Pour quelle Europe voter le 7 juin ? La campagne n’éclaircit pas suffisamment le débat pourtant il me semble que les « projets européens » proposés aux Françaises et aux Français sont à la fois distincts et porteurs de sens. Je vois dans l’actuelle offre politique quatre visions de notre avenir européen : l’Europe nuisible, L’Europe du consensus, l’Europe dirigiste et l’Europe politique.
L’Europe nuisible est la vision des antieuropéens, de ceux qui en sont restés au débat entre souverainistes et fédéralistes. C’est la vision passéiste des extrêmes de droite et de gauche. C’est une négation de l’Europe.
Dans ce camp on ne mesure pas que la crise pousse à l’émergence des continents et qu’ainsi notre avenir dépend de notre capacité à équilibrer nos échanges avec l’Asie et l’Amérique. C’est le scénario du sens inverse, sens inverse de l’histoire.
L’Europe du consensus, c’est l’Europe des pères fondateurs. Une vision nécessaire mais qui date. C’est l’Europe des marathons et des traités indigestes. C’est la vieille Europe, celle qui a fait la paix au XXème siècle mais qui cherche sons sens au XXIème. C’est la vision à laquelle François BAYROU reste accrochée. Ce fut un grand scénario mais il est aujourd’hui dépassé. L’Europe n’avance plus avec ses méthodes de compromis, d’amendements et d’arrangements. Aujourd’hui à gauche, demain à droite. L’Europe a davantage besoin de grandes enjambées que de petits pas. C’est l’Europe du faux sens.
L’Europe dirigiste, c’est l’Europe socialiste, celle des procédures, des directives et des règlements. Cette Europe ne sait plus ce qu’est le vin rosé. Les socialistes l’appellent l’Europe sociale, celle qui promet une harmonisation par le haut mais qui agit pour un nivellement pas le bas. Celle qui a rêvé sans succès d’imposer les 35 heures en Europe, celle qui parlant d’harmonisation salariale serait conduite à aligner notre SMIC sur des salaires moins élevés dans des pays socialement moins avancés que nous. C’est le scénario du contresens.
L’Europe moderne, c’est l’Europe politique. C’est celle dont la Présidence française en 2008 a été la maquette grandeur nature. Dans ce scénario la politique s’impose aux procédures.
Le Président de l’Union, à l’été 2008, s’est rendu en Russie et en Georgie, sans attendre d’interminables délibérations Bruxelloises. Il a assumé le message fondateur de l’Europe, la paix. Son initiative juste, rapide, efficace a ensuite était validée par les instances de l’Union. Les résultats créent la confiance. L’Europe manque de confiance quand elle manque de résultats. G 20, paquet climat, politique commune d’immigration… La modernité est politique.
L’Europe retrouve du sens, le sens de l’histoire.
Finalement, le débat européen est plus clair qu’il n’y paraît, les quatre points cardinaux sont nettement identifiables.
J’ai confiance. Le 7 juin, les Françaises et les Français préfèreront le projet de l’UMP, celui de l’Europe moderne, notre cap pour ce début du XXIème siècle.
jpr
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