Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

10 commentaires

  1. SEDAT dit :

    Pour un peu,j’aurai cru que vous étiez à Miami,nous avons eu chaud…! (Mais moins chaud qu’à Wuhan en été)…!

  2. SEDAT dit :

    L’humanisme,ce n’est pas de dire: »Ce que j’ai fait,aucun animal ne l’aurait fait »,c’est dire: »Nous avons refusé ce que voulait la bête »…! André Malraux (Paris,1901-Val-de-Marne,1976).

  3. SEDAT dit :

    Rectificatif:Il me semble que je me suis trompé de personnage sur la photo du « Site CHINESE PEOPLE’S INSTITUTE OF FOREIGN AFFAIRS »,il doit s’agir de Pierre Mendes France,pardon…!

    « L’amour de la démocratie est d’abord un état d’esprit »…! Pierre Mendes France (Paris,1907-1982).

  4. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le premier ministre,

    les relations personnelles sont toujours très importantes, même en matière de relations internationales, (…surtout en matière de relations internationales).

    merci pour votre travail patient afin de tisser des relations entre les peuples.

    AlaIn Lavallée

  5. Ernest GRANSAGNE dit :

    La patience, comme vous le dites fort bien Monsieur Lavallée, est une clé pour faire fructifier la bonne qualité des relations internationales, ainsi que les relations personnelles… quand elles sont chaleureuses et franches.

    Avec les chinois c’est encore plus vrai.

    Tout est là, lorsque les hommes se connaissent et se parlent, ils ne pourront plus avoir le même regard suspicieux.

    C’est pour cela que les échanges et les rencontres effectuées SUR LE TERRAIN sont si utiles.

    C’est pour cela que nos amis, ici, ne devraient pas s’offusquer que de tel voyages existent, mais au contraire en être heureux et fiers.

  6. Jacques d'Hornes dit :

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Nul besoin d’avoir la même race, la même culture ou la même religion pour se comprendre, il suffit tout simplement d’être à l’écoute de l’autre dans un respect réciproque et bien souvent de là naît l’amitié.

    L’amitié qui naît d’une relation de travail est souvent durable, et en outre elle inspire la confiance.

    Ne laissons aucune place à la haine et à l’agressivité dans nos relations, et ainsi nous pourrons être des amis et vivre en parfaite harmonie permettant notre épanouissement et la réalisation de nombreux projets pour le bien de l’humanité.

    Bien amicalement

    Jacques

  7. Le Métis dit :

    @ Jacques d’Hornes

    Le premier chemin à emprunter pour éviter la haine et l’agressivité est de mettre en accord ses actes avec ses paroles, sinon, à juste titre, la suspicion se répandra.

    Je soumets à votre perspicacité trois sujets(parmi des milliers), matière à réflexion :
    1) Sur la liste de l’ONU des pays encore à décoloniser, il y a la Nouvelle Calédonie (2ème réserve de beauxite du monde…). Pourquoi la puissance coloniale qui l’occupe ne montre pas l’exemple en respectant les décisions de l’ONU et continue à détruire la culture Kanak?
    2) La semaine dernière, alors que Mr Raffarin était en Chine, dans le « Qoutidien du peuple » la Chine protestait contre la vente aux enchères d’antiquité provenant du pillage et du saccage du Palais d’été
    par les troupes franco-anglaises.
    Victor Hugo, le plus grand poète de la langue française, a écrit une célèbre lettre qualifiant sa propre nation de nation-bandit.
    Pierre Bergé n’est donc qu’un vulgaire receleur.
    Pourquoi ne rends t’on pas le produits de ces rapines avant que la situation s’envenime et n’atteigne un point de non-retour?

    3 – Il y a 63 ans, triste anniversaire, le 23 Novembre, le Père Louis de la Trinité, alias Amiral Thierry d’Argenlieu, bombardait le port de Haiphong (violant les accords Ho Chi Minh-sainteny) qui firent 20.000 morts (civil pour la plupart) en deux heures, soit environ 40 fois Oradour sur Glane. Ce soudard n’a jamais montrer le moindre signe de repentir. Sa religion lui avait donc donné le feu vert pour bombarder des civils?
    (Apparemment oui, si on lit bien la Bible :
    - Deutéronome 7.2 Apologie du racisme
    - Livre de Josué Aoplogie du Génocide et liste des Peuples « génocidés » au Chap.IX + Talmud-Précepte positif 187)
    N’aurait il pas du être jugé comme Eichmann?

    Il faut s’en tenir aux textes, aux actes et aux faits, sinon on sombre dans la confusion totale jusqu’à mettre sur le même plan l’agresseur et l’agressé!
    Il faut apprendre à respecter l’autre.

    Bonne lecture.
    Cordialement.

    Victor Hugo et Le sac du palais d’été
    —-
    Lettre au capitaine Butler
    L’empereur Xianfeng est en fuite. Il a abandonné Pékin aux troupes anglo-françaises qui, le 6 octobre 1860, envahissent sa résidence d’été, d’une beauté exceptionnelle, la saccagent, la dévastent. Ce pillage, qui marquera la seconde guerre de l’opium, indigne certains témoins occidentaux. Victor Hugo, lui, ne connaît cette « merveille du monde » qu’à travers le récit des voyageurs, mais, d’emblée, il prend le parti des civilisés, les Chinois, contre les barbares.

    ————————————————————————–

    Hauteville House, 25 novembre 1861

    Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

    Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

    ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée qui produit l’art européen, et la Chimère qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

    Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

    Cette merveille a disparu.

    Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

    Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

    Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

    L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

    J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

    En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

    Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

  8. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Le Métis,

    Vous abordez ici un sujet bien délicat pour des non historiens.

    Vous devriez plutôt abonder dans le sens pacifique de mon billet plutôt que d’entretenir la haine et l’agressivité en ressassant à nouveau des faits condamnables maintes fois dénoncés.

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

  9. SEDAT dit :

    Le texte de « Le Metis » est corollaire à celui de « carole »…!
    Excellente soirée,@+,Reynaldo.

  10. Le Métis dit :

    @ Jacques d’Hornes.

    Le Capitaine Butler aurait il fait des émules en France ?

    Notre pauvre Victor Hugo national doit s’en retourner de tristesse dans sa tombe.

    Rien ne justifie la politique de l’aigrefin, et le produit des rapines doit être restitué à son propriétaire légitime.

    « Celui qui oublie l’Histoire est condamné à la revivre » (de qui est ce ?)

    Cordialement

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