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24 juillet 2009 à 16 h 29 min
Vous me faites plaisir Jean-Pierre Raffarin de parler du « Tour de France cyclistes 2009″,une de mes passions,j’en ai tellement,je le « suis » à fond la tête dans le guidon du vélo depuis le début (Prologue de 15 Kms de Monaco),ce matin,l’étape du jour est partie de Bourgoin-Jallieu à 15 Kms de Saint-Quentin-Fallavier (Isère),lieu oû je réside,alors vous pensez,c’est un immense événement ici pour tout le monde,on a tout préparé depuis le mois de juin,il y avait foule,le « Tour de France cyclistes » est un monument,une montagne,troisième épreuve sportive la plus regardée au monde après les Jeux Olympiques d’été et la Coupe du Monde de Football…!
Alors,vive le sport,(Avec les deux doigts de la victoire en V),comme l’aurait dit et fait Gérard Holtz sur France 2,@+,Reynaldo…!
24 juillet 2009 à 22 h 06 min
Bonjour à tous,
Monsieur le Premier Ministre,
Le Tour de France, c’est la liesse populaire, des millions de spectateurs sur les routes de France, bien plus encore devant leur écran de télévision. En grand connaisseur,,le Président de la République ne s’est pas trompé d’étape et ses commentaires furent pertinents.
Certes, nous sommes bien loin des duels tricolores de notre enfance Anquetil/Poulidor où notre cyclisme dominait le monde. A l’époque nous suivions l’étape quart d’heure par quart d’heure à la radio, maintenant les étapes sont retransmises à la télévision pratiquement en intégralité et le mois de juillet est devenu un rendez-vous incontournable pour les amoureux de ce sport mais aussi de ceux qui aiment voyager et découvrir nos belles régions de France dont je fais parti. Dans certaines étapes bloquées par les équipiers des meilleurs sprinters, c’est toujours agréable de découvrir certaines sites, abbayes ou châteaux aux détours d’une rivière ou d‘un col, à regarder en famille. C’est toujours un grand plaisir de se remémorer des endroits où nous avons séjourné.
Après une longue période de désespoir, suite à de nombreuse affaires de dopages, le cyclisme semble retrouver quelques couleurs avec l’apparition de jeunes coureurs. Au niveau tricolore, il y a bien longtemps que nous n’avions pas eu tant de coureurs français dans les vingt premiers et en plus ce sont des jeunes qui sans être encore tout à fait aguerris font le spectacle, ils apprennent vite, d’autres plus anciens retrouvent la confiance dans leur sport. De bon augure pour l’avenir dans un sport qui retrouve peu à peu ses lettres noblesses dans l’honnêteté. Il y a encore beaucoup de travail, si nous avons fait un grand pas dans la lutte contre le dopage, d’autres combats seront à entreprendre, le sport avec la corruption et l’argent ne font pas bon ménage… Le sport en général a besoin de davantage d’équité entre les différents pays pour sa beauté, les règles doivent être universelles, mais j’ai bon espoir : d’anciens champions sportifs devenus des hommes politiques s’investissent pour redonner toutes leurs valeurs aux sports de compétition.
Oui, le Tour de France c’est notre patrimoine national, culturel et naturel, mais ce n’est pas que cela. C’est la communion entre diverses couches de la société au travers de ce sport populaire. C’est la rencontre sur les bords des routes entre des personnes qui ne se connaissaient pas, c’est le rapprochement intergénérationnel, c’est l’amour, le respect, la convivialité, la chaleur humaine en l’espace de sa durée dans un pays où ces valeurs font défaut. C’est quelques jours de bonheur gratuit pour ceux qui savent en profiter loin des turbulences de notre quotidien empreint de violence et amplifié par cette grave crise à laquelle nous sommes confrontés. Sachons en profiter !
Amicalement
Jacques
25 juillet 2009 à 5 h 14 min
“Tour de France cyclists 2009 ″, one of my passions, I have some so much, I “am it” at bottom the head in the handlebar of the bicycle since the beginning (Prologue of 15 Kms of Monaco), this morning, the stage of the day started from Bourgoin-Jallieu in 15 Kms of Saint-Quentin-Fallavier (Isere), place or I reside, then you think, it is here an immense event for everyone, one very prepared since June, there was crowd, the “Tour de France cyclists” is a monument, a mountain,third sporting test the most looked in the world after the Olympic Games of summer and the Football world cup
25 juillet 2009 à 8 h 13 min
Merci le polyglotte et bienvenue parmi nous dans ce monde joyeux,@+,Reynaldo.
