Voici le texte du discours prononcé ce jour par jpr à Pékin en introduction du 15ème colloque économique franco-chinois.
L’histoire est généreuse avec «le Comité France-Chine», en plaçant cette 15ème édition à la rencontre de deux anniversaires historiques :
Ø Le 30ème anniversaire de la politique de réforme et d’ouverture de Deng Xiaoping qui a généré 30 ans durant, l’un des plus fort taux de croissance du monde, et qui a sorti plus de 250 millions de personnes de la pauvreté.
Ø Le 45ème anniversaire de la reconnaissance de la République populaire de Chine par la France et son président Charles de Gaulle qui déclarait : « En vérité, il est clair que la France doit pouvoir entendre directement la Chine et aussi s’en faire écouter. Et puis pourquoi ne pas évoquer, qui sait, ce qui pourra y avoir de fécond dans les rapports entre les deux peuples, à la faveur des relations entre les deux Etats”.
Je salue les nombreuses autorités et les six cents entrepreneurs présents à ce colloque. Nous sommes réunis autour de cet objectif du Général de Gaulle : « la fécondité de la relation sino-française ».
Notre rencontre au lendemain du sommet de Londres et, à une période de relance de l’amitié franco-chinoise, nous ouvre de nouvelles perspectives de coopération.
I – L’ESPOIR NE A LONDRES
- Un pacte mondial a été signé à Londres. Relance, régulation, transparence, gouvernance, évaluation…
Le G20 est sorti du « chacun pour soi » pour tracer « une commune perspective d’avenir ». Les Américains ont été clairement placés devant leurs responsabilités financières.
- Les visions communes franco-chinoises ont pu se faire entendre. De fait la conférence de Londres a acté, avec le tacite accord de Barack Obama, la fin du « monde unipolaire ». Nous pouvons sortir de l’unilatéralisme pour aller, ce qui est depuis longtemps le combat commun de la Chine et de la France, vers un monde multipolaire. Les risques majeurs du protectionnisme ont été écartés et les réformes des organisations multilatérales programmées.
- La Chine a trouvé sa place autour de la table du monde. Les journaux français ont tous titré sur la Chine, après Londres : « La Chine a affirmé son rang d’acteur majeur du nouvel ordre mondial » (Le Monde) ; « l’affirmation spectaculaire de la puissance chinoise sur la scène mondiale » (Le Figaro).
Le niveau de croissance, la politique de relance, la situation financière, mais aussi l’organisation des Jeux Olympiques…ont été les facteurs du retour de la Chine aux premiers rangs des nations du monde.
Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, ne s’y est pas trompé : « la coopération de la Chine avec l’ensemble des partenaires est indispensable si on veut une économie mondiale organisée ».
Pour les fidèles de la politique étrangère du Général de Gaulle, plus nombreux aujourd’hui qu’à l’époque, cela fait 45 ans que nous pensons cela.
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