Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

5 commentaires

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Je ne reviendrais pas trop sur vos définitions qui me conviennent dans l’ensemble.

    - Le problème du lait, ce n’est qu’une partie de l’iceberg…
    - Home, il reflète bien l’un des gros enjeux du XXIème siècle et a sans aucun doute influer dans le choix pour les élections européennes auprès d’électeurs manquant d’informations.
    - Allègre : Effectivement, sur les sujets majeurs de l’environnement le débat scientifique doit être ouvert. Quant à lui, c’est « l’éternel retour » ou « tu veux ou tu veux pas »…
    - Cohn-Bendit : On le connaît depuis 68 avec son sens inné de la provocation et François Bayrou s’est fait avoir comme un « bleu ».

    Je me pencherais davantage sur le paradoxe de ces élections européennes dont je vous avais fait part et que vous avez relevé. Il faudra faire l’analyse de ce taux élevé d’abstention. Pour ma part il est vite fait : un manque total d’informations sur le rôle du Parlement Européen…
    Sans parler de quelques débats houleux sur une chaîne publique, pas grand-chose, et ce n’est pas la profession de foi de l’UMP qui pourrait influer beaucoup, encore moins la liste des 26, qui sont sans aucun doute des gens très honorables et dévoués pour leur cause, de la circonscription Sud-Est dont seule la tête de liste Madame Françoise Grossetête ne m’était pas inconnue, il y a également le 24ème de la liste qui se produit parfois sur votre carnet, je n’ai également rien contre le conseiller municipal d’un village d’à peine 3.000 habitants mais peut-être faudrait-il revoir la constitution de ces listes en y incluant quelques notoriétés qui pourraient éventuellement jouer un rôle, à croire que les fonctions de Député Européen n’intéressent pas beaucoup de personnes voulant jouer un rôle dans le monde politique. Et je suis pourtant allé voter, j’étais même le premier donnant par là-même un cours sur l’organisation d’un bureau de votes à des gens qui eux aussi manquaient visiblement d’informations sur le fait de signer avant ou après avoir déposé le bulletin dans l‘urne…
    Je disais donc un manque total d’informations. Il me semble avoir eu dans ma boîte aux lettres qu’une seule profession de foi, elle devait émaner du FN ou Libertas, à celle-ci j’ajouterais un mot du Maire de ma commune invitant à voter Peillon pour contrer la « bande à Sarkozy ». Je me suis également amusé à reprendre les magazines publiés par le Conseil Général du Var, dans lequel d’ordinaire votre collègue du Sénat de l’opposition, le très verbeux Sénateur Collombat n’est pourtant jamais avare de commentaires : RIEN sur les élections européennes, idem pour celui de la Communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée dont le Président n’est autre que le Secrétaire d’Etat à l’Aménagement du Territoire.

    Alors ne soyons pas étonné de ce taux élevé d’abstention à des Elections Européennes qui n’ont débuté que 15 jours avant l’échéance… Je n’ajouterais rien de plus, j’ai déjà suffisamment parlé de ce sujet dans d’autres billets.

    Bien amicalement

    Jacques

  2. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    François Bayrou s’est trompé de combat,c’était de l’Europe qu’il fallait parler,il n’avait aucun projet,aucune perspective pour elle,ne visant que sa propre ambition personnelle avec comme seul objectif de ne parler que de lui et cherchant à tout prix et par tous les moyens à vouloir détruire l’image de marque de Nicolas Sarkozy (notamment avec son livre écrit sur lui édité/publié chez Décitre,plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour)…!
    Il est effectivement tombé dans le piège que Daniel Cohn-Bendit lui avait tendu si il se peut qu’il y en avait au moins un seul,la France n’a que faire de réentendre de vieilles querelles intestines passées,certes,elle a de la mémoire mais elle sait pardonner tout au moins en parties,il est extrêment rare que François Bayrou perd ses nerfs,habituellement c’est une personne mesurée et réfléchie avec beaucoup de sens de la répartie que j’estime,depuis il a passé des nuits blanches,lui même l’a dit,il s’en veut,il est certain que quand on le cherche on le trouve,des personnes mêmes de sa propre famille politique (Modem) ,de son propre entourage/parti disent de lui qu’il aurait une tendance égocentrique, il a été touché mais il n’est pas coulé,il s’en remettra comme tjrs,c’est son style,pour ma part,j’ai trouvé son attaque contre Daniel Cohn-Bendit d’une bassesse égale à la hauteur d’un caniveau,je rajouterai qu’ils n’ont pas donné leurs parts aux chiens et qu’ils étaient tous les deux hors-sujet…!

