De Wuhan, métropole de 12 millions d’habitants, au coeur de la Chine profonde, je peux vous parler de francophonie. Nous sommes ici dans une terre particulièrement amie de la France. Ici notre consulat recense 10 000 apprenants le français. 1500 visas étudiants ont été délivrés l’an passé pour des jeunes désireux de se former en France. Citroën vient d’inaugurer ici sa 2ème usine – tous les taxis roulent Citroën – Alstom, Air liquide, Areva, Carrefour, Société Générale, Décathlon… font partie des 80 entreprises établies à Wuhan dont des PME de pointe telles que Delachaux, Roquette ou Logfret. Dans cette « ville aux cent lacs », capitale de la province du Hubei, traversée par l’immense Yangtze, le français est vivant, bien vivant. L’alliance française de Wuhan est la première de Chine.
Une filière médicale francophone
En tant que représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie, j’ai eu le grand bonheur de remettre les insignes de la Légion d’Honneur au professeur ZHOU Yufeng, président du pôle médical de l’université de Wuhan. La filière médicale francophone de cette université a été principalement créée par le professeur ZHOU et son homologue de l’université de Nancy, le professeur Stoltz. A ce jour 300 francophones travaillent dans cette filière qui comprend notamment un service d’urgences bilingue à l’hôpital de Zhongnan.
D’autres projets sont en route avec différents partenaires français : institut franco-chinois des maladies du foie, institut francophone de bio-ingeniérie… cette belle aventure humaine est due à des personnalités d’exception que la France se doit d’honorer.
Le Poitou prend sa part dans cette présence française
J’ai pu inaugurer une superbe boutique de vins dans laquelle le vin français est a l’honneur notamment celui du Haut Poitou. Une première commande de 10 000 bouteilles amorce une dynamique que je souhaite durable, l’amitié ne saurait souffrir de quelques bonnes dégustations !
Autre projet poitevin, la negociation entre le Futuroscope et le parc Zhuyehai pour un transfert important de technologies. Le moment venu cet accord devra être intégré à notre coopération nationale, si les grandes ambitions de ce projet sont confirmées.
Pékin est à la Chine ce que Paris est à la France, un atout mais pas le tout. La province chinoise est à la fois profonde et vivante, la France la comprend.
jpr
Nb1. Je rentre pour retrouver dès lundi les producteurs de lait du Poitou, le Sénat et le débat sur la taxe professionnelle. Rendez-vous le 6 décembre pour le vrai débat sur les finances locales puisque nous avons réussi a partager le débat en deux votes, l’un sur la suppression pour les entreprises – c’est voté ! – l’autre en fin de discussion, sur les finances locales…
Nb2. Je quitte la Chine à nouveau renforcé dans ma conviction : la place de la France en Chine reste singulière, à nous de faire vivre cette singularité avec amitié dans la diversité.
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