Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

63 commentaires

  1. Jean-Michel LEGRAND dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Bravo pour cette mission, bon courage, nous vous faisons confiance.

  2. Jean-Michel LEGRAND dit :

    Monsieur le Premier MInistre,

    Bravo pour cette mission, bon courage et nous vous faisons confiance.

    Jean-Michel LEGRAND

  3. Maxime dit :

    Un combat noble et nécessaire!

  4. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    Savez-vous sur quoi porte le tout premier réglement adopté par la « Communauté Economique Européenne en 1958″…? (Biensûr que vous le savez,Jean-Pierre Raffarin,vous êtes un puit de connaissances sans fond)…!
    Il fixe le régime linguistique des institutions de la Communauté et reconnaît quatre langues officielles qui sont placées,c’est unique pour une organisation internationale,exactement sur le même plan:l’Allemand,le Français,l’Italien,et le Néerlandais…! Au gré des élargissements successifs de la CEE devenue l’Union Européenne en 1993,ce sont aujourd’hui 23 langues qui sont considérées comme officielles au sein de l’UE…! Parce que ces langues sont considérées comme langues officielles,les traités européens ainsi que l’ensemble de la législation européenne sont traduits dans ces 23 langues…! Vous nous direz,23 langues officielles,c’est à la fois peu et beaucoup.Le multilinguisme est à la fois critiqué parce qu’il est trop appliqué et parce qu’il ne l’est pas assez.La question de la politique linguistique de l’Union est et restera sans doute sensible:entre les accusations de gaspillage économique ,celles de vouloir détruire la diversité culturelle des régions et pays européens,et celles de favoriser le tout-anglais,le multilinguisme risque d’être encore et tjrs au centre/coeur de nombreux débats et enjeux…!
    Pour finir nous sommes fiers d’être français,et notre vie ne suffirait pas à maîtriser notre propre langue maternelle,comment veulent-ils que nous puissions maîtriser celle des autres,c’est tout l’enjeu de demain…!

    Portez haut et fort les couleurs de la France,Monsieur le Premier Ministre et ami Jean-Pierre Raffarin,sur ce point de vue,elle vous fait confiance…!

    Excellent déplacement à Bruxelles,@+,Reynaldo.

  5. Dr Ludovic ZANKER dit :

    Cher Monsieur le Sénateur,
    Cher Monsieur Jean Pierre Raffarin,

    Je vous comprends et grace à vous, nous devons défendre notre langue nationale, le français.
    Cette langue chargée d’histoire et de culture, en passant par des historiens et des écrivains français, qui ont révolutionés notre langue maternelle, et le latin aussi.

    Courage à vous de nous représenter à travers notre langue si fidèle et cher à nos compatriotes.
    Bien à vous

    Dr Ludovic Zanker

  6. Bosio gérald dit :

    Eh bien OUI ! La France ne devrait parapher ou signer auncun document européen qui ne sera pas aussi rédigé en français !
    Mauvaise tête ? NON !…
    L’identité nationale (si vaste et si complexe débat actuel !) doit d’abord être respectée et considerée à Bruxelles !!!
    Attention aussi, ici , à notre « franglais » et à notre « verlan » galopants. Réels et incompréhensibles pseudo « esperanto » d’une société qui croit moderne d’altérer notre langue : « habit de lumière » et de reconnaisance réelle de notre vraie identité et de notre différence.
    Tous mes encouragements pour à nouveau « Oser » et ne pas « Subir ».
    Respectueusement et en confiance
    Gérald BOSIO

  7. jacqueline de paris dit :

    Bonsoir, monsieur premier ministre!
    C’est une bonne action de la part de notre président. La France et sa démocratie à gouverner est une immense d’expérience pour cette nouvelle europe politique. Par ailleurs, ils ne restent pas mal des pas à tracer pour sortir saint et sauve ce nouveau-né.
    Bonne courage à votre mission et tenez bon, monsieur premier ministre.

  8. ASD dit :

    En effet, ça vaut vraiment le coup …de gueule.
    C’est la période des voeux, ce sera le mien à vos cotés

  9. Farcouli dit :

    Bravo,Monsieur le premier ministre…Bravo à Monsieur le president de la république je crois que vous avez notre soutient……Vous devez être encouragé par tous les élus de notre pays.

  10. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    merci de mener ce combat pour le français, la France et la francophonie Bon courage.

    Oui c,est une question de résistance, c,est une question de résilience, c’est une question de saine précaution écologique, une préservation de la diversité des langues, mais par-delà de la diversité des expressions culturelles…

    Préserver la diversité des manières de s’exprimer pour les générations futures, si le français et la francophonie ne le font pas, qui le fera.

    D’ailleurs l’O I F fait un travail remarquable dans plusieurs pays d’Afrique afin de préserver le patrimoine oral des multiples dialectes, tout en offrant le français comme langue passerelle entre les communautés.

    Le français comme langue de communication, comme langue de culture, comme langue de Camus dont on parle temps cette année… résistance. lucidité, esprit critique mais poésie, rêve… combat pour l’humanité , l’humanisme.

    Oui, vous avez raison, de la Nouvelle-France, au Québec d’aujourd’hui, les descendants ont fait preuve de résilience au cours des siècles. Vous le savez, vous qui êtes de Poitou-Charente, d’où sont originaires les ancêtres d’un grand nombre de Québécois,

    mais aujourd’hui le Québec manque de souffle,

    la culture états-unienne hollywoodienne est omni-triomphante… culture trop souvent unidimensionnelle… il faut que le cinéma francophone (africain, belge, québécois, le cinéma français, le cinéma de toutes les cultures puissent s’exprimer , être diffusé, présenter ses modèles, ses manières de concevoir les relations humaines et la vie…. pas seulement le cinéma des scripteurs de Hollywood…. c,est la santé culturelle des générations futures qui est en cause

    Le Québec éprouve une grande « fatigue culturelle », il me semble être sur la voie de la capitulation tranquille et confortable

    Merci de prendre le flambeau pour la diversité des expressions planétaires. Oui l’Europe doit prendre acte de l’expression en français, oui l’O I F doit pouvoir continuer à s’exprimer en français et faire prospérer les expressions culturelles. Ce sera bien aussi si en février vous portez le combat jusqu’à New York et l’ONU.

    Bon courage Monsieur le premier ministre, les vents ne vous seront pas nécessairement favorables, mais il y a des choses qui doivent être dites et qui doivent être faites…

    Mais une fois que l’on connaît sa direction, à défaut que l’horizon s’éclaire,
    le capitaine sait comment être à l’affût et saisir le temps, l’occasion, la fenêtre d’opportunité pour avancer malgré, se rapprocher….
    sans direction, rien n’est possible, on ne fait que dériver… Comme l’écrivait Sénèque : « il n’y a pas de vents favorables pour elui qui ne sait pas où il va ».

    Je vous prie, Monsieur le Premier ministre, d’accepter mes salutations distinguées,

    Alain Lavallée

    Parler français au XXIe siècle c’est être

  11. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Très bonne initiative pour une noble cause.

    Jacques

  12. Martine P. dit :

    Quel bonheur de voir notre langue si vaillamment défendue !
    Elle le mérite bien et nos cousins québécois sont, en la matière, plus acharnés que nous. Je suis toujours impressionnée, quand, à l’occasion d’échanges à travers des forums, je me rends compte de l’amour profond qu’ils ont pour elle. Alors ne soyons pas en reste et merci de si bien être le gardien de son maintien et partage international.
    Bien sincères amitiés.

  13. LORENZATO Bernard dit :

    Bravo Monsieur le Premier Ministre de défendre avec fougue, grâce à votre grandeur « d’âme résistante et québécoise », la chance de notre belle langue française.

    Ce Week-end une dame Allemande habitant l’Ile de France m’a fait remarquer que nous avions de la chance d’avoir une si belle langue française.

    Merci pour votre combat à coté du Président de la République pour la défense en Europe de « l’exigence francophone ».

  14. BEAUDET Louis dit :

    Monsieur le Premier Ministre

    Nous ne pouvons que vous encourager pour la défense de notre langue, que le français soit une langue parlée et enseignée dans l’Europe j’y suis favorable, qu’une seule langue officielle s’affirme, et l’ensemble des pays membres seront d’accort que ce soit la langue anglaise. L’Europe sera reconnue dans le monde lorsqu’elle parlera d’une seule langue tout comme de sa monnaie et de son armée. Il y a encore du chemin à parcourir!!

  15. Ernest GRANSAGNE dit :

    Monsieur notre ambassadeur de la langue française,

    soyez courageux et pugnace, car la tâche est rude…

    Je suis tellement peiné quand j’entends les petits français de nos banlieues, que je me demande où ils ont appris… Dans des écoles françaises, je pense…avec des instituteurs français…

    Notre belle langue est bien malmenée, à commencer par la France.

    Votre détermination en toutes choses est respectable et je souhaite de tout mon coeur que vous arriviez à inverser la courbe du déclin de notre langue.

    En aurez-vous le temps ? Les moyens ?

