Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

24 commentaires

  1. SEDAT dit :

    « Demain,dès l’aube,à l’heure oû blanchit la campagne,
    Je partirai.Vois-tu,je sais que tu m’attends.
    J’irai par la forêt,j’irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors,sans entendre aucun bruit,
    Seul,inconnu,le dos courbé,les mains croisées,
    Triste,et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j’arriverai,je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. »

    Victor-Marie Hugo (Besançon,1802-1885,Paris).Poème sur la montagne.

  2. SEDAT dit :

    « Au-dessus des étangs,au-dessus de vallées,
    Des montagnes,des bois,des nuages,des mers,
    Par delà le soleil,par delà les éthers,
    Par delà les confins des sphères étoilées,

    Mon esprit,tu te meus avec agilité,
    Et,comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
    Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
    Avec une indicible et mâle volupté.

    Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides,
    Va te purifier dans l’air supérieur,
    Et bois comme une pure et divine liqueur
    Le feu,l’air qui remplit les espaces limpides.

    Derrière les ennuis et les vastes chagrins
    Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse
    Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
    S’élancer vers les champs lumineux et sereins,

    Celui dont les pensées,comme des alouettes,
    Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
    Qui plane sur la vie,et comprends sans effort
    Le language des fleurs et des choses muettes…!

    Charles-Pierre Baudelaire (Paris,1821-1867).Poème sur la montagne.

  3. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    Mais entre nous,il faut quand même avoir le dos fin pour gravir la montagne et nager dans le bonheur car la route est droite mais la pente est forte…!

    PS Une petite « Raffarinade » au passage du « Nid d’Aigle »…!

  4. SEDAT dit :

    « Visez haut messieurs,c’est là que c’est le moins encombré »…! lol

    Général Charles de Gaulles (Lille,1890-1970,Colombey-les-Deux-Eglises,Haute-Marne).

    PS Celle là,je vais la retenir.

  5. SEDAT dit :

    « Poème chinois sur la montagne ».

    « Au creux du mont,oh…! il y a une belle
    Ceinte de l’herbe,oh…! et vêtue de lierre.
    L’amour sourit,oh…! dans ses prunelles,
    Elle est svelte,oh…! comme une rivière.
    Léopard et renard,oh…! traînent son char
    Orné de laurier,oh…! et d’herbe autour.
    Habillée d’orchidée,oh…! elle part
    Cueillir des parfums,oh…! j’habite au fond,
    J’arrive en retard,oh…! sur l’ardu passage.
    Je me dresse,oh…! au sommet du mont,
    Je vois flotter,oh…! sous moi les nuages.
    Il fait nuit noire,oh…! en plein jour,
    Car au vent d’est,oh…! la pluie est tombée.
    J’attends mon ami,oh…! sans songer au retour.
    Qui me fleurira,oh…! à la fin de l’année…?
    Je cueille l’herbe,oh…! dans la montagne
    Parsemée de rocs,oh…! et lierres ça et là.
    Je lui en veux,oh…! à la campagne,
    Trop occupée,oh…! pour songer à moi.
    Douce au fond du mont,oh…! comme une fleur,
    Je bois à la source,oh…! sous pins et cyprés.
    Songe-t-il à moi,oh…! au fond du coeur…?
    J’en doute bien,oh…! car il n’est pas près.
    Le tonnerre gronde,oh…! la pluie est sombre,
    Les singes gémissent,oh…! à la nuit.
    Le vent siffle,oh…! les feuilles font l’ombre,
    Ma pensée de lui,oh…! me plonge dans l’ennui. »

    Traduction de Xu Yuan Zhong.

  6. Oscar, Valence dit :

    Monsieur,

    La montagne, tout comme la mer et plus généralement les milieux dits hostiles, est une école de solidarité, de persévérance et d’entraide ; valeurs que ne véhicule guère le partis auquel vous appartenez … Plutôt une école de copains et de coquin, avec son inévitable panier de (vieux) crabes. Je suis navré de ce constat mais il en est ainsi de la classe politique « institutionnelle » et même de certains syndicats, dit représentatifs (au grand dam de leur bas d’ailleurs !). Certes, vous n’êtes sans doute pas le pire des représentant d’un monde politique que j’espère, finissant …

    Par ailleurs, j’apprécie toujours (un je ne sais quoi de perversité sans doute !) la flagornerie de certain commentaires ! Décidément, il y aura toujours des fayots !

    Cordialement.

    Oscar

  7. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Beaucoup de choses à dire sur ce billet !

