crois d’ailleurs qu’à ce moment particulier de notre histoire, les responsabilités qui pèsent sur les hommes et les femmes en charges des responsabilités sont énormes.
1 avril 2009 à 18:21
Cher Mistral,
Bien sûr que j’ai lu le rapport de Monsieur Jean-Paul Delevoye puisque vous nous l’avez recommandé, mais vous croyez que c’est différent dans le secteur privé. Là aussi il y a des lacunes, des files d’attente, des heures et même des jours pour avoir gain de cause. Là aussi il y a des répondeurs qui mettent une jolie musique pour patienter puis qui vous disent de taper 1 puis attente ensuite taper 3, une nouvelle musique d’attente et enfin après quelques minutes « oui allo, ah mais ce n’est pas ici, il faut que vous appeliez le service technique » des exemples comme celui-là j’en ai en stock puisque nous sommes confrontés à ce genre de problèmes tous les jours.
Ces graves problèmes que nous retrouvons dans les deux secteurs sont liés au comportement, à la mentalité de chacun, au refus d’être au service de l’autre et personnellement je le regrette beaucoup car, vous allez peut-être me dire que je me réfère souvent à la Marine Nationale, mais d’une part mes Parents ne m’ont pas élevé comme cela, il faut dire qu’à l’époque la mentalité était différente, et d’autre part au cours de ma carrière militaire on m’a inculqué d’être toujours au service de l’autre et je ne l’ai jamais refusé et pourtant je suis fonctionnaire mais un véritable : celui qui fait honneur à la phrase de Monsieur le Premier Ministre « ce qui fait le fonctionnaire, c’est le service plus que le statut », alors que d’autres ont trop tendance à se réfugier derrière le statut sans en assurer le service ou du moins en faire le strict minimum… mais ne globalisons pas !
Tous ces problèmes que vous et moi nous dénonçons ne seront réglés qu’avec de la méthode et de l’organisation mais également avec un peu de don de soi-même envers autrui, aussi bien dans le secteur public que dans celui du privé.
Le reproche que je vous faisais si reproche il y a, ce n’est pas que vous citiez des articles presses puisqu’ ils reflètent une partie de la réalité (1), c’est que vous vouliez creuser davantage le fossé existant entre les secteurs privé et public en évoquant les avantages pécuniaires mais les salariés du public ont également des désavantages que n‘ont sans doute pas ceux du privé. Les deux secteurs ne sont pas si différents que cela, d’ailleurs l’un copie l’autre et vice-versa, quoi de plus normal puisqu’ils vivent ensemble, qui n’a pas de fonctionnaires dans sa famille, moi j’ai bien des « fonctionnaires du privé (2)» ou « des fonctionnaires à la semaine de quatre jours (2) » dans la mienne.
Arrêtons de nous quereller, de nous jalouser car c’est tous ensemble qu’il faut agir et ce n’est sans doute pas en rejetant la faute sur Pierre, Paul ou Jacques que nous y parviendront. Nous pouvons dénoncer certaines anomalies du système qui existent et demeurent depuis des lustres mais je ne pense pas qu’il faille pour autant toujours jeter la pierre à nos hommes politiques en allant rechercher de vieilles lunes, vivons à l’instant présent car c’est maintenant que nous devons remédier à toutes ces lacunes pour notre avenir, le nôtre, celui de nos enfants et celui de notre Pays. Alors au lieu de les critiquer, ce que sait si bien faire l’opposition, aidons les à trouver des solutions, apportons nos idées, mais faisons le ensemble et ce n’est qu’à ce prix que nous retrouverons le plaisir de vivre ensemble pour le bien de tous et de notre Pays et surtout ne nous dérobons pas devant nos responsabilités et nos devoirs de citoyen.
Bien amicalement
Jacques
NB : (1) Les médias, dans ce problème que nous évoquons, ont également une grande part de responsabilités, ils savent « très bien mettre de l’huile sur le feu » mais ne sont pas toujours très objectifs en ciblant ou en globalisant. Dans vos articles de presse de référence, ils dénoncent la différence des salaires au bénéfice du secteur public mais ils pouvaient également énoncer certains inconvénients de ce secteur.
(2) Un peu d’humour et ne faites pas de moi un sectaire, je suis contre le sectarisme. J’appelle « fonctionnaire du privé » celui qui dans le privé fait ses 35 heures et qui applique la règle suivante « avant l’heure ce n’est pas l’heure et après l’heure ce n’est plus l’heure », vous avez compris ce que je voulais dire. Quant aux « fonctionnaires à la semaine des quatre jours » ils correspondent sans doute à ce personnel qui amène tant de « polémiques et contre lesquels vous vous insurgez.
1 avril 2009 à 20:43
Cher Jacques,
Et bien je suis d’accord avec vous
La notion de service, ou de travail bien fait concerne tout le monde, quelque soit son emploi.
Ce que je dénonce c’est le laisser aller, le manque de rigueur et il faut bien le dire une trop grande importance accordée la fonction publique dans la politique de la nation.
Pas assez de règlementation d’un coté, beaucoup trop de l’autre.
Je voudrai vous citer un exemple récent.
Quand la crise a éclaté, inquiet pour ma trésorerie, je me suis interrogé sur le paiement des charges et TVA du 4eme trimestre exigible en janvier 2009.
Sans rien demander, l’unedic nous a accordé un mois de délai de paiement en novembre.
Pareil pour la caisse des congés payés du batiment, avec trois mois de délais (au cas par cas)
Au dela du délai c’est un vrai soutien moral qu’il nous ont donné.
J’ai donc écrit en novembre en LR+AR à l’ursaaf et aux impots pour obtenir si possible un paiement sur trois mois (janvier, février, mars).
Pas de réponse de l’ursaaf…
Un coup de téléphone des impots qui s’étonne : vous avez des difficultés ??? non madame tout va bien, vous ne lisez pas les journaux …. Bon vous ne refaites un courrier en janvier. OK
En janvier je renvoie en LR = AR ma déclaration à l’ursaaf avec le premier versement (1/3). Idem pour les impots.
Et je recoit … deux mises en demeure quelques semaines plus tard. (il faut savoir qu’un incident de paiemnt peut tuer une entreprise car plus personne ne lui fait confiance)
Coup de fil alarmé : faites nous un courrier, ne vous inquiéter pas c’est normal.
Et bien non ce n’est pas normal.
Quand on nous dit que l’Etat aide les entreprises dans les avances de trésorerie, et bien que celà s’applique en dehors de toutes ces procédures automatiques !
Je ne demander pas un centimes à la nation. Juste un paiement en trois fois, sur trois mois pour préserver ma trésorerie.
Quand vous vous battez pour sauver les emplois de vos salariés, votre emploi, et que vous avez à faire à cette administration d’un autre siècle, y a de quoi …. polémiquer et penser que l’on vit dans deux France.
Amicalement.
1 avril 2009 à 21:01
Cher Jacques D’Hornes,
En parlant de l’EN, vous dites que « nous sommes tous fautifs ».
Mais fautifs de quoi, d’avoir fait confiance à un système complétement miné de l’intérieur, qui utilise nos enfants comme des petites souris de laboratoire. Un système dont l’instruction est un mot devenu choquant. Ce même système qui préfère sociabilisation, enfant au centre et prof au fond de la classe en guise d’observateur, avec pour apprentissage des séquences morbides ou le light est l’unique fil conducteur.
Un système ou le respect, la courtoisie, la morale sont restés aux oubliettes. Et l’effet boomerang aujourd’hui de ce laisser-aller, est que professeurs et enfants sont aux antipodes des apprentissages.
Non monsieur D’Hornes, je ne me sens en rien fautive de la démission de l’Education Nationale.
Veuillez lire ci-dessous un post que j’avais envoyé à un prof de musique de l’IUFM sur le blog de JPB :
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Très beau reportage, à « Dimanche + », sur les jeunes gommeux de l’UMP qui sortent de leur huitième arrondissement pour essayer d’aller convaincre les élèves des lycées des quartiers un peu populaires du bien-fondé des doctrines de Zébulon, et, accessoirement, de les encarter*. J’aurais voulu savoir ce qu’en pense Carole, si soucieuse qu’on préserve les lycéens de toute subornation politique.
De quelque bord qu’elle soit, cette subornation?
*Ces pompeux cornichons mériteraient peut-être le même traitement, à une consonne près, par le bon Noël Godin.
Ecrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008
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Ma réponse :
Je ne peux me permettre de juger ce reportage, vu que TV5 Monde nous présente en boucle (15,20 à 50 fois) de vieux programmes dans le cadre de la Prévention Alzheimer.
D’autre part, je trouve votre remarque osée. Faudrait-il vous rappeler l’histoire du socialisme depuis 1 siècle et l’orientation cartelliste de la gauche à l’école.
Ils sont supers forts à « gôche » :
Leurs armes : infiltration de l’EN (profs syndiqués and co) + manipulation orale + écrits + choix des oeuvres + films + assos style MRAP)….
Rousseau disait : « on façonne les plantes par la culture, les hommes par l’éducation). Cela leur a donné de superbes idées à vos amis.
Leurs munitions : Les élèves + étudiants (la Fac et son superbe état aujourd’hui).
Leurs moyens financiers : mise à disposition du budget de l’état sans contrôle + presse écrite/audio, à la barbe du pauvre contribuable.
Dubreuilh (SFIO) disait au début du siècle :
« Renforcer les troupes du parti – Il ne suffit pas de recruter des éléments nouveaux, il faut les faire nôtres, expressément nôtres et définitivement ». Il faut creuser !