    Respectueusement

    eg

  16. Caroline dit :

    Lien vers un article de Monsieur Quatremer, à propos de la langue française justement. Monsieur Quatremer est journaliste du journal Libération à Bruxelles.
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/01/the-spanish-government-doesnt-like-the-linguistic-minorities-what-a-surprise.html

  17. SEDAT dit :

    « La langue française est une femme…! Et cette femme est si belle,si fière,si modeste,si hardie,touchante,voluptueuse,chaste,noble,familière,folle,sage,que l’on aime de toute son âme,et que l’on est jamais tenté de lui être infidèle »…! Anatole Fance.

  18. SEDAT dit :

    « La langue française est langue d’Etat,la seule propre aux grandes affaires »…! Charles Quint.

  19. SEDAT dit :

    Le Français est la 11 ème langue la plus parlée dans le monde après le Mandarin (Langues chinoises),Arabe,Hindi,Anglais,Espagnol (Castillan),Bengalî,Portugais,Russe,Japonais,Allemand…!
    Source « Encarta ».

  20. SEDAT dit :

    « La France met à la disposition du monde une langue adaptée par excellence au caractère universel de la pensée [...]. Notre langue et notre culture constituent pour un grand nombre d’hommes hors de France et hors du Canada un foyer capital de valeurs,de progrès,de contacts et c’est tout à la fois notre avantage et notre devoir de la pratiquer et de la répandre »…! [Général Charles de Gaulle,Chef de la France libre (1940-1944),Président de la République française (1956-1969)].

  21. Claire Mermet-Maréchal dit :

    « C’est une langue belle à qui sait la défendre, elle offre des trésors de richesses infinies »….

    Yves Duteil parle à merveille de notre langue dont chacun de ses mots a son importance pour exprimer avec précision les détails de notre expression, quand dans d’autres pays, un seul mot peut en exprimer dix.

    Soyez notre Ambassadeur, Monsieur RAFFARIN, je sais par vos convictions que nous serons bien repésentés

  22. SEDAT dit :

    « La Francophonie nous permet de nous organiser,nous Arabes,Africains et autres identités menacées par le rouleau compresseur des industries culturelles américaines,car,seuls,nous ne serions pas assez forts pour nous défendre »…! [Boutros Boutros-Ghali,Secrétaire général (Egyptien) des Nations-Unies. Le "Monde",02 décembre 1995].

  23. SEDAT dit :

    Anatole France,pardon.

  24. Claude dit :

    Dr Ludovic Zanker,

    N’est-il pas normal qu’après les agapes de fin d’année nous ayons la langue un peu chargée ?

    Pardon… Excusez-moi pour cet humour un peu trivial mais je n’ai pas pu résister. Je ne le ferai plus.

    Bonne année à tous.
    Claude

  25. SEDAT dit :

    Pour « Claire Mermet-Maréchal »…!

    « C’est une belle langue à qui sait la défendre…! Elle offre des trésors de richesses infinies…! On dirait que le vent s’est pris dans une harpe…! Et qu’il a composé toute une symphonie »…! [Yves Duteil,artiste français,dans la chanson "La langue de chez nous"-Oscar 1986 de la chanson française].

  26. SEDAT dit :

    « La Francophonie a vocation à appeler toutes les autres langues du monde à se rassembler pour faire en sorte que la diversité culturelle,qui résulte de la diversité linguistique,que cette diversité soit sauvegardée…! Au-delà du français de la Francophonie,il nous faut être les militants du multiculturalisme dans le monde pour lutter contre l’étouffement,par une langue unique,des diverses cultures qui font la richesse et la dignité de l’humanité »…! [Jacques Chirac,Président de la République française (1995-2007),Hongrie 1997].

  27. SEDAT dit :

    « En un temps oû les empires morts ont fait place à de vastes républiques de l’esprit,qu’il me soit permis de me limiter aux valeurs que nous défendons ensemble dans ce domaine,aux réponses que la culture française d’hier,la culture francophone de demain apportent aux questions décisives que nous pose à tous la civilisation d’aujourd’hui »…! [André Malraux,écrivain d'Etat aux Affaires culturelles du Général Charles de Gaulle,lors de la conférence de Niamey (17-20 février 1969) préludant à la création de l'agence (Francophone) de coopération culturelle et technique].

    PS Une pensée (Prière) pour nos amis Haïtiens,merci.

  28. annie ardouin dit :

    J’aime la démarche de se battre pour la langue française mais non pas contre la langue anglaise. Les deux langues sont indispensables à l’équilibre.

  29. Claire Mermet-Maréchal dit :

    C’est une langue belle avec des mots superbes
    Qui porte son histoire à travers ses accents
    Où l’on sent la musique et le parfum des herbes
    Le fromage de chèvre et le pain de froment

    Et du Mont-Saint-Michel jusqu’à la Contrescarpe
    En écoutant parler les gens de ce pays
    On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
    Et qu’il en a gardé toutes les harmonies

    Dans cette langue belle aux couleurs de Provence
    Où la saveur des choses est déjà dans les mots
    C’est d’abord en parlant que la fête commence
    Et l’on boit des paroles aussi bien que de l’eau

    Les voix ressemblent aux cours des fleuves et des rivières
    Elles répondent aux méandres, au vent dans les roseaux
    Parfois même aux torrents qui charrient du tonnerre
    En polissant les pierres sur le bord des ruisseaux

    C’est une langue belle à l’autre bout du monde
    Une bulle de France au nord d’un continent
    Sertie dans un étau mais pourtant si féconde
    Enfermée dans les glaces au sommet d’un volcan

    Elle a jeté des ponts par-dessus l’Atlantique
    Elle a quitté son nid pour un autre terroir
    Et comme une hirondelle au printemps des musiques
    Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs

    Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
    Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,
    Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
    Et qu’on y parle encore la langue de chez nous

    C’est une langue belle à qui sait la défendre
    Elle offre les trésors de richesses infinies
    Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
    Et la force qu’il faut pour vivre en harmonie

    Et l’Île d’Orléans jusqu’à la Contrescarpe
    En écoutant chanter les gens de ce pays
    On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
    Et qu’il a composé toute une symphonie

    Et de l’Île d’Orléans jusqu’à Contrescarpe
    En écoutant chanter les gens de ce pays
    On dirait que le vent s’est pris dans une harpe
    Et qu’il a composé toute une symphonie.

    Voyez vous SEDAT, cette petite merveille d’Yves DUTEIL que je n’ai pas omis de citer, je l’a connais très bien. Lorsque je la chante, j’en ai la chair de poule et je sais aussi n’être pas la seule.

    Une fois encore, j’encourage de tout coeur la mission de Monsieur le Premier Ministre, Jean-Pierre RAFFARIN.

  30. Ernest GRANSAGNE dit :

    Oui, vous avez ô combien raison Annie Ardouin
    de dire que le français reprendra sa place perdue, non pas contre l’anglais, mais en persuadant les peuples que cette langue est complémentaire des autres et aussi de l’anglais.

    Le chinois est une langue extraordinaire, le russe également, l’arabe est merveilleux…

    aux Etats-Unis l’espagnol est très étendu, toutes les langues sont riches, car elles véhiculent tout simplement l’Histoire et déterminent l’avenir.

    Pour ce qui est du français, il est plus facile de convaincre qu’il a véhiculé une grande Histoire… il sera plus ardu de prouver qu’il sera le transmetteur de pensées pour l’avenir.

    C’est à nous, par notre place, par nos actes, par notre comportement, de dire qui nous sommes, ce que nous souhaitons et ce que nous sommes capables d’entraîner avec cela.

    Si nous sommes écoutés, nous serons suivis. Seulement cela.

    Si notre discours se limite à quelques classes universitaires, de quelques capitales de par le Monde, ce sera malheureusement un voeu pieux.

    Nous devons retrouver de vrais support : Bruxelles en est un, l’ONU un autre, les Jeux Olympiques aussi.

    Toutes ses belles institutions, malgré les résolutions, se sont attachées à exclure le français.

    Pourquoi ? En répondant à cette question, nous aurons de belles indications pour suivre la ligne de conduite nouvelle qui permettrait d’inverser la courbe du déclin de notre belle langue. Peut-être ?

    EG

  31. Van Obbergen François dit :

    Extrait d’un Rapport sur le Qatar, remis à J.F. Deniau début 1981 , suite à sa demande faite lors du voyage d’Etat de VGF en mars 1980 à Doha

    A. LA LANGUE FRANCAISE EST BIEN MALADE A L’ ETRANGER

    La fierté des étrangers à parler français est réelle. Nombre de fois me suis-je trouvé dans les endroits les plus divers, où toutes communautés mélangées, la conversation, naturellement, s’établissait en anglais. Puis l’un, puis l’autre, enfin toute l’assistance finissait par parler français.
    Quel dommage de ne plus y croire, quelle honte de l’abandonner, quel déshonneur …
    Pourquoi ne pas prévoir dès le diplôme d’enseignant obtenu que le premier poste sera n’importe où en France mais aussi indifféremment à l’étranger dans une école française,.
    Les critères de placement étant les mêmes que ceux qui régissent les affectations de poste actuellement.
    Tout semble se passer comme si la France ne plantait plus que des pins pour la Noël. Il faut avoir suffisamment confiance en l’avenir et planter des chênes. Il y a trop de demandes dans de nombreux pays pour l’apprentissage du français, nivaux primaire, secondaire et universitaire, qui ne sont pas satisfaites, faute d’enseignants, car faute de crédits. Ce sont là des sympathisants français qui ne se tourneront pas vers notre économie dans cinq ans, dix ans, quinze ans, quand ils seront aux commandes car le véhicule linguistique et culturel ne sera pas français. C’est un investissement indispensable.

