Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

28 commentaires

  1. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    Jacques Attali est un génie,il a écrit notamment: »La monnaie n’est qu’un parasite dans le fonctionnement de l’économie de marché…! Un parasite dangereux,à domestiquer,parce que nous ne pouvons point l’iliminer »…! Extrait de « Les trois Mondes ».

    Excellent week-end,@+,Reynaldo.

  2. AGI dit :

    Les professions liberales sont un tissu social necessaire a l equilibre de notre pays. C est un creuset d imagination, de performances,c est un veritable moteur social. Leur limite, c est la taille de leurs etablissements.. Quand elles adoptent des structures pyramidales, elles se renforcent.
    Leur souffrance, c est le manque de souplesse economique, elles ne peuvent pas suffisamment investir, elles se replient dans un confort qui les empeche de grandir. Elles sont ainsi plus vulnerable, n importe quel groupe economique puissant peut ainsi les manipuler a sa guise ( exemple: les assurances). Si un groupe international a suffisamment de moyens financiers et une volonte de le faire, il les achetera pour une bouchee de pain.
    Madelin, en son temps, avait des reflexions intelligentes sur ce groupe d individus. Il a disparu?
    Nous vivons dans un pays qui assume mal sa schyzophrenie : a la fois marxiste et capitaliste. Liberez les liberaux pour les renforcer!

  3. jany guiot dit :

    Devons-nous parler de « parasites » ?

    Le secteur des professions liberales a besoin d’etre conforter dans sa gestion car il apporte beaucoup dans la dynamique economique de notre pays.

    Faut-il jeter la pierre aux intermediaires ?
    Je ne le crois pas, de tout temps, les revendeurs, les cooperatives, les grossistes, les societes d’interim ont ont existe pour permettre le developpement des marches…
    Reflechissons a la gestion des flux en harmonisant ceux, en accordant au producteur une juste remuneration du fruit de son activite par exemple…

    Il est important, Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, de participer a ce debat qui fait partie de la grande reflexion sur le devenir et de la pleine reconnaissance de l’homme et de ses activites (ses entreprises) dans la globalisation du marche…

    C’est un tres grand debat qui ne se limite pas qu’aux professions liberales…

    Vous parlez de « Republique de Leadership » , ce debat arrive au moment ou le monde cherche de nouvelles valeurs pour construire son devenir dans les aspects sociaux, societaux et environnementaux…

    L’homme, l’entrepreneur, doivent trouver la reconnaissance dans l’existence de leur activite…

    Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration,

    jany guiot

  4. Claude dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je ne pense pas que Jacques Attali s’attaquait aux professions libérales quand il parlait des corps intermédiaires (qui n’ont rien à voir avec les professionnels libéraux) mais plutôt aux collectivités territoriales et à un certain nombre d’organisation qui assurent la liaison entre les individus et l’Etat (notamment les départements, les syndicats, certaines chambres de commerce, etc.).

    Généralement une profession libérale a une activité professionnelle indépendante qui consiste à fournir des prestations intellectuelles relatives à une technique, un art ou une science. Ils relèvent du Code civil et non du Code de commerce (malgré leurs pratiques qui sont souvent de plus en plus apparentées à des pratiques commerciales). Les membres des professions libérales sont des praticiens, ce ne sont pas des intermédiaires. En simplifiant, ce sont plutôt des collaborateurs à temps partagé. Ils ont une expertise particulière qui est irremplaçable. Ils ont généralement une formation longue (voire très longue). Ce sont des prestataires de services incontournables.

    La pratique de leurs métiers est souvent protégée de telle sorte que les dangers signalés par AGI de les voir achetés contre leur gré par des groupes puissants est impossible. Pour faire des économies d’échelle, ils peuvent rarement grandir autrement qu’en s’associant entre eux (nombre de collaborateur par diplômé généralement fixé par la loi ou par les règles des ordres professionnels). Il est probable que, compte tenu des moyens informatiques dont ils disposent pour le suivi de leurs missions, une augmentation raisonnable du nombre autorisé de leurs collaborateurs permettrai de créer pas mal d’emplois (j’ai constaté personnellement au cours de mes propres missions auprès d’eux que la plupart d’entre eux sont souvent à la limite de la rupture, surtout en période de pointe, sans pouvoir embaucher).

    Vous avez raison de souligner que les démocraties cherchant toujours à cerner les problèmes au plus juste ont tendance à complexifier leurs législations (les législateurs pourraient tout de même faire des efforts et faire le ménage de temps en temps). Cette complexité est une aubaine pour la plupart des professions libérales notamment celles du droit, de la gestion, de l’économie, etc. qui deviennent de plus en plus incontournables.

    Cependant, alors que le pouvoir d’achat est une donnée à surveiller attentivement, la part du coût des conseils en tout genre dans les prix ne cesse d’augmenter. Bientôt le coût de l’application des règles auxquelles sont soumis les produits, biens ou services, et de celles auxquelles sont soumis les flux économiques sera plus important que leur coût de production intrinsèque.

    Bien cordialement,
    Claude

  5. AGI dit :

    Reponse a Claude (desolee pour les accents je n en possede pas0
    Actuellement, les laboratoires de biologie, les pharmacies font l objet de rachats par des grands groupes. De nombreux medecins et dentistes sont les salaries de mutuelles. Ce sont des professions aux revenus tres peu libres. Si demain un groupe d assurances etranger souhaite acheter des medecins, des dentistes, des kinesitherapeutes, des infirmiers, etc…, il n aura qu a les salarier, ce sont des populations rendues tres vulnerables qui ont un exercice tres encadre. Les ordres n ont pas pu freiner l emploi salarie des professionnels liberaux par les mutuelles, je ne vois pas comment ils pourront empecher un grand groupe economique de les recuperer a son profit. Il suffit de regarder les medecins liberaux, les dentistes, les infirmiers, etc…, combien ont les moyens de financer un ou une assistante? Un ou une secretaire? Le medecin generaliste doit ecrire des courriers aux medecins specialistes sans le facturer au patient. La CMU, au lieu d etre financee par les impots, est financee en grande partie par les professionnels eux memes. Tout cela rend les professions pseudo-librales de notre pays tres vulnerables et tres achetables par la meme occasion.

  6. Claude dit :

    Bonsoir AGI,

    1 – Vous dramatisez

    2 – Vous choisissez comme exemple les médecins qui sont loin d’être des vrais professionnels libéraux. Il n’y a rien de moins libéral que l’exercice médical (a quelques très rares exceptions) qui est encadré de partout. Un médecin ne peut même pas fixer ses tarifs librement sans pénaliser lourdement ses patients. L’accès aux professions médicales est le plus encadré qui soit. Vous parlez donc d’un libéralisme à la Jacques Duclos.

    3 – vous ne donnez pas d’exemple de cabinet médical racheté par quelqu’un qui ne soit pas médecin. Je crois que c’est simplement parce que ça n’existe pas.

    4 – Dans nos pays démocratiques il n’est pas possible d’acheter (honnêtement) une personne. Alors comment acheter un médecin ? En faisant une OPA ? Le médecin se possède lui même. A lui de ne pas être un vendu.