    Tout d’abord et d’une manière générale, ils sont terribles ces journalistes, ils critiquent les hommes politiques tout au long de l’année sur les décisions qu’ils prennent et quand vous ne dites rien, ils viennent vous chercher sur vos lieux de villégiature estivale…. Que deviendraient-ils sans les hommes politiques !

    « Quand la montagne gagne nos hommes politiques » : c’est simple à comprendre ! C’est sans doute l’endroit idéal par excellence pour se ressourcer le plus rapidement possible, évacuer le stress de l’année écoulée, je ne pense pas que ce soit sous la chaleur de la côte, qui a pris en la circonstance pour deux mois une certaine euphorie dépourvue du « bien-être » rappelant quotidiennement l’ambiance « métro, boulot, dodo », qu‘ils pourraient le faire.
    Ils sont « fous » ces touristiques que l’on retrouve au bord de la mer et qui oublient trop souvent qu’ils sont en vacances : « Qui va piano, va sano ! ». Je ne pense qu’ils aient une mine reposée à leur retour de vacances…

    Ce petit article qui vous est consacré par la rédaction du DL n’est pas le moins intéressant, encore qu’ils auraient pu se passer de rappeler l’épisode de 2003.
    J’aime beaucoup votre réflexion « en montagne, sur les sentiers, les gens se disent bonjour. Ici il y a un vrai respect », c’est tout à fait cela, il est bien dommage que ma boulangerie ne se trouve pas sur ce sentier, j’ai souvent l’impression de me retrouver devant un mur d’exécution quand j’entre acheter mon pain et que je lance jovialement un grand « Bonjour ». Heureusement les serveuses sont jolies et aimables, mais alors les clients : souvent deux personnes et les plus âgées vous répondent gentiment vous démontrant ainsi qu’ils ont reçu une certaine éducation, par contre les autres heureusement qu’ils n’ont pas une mitraillette à la place des yeux, je serais exécuter de bonne heure et ce malgré ma bonne humeur, l‘expression de leur « tête de tangon »(*) vous laissant penser que leurs propos se rapprochent davantage du « qu’est-ce qu’il veut ce … ? ». Le respect a déserté notre quotidien et malheureusement les nouvelles générations ne semblent pas y remédier, je n’en fais quand même pas une généralité…

    Je ne sais pas si la montagne est une « belle école pour gouverner » mais en tout cas les valeurs qu’elle dégage et que vous énumérez la rapprochent pertinemment d’autres éléments naturels tels que la terre et l’eau et incitent au respect.

    Je terminerais sur une note plus conviviale et intéressée, nous avons la même devise « après l’effort, le réconfort », je partage votre point de vue qu’il faille toujours avoir le souci de trouver une bonne table pour se restaurer, surtout dans une région où les produits naturels et de qualité ne manquent pas. Bon appétit !

    Bien amicalement à vous, et bon courage pour les dernières étapes.

    Jacques

    NB : (*) Tête de tangon : expression marine. Celui qui fait une tête de tangon ne vous incite pas à vous en approcher tant il est désagréable, manquant bien souvent de respect et de courtoisie.

  8. SEDAT dit :

    La montagne

    « Ils quittent un à un le pays
    Pour s’en aller gagner leur vie
    Loin de la terre oû ils sont nés
    Depuis longtemps ils en rêvaient
    De la ville et de ses secrets
    Du formica et du ciné
    Les vieux ça n’était pas original
    Quand ils s’essuyaient machinal
    D’un revers de manche les lèvres
    Mais ils savaient tous à propos
    Tuer la caille ou le perdreau
    Et manger la tomme de chèvre

    [Refrain]

    Pourtant que la montagne est belle
    Comment peut-on s’imaginer
    En voyant un vol d’hirondelles
    Que l’automne vient d’arriver?

    Avec leurs mains dessus leurs têtes
    Ils avaient monté des murettes
    Jusqu’au sommet de la colline
    Qu’importent les jours les années
    Ils avaient tous l’âme bien née
    Noueuse comme un pied de vigne
    Les vignes elles courent dans la forêt
    Le vin ne sera plus tiré
    C’était une horrible piquette
    Mais il faisait des centenaires
    A ne plus que savoir en faire
    S’il ne vous tournait pas la tête

    [Refrain]

    Deux chèvres et puis quelques moutons
    Une année bonne et l’autre non
    Et sans vacances et sans sorties
    Les filles veulent aller au bal
    Il n’y a rien de plus normal
    Que de vouloir vivre sa vie
    Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires
    De quoi attendre sans s’en faire
    Que l’heure de la retraite sonne
    Il faut savoir ce que l’on aime
    Et rentrer dans son H.L.M
    Manger du poulet aux hormones

    Jean Ferrat Chanteur et poète français.

