- Doit-on avoir peur des rencontres Chine-Etats-Unis ?
Je reponds non, comme Jany Guiot. Si les tensions entre les deux Grands s’accentuaient nous reviendrions au monde bipolaire de la vieille « guerre froide ». Seul un monde multipolaire peut assurer la paix de la planète. Dans cette perspective, la relation Europe-Chine est particulièrement stratégique. Nous sommes, nous Français, trop passifs sur ce sujet.
- « Nos entreprises francaises réussissent en Chine mais est-ce pour autant qu’elles produisent leur valeur ajoutée en France ? » (mg chine)
Je pense que l’avenir du commerce international est le partage de la valeur ajoutée. Il faut donc se préparer à accueillir en France de la valeur ajoutée étrangère et donc accepter de voir partir une part de notre valeur ajoutée. La bataille de l’avenir me paraît être davantage celle de l’attractivite que celle du protectionnisme.
- Dans quel camp est la violence ? Où est l’inacceptable ? (Philippe Duval)
Je comprends l’argumentation de Claude sur l’intéressement des commerciaux. Mais tout est une question de mesure. La cohésion sociale d’une société est fondée sur l’acceptabilité des écarts. Aujourd’hui, comme le disait le président Pompidou les bornes ont dépassé les limites. Les annonces de salaires exorbitants donnent le sentiment d’une arrogante indifférence à la crise. Cela est évidemment générateur de violence. Dans le cas des New Fabris, la responsabilité des grands constructeurs a été légitimement dénoncée. La puissance des uns ne trouve sa légitimité que dans l’acceptation des autres.
- Quel est le sens du message américain : « laisser entrer la Turquie » ? (Majchrzak)
Il faut comprendre la position américaine comme étant fondée sur l’intérêt stratégique des frontières de la Turquie. Ce pays a toujours tenu une position « loyale » au sein de l’Otan. J’ajoute que le communautarisme américain n’a jamais très bien compris les fondements de la laïcité européenne. Pour le président francais il faut convaincre les Américains que la Turquie, pays d’ Asie mineure, ne peut répondre aux exigences de l’intégration européenne mais doit en revanche satisfaire au projet de « partenariat privilégié ».
- « L’art de vivre ne serait-ce pas aussi l’art de mourir ? » (Jany Guiot)
Je réponds par les classiques de notre philosophe : « philosopher, c’est apprendre à mourir ».
Pour Jacques d’Hornes. Merci de vos commentaires si vrais sur les événements sportifs de notre jeunesse. J’espère que le duel Bordeaux-Marseille, l’Atlantique et la Méditerranée, va passionner les Français. La mémoire collective a besoin d’événements partagés, y compris sportifs.
Merci aussi pour cette idée de « lassitude » vis-à-vis des idées du leader dans un système de leadership. Le pluralisme des sources créatives fait partie des exigences de la diversité.
J’ai relevé avec intérêt le mot de « synchromanticité » que sans doute mes amis chinois traduiraient par harmonie.
La mort accidentelle de son petit frère Quentin lui a donné la force, ainsi qu’a sa famille, de mener le combat pour la sécurité du transport scolaire. Je prolongerai ce combat à la rentrée au Sénat.
jpr
Nb. Je m’apprête à quitter Combloux et sa magnifique vue sur le Mont-Blanc, (je poste quelques photos) pour rejoindre le chemin de Saint-Jacques, cette année de Lauzerte a Navarrenx.
Commentaires
le 13/03 à 17:41
Jean Ferrat était un géant de la poésie et de la chanson française de l'après-guerre,le plus grand d [...]
le 13/03 à 17:10
Jean Ferrat est mort. Salut à toi, camarade. Tu vas faire des heureux, là où tu vas être ! [...]
le 13/03 à 17:04
Cher Monsieur le Sénateur, Cher Monsieur Jean Pierre Raffarin, Après lecture de votre billet, [...]
le 13/03 à 12:54
Oui Monsieur Raffarin, "l'unité a besoin de diversité et réciproquement". C'est "réciproquement [...]
le 13/03 à 12:43
On parle du record de l'ump en nombre d'emplois détruit ? Hum ? Au fait, vous faites toujours RIEN [...]