    Ceci étant dit vous avez raison. Beaucoup de professionnels libéraux exerçant seuls n’ont pas les moyens d’avoir des collaborateurs. C’est la raison pour laquelle ils s’associent. Heureusement mes anciens confrères ont bien informatisé la profession.

    Cordialement,
    Claude

  7. Dr Sintès Daniel dit :

    mon cher Jean-Pierre,
    j’ai déjà parlé de tout cela avec quelqu’un très proche de toi.
    1- pour répondre à Claude:
    c’est vous qui entrainait sans le vouloir AGI , vers les médecins , puisque vous dites « Les membres des professions libérales sont des praticiens », simplement pour anecdote.
    2- pour répondre à tous
    je ne vais parler que de ce que je connais bien .
    Des Chirurgiens-Dentistes:
    arrêtons l’hypocrisie lorsque l’on dit qu’un médecin ne peut pas fixer librement ses honoraires, c’est en partie faux pour nous malheureusement , parce qu’il y a beaucoup d’abus.
    regardons la moyenne des chiffres d’affaire et des bénéfices des dentistes dans les AGA, il y a plus à plaindre, et encore une fois je sais de quoi je parle, pour avoir exercer pendant 35 ans jusqu’en 2004 à Toulouse, donc pas forcément en région parisienne, j’ai toujours pu vivre honnêtement, très honnêtement de mon travail.
    quand à la profession libérale elle-même , c’est vrai que les contraintes ont grandi , , mais c’est général; nous sommes dans un monde de plus en plus exigeant , et nous en sommes tous là:
    salariés , patrons,professions libérales , commerçants
    je me répète ,mais lorsque Claude dit que les médecins sont encadrés de partout , pas tout à fait, nos horaires à nous Dentistes sont presque libres, surtout ne jouons pas sur les mots, nous pouvons aussi gérer notre temps( oui, oui, oui ).
    ah , mais il nous faut obéir à des nouvelles lois , nous adapter aux nouvelles techniques, mais c’est passionnant
    ce que nous avons perdu complètement de vue , c’est que nous avons été formé avant tout , pour SOIGNER ET SOULAGER ( je pense que l’on me comprend ), je dis cela et pourtant je suis politiquement libéral.
    cordialement
    Daniel

  8. Claude dit :

    Cher Docteur Sintès,

    S’il est vrai que la plupart des gens pensent d’abord à des médecins lorsque l’on parle de praticien (et vous aussi semble t’il) c’est une erreur de croire que cela se limite à la profession médicale. Le TLFi (du CNRS) qui fait référence nous confirme qu’un praticien est une « Personne qui connaît et exerce la pratique d’un art, d’une technique », (simplement pour anecdote).

    Vous voyez que praticien s’applique bien à la plupart des professions libérales.

    J’ai cependant eu tort de parler des médecins en pensant surtout aux médecins généralistes simplement parce que comme la plupart des gens c’est d’abord à eux que je pense quand on me parle de médecin. Et je vous apporte mon témoignage. Je sors de chez ma dentiste préférée qui vient de me ruiner. Vous avez raison, les dentistes pratiquent à peu près les honoraires de leur choix. Je pardonne à ma dentiste parce qu’elle est charmante et que quand on est adepte du libéralisme il faut admettre que ce ne soit pas à sens unique.

    Cordialement,
    Claude

    PS – TLFi = Trésor de la Langue Française informatisé = http://atilf.atilf.fr/tlf.htm

  9. jany guiot dit :

    La loi de l’offre
    Je lisais dernierement dans une revue de cadre que peu sont mobiles car la crise etait la pour freiner les desirs de liberte…
    Je lisais aussi que les DRH cherchaient a contenir les salaires et revoyaient a la baisse « les packages » pour l’expatrialion…(il n’est pas facile de comprendre l’expatriation au travers des chiffres et assis dans un bureau)

    Les societes se trompent, depuis un certain nombre d’annees, nous savons que dans certains domaines professionnels, il y a une rupture dans la chaine des ages du savoir-faire.
    Ce n’est donc pas le moment de desinteresser les cadres qui restent ouverts aux differentes offres a l’export.

    La France et les societes francaises ont besoin d’un bonne representation a l’etranger, notamment dans le domaine des commerciaux, mais aussi dans le suivi techniques des projets, dans la gestion de ceux-ci.

    Il est necessaire de reconnaitre et bien remunerer les candidats qui choisissent l’export si l’on ne veut pas les voir partir…

    C’est vrai, il y a la loi de l’offre…que l’on accepte ou pas…

    Aujourd’hui, l’emploi qualifie passe beaucoup par des cabinets de conseils, mais aussi par des cabinets d’assistance technique (qui n’en ont que le non) ce sont surtout des intermediaires.

    La valeur professionnelle des candidats est prise en compte par le cabinet de conseil mais par le cabinet d’assistance technique…le candidat n’est qu’un objet du jeu commercial.

    Il y a beaucoup de reponses possibles, mais la tache est immense car elle implique une certaine ethique dans la position de DRH, de l’acheteur ou dans celle du donneur d’ordres.

    Si l’homme est considere comme un produit, qu’il soit lui aussi paye au juste prix, pas celui du jeu commercial (en oubliant toute la dynamique que ce prix impliquera dans le devenir.)

    J’ai beaucoup ecrit sur ce domaine dans le passe, mais rien a change, les annees 80 ont vu arriver des comptables de budgets, des tireurs de prix vers le bas, des acheteurs de prix…au point de donner un cadre restritif a notre economie …et pourtant nous devons retrouver une certaine ethique, certaines valeurs…

    A chaque fois que nous decouvrons le voile sur un probleme, une question, nous nous apercevons de la complexite de la solution car elle implique une profonde transformation de la societe…

    En periode de croissance, l’euphorie des marches cachent les problemes de fond, pourtant c’est en cette periode qu’il faudrait harmoniser ou faire grandir la conscience des cteurs.

    Texte inacheve…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  10. dr sintès dit :

    bonjour Claude,
    en tout humour , je me permets de vous dire que vous avez de la chance de pouvoir vous faire ruiner par votre Dentiste préférée.
    encore une fois et avec toute ma fibre libérale, j’aimerais que la plupart d’entre nous , puissent se faire soigner sans se ruiner, j’y suis très attaché.
    j’aimerais, en mettant bien sûr les pieds dans le plat, parler du coût des prothèses dentaires.
    comment se fait-il que lorsque vous avez besoin d’une prothèse de hanche ou de genoux, vous n’en savez même pas le coût, que vous pouvez payer certes un modeste dépassement au chirurgien mais sur son acte chirurgical seul.
    pourquoi cela ne serait-il pas identique en chirurgie-dentaire, avoir une bonne nomenclature chirurgicale tenant compte de l’acte hautement technique et intellectuel du « praticien  » (c’est pour Claude )
    afin de ne pas avoir l’air de « revendre » une prothèse, ce que beaucoup de personnes nous reprochent?
    mais cela est une chose que je réclame depuis longtemps mais sans écho , ni appui.
    ceci pourrait se faire par exemple pour l’implant dentaire très au point maintenant et capable de résoudre de nombreux cas sans trop de d’ennuis collatéraux.
    nos sénateurs ne pourraient-ils pas un jour, se pencher sur la question ??
    amicalement Dr sintès

  11. Mistral dit :

    Permettez moi de ne pas être d’accord avec vous sur ce sujet.