  9. jany guiot dit :

    Merci Reynaldo pour tous les magnifique textes qui restent actuels de nos jours car ils ont ete ecrit avec le coeur.

    Hier j’ecoutais un ancien entretien de Michael Jackson
    Le journaliste lui a pose la question d’ou lui venait son inspiration, se mettait-il directement au piano ?

    Michael Jackson, lui a repondu « Que tout venait d’en haut » que s’il s’etait assis derriere son piano, rien ne serait venu…que le son , les mots, le rythme, venaient tout seul , a tout moment, en conduisant, en etant en action…

    Je le crois entierement, ses propos montrent le pourquoi il etait un grand artiste, car il trouvait ses mots…a la Source….

    Il est important que chacun trouve sa Source sur le chemin de la vie…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  10. jany guiot dit :

    Cher Oscar,

    Chacun est libre d’ecrire ses mots et ses impressions, meme d’etre un fayot s’il le souhaite…

    La societe a besoin de se gerer, elle a choisi des representants elus par tous les citoyens dans l’acceptation generale des resultats, nous pouvons critiquer, nous pouvons nous exprimer…nous sommes en democratie…

    C’est justement parce que nous sommes en democratie qu’il faut vous faire entendre, vous pouvez exprimer votre mecontentement et proposer une alternative…

    Prendre tout le monde pour des coquins, des fayots, montre que vous avez au contraire un grande violence contre vous, pas contre les autres…

    Jean-Paul Sartre ecrivait que « L’enfer c’est les autres » je rajouterais, les cons, les fayots, les coquins, etc..
    Jean-Paul Sartre ne voulait pas dire cela…
    L’ENFER C’EST L’IDEE QUE L’ON SE FAIT DES AUTRES…

    Il est facile de critiquer, de choisir la violence pour argumenter, mais pour quel resultat ?
    N’est-il pas possible de dialoguer sincerement dans le respect des autres…

    Refuser l’autre, refuser de l’entendre, de l’accepter dans sa difference d’opinion c’est aussi un peu du racisme…

    Dans la vie, vous trouverez toujours des machines a cafe, des gens qui aiment parler des autres, qui les salissent…vous remarquerez aussi que ce sont des coquins a leur niveau,,,

    Grandir c’est aussi de choisir de ne plus etre le centre, de choisir de ne plus avoir raison seul, d permettre aux autres de s’exprimer tout en les considerant dans leur expression.

    Mais je me trompe peut-etre Oscar…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  11. Carole dit :

    J’avoue tres honnetement que je n’irai pas lire l’article en question, car les vacances de nos politiques ne m’interesse pas.

    Monsieur Raffarin, je m’adresse au pélerin….

    Je suis choquee de la profanation de cette mosquee qui fait les gros titres de nos medias ainsi que les commentaires des politiques de tout bord.
    Mais je suis encore plus choquee que l’on occulte la vente sur eBay (prix de départ 1€) de cette jolie petite chapelle dans les Pyrenees.
    Et je suis encore encore plus choquee que l’on occulte les agressions dont est victime le pere Noel de Touls, ainsi que les degradations faites sur l’eglise.
    On est en train de brader/solder notre terre chretienne. Arretons de construire des mosquees. Sinon dans quelques decennies, on ne verra plus les clochers, mais seulement des minarets. Et ceux qui sous couvert de diversite (communistes and co), viendront pleurer quand sonnera l’heure de la priere (vois de l’imam) dans les 36 000 communes de France.

    Pourquoi dans notre si beau pays, ne parle t-on que des problemes avec les musulmans, sans pratiquement parler des problemes que rencontrent de nombreux lieux de culte catholiques ?

    Il me semble urgent d’arreter de parler de cette integration/diversite (outil du politique), car ce procede anime des tensions entre communautes qui vont etre fatales a notre pays avant tout catholique.
    On n’aurait jamais du faire la loi sur le voile. Il n’y avait aucun probleme auparavent entre les catholiques, protestants et juifs. Aujourd’hui, on parle d’une loi sur la burka. Si elle a lieu, ce sera un veritable danger.