25 juillet 2009 à 17 h 20 min
Je me souviens des apres midi du tour a la radio comme le dit si bien Jacques, sorry pour les fautes sur les noms, Charly Gaule, Bamontes, Darrigade, Anquetil, Poupou (poulidor) toute une generation qui faisait rever les enfants.
Les petits coureurs avaient remplace les petits soldats de plomb et nous jouions aux billes en ajoutant les coureurs pour marquer le parcours effectue.
C’etait les annees d’avant soixante, la vie etait belle…N’oublions pas notre Bernard Hinault qui avait su garder le maillot plusieurs annees.
Ne soyons pas nostalgiques, la vie est belle aussi aujourd’hui, dans les annees soixante, nous avions le temps de grandir…de rever…dans la region parisienne les vergers etaient pleins de fruits..les jeunes pouvaient trouver facilement des petits jobs…les epiciers d’Afrique du Nord s’installaient avec leurs epices,…sur la plage de Villennes sur Seine, il y avait des artistes qui venaient se bronzer…
Le Tour de France gardera toujours son image au travers toutes le generations, aujourd’hui le monde regarde notre tour….
« Tu as vu passer les coureurs ? »
« Ou sont les coureurs ? »
« ki sait ka gagne ? »
Autant de mots que nous entendions sur les etapes.
Bien cordialement,
jany guiot
26 juillet 2009 à 7 h 32 min
Bonjour,
Cher Jany,
Que de souvenirs mon cher Jany. Effectivement nous suivions les étapes à la radio, vous faites bien de rappeler André Darrigade, souvent maillot jaune du premier jour en raison de ses prouesses en sprint, ensuite c’était moins bien avec la montagne. Vous n’avez pas fait trop de fautes sur les noms, hormis pour « l’aigle de Tolède » Frédérico Bahamontès où vous avez oublié une syllabe mais ce n’est pas grave ça ne l’empêchait pas de gagner régulièrement en montagne. Le tour 64, et ce duel dans le Puy de Dôme entre Anquetil et Poulidor maintenant le suspens de ce tour jusqu’à Paris. Il y avait aussi à cette époque, les photos « collector » que nous récupérions à l’épicerie du coin, nous les connaissions par cœur, au dos de chacune il y avait leur identité et leurs principales victoires. Au sein de la famille, chacun avait son champion, mon frère c’était Jacques Anquetil et moi c’était Raymond Poulidor, et quand notre chauvisme prenait trop de proportions, notre Père nous rappelait à l’ordre disant que tous deux étaient des grands champions.
Une fois par semaine, nous allions à la piscine et en bicyclette et bien sûr nous faisons la course sur le trajet qui passait au dessus du canal et le pont était notre grand prix de la montagne, quoi du plus normal dans le plat pays, il y avait bien les terrils mais beaucoup trop dangereux quoique nous nous y sommes quand même risqués, j’en garde quelques séquelles et même quelques « engueulades » quand nous étions surpris par le Garde des Mines, j’avais cependant le beau rôle j’étais le plus jeune….
En juillet c’était le Tour de France sans oublier la fête foraine le dernier dimanche, puis en août colonie de vacances, encore de merveilleux souvenirs : trois semaines offertes par les Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais, personnellement je voulais toujours aller en Savoie ou en Haute Savoie, j’en garde le souvenir que la première fois je devais avoir 6 ou 7 ans et à mon retour ma Mère me demanda si je n’avais pas pleuré et je lui ai répondu « si, le dernier jour parce qu’il fallait revenir »…. Nous étions également fiers car nous avions une tenue uniforme aux couleurs du RC LENS, équipe fanion du bassin minier : un short noir, un polo jaune et un pull rouge.
Nous passions nos vacances scolaires au rythme de l’actualité sportive, le Tour de France, les Jeux Olympiques, l’Athlétisme, en la suivant à la radio ou dans la presse mais aussi en les pratiquant à notre niveau, et surtout nous profitions du beau temps et nous vivons en plein air, un seul impératif rentrer à l’heure pour les repas.
Je vous ai raconté tout cela pour vous dire que la vie de l’époque était belle, nous n’avions pas grande chose mais elle était vraiment belle et je la regrette souvent car nous étions heureux dans notre environnement et il y avait surtout beaucoup d’amour. Mon cher Jany, vous dites que la vie d’aujourd’hui est belle, je dirais que nous essayons de la rendre aussi belle mais à quel prix ! Nous vivons dans un monde où tout se paie avec toujours davantage d’obligations et de contraintes mais aussi en délaissant certaines valeurs fondamentales de l’humanisme qui réglaient certains problèmes auxquels nous sommes confrontés. Une nouvelle fois, entre la tradition et la modernité, je pense que nous n’avons pas su mettre le curseur juste au bon endroit.