    Le libéralisme c’est d’abord la libre concurrence et la liberté.

    Les profession dites « libérales » en France sont en fait des corporatismes qui vivent sur le dos d’une économie administrée.

    La rupture les concerne aussi, ne leur en déplaise.

    On ne peut pas par exemple, continuer à avoir des pharmaciens ou des médecins qui s’engraissent alors que le déficit de la sécu plonge.
    Ces mêmes pharmaciens ou médecins rechignants à assurer les gardes ou à s’installer dans les zones défavorisées.

    C’est contraire à notre idéal républicain.

  12. Claude dit :

    Bonsoir Mistral, bonsoir à tous,

    Peut être de ma faute parce que j’ai utilisé le terme « praticien » généralement compris dans un sens restrictif, on en revient toujours aux métiers de la santé. Je ne suis cependant pas très sûr qu’on puisse classer les pharmaciens dans les professions libérales. Ce sont des commerçants.

    Les professionnels de la santé subissent, semble-t-il, la même érosion de leur cote que les enseignants dans l’opinion publique. Les uns comme les autres apparaissent comme des privilégiés (à des titres différents) dans une France où l’on n’aime pas la réussite des autres. On n’aime pas non plus que les premiers de la classe réussissent mieux que les cancres du fond de la classe. Dans le temps les cancres avaient ensuite de l’humilité. Maintenant ils défilent pour revendiquer leurs droits à redistribution. Il faudrait instaurer un système de redistribution basé sur les efforts scolaires (comme la blague est souvent prise au 1er degré ici, je précise que je blague car je sais bien que ce ne serait pas sérieux de demander aux gens de mériter ce qu’on leur donne) ;o})))).

    Je ne crois pas que les médecins ni les pharmaciens soient responsables du déficit de la sécu. Je ne vois pas pourquoi un pharmacien gagnerait moins qu’un quincailler alors qu’il a fait des études longues et le quincailler pas simplement parce que les vis, les boulons et les casseroles ne sont pas remboursés par la sécu.

    Le déficit de la sécu tient à la simple équation que ses dépenses sont supérieures à ses recettes. Pour être mieux compris il faut préciser que cela veut dire que les gens consomment plus qu’ils ne paient. Chez le boucher pour 10 balles on a un steak deux fois plus petit que pour 20 balles. A la sécu on en achète pour 10 balles et on en a pour 12. Les deux qui manquent ce sont nos enfants qui les payeront. Comme ce qui coûte 12 aujourd’hui coûtera 14 demain grâce aux progrès technologiques il va bien falloir qu’un jour on paye ce que ça coûte et que l’on arrête de reprocher le gouffre de la sécu aux gouvernements et aux professions médicales alors que c’est nous qui le creusons.

    Cordialement,
    Claude

  13. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Docteur Sintès et Claude,

    Tout d’abord, j’en profite pour remercier le Docteur Sintès pour ses interventions régulières qui sont toujours de bonne facture et qui prouvent qu’il y a encore des gens honnêtes dans toutes les corporations et que des améliorations peuvent être apportées dans de nombreux domaines.

    Claude, vous avez raison sur le déficit de la Sécu et que malheureusement ce sont les générations futures qui paieront la note. Toutefois, ne rejetez pas seulement la pierre sur le « nous qui creusons le gouffre de la Sécu », chacun a sa part de responsabilité. Il faut que chacun joue le jeu, or ce n’est pas toujours le cas.
    Si les « petites gens » le jouent ou essaient de le jouer et pour cause, ils sont les principaux concernés et bien souvent ils doivent le faire sous le régime de la contrainte et de l’obligation (application de lois souvent mal pensées et pas toujours objectives et équitables), d’autres pourraient faire des efforts : le Gouvernement, les praticiens médicaux, les laboratoires pharmaceutiques et les pharmaciens qui savent très bien profiter de la situation. Au travers de quelques réflexions et exemples, je vais essayer de vous démontrer que ce déficit pourrait être réduit.

    + Nous :
    - Certains exagèrent mais ne faites pas une généralité des gens, il y a des gens honnêtes qui sont très conscients de ce déficit et cherchent à ne pas l’accentuer, demandant régulièrement les génériques pas toujours efficaces alors que parfois il n‘y a que 20 centimes d’écart entre un générique et un non générique.
    - Lequel d’entre nous n’a jamais cherché à se soigner seul en allant faire un achat de médicaments en pharmacie où il se fait arnaquer. Je reviendrai sur l’arnaque dans mon paragraphe réservé aux laboratoires pharmaceutiques et pharmaciens.
    - Certaines personnes continuent à aller travailler alors qu’elles bénéficient d’un arrêt de maladie.

    + Le Gouvernement :
    - Reverse-t-il vers la Sécu toutes les taxes (tabac ou alcool par exemple) que l’Etat perçoit, j’en doute….
    – C’est bien lui qui fixe annuellement une liste de médicaments qui ne sont pas remboursés ce qui augmente les dépenses des usagers, avec pour motif que ces produits ne sont pas efficaces. Et bien, s’ils ne sont pas efficaces il n’y a qu’à les retirer du marché, ce que évitera que « certains » s’enrichissent sur le dos des « pauvres gens ».
    - C’est bien le gouvernement qui fixe une TVA à 19,6 % sur une prothèse dentaire, un sonotone ou des verres et monture de lunettes ou d’autres produits qui pourtant ne sont pas des produits de luxe mais bien utiles pour les nécessiteux.
    - C’est bien lui qui a fixé une franchise médicale, injuste et dépourvue de solidarité.
    - C’est bien lui qui autorise l’augmentation d’un Euro tous les ans d’une consultation chez un généraliste, un euro par consultation, ça fait en étant modeste 30 euros par jour, 900 par mois, ce n’est pas mal ! je doute que les salaires ou les retraites bénéficient d’une telle augmentation.

    + Praticiens médicaux (je prendrais seulement le cas des médecins généralistes).
    - Grand nombre de personnes ont un traitement à vie concernant différentes pathologies et consultent régulièrement leurs généralistes pour reconduire leurs traitements. Le généraliste, c’est mon cas, reçoit le patient tous les trois mois et lui rédige une ordonnance pour un mois reconductible 2 fois, pourquoi ne pas la rendre reconductible 5 fois, cela ferait au moins la suppression d’une consultation et combien sommes-nous dans ce cas là. Une consultation pour rédiger une ordonnance, vous faire monter le pèse-personne et prendre votre tension ça fait un peu cher.
    - Dernièrement, j’ai reçu d’un organisme agréé de l’Etat une note concernant un examen gratuit pour la détection du cancer du colon. Lors de ma dernière visite chez mon médecin, je lui ai montré cette lettre, il m’a répondu qu’il fallait que je prenne un autre rendez-vous car c’était trop long et trop complexe à expliquer, cet examen n’est plus gratuit puisque je paierai une consultation que me remboursera en partie la sécu et ma mutuelle.