    Dans le budget de l’Etat du Qatar, pour 1981, figure une subvention de 3 millions de Qatari Riyals (3,7 millions de francs français) pour l’Ecole Anglaise. Il ne figure rien pour l’Ecole Française. Enfin beaucoup de qataris n’ont pas besoin d’une aide ou d’une bourse, et sont prêts à payer même cher…pour peu que ce soit pour la plus haute qualité.

    Toujours au Qatar, un professeur d’université français a réussi à faire admettre à l’administration locale d’élargir le nombre d’heures affectées au français, d’avoir la disponibilité de salles de cours organisées, mais, ces avantages arrachés… aucun professeur n’est venu. Une honte sans doute, une erreur sûrement.

  32. Delphine Planes dit :

    Merci beaucoup pour votre intervention.
    Nous autres francais devons améliorer notre apprentissage des langues étrangères (je n’ai pas appris à parler l’Anglais, le Mandarin ni l’Espagnol en France…) mais nos amis à l’international le peuvent aussi.
    A une meilleure compréhension des peuples, par les peuples!
    Bon courage à vous,

  33. Jean loup Cuisiniez dit :

    Monsieur,

    Le titre « coup de gueule à Bruxelles » pour le français ne trompe que celles et ceux qui ne connaissent pas la réalité de l’abandon du français par les élus au fil des ans et des mandats successifs . En décembre 1978, les représentants français à Bruxelles ont signé la directive européenne sur l’étiquetage, celle -ci autorise l’emploi d’une seule langue pour décrire tout produit entrant sur le territoire, à condition qu’elle soit facilement compréhensible par le plus grand nombre de personnes; ainsi les élus français à Bruxelles ont abandonné la primauté du français en France .
    Depuis 30 ans le processus insidieux s’est répandu dans tous les domaines d’activité : processus de Bologne pour les universités faisant de l’anglais la langue de transmission du savoir. En janvier 2009 les ministres français en tant que co-fondateurs ont signé les statuts de l’agence internationale des énergies renouvelables (IRENA)lesquels prévoient que la langue anglaise est la seule et unique langue de travail. La langue anglaise a été choisi par les élus pour le nouveau nom de l’aéroport de Lyon … En France même ,le français s’efface devant l’anglais…

    Monsieur, sur votre site, pourquoi utilisez-vous le mot anglais e-mail au lieu du terme français québécois: courriel ?

    Un coup de gueule peut faire illusion mais il n’annule pas les textes qui nous sont juridiquement opposables.

  34. Carole dit :

    Joyeuse année Monsieur Raffarin ainsi qu’à tous les ami(e)s de votre carnet.

    La langue francaise et toute ses dérives. Je vous conseille de lire cet excellent site sur les différents dictionnaires qui jouent, défont et tricotent avec ardeur notre belle langue. Vous pourrez remarquer que l’anglicisme est à la hausse, tout comme du vocabulaire comme « chicha…. » et pour clore, tellement la liste est étonnante et longue, nous avons même le droit à ce nouveau mot : « zenitude » !!!!!! Elle va être ravie la baronne du Poitou.

    http://orthogrenoble.net/page-de-camille-club-orthographe-grenoble.html

    Le plus urgent me semble-t-il est de s’acharner à protéger notre langue dans nos écoles. Car pour sauver une langue, rien ne vaut la maîtrise parfaite de la grammaire, conjugaison…… dans nos établissements. Une fois maîtrisée, elle pourra servir de base indispensable pour l’acquisition d’autres langues. D’ailleurs, nous n’aurions pas tous ces problèmes de reconnaissance, si nous pouvions parler aisément les langues des pays qui nous entourent.

    Je rejoins le post de Francois Van Obbergen sur les écoles à l’étranger et son constat : la langue francaise est bien malade à l’étranger. Nos écoles qui sont régies par le MAE n’ont pas l’image que nos politiques voudraient faire croire. Soit, il y a de riches étrangers qui scolarisent leurs enfants, mais combien de boursiers ne sont-ils pas pris en charge ? Les pourcentages de francais sont minimaux. Quant aux étrangers, de plus en plus se tournent vers les écoles anglo-américaines, car ils savent très bien qu’en + de payer la scolarité francaise, ils sont obligés de payer des écoles pour l’acquisition de l’anglais (langue très mal enseignée dans nos écoles et je suis gentille en écrivant cela). Ces écoles de l’étranger sont à l’image de nos écoles publiques francaises : du light en instruction, du laxisme dans le respect de l’autre, pas d’uniformes alors que toutes les autres écoles étrangères en ont,……….
    Quant aux professeurs, ah les professeurs : le loto comme en France. Certains excellents, certains moyens, d’autres mauvais., Il y a aussi les résidents déconnectés de l’enseignement francais, des locaux (formés sur le tas) et tout cela avec les manques de crédit pour payer de bons professeurs.
    Les mutations (le snes et ses affiliés est numéro 1 du service mutation).
    J’entendais dernièrement des parents étrangers qui se posaient la question suivante :  » ¿Porqué el maestro de philo dit à nos enfants qu’ils ne sont que des enfants de bourgeois ? » Eh oui, tristement les vieilles maladies jacobines, communistes et tout ce que l’on veut sont exportées à l’étranger par le biais de certains professeurs !!!!!!

    D’ailleurs en parlant du Québec, vous devez savoir qu’à partir du secondaire, les parents se tournent vers les écoles anglo-américaines.

    Cher monsieur Raffarin, avant d’avoir l’âme résistante québecoise, un voeux pieux si je puis me permettre : ne faudrait-il pas avoir l’âme résistante bien francaise en premier choix ? Car pour défendre une langue, elle doit être irréprochable déjà dans ses écoles et sur son sol.

    PS : Cette chère madame Lauvergeon aurait-elle râté cette fameuse négociation nucléaire par défaut de maîtrise de l’anglais ou bien va-t-ellle considérer que c’est une discrimination dans le négoce par rapport à une femelle blanche ? ~o^ Allez un peu d’humour en ce début d’année morose………

    Ojala !!!!!!!!!!!!

    Très cordialement.

  35. Claude dit :

    Bonsoir à tous,

    Voilà ce que me dit un ami russe il y a à peine 15 minutes :

    « In old Russia in families of noble, family studied the French language necessarily. » (son anglais n’est pas vraiment meilleur que le mien et il ne parle que le français appris « sur le pouce » par les films et les chansons français dont les russes que je connais raffolent). Il me dit que le français est aujourd’hui en Russie la langue qui « distingue » les gens « comme il faut ». Peu l’apprennent (cependant plus qu’on croit) mais beaucoup voudraient l’apprendre. J’ai plusieurs amis russes et je suis surpris de leur connaissance (scolaire et par la lecture) de notre culture et de nos musées ou monuments. Cela les passionne. J’ai fait visiter les châteaux de la Loire à plusieurs amis, séparément, quand ils me rendaient visite, et tous m’ont appris (ou réappris) quelque chose que je ne connaissais pas ou que j’avais oublié.

    Comme j’ai aussi beaucoup voyagé professionnellement en Asie ou au Moyen Orient j’ai constaté que le français, même quand il n’était pas parlé par mes correspondants, y avait une aura particulière, un peu comme l’allemand chez nous, dans certains milieux, à une certaine époque avec, en plus, une forte référence à la liberté. N’oublions pas que « La Marseillaise » en français était un chant de ralliement en Roumanie (et surement ailleurs) avant la chute du mur.

    Alors on peut peut-être dire que tous ces gens qui ne parlent pas français mais ont une forte envie de l’apprendre, ce devrait être le cœur de cible de nos VRP de la francophonie.

    N’est-elle pas déjà la langue diplomatique et celle des Jeux Olympiques ?

    Bonne chance monsieur Raffarin pour votre mission.

