Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

15 commentaires

  1. Eric REIBEL dit :

    Bonjour Jean-Pierre,

    D’abord , merci pour tes interventions , toujours réfléchies et pertinentes.
    Collégialité, c’est effectivement la formule qui devrait s’imposer pour gérer un hôpital.
    Mais hôpital = administration publique + médecins + infirmières + patients,
    Les 4 catégories citées sont indissociables.
    Un Comité de Direction, à convenir, représentant ces 4 catégories , présidé par le Directeur
    de l’hôpital , ne serait-il pas la structure souhaitable pour en assurer la gestion dans le cadre
    d’un budget convenu d’avance (on ne peut dépenser que ce qu’on a) ? Décisions importantes prises à bulletins secrets évidemment !

    Amitiés.
    Eric
    ESCP 65.

  2. boulogne dit :

    Hors sujet mais IMPOORTANT

    il est encore possible de rattarper la campagne contarierement au titre du figaro. nous ne pouvons pas nous permettre cela.
    des spots incisif , percutants et concrets sur les projets et non sur les peronnes entre autres…..
    Isabelle BOULOGNE

  3. Carole dit :

    Bonjour Monsieur Raffarin,

    Gouvernance collégiale……………….oh là là , je crains que cette réforme n’accouche d’une souris.
    Mais il faut avouer que les enjeux sont importants.
    C’est évident que les « politiques » vont défendre la « tête » de l’hôpital. Combien d’infirmières, de docteurs, de professeurs, d’administratifs hospitaliers, syndicalistes…….. sans compter les professions parallèles sont ont dépendantes de l’hôpital ? Tout ce petit monde, cela va de soi, est un électorat potentiel, alors pas de vagues dans les bourgades………………………………..
    Mais ce n’est pas grave, à travers ce système indigeste et inconscient, Dame Sécu ne va pas faire de régime, elle s’adaptera simplement en se parant d’une combinaison de survie provisoire.

    Où je vous rejoins totalement, lorsque vous dites « on nous envie notre système médical à l’étranger ».
    Of course. Mais pas forcément dans le sens que vous croyez.

    Combien de personnes bénéficient-elles de notre système sans aucune mise à contribution sociale ?
    Ben voyons, au nom de la solidarité (quelle escroquerie finalement) ! Vous savez cette solidarité médicale d’aujourd’hui qui se solde par le laxisme devant l’urgence, la perte de responsabilité, d’un manque de gestion, on ne compte pas en France, on a la main sur le coeur, et le bon français qui travaille ou celui qui a travaillé toute sa vie pourront bien compenser le manque à gagner par de nouvelles taxes (il paraît qu’une nouvelle se concocte pour le 1er janvier 2010, la new carte-grise réaméliorée).

    Je suis encore une fois très déçue de lire que notre Président se charge lui-même de ce problème, ils sont si incompétents nos ministres ?

    Je lisais dans le Figaro des termes que ne veulent pas nos hospitaliers comme « hôpital-entreprise ».
    Wouahhhhhhh, encore une fois l’entreprise citée négativement. Pourtant, il faudrait garder raison, et se dire que toute entreprise végétative et non prospère dépose le bilan. Alors pourquoi laisser vivoter des hôpitaux au bord de l’asphixie sans remise en question ?

    Finalement, les réformes sont et seront toujours sous forme homéopatiques.
    C’est drôle de constater comment les décisions prises pour la sécurité routière sont rapides , alors que pour des réformes essentielles, on tcharlate afin de préserver ses acquis, sans ce préoccuper vraiment de ceux qui sont sensés être des patients.

    Cordialement.

  4. Carole dit :

    Bonjour monsieur Raffarin,
    Bonjour à tous,

    Je vous laisse le soin de prendre connaissance du document ci-dessous :

    http://www.ucdf.net/recup/DOSSIER_DOCCHIR/DOC_05_03_30_COELIO.htm

    Clients ? Numéros ? Quotas ? Arrangements ? Arbitrage sur le + ou le – ? Compétence ? Incompétence ? Evolution ? Technique ? ………………………………

    Je pense que ce genre de note ne peut interpeller.
    Qu’en pensez-vos Monsieur Raffarin ?
    Ah, j’oubliais, pour nos hommes politiques, c’est le Val de Grâce (excellence et discrétion oblige).
    C’est un peu comme les écoles ………………………………..

    Très cordialement.