    Pas de lois s’il vous plait. Mais juste des obligations a respecter lorsque l’on franchi le seuil francais.
    Un petit exemple : je suis allee visiter une mosquee construite par un Roi Saoudien dans un pays tres catholique d’ Amerique Latine. A l’entree, on vous demande vos passeports (dont on enregistre les informations), puis aux personnes (femmes) legerement vetues, on leur prete un grand voile pour se couvrir les jambes et les epaules. Et tout cela sans aucun probleme. Le respect des coutumes d’autrui.
    Pourquoi, en France, n’oblige-t-on pas, les personnes en burka ou voilees a faire de meme.
    Respecter nos coutumes. Autrement on ne vit pas en France.

    Je suis allee recemment dans le sud de la France. Vous voyez dans l’eau des femmes rentrer avec leur burka (pas de burkini). Dans nos jolis petits villages de Provence, vous voyez des femmes voilees de noir. C’est notre politique laxiste du laisser-faire au nom de la diversite qui est en train de faire disparaitre nos valeurs et on est en train de s’effacer au nom d’une autre religion qui n’est pas nee en Europe.

    J’ecoutais sur une chaine etrangere, une emission concernant la burka en France.
    Les journalistes, contrairement aux notres, etaient choques de cette « prison » portee par les femmes et qu’on l’autorise en France (C5N).
    D’apres ces journalistes :  » La communaute musulmanne veut plus de dialogue et dit qu’elle est victime de xenephobie. Qu’Atteda Zanetti (creatrice du burkini) ne comprends pas pourquoi les francais son epidermiques a ces vetements……… ».

    Les francais ne sont pas xenephobes Monsieur Raffarin. Ils en ont marre que les politiques viennent constamment leur brouiller leur paysage culturel.
    Je souhaite de tout coeur que N Sarkozy ne se trompe pas de chemin, en ouvrant un tapis rouge a tous ces bobos, pseudo intellectuels, qui vont detruire notre pays. Ce n’est pas cette rupture que l’on attendait de lui.

    Il est toujours temps de corriger les erreurs !

    Tres cordialement.

  12. Carole dit :

    Claude,

    Je viens de prendre connaissance de votre commentaire du 8/08/09 (11H47) sur Attention violence sociale.

    Excellent.

    Juste un petit bemol : il est evident que nous avons besoin de commerciaux qualifies. Mais ce ne sont pas eux « le nerf de la guerre ».
    On a souvent, je crois, tendance a oublier la technique et l’innovation.
    Sans ce binome indispensable dans un pays, pas de commerciaux.

    Cordialement.

    Un petit bonjour amical Jacques.

    Sur ce, je vais continuer ma lecture, beaucoup de retard.

  13. SEDAT dit :

    « Et le paradis,ce sont les autres »…! Soeur Emmanuelle née Madeleine Cinquin (Bruxelles,Belgique,1908-2008,Callian,Var,France).

  14. Jacques d'Hornes dit :

    Cher Jany,

    Votre commentaire adressé à Oscar est d’une grande pertinence.

    J’ajouterais que beaucoup de personnes font la confusion entre la chaleur humaine, noble et assortie avec plus ou moins d’amour et délivrée sans hypocrisie avec seulement un peu de respect même à celui qui ne partage pas votre point de vue et la flagornerie qui bien souvent ne fait que refléter la faiblesse de celui qui profère de tels propos.
    Le tout est de savoir si chacun a suffisamment d’ouverture d’esprit pour comprendre la sincérité des autres et sans préjugé !

    Amitiés à Carole (propos sans doute qualifié d’obséquieux par certains…).

    Bien amicalement

    Jacques

  15. Claude dit :

    Bonsoir Carole,

    Non, ce sont bien les commerciaux qui sont le nerf de la guerre dans les entreprises. Je parle en connaissance de cause.

    Vous avez raison de rappeler l’importance de la recherche et du développement qui sont le cœur et le cerveau de nos entreprises. Elles ne seraient néanmoins que des légumes inertes sans les commerciaux, nerfs de leurs guerres. Une entreprise innovante sans d’excellents commerciaux ce serait comme une chaîne de télévision qui ferait d’excellents programmes que personne ne regarderait faute d’émetteurs pour les diffuser.

    Savez vous que les cimetières d’entreprises comportent plus de cadavres d’entreprises innovantes qui n’ont jamais su vendre leurs innovations que d’entreprises commercialement omniprésentes sur leur marché avec des rossignols ?

    Il y a, en permanence, même en période de crise, 200.000 postes de commerciaux compétents à pourvoir en France (de BTS à Ingénieurs). Il est plus difficile de trouver un bon commercial qu’un ingénieur qui a des idées. Et c’est peu dire. Ce qui est rare est cher. CQFD.

    Bien cordialement,
    Claude

  16. Carole dit :

    Claude,

    Bon, vous parlez de « nerf de la guerre », je parle de commerciaux qualifiés.