    Cordialement,
    Claude

    PS – Carole est très injuste avec les enseignants des écoles françaises à l’étranger. Je ne connais pas les cas particuliers auxquels elle pense mais ce sont souvent de très bons professeurs qui y enseignent, j’en connais de très nombreux, et c’est une élite sociale qui les fréquente. Pour ne pas être injuste il faut noter que les élèves nationaux y apprennent très bien l’anglais avec les mêmes profs que les élèves français qui ont du mal avec cette langue. Elle est également injuste (et je ne crois pas que ce soit de l’humour) avec Anne Lauvergeon qui parle très bien l’anglais et qui n’est jamais considérée professionnellement comme une femme par ses interlocuteurs mais comme une personne de très grande qualité dotée d’une autorité, d’une intelligence et d’une compétence hors du commun que beaucoup d’homme peuvent lui envier. Le récent revers commercial du consortium français n’a rien de sexiste et n’a rien à voir avec la pratique de l’anglais par nos ingénieurs à l’international qui n’ont rien à envier à personne de ce point de vue. Si nous avions une douzaine d’autres femmes comme elle en France nous ne nous en plaindrions pas. J’encourage Carole à s’entraîner il y a des places à prendre. Pour notre rayonnement à l’étranger il faudrait peut-être, pour commencer, que nos nationaux aient un peu plus d’estime pour leurs compatriotes y compris les plus brillants qui peuvent sans doute déranger les moins brillants mais c’est la vie qu’il y ait des bons et des très bons.

  36. Alain Lavallée dit :

    Bonsoir à tous,

    Pour Carole qui écrit: «  » »D’ailleurs en parlant du Québec, vous devez savoir qu’à partir du secondaire, les parents se tournent vers les écoles anglo-américaines. » » »

    J’aimerais savoir d’où vous tenez cette information. D’abord soulignons qu’elle est tout simplement fausse.

    Il faut savoir que les écoles secondaires états uniennes peuvent coûter jusqu’à 40 000$ par an (écoles privées) et qu’au Québec elles sont gratuites… alors la question ne se pose pas. Il n’y a presque personne sur les presque 8 millions de Québécois qui envoient ses enfants étudier en anglais aux États-Unis.

    De plus au Québec, en principe la loi demande que jusqu’à 16 ans, donc secondaire inclus , votre formation soit en français, sauf si vos parents sont anglophones ayant étudié au Québec en anglais.

    Il est vrai que la situation de l’anglais et du français au Québec est très complexe, mais vos informations sont erronées.

    Une raison de cette complexité vient du fait que le QUébec a déclaré que le français était la seule langue officielle du Québec en 1977, mais que le gouvernement fédéral du Canada (Ottawa) ne l’a jamais reconnu ni accepté. Tous les employés qui oeuvrent dans les secteurs de l’économie relevant du fédéral (télécommunications, banques, travaillent en anglais assez généralement). Le gouv. du Canada a aussi financé et soutenu tous les groupes sociaux ou autres qui ont combattu la loi faisant du frnaçais la seule langue officielle du Québec en 1977, et bien entendu cette loi a dû être amendée à plusieurs reprises. Entre autres en élargissant l’accès à l’école anglais à des catégories plus large de la population. (Notons pourtant que selon la constitution canadienne l’éducation relève de la compétence des provinces donc du Québec, mais le Canada refuse et s’immisce malgré tout dans ce dossier.

    Mais il faut savoir que depuis 1763 , la chute de la Nouvelle-France aux mains de l’Empire Britannique ….(Traité de Paris). jusqu’à aujourd’hui il y a eu au moins 7 offensives par l’empire britannique, ou encore son rejeton, le Dominion of Canada, puis le Canada, visant à interdire le français aux descendants de la Nouvelle France aujourd’hui le Québec.

    C’est en ce sens que l’on dit que les Québécois ont toujours lutté pour préserver, leur langue et leur culture…

    En 1763, l’Empire britannique l’a interdit mais de haute lutte en 1774 les descendants français ont obtenu le Quebec Act, qui donnait aux QUébécois de l’époque le droit de continuer à pratiquer la religion catholique et de parler le français et qui créait au sein de l’Empire britannique «  » The Province of Quebec » » dont le territoire comprenait entre autres une partie de la Louisiane…

    Je vais vous faire grâce des autres tentatives d’éliminer le français, mais je rappellerai simplement qu’encore aujourd’hui le Gouv. du Canada, ne reconnait pas la Loi 101 et n’accepte pas que le français soit la seule langue officielle du QUébec, et la combat par tous les moyens…

    Je reviendrai demain pour parler de ce que je nomme la fatigue culturelle actuelle des Québécois dans un contexte où ils peuvent difficilement faire valoir leur culture au Canada.

    Bien cordialement

    Alain Lavallée
    Québec

  37. Alain Lavallée dit :

    Bonjour à tous,

    Oui, je dois souligner que je suis d’accord avec Carole lorsqu’elle écrit que même en France il faut être résistant, qu’il faut aussi bien défendre la langue française en France, et que bien la défendre s’est aussi bien la pratiquer, bien s’exprimer.

    Lorsque je séjourne en France, peu importe la région je suis toujours émerveillé par la richesse et la créativité d’expression profondément française du nom des lieux …. la Fringale, Fontainebleau, les Étroitures, la Bastidonne, le Lavandou, Bormes-les-Mimosas, Cerisy-la-Salle, Villedieu-les-Poêles, la Martinière, Colombiers, Chateauneuf sur Charente, les Sables d’Olonne, Meylan-le-Haut, Belledonne, … ainsi de suite, à l’infini… pour moi francophone, je m’y sens chez moi car cette langue c’est un peu mon pays, et lorsqu’elle se fait ainsi feu d’artifice d’expressions profondément françaises, je suis ébloui par son inventivité et j’y retrouve mes racines.

    Je suis aussi d’accord avec Carole quand elle écrit qu’aujourd’hui les Québécois sont moins résistants qu’hier (je n,entrerai pas dans les technicalités légales de la sauvegarde du français au QUébec). La lutte pour pouvoir vivre et travailler en français s’érode devant un pouvoir politique canadien qui bloque les mesures de protection de la langue française.

    C’est en ce sens que je pense que la mobilisation pour l’usage du français sur la scène internationale, qu’entreprend M. le premier ministre Raffarin est importante, pour la France, les Français, la francophonie, très importante pour le Québec , pour l’Europe aussi comme j’en ai parlé dans le message (12 janvier 2010 à 18:35) . Cette mobilisation est une bouffée d’air frais… Elle affirme que oui le français est non seulement une langue de culture, mais aussi une langue de communication internationale qui permet à des Nord-Américains, des Européens , des Africains… etc. d’échanger, de communiquer.

    Merci Monsieur le Premier ministre de vous faire le héraut de cette belle langue,

    Alain Lavallée

  38. Carole dit :

    Alain Lavallée,

    J’ai peu de temps, mais je vous confirme bien avoir lu dans La Presse Affaire que nombre d’enfants quittaient quand les parents en avaient la possibilité le système québecois. Egalement sur TV5 Monde, il y avait un reportage très intéressant transmis par CBC Radio Canada sur ce problème.

    Je me permets de vous joindre quelques liens qui parlent justement du pb de l’enseignement dans ce cher pays, qui ne sont pas sans ressembler à ceux de la France :

    http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2006/07/20060731-071007.html

    http://www.dailymotion.com/video/xnzot_enjeux-jeune-professeur-quebec-synd

    http://www.ledevoir.com/societe/education/258382/echec-de-la-lutte-contre-le-decrochage

    http://education.cdeacf.ca/archives.php?quoi=actualite&actu=2589

    http://kiosquemedias.wordpress.com/2009/12/21/la-reforme-scolaire-ne-pour-un-petit-bulletin/

    http://www.ssjbmauricie.qc.ca/langue/nationale/quebec.php

    Finalement nous sommes d’accord sur le fait de défendre la langue francaise.

    Cordialement.

  39. SEDAT dit :

    « Le français permet la magistrature de l’essentiel »…! [Le Pape Paul VI au philosophe français Jean Guitton,cité par Xavier Deniau,"La Francophonie",ed. PUF , coll. Que sais-je...?,1998,4 ème édition].

  40. Carole dit :

    Claude,

    Vous dites que je suis très injuste envers les enseignants de l’étranger. Soit, mais ces mêmes enseignants ne sont-ils pas injustes de faire avaler une bouillie incompréhensible aux enfants.
    Je ne sais si vous avez eu des enfants scolarisés à ‘étranger sur plusieurs années (voyager et vivre dans un autre pays n’a rien à voir), mais je peux vous assurer que lorsque l’on suit de « près » la scolarité, c’est rageant. Je précise encore une fois, puisque vous lisez ce qui vous convient, qu’à l’étranger c’est le loto à chaque rentrée, tout comme en France. Je vais même être plus précise, le niveau du primaire est incroyablement LIGHT. Les meilleurs professeurs se trouvent au lycée et beaucoup d’entre eux s’arrachent les cheveux de ce qu’ils peuvent récupérer. Quant à l’anglais, vous me faites grincer des dents. Les élèves francais auraient la même facilité d’apprendre l’anglais si celui-ci était enseigné correctement et autrement qu’avec 2 ou 3 petities heures misérables par semaine. Vous savez Claude, les cours particuliers (anglais, maths……) sont rentables à l’etranger, un peu comme Acatruc en France !
    Heu………………. c’est parce qu’une élite sociale fréquente les professeurs de l’étranger qu’ils sont bons ! Etrange argument……………………..