    + Laboratoires pharmaceutiques et pharmacies.
    - Je reviens sur l’arnaque lors d’un achat de médicaments en vente libre dont je faisais part de mon paragraphe « nous ». Comment se fait-il qu’entre deux pharmacies distantes de 500 m, pour une boîte d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (12 comprimés – même produit) vous la payez 3 Euros dans l’une et 4,80 dans l’autre (d’ailleurs, un peu cher pour de simples cachets d’aspirine), je trouve que c’est un comportement abusif et je pense que le Gouvernement devrait également se pencher sur ces fraudes.
    - Par ailleurs, pour en revenir aux traitements de longue durée des patients, pourquoi trouve-t-on certains médicaments conditionnés en boîte de 84 comprimés et qu’il est impossible de les avoir dans un tel conditionnement pour d’autres que l’on ne trouve qu’en boîte de 28 (regrettable dans le cadre de la franchise médicale : 0,50 pour l’un et 1,50 pour l’autre).

    Au travers de mon billet, j’ai essayé d’aborder le sujet épineux concernant le déficit de la sécurité sociale. La liste de mes réflexions et de mes exemples n’est pas exhaustive mais démontre bien que le mal est profond et que chacun pourrait améliorer la situation s’il voulait bien s’en donner la peine. Ceci est bien l’affaire de tous car de tels agissements contribuent au déficit de la Sécu.

    Bien amicalement à tous.

    Jacques

  14. Carole dit :

    Bonsoir Monsieur raffarin,
    Bonsoir à tous,

    Je vous joint un document très intéressant sur notre compétitivité économique (que ceux qui ne lisent pas l’anglais, veuillent bien m’excuser. Les tableaux sont très « parlants ».
    Bon courage à celui qui veut investir en France.

    « Pour être démocratique la « République du leadership » doit être libérale !

    jpr »

    Monsieur Raffarin, notre République ne pourra jamais être libérale, notre gouvernement n’en prend pas le chemin. Pour cela il faudrait libérer les mentalités (étouffées sous les matelas dorés de cette fameuse république) et la fiscalité, et surtout arrêter l’hypocrisie.

    http://www.la-fiscalite.com/docs/CompetitiveAlternativesFocusonTaxFINAL.pdf

    Très cordialement.
    Carole

  15. Carole dit :

    Cher Jacques,

    J’ai peu de temps, mais je tenais à vous dire que votre « long » post était empreint d’un rayonnement invisible, virtuelle en quelque sorte (~_0). Ne jamais vous justifier, le charisme qui pénètre vos écrits est une réponse permanente.

    Très sincèrement. Amitiés.
    Carole

  16. Claude dit :

    Cher monsieur d’Hornes,

    Quand je dis nous, c’est nous tous. Je n’ai jamais dit que « nous » étions malhonnêtes. Nous vivons honnêtement au dessus de nos moyens et pas uniquement pour notre santé. Le nier serait le comble de l’aveuglement ou de la mauvaise foi.

    Il est toujours facile de critiquer nos contemporains. Vous êtes dans la marine je crois ? Personne n’a jamais trouvé à redire lorsque vous vous embarquez périodiquement pour des croisières aux frais de la collectivité ? J’ai un ami qui a dû faire trois ou quatre fois le tour du monde avec la Jeanne. Je le taquinais souvent sur son tourisme peu cher et il trouvait des tas d’arguments pour m’expliquer tout l’intérêt de ces croisières de luxe et vous en trouveriez aussi.

    Je vous lis toujours attentivement. Vous flagornez avec ceux qui vous flattent mais vous manquez de bienveillance avec tous les autres et bien entendu vous n’aimez pas qu’on en manque à votre égard.

    Bien sûr qu’il y a des tas de choses à réformer dans la santé. Regardez simplement le rapport de la Cour des comptes sur ce sujet qui sort justement aujourd’hui.

    Tous les médecins ne sont pas comme le mien ? Mais là aussi vous avez votre part de responsabilité. Quand je dis « nous » c’est nous tous y compris ceux que vous dénoncez sans ménagement. Il y a des abus mais l’addition des abus est très inférieure au trou. Vous ne tolérez pas les dix balles que coûtent ces abus mais vous ignorez qu’il faut une fortune pour sauver les meubles et ce qu’il y a dedans (je crois que l’on doit être aux environs de 20 milliards). Le système sert aux petites gens comme vous dites mais aux autres aussi. Chacun n’y trouve pas son compte mais ce sont les petites gens comme vous dites qui le trouvent le mieux puisque ce sont ceux qui cotisent le moins. Il serait donc injuste de leur part de vouloir exclure les moins petites gens qu’eux qui financent la plus grande part du système et qui eux n’y trouvent pas leur compte (en moyenne bien sûr) mais c’est la règle du jeu que nous acceptons tous (ou presque).

    Votre médecin, l’avez vous mis en concurrence ? Le mien, compte tenu de sa salle d’attente et des 20 minutes de consultation, n’a pas le temps de faire des doublons. Il me sait assez intelligent et cultivé pour lire moi même les documents fort simples de la sécu sur les dépistages du cancer du colon et il y passe un minimum de temps pour sa part dans l’opération. Il me fait « mon ordonnance au long cours » pour quatre mois comme les règles de la SS l’y autorisent. Il me fait une consultation complète (il utilise utilement les 20 minutes qu’il m’octroie). Comme j’ai choisi celui qui me paraissait plus à même de bien « gérer ma santé » j’accepte son dépassement d’honoraire qui fait faire des économies à ma SS puisque je suis moins bien remboursé que s’il pratiquait les tarifs réglementés. C’est ma manière d’accepter que ma santé me coûte un peu plus cher. Et si je devais avoir un doute sur ses pratiques, je changerai de médecin.

    Pareil pour le pharmacien. Mettez-le en concurrence. Mais pour les médicaments non remboursés cela n’a pas d’incidence sur la SS (vous avez raison pour les 28 comprimés contre l’urémie mais les mettre à 90 comprimés et mieux prendre en compte vos intérêts, cela ne bouchera pas le trou).

    A bien vous lire vous ne défendez pas tellement le trou de la sécu mais les quelques euros qu’on vous prend pour limiter les dégâts du trou.

    J’ai moi même dénoncé ici la différence inexpliquée (mais pas inexplicable : voir le rapport de la Cour des comptes) entre le prix des journées dans une clinique et un hôpital.

    Je dénonce souvent le fait que dans notre pays l’on privilégie l’emploi plutôt que les prix de revient et je rappelle que négliger les prix de revient coûte, à terme, plus d’emplois que la rigueur. C’est comme ça que les analyses médicales à fort taux de main d’œuvre coûtent 8 fois plus cher chez nous que chez les suédois.

    Alors, et je vous promets que monsieur Seguin ne prend pas ses infos chez moi, la cour des comptes dit à peu près ce que vous dites en le chiffrant mais tire la conclusion que j’ai tiré : il va falloir accepter de payer plus cher. Corriger toutes les anomalies que vous dénoncez ne suffira pas.

