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10 août 2009 à 13 h 20 min
Les bonheurs du randonneur.
Monsieur le Premier-Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Tres tot ce matin, lorsque je repondais a votre reflexion sur la violence sociale, j’ai eu une vision, je vous ai vu en randonnee en montagne et justement dans les endroits que vous montrez.
J’ai un vague souvenir, mais je pense que vous avez deja fait cette meme randonnee lorsque vous aviez ete nomme au titre de Premier-Ministre…Je me trompe peut-etre…
Les images sont superbes, elles montrent la beaute de la nature et la profondeur de son message.
Si vous etes en Montagne, je vous souhaite une tres bonne promenade…en laissant respirer tous les sens en osmose avec cette nature…et puis si la pensee vient elle aussi rappeler les images d’hier, acceptez les elles aussi…elles viennent seulement pour vous faire grandir.
La nature est le plus beau livre que nous puissions rencontrer dans l’existence…ne serait-ce que cinq petites minutes, il est bon de s’offrir a cette nature…elle peut tout changer…meme ce qui semble fige…
Un salut fraternel aux amis (ies) de ce blog
Veuillez agreer Monsieur le Premier-Ministre, l’expression de ma tres haute consideration.
jany guiot
10 août 2009 à 13 h 46 min
Depuis toujours, on nous a appris a etre l’eleve parfait, que nous devions penser et tout reflechir…
Dans le theatre des ombres, les marionnettes jouent les roles de l’existence…
Le Dalang (montreur de marionnettes) les guide sur le chemin…
La nature profonde de l’existence est aussi un Dalang…
Laissons nos corps danser dans l’univers…
jany guiot
10 août 2009 à 16 h 29 min
Bjr Jean-Pierre Raffarin…!
Résidant aux pieds des Alpes,Il y a cinq ans environ,j’avais grimpé la moitié du Mont-Blanc,jusqu’au « Nid d’Aigle » en compétition,épreuve de course à pied,le paysage est majestueux,aigles dans le ciel et bouquetins sur les parois rocheuses,on se demande comment ils arrivent sur des pentes aussi raides à tenir droit et rester debout avec leurs gros sabots,hallucinant,au retour nous étions redescendus avec le petit train à crémaillère,nous en avions pris plein les mirettes…!
Excellente journée,@+,Reynaldo.
10 août 2009 à 17 h 27 min
Bonjour à tous,
Cher Jany,
Vous avez raison, Monsieur le Premier Ministre, hôte de Matignon, nous avait habitué à venir se ressourcer en Haute Savoie (Combloux) dont il avait fait son lieu de villégiature estivale.
Effectivement les images sont superbes, elle évoque pour moi beaucoup de souvenirs d’enfance « les jolies colonies de vacances » contées par ailleurs, j’en garde des souvenirs merveilleux : « le bonheur était dans le pré », laissant éclater la joie de notre insouciance.
Que de randonnées ! Nous n’étions jamais fatigués, lors de nos promenades nous nous amusions à remonter les petits torrents de montagne que nous trouvions à chaque détour de la route et ça ne suffisait pas, à notre retour à la « colon » nous entamions une partie de foot dans le pré en attendant l’heure du repas, une seule appréhension : quand nous envoyions le ballon trop près des vaches qui nous impressionnaient avec leur grosse cloche.
J’ai un autre souvenir aussi, le goûter de 16H00 qui nous était distribué sur le bord du chemin, un simple morceau de pain (parfois rassis) et quatre carrés de chocolat qui faisaient notre bonheur, je doute que maintenant il ferait le bonheur de nos chers petites têtes blondes…
Vous avez encore raison : la nature est le plus beau livre que nous puissions rencontrer, sachons la préserver !
Amitiés
Jacques
10 août 2009 à 19 h 30 min
Photos magnifiques. Bravo à l’artiste. Est-ce l’oeil d’un alpiniste chevronné ou simplement celui d’un randonneur émerveillé?
Que l’on soit philosophe ou montagnard, comment ne pas rêver d’atteindre un jour le toit de l’Europe?
Mais au fait que va-t-on chercher si haut?