    Par contre, je peux vous dire AUSSI que beaucoup d’étrangers connaissent quelques brides de notre langue : Paris, la Tour Eiffel, Chirac, Carla Bruni, S Royal Zidane, la cuisine, les vins, bonjour, quelques oeuvres…… (souvent traduits dans leurs langues). Ceux qui connaissent, sont ceux qui venaient régulièrement en France pour visiter nos cathédrales, nos châteaux,….. où qui ont eu la chance de faire une petite partie de leur cursus en France. Et vous savez quoi, quand on échange longuement sur la France, c’est en anglais ou espagnol.

    Concernant A Lauvergeon, vous n’avez pas compris mon humour accompagné d’un smiley improvisé. J’avoue humblement que je n’ai toujours pas digéré sa remarque sur le fameux mâle blanc, et cela n’a rien à voir avec ses compétences professionnelles.
    Claude, je vais vous faire une confidence, je suis contre la parité, les quotas et toute la cuisine qui va avec, je suis uniquement pour la reconnaissance de la compétence !
    Dommage, vous allez me faire croire que vous adorez « chipoter ». Et ce n’est pas parce que vous êtes un ancien professeur que vous devez vous voiler la face.

    Bonne journée petit chipoteur, va ……….. jajajajaja ~-O

  41. Claude dit :

    Carole,

    Au moins on ne peut pas dire que vos lectures soient orientées. Vous avez pris au hasard toutes les communications de tous les opposants aux réformes de l’enseignement au canada. On croirait lire, en plus dynamique, les commentaires de l’impayable Gérard Aschiéri. J’imagine qu’en France vous lisez les très variées communications du SNES, de l’UNSA et de la FCPE qui sont très pluralistes eux aussi.

    Vous avez raison, les gens qui marchent à reculons au Canada ressemblent bien à leurs cousins français.

    lol comme dirait Reynaldo.
    Cordialement,
    Claude

  42. Carole dit :

    Claude,

    Voyons, voyons, quelle idée saugrenue ! Aschieri (non, non,non…) et la ribambelle de syndicats que vous citez ne font pas partie de mes lectures. Décu ??????

    A monsieur Raffarin (avocat dédié à la préservation de notre belle langue et aux amis de ce carnet),
    je suggére de lire ce remarquable plaidoyer pour une langue sur le déclin (liée à notre identité). Je souligne l’excellence de l’analyse de madame H Carrère d’Encausse de l’ Académie Francaise).

    http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=8526&rubr=3

    Bonne lecture à tous. Très cordialement.

  43. SEDAT dit :

    J’en ai une petite pour Monsieur Barroso: »Chaque remous met en action les équipes diverses de la hargne,de la rogne et de la grogne »…! Général Charles de Gaulle.Allocution du 12 juillet1961.

  44. gilles thompson dit :

    Monsieur Rafarin,

    Des actions, pas seulement de belles paroles…

    Pendant ce temps….

    Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
    Merci à l’avance!

    CENTRE-VILLE DE MONTREAL

    ====================================

    Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
    Déjà un millier de dérogations à la Charte de la langue française!
    Et ce ne sont ni des rumeurs, ni des ouï-dire, ni des peurs mal-fondées, ni des épouvantails à moineaux, ce n’est qu’un constat.
    Et comme Paul Watzlawick, philosophe et grand psychanalyste, dit bien dans sa formule: « La déliquescence des cultures précède la disparition des sociétés ».
    « Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. » – Pierre Bourgault

    Allez constater sur ce site pour voir en totalité le millier d’infractions à la loi 101
    au centre-ville de Montréal :
    http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html
    http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/centre-ville-de-montreal.html

    Pour un bref apercu (si vous manquez de temps), allez visitez ce lien:
    http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais

    Gilles Thompson

  45. Claude dit :

    Carole,
    Pas déçu du tout mais surpris quand vous lisez leurs amis canadiens assidument. Vous auriez dû vous apercevoir que je ne suis pas sectaire et que je dénonce toutes les attitudes sectaires (surtout dans mon camps parce que le sectarisme de certains nuit à ce camp). Peut-être en généralisant des expériences personnelles, vous méprisez les enseignants de votre pays et je trouve ça injuste et je le dis. Que vous éprouviez pour ça le plaisir de sortir votre gentil mépris ne me fait ni chaud ni froid. Quand on est injuste on perd aussi assez facilement son sang froid. Je suis plutôt zen.
    Claude
    (qui, conscient que tout n’est pas parfait, ne chipote pas avec l’estime qu’il a pour les enseignants, en général, même s’ils sont assez mal représentés par leurs syndicats qui nuisent aussi aux enfants).

  46. SEDAT dit :

    Zen…? C’est du verlan…! Je vois que Claude ne perd pas le nord…! lol
    « Le nez de Cléopâtre ,s’il eut été plus court,toute la face de la terre aurait changé ». Blaise Pascal,un de mes maîtres. (Le plus grand des philosophes,mais plus petit que le plus petit des apôtres).
    Excellent week-end@Tous,Reynaldo.

  47. SEDAT dit :

    « Il ne faut jamais juger les gens sur leurs fréquentations…! Tenez,Judas,par exemple,il avait des amis irréprochables »…! Paul Verlaine.

  48. Alain Lavallée dit :

    Merci M.le premier ministre d’avoir transformé vos paroles en actions.

    Comme le souligne l’AFP, «  »sur le plan pratique, M. Raffarin a insisté sur la formation des fonctionnaires de l’UE, ainsi que des commissaires européens, à la langue française et sur l’utilité de se servir d’un programme lancé dans ce but par la France en 2002. » » »

    Vous avez aussi demandé à MM van Rompuy et Barroso de s’exprimer en français . Vous avez raison l’exemple doit venir d’en haut. Le message est passé, il faudra le répéter, mais l’action est lancée.

    Ce n’est pas une action contre l’anglais, mais une action pour le français et par-delà pour le plurilinguisme en Europe et dans le monde.

    Je suis un peu surpris de lire dans le communiqué de l’AFP que M. Barroso dit que « cela provoque des remous lorsqu’il s’exprime en français » parce que je croyais que les institutions européennes offraient diverses formes de traduction simultanées.

    Par ailleurs vous lui avez fort bien répondu, en soulignent que  » l’usage exclusif de l’anglais pouvait aussi provoquer des remous…

    Pour assurer une diversité culturelle sur la scène mondiale il faut assurer une diversité linguistique, de grands pôles linguistiques, car la langue est au coeur de ce creuset d’où émergent des penseurs, des conteurs, des philosophes, des gestionnaires, des ingénieurs, des artistes qui peuvent éclairer de manières différentes notre relation au monde (et peut-être apporter des solutions originales aux problèmes actuels, des inventions originales, des œuvres d’art originales).

    Il faut plaider haut et fort pour le plurilinguisme pour encore une décennie… par la suite il est probable qu’il y aura des technologies de traduction très facile d’accès qui faciliteront le plurilinguisme et la préservation des langues, des cultures, des manières de penser-concevoir

    http://www.numerama.com/magazine/14489-au-japon-des-lunettes-permettent-de-traduire-en-direct.html

    Si le français comme deuxième ou troisième langue mondiale ne s’assume pas fièrement à la face du monde pour assurer une saine diversité indispensable, qui le fera? À mon sens préserver des pôles culturels vivants et créateurs c’est préserver la diversité. Les langues tchèques, ou innues, ou danoises ne peuvent supporter de pôles culturels aussi importants que le pôle francophone, en ce sens la France et les francophones ont une responsabilité de s’assumer, comme pôles de culture et langues de communication passerelle. Des pôles linguistiques mondiaux, des aires d’influences doivent continuer de se développer. Le plurilinguisme à l’échelle planétaire est une condition sine qua non pour assurer la diversité, le respect interculturel et peut-être même l’humanisme.

    Merci Monsieur le Premier ministre pour avoir joint des actions à vos paroles.

    Alain Lavallée

  49. Alain Lavallée dit :

    Bonjour à tous,

    voici pourquoi la valorisation du français et du plurilinguisme est une saine précaution écologique, et contribue à la protection de la diversité des expressions culturelles.

    Chaque langue maternelle contribue au tissage complexe qui forme l’individu, sa communauté et son peuple. Les langues engramment l’histoire des peuples. Elles sont porteuses de sens, elles sont expressions culturelles.

    Qu’elle soit attikamek, finlandaise, française, etc., la langue est d’une importance fondamentale. Les caractéristiques particulières de chaque langue influent sur la manière de traduire le monde, de le concevoir, de le penser comme l’illustrent ces trois brefs exemples.

    1- Si vous lisez une traduction d’un volume français en anglais ou vice versa vous constaterez que la version française est en général un peu plus longue que la version anglaise. La langue française appelle à une plus grande précision que la langue anglaise (entre autres parce que pendant des siècles cette langue a été « normée », soumise à la rigueur d’une Académie qui statuait sur ce qui était un usage correct…).