Mais, à cette époque, les enfants lisaient, comptaient, écrivaient et comprenaient ce qu’on leur disait, même s’ils n’allaient pas très loin dans leurs études. La classe ouvrière avait peu de moyens (pas de télé, etc…). Donc c’était du recrutement sur terrain, dans les « cagnes », universités… Il fallait viser le psychisme des masses. Il fallait aller plus loin : l’ECOLE. Vivier de cerveaux tous neufs, influençables à souhait. On va formater tout ce petit monde et parier sur l’avenir. Vengeance sur la fameuse bourgeoisie et la religion.
Ce qu’ils ont oublié, à travers ce type de manoeuvre, c’est que des « experts-socios-démagos » allaient anéantir intellectuellement tous ces gamins. Certes, ils réfléchissent mal, certes, ils écrivent mal, certes on leur a volé l’instruction, mais autant aux enfants de gauche que de droite.
Les seuls chanceux, si je puis dire, ce sont les gosses de parents qui peuvent parer au désastre. Et encore !
Et le résultat aujourd’hui, c’est que des familles de gauche comme de droite connaissent le ravage fait par l’école.
L’école devrait être neutre et ce n’est pas le cas.
Donc, sans défendre ceux que vous traitez aimablement de cornichons, s’ils sont en dehors de l’école, pourquoi pas ?
La démocratie existe encore, non ?
J’ai moi aussi une question à vous poser, monsieur le professeur de musique IUFM.
« Comment DOIT être ENSEIGNEE la musique à l’école ?
En privé, je sais, mais à l’école, je ne sais pas, c’est le trou noir.
Ecrit par : carole | 24 novembre 2008
Oui, monsieur D’hornes, comme le dit Dominique M, il faut se rappeler la puissance de la gauche à l’école : un état dans l’état.
Cordialement.
2 avril 2009 à 6:31
Bonjour à tous,
Chère Carole,
Ce n’est que mon point de vue et je l’assume car je suis citoyen français et je pense avoir des responsabilités et des devoirs envers ma patrie. Heureusement sinon j’aurais fait un piètre militaire. Maintenant je respecte le vôtre, mais je pense qu’avec un peu de volonté vous pourriez très bien partager le mien.
C‘est peut-être l‘expression « tous fautifs » qui vous choque, j’aurais pu très bien dire « tous responsables » mais aurait-elle changé la donne ? Nous pourrions dialoguer des heures et des heures en jouant sur cette expression, je ne vise personne en particulier, c’est notre société en général qui est en cause.
Vous donnez la moitié de la réponse : « fautifs de quoi, d’avoir fait confiance à un système complètement miné de l’intérieur », ce système ne date pas d’ aujourd’hui « comme le dit Dominique M, il faut se rappeler la puissance de la gauche à l’école : un état dans l’état ».
Moi, je vous donne l’autre moitié : nous sommes fautifs d’avoir laissé faire cela. Donc vous voyez bien que nous avons tous une part de responsabilité, les uns d’avoir miné le système de l’intérieur et les autres d’avoir laissé faire cela.
Deux enfants jouent au ballon dans un endroit interdit et cassent un carreau, lequel est fautif, celui qui a envoyé le ballon ou les deux ? Je pense que votre justice sanctionnerait les deux de la même façon.
Je vois aussi que vous me rejoignez quand vous dites :
« Un système dont l’instruction est un mot devenu choquant. Ce même système qui préfère sociabilisation, enfant au centre et prof au fond de la classe en guise d’observateur, avec pour apprentissage des séquences morbides ou le light est l’unique fil conducteur.
Un système ou le respect, la courtoisie, la morale sont restés aux oubliettes. Et l’effet boomerang aujourd’hui de ce laisser-aller, est que professeurs et enfants sont aux antipodes des apprentissages ».
Car, quand je dis : « les lois et les règles de l’éducation nationale sont bafouées, mais attention à vouloir trop moderniser le système nous le détruisons, même les principes fondamentaux de l’école reposant sur le respect et la discipline ont disparu », il me semble que cela veut dire à peu près la même chose.
Malheureusement c’est le triste constat, donc il est plus que temps que nous nous serrions tous les coudes pour remettre un peu d’ordre dans cette éducation nationale manipulée qui cause préjudice à l’ensemble de la société et surtout à nos enfants, mais c’est tous ensemble que nous devons agir, l’Exécutif en proposant une réforme, les Parlementaires en légiférant et nous en les soutenant dans leur action sans pour autant rejeter la faute sur nos hommes politiques dont certains ont déjà essayé maintes fois de le faire.
Bien amicalement
Jacques
2 avril 2009 à 6:33
Cher Jacques,
Un petit salut fraternel d’Indonesie pour ce blog du dialogue.
En dehors des polemiques partisanes, je ne me sens pas fautif devant les difficultes du systeme scolaire.
« C’est ma faute, ma tres grande faute » je ne veux pas rentrer dans ce type de sentiment…
Je ne suis pas responsable de l’etablissement des corporatismes et de leurs pressions sur la vie, sur les choix du devenir des francais.
Aujourd’hui peut-on parler d’une ecole publique dont la principale motivation est l’eveil des consciences des enfants ?
Beaucoup de famille ont choisi l’enseignement privee pour sortir des dogmes du corporatisme exacerbe, il y a la un choix qui demande a notre societe un temps de reflexion.
Dans d’autres pays, comme l’Indonesie, l’enseignement publique se radicalise et oblige a suivre l’enseignement de l’islam, beaucoup de familles evoluees se tournent aussi vers l’enseignement privee, des familles de confessions musulmanes suivent l’enseignement catholique pour mieux epanouir leurs enfants.
En France nous devons chercher a reconstruire une societe par le dialogue, le corporatisme est un frein au dialogue et a l’ouverture aux idees nouvelles, aux changements.
La France d’aujourd’hui est presomptueuse, elle sait tout et veut continuer a donner des lecons dans le monde…
Nos medias nous servent la soupe tous les jours…
Au fond il y a t’il quelque chose a faire ou bien est-il preferable de partir et tout oublier ?
Bien cordialement,
jany guiot
3 avril 2009 à 6:09
Bonjour à tous,
Cher Jany,
Comme toujours je suis très heureux de vous lire, votre dernier billet expose clairement ce que l’on peut craindre et complète les miens, à savoir « essayer de sauver ce qui peut l’être ».
Je ne veux surtout pas ouvrir des polémiques partisanes, ai-je une allure de partisan en voulant être le défenseur de l’école laïque chère à Jules Ferry qui prônait la gratuité de l’enseignement primaire car devant ce « désastre » que représente notre éducation nationale, que se passe-t-il, c’est la fuite en avant, les gens les plus aisés se tournent vers les écoles privées mais tout le monde n’a pas ces facilités pour donner à leurs enfants une scolarité digne de ce nom.
Voulons-nous une école à deux vitesses, celle des enfants des gens riches et celle des enfants des gens aux modestes revenus.
Mais que se passera-t-il ? Nous aurons de plus en plus d’écoles privées qui coûteront de plus en plus chers avec des investissements qui viendront de je ne sais où mais peut-être avec des buts bien précis. Attention les capitaux voyagent, aujourd’hui dans nos usines, demain ils subventionneront nos équipes de foot et bientôt dans notre enseignement…
Il y aura recrutement d’enseignants qui viendront du public, des sélections seront faites, les meilleurs instituteurs ou professeurs iront dans le privé.
Des écoles publiques fermeront faute d’élèves, ce sera la mort du monde rural mais une autre chose m’inquiète également, je ne veux pas entrer dans les détails car le champ est vaste et l‘énoncé de son nom suffit, mais que deviendra la Laïcité dans tout cela alors qu‘elle est inscrite en toute lettre dans notre Constitution et que nous vivons dans un monde de plus en plus cosmopolite.
N’oublions pas que le but initial de l’école est d’apprendre aux enfants à lire et à écrire, de leur enseigner aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul, et qui leur permettra de faire leurs premiers pas dans la vie publique.
Devant toutes ces craintes, nous devons nous poser toutes ces questions, réfléchir et agir pour sauver ce qui peut l’être, faire face à ce corporatisme exacerbé dénoncé et je pense que c’est le devoir de tout citoyen de notre beau Pays.
Bien amicalement
Jacques
NB : Vous n’en parlez pas, mais j’espère que vos ennuis de santé de ces derniers temps se sont résorbés, c’est tout le mal que je vous souhaite mon cher Jany.
3 avril 2009 à 6:17
Cher Mistral,
« Et bien je suis d’accord avec vous », en voilà une bonne nouvelle et moi aussi je suis d’accord avec vous dans votre dernier billet, vous prêchez un convaincu.
Si vous saviez combien de fois la particule et même seulement l’apostrophe de mon nom m’ont joué des tours avec l’administration française, je peux même vous dire qu’une fois il m’est arrivé d’avoir le même jour deux courriers des Impôts l’un qui me réclamait un tiers et l’autre qui me remboursait la même somme…
Oui, vous mettez le doigt dessus : « le laisser-aller et le manque de rigueur » un seul remède : méthode et organisation auxquelles vous ajoutez une bonne dose de consciente professionnelle mais c’est sans doute ce qu’il manque à un certain nombre d’entre nous.
Bien amicalement et bon courage dans votre entreprise.