    Alors les syndicats vont s’opposer à ce que ça coûte aux salariés en préférant en faire supporter la charge aux entreprises. Ils savent pourtant que ce sont toujours les salariés qui paient tôt ou tard puisque pour les entreprises ce qui est pris en compte c’est le coût total du travail et on ne donne pas en salaire ce que l’on a donné en charges sociales. Et ce que les salariés ne paient pas ce sont les consommateurs qui le paient (donc encore les salariés). Et si les dirigeants syndicaux ne savent pas ça, alors virez-les.

    Salutations,
    Claude

  17. Jacques d'Hornes dit :

    Claude,

    Je vous ferais remarquer que dans mon billet initial je n’ai pas été agressif à votre endroit et je m’aperçois que malgré ma bonne volonté il est très difficile de dialoguer avec vous, vous retombez de suite dans vos errements antérieurs.

    Devant une telle configuration, je pense que nous n’avons plus rien à nous dire.

    J’ajoute cependant en ce qui concerne le gouffre de la Sécu, que les petits ruisseaux font souvent les grandes rivières…

    Cordialement

    Jacques

  18. ELISABETH dit :

    DR SINTES ARRETEZ DE CULPABILISER SUR VOS TARIFS! Ils sont, de toute facon, trop bas.
    le tarif de vos soins et de votre chirurgie est totalement inadapte a la realite economique de votre cabinet dentaire. 90 EUROS un traitement canalaire! Je ris! (1200 Dollars dans les autres pays).Vous vous faites berner par un discours qui tend a vous faire croire que vous devez tous etre des  » Mere Theresa ». Vous avez certainement choisi ce metier car vous etes dans le mode « reparateur ». Quant aux syndicats qui gerent votre profession, si je suis un politique, je n’en fait qu’une bouchee! Ils sont truffes de personnes qui aiment leur EGO, leur honneur et les petits avantages financiers.

  19. jany guiot dit :

    La Sécurité Sociale
    Une institution au service des hommes

    Depuis déjà un certain nombre d’années, l’Etat, le corps médical, les partenaires sociaux, réfléchissent à l’équilibre de cette institution « la Sécurité Sociale »

    Pouvons-nous jeter la pierre sur l’un ou sur l’autre sans au moins se donner le temps de la réflexion.

    La Sécurité Sociale est l’aboutissement de notre architecture sociale et la preuve qu’il est possible de reconnaître l’homme dans une société de progrès.
    La Sécurité Sociale nous est enviée dans le monde entier, combien d’hommes, de femmes, d’enfants souffrent en ce moment de ne pouvoir recevoir des soins.

    Ne cherchons pas des coupables pour ses déficits sans se pencher ensemble sur sa gestion et sur les moyens de l’optimiser.

    La Sécurité Sociale est avant au service des patients…
    Nous trouvons dans cette institution un nombre important d’intervenants aux fonctions très diverses qui rendent la gestion globale très difficile.
    Les patients,
    Les soignants (médecins, dentistes, spécialistes, labos, paramédicaux, hôpitaux, maisons de repos, etc.)
    Les organismes de gestion et leurs représentants (l’Etat, les partenaires sociaux, etc.)
    Les mutuelles et assurances.
    Les pharmacies.
    Les démarcheurs médicaux et commerciaux.
    La recherche.
    L’industrie chimique, du médicament et sa production de produits à forte valeur ajoutée, (production localisée ou délocalisée)
    L’école et sa formation.
    Le droit du travail.
    Les salaires, les honoraires, les budgets autorisés, les horaires, les effectifs, etc.…
    Les assujettis, les non-assujettis.
    Le conventionnel et les autres…
    Le tiers monde et son droit au médical.
    Les ONG…
    Le commerce international…

    Ne jetons pas facilement la pierre aux autres, mais reconnaissons la difficulté de gestion pour une institution très complexe.

    La Sécurité Sociale, cette institution de progrès, est avant tout une vaste entreprise des hommes au service des hommes.
    La gestion de celle-ci est très complexe et l’équilibre recherché est difficile car il y a un nombre important d’acteurs qui permettent une certaine harmonisation des flux.

    N’oublions pas que la Sécurité Sociale fait travailler un grand nombre de personnes, il suffit de voir la liste des intervenants ci-dessus pour prendre conscience, que la Sécurité Sociale n’est pas qu’un gouffre budgétaire mais aussi l’aboutissement d’une longue chaîne de production.

    Nous devons comprendre que la gestion de celle-ci ne peut être qu’une gestion optimisée du court et moyen terme en prenant conscience qu’elle ne sera jamais parfaite tant le nombre d’intervenants est important.

    Bien sûr il y a la responsabilisation des patients et des soignants, il y a la lutte contre la tentation de la corruption et des abus, il y a la qualité et les prix du médicament, il y a les honoraires…
    Mais derrière tout cela, il y a une entreprise de production, avec des salariés, de la recherche, des charges sociales…Il est possible d’avoir un avis et de critiquer cette institution, de critiquer les politiques, mais ayons toujours à l’esprit que la lecture du problème doit être avant tout globale.

    Je me souviens, il y a bien 20 ans, un vieux communiste me parlait du capital et trouvait dans celui-ci la réponse à tous nos maux, en le partageant équitablement…Aujourd’hui les consciences se sont un peu éveillées, mais pas encore assez…

    N’ayons pas la même approche que ces gens qui n’avaient pas notre chance d’être aussi bien informé comme nous le sommes aujourd’hui.

    Un point particulier pour les médicaments, il y a l’industrie localisée en France ou en Europe, par contre il y a une industrie localisée dans les pays en voie de développement, sommes-nous sûrs de la qualité des produits mis en concurrence déloyale sur notre marché ?
    Sommes-nous certains que la production se fait bien dans les règles internationales du travail et de l’OMS ?

    Il y a dans le monde une importante production de médicaments, de prothèse, sans licence, un marché parallèle qui vient sans problème jusque dans nos officines…

    La manne des cotisations sociales (de sources patronales ou salariées) attirent les acteurs cités ci-dessus, mais aussi toutes les aspirations au développement des laboratoires et des organismes satellites…

    Il est donc important de trouver un nouveau type de gestion mettant en valeur le dialogue avec tous les partenaires pour permettre d’optimiser ou mieux réguler les flux qui influent sur l’équilibre générale de la Sécurité Sociale.
    Nous devons prendre conscience de la nécessité de commissions permanentes.

    Un mot aussi pour les pays en voie de développement qui eux aussi doivent construire une architecture sociale qui permette à chacun un accès aux soins.

    Au fond, devons-nous jeter la pierre sur les autres, comme ce vieux communiste, qui n’avait pas la chance de comprendre et d’être renseigné ?

    Le développement d’une société viendra dans l’éveil des individualités, dans l’éveil de la conscience mutuelle, en passant par la reconnaissance de l’autre comme continuité du soi.