    Je justifie ce choix :

    Commerciaux qualifiés, style attachés commerciaux grands comptes, ingénieurs etc, ou pour prendre un panel plus large (de BTS au vendeur de chaussure). Regardez bien les offres (teneur de ces annonces, le niveau demandé, pas toujours brillan. Le turn-over des commerciaux est incroyable. Vous le confirmez vous-même en soulignant ces 200 000 postes à pourvoir (on se demande pourquoi on a tant de chômeurs et pourquoi on est toujours à la traîne avec nos exportations).

    Le commercial qualifié exceptionnel, ne vous inquiétez pas, il est dans les tablettes des chasseurs.
    Si la crise est mondiale, la course aux talents l’est aussi.

    La course au recrutement de commerciaux n’est pas toujours le signe de bonne santé économique d’une entreprise. Vous savez très bien quand un ouragan arrive (surtout en période de crise ou de forte concurrence) vous devez vendre à n’importe quel prix, faire monter le CA, vive la croissance à deux chiffres……. Surtout en ce moment « the cash is king ».

    Mais attention, le commercial (maillon dans une chaîne de fonctions) ne peut sauver une entreprise aux produits périmés ou obsolètes, à la gestion hypothétique et aux ordres d’actionnaires lorgnant sur leurs seuls dividendes.

    Je vous rappelle gentiment que le premier capital d’une entreprise, ce sont ses idées, ses innovations et sa technique ainsi que le capital humain.
    Après, toute une chaîne est mise en place, d’où la fonction de commercial. Fonction qui est un véritable sacerdoce et à quel prix, d’où ce turn-over perpétuel !

    C’est pourquoi je relativise quand on me parle de « nerf de la guerre ».

  17. Carole dit :

    Je m’exuse, j’ai cliqué et tapé (brillant) trop vite.

    Cordialement Claude.

  18. Carole dit :

    Jacques,

    « Obséquieux », par pour moi.

    Vos expressions « marines » me plaisent beaucoup.
    Un peu de piment dans ce monde de brutes (clin d’oeil).

    Bien amicalement.

  19. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Chère Carole,

    Je le sais et c’est pourquoi j’ai saisi l’occasion qui m’était offerte pour vous renvoyer cette amitié à votre amical bonjour, à un sourire, c‘est cela de la chaleur humaine, il n’en faut pas plus pour donner un peu de bonheur à une autre personne. Quand on adresse un sourire à une personne, en principe elle vous répondra toujours et s’instaurera un mouvement de sympathie.

    J’ai sans doute certaines lacunes dans quelques domaines, j’en suis conscient mais je pense avoir acquis une grande expérience dans les relations humaines, tout simplement parce que je suis tombé dedans tout petit mais aussi en poursuivant mon expérimentation en étant au milieu des hommes avec ma personnalité, mes qualités et mes défauts.

    Je ne veux pas entrer trop dans les détails car certaines vérités peuvent parfois effrayer mais je pense que dans les relations humaines il faut privilégier l’empathie et rejeter l’individualisme, malheureusement c’est plutôt l’inverse qui se produit dans notre société actuelle.

    Hormis au travers de nos échanges, on ne se connaît pas mais il est très facile de sa faire une idée d’une personne en la lisant, j’aime beaucoup vous lire et j’apprécie tout particulièrement votre franchise et votre côté « rebelle » si attachant qui ne manque bien souvent pas de pertinence.

    Je terminerais par une réflexion globale qui entraîne à la méditation : Est-il si difficile que cela que d’être gentil de nos jours ?

    Amitiés

    Jacques

    NB : J’ai bien noté que vous appréciiez mes « expressions marines », j’en ai d’autres !

  20. Claude dit :

    Carole,

    Si vous aviez une meilleure connaissance des entreprises vous auriez remarqué qu’il y a des cycles et qu’une entreprise ne sait pas avoir, sans cesse, les meilleurs produits (sinon cela voudrait dire que les autres ont toujours les moins bons produits). Et dans la période où les produits sont moins bons les commerciaux ont intérêt à être les meilleurs.

    Je vous donne acte que tous les services d’une entreprise ont leur importance mais ce n’était pas le sujet. Il s’agissait de justifier les salaires importants des commerciaux efficaces (les autres crèvent la faim). Vous les justifiez aussi en notant leur rareté.