Jacques
3 avril 2009 à 12:11
Cher Jacques,
Bonjour,
Je vou lis aussi avec plaisir a chaque fois qu’il est possible d’avoir un acces a internet.
Je me rends une fois par jour dans un internet office pour avoir acces aux sites plus rapidement.
Je suis actuellement en Indonesie en tres bonne sante, merci….
L’ecole a deux vitesses, nous y sommes….avec une sortie sur quoi ?
L’ecole de Jules Ferry, la laicite, devaient amener l’homme vers l’eveil, que reste-t-il ? le corporatisme en guise de chemin ?
Aujourdhui les riches et les moins riches pensent a leurs enfants et se serrent la ceinture pour leur donner une ou des chances dans la vie…
La laicite n’existe plus a partir du moment ou l’on accepte les integrismes de toutes formes au sein de nos institutions.
Sauvons ce qu’il reste a sauver ?
C’est un peu tard je crois…
Nous continuerons a nous illusioner sur un monde meilleur.
Nos murs sont gris…
Ailleurs le reve existe encore…
Bien amicalement,
jany guiot
3 avril 2009 à 15:57
Très Cher Monsieur le Premier Ministre,
En me baladant sur Google version chinois, je suis tombé sur cette traduction de l’un de vos billets. J’admire toute la bonne volonté de nos amis chinois à vouloir suivre votre actualité. La traduction est quand même parfois assez surprenante et nous démontre bien toutes les difficultés rencontrées pour se faire comprendre.
Bien amicalement
Jacques
« Commentaires sur les commentaires
Trois « non » pour commencer:
不,亲爱的 Jacques d’Hornes. Non, cher Jacques d’Hornes, votre expression est de ne pas parler à lui-même. Nous avons eu beaucoup de gens ont lu: des milliers de personnes chaque semaine (sans compter celle de nos amis chinois). Et nous sommes prêts à le faire.
Non, ma chérie Daniel Sintes, vous nous avez dit que vous n’êtes pas un politicien, mais vous avez choisi à l’échelle locale, de sorte que mes amis, vous devenez un homme politique.
Non, Darling JC. Graffier, tant que le traité de Lisbonne, re-pas, l’Europe ne sera pas en mesure de prolonger la durée du mandat de la présidence tournante de l’UE.
Les trois « non » est l’expression même des trois meilleurs qui soit.
Organisation du Traité Atlantique Nord
Merci Ernest Gransagne, JF. Graffier, M Dominique et André ESSONNE. Remercier sincèrement pour leur intégration dans la position française sur la gestion de l’Organisation du Traité Atlantique Nord.
Jacques d’Hornes bonne maîtrise d’une meilleure coordination de l’Organisation du Traité Atlantique Nord et l’Union européenne, tels que les différentes organisations des principaux points: l’importance de chaque organisation, les règlements sont clairs et les partenaires. La Turquie est très bon exemple de la moyenne de cette question.
Benoît 十六 Benoît XVI
Mistral remercier Donneaud et livre d’or, à ce blog.
Ce week-end, j’ai entendu de différents médias dix fois aujourd’hui, et le seul slogan populaire de l’esprit: «Benoît XVI est un théoricien mais un mauvais politicien. » Obligation de la politique n’est pas le Pape!
官员 Fonctionnaires
Jacques Mistral et d’Hornes vraiment intéressant échange. Oui, mais de ne pas parler en termes généraux: nous avons au sujet de nos fonctionnaires du gouvernement sont des exemples d’existence nécessaire. Mais en tant que fonctionnaires de la population, soit plus que le statut du service.
危机 Crisis
Jacques.
Je suis très intéressé par le Jacques lire à l’idée de la consommation obligatoire. Nous ne pouvons pas permettre l’élimination de l’idée d’une partie du revenu imposable pour certaines «faible» coût de la défense de la société?
Merci pour l’Châtellerault avantages pour nos efforts, ainsi que l’évaluation de l’écart d’acquisition reste entre la crise au Liban entre calme et tempête analyse.
拉法兰 Jean-Pierre Raffarin »
3 avril 2009 à 23:42
Oh là, là, Jacques, je ne sais ce qui s’est passé, mon post s’est évaporé.
Bref, tout cela pour vous dire, que nous ne sommes fautifs en rien.
Les politiques et leurs belles promesses, eux le sont FAUTIFS !
J’ai voté N Sarkozy dans l’hypothèse d’un changement profond, râté.
Vous dites à Jany « ……..voulez-vous d’une école à 2 vitesses….. » ?
Mais Jacques, cette école, elle est déjà à plusieurs vitesses.
Publique (certaines excellentes, moyennes, épouvantables)
Privée sous contrat (identique)
Privée hors contrat (identique)
Et pour combler le tout, vous connaissez ces écoles ou nos politiques de droite comme de gauche
n’ont aucunes divergences politiques quand l’avenir de leurs enfants est en jeu. Vous connaissez :
St Jean de Passy
La Bilingue
L’Ecole des Roches
L’Ecole Alsacienne
L’Ecole Hattemer……………………….. et je pourrais en citer d’autres.
Allez vous promener sur leurs sites, c’est délicieux. Un doux rêve pour tous les petits français.
Ne rêvons pas Jacques, nous ne sommes pas fautifs, tout simplement abusés par ceux en qui l’on fait confiance.
Dernièrement, un sénateur de l’étranger parlait de l’excellence de nos écoles françaises à l’étranger.
J’ai crû m’étouffer.
Je suis allée le voir en lui demandant s’il n’éprouvait aucune gêne à parler d’excellence.
Ce gentil monsieur, avec tous ses petits voyages, transporte ce pieux mensonge dans ses bagages.
Il ne voit que les résultats généraux, il ne sait pas ce qui se passe réellement dans l’antre de l’EN.
Quand vous vivez à l’étranger, que vous avez des contacts dans différents pays, et que pour tous les parents,
c’est la même galère. La loterie du bon, moyen ou mauvais prof, je peux vous dire, que parfois,
on a envie d’hurler.
Nos écoles françaises à l’étranger sont les mêmes qu’en France. Elles ne sont pas supérieures en niveau.
Les profs viennent du public, sont locaux ou formés sur le « tas ». ET je ne vous parle pas des mutations
de ceux qui ont la carte FSU ou SNES. Et pour clore le tout, elles sont payantes.
Jacques, l’école est un joug à l’avenir de nos enfants.
Et tristement, leur passeport pour le futur est en général fortement compromis.
Les seuls enfants qui s’en sortiront, sont ceux dont les parents sont attentifs, et encore.
Cordialement.
4 avril 2009 à 6:59
Bonjour à tous,
Cher Jany,
Faut-il capituler pour autant !
La résignation et la fuite ne sont pas un remède. La résignation c’est le repli sur soi, c’est le déclin. En fuyant, vous trouverez illusions, rêves, mais un monde idéal n’existe pas, c’est utopique. Le seul monde idéal qui existe c’est celui du « au jour le jour » mais vous vous apercevrez très vite que d’autres formes d’intégrisme existent également ailleurs.
Les murs sont gris, et bien faisons un ravalement, je pense que c’est ce dont notre éducation nationale a besoin.
Faisons tomber tous les tabous de cette corporation, il ne faut pas grand-chose pour y arriver, il suffit d’un peu de bonne volonté de la part d’un leadership qui voudra bien prendre l’affaire en main. Je pense que dans notre pays nous l’avons, à nous de l’aider à y parvenir.
Je crois que c’est possible, regardez à la réunion du G20, ils sont arrivés à un accord pour s’attaquer aux paradis fiscaux et clarifier leur situation, et pourtant !
Vous voyez que le rêve existe encore et même dans notre pays, personnellement j’y crois et pourtant je suis désintéressé par l’éducation nationale, il y a bien longtemps que j’ ai quitté les bancs de l’école de Jules Ferry. Pour mettre un peu d’humour dans ce billet un peu morose, j’ajouterais que je ne mens pas, l’école primaire du village où j’ai grandi s’appelle l’école Jules Ferry.
Bien amicalement
Jacques
4 avril 2009 à 15:28
Chère Carole et aux autres amis qui sont également entrés dans la partie,
J’ai lu votre dernier billet et effectivement j’aurais pu mettre plusieurs vitesses mais je ne voulais pas trop entrer dans les détails. Je pense que nous avons fait une bonne partie de tennis avec la balle des « fautifs » sur le court de l’éducation nationale, et nous aurons toujours quelques points de divergence quant à trouver les véritables coupables (oui mais, non bien sûr, mais si on, etc…) mais je m’aperçois que nous faisons tous le même diagnostic, à savoir que cela ne peut plus durer et qu’il est grand temps que cela change.
Moi aussi ma chère Carole, j’ai voté Sarkozy et le referais sans doute dans le contexte actuel mais je ne suis pas un sarkozyste idolâtre pour autant. Toutefois, même s’il est parfois un peu sourd sur certains points pourtant promis dans ses discours de campagne électorale (il ne fût pas le seul à faire des promesses), je reconnais qu’il sait faire et fait de bonnes choses quand il veut et il nous l’a prouvé notamment en provoquant ce G20 ou encore lors de la Présidence Française de l’Union Européenne, à croire qu’il est plus facile de diriger l’Europe que notre Pays peuplé de contestataires parfois au sang chaud.
