Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

10 commentaires

  1. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    Très bon texte,vous me faîtes plaisir…!

    Saint Paul nous disait: »Lorsque je suis faible,c’est alors que je suis puissant »…!

    « Nous devons aimer notre Dieu de tout notre coeur,de tout notre esprit,de toute notre âme et de toute notre force,c’est là le plus grand et le premier commandement,le deuxième lui est semblable,nous devons aimer notre prochain comme nous-mêmes,à ces deux commandements toute la loi est suspendue ainsi que les prophètes »…! Saint Matthieu 22:37-40.

    « Je suis le chemin,la vérité,la vie éternelle,nul ne va au Père que par moi,si vous me demandez quelque chose en mon nom,je le ferai »…! Seigneur Jésus-Christ.

    Alléluia…!

  2. jany guiot dit :

    Magnifique texte Monsieur le Premier Ministre,

    Nous sommes tous des pelerins sur les chemins de la vie…

    Vous dites « souvent la vie nous bloque, le projet nous libere »

    Ce n’est pas la vie qui nous bloque, c’est nous…Rappelez-vous la phrase « leve toi et marche »
    Le chemin de la vie devient magnifique quand nous sommes en confiance, que nous avons la foi…C’est ce qui amene l’homme a entreprendre un projet…

    Plus nous sommes en osmose avec le chemin, le projet, plus celui-ci devient facile car nous sommes dans la guidee…

    Il est possible que nous nous sentions bloques, delaisses, sur la touche, dans des moments precis de notre vie…Mais sommes-nous reellement sur la touche ?
    N’avons-nous rien a apprendre, a comprendre de cette periode ?
    Ne nous est-il pas demander de nous soulager de nos metaux pour nous offrir plus encore au chemin ?

    La vie est un chemin initiatique…qui n’a pas de debut, ni de fin…l’experience est toujours renouvelee…
    La foi devient amour, la blessure une offrande…

    Gardez la foi sur votre chemin…

    jany guiot

  3. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Lectoure ! Bonne allure de croisière malgré cette chaleur qui sévit également dans le Sud-Ouest. Très joli coin avec de magnifiques bâtisses à colombage, on l’appelle aussi la Toscane française, joli parallèle pour ces paysages de l’Armagnac. A Lectoure, vieille capitale de la Lomagne on y trouve d’excellents melons qui n’ont rien à envier à ceux de Cavaillon : cela est très rafraîchissant pour le pèlerin …

    Jolie réflexion sur la tristesse du pèlerin blessé. Le bonheur repose sur le malheur, avec l’espoir de voir poindre des jours meilleurs pour poursuivre son chemin. Nous savons que notre chemin est semé d’embûches, mais le sage qui sait où il va, ne rencontre pas de difficultés car il vit dans la conscience des difficultés et n’en souffre donc pas.
    Votre conviction sur la mission du politique est tout aussi pertinente et la réforme sans espérance n’a pas de sens, à la différence que contrairement au pèlerin face à son cheminement, l’homme politique n’est pas seul, il entraîne tout un peuple avec lui et sa réforme doit toujours être faite à bon escient.

    Bonne continuation dans votre périple.

    Bien amicalement

    Jacques

  4. SEDAT dit :

    « Quand le lac agité ne me permettait pas la navigation,je passais mon après-midi à parcourir l’île en herborisant à droite et à gauche,m’asseyant tantôt dans les réduits les plus riants et les plus solitaires pour y rêver à mon aise,tantôt sur les terrasses et les tertres,pour parcourir des yeux le superbe et ravissant coup d’oeil du lac et de ses rivages couronnés d’un côté par des montagnes prochaines et de l’autre élargis en riches et fertiles plaines dans lesquelles la vue s’étendait jusqu’aux montagnes bleuâtres plus éloignés qui la bornaient.Quand le soir approchait je descendais des cimes de l’ile et j’allais volontiers m’asseoir au bord du lac sur la grêve dans quelque asile caché,là le bruit des vagues et l’agitation de l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse oû la nuit me surprenait souvent sans que je m’en fusse aperçu.Le flux et reflux de cette eau,son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux,suppléaient aux

  5. SEDAT dit :

    mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser.De temps à autre naissaient quelques faibles et courtes réflexions sur l’instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m’offrait l’image,mais bientôt ces impressions légères s’effaçaient dans l’uniformité du mouvement continu qui me berçait et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m’attacher au point qu’appelé par l’heure et par le signal convenu,je ne pouvais m’arracher de là sans effort.

    Après le souper,quand la soirée était belle,nous allions tout ensemble faire quelques tours de promenades sur la terrasse pour y respirer l’air du lac et sa fraîcheur.on se reposait dans le pavillon,on riait,on causait,on chantait quelques vieilles chansons qui valaient bien le tortillage moderne et enfin l’on s’allait coucher content de sa journée et n’en désirant qu’une semblable pour le lendemain.