    La langue anglaise est plus approximative. L’apprentissage du français est ainsi perçu comme étant plus exigeant. L’envers de la médaille, c’est que la langue française permet une plus grande rigueur et une plus grande précision. Au-delà de sa sonorité, cela constitue une partie de sa beauté et la dote d’une plus grande capacité et aptitude à décrire la complexité croissante du monde à l’intérieur duquel nous vivons. En ce sens, le français est utile pour nommer et décrire la complexité actuelle du monde, particulièrement dans les sciences humaines et sociales.

    2- Dans la langue bororo (amérindienne), il n’y a que quatre mots désignant les quantités: « un », « deux », « quelques-uns » et « plusieurs » (comme si cette langue souhaitait désigner l’individu, l’accouplement, la famille puis la communauté). Connaissant cette caractéristique, pensez-vous qu’une culture bororo aurait pu inventer les comptabilités, les calculs de coûts réalisés dans nos économies contemporaines?

    3– Dernier exemple, tout le monde a entendu cette idée que l’Orient et l’Occident avaient élaboré au cours des millénaires des philosophies, des manières de penser différentes… Cette question est très complexe, mais un des éléments qui joue un rôle dans l’élaboration de ces visions du monde réside dans les caractéristiques différentes des techniques d’enregistrement de ces langues.

    La plupart des langues d’Occident sont transcrites à travers des écritures phonétiques (ex: l’alphabet de 26 caractères) qui n’ont aucun rapport avec la représentation du réel. Alors que des langues d’Orient comme le mandarin chinois et le japonais sont des langues transmises à travers des caractères (les « kanji ») qui illustrent schématiquement le réel.

    Par exemple, il y a un caractère kanji de la langue japonaise qui lorsqu’on le dessine représente le pictogramme (ou le mot si vous préférez) qui désigne un « arbre ». Il s’agit d’une esquisse graphique d’un arbre. Si on reproduit 2 fois ce caractère côte à côte, on dessine le pictogramme du « bosquet ». Si on le reproduit 3 fois, on obtient le pictogramme de la « forêt ». D’une certaine manière les caractères kanji présentent une esquisse visuelle du réel: la forêt compte plus d’arbres que le bosquet, lui-même étant constitué de plus d’un arbre. Peu importe l’objet à désigner (ex: maison), les kanji sont des esquisses illustrant d’une certaine manière le réel désigné, l’objet, même si celui-ci s’est radicalement schématisé au cours des siècles de pratique pictographique.

    Dans notre alphabet, les mots arbre, bosquet et forêt n’ont aucun lien de similitude avec ce que chacun de ses mots représente (abstraction totale). Afin de traduire le monde, d’en dégager une intelligence, de le concevoir, l’Orient et l’Occident ont eu recours pendant des siècles à des « technologies d’enregistrement des connaissances et des informations sur le monde» qui étaient radicalement différentes. Pas si étonnant que l’on ait observé au cours des siècles des productions culturelles différentes.

    La langue et les technologies d’enregistrement auxquelles l’être humain a accès pour enregistrer et partager ou transmettre des informations peuvent influer sur sa « vision » du monde, sur son « intelligence du monde ».

    (pour une initiation et illustration minimaliste des caractères kanji :
    http://fr.wikibooks.org/wiki/Japonais/Kanji/Leçon_1

    Des centaines de langues disparaîtront c’est inéluctable mais il faut préserver de grands pôles linguistiques qui a leur tour préserveront des manières de penser de concevoir…… etc.

    Voilà quelques réflexions sur pourquoi il faut préserver le français (exemple 1) le diffuser et par-delà valoriser le plurilinguisme,

    Bien cordialement,

    Alain Lavallée

  50. SEDAT dit :

    Merci Alain Lavallée,j’ai beaucoup appris…!

  51. Jean loup Cuisiniez dit :

    « L exemple doit venir d’en haut » écrit M. Lavallée le 16 janvier suite au compte-rendu de l’AFP.

    Avant de se permettre d’exiger des autres élus d’autres pays non francophones de s’exprimer en français, il conviendrait d’ imposer aux représentants français de s’exprimer -oral et écrit- en français dans les instances internationales et impérativement lors des réunions plénières et de sanctionner les manquements.

    Ce sont les statuts qui régissent l’emploi des langues dans les instances internationales, ils sont élaborés par les représentants des différents pays dont ceux de la Francophonie.

    Comment revendiquer l’emploi du français quand nos ministres élaborent et signent dans les statuts d’organismes internationaux le principe d’une seule et unique langue de travail et ce avec l’appui des autres pays membres de la Francophonie. A titre d’exemple, les statuts de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables font de l’anglais la seule et unique langue de travail. et la rendent opposable juridiquement . Ainsi l’anglais a force de Loi malgré la bonne intention de M. Raffarin.

    Le combat pour le maintien de la diversité linguistique dans les instances internationales est affaire de volonté politique et l’exemple vient toujours d’en haut.
    Et plus haut que la bonne parole , il y a les écrits du ministre des affaires étrangères M. Bernard Kouchner : « l’anglais , avenir de la francophonie »

    je le cite: Deux ou trois choses que je sais de nous. Robert Laffont ) page 151

     » Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue français n’est pas indispensable; le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient ». – Fin de citation.-

    Quand un ministre français écrit que le français n’est pas indispensable ou que l’ avenir de la francophonie est la langue anglaise et quand les ministres signent implicitement le renoncement au français comme langue de travail , alors quelle est la crédibilité à accorder aux propos et coup de gueule des élites sur la place du français dans la mondialisation. Aucune !

    Cordialement
    JLC ( initiateur du collectif intersyndical pour le droit de travailler en français en France)

  52. Carole dit :

    Claude,

    Les lectures diverses et variées m’enchantent.
    Claude je ne me permettrai pas de vous juger « sectaire », quelle idée !!!!!!!! En osant parler des professeurs, aurais-je commis un blasphéme ?????? Mépris est un mot un peu fort à mon goût, je ne mélange pas tous les profs/professeurs.

    Si je puis me permettre, à moins que vous ne connaissiez déjà, voici quelques ouvrages .

    La France aux ordres d’un cadavre de Maurice Druon.
    La crise de la culture (inclus un texte sur la crise de l’éducation). Une richesse incroyable de cette écrivain d’avant-garde. Ses oeuvres sont de véritables petits bijoux.
    Et un autre auteur Maschino : l’école de la lâcheté. Vous voyez je ne suis pas sectaire, je lis Maschino.

    Je vous rassure sur mes expériences personnelles. Quand vous avez compris le fonctionnement du système, vous agissez en pare-feu.
    C’est uniquement pour les enfants qui n’ont pas de pare-feu que je m’inquiète et m’indigne.

    Claude, s’il n’y avait que les syndicats qui nuisent aux enfants…….. mais vous savez très bien que ce ne sont pas les seuls.

    Cordialement.

  53. Claude dit :

    Carole,

    Dans vos premiers commentaires vous mélangiez tous les profs dans les écoles françaises à l’étranger et vous insistiez sur les profs d’anglais. Dans les suivants vous avez amalgamé avec les profs de France. C’est bien votre généralisation qui m’a fait réagir.

    Mais je vois que vous modérez votre propos en admettant qu’il y a prof et prof. Je n’ai donc plus rien à dire. Car si ce que vous voulez dire c’est qu’il y a de mauvais profs, de bons profs et de très bons profs vous enfoncez une porte ouverte. Les profs sont comme les bergers, les médecins, les architectes, les ministres, les blogueurs, etc. Il y en a de très bons, des bons et des mauvais, comme en tout. Mais notez que, la plupart du temps, même les mauvais sont d’un dévouement exemplaire.

    Sans être outrancier comme lui, je partage un certain nombre de points de vue de Maschino. Notamment quand il dénonce les « pédagogistes » ou la pauvreté des programmes. Avez-vous lu quelque part qu’il disait que les profs sont globalement mauvais ? Moi pas.

    Si vous pouvez vous offrir ce luxe, je vous conseille de faire comme moi, allez voir de l’intérieur si vous en avez le courage et la possibilité de passer le concours. J’ai tellement aimé que j’ai retardé ma retraite de 2 ans pour rester au moins 6 ans et faire le tour des problèmes. Pourtant ma retraite est bien supérieure à mon traitement de prof au dernier échelon.

    Cordialement,
    Claude

  54. J.de Bodman dit :

    Bravo pour cette action à mener aussi en France , à titre d’exemple , nombre de sites publics envoient des « e-mail » et non des courriels , et font état de leur « webmaster »
    qui pourrait au moins être un « webmestre ».Voyez ce qu’en dit l’excellente association « diversum »
    bon courage
    J de Bodman

  55. JACCOUD Françoise dit :

    Monsieur le Sénateur,

    Par deux fois je vous ai vu intervenir sur les plateaux de télévision sur le sujet de la francophonie. Il m’a semblé que vous étiez la bonne personne pour vous lancer un « au secours ! ».

    Je travaille dans le service de l’information d’une Organisation des Nations Unies, en poste depuis 18 ans. Je constate une lente et inexorable dégradation de la langue française. Bien plus dramatique, le français n’est plus que la dernière roue du carrosse de telle sorte que l’essentiel n’est plus d’émettre simultanément toute communication dans les langues officielles des Nations Unies si ce n’est en anglais.