  5. regard dit :

    :
    Vers un zinzin à la française

    La réorganisation de notre système hospitalier aurait pu être l’occasion de pourvoir ce secteur des moyens d’une politique moderne de santé assortie à une gestion optimisée.
    Seuls les médecins sont capables d’assumer la responsabilité des traitements des malades ; ils sont comptables de leur guérison et de leur survie. En aucun cas, un autre spécialiste fut il issu d’une grande école ou université ne peut assumer cette responsabilité.
    Un exemple d’organisation comparable peut être trouvée au Ministère des Armées. Seuls les militaires ont la capacité de définir les moyens de notre défense et de la mettre en œuvre. Ce sont bien les utilisateurs, mais ils sont placés sous les ordre du Ministre.
    Afin de contrôle , depuis 1334 et surtout 1870 a été mis en place un corps de contrôle, le Contrôle général des Armées . Et ce Ministère fonctionne parfaitement.
    La loi dite Bachelot aurait pu s’inspirer de ce modèle au lieu de monter un système administratif qui est voué à l’échec s’il est voté.
    Les médecins auraient pu s’occuper de ce sujet au lieu de s’isoler dans leur tour d’ivoire.
    La gestion n’est pas un domaine si compliqué qu’il faille que seuls des comptables issus d’une école ad hoc soient capables de diriger de façon régalienne un hôpital. Leur intervention sous les ordres d’un médecin serait bienvenue ; mais leur prise de pouvoir d’un domaine qu’ils ne pourront maîtriser (il faut 8/13 ans pour être médecin) aboutirait à la gestion d’une tour de Babel.
    Bon courage

  6. Jacqueline de Paris dit :

    Bonsoir monsieur premier ministre,
    Votre phrase à la fin, pour les reformes avec la sagesse, c’est indispensable et je suis entièrement d’accord, si la lois détaille (encadre leur domaines) pour chaque partie de cette collegialité.
    Malheureusement, parfois la sagesse, doit avoir ses limites, car si c’est tres souvent on rencontre à l’hôpital les malhonnêtes, que au bout de leur longue disent, allez-y, demandez-vous les au gouvernement. Ainsi que telles personnes ils prennent la sagesse pour la faiblesse. Il ne vous reste que cette reforme assez tres important, doit trouver surtout la collégialité de majorité, comme d’habitude au tour des énergies de Sarkozy.
    avec mes meilleurs souhaites.

  7. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    Je trouve Roselyne Bachelot sereine,elle nous rassure,elle est zen,rien que le fait de l’écouter parler et la regarder,elle guérit,alors l’hopital,le plus tard possible,merçi…!

    Excellente journée,@+,Reynaldo.

  8. Claude dit :

    Bonjour monsieur le Premier Ministre,

    Chez nous, les informaticiens, on appelle ça une usine à gaz.

    Bien cordialement,
    Claude

  9. Carole dit :

    Bonjour à tous,
    Bonjour Claude,

    En parlant d’informatique :
    J’ai eu l’occasion de me faire opérer dans un hôpital américain.
    Le jour et la nuit avec nos hôpitaux français.
    L’informatique est partout.
    Des analyses + coût avec DETAIL
    Des consultations + Coût (X visites pour le suivi pour un seul praticien intégrées en une seule facture)
    Opérations + coût hyper détaillé à la seconde près (de la canule, au fil, aux produits…….)
    Dossier médical (une carte à puce) qui est consultable par n’importe quel médecin du nord à l’ouest du sud à l’est de l’hôpital (quel gain de temps donc de confort et d’argent)
    Vos radios également naviguent d’ordi en ordi
    La pharmacie intégrée dans l’hôpital est aussi gêrée par l’informatique. Un médecin fait une prescription, il peut contrôler immédiatement si un stock est existant.

    Vous connaissez intégralement avant d’être hospitalisé la rémunération du médecin, du cardiologue, de l’anesthésiste, des infirmiers présents au bloc pour toute intervention.
    Igual pour le forfait jour/nuit et ce que cela comprends.
    Igual pour le coût du bloc et opération.
    ……………………………….
    Et je vous passe les détails où l’on prends le temps, avec toute l’humanité nécessaire de vous expliquer scrupuleusement ce que l’on va vous proposer/faire (avec à l’appui toujours l’informatique et des exemples concrets). Ces médecins s’appuient aussi sur des livres comparatifs.

    Ah j’oubliais aussi, les équipes de nettoyage sont gêrées elles-aussi sur informatique (nbre d’heures, produits utilisés, nbre de personnes, surfaces nettoyées, gants utilisés, etc……….)

    De la gestion tout simplement avec en plus une humanité qui manque dans nos hôpitaux.

    Dans un hôpital français, allez demander des détails sur les prix, tout le monde se regarde en chien de faience, comme si vous étiez une bête curieuse, et vous n’aurez jamais de réponse.
    Par contre, si on a envie de vous faire payer hors nomenclature, alors là pas de problème.

    J’ai eu l’occasion de montrer à des chirurgiens/médecins comment cela se passe de l’autre côté de l’atlantique.Leur réponse : « waouhhhhhhh, on a des progrès a faire, quel retard en France ! »

    Cordialement.

  10. Claude dit :

    Bonsoir Carole,

    Les hôpitaux français utilisent beaucoup d’informatique. Mais chacun pour soi.
    Ce sont plein de petits ilots de haute technologie que rien ne fédère. Il leur faudrait un patron qui coordonne tout ça mais ils ont trop peur que l’on mette le nez dans leur boulot et leurs copinages.

    L’hospitalisation privée est plus réactive et plus attentive aux coûts (prix de journée SS plus bas qu’à l’hôpital).

    Quant aux dossiers médicaux, avant qu’ils soient généralisés il faudra que les français apprennent que notre système de santé est là pour les soigner pas pour porter atteinte à leur vie privée. Il vaut mieux renoncer à un peu de vie privée que d’être privé de vie trop tôt.