    Vous me faites gentiment remarquer un certain nombre de choses qui sont fausses mais dont l’idée est dans l’air du temps. Le premier capital d’une entreprise c’est… son capital. Faire croire le contraire est une ineptie. Avec le capital adéquat les entreprises bien managées acquièrent la compétence, recrutent et innovent. On va donc dire que les deux choses les plus importantes pour une entreprise sont ses capitaux propres et sa direction. Tout le reste s’achète.

    Vous voulez une preuve ? Demain les chinois auront une industrie aéronautique toute neuve en ayant acheté tout ce qu’il faut pour qu’elle soit performante. Si vous ne me croyez pas regardez bien ce qui se passe.

    Une autre preuve ? Quelles sont les meilleures marques d’appareils photos ? Les japonais ont simplement mis l’argent nécessaire pour créer une industrie de la photo inspirée de l’industrie de la photo allemande avec les mêmes recettes. J’utilisais des Rollei j’utilise des Canon.

    Le fric est roi. Et alors ? Ce qui compte ce n’est pas son usage mais le partage qui est fait des fruits de son usage.

    Tous ceux qui essayent désespérément de croire que l’on peut créer de la valeur sans le capital sont des désespérés qui plongent régulièrement la planète dans la crise. La dernière fois c’était en affirmant la prééminence de la notoriété en la valorisant aux bilans (nouvelle économie qui me faisait bien rire et il y a pas loin d’ici des politiques qui y ont cru). Rappelez vous toutes ces start-up qui levaient des fonds sans cesse pour les « investir » dans de la communication et valorisaient leur notoriété au bilan c’est-à-dire avec du vent. Cette fois-ci c’est en valorisant des plus-values basées sur des créances tellement douteuses et tellement latentes qu’elles sont devenues des moins values toxiques.

    Arrêtons d’inventer des manières de considérer le partage de la création de richesses autrement qu’entre le capital et le travail. Le bon système c’est celui où on trouve le bon équilibre entre un travail et un capital qui coopèrent au mieux. Certains disent que la crise actuelle est la fin du capitalisme comme d’autres on prédit la fin du travail il n’y a pas si longtemps (voir M. Aubry et M. Rocard). Ce n’est que la fin d’une méthode comptable qui comptabilise avec précision des choses incertaines. Et si on tient toujours à cette précision on ne trouvera jamais la solution car il n’y a rien de plus incertain que l’évaluation de la valeur des choses qui fluctuent sans cesse.

    Cordialement,
    Claude

  21. Carole dit :

    Claude,

    Si je n’ai pas évoqué les capital financier (financement/fonds de roulement/investissements/imm) et capital propre (avoirs person + actionnaires/investisseurs), c’est que pour moi cela coulait de source.
    Sans ces leviers + le capital dont je vous ai fait part, c’est le vide.
    Mais je pensais que vous l’auriez sous-entendu.

    Par ailleurs, quand vous me citez les chinois ou les japonais, la copie excelle chez eux. Vous le savez. Ayant travaillé de longues années avec l’Asie, je peux le confirmer. C’est d’ailleurs un véritable danger pour les entreprises qui doivent sans arrêt remettre en cause recherche et innovation. Parce que eux avec nos bases, ils innovent. C’est la loi du marché.

    Vous écrivez :
    « Le fric est roi. Et alors ? Ce qui compte ce n’est pas son usage mais le partage qui est fait des fruits de son usage. »

    Vous avez mal percu ce que je voulais dire. Ah la web. Je voulais dire qu’en ce moment, le cash est roi parce que la confiance n’est plus sur les marchés financiers. Et les investisseurs préfèrent la prudence à la spéculation de papier. Donc retranchement. mais l’argent est toujours là.
    Quant au capitalisme, c’est évident qu’il n’est pas mort. Il est juste plus prudent avec toutes les déconvenues que l’on connait.

    Tiens en parlant de fonds propres, nos banques et leur indice µ, en ce moment c’est très inéressant de les comparer avec les banques des EE.UU. Pas beaucoup de transparence. Mais c’est un autre débat.

    Bien cordialement Claude et sans animosité aucune.

  22. Carole dit :

    Chère Jacques,

    Vous gentil post me touche beaucoup. Ne changez pas, vos commentaires reflètent votre bonté, c’est le principal. Gardez votre perspicacité et votre délicatesse dans tous ces échanges (sans oublier vos expressions « marines »). Ce monde individualiste en a bien besoin.
    Quant à revenir à votre question : « Est-il si difficile que cela d’être gentil de nos jours ? » Je crois que oui, lamentablement, car on est pris pour un niais, un naif…… Vaste sujet, surtout sur le net, ou l’intonation de la voix, les mimiques du visage n’apparaissent pas. Asi es, comme on dit en espagnol.