    Il est important pour chacun d’entre nous d’avoir un avis,
    Il n’est pas important d’avoir raison…tout seul…

    Texte inachevé car la tâche est immense et demande une prise de conscience commune.

    jany guiot le 18 Septembre 2009

  20. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Chère Carole,

    Je suis bien conscient de ce que vous dites dans votre billet « rayonnement invisible, virtuelle en quelque sorte (~_0) » et que grand nombre des problèmes concernant la Sécu sont ailleurs, ce que dénonce d’ailleurs régulièrement la Cour des Comptes dans ses rapports et c’est bien pour cela que je ne pouvais pas laisser Claude dire ce qu’il avançait avec son « nous qui creusons le gouffre de la sécu » en écartant le Gouvernement et les praticiens, mais sur mes différents exemples et il y a pléthore d’autres exemples, il suffit de prendre une calculette en les ramenant à la dimension de notre population et vous verrez que les « petits ruisseaux font des grandes rivières » qui s’écoulent dans le gouffre de la Sécu.

    Tout s’enchaîne. Prenons le cas d’une personne de la couche moyenne qui constate qu’elle est enrhumée : que fait-elle ? en premier lieu elle cherche à se soigner pour poursuivre son activité salariale, grand nombre d’entre nous l’on fait : il suffit d’acheter un spray nasal (souvent peu efficace) et quelques aspirines qu’elle achète dans la première pharmacie venue sans la mettre en concurrence avec une autre, malheureusement elle se fait arnaquer (par exemple 5 euro pour l’aspirine et 7 euro pour le spray) alors que ses fins de mois sont difficiles. Et bien, que fera-t-elle la fois suivante, elle quittera son travail (RTT) et ira chez son médecin traitant qui lui rédigera une ordonnance à 22 euro de consultation + frais de médicaments à la charge de la sécu et je ne parle pas d’un éventuel arrêt pour maladie, un peu cher pour un simple rhum que l’on peut soigner avec quelques aspirines et quelques gouttes d’huile goménolée dans le nez à 1,50 euro et un bon grog comme l‘on faisait par le passé. Ramenez cet exemple à l’échelle de notre population et vous verrez que c’est déjà un joli ruisseau.
    Je ne pense pas que mon exemple relatif à l’ordonnance renouvelée 5 fois au lieu de 2, ramenée également à l’échelle de notre population supprimant deux consultations annuellement par patient soit minime. Combien de personnes dans notre pays ont des traitements à vie ? En prenant seulement 12 millions : cela fait déjà un demi milliard annuel.
    Il en est de même pour les boîtes de médicaments conditionnées en 28 ou en 84, la différence est énorme entre 3 x 28 et 84, la Sécu ne faisant que rembourser des emballages et des notices, alors que nous nous battons pour un développement durable : Bravo !

    Dans ma liste non exhaustive, je n’ai pas parlé des laboratoires d’analyses, qui également sont concernés : est-il normal que pour une simple analyse d’urine, elle coûte en Suède 2,74 euro, en Italie 6,93 et en France 18,40 euro (nouvelle aberration). Je ne vous dis pas le prix de revient pour d’autres analyses bien plus conséquentes.

    Tous mes exemples sont ainsi, ajoutez ma chère Carole tous ceux auxquels vous pensez, faites le calcul et vous verrez que l’on peut facilement arriver à un résultat concret et que mes petits ruisseaux font de grandes rivières…et si l’on réagit tous ensemble, nous arriverons à du positif. Dans un ordre bien différent puisque nous parlions d‘économie de vies humaines, c’est un peu ce que Monsieur Raffarin a réussi à faire quand il s’est attaqué à la sécurité routière, il faut que chacun se sente concerné et agisse en conséquence.

    A voir et c’est bien dommage en démocratie, il n’y a qu’une personne qui ne le comprend pas se permettant au passage de vous agresser pour ne pas dire d‘autres choses, extrapolant même dans d’autres domaines qu’elle ne connaît pas, quand vous lui faites gentiment une quelconque remarque sur le sujet.

    Bien amicalement à vous.

    Jacques

  21. Mistral dit :

    @Claude

    J’ai fait math sup, math spé une ENS d’ingénieur. Au poids des études je ne vois pas pourquoi un pharmacien ou un médecin devrait gagner plus que moi et les autres…

    Et ma société construit des écoles, des creches, des usines, des bureaux, des équipement médicaux. Nous participons en celà à l’amélioration des conditions de vie et de travail du pays.

    Regarder les salaires des radiologues, les bilans des phamacies, les salaires des médecins. Oui le déficit de la sécu s’explique en partie par des revenus disproportionné pour ces catégories.
    On parle des notaires ? Qui pour trois photocopies touche 5000 euros ??? Des expert comptables ? Fermiers généraux des temps moderne chargé de recouvrer les taxes et la TVA ??? etc

    @Jacques.

    Je partage votre vision qui est de rechercher les multiples causes et non pas la cause.

    En fait c’est la société toute entière qui est devenue égoiste et corporatisme.

    La sécu de 1945 avait un sens. Celle de 2009 est une vache à lait pour tous les abus.

    D’ou la rupture.

    Plus vite monsieur le président et plus fort s’il vous plait.

  22. SEDAT dit :

    @ »Mistral »…!

    Oh la vache,tout ce lait déversé…!

  23. Carole dit :

    Cher Jacques,

    Mon petit clin d’oeil concernait votre post du 31/09 17H37 Vacances des RP à la montagne.

    Bonjour à tous,

    Concernant la SS, j’aurais beaucoup de choses à dire.

    1) Ce ne sont pas les français qui vivent au dessus de leurs moyens, c’est l’ Etat. Et à force d’infantiliser ce gentil petit peuple, on en est arrivés à l’irresponsabilité collective.
    La SS est en faillite, et cela ne date pas d’hier. Quand je rentre au pays, et que je vois sans cesse sur la nouvelle méthode de propagande située au bas des écrans télés, je me demande où on en est arrivés. Bien bas ! Mangez des légumes, des fruits (et nos pauvres paysans de fonctionnaires qui se font payer par l’Europe -le contribuable- pour détruire leurs surplus), Attention au surpoids (il n’y a pas un politique capable de s’attaquer au cartel des supermarkes and co pour leur demander de mettre moins de sucre et de sel dans les produits alimentaires -cela rapporte trop), ne buvez pas de vin (pendant ce temps les pays étrangers copient nos crus et s’en mettent plein les poches), ne fumez pas (encore une liberté de supprimée)….. Notre pays est devenu complétement irrationnel.

    2) J’ai éclaté de rire quand j’ai lu que Jany écrivait : « la sécurité sociale nous est enviée dans le monde entier », c’est une vaste plaisanterie, n’est-ce pas !
    Elle nous est enviée par des populations qui savent qu’en France, on donne au premier venu des droits, sans compensation de devoirs. Combien cottisent à la sécu ? Regardez bien le montant des remboursements concernant ce qui me paraît le plus élémentaire pour chacun (lunettes, dents ……). Si vous n’avez pas une bonne mutuelle vous pouvez pleurer sur vos soins. Finalement, il faut mieux être pris en charge totalement style RMI, RSA et la vie est belle.