Alors espérons qu’il voudra bien se pencher sur cet épineux dossier, sans reculer à la première réaction de ces mêmes contestataires : plus difficile à faire quand on voit ce qu‘il fit en fin 2007 à son retour de Chine lors des discussions pour la réforme des Universités en débloquant quelques crédits mais c‘est vrai qu‘il ne faut les brusquer ces jeunes, on préfère de loin coller une franchise médicale aux personnes âgées ou malades eux ne descendent pas dans la rue, et que dans son agenda il aura bien noté que la réforme de notre éducation nationale est une nécessité pour le bien de tous. Sans lui dicter son agenda, il peut quand même écouter certaines requêtes.
Alors, passons à la phase 2, après le diagnostic : les débats. Que notre Président crée un « grenelle » de l’éducation nationale, qu’il invite tous les parties prenantes à débattre tous ensemble autour de la même table, une commission d’étude avec d’anciens ministres de l’éducation nationale qui ont voulu jadis se pencher sur ce dossier (il y en a, Messieurs Allègre et Ferry par exemple), les syndicats d’enseignants et d’élèves, les représentants des comités de parents d’élèves, mais sortons de cet imbroglio qui n’a que trop duré et dont nos enfants subissent, tous les jours, les conséquences.
Je crois que la phase 3, dans le cas de décisions amenant une réforme efficace, pourrait très bien lui servir pour 2012 et pour clore ce billet je répéterais une nouvelle fois mon leitmotiv « quand on veut, on peut »…surtout quand on occupe le plus haut rang de la hiérarchie de notre Pays. Il peut très bien le faire, il traite bien des choses beaucoup moins importantes !
Bien amicalement à tous.
Jacques
4 avril 2009 à 17:39
Bonjour Jacques, bonjour Carole et bonjour à tous.
L’Education Nationale est aujourd’hui le symbole du modèle français dans ce qu’il a de plus abjecte.
Les élites de Gauche et beaucoup de Droite s’en enorgueillissent mais la plupart ont étudié à Jansson de Sailly, Louis Le Grand ou Les Roches, et c’est là qu’ils ont inscrit leurs enfants. Pas à La Garenne Colombes ou à Sevran.
L’Education Nationale n’a jamais manqué d’effectifs ou de moyens. Les résultats en retour sont pitoyables: taux d’analphabètes à l’entrée en 6ème, taux d’échec en première année de supérieur. Et il y a longtemps que le BAC est littéralement donné par contingent fixé par le ministère, pas en fonction du niveau.
Aucune réforme sérieuse n’a pu y être menée. Tous les ministres s’y sont essayés, de Gauche comme de Droite. Le pire étant sans doute François Bayrou qui a instauré la cogestion avec les syndicats.
Car le problème n’est pas les enfants ou l’évolution nécessaire des contenus et des méthodes. Le problème, le seul, est l’Education Nationale conçue comme un terrain de luttes syndicales par une minorité agissante d’enseignants. Et la cause en est l’instauration du tripartisme SFIO Communistes et Gaullistes en 1947 qui a laissé les services publics aux mains des syndicats marxistes.
Face à cette situation aujourd’hui, pour faire courts, il convient d’éclater ce bloc ingérable en unités régionales, avec une autonomie dans les moyens et les méthodes.
Et de donner à chaque famille la possibilité de disposer d’un chèque éducation par enfant qu’elle attribue à l’établissement de son choix, public ou privé. On verra assez vite les parents choisir l’excellence pour leurs enfants, et les établissements incapables de remplir leurs missions qui sont leur seule raison d’être disparaître.
Et je termine aussi mon billet pas: » Quand on veut, on peut ». Sinon, ne nous étonnons pas que la France se « munichoise », à force de reculer face à la sempiternelle minorité marxiste qui nous impose sa dialectique du pourrissement.
Moi aussi, j’ai voté pour Nicolas Sarkozy parce qu’il s’est engagé à la rupture et au redressement. Son action n’est pas lisible car il y a trop d’effets d’annonce, de chantiers ouverts et de réformes inachevées. En même temps, vouloir être sur tous les fronts en même temps fait douter de sa capacité à être pertinent sur tous les sujets et partout.
Heureusement, Il y a François Fillon qui tient la barre sans chercher à plaire et sans autre ambition que de servir ka France.
Heureusement que les caisses sont vides : il n’y a plus rien à gaspiller.
Heureusement qu’il y a la crise: la moindre « connerie » se voit.
Sauf à céder à la perspective de mise sous tutelle de la France, l’obligation de résultat est incontournable.
Bon week-end-end!
5 avril 2009 à 11:53
Cher Dominique M,
Vous êtes très « dur » avec l’éducation nationale, vous me direz que l’on récolte toujours la monnaie de sa pièce…
En lisant votre billet, j’ai alterné peine et sourire. Peine devant ce gâchis alors que tous les gouvernements ont toujours donné les moyens pour avoir une école de l’excellence et non pas pour avoir cette guéguerre de clochers que nous procurent ces luttes syndicales. Sourire et avec humour, car l’idée n’est pas plus mauvaise qu’une autre, mais avec votre « chèque éducation par enfant », certains trouveraient encore le moyen d’acheter des écrans plats…
J’ai lu avec beaucoup d’intérêts votre esquisse sur les deux leaderships de notre Pays.
Pour ma part, j’ai souvent fait l’amalgame entre l’organisation de notre Pays et celle d’un bâtiment de la Marine Nationale, le Président et le Commandant, le Premier Ministre et le CSD (Commandant en second), les ministres et les officiers, le peuple et l’équipage d’un navire. Beaucoup de ressemblance, à vrai dire un bâtiment de la Marine est un petit état avec sa gouvernance, son autonomie, sa police, son hôpital, même sa banque, la seule chose qui change vraiment c’est que nous n’avions pas de chômeurs, peut-être parfois seulement quelques tire-au-flanc très vite repérés et remis de suite dans l’axe.
Chargé des ressources humaines, j’ai toujours été un interlocuteur privilégié du Commandement et j’ai très souvent abordé le sujet de la gouvernance quand bien sûr la personne était avenante et se prêtait au dialogue, elle cherchait d’ailleurs bien souvent au cours de ces entretiens à connaître auprès d’un « ancien » la température du bord, elle se livrait parfois même à certaines confidences, celle de la solitude par exemple et j’en ai retiré une certaine connaissance de cette situation.
Je me suis aperçu que les meilleurs bâtiments et les plus efficaces surtout en opérations étaient ceux où personne n’empiétait sur la fonction d’autrui. Je pense que chacun a sa fonction bien définie, il peut avoir un aperçu et quoi de plus normal pour une personne qui assure les plus hautes fonctions, mais chacun à sa place, comme on dit dans la Marine et je vous prie de bien vouloir m’excuser de l’expression mais c’est tout à fait cela : « chaque putain dans son bordel ».
J’ai d’ailleurs connu un Commandant qui n’avait jamais rien sur son bureau hormis une bible et un crucifie, il n’empiétait jamais sur les fonctions de son second, n’intervenait jamais ou très rarement mais toujours pour la bonne cause, et pourtant il connaissait tout le monde et tout à bord, certes on le voyait souvent sur tout le bord mais ne disait jamais rien, il était toujours courtois et respectueux et c’était sa façon d’être au plus près de son équipage qu’il a toujours défendu, il fût de loin le meilleur « Pacha » que j’ai pu connaître et son bâtiment fût toujours à la hauteur de ses missions.
Alors, je rejoins assez l’idée que vous vous faites du Président de la République, c’est un peu dommage car il a de bonnes idées, des convictions, des qualités indéniables, mais toutes ses actions laissent souvent un goût d’inachevé ou sont parfois bien trop ciblés, il n’est pas le chef d’un secteur il est le Président de notre Pays dans toute sa diversité.
Vous faîtes le parallèle avec Monsieur Fillon, je n’ai pas l’habitude de critiquer les Premiers Ministres, ils occupent sans aucun doute le rôle le plus ingrat de l’exécutif. Certes, il tient la barre, mais est ce dû à l’hyper activité du Président, je trouve toutefois son action limitée. Il n’a pas à plaire, d’ailleurs on dit souvent qu’un Premier Ministre qui plaît c’est tout simplement parce qu’il n’est pas très efficace… Je pense qu’il gagnerait à « s’extérioriser » davantage, a montré beaucoup plus qu’il existe pour donner davantage d’assise à notre gouvernance et protégerait sans doute beaucoup mieux le Président dans son action, disons qu’il faudrait au pire au moins du 60/40, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Bien amicalement
Jacques
6 avril 2009 à 12:06
Je suis encore une fois d’accord avec dominique M.
A ce sujet, j’ai écouté le premier ministre Raffarin indiqué que face aux tensions sociales, il faut apaiser.
Cette parole est sans doute sage. C’est d’ailleurs celle qu’a choisi le gouvernement.
Moi je ne suis pas d’accord.
Je crois que face à ce bloc issu du marxisme que l’on retrouve dans des bastions idéologiques de la gauche, avec l’Education Nationale prise en otage, il ne peut y avoir qu’une seule réponse trop longtemps repoussé : le conflit pur et dur.
Les profs refusent d’appliquer les directives du ministere : licenciement pour faute grave.
Les lycéen manifestent : exclusion du lycée pour un jour, plusieurs jours, l’année scolaire.
Les étudiants de sciences humaines et cie manifestent : fermeture des facultés pour une durée indéterminée (de toute façon pour ce qu’elles servent !)
Les administratifs refusent d’obéir à la hierrachie : Cf profs.
On fait le ménage. Ca donnera d’ailleur des emplois à des gens qui ne demandent que ça.