    Toutes mes amitiés.

    PS : « Rebelle », mon époux me le dit souvent.( Rire).

  23. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Chère Carole,

    Votre dernier billet est très intéressant. D’une part, il illustre bien mon développement sur la différence entre la chaleur humaine et la flagornerie tout simplement parce que de visuel on peut percevoir l’intonation de la voix, les gestuels ou les mimiques du visage du personnel qui sont des aides pédagogiques précieuses pour exprimer par exemple sa sympathie à l’endroit d’une autre personne, ce n’est pas le cas par écrit mais aussi parce que vous revenez sur le sujet délicat de la gentillesse.

    Comme vous dites ce dernier sujet est vaste, il faudrait un « 0 à 4 » (*) pour le développer, mais j’essaierai de vous apporter mon point de vue. Il tournera sur la définition que vous donnez sur la gentillesse qui est le raisonnement de notre jeunesse dont l’expression est que la gentillesse est un désavantage dans notre société. Personnellement je préfère la définition de Voltaire beaucoup plus sage « La gentillesse est une qualité de l’intelligence » reprise gentiment par Monsieur Raffarin dans les mêmes termes que vous retrouverez facilement en date du 21 janvier 2008 sur ce carnet (à lire avec ses commentaires, c‘est très intéressant).

    Votre époux ne se trompe pas, il vous connaît bien et vous aime beaucoup. Personnellement, je considère ce côté « rebelle » comme une qualité, on peut être rebelle et l’être à bon escient quand il s’agit par exemple de dénoncer des injustices, il faut toujours voir le bon côté de la chose, dommage que le mot « rebellité » n’existe pas pour honorer cette qualité, rien à voir avec le mot rébellion.

    Chère Carole, merci de vos gentils propos et je vous souhaite un excellent week-end.

    Bien amicalement à vous.

    Jacques

    NB : (*) « 0 à 4 » : quart à la mer de minuit à quatre heures du matin (le pire de la journée), c’est très long… Bien souvent on reprend cette expression dans le sens « épais comme un 0 à 4 », il y a de la consistance…

  24. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Chère Carole,

    Vous avez raison le sujet est vaste et je crois ne pas me tromper en disant qu’il faudrait un « 0 à 4 » pour le traiter tant de nombreuses réflexions apparaissent. Comme promis, je vais tenter de vous exprimer mon point de vue en essayant de le faire en toute modestie car je suis obligé de vous dévoiler quelques traits de mon caractère.

    Chacun de nous possède sa part de méchanceté et de gentillesse, c’est inné. Pourquoi untel serait-il plus méchant ou plus gentil qu’un autre ? Est-ce dû à ses qualités, à des défauts, à son caractère, à son environnement, à l’éducation qu’il a reçue, etc… ? Nous nous posons beaucoup de questions sur ce sujet, je pense que c’est un tout et ce tout repose sur des bases fondamentales.
    Alors pourquoi notre jeunesse a tendance à juger négativement la gentillesse. Je pense que cela est dû au besoin d’exister. L’homme grandit trop vite, si le cycle physique est en principe respecté et pour cause il n’en est pas de même pour le mental, victime « d’accélérateurs », bien souvent contre sa propre volonté, notamment l’impatience, celle des Parents qui considèrent très vite leurs enfants comme des grandes personnes « débrouilles-toi et ne me casses pas les pieds » , et celle des intéressés eux-mêmes qui veulent sortir du tunnel…Malheureusement on ne devient pas mature en avançant l’âge de la majorité, il faut en connaître certaines règles.

    Vous dites souvent que je ne dois pas changer en faisant allusion à ma sagesse et ma bonté. Je ne pense pas que je changerai. J’ai toujours été comme cela car j’ai eu une grande chance dans mon cheminement, j’ai toujours été entouré de personnes qui ont su, et/ou qui ont bien voulu me prendre en charge en donnant de leur temps pour m’éduquer et me donner une certaine expérience de la vie en toute modestie et en toute humilité, me donnant ainsi les repaires (discipline de vie en société, autodiscipline, l’art de bien vivre ensemble, la maîtrise de soi, de ses pulsions, de ses envies, etc…) dont chacun a besoin pour mener à bien son existence, pour faire face aux contraintes, aux obligations et aux circonstances de la vie. Des REPAIRES, c’est bien cela qu’il manque à grand nombre d’entre nous et notamment à notre jeunesse dans ce monde cruel, cette « jungle » qui s’ouvre à nous avec sa beauté, mais aussi ses pièges dus au fait que nous soyons dans une société de consommation, de tentation et de profit qui génère de nombreuses difficultés handicapantes entraînant quantité de problèmes. Je pense que nous devrions nous inspirer plus souvent du comportement animalier, nos amis « Les Bêtes » étant bien plus initiés que nous à ce mode de vie où gentillesse et méchanceté se côtoient irrémédiablement « la raison du plus fort »…