    Ce pays a trouvé une parade idéale pour masquer la grisaille économique due au manque de gestion, il joue sur la peur et la culpabilité. Ben oui, comme dit Jany, il faut bien sauver des emplois inutiles (type sécu avec leurs dirigeants de syndicalistes), et faire croire à ce petit peuple que tous les problèmes viennent de lui.

    Pour preuve et je suis furieuse (là je m’adresse à Monsieur Raffarin) :

    Cher Monsieur Raffarin,

    Vous pouvez nous expliquer le nouveau rôle de nos parlementaires. Ils votent une loi sur l’ADN. Donc des heures passées à délibérer (coût de présence + paperasses). Puis Ce transfuege du PS, E Besson décide (comme par magie) qu’il ne signera pas le décret sur l’ADN. N Sarkozy dit « tout le monde sait que les tests ADN ne servent à rien ». Belle insulte verbale adressée aux scientifiques (police scientifique, maladies orphelines…….). Encore une nouvelle abérration de ce parlement qui finalement marche au garde à vous.
    Comme je vous l’écrivais il y a quelque temps : nos parlementaires sont des incompétents, tout simplement !
    Et cela n’a pas l’air de choquer grand monde. Il y en a quelques uns qui protestent pour la forme, mais sur le fond, ce genre de décision est extrêmement grave.

    Notre République est en pleine déliquescence monsieur Raffarin.

    Nous avions la palme d’or de l’assistanat, nous aurons la palme d’or d’un parlement qui ne sert qu’à faire de la figuration.

    Cordialement.

  24. Carole dit :

    Jacques,

    Pour en revenir aux problèmes liés à la sécu (les soins) :

    Vous écrivez :
    « Je ne pense pas que mon exemple relatif à l’ordonnance renouvelée 5 fois au lieu de 2, ramenée également à l’échelle de notre population supprimant deux consultations annuellement par patient soit minime. Combien de personnes dans notre pays ont des traitements à vie ? En prenant seulement 12 millions : cela fait déjà un demi milliard annuel.
    Il en est de même pour les boîtes de médicaments conditionnées en 28 ou en 84, la différence est énorme entre 3 x 28 et 84, la Sécu ne faisant que rembourser des emballages et des notices, alors que nous nous battons pour un développement durable : Bravo ! »

    Je suis entièrement d’accord.
    Pour preuve : je vis à l’étranger et je ne dépends pas de la SS française.
    Une fois par an, je viens en France acheter un traitement pour un an pour petit pb cardiaque.
    Et ce, sans ordonnance. Au début le pharmacien me disait, « non vous n’avez pas le droit ! Je lui ai rétorqué à ce Monsieur : « Comment cela je n’ai pas le droit, vous êtes commerçant, soit ! Mais je vis à l’étranger. Je vous paye comptant vos produits. qu’est-ce que cela change à votre mode de facturation ? J’ai un caridologue qui me suit une fois par an. Ce traitement ne change pas et je ne l’invente pas. Finalement après « parlotte », il a convenu que notre système était devenu complétement ridicule et donc j’ai mes médicaments sans pb.

    Autre chose, cette été, je vais voir un dermatologue en France pour un de mes enfants qui s’était fait piqué par un insecte. Dans la salle d’attente de ce Monsieur, une petite affiche :
    Si vous êtes recommandé par un médecin traitant Facturation 40 €
    Si vous n’êtes pas recommandé par un médecin traitant Facturation 30€
    Cherchez l’erreur !

    Quant aux compactage des médicaments, il y a aussi ce prix de l’aspirine. Vieux ce médicament, la formule n’est pas chère, c’est uniquement le packaging que l’on paye.
    Ce pharmacien qui finalement était assez d’accord avec moi me disait : « vous voyez avec le passage de l’€ nous avons multiplié les prix. Ex : une boîte de doliprane à 4 franc, aujourd’hui vous la payez 3€ 80 (environ 28 francs) et personne ne bronche. Et tout est comme cela. Le problème ce sont les charges fiscales, on croule et on va s’écrouler, alors on reporte les marges sur les prix des médicaments ou autres produits.
    Il faut quand même rappeler que c’est l’Etat qui fixe le prix des médicaments. On a tendance à l’occulter.

    Dc Sintès,

    J’admire votre honnêteté.
    Je ne sais pas ou Elisabeth a vu des soins à 1200€ à l’étranger. Il faudra qu’elle donne plus de détail, parce que en ce moment le tourisme médical est en phase explosive.

    Un ex :ma fille étant étudiante en France a eu un grave accident. Choc sur la face avec descente des dents de la machoire supérieure. En France, le dentiste (après l’avoir envoyée chez les gueules cassées) lui dit que comme unique remède : dents sur pivot ou jacquettes facture entre 7000€ et 8000€.
    Oh là, non et non. Je l’ai faites venir à l’étranger entre Noel et jour de l’an. Le chirurgien dentiste a même travaillé le jour de Noel et jour de l’an. Reconstitution de ses dents par l’intérieur de la bouche (méthode américaine). Un vrai travail d’artiste. Elle a retrouvé son sourire éclatant, avec ses dents d’origine.
    Entre la chirurgie dentaire et tous les soins conservateurs : 970€37 pour être très précise.

    Sur la facture, vous avec en détail tous les composants utilisés, le masque du dentiste, les gants, le champ opératoire (je n’en ai pas vu encore en France et pourtant j’ai des amis chirurgiens-dentistes). Tiens eux aussi, ne connaissaient pas cette méthode. Bref, tout ça pour dire, qu’à l’étranger, on sait pourquoi on paye.

    Nous avons un sérieux problème de gestion et d’abus. Et ce n’est pas en mettant une police médicale sur le dos des médecins que nous nous en sortiront.

    En ce moment, il y a un grand scandale en Argentine. La mafia de los medicamentos.
    Là-bas, tout le monde peut se faire soigner par le biais d’obras sociales. N’importe qui peut aller à l’hôpital ou chez le médecin. Mais attention, quand ils faut acheter les médicaments, hors de prix, personne ne peut plus se soigner. Sauf des privilégiés. C’est toujours comme cela que tout se termine.
    Eh bien, il y en a qui ont eu l’excellente idée de falsifier les médicaments. De l’eau dans des traitements pour cancéreux ou sidaiques. Le seul pays au monde où les malades du cancer ne perdent pas leurs cheveux.
    D’après les juges qui ont dévoilé cette sinistre affaire, des oeuvres sociales sont impliquées, des fabricants, des laboratoires, des hauts fonctionnaires et des syndicats. Voilà le risque de dérappage.
    En Amérique latine en ce moment, ce feuilleton tourne sur toutes les télés. Incroyable.
    Quand on pense à ce qu’était ce pays (capitale européenne de l’AL), aussi riche que la France il y a quelques décennies, cela donne à réfléchir. Une fois la banqueroute engagée, le manque de confiance des investisseurs, une dette incommensurable, c’est le grand plongeon.
    Notre pays fairait bien de reprendre raison afin qu’il ne nous arrive pas cette même giffle que sont en train de subir les argentins.