    Telle est,laissant à part les visites imprévues et importunes,la manière dont j’ai passé mon temps dans cette île durant le séjour que j’y ai fait.Qu’on me dise à présent ce qu’il y a là d’assez attrayant pour exiter dans mon coeur des regrets aussi vifs,si tendres et si durables qu’au bout de quinze ans il m’est impossible de songer à cette habitation chérie sans m’y sentir à chaque fois transporter encore par les élans du désir.J’ai remarqué dans les vicissitudes d’une longue vie que les époques des plus douces jouissances et des plaisirs les plus vifs ne sont pourtant pas celles dont le souvenir m’attire et me touche le plus.Ces courts moments de délires et de passions,quelques vifs qu’ils puissent être,ne sont cependant,et par leur vivacité même,que des points bien clairsemés dans la ligne de la vie.Ils sont trop rares et trop rapides pour constituer un état et le bonheur que mon coeur regrette n’est point composé d’instants fugitifs mais un état simple et permanent,qui n’a rien de vif en lui-même,mais dont la durée accroît le charme au point d’y trouver encore la suprême félicité.

    Tout est un flux continuel sur la terre :rien n’y garde une forme constante et arrêtée et nos affections qui s’attachent aux choses extérieures passent et changent nécessairement comme elles.Toujours en avant et en arrière de nous,elles rappellent le passé qui n’est plus ou préviennent l’avenir qui souvent ne doit point l’être:il n’y a rien là de solide à quoi le coeur ne puisse attacher.

    Aussi n’a-t-on guère ici-bas que du plaisir qui passe,pour le bonheur qui dure je doute qu’il y soit connu.A peine est-il dans nos vives jouissances un instant oû le coeur puisse véritablement nous dire: »Je voudrais que cet instant durât toujours et comment peut-on appeler le bonheur un état fugitif qui nous laisse encore le coeur inquiet et vide qui nous fait regretter quelque chose avant ou désirer quelque chose après….! Jean-Jacques Rousseau (Genève,1712-1778,Ermenonville),extrait cinquième promenade, »Les rêveries du promeneur solitaire ».

  6. SEDAT dit :

    Excusez pour les fautes,c’est encore la faute à Rousseau…!

  7. Michel Delaunay dit :

    J’en ai la larme à l’œil….

    Magnifique, ça conne comme du Rimbaud

  8. Carrillo Henry dit :

    Bonjour Mr RAFFARIN
    Un breton du minibus de Rennes cet été sur les chemins de Compostelle entre Lectoure et Navarrenx.
    nous nous sommes arrêtés à Roncevaux.
    j’espère que vos pieds vont mieux
    nous avons appréciés votre compagnie le soir
    vous avez rencontré plusieurs fois dans la journée mon épouse chauffeur du minibus

    Vous souhaitant une très bonne santé
    Bonjour à votre épouse et toute votre équipe très sympatique.
    A vous rencontrer de nouveau
    Amicalement
    Henry

  9. Père Louis de Villoutreys dit :

    Pèlerin en 2000, j’ai eu la triste expérience d’être blessé aux pieds. Les ampoules étaient telles que j’ai du m’arrêter huit jours après seulement deux jours de marche et avant de reprendre la route vers Saint-Jacques. Oui, parfois le chemin est dur ! Après un moment de découragement, j’ai préféré ne pas revenir en arrière (retour à la case départ) mais plutôt m’arrêter un temps suffisant de repos pour mieux repartir (merci aux sœurs bénédictines de Prailles dans les Deux-Sèvres pour leur accueil). Au lendemain de la Pentecôte, poussé par l’Esprit, j’ai repris le Camino. Certes, « il y a mille façons de marcher », mais sur le chemin, la meilleur façon de marcher, c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer. La vie est une succession de pas !
    En conclusion, voici un extrait de l’homélie de Mgr Albert Rouet, lors de mon ordination presbytérale à la cathédrale de Poitiers, le 25 juin 2006 :
    « La liturgie nous dit ce qu’est un prêtre. A chaque fois, elle effectue un échange avec un pas de plus. Elle établit la réciprocité et une poussée en avant. Regardez ce que nous avons jusqu’à présent célébré. Vous êtes venu dans cette cathédrale de tous les coins du diocèse. Mais vous êtes partis de chez vous. Vous êtes des hommes et des femmes, des jeunes et des personnes âgées comme tout le monde. Vous êtes en dialogue et en réciprocité avec les Poitevins de ce pays, leurs espoirs, leurs joies, leurs peines, leurs désirs, avec tout ce qui fait que nous essayons de vivre le mieux possible sur cette terre. Et pourtant, un pas en avant, un pas dans l’espérance de Dieu : vous êtes baptisés. Le baptême qui vous a marqués, ne vous a pas arrachés à l’humanité, il a simplement inscrit dans cette humanité le désir et le dessein de Dieu. Vous êtes la présence de l’aspiration profonde de Dieu à faire de cette terre, une terre enfin humaine et de ce monde, un monde enfin fraternel. Le baptême ne vous a pas enlevés à la condition humaine, mais établis « en prophète, prêtre et roi », un pas en avant des autres pour les entraîner. » (cf. http://louis-de-villoutreys.over-blog.fr/290-index.html)

  10. malric dit :

    les Mazametains
    Nous nous sommes arrêter pour cette année à Saint Jean Pied de Port;et vous avons laisser ,vous et toute votre Famille à Navarrenx.
    Merci pour votre gentillesse et votre humilité;j’ai retrouvé le chant (en prière) de Gabriel Fauré, très émouvant ,et chanté magnifiquement par votre épouse.
    c’était un moment très fort,ou nous sentions ,une grande Paix et une grande Unité pendant l’eucharistie
    tout a été que du bonheur
    merci encore, et on ne sait jamais, si la providence veut…………………..
    a bientôt

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