Je vous souhaite une bonne journée, je pense que nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet.
Bien amicalement à vous.
Jacques
26 juillet 2009 à 14 h 48 min
@Jany : « qui venaient se bronzer… » tous nus, car il s’agissait d’une très agréable plage nudiste, à Villennes sur Seine… Bien fréquentée, avec bateaux sur la Seine… La langueur des années 60 où tout était permis.
@Jacques : … et après le Tour, dans le mois qui suivait, à Oradour sur Glane, le grand criterium ! Nous faisions 40 km à vélo pour approcher, à les toucher, les Poupou (l’enfant du Pays) Anquetil, Stablinsky, Charly Gaul, Anglade, Roger Rivière, Novak, Mattio, Mahé…Un circuit de 4 km avec une côte courte mais redoutable, qui cassait les jambes un plus à chaque tour… Nous faisions 40 km pour le retour… C’était un dimanche extraordinaire, nous n’étions pas blasés et nous envisagions l’avenir avec sérénité.
Tancarville, Le France, le pétrole dans le sud saharien, à Hassy-Messaoud, la fusée Diamand sur la base d’Hammaguir, la signature des accords d’Evian…
Nous entrions dans la vie active : la DS 19 et la 2cv, nous étions jeunes quoi !
Nos idée étaient larges… Nos cheveux plus longs, Salut les Copains, Brel, Brassens, Ferré, Barbara, Patachou, Béart, Moustaki, de beaux textes, de belles mélodies, qui ne sont même pas vieilles aujourd’hui et qui font encore du bien quand on les entend.
Ce sont toutes ses valeurs là qui nous ont « construit »
Il y avait du travail pour tous ceux qui voulaient travailler… C’était avant 1968.
27 juillet 2009 à 13 h 21 min
Cher Jacques,
Encore une fois vous nous racontez une epoque dans laquelle nous vivions le bonheur simple.
Aujourd’hui les valeurs sont differentes, le monde s’est trouve d’autres valeurs, l y a eu un net changement en 1981.
Les annees 60, 68 avec cet ppel de la vie, 70 et la periode hippies, 75-80 la revolution sexuelle et l’evolution dans les moeurs, au theatre il y avait « viens chez moi j’habite chez une copine » nous achetions a Paris la revue « SEXPOL » sexologie politique, il y avait un climat de recherche du developpement personnel.
Et 1981…le reve d’un autre monde…et puis le soufflet est retombee en 1983…on nous demandait d’attendre… et les salaires ont pris une pente douce, nous avons fait le pays des smicards…jusqu’a aujourd’hui, l’economie est reste restrictive…
Dans les annees 95-2000-2009, nous avons delaisse l’outil productif pour les valeurs volatiles boursieres, les minitres etaient contents, rappelez-vous les « dominique et autres » qui rentraient a l’Elysee, proteges du soleil par des parapluies, tout le monde souriaient, on allait faire de gros profits avec l’economie internet…
C’est cela l’economie d’aujourd’hui, des diplomes et des bonimenteurs sur les comettes.
N’oublions pas que la desindustrialisation des regions avait deja commence dans les annees 75 avec le linge des vosges, les haut fourneaux…avons-nous su prendre le bon virage, saurons-nous prendre celui de 2010 en retrouvant une nouvelle dynamique aux seins des entreprises ?
Arretons les eternels affrontements entre liberalisme et regulationisme, trouvons une autre facon de gerer les entreprises en donnant a chacun des partenaires un droit au chapitre.
Des les annees 80, nous n’avons pas su faire grandir nos enfants, ils sont devenus ingrats, egoistes, tout leur est du, tout tout tout, rien pour les autres…les oreilles n’entendent plus, elles n’ecoutent que de la musique, au travail aujourd’hui, les projets se font au rythme detonnant de la techno, les classeurs se vident, on ne sait plus manager les projets et « c’est bien » n’allez pas dire le contraire surtout…
Alors le travail s’en va, il va ailleurs, il se delocalise, est-ce normal…??? un peu je crois…
Nous devons donc retrouver des valeurs dans notre societe, pas tout legiferer…
Nous devons responsabiliser les personnes…ne pas toujours montrer les niaiseries des hommes a la tele.
Un travail sur trois plans, le social, le societal, l’environnemental.