    Excellente journée,@+,Reynaldo.

  3. Dominique M dit :

    Bonsoir Monsieur Raffarin,
    Il me semble qu’on peut prend le problème du lait comme un problème français. Ce serait la guerre entre les faibles producteurs et les riches capitalistes de la grande distribution et de l’industrie. Politiquement, c’est peut-être porteur. Mais c’est une erreur et surtout, une impasse.
    La question du lait est un problème pour trois raisons:
    1. Les producteurs de lait de Nouvelle Zélande produisent plus de 15 millions de tonnes de lait par an, davantage que tout le Grand Ouest français qui produit lui, les deux tiers de notre production laitière française.
    2. Ces éleveurs néozélandais vendent de grosses quantités de lait à des prix très bas essentiellement en période printemps été en nourrissant leurs animaux uniquement à l’herbe et dans des structures très équipées comptant plusieurs milliers de têtes,
    3. Ce sont les industriels australiens et est-asiatiques qui leur achètent ce lait, bénéficiant ainsi eux aussi de coûts de production très bas, concurrençant nos exportations issues de la filière laitière.

    Nos difficultés viennent de notre politique agricole antérieure. Nos exploitations ont longtemps bénéficié de la protection de la PAC et de ce fait, n’ont pas évolué aussi vite que celles des autres grands pays producteurs.
    Conséquence: quand le marché mondiale est en surproduction et que la consommation mondiale baisse ( comme aujourd’hui en raison de la crise économique qui pèse sur la consommation), le prix d’achat du lait est tiré à la baisse.

    S’il y a un problème de marge, il est d’abord au niveau de la grand distribution, du fait de la trop faible concurrence entre les points de vente trop souvent affiliés aux mêmes centrales d’achat et aux mêmes groupes. C’est la conséquence néfaste de notre réglementation des implantations commerciales.

    Dire que le gouvernement peut faire baisser les marges des distributeurs, c’est laisser croire que nous pouvons revenir au contrôle des prix et de l’économie dirigée. La France et les agriculteurs n’ont rien à gagner à prôner ce retour. Nos exportations ont cru de façon importante grâce à la libéralisation des échanges mondiaux.

    Il reste deux solutions:
    1. Accroître la valeur ajoutée d’une part croissante de notre lait par des productions aux caractéristiques spécifiques leur donnant un atout concurrentiel ( ex: produire du lait riche en éléments permettant d’être mieux assimilé par les diabétiques ou les individus allergiques à certaines molécules),
    2. Créer davantage de valeur dans la filière industrielle de transformation, notamment fromagère. Pourquoi ne saurions-nous pas faire mieux que les Néerlandais avec leurs pâtes cuites?

    Face aux défis de la concurrence internationale, la France a des atouts. Au lieu de nous figer sur des positions passées et dépassées, affrontons cette concurrence par l’innovation et l’adaptation.
    Sinon, la production laitière française disparaîtra.

    Peut-on attendre de nos politiques un langage de vérité, un discours pédagogique fondé sur des faits et la mise en œuvre d’actions utiles?

    Dominique M

  4. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Je reviens sur ce problème du lait et sur le fait que je disais qu’il n’était qu’une partie de l’iceberg. Nous parlons du lait parce qu’il a été soulevé par les producteurs laitiers, mais je pense que ce problème s’applique également dans bien d’autres domaines sur des produits qui subissent ou non des transformations, il peut très bien s’appliquer à une simple botte de persil, et je pense qu’à l’approche des grandes récoltes maraîchères ou fruitières nous aurions tort de n’en faire qu’une spécificité « laitière », car le problème soulevé est bien celui des bénéfices et des marges arrières qui, malgré la loi LME, n’ a toujours pas été réglé. Le constat est facile à faire, il ne suffit que de se promener dans nos campagnes pour voir dans de nombreux vergers des cerisiers crouler sous des tonnes de leurs fruits et non exploités pour la même raison : la production est achetée au producteur pour une somme « minable » permettant à peine de faire un bénéfice et elle est revendue en grande surface à des prix inabordables par le consommateur dans cette période de crise.
    Ce problème est patent, et je pense que nous sommes pris également par le temps (périodes des récoltes), il est grand temps de régler ce problème qui n’a que trop duré et qui ne fera qu’accroître l’ampleur de la crise à laquelle nous sommes confrontés.

    Bien amicalement

    Jacques

  5. Jacques d'Hornes dit :

    Erratum à mon billet précédent

    Bien lire « à des prix inabordables pour le consommateur »

    Merci

    Jacques

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