    Nous sommes en train de faire la chasse aux sorcières avec cette liste de patrons, de soignants, de traders, de consommateurs (au soi-disant mauvais comportement), de contribuables qui ont placé leurs économies en Suisse………………. sans jamais que l’Etat français ne se remette en cause, avec pour seule réponse la répression. Cette répression dangereuse va perdre notre pays. Et le français anesthésié par les beaux discours de « sauvons la planète » ne s’en rend pas encore complétement compte.

    Au lieu de sauver la planète, SAUVONS la France !

    Cordialement à tous.

  25. jany guiot dit :

    La Sécurité Sociale (suite)

    Aujourd’hui dans le monde peu de personnes sont couverts par des organismes tels la Sécurité Sociale française ou par de simples assurances.

    Beaucoup de malades (en Asie, en Afrique) ne peuvent avoir accès aux soins car ils ne sont pas solvables, les malades doivent trouver une personne qui puisse garantir le paiement.

    En Asie et en Afrique ce sont les pauvres qui crient leur mécontentement devant le fait qu’ils n’ont pas accès aux soins.
    Ce qui est paradoxal, c’est que dans les pays développés, c’est les riches, les cadres, les personnes plus sécurisées socialement) qui se plaignent de payer trop cher pour l’exercice d’une institution qui existe au nom du partage, au nom de la solidarité, au nom du bien commun, au nom du secours mutuel.

    Il y a 350 ans, Saint Vincent de Paul, se battait pour la charité, pour panser les pauvres, aurions-nous oublié les moindres battements du cœur dans nos propos faciles en rejetant sur les autres notre dépit.
    Qui sommes-nous devenus pour tout oublier, en chiffrant tout même notre propre sécurité dans le devenir ?
    Personne n’est à l’abri d’une crise, d’un retour à la case zéro, l’univers social est une garantie de soin pour tous…

    S’il y a des abus, des erreurs de gestion, des optimisations, et bien il est toujours temps de proposer de nouvelles règles et ainsi permettre la continuation de cette grande chaîne de solidarité.

    Il est possible que je fasse « sourire » par la niaiserie de mes propos, je le regrette humblement.
    Il est possible aussi comme dit Carole d’aller se faire soigner à l’étranger à moindres coûts, c’est aussi intéressant pour l’équilibre de la Sécurité Sociale, notamment pour les soins dentaires ou actes chirurgicaux bénins.

    Bien-sûr et je l’écrivais, beaucoup sont intéressés à venir se faire soigner en France car les soins sont gratuits, mais ce n’est pas la majorité et s’il y a des abus il reste la possibilité de la sanction.
    Beaucoup d’indonésiens, notamment les riches, se rendent à Singapour chercher des soins qui demandent beaucoup de technologie.

    Beaucoup de chemin a été parcouru depuis les Sociétés de Secours Mutuels, de la Charte de la Mutualité, et celui de la création de la Sécurité Sociale…Pouvons-nous effacer tout cette construction de nos anciens car nous sommes dans des difficultés passagères ?

    N’oublions pas les grands principes :
    • La branche maladie
    • La branche accident du travail et maladies professionnelles
    • La branche vieillesse, veuvage, retraite…
    • La branche famille (handicap, logement, RMI…etc.)

    La Sécurité Sociale est un symbole de la modernité de notre pays, c’est celui du droit fondamental des hommes à l’accès aux soins, c’est celui de l’égalité devant les soins et de la mise en pratique de la fraternité.

    Chaque homme, femme, doit pouvoir trouver la reconnaissance dans son environnement global (social, sociétal, environnemental) et ainsi pouvoir s’éveiller dans la conscience mutuelle.
    Chacun peut trouver dans notre société son degré de responsabilisation, et ainsi la possibilité de participer aux choix, c’est du domaine de l’éducation des personnes, bien loin du circulez, il n’y a rien à comprendre…

    Nous parlons de « leadership », de responsabilisation, de représentativité…C’est toute la dynamique sociale, sociétale et environnementale qu’il faut éveiller dans la société, c’est cela qui permettra d’optimiser la gestion de nos institutions.

    Veuillez me pardonner si mes propos semblent empreints d’idéalisme, bien loin de vos dures réalités, je ne suis pas fermé au point de croire que je suis dans la vérité.
    Je sais que vous avez aussi vos raisons que je respecte car elles font partie de la réflexion générale.

    Bien cordialement à tous.

    jany guiot le 19 Septembre 2009

  26. SEDAT dit :

    « A Houston (Texas) »…! (Charitée bien ordonnée doit commencer par soi-même).

    Un pauvre gars qui a été amené inconscient aux urgences à l’hôpital des Soeurs de la Charité bien ordonnée sort enfin de la salle d’opération..!

    La religieuse qui le réveille lui demande:

    -Avez-vous une assurance maladie…?

    -Non.

    -Avez-vous de l’argent pour payer vos soins…?

    -Non.

    -Avez-vous de la famille qui pourrait prendre en charge les/vos frais médicaux…?

    -Non.

    -Ah si,j’oubliais,j’ai juste une soeur au Mexique qui est pauvre comme vous…!

    -Mais monsieur,aucune religieuse n’est pauvre…! Nous somme mêmes toutes riches car nous sommes les épouses du Seigneur Jésus-Christ…!

    Et le gars lui répond…!

    Ah,et bien,dans ce cas,vous enverrez la facture à mon beau-frère…! « FRA-TER-NI-TE » comme l’aurait dit Bécassine notre cousine…! mdr

  27. Dr Sintès dit :

    DR SINTES ARRETEZ DE CULPABILISER SUR VOS TARIFS! Ils sont, de toute facon, trop bas.
    le tarif de vos soins et de votre chirurgie est totalement inadapte a la realite economique de votre cabinet dentaire. 90 EUROS un traitement canalaire! Je ris! (1200 Dollars dans les autres

    Elizabeth ,

    d’où sortez-vous ces tarifs, si besoin je vous répète que j’étais Chirurgien-Dentiste dans une grande ville, Chargé d’Enseignement à la faculté et pratiquant des tarifs que je jugeais très suffisant .
    c’est vrai que 90 euros pour un traitement canalaire est un peu ridicule, mais vous ne parlez pas du prix des prothèses.
    de toutes façons, ou vous avez parfaitement raison , c’est que tout est faussé en France; aux états -unis( ce que je connais le mieux ) un traitement canalaire revient au patient aussi chère que la prothèse unitaire posé ensuite sur la dent, mais pas dans les mêmes proportions que vos sources.
    les tarifs Français NE SONT PAS TROP BAS , mais très mal répartis,
    parce que en tout état de cause, le bénéfice moyen actuel moyen des Dentistes est de 75 000 , euros par an, c’est pas mal , non ? restons honnête, on peut en faire des choses avec cette somme , non ?? DANS NOTRE BEAU PAYS !!!
    et je le répète si besoin , je me positionne en tant que libéral .
    bien cordialement Dr sintès

  28. Dr Sintès dit :

    deux fautes d’orth. ouh!!! chère et posé(e) mea culpa

Laisser un commentaire