    Direction collégiale : tout le monde sait bien qu’une direction collégiale est le meilleur moyen pour prendre les décisions trop tard voire pour ne pas prendre de décision du tout.

    La politique est l’art des compromis et les compromis sont contre l’efficacité. Un compromis entre une bonne solution et une mauvaise donne un mauvais compromis.

    Bien cordialement à tous,
    Claude

  11. Biannic dit :

    C’est assez amusant de découvrir que l’on s’étonne de nos retards en matière de gestion alors qu’en fait personne ne veut connaitre la vérité des côuts ce qui supposerait une comptabilité analytique et une collaboration généralisée de tous les services concernés. Il y a une quarantaine d’années , à la suite du P.P.B.S. ( planning ,programming , budgéting system) américain a été créée en France une Mission R.C.B. ( Rationalisation des Choix Budgétaires ) sous l’impulsion de VGE , Ministre des Finances de l’époque , et du Secrétaire d’Etat J.Chirac. Quelques études intéressantes ont bien été menées mais sous des prétextes fallacieux on s’est empressé d’abandonner ces analyses qui avaient le gros défaut de faire apparaitre l’aberration de certains choix politiques….La croissance dont a bénéficié notre pays a permis de cacher tout cela mais l’heure de vérité est arrivée : on dépense plus qu’on ne produit et on s’endette d’une façon démesurée dans l’indifférence du plus grand nombre…Cette crise aura le mérite de nous ouvrir les yeux.

  12. Carole dit :

    Mais non Biannic, beaucoup d’entre nous savaient depuis fort longtemps que la gestion de notre pays était une calamité, et ce dans beaucoup de domaines. Claude le dit très bien « ….ils ont trop peur que l’on mette le nez dans leur boulot et leur copinage ».
    Ce n’est pas la crise qui ouvre les yeux, c’est el senior Internet qui a permis à beaucoup de français de ne plus s’arrêter aux infos subjectives et partisanes de nos journalistes et nous devons tous le reconnaître la dernière campagne présidentielle. La crise finalise juste un état de fait.

  13. Claude dit :

    Bonjour Biannic,

    Si, la PPBS initié par Robert McNamara (ou RCB en France) a bien été introduite dans l’administration française en 1968 pour remplacer les anciens budgets d’objectifs par des budgets de moyens (sur lesquels il y aurait beaucoup à dire).

    Si l’efficacité de cet ensemble de méthodes laisse à désirer, ce n’est pas pour les raisons que vous évoquez. Il n’y a aucune malice de la part de qui que ce soit mais seulement une grande résistance aux changements qui n’est pas propre à la France mais qui est un reflexe universel.

    Ce qui est propre à la France c’est le conservatisme de notre administration, la force d’inertie organisée par des syndicats auxquels on a donné des prérogatives qui dépassent la simple défense des intérêts et des conditions de travail des personnels (qu’ils font mal) et trop souvent à l’incompétence des personnels mal recrutés et mal formés et aussi, bien sûr, les forces d’inertie individuelles. L’Etat étant depuis toujours très économe en frais de formation, comment voulez vous que des méthodes qui dépassent l’entendement des personnels chargés de leur mise en oeuvre puissent fonctionner correctement.

    Il faut ajouter à ça la sempiternelle réponse des personnels de l’Etat lorsque l’on veut organiser tout ça comme l’évidence l’imposerait « mais voyons ! Le machin n’est pas une entreprise » (remplacer « machin » par collège, hôpital, lycée, perception, CRAM, ANPE, Université, etc. pour l’adapter à chacun). J’ai même entendu ça à La Poste avant qu’elle ne devienne une entreprise qui marche de mieux en mieux et ce n’est pas fini.

    Bien cordialement,
    Claude

  14. Biannic dit :

    Merci , CLAUDE , pour votre réaction que j’ai du mal à partager car ayant travaillé dans un EPIC à caractère scientifique et technique je n’ai pas vraiment connu les comportements, les résistances aux changements que vous avez pu constater au cours de votre carrière.Les personnels que j’ai cotoyés étaient pour la plupart des jeunes ingénieurs ou cadres très ouverts à la nouveauté et il me parait injuste d’impuer  » à la base  » notre gestion nationale calamiteuse. En fait il nous a manqué une volonté politique globale ( la LOLF arrive bien tard….) et le cloisonnement de nos administrations a fait le reste.Simon NORA avait très bien vu tout cela….Cela n’enlève rien à la pertinence de votre analyse par ailleurs. Bien cordialement..

  15. Biannic dit :

    Merci , CAROLE , pour votre réaction qui conforte ma propre appréciation ! Je lis beaucoup et j’ai rarement trouvé dans nos grands médias des Tribunes d’experts es-gestion publique dénonçant l’opacité de nos organisations….Internet est incontestablement un facteur de progrès pour la connaissance et pour la diffusion aux citoyens d’informations qui les concernent. La crise a pour effet d’aiguiser notre curiosité. Bien cordialement

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