Donner plus de responsabilites dans la gestion des enteprises aux differents partenaires sociaux.
Le tour de France a souvent montre cette France a ses differentes etapes de son developpement.
Aujourd’hui, ne nous endormons pas, en Asie, les programmes scolaires sont tres charges, bien en avance sur nos propres programmes…
Les enfants sont menes a la dur, peut-etre trop a mon gout…mais nous allons souffrir dans les annees a venir si nous ne reagissons pas…
Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin nous parlait de l’Inde, de la Chine, il y a aussi l’Indonesie…leur bureaux d’ingenieries emportent des marches, aujourd’hui nous construisons en Coree d’immenses modules industriels pour l’Afrique…
Oui, c’est vrai, nous gagnons encore des etapes, mais la montagne arrive, il va falloir se donner et ne pas avoir peur de se mettre en danseuse pour atteindre les prochains sommets…
Bien cordialement,
jany guiot
28 juillet 2009 à 14 h 19 min
Qui veut voyager loin, menage sa monture,
Le cycliste montre qu’il a besoin a tout moment d’etre pret, c’est pourquoi il sait se nourrir, se reposer…
Cela devrait etre un bon enseignement pour tous.
N’oublions pas que les cyclistes du Tour de France et les velos sont mis a dure epreuve pendant cette grande fete …
Bien amicalement.
jany guiot
29 juillet 2009 à 7 h 31 min
Bonjour à tous,
Cher Jany,
Non Jany, je ne vous dirai pas le contraire car dans votre développement vous dénoncez les erreurs commises et vous cherchez à remettre le curseur juste au bon endroit en voulant redonner des valeurs à notre société et tout commence par le bonheur de vivre ensemble.
C’est ce que vous appelez le « Bonheur Simple », celui qui repose sur les valeurs de l’humanisme, dans le contact humain, avec de la chaleur humaine, celui de la tradition contrairement à celui fabriqué actuellement dans la modernité. Le bonheur se construit dans la tradition, il ne s’achète pas, il se trouve bien souvent dans les choses les plus simples de la vie, de la naissance jusqu’à la mort, il a des hauts et des bas, ainsi va la vie mais il existe dans la fraternité et il sera durable tant qu’il sera partagé et que cette fraternité sera maintenue, tandis que celui que l’on achète ne peut être qu’éphémère et il est bien souvent égoïste.
Prenez cet enfant que j’étais, qui vivait dans le bonheur et pourtant je ne suis pas issu d’un milieu aisé, mon Père travaillait aux Houillères et ma Mère était femme au foyer, dans la buée de ses lessiveuses comme dirait Pierre Bachelet, mais nous étions heureux et pourtant les aléas de la vie ne nous avait pas épargnés car j’ai perdu un frère de 4 ans mon aîné décédé à l’âge de 7 ans emporté par la diphtérie et pourquoi nous étions heureux : tout simplement parce qu’à l’époque, comme vous dites, chaque famille avait un Papa et une Maman et pour toujours, mais il n’y avait pas que cela, et comme dirait Ernest il y avait du travail pour tous ceux qui voulaient travailler, mais il y avait surtout des relations humaines, nous fréquentions Grands Parents quand ils étaient encore de ce monde, oncles, tantes, cousins, cousines, des amis (les véritables, pas ceux qui ne voient que leurs intérêts), les relations du voisinage, nos jeux étaient partagés et fraternels, il ne nous fallait pas grand-chose pour nous amuser, mais cela suffisait à notre bonheur partagé. Un rien nous comblait : combien de fois j’ai déjà parlé du verre de lait que nous offrait Monsieur Jean Raffarin à l’école alors Secrétaire d’Etat à l’Agriculture, cet acte me remplissait de bonheur. Un petit sourire, à l’époque c’était l’Etat qui me donnait et maintenant c’est moi qui donne à l’Etat, tout simplement parce que maintenant tout se paie… Et oui ! En ce temps là, grand nombre de services étaient rendus entre voisins, malheureusement ce n’est plus le cas, tout est rémunéré même certains services à la personne dont on a fait des professions, alors qu’il suffirait d’un peu plus de solidarité entre chacun comme c’était encore le cas il y a quelques décennies, bien sûr il y a l’évolution de la vie et du système de Santé, mais nous avons tous en tête des exemples bien précis.
Je pourrai continuer à écrire sur ce sujet, mais je pense que nous devons absolument revenir à des fondamentaux car sinon je crains que grand nombre de générations continueront à pédaler en « danseuse » mon cher Jany.
Bien amicalement
Jacques