    Restructuration, réduction de postes… Certes le « grand machin », comme disait le Général de Gaulle, a besoin de faire des économies. Hélas les choix dans les priorités à financer amènent au constat amère que l’un des prix à payer est bien celui-ci : une communication à plusieurs vitesses (émission de l’information francophone effectuée plusieurs heures/jours plus tard, voire plusieurs mois) quand elle n’est pas inexistante.

    Observé de l’intérieur, cette agonie semble le résultat d’une guerre déjà perdue où la France et tous les pays francophones paraissent ne plus occuper une place politique prépondérante dans l’échiquier international. De mon point de vue, ceci est plus dommageable que d’utiliser « email » à la place de « courriel ». En effet nul besoin de développer qu’au delà de la langue c’est bien la culture et notre vision du monde qui est en jeu. Nos plus grands penseurs ne sont-ils pas à l’origine de bien des textes fondateurs onusiens ?

    Monsieur le Sénateur, je ne sais quels réels moyens de pression vous aurez durant vos entretiens avec les Nations Unies à New York pour défendre la francophonie. J’ai bien peur que cela ne se solde par une énième directive ou note de service nous enjoignant de faire plus d’effort… alors même que les budgets viennent encore d’être réduits et des postes coupés.

    Les pays francophones donateurs ne pourraient-ils pas exiger qu’une partie du budget de l’ONU et de ses organisations affiliées soit expressément allouée à cela ?

    Dans la négative, sachez qu’il est toujours possible pour le Gouvernement de financer directement des postes (JPO) comme celui de rédacteur/traducteur francophone dans les services de l’information onusien. Ceci serait une solution concrète et simple pour renforcer notre empreinte culturelle dans le monde. Commencer par l’Organisation pour laquelle je travaille répondrait parfaitement à mon « au secours » !

    Déterminer les postes clé au sein de l’ONU, plus élevés et plus politiques, devant être pourvu par des francophones de sorte que l’empreinte éclairée de nos Montesquieu et autres penseurs soit réelle, durable et s’en assurer reste du ressort du Gouvernement français et de la qualité de ses relations internationales : approfondir donc son anglais !

    Très sincères salutations.

  56. Ernest GRANSAGNE dit :

    Oui, Françoise : il fallait le dire.

    D’autant plus que vous vivez cela de l’intérieur, depuis 18 ans.

    Souhaitons de tout coeur que notre cher Jean-Pierre Raffarin qui va chez vous à New-York ces prochains jours, puisse amorcer cette belle idée.

    Ernest

  57. eidelsberg olivier dit :

    Monsieur le premier ministre,

    défendre la francophonie dans les organisme internationaux très bien. Le faire dans les organismes nationaux ne serait pas mal non plus.

    Le directeur de l’INPI refuse tout simplement que le propriétaire d’un brevet européen en anglais ou en
    allemand puisse s’il le souhaite déposer une traduction en français de son brevet, par ce que:

    1) rien dans les textes ne prévoit qu’il puisse le faire (Notez, rien ne prévoit non plus qu’il ne le puisse pas)

    2) cela enverrait un mauvais message à nos partenaires européens (cela signifierait que l’on souhaite que des textes définissant des droits en france soit en français…..)

    3) ces traductions ne servent à rien (simplement à donner du travail à environ deux mille traducteurs,
    sans compter les emplois induits et à faire entre des devises en france, au bas mot 200 millios d’euros
    par an, tout est relatif, mais quand même)

  58. gerard gallo dit :

    Monsieur Le Premier Ministre,

    Résident à Shanghai depuis 12 ans, j’avais eu l’honneur de vous y être présenté par mon ami Renaud Muselier, marseillais comme moi. lors de la réception de la communauté française il y a quelques années.
    Je vous prie de bien vouloir trouver ci-dessous copie du message que j’adresse ce jour à Monsieur Le Président de la République et dans lequel j’ai pris la liberté de vous nommer.

    « Défendre la langue française », bien sûr, plus que jamais, mais je me suis retenu dans mon propos d’une apostrophe insolente de type « Commençons par le commencement ».

    Je vous prie de croire, Monsieur Le Premier Ministre, en mes respectueuses salutations.

    Gérard Gallo
    gallo@asia.com
    t1: 86-130-041-98-958
    t2: 06.65.16.60.47

    Wanhangdu Lu 858-18-25F
    200042 Shanghai, China
    carte consulaire n°01711036

    ——— quote:

    Monsieur Le Président,

    DEFENDRE LA LANGUE FRANCAISE

    Je lis dans la presse que vous venez de charger Monsieur Jean-Pierre Raffarin de défendre la langue française dans les institutions internationales.
    Il serait simple déjà d’en faciliter sa pratique aux acteurs de ces assemblées
    Résident à Shanghai depuis 12 ans, TV5 Monde ne peut être reçu dans cette ville, sinon par un panel extrèmement limité. Son accès, en effet, est réservé aux grands hotels (pas tous) et aux résidences de grand standing (pas toutes) qui peuvent installer une antenne parabolique de diametre 1m80 sur les toits.

    N’ont donc accès à notre langue qu’une infime minorité ainsi que ceux qui en ont le moins besoin, voyageurs de court séjour dans ce pays.

    Toutes les autres chaînes européennes, américaines, etc, peuvent être captées à partir de petites paraboles installables sur une fenêtre et qui fleurissent partout. C’était le cas il y a quelques années pour TV5 Monde avant qu’ils ne choisissent un autre satellite relais.

    Ce média est théoriquement très règlementée. Mais je témoigne que les autorités ferment les yeux sur la réception de ces chaînes par le grand public.

    J’ai maintes fois souligné, auprès de nos représentants élus ainsi qu’auprès de la direction régionale à Hong Kong de la chaine elle-même, cette situation aberrante qui fait que les voyageurs peuvent visionner cette chaîne mais pas les résidents.

    Si l’on veut vraiment défendre notre langue, je me permets de suggérer que l’on en banalise l’accès non seulement pour les expatriés mais aussi et sans doute surtout pour les téléspectateurs chinois, si amoureux de la France et si gourmants de notre culture.

    Je souhaite, Monsieur Le Président, que vous usiez de votre haute autorité pour que les responsables concernés reviennent à plus de réalisme et traduisent votre volonté dans les faits.

    Je vous prie de croire, Monsieur Le Président, en mes trés respectueuses salutations.

    —– unquote

  59. MAYET dit :

    Bonsoir à tous !
    Par le hasard du militantisme, me voilà sur le site de M.Raffarin…. En effet, j’ai récemment dénoncé auprès de l’association DDC, un « incivisme au détriment de la langue française », je voulais donc vérifier que mon petit dossier était bien arrivé. Mais je me suis dérouté pour suivre la longue liste de commentaires, trop attiré et curieux de ce que peuvent dire d’autres défenseurs de notre belle langue française.
    Outre les joutes culturelles et discussions personnelles, je suis plutôt déçu de constater que peu d’entre vous parle de son action personnelle en faveur de la culture francophone. Devons nous nous contenter de saluer la démarche de M.Raffarin pour avoir bonne conscience ? Je le soutiens de tout mon coeur mais au quotidien j’agis avec mes faibles moyens, ma conviction. Que faites vous au quotidien ? Quelles sont vos actions ? Que pense votre entourage familial et professionnel de votre action si elle existe ?
    Je ne tire pas sur l’ambulance mais je suis volontairement provocateur et j’espère que vous l’aurez compris…Je pense que nous sommes trop apathiques face à tant d’adversité linguistique.
    Dites moi donc ce que vous faites, ce que vous comptez faire cela m’interesse beaucoup et cela interressera surement JP.Raffarin qui se sentira peut être moins seul dans son action.
    Toutes mes amitiés à nos cousins Québécois que j’admire beaucoup pour leur défense et leur maintien du français contre vents et marées, et bien cordialement à tous.
    Joël

  60. Claude dit :

    Cher Mayet,

    Puisque vous êtes provocateur, je vais l’être aussi.

    1 – Je pense que ceux qui sont tellement acharné à défendre l’usage du français dans le monde sauf en France et qui dénoncent avec force et provocation sont ceux qui imaginent qu’il n’y a pas de problème français plus important que ça.

    2 – Vous me demandez ce que je fais pour défendre le français. Est-ce que je vous demande ce que vous faites pour défendre les ports français ou le camembert au lait cru ou les roses de Baccara ? Non ! Car vous n’avez pas d’engagement vis à vis de moi et je ne suis pas votre censeur.

    Ceci étant dit, je fais beaucoup pour la langue française. Je la parle. Je la fait vivre en acceptant tous ses enrichissements venus d’ailleurs ou d’ici. Je m’émerveille tous les jours de sa richesse syntaxique et contextuelle et je m’évertue de la parler en étant compris du plus grand nombre possible pour moi qui manque de la culture essentielle que donnent le bac philo (c’est comme ça que l’on disait de mon temps) et les bonnes lectures classiques qui n’ont pas bercé ma jeunesse au-delà de la seconde. En cas de besoin j’invente le mot qui me manque.