Par contre, il faudra écouter la grande majorité des enseignants qui ont souffert de cette prise d’otage, et faire en sorte que les réformes se fassent avec leur approbation.
Si tu veux la paix, prépare la guerre …
6 avril 2009 à 15:59
Bonjour à tous,
Cher Mistral,
Je pense que vous avez passé un excellent week-end, je vous trouve en grande forme pour un lundi. Je n’ai pas dit que je n’étais pas en accord avec Dominique M., j’ai seulement dit qu’il avait été un peu dur dans ses propos, comme je pourrais vous le dire également en lisant ce dernier billet.
Je dois vous avouer que je préfère de loin la grande sagesse de Monsieur le Premier Ministre qui prône l’apaisement par le dialogue. Je n’ai pas peur mais je n’aime pas beaucoup la violence qu’elle soit physique ou verbale, elle ne mène à rien si ce n’est qu’à l’emportement que bien souvent on n’arrive pas à maîtriser, c’est sans limite et ensuite il n’y a place que pour les regrets. Je peux comprendre que l’on puisse être révolté, je le suis également parfois, mais sous l’effet de la colère trop de gens perdent leur sang-froid et pour moi c’est une marque de faiblesse.
Retenez ce vieil adage « observez le contenu des insultes qui vous visent, vous connaîtrez les faiblesses de ceux qui les profèrent ! », il vous servira sans doute et je pense que lorsque vous aurez une bonne vingtaine d’années supplémentaire vous l’admettrez davantage.
Bien amicalement
Jacques
6 avril 2009 à 17:45
Bonjour à tous,
Après un excellent week-end, à écouter les analyses d’économistes sur le G20 et l’Otan (temps pluvieux et froid oblige, l’hiver arrive dans mon petit coin du monde), j’avoue que je me suis « régalée » à lire les derniers commentaires de Dominique et Mistral.
J’abonde totalement dans leur sens. Ils ne sont pas « un peu durs », ils sont simplement réalistes. Petit bémol, sur « si tu veux la paix, prépare la guerre). Je dirais plutôt « en temps de paix, fermeté et honnêtete, afin d’éviter la guerre.
Jacques, vous êtes toujours très, comment dire, d’une douceur exquise, et d’une éducation admirable dans vos propos. Mais, les personnes qui s’expriment ici, ne sont pas menées par un sentiment de violence verbale…. je dirais plutôt qu’elles parlent sincèrement, excèdées par la langue de plomb, par la mièvrerie et le manque de courage de nos gouvernants.
Elles ne sont pas dans la rue, comme Besancenot à exciter une certaine masse de personnes, dont les neurones ont du mal à fonctionner, non, elles choisissent par choix le blog de monsieur Raffarin, car celui-ci est un lieu d’échange libre et modéré. Et je trouve qu’avec des interlocuteurs comme vous, l’endroit est reposant.
Pour revenir à François Fillon, moi aussi, je l’admire. Je pense qu’il ne peut faire ce qu’il veut (voir le G7)…..
Il a les mains liées, gracias à Dios, la langue plus rarement quand il peut s’exprimer.
Mais au moins, lui, il a eu le courage de dire ce que tout le monde savait : les caisses sont vides.
Si il avait plus de liberté de parole, je pense que les français prendraient enfin conscience de l’état lamentable de notre pays et de ses institutions.
Finalement, nous sommes tous à peu près d’accords, mais en nous exprimant de manière différente.
Pour Dominique : vive le chèque éducation et fermons le bastion des indécrottables de l’EN.
Pour Jacques : sur ce sujet : l’idée serait de remettre directement le chèque éducation au proviseur ou directeur d’école, en fonction de chaque inscription. Comme cela l’argent n’irait pas dans les familles, celles par exemple qui auraient l’intention d’acheter des écrans plats.
Le gouvernement a beaucoup d’urgences à gèrer, mais le domaine de l’éducation est primordial pour l’avenir des générations futures, donc de notre nation.
Amicalement.
Carole
6 avril 2009 à 20:14
A tous
Il y a du second degré dans « Si tu veux la paix, prépare la guerre … ».
J’ai voulu dire que pour obtenir des progrès, il fallait peut être durcir le ton.Celà n’a rien à voir avec la violence, juste de la fermeté.
Il faut en effet remettre de l’ordre dans l’education nationale.
Mais qu’est ce que c’est ce bazar de profs « en résistance », en « désobéisance », tout ca parce que ces idéologues refusent de faire le soutien scolaire ou de passer les examens de CM2 !!!
Résistance, quelle honte d’employer ce terme quand on connait notre histoire !
Il ne faut pas craindre le conflit.
D’ailleurs je me souviens que le fait de ne pas payer les jours de grêve sous le gouvernement Raffarin comme celà était devenu l’habitude avant , avait eu pour conséquences, moins de grêves pour un oui ou pour un non et un peu plus de réflexions …
Et l’histoire de France est composé de nombreux conflits…
Bien sur il y a des risques dans un pays comme le notre que celà dégénère, mais le conflit peut permettre de démasquer ces groupuscules gauchistes qui prennent en otage tout un pays, ou que l’on retrouve dans les médias.
Regarder canal plus avec JPR dimanche et la présentation honteuse qui a été fait de la visite du président à Chatellerault. Le premier ministre a tres bien critiqué le reportage mais le mal est était dèja fait.
Et moi j’en ai un peu ras le bol d’un certain nombre de « journalistes » qui nous expliquent ce qu’il faut penser en déformant la réalité. Ce n’est pas l’expression de la liberté ou de la démocratie. Celà s’appelle de la propagande gauchiste.
Notre croyance dans l’humanité et dans une certaine idée de la tolérance est de ce point de vue une faiblesse face à des gens sectaire et idéologue.
C’est mon point de vue.
6 avril 2009 à 22:33
A tous les internautes,
Je souhaite avoir vos analyses sur la puissance chinoise. Croyez vous que la Chine doit demeurer une puissance sélective, c’est-à-dire uniquement économique? N’y a-t-il pas lieu que la Chine s’ouvre davanatge au monde? Pour ma part, je crois que ce qui fait la puissance (et non le pouvoir) d’un Etat c’est certes son poids économique, mais il y a aussi le poids culturel, politique et diplomatique. L’occident et notamment la France doivent aider la Chine à s’ouvrir davantage au monde. La puissance économique chinoise est conue et reconnue par la communauté internationale, mais qu’en est il pour la puissance politique et diplomatique par exemple? C’est justement à ce niveau où la France, qui est le premier pays à entretenir des relations politiques avec la Chine, doit encourager la République populaire de Chine. Il est temps que la Chine prenne une place non négligeable dans la résolution pacifique des crises afin de préserver ou de maintenir la paix et la sécurité internationales.
Profonds respects.
André ESSONE MBA
7 avril 2009 à 0:31
Bonjour à tous,
Chère Carole,
Un petit sourire pour commencer. Je pense que certains propos peuvent être réalistes, cependant cela n’empêche pas qu’ils puissent être « un peu durs » pour mes pauvres oreilles et pas seulement les miennes, votre petit bémol, à l’encontre de Mistral, le rappelle.
Tout cela pour m’amener à apporter une petite précision : dans mon dernier billet adressé à notre ami Mistral, ce ne sont pas les propos de nos amis qui m’ont amené à parler de violence, c’est l’analyse faite dans l’émission de Dimanche +, rappelée par Mistral en ces termes « A ce sujet, j’ai écouté le premier ministre Raffarin indiquer que face aux tensions sociales, il faut apaiser. Cette parole est sans doute sage. C’est d’ailleurs celle qu’a choisi le gouvernement. Moi je ne suis pas d’accord ». Il faut dire que j’avais encore en tête ma mise au point faite avec Lone Duck dans « Nicolas Sarkozy en soutien à Châtellerault ». Tout cela pour éviter tout malentendu sur le fait que je pouvais penser que ceux qui s’expriment avec des propos que je qualifie de « durs » soient menés par un sentiment de violence verbale. Je dois vous avouer que si ça avait été le cas, j’aurais réagi autrement, avec un coup de semonce très bref sans trop entrer dans les détails contrairement à mon « exquise douceur », j’aime beaucoup cette expression, c’est bien trouvé et je vous en remercie, c’est gentil.
Mais vous savez la douceur, comme la gentillesse, n’est pas un handicap, et n’empêche pas d’agir avec fermeté quand le besoin s’en fait sentir. J’ai toujours agi comme ça, et j’ai toujours été aussi bien apprécié par mes supérieurs que par mes subalternes dans la mesure où j’ai toujours essayé d’être juste et honnête et en trente années de carrière ça en fait des examens. Je pense même que l’on obtient davantage de résultats en procédant de cette manière, la cohésion est plus facile, on mène ses hommes en étant parmi eux et non en les maintenant à distance, enfin disons que c’est la méthode que j’ai toujours adoptée et elle ne m’a jamais porté préjudice.
Pour le « chèque éducation » je préfère votre version avec cette idée de le remettre aux chefs d’établissements, mais vous voyez que mon anecdote des écrans plats était utile.
Pour en revenir à Monsieur Fillon, vous avez raison en disant qu’il ne pouvait pas faire ce qu’il veut, le Président de la République a été élu et lui fût choisi par ce dernier, mais il fût quand même à la base du programme présidentiel, c’est bien lui qui l’a élaboré dans sa majeure partie. Par contre, une chose que je n’admettrai jamais : quand on est le chef de quoi que ce soit, on défend et on soutient son personnel, on ne l’enfonce pas, c’est la marque des bons chefs.