Marie-Christine
11 août 2009 à 2 h 51 min
Cher Jacques,
Les colonies de vacances,
A 5 ans je suis alle en colonie de vacance, c’est le Parti Communiste qui avait paye le sejour…
C’est vrai, comme vous Jacques, il reste des souvenirs singuliers graves a jamais dans la memoire, je me souviens du gout de la confiture, du dentifrice du matin lorsque nous faisions notre toilette commune, l’eau etait froide, c’etait au Chateau d’Arvillard…
Nous pouvions chanter, chercher les trefles a quatre feuilles, cueillir des murs, faire de longues promenades dans la nature, les monitrices etaient si belles que je ne voulais plus rentrer dans la region parisienne…
Le bonheur simple a disparu…j’espere qu’il reste encore du reve dans les esprits pour le remplacer…
Amities,
jany
11 août 2009 à 15 h 47 min
Cher Jany,
Rien que d’en parler doit suffire à notre bonheur. Quantité de souvenirs me reviennent, vous parlez de confiture, je me souviens de cette bonne confiture qui était faite par la fermière voisine avec les fruits de saison lors de mon premier séjour en Haute Savoie (à Brison, petit village de montagne sur les hauteurs de Bonneville) : elle était délicieuse ! Je vais même plus loin, il y a une dizaine d’années je suis repassé dans ce village qui ne me laissait que de bons souvenirs, je me suis arrêté devant le chalet qui nous servait de villégiature, imposante bâtisse savoyarde noire, blanche et rouge, qui était abandonnée mais en contrebas il y avait toujours la ferme avec ses vaches, une dame est venue à notre rencontre et nous avons discuté, elle disait qu’elle n’avait qu’un vague souvenir de cette colonie et pour cause à l’époque elle habitait Bonneville mais me dit une chose qui me ravit, à la ferme il y avait son Père de 95 ans que j’avais connu et qui lui devait s’en souvenir. Effectivement le vieux Monsieur s’en souvenait, il nous parla longuement des petits gars du Nord qui avaient trouvé place dans son cœur avec leur polo jaune et leur pull rouge, me remémorant même quelques souvenirs. Je vins à parler de cette merveilleuse confiture faite par la maîtresse de maison son épouse, bien m’en a pris puisque nous repartîmes avec quelques pots de confiture faite cette fois-ci par la fille de la ferme mais avec les secrets de sa Maman, et cette confiture était aussi bonne et surtout offerte avec beaucoup de gentillesse et d’amour. J’aime cette France profonde que l’on trouve aux fins fonds de la ruralité.
Effectivement, nous chantions tout au long de nos promenades, comme des casseroles bien souvent, mais nous communiions, nous partagions ce bonheur intense qui meuble nos souvenirs. Pour vous dire que j’en garde d’excellents souvenirs, je me souviens encore du nom de notre moniteur, il était allemand, Hans Peter Wojbierek ou du directeur de la colonie Monsieur Combes, professeur de Maths à Lyon, et pourtant il y a plus de cinquante ans.
Etant fils de mineur, nous étions des privilégiés, plusieurs centres dans toute la France, pour ma part je suis allé dans plusieurs endroits de Haute Savoie (3 fois) dont l’une dans un autre petit village de l’époque qui maintenant est une station de sports d’hiver renommée (Les Gets) où j‘avais eu le bonheur de retrouver le même directeur que précédemment, je suis allé aux Sables d’Olonne, à Deauville, en Alsace également, alors que mes copains du village profitant de la colonie de la municipalité (communiste tout comme la vôtre) ne pouvaient aller qu’à 80 Kms sur la Côte d’Opale, nos souvenirs n’étaient pas les mêmes dans de nombreux domaines, découverte de nouveaux paysages, des personnages différents, une cuisine du terroir local, etc…
Beaucoup de regrets mon cher Jany face à ce bonheur simple, celui d’un enfant émerveillé qui découvre une vie différente. Je crois par contre que nous devons partager un même souvenir : nous attendions tous les jours le facteur, bien sûr pour lire la lettre de nos Parents à laquelle il fallait répondre (moins heureux) mais surtout pour le chewing-gum « Hollywood » que Maman avait glissé délicatement à l’intérieur avant de la fermer de mille baisers.
Amicalement
Jacques
12 août 2009 à 6 h 51 min
Bonjour à tous,
Cher Jany,
Je vous écris une petite « bafouille… » !
D’autres souvenirs ! La lettre aux Parents, nous manquions d’inspiration, il faut dire que Pierre Perret n’avait pas encore écrit sa célèbre chanson « Les jolies colonies de vacances » et il nous était difficile d’écrire la petite « bafouille » mais une chose est sûre, je pense que nous n’oubliions pas de mettre en post-scriptum qu’il ne fallait pas oublier de mettre un chewing-gum dans la lettre de réponse.