    J’ai toujours été très attentif aux conseils de certaines personnes, mes Parents en premier lieu qui m’ont donné une excellente éducation dans un environnement catholique, modeste mais généreux, un avantage : je n’ai jamais été un « orphelin de 16H30 » c’est un plus, et ensuite deux personnes formidables que j’ai rencontrées dans la Marine qui m’ont pris sous leur aile, qui m’ont suivi durant toute ma carrière militaire même quand ils eurent quitté la Royale et qui ont toujours su trouver les mots pour me montrer le droit chemin face aux règles de la société, pas évident je suis entré dans la Royale à l’âge de 17 ans, alors que je n’étais encore qu’un enfant, après un échec dans ma scolarité alors que j’en avais les moyens, je crois que mes Parents n’ont pas été suffisamment sévères avec moi sur ce coup-là, mais cela m’a beaucoup servi par la suite pour faire mon autocritique et être dur et exigeant envers moi-même.
    Sur la sagesse, disons que je l’ai acquise avec le poids des ans, c’est bien connu on est toujours plus sage à 60 ans qu’à 30 mais il faut quand même un minimum de bon sens. Quant à ma bonté, je ne pense pas que je sois meilleur qu’un autre, chacun possède sa part de méchanceté et de gentillesse, le tout est de savoir distribuer l’énergie de ce défaut et de cette qualité à bon escient et je crois savoir le faire.
    Je ne reviendrais pas sur la gentillesse, elle doit être naturelle, authentique, elle vient du plus profond de nous, l’envie de faire plaisir tout simplement mais par contre je reviendrais sur la méchanceté, nous ne sommes pas obligés d’être agressifs dans nos propos, dans certains commentaires sur le Net par exemple comme vous le faites remarquer. Pourquoi faire ? cela ne fait pas avancer les débats, bien au contraire souvent sujet à polémique. Que cherchent les gens en étant violents : à montrer leur perversité « Les Pauvres ! », à dévoiler leur outrecuidance pour asseoir leur supériorité, ce n’est pas ce qui est demandé… A quoi bon ! Puisqu’on peut très bien émettre un point de vue différent en étant gentil, un avis divergent blessant sera examiné de la même façon qu’un autre mais peut-être avec des réserves sur la manière dont il aura été exposé, ce qui est bien souvent préjudiciable, ce sont les lecteurs qui jugent de la pertinence d’un commentaire.
    En ce qui concerne ma méchanceté personnelle, bien souvent modérée car je ne suis pas méchant de nature, en principe je me la garde, en étant dur avec moi-même, me disant qu’elle fait partie de mon « chemin de croix » évitant ainsi de l’adresser à autrui ou alors si je l’extériorise, c‘est parce que je suis révolté par un comportement, une injustice ou une anomalie que je condamne, alors je la distribue globalement à l’ensemble de la société sous forme de vérité dénoncée : c’est mon côté rebelle en espérant qu’elle servira à la personne qui se sent concernée pour revoir sa copie.

    Pour compléter ce « tableau », je dois vous avouer que, alors que la Marine est sans aucun doute l’arme la plus rigoureuse en matière de discipline et pour cause la moindre erreur humaine peut-être fatale, je n’ai jamais eu, en 30 ans de carrière dont 20 ans comme officier marinier supérieur, recours à la fiche d’infraction « la peau de bouc » pour asseoir mon autorité auprès de mes subalternes, je ne suis pas un « tueur », un briseur de carrière, j’ai toujours mené mes hommes avec gentillesse, avec de simples mots, avec de la diplomatie, partant du principe que ce n’est ni avec violence ni avec autoritarisme que l’on règle les problèmes, et ça marche, je n’ai jamais eu aucun reproche de la part de mes supérieurs en ce qui concerne mon aptitude au commandement.

    Ma chère Carole, je pense qu’il y a encore beaucoup à dire sur la gentillesse mais au travers de ce billet illustrés d‘exemples me concernant, notamment ceux démontrant la grande gentillesse de mes deux supérieurs, j’ai essayé de vous montrer que la gentillesse est une qualité de l’intelligence. Enfin, disons que c’est mon point de vue.

    Bien amicalement

    Jacques

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