Pour terminer, je reprends volontiers votre réflexion « finalement, nous sommes tous à près d’accord, mais en nous exprimant de manière différente ».
Bien amicalement à vous.
Jacques
7 avril 2009 à 8:58
Et j’en remet une couche
Que faut il penser, et comment réagir quand mme royal va demander pardon à Dakar pour le discour du président ????? Celà après avoir légitimé la violence dans les conflits sociaux.
Si on sait que pour Ségolène Royal et pour les socialistes, l’élection de Nicolas Sarkozy n’est pas démocratique car le produit à leurs yeux d’un complot des medias et de la finance, tout s’explique.
Le président, sa politique ne sont pas légitime à leurs yeux donc elle et ses amis, qui eux savent et sont intelligent contrairement à nous pauvres idiots qui somme bêtes … peuvent faire ce qu’ils veulent et même s’exprimer au nom de la France à l’étranger …
Combien de temps va durer cette mascarade ?
Au delà, c’est la république qui est en danger.
Devons nous aller dans cette escalade de l’affrontement ou au contraire prendre les coups et tenir le cap ?
Quelle doit être le comportement d’homme et de femmes d’Etat face à ces attaques contre la démocratie ???
Comment les républicains de gauche peuvent ils accepter celà ???
Et comment devons nous réagir nous qui pensons que dans une démocratie c’est le suffrage universel qui commande ???
7 avril 2009 à 11:28
Bonjour M. Raffarin,
Volontairement, je m’adresse à l’homme libre, et non pas à celui tenu par une obligation de réserve en raison de ses mandats passés et présents.
Je vous sais très occupé. Néanmoins, permettez-moi de vous demander votre avis personnel sur deux points précis:
1. La représentation syndicale. Depuis des dizaines d’années, la France souffre d’une sous représentation syndicale qui génère des effets pervers:
- insuffisance d’adhérents,
- financements et gestion opaques,
- surenchère visant à légitimer l’émiettement,
- fragilité de leur légitimité, etc.
Le critère de représentativité pour comportement « héroïque » pendant la guerre semble heureusement en voie de disparition.
Ma question: Est-ce qu’il a déjà été envisagé sérieusement de rendre l’adhésion à un syndicat de son choix obligatoire pour toute personne de plus de 18 ans, en donnant la possibilité de déduction fiscale de la cotisation? Voire que l’État adresse à chaque adulte un chèque » cotisation syndicale » que celui-ci enverrait avec sa cotisation? Ceci permettrait de légitimer la représentativité, les résultats des élections professionnelles et la ratification des accords. Tout en interdisant tout autre financement que la cotisation et en instituant l’obligation de comptes certifiés.
2. Le financement des études des enfants:
Sur le même principe, a t’il déjà été étudié sérieusement l’idée de chèque Éducation que l’État adresserait aux parents d’enfants scolarisés en maternelle, primaire et secondaire, chèque qu’ils remettraient au chef d établissement où ils inscriventen toute liberté leur enfant pour l’année à venir?
Merci vivement de votre réponse.
Enfin, une réflexion. Vous appelez régulièrement au rassemblement et à la discipline. Certes, il faut savoir choisir son camp. Mais alors, à quel moment selon vous peut-on débattre et faire valoir son point de vue?
En vous remerciant de l’attention que vous porterez à mes propos et du temps que vous consacrerez à y répondre.
Dominique M
7 avril 2009 à 12:06
Monsieur André Essone Mba,
Je me suis aperçu depuis quelques temps que vous aviez rejoint le carnet de Monsieur le Premier Ministre et nous ne pouvons que nous en réjouir. De plus, vous nous invitez si gentiment à prendre part à votre réflexion, aussi je vais essayer de vous apporter modestement ma contribution.
Je ne pense pas que l’intérêt de la Chine, ni pour le nôtre d’ailleurs globalement, doive se cantonner à un rôle uniquement économique et vous avez raison d’évoquer les plans culturel, politique et diplomatique, je pense que ce vaste pays avec son milliard trois cents millions d’habitants en a les moyens. Il lui reste à maîtriser son futur car sa population est jeune, son économie est émergente, sa puissance militaire s’affirme en Asie et elle gère plutôt efficacement la mondialisation.
Sa réussite économique est incontestable ce qui l’amène au statut de superpuissance mondiale. Cependant, nous devons être attentif à la fracture qui existe entre la tradition souvent rurale et la modernité des zones urbaines, les problèmes écologiques et sociaux réclameront de véritables solutions ce qui devrait l’amener à faire de gros progrès dans sa politique intérieure sans doute poussée à le faire par sa société civile. Elle s’y emploie, elle évolue favorablement depuis quelques décennies comme s‘attache à le rappeler régulièrement Monsieur Raffarin mais le chemin est encore long.
Jusqu’en 1978, le parti communiste gérait le quotidien de chacun. Aujourd’hui, une entente tacite entre les autorités et la population a permis un relâchement du contrôle à la condition que cet espace de liberté sociale ne serve pas à mener des actions politiques allant à l’encontre du parti unique qui gouverne. Le boom des affaires et des nouvelles offres d’emploi sur le marché du travail ont accompagné les réformes économiques des deux dernières décennies : des centaines de millions de paysans migrent vers les grands centres urbains pour travailler en usine, seulement encore 6 chinois sur 10 vivent encore en milieu rural et leur style de vie et leur accès à la santé n’ont rien de comparable avec les citadins.
La Chine ouvre ses portes. Les restrictions sur le tourisme en Chine se lèvent peu à peu depuis les années 80, il me semble qu’elle est devenue en 2005 la quatrième destination mondiale juste devant l’Italie et l’on estime qu’elle sera la première avant 2020.
De grands événements comme les Jeux Olympiques de Pékin et l’exposition universelle de 2010 de Shangaï l’aideront à y parvenir.
Elle s’ouvre également par le biais de l’Internet, un peu plus difficile compte tenu de la mise en place par le Gouvernement d’une « police de l’Internet » mais les chinois se tournent de plus en plus vers cet outil et Monsieur Raffarin les aide également.
Sa culture ancienne de plus de 5 millions d’années renferme quantité de richesses, les écrits de nombreux philosophes sont dorénavant mondialement connus. Son cinéma, alors que la production cinématographique d’avant les années 1980 reste confidentielle, se développe notamment avec le « wuxia », ce genre a d’ailleurs pris également une grande place de la littérature dont sont friands de nombreux occidentaux. L’art, les meubles chinois, les peintures, les calligraphies, sont connus et très recherchés par les amateurs. La cuisine chinois par le vecteur de la diaspora n’a plus beaucoup de secrets pour les fins gourmets du monde entier.
Sur les plans politique et diplomatique, la Chine a également un rôle très important à tenir et sait peser de tout son poids quand elle le juge utile. Elle est d’ailleurs l’un des 5 pays membres permanents composant le Conseil de Sécurité des Nations Unies ayant un droit de veto avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Russie. Elle se rangea d’ailleurs derrière la France pour le conflit en Irak, et eût un rôle prépondérant dans l’attribution à notre Pays du projet ITER. Elle a une stratégie d’alliances, elle a renforcé sa position internationale en établissant des alliances régionales. Elle est l’interlocuteur privilégié des Nations Unies auprès des pays communistes en particulier avec la Corée du Nord. Elle rencontre également très régulièrement ses partenaires de l’Union Européenne, d’Afrique et d’Amérique latine. Elle prend part, me semble-t-il, aux opérations de protection et de sécurité des navires dans les zones à risques notamment dans le Golfe d’Aden sur l’axe « Somalie/Yémen.
La Chine a également encore à fournir de gros efforts sur le plan de l’environnement, mais son Gouvernement s’y est engagé. Elle doit évoluer dans ce sens en quittant l’énergie produite grâce à la combustion du charbon qui pollue l’atmosphère et se tourner vers l’énergie renouvelable ou le nucléaire. Le changement climatique et l’industrialisation ont accéléré la progression vers l’est des déserts de Gobi et du Takla-Makan, un vaste projet de reboisement « la grande muraille verte » censé retenir le sable et la désertification du nord du pays a été lancé.
Cher Monsieur, voilà quelques unes de mes connaissances sur ce grand Pays qu’est la Chine que je découvre un peu plus surtout depuis que je me suis intéressé à l’une des passions de Monsieur le Premier Ministre. La Chine peut nous apporter beaucoup mais nous avons également à lui apporter, c’est bien pour cela qu’il faille éviter qu’elle se renferme sur elle-même dans un hyper nationalisme et Monsieur Raffarin l’a très bien compris.
Elle a encore de grands progrès à effectuer dans sa politique intérieure et notre devoir est de l’y aider sans toutefois faire de l’ingérence le tout dans un respect réciproque.
Bien amicalement
Jacques
7 avril 2009 à 12:48
Mistral, je me pose les mêmes questions que vous !
Combien de temps encore va-t-on laisser cette femme s’autoproclamer présidente de la République française au mépris du résultat des urnes ?
Elle usurpe en toute impunité une fonction.
En vertu de quoi et à quel titre s’exprime-t-elle au nom du peuple français ?
En ce qui me concerne je lui interdis de parler en mon nom, elle n’a aucun mandat pour cela et je vais le lui faire savoir.
Regroupons-nous, tous ceux qui pensons la même chose que moi, et faisons lui savoir que nous en avons assez qu’elle ridiculise notre pays et son peuple avec.