La veille du retour, il y avait le passage obligatoire au magasin de souvenirs, la petite poupée savoyarde, le petit chalet en bois, ou encore cette petite tranche de bois sur laquelle étaient collés une carte postale, quelques fleurs séchées et un thermomètre…
Lors des promenades, il fallait porter le sac à dos collégial qui renfermait le goûter, pas beaucoup de volontaires au départ, beaucoup plus sur le retour, il était vide, sur ce coup là j’avais de la chance, j’étais le plus petit alors on m’avait épargné de cette corvée et il aurait sans doute traîné par terre, à vrai dire le sac ne devait pas être bien lourd, quelques quignons de pain, deux ou trois plaques de chocolat ou des pâtes de fruits, et une poire pour chacun, pas de bouteilles d’eau, nous buvons le long de la route aux fontaines que nous trouvions.
Le dimanche matin nous allions à la messe et nous y mettions une certaine ambiance sous le regard de Monsieur le Curé qui de temps en temps nous faisait de gros yeux…
Parfois, nous partions la journée complète, à pied bien sûr, nous montions vers les sommets pour espérer voir le Mont Blanc à l’horizon ou découvrir le lac Léman dans le lointain, et il nous arrivait de trouver quelques névés et nous essayions de faire de boules de neige. Surpris par l’orage violent des montagnes que nous n’avions pas l’habitude de rencontrer dans nos plaines du Nord , nous descendions vite fait pour nous mettre à l’abri, nous étions trempés jusqu’aux os, alors au retour nous savions que nous aurions eu droit à un bol de soupe bien chaud après une douche chaude réparatrice et souvent après avoir été frictionnés, tout le monde s’y mettait, le directeur, son épouse, les cuisinières, les moniteurs, tout le monde était aux petits soins pour ces enfants que nous étions et qu ‘il fallait réchauffer.
Notre valise, glissée sous le lit, nous servait bien souvent d’armoire, au départ nous essayions bien de respecter le rangement si bien confectionné par notre Maman, mais après quelques jours c’était le fourre-tout, le linge sale était mélangé au linge propre (les sacs plastiques n‘existaient pas), parfois nous étions même incapable de faire la distinction entre le propre et le sale ou alors nous mettions nos maillots de corps à l’envers, la toilette à l’eau froide des montagnes était vite faite, c’était le folklore…. Heureusement que nous avions cette tenue uniforme qui nous donnait une vue d’ensemble respectable.
Une à deux fois par semaine, il y avait une veillée, nous nous couchions un peu plus tard, nous emmagasinions tous ces souvenirs qui restent graver dans nos mémoires et que nous racontions à nos amis à notre retour en classe dès la rentrée.
Je pense qu’il n’y a pas de secret, il faut avoir connu les colonies de vacances pour comprendre ce que nous pouvons ressentir bien des années plus tard, c’est un peu comme le service militaire, il faut l’avoir fait pour apprécier tous ses avantages.
Bien amicalement à vous.
Jacques
12 août 2009 à 13 h 57 min
Cher Jacques,
Merci pour tous vos souvenirs qui se rappellent dans nos memoires…c’est vrai c’etait une periode merveilleuse, l’apres guerre, l’esperance dans la reconstruction..mais ne soyons pas nostalgiques, la vie est aussi passionnante aujourd’hui…
C’est a chacun de nous de comprendre les nouveaux paysages qui se presentent et d’en faire un petit paradis de vie.
Les souvenirs nous attendrissent l’ame,
Les jours nouveaux doivent nous eveiller dans un sentiment d’amour de la vie…
Je repondrais plus longuement lorsque je serai de retour en Indonesie….
D’autant plus que j’ai quelques idees sur le traitement des passeports…sur informatique…il semble que ce n’est pas tres performant, les utilisateurs des Ambassades semblent se plaindre mais rien est fait pour aider dans les demarches pour l’obtention d’un prolongement de passeport a partir de l’etranger…le logiciel ne retrouve pas le dernier passeport ?
Aussi, il serait bon que les passeports aient plus de feuilles pour eviter la multitude de prolongation de passeport (quitte a payer un peu plus cher le passeport)…
Inacheve,
Bien amicalement,
jany guio
25 août 2009 à 15 h 20 min
Monsieur le Premier Ministre,
Merci pour ces belles photos !
Cordialement.
jfs
un poitevin comme vous
18 août 2011 à 22 h 28 min
5
minutes d’oxygène !merci!l les p.o sont à vos cotés !nous respirons le bon air et si pur !