Une consolation cependant ; le président Wade ne l’a pas reçue contrairement à ce qu’elle voulait faire croire.
Il est clair que dans sa tête elle se croit investie de la plus haute mission ; il faut que par milliers nous lui fassions comprendre qu’elle n’est que Présidente du Poitou-Charente.
Tous les affronts qu’elle se permet de faire en toute impunité sont insupportables.
J’ai relu le discours de N. Sarkozy ; pour moi, c’est un très beau discours, qui est tout sauf humiliant ; simplement, il n’a pas été compris, les médias aidant à la curée. On sort une courte phrase d’un contexte, et on se jette dessus… comme d’habitude.
En ce qui concerne Mme Royal , ses incitations à la haine, à la violence, son manquement le plus élémentaire de correction vis à vis du peuple français mérite qu’en masse nous , les citoyens nous adressions à elle directement .
Enfin, les picto-charentais vont être ravis de voir où passent leurs impôts locaux en cette période de crise….. il y a des livraisons de camion frigorifique qui aura
7 avril 2009 à 12:50
fausse manoeuvre… je termine :
« qui auraient peut-être pû attendre un peu ! »
7 avril 2009 à 19:30
Monsieur Jacques d’Hornes,
Merci pour cette intervention non seulement riche mais en plus très détaillée. J’ai eu beaucoup de plaisir à vous lire et j’espère qu’il en sera toujours ainsi.
Je suis entièrement d’accord avec vous lorsque vous écrivez que l’on doit accompagner la Chine à s’ouvrir au monde. C’est la seule option dont dispose l’occident pour que cette première puissance démographique parvienne à jouer un rôle de puissance globale, c’est à dire économique, politique ou diplomatique, culturelle et militaire. Pour reprendre les propos du Premier Ministre Jean Pierre Raffarin: » cela prendra du temps ». Toutefois, j’ai une préoccupation à laquelle, je souhaiterai avoir quelques éclaircissements: J’ai constaté que les amis de la Chine ont du mal à conseiller aux autorités chinoises à faire des progrès dans les domaines des droits de l’homme, de l’état de droit… Ils craignent de facher la grande usine du monde. Ce n’est certainement pas de cette façon que l’occident aidera la Chine. Loin s’en faut!
Depuis l’élection du président Nicolas Sarkozy, on assiste à une redéfinition des relations internationales et de la diplomatie. En rompant avec les traditions du passé, le président Sarkozy montre que l’on peut etre allié ou partenaire tout en gardant sa liberté et son indépendance. Autrement dit, on peut avoir de bons rapports économiques et commerciaux avec la Chine mais cela ne devrait pas nous empêcher de dire à la Chine d’être plus à l’écoute de ses populations qui ne profitent pas de son développement économique. Je crois que lorsque le président Sarkozy avait dit qu’il sera un allié ou un ami debout, il ne s’adressait pas seulement aux Etats-Unis, mais à l’ensemble de la communauté internationale y compris la Chine.
Tout en étant des alliés stratégiques de la Chine, les pays comme la France doivent tenir un langage certes diplomatique, mais aussi de vérité face à la Chine. Il ne s’agit pas de faire comme certaines ONG pendant les derniers jeux olympiques de Pékin. Ce qu’il y a lieu de faire c’est d’accompagner progressivement la Chine à s’ouvrir au monde tout en tenant un langage de vérité, mais en même temps la Chine devrait montrer sa volonté de s’ouvrir au monde. Trop de discours politiques insistent sur le fait que c’est à l’occident d’aller vers la Chine, or la Chine aussi doit aller vers l’occident. La démarche doit être réciproque et non unilatérale.
Profonds respects.
André ESSONE MBA
7 avril 2009 à 22:41
Cher Monsieur André Essone Mba,
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt ce nouveau billet qui me fait part de l’une de vos préoccupations. J’en profite avant d’aborder ce sujet pour faire une petite rectification dans mon précédent billet, vous aurez bien sûr compris que quand je parlais de la civilisation ancienne de la Chine, elle datait de 5.000 ans en non de 5 millions comme je l’avais mentionné, ce qui est déjà pas mal. J’étais resté sur les millions de sa population, l’erreur est humaine…(sourire).
Vous dites que les Amis de la Chine ont du mal à conseiller aux Autorités chinoises à faire de progrès dans le domaine des droits de l’homme. Les relations avec ce grand pays à la civilisation ancienne datant de 5000 ans sont récentes, ce n’est qu’en 1964 que le Général de Gaulle a reconnu la République Démocratique de Chine, 45 ans comparés à 5 millénaires de civilisation c’est peu et je pense qu’avant tout il faut que s’instaurent entre les différents pays des liens d’amitié beaucoup plus étroits pour aborder ce sujet délicat.
Je ne suis pas dans la diplomatie, mais je la comprends très bien pour l‘avoir côtoyé, elle est si complexe : arrogance, susceptibilité et les problèmes linguistiques en sont les plus grands dangers. Je pense que ces sujets sont abordés mais avec sans aucun doute une certaine retenue, comment pourrions-nous faire autrement, nous sommes certes le Pays des Droits de l’Homme, mais nous ne sommes pas pour autant « blancs comme neige » dans notre histoire, ils pourraient très bien nous répondre « c’est vous qui voulez nous donner des leçons, mais souvenez-vous de…. ». En parler, ils en parlent, les dirigeants chinois reconnaissent d’ailleurs qu’ils ont des efforts à fournir dans ce domaine, mais une fois de plus comme dans bien d’autres domaines il faudra du temps, n’oublions pas que c’est un pays émergent qui a toujours vécu au gré de sa civilisation.
Dans mon précédent billet, je disais « les problèmes écologiques et sociaux réclameront de véritables solutions ce qui devrait amener la Chine à faire de gros progrès dans sa politique intérieure sans doute poussée à le faire par sa société civile », je pense qu’il en sera de même pour les droits de l’homme et c’est sans doute la société civile chinoise qui fera évoluer les choses car elle commence à voyager, à se rendre partout dans le monde, elle doit s’apercevoir des différences de liberté et je pense qu’il arrivera un moment où elle demandera des comptes à ses dirigeants encore fortement imprégnés du Communisme « pur et dur » , les mœurs de la société chinoise évoluent également. Souhaitons que le dialogue s’installera en dehors de toute violence pour trouver une solution favorable.
Un dialogue constructif aurait pu s’installer entre les dirigeants chinois et le Dalaï Lama, mais le grave problème dans ce contexte c’est qu’ils ne le considèrent pas comme un religieux mais comme un dirigeant séparatiste, souhaitons pour le peuple tibétain que son successeur se rapproche davantage de Pékin.
L’avenir nous le dira, je pense que pour l’instant nous ne pouvons qu’accompagner et aider la Chine à s’ouvrir au Monde, certes pour nous mais surtout pour le Peuple Chinois et pour le bien de tous et faisons le dans un respect mutuel en essayant de ne froisser personne et surtout pas en faisant de l’ingérence.
Tel était mon point de vue sur ce sujet délicat.
Bien amicalement à vous.
Jacques
NB : Je ne sais pas si vous avez vu la vidéo de Monsieur Raffarin dans l’émission « Jeu de Dames » publiée sur Public Sénat, il aborde ce sujet dans cette émission. Vous pouvez la retrouver sur ce carnet à la date du 18 février 2009
8 avril 2009 à 13:15
@mary
Pourquoi ne pas diffuser l’adresse mail de mme royal au conseil régionale et que tous les français qui sont choqués puisse lui écrire pour lui faire part de notre désaprobation ????
Ceci éatnt, je doute du résultat vu que cette femme, que j’estime dangereuse pour la république, croit détenir seule la vérité malgré tous ceux qui lui disent le contraire.
Je crois que les français sont dans leur immense majorité tolérant et respecteux. Je crois qu’avec ce comportement mme royal va avoir une gigantesque déception en 2012.
En attendant ses attaques contre la république dans une pèriode difficile sont irresponsable.
9 avril 2009 à 9:58
A l’attention de Mary et de Mistral,
Je viens de lire avec attention vos interventions au sujet de la déclaration de madame Royal,
Il faut dire que madame Royal a un excellent parcours politique: ancienne députée, ancienne ministre, candidate malheureuse aux dérnieres élections présidentielles et actuellement présidente de région. Cependant cela ne lui donne pas le droit de s’exprimer au nom de l’Etat français. Elle peut remettre en cause le discours du président Sarkozy à Dakar, tout comme bien d’autres de ses discours. Etant dans l’opposition et dans la course pour l’Elysée en 2012 c’est son rôle le plus absolu, mais de grace qu’elle ne le fasse pas au nom de la France. A ce que je sache, madame Royal n’a aucune légitimité pour parler au nom de la France au-delà des frontières nationales.Parfois, il faut savoir être solidaire de son Etat en matière de diplomatie et de relations internationles.
Contrairement à ce que j’ai pu lire dans la presse, les critiques de madame Royal n’afflaibissent pas la diplomatie française. Il ne faut pas exagérer tout de même. Pour ma part, je crois que madame Royal ne fait que se positionner comme opposante numéro 1 du président Sarkozy. Elle est en opposition avec les autres grandes figures du PS. Dès l’annonce de sa défaite aux présidentielles passées, madame Royal se projectait déjà en 2012. L’inquiétude devrait venir des socialistes voulant se présenter aux prochaines présidentielles.
Cela étant, le seul à pouvoir s’exprimer au nom de la France est le président de la République, monsieur Nicolas Sarkozy. S’il juge que son discours à Dakar était une insulte à l’Afrique et aux africains alors c’est à lui de présenter des excuse et non à madame Royal. Cependant, je ne crois pas que le président Sarkozy soit du genre à insulter les amis de la France. Il y a eu une histoire commune entre la France et l’Afrique francophone. Toutes deux ont un avenir commun. La France a toujours oeuvré pour la paix en Afrique au niveau bilatéral et multilatéral. Il n’y qu’à voir la forte présence militaire française en Afrique en RDC , en Cote d’Ivoire…De même, la France fait beaucoup pour l’aide au développement en Afrique. On ne peut pas le nier même si on a de la haine voire de l’aversion envers le président Sarkozy.
NB: je vais relire le discours du président Sarkozy à Dakar afin de m’en rendre compte par mes propres moyens ce qui provoque tant d’acharnement.
Profonds respects.
André ESSONE MBA
9 avril 2009 à 20:10
@andré ESSONE MBA,
Merci pour votre analyse que je partage.
Ce qui m’a profondément choqué en tant que citoyen français c’est l’arrogance absolue de mme royal.
« quelqu’un » en désignant le président.
Et apres en « off » devant 800 personnes, elle a indiqué que notre président élu ne représentait pas la France …
Et le PS l’a soutient.
Aucune femme ou aucun homme de gauche ne se lève pour dire que la polémique que soulève mme royal affaiblit notre pays et surtout provoque des tensions dans la société française.
Cette femme est totalement inconsciente et irresponsable. Elle a perdu toute considération à mes yeux contrairement aux autres élus.
Par exemple, je suis en total désaccord avec Mme Buffet et ses idées.
Mais je la respecte en tant qu’élue républicaine et je salue son engagement citoyen.
Je n’ai plus aucun respect pour mme royal et je crois ne pas être le seul.
Il est temps que les urnes parlent !
Concernant le fond du discours du président, c’est un autre sujet, un autre débat.
Qui ne doit pas se faire dans le cadre de petite politique politicienne, mais en respectant nos amis africains.
11 avril 2009 à 15:16
Messieurs les élus
Au moment où l’on va beaucoup parler de l’action de M. René Monory dans la Vienne, je me permets de vous adresser quelques éléments d’information chiffrée résultant des études que j’ai effectuées le plus souvent à la demande du Conseil Général.
On va bien sûr parler en priorité du Futuroscope et vous trouverez en pièce jointe les chiffres principaux de l’estimation des impacts économiques du Futuroscope dans la Vienne résultant de l’étude conduite en 2007, dont je rappelle quelques éléments:
investissements totaux sur le site du Futuroscope de 1987 à 2006: 621 millions d’€
Chiffre d’affaires généré par le Futuroscope( entreprises de la Vienne) de 1987 à 2006: 5,4 milliards d’€
Revenus supplémentaires apportés aux habitants de la Vienne de 1987 à 2006: 3,2 milliards d’€
On parlera peut-être moins de la centrale de CIvaux et pourtant celle-ci n’existe que par la volonté persévérante de René Monory. Vous trouverez en pièce jointe une note sur l’historique et l’impact économique de la centrale de Civaux.
Je vous rappelle que la première décision concernant Civaux a été prise en 1980 quand M. Monory était ministre de l’économie, contre l’avis d’EDF.
De 1981 à 1983 le gouvernement socialiste décide de réduire le programme nucléaire et Civaux est retiré de la programmation. Fin 1983, René Monory obtient du Président Mitterand le maintien de la centrale de Civaux en acceptant comme compromis que la centrale ne comporte que deux tranches au lieu des quatre prévues.
Le permis de construire ne sera obtenu qu’en octobre 1987, mais, après l’obtention du permis de construire, EDF refusera de commander la chaudière de la centrale. Il faudra de nouvelles interventions de M. Monory pour que la chaudière soit enfin commandée en 1991. Le chantier sera exceptionnellement long, la première tranche n’étant raccordée qu’en 1996 et la deuxième tranches en 1998.
EDF récapitule comme suit en 1994 l’impact économique en francs de la construction de la centrale :
programme d’accueil :…………………………………………… 310 MF 94
salaires :……………………………………………………………… 440 MF 94
régionalisation en 86 des marchés de construction :…… 1 519 MF 94
Soit au total 2 269 MF 94 (soit 436 M€ 2008 et 13 % du coût de la centrale)
Il faut y ajouter le programme d’après chantier estimé en 2000 à 15,5 MFrancs pour 560 emplois créés et 317 emplois maintenus et surtout l’apport du fonctionnement de la centrale qui emploie depuis l’origine plusieurs centaines de personnes et sous-traite une partie de la maintenance à des entreprises locales
Ces éléments chiffrés sur les deux investissements majeurs réalisés depuis 30 ans dans la Vienne montrent l’apport très concret de René Monory, mais il est probable que son apport essentiel pour l’avenir est d’avoir su inspirer un esprit de dynamisme qui a tranché avec l’atonie de ses prédécesseurs et qui doit toujours guider ses successeurs.
Avec mes meilleurs sentiments
Louis Caudron
17 route de la lande
86 170 Avanton
Tel 05 49 51 63 79 ou 06 07 32 79 46
Fax 05 49 51 65 41
13 avril 2009 à 14:08
A tous les internautes,
Tout d’abord, je me permets de vous souhaiter une bonne fete de Paques ainsi qu’à vos familles respectives.
Vous remarquerez certainement que je ne réagis pas aux politiques purement nationales, c’est-à-dire aux débats franco-français. Cela est dû au fait que je suis de nationalité gabonaise et donc étrangère.Mais cela ne m’empeche pas d’analyser et de débattre avec vous sur les relations internationales à la fois bilatérales, régionles et multilatérales ou encore sur des questions stratégiques.
Je suis un peu surpris de l’absence de véritables réactions pour ou contre un aspect de la diplomatie de l’administration du président Barack Hussein Obama. Lors de son voyage à Ankara après le sommet de l’Otan, il a dit qu’il soutenait l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. A cet effet, le président Sarkozy a très bien réagi. Il a montré qu’il était cohérent avec son discours d’avant et pendant la campagne présidentielle de 2007 et surtout qu’il restait un allié ou un partenaire libre et indépendant. Ceux qui croyaient que l’Elysée allait suivre mécaniquement Washington doivent revoir leur position. Pour en venir à ma préoccupation, le président Obama a fait du désarmement nucléaire l’un des objectifs de sa diplomatie, mais est ce qu’il a seulement pensé à ses autres alliés? Les Etats-Unis d’Amérique peuvent demeurer la première puissance militaire et politique du monde sans l’arme nucléaire.Cependant qu’en est il pour les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu? Je veux ici parler non pas de la Russie, mais du Royaume-Uni, de la Chine et surtout de la France. Et de manière plus générale des autres Etats qui ont acquis la techonologie nucléaire sans l’accord des traités internationaux donc de manière illégale à savoir l’Inde, le Pakistan, l’Israël et la Corée du nord?
Etes vous certain qu’un monde sans nucléaire est un espace de sécurité et de paix?
Je ne suis pas contre le désarmement nucléaire pronait par le président Obama. Loin s’en faut. Je trouve seulement qu’il aurait dû également parler du désarmement complet des armes de destruction massive comme les armes bactériologiques, biologiques ou chimiques et même des armes nanotechnologiques.
Y a t il quelqu’un qui pourrait me fournir plus d’imformations sur la position française quant au projet du désarmement nucléaire. La france ne detient pas d’armes de destruction massive et je crois même qu’elle y ait opposée avec fermeté.Mais ne croyez vous pas que la France aurait bien des problemes à maintenir sa force de dissuasion qui repose sur le nucléaire en acceptant le projet de la nouvelle diplomatie américaine? La diplomatie française a-t-elle une solution alternative?
Profonds respects.
André ESSONE MBA
14 avril 2009 à 7:48
Bonjour à tous,
Cher Monsieur André Essone Mba,
Tout d’abord, je vous remercie pour vos souhaits de bonnes fêtes de Pâques, et j’espère que pour vous elles furent agréables, malheureusement peut-être loin des vôtres.
Vos billets sont intéressants et vos analyses sont pertinentes mais je crois que vous entrez dans la confidentialité et je crains fort que de simples internautes, même s’ils ont des points de vue sur ces sujets, étant éloignés des « secrets des dieux » puissent vous répondre sur les positions de notre Pays dans ces domaines.
Sans vouloir dévoiler quelques secrets, sur la question de la Turquie, d’une part le sujet n’est pas à l’ordre du jour quant l’adhésion de la Turquie dans l’Union Européenne, et ensuite nous n’allons pas nous plaindre de ne pas avoir trop de réactions même de l’opposition, pour une fois que notre pays parle d’une seule voix….
Quant au nucléaire, vous n’êtes pas sans savoir que notre défense repose à partie sur le nucléaire, que ce soit dans le domaine de la propulsion (porte-avions et sous-marins par exemple) mais également dans la défense de son territoire (force de dissuasion nucléaire). L’emploi étant quand même considéré différemment quand on parle de la propulsion ou des armes.
En ce qui concerne les armes de destruction massive, le sujet est bien trop complexe pour nos « petites têtes », des résolutions sont prises par diverses alliances, personnellement je ne puis que condamner leur emploi, la vie d’un homme à mes yeux n’a pas de prix surtout quand il s’agit d’innocents.
Bien amicalement
Jacques