    Je milite là où je vais pour que les gens parlent ma langue plutôt que de parler la leur et de m’obliger à la parler. Je trouve scandaleux de devoir parler espagnol en Espagne ou chinois en Chine. Mais je m’y fais. Comme ces gens là baragouinent l’anglais à peine mieux que moi nous arrivons à nous entendre. Mais, au fait ! Est-ce que je vous demande ce que vous faites pour que nous nous entendions tous les uns les autres si par malheur nous ne pouvons pas nous entendre en français ?

    3 – J’apprécie ce que fait Jean-Pierre Raffarin pour défendre mieux notre langue dans le monde que le français et l’unité de la France en France. Même si ce n’est pas lui qui a commencé, c’est là mon désaccord le plus important avec lui. Il aime que la France soit découpée menue, menue, jusqu’au plus profond des provinces en aidant chacun à parler sa langue ou son patois local jusqu’à en faire des langues du BAC au détriment du sentiment d’appartenance que nos ancêtres avaient réussi à créer au fil du temps et de nos drames qui ont fait de nous une nation unie. Accessoirement il a aidé à créer de grandes disparités fiscales qui permettent aux chefs de clochers de lever l’impôt avec délectation. Cinq régions auraient suffit quitte à ne pas créer autant de fonctions électives pour tous ses collègues. Mais il faut lui accorder qu’il a au moins réussi, dans notre langue, à valoriser les mots qui ne fâchent pas au détriment, c’est vrai, de ceux qui font consensus et qui mobilisent. Mais je l’aime pour le reste. On ne peut pas être d’accord sur tout avec tout le monde de la France d’en haut et/ou de celle d’en bas.

    4 – Pour finir, parti d’un CAP d’aide comptable, j’ai joué à la vie. Des fois j’ai perdu, des fois j’ai gagné. J’ai fait des enfants, cinq. J’ai inventé des trucs. J’ai innové. J’ai créé des entreprises innovantes et de haute technologie en utilisant abondamment l’anglais, langue de prédilection de l’informatique. J’ai été best-seller (désolé pour ce mot utilisé sans provocation). J’ai créé des emplois, de la richesse. J’ai généré de l’impôt, de la TVA des cotisations sociales. J’ai formé des collaborateurs qui en font autant voire mieux et qui aujourd’hui, dirigent les entreprises qu’ils ont créées sur leurs talents. Pour finir une vie que je trouve pas mal remplie, j’ai enseigné à des jeunes du collège avec le seul espoir qu’ils m’oublient pour se centrer sur l’avenir, qu’ils deviennent grands, responsables, innovateurs, ambitieux, entreprenants, amoureux, généreux, heureux. Et si un sur dix seulement prend la vie comme je l’ai prise alors la France a un bel avenir parce qu’ils vont créer de l’enthousiasme autour d’eux comme je crois l’avoir fait.

    Et vous ? Je ne vous demande pas ce que vous faites pour l’économie française. C’est pourtant là qu’il y a le plus à faire. Mais vous n’avez pas de compte à me rendre.

    Alors, voyez-vous, ce que je n’ai pas fait pour le français, je crois l’avoir fait pour les français, à ma place, et à la mesure de mon peu d’importance. Ce qui compte c’est que nous sommes nombreux comme moi à simplement faire ce que nous pouvons, pour le fun, sans calcul, sans compter notre temps ou notre énergie. Et ça profite à tout le monde y compris à ceux qui préfèrent recevoir que donner et à faire la leçon plutôt que d’aimer. Sans nous, où en seraient la dette, l’emploi, le pouvoir d’achat, les allocations pour ceci ou pour cela, etc.

    Chacun son dada.
    Cordialement,
    Claude

    PS – En fait je suis assez fier que ma langue soit parlée un peu partout et j’aime qu’on la défende intelligemment et d’une manière non sectaire simplement en donnant envie de la parler, de la lire et de l’écrire. Mais qu’on le veuille ou pas le français est, à l’étranger, la langue des intellectuels qui sont fiers que l’on reconnaisse leur « bon français » et l’anglais celle des marchands et des voyageurs. C’est dommage qu’il y ait moins d’intellectuels que de marchands ou de voyageurs.

  61. Alain Lavallée dit :

    Bonjour M. Mayet,

    merci pour vos salutations aux « cousins québécois » qui contre vents et marées comme vous dites…, mais qui au cours de la prochaine génération ou la suivante, vont probablement céder à l’anglicisation sous les coups et lois répétées du Gouvernement du Canada et le laxisme du gouvernement du Québec actuel. Dans la mondialisation en cours, la francophonie d’ici risque fort d’être marginalisée, et amenuisée, particulièrement si la France elle-même ne croit plus au français… comme les médias d’ici le relaie régulièrement.

    Puisque vous demandez de parler au « je ». En voici un ou deux exemples:

    J’ai une chronique occasionnelle dans un hebdomadaire de Longueuil, agglomération urbaine de 400 000 h située dans la grande région montréalaise.

    Par un curieux hasard, le thème de ma chronique dans «  »Le Courrier du Sud » qui est parue ce matin du jeudi 3 mars, (hebdomadaire de Longueuil qui publie à 140 000 copies) s’intitule «  »Le français pour agir ensemble ». Je vous indique le lien si vous voulez y jeter un coup d’oeil.

    http://lecourrierdusud.canoe.ca/webapp/sitepages/content.asp?contentid=180493&id=2845&classif=Nouvelles

    Je vais vous donner un autre exemple de texte que j’ai écrit sur cette question parce que cette semaine avait lieu le gala annuel des Victoires , la fête de la musique en France, où encore une fois les prestations en anglais furent légion (quelle tristesse.. la France qui glorifie maintenant ses expressions culturelles en anglais… au minimum disons que c’est un mauvais message envoyé à la francophonie, les médias Canadians ne cessent de rapporter cette info pour dissuader ici la production d’expressions culturelles en français) .

    De plus en plus d’écrits en francophonie (et en France) clament que la chanson en français n’a pas d’avenir. J’ai répondu par un texte intitulé «  » » » La chanson au Québec—voies multiples vers l’international et l’universel » » » »

    Ce long texte est paru à la page IDÉES du quotidien québécois Le Devoir, du samedi 17 juillet 2010…. (voici le lien… tiens vous pourriez peut-être le faire publier dans un média français )

    http://www.ledevoir.com/culture/musique/292730/la-chanson-au-quebec-voies-multiples-vers-l-international-et-l-universel

    Je participe aussi régionalement à l’organisation des échanges d’emplois d’été entre municipalités françaises et québécoises et divers autres programmes visant à rapprocher le Québec et la France à tisser des liens à travers la francophonie (voir les sites internet des assoc. France-Québec et Québec-France). Mais tout ceci est très modeste.

    Je suis d’accord avec vous, M. Raffarin ne peut tout faire seul. Les 2 ou 3 petites choses que je peux faire sont des gouttes d’eau mais je les fait quand même. Encouragez vos compatriotes à agir « individuellement » comme vous l’écrivez.

    Je suis très intéressé de voir ce que M. Alain Juppé, nouveau ministre des Affaires étrangères, fera dans le domaine des relations internationales. Je l’ai entendu parlé à quelques reprises dénoncé l’Anglolâtrie. C’est une personne très compétente en matière de relations internationales, mais la situation actuelle est hyper complexe. Nous verrons.

    Bon courage et bonne chance,

    Alain Lavallée
    Québec

  62. MAYET Joël dit :

    Bonsoir à tous,
    Le militantisme implique d’afficher ses convictions et ses engagements, avec comme conséquence, aussi, de s’exposer, de prendre des coups et d’encaisser l’ironie, la provocation, l’incompréhension…. Parler de défense de la langue française apparait au départ comme un combat désuet et perdu d’avance. Pourtant, pour ce que m’apportent au quotidien la langue et la culture françaises je me devais de m’engager dans ce combat. Il faut, en effet, agir par tous les moyens pour montrer qu’il n’y a pas de fatalité, qu’il existe des alternatives à l’anglais conquérant et omniprésent, que le français peut être l’une de ces alternatives. Par sa conviction profonde, chacun des francophones que nous sommes possède cette capacité à défendre et valoriser le français, à le préconiser ou le choisir non par sectarisme, qui serait contre productif, mais pour son universalité comme le dit Alain Lavallée.
    Aujourd’hui la francophonie est un espace de liberté, de partage, de solidarité et d’accueil des autres cultures. 70 pays y adhèrent je crois bien…Je pense ainsi que, par son ouverture aux autres cultures, la francophonie porte aussi la sagesse.
    Ces petites gouttes d’eau symbolisant nos petites actions personnelles formeront un jour de grandes rivières mais, pour cela, il ne faut pas se sentir isolé, partageons nos actions et nos avis qui montrent simplement que nous agissons même modestement pour cette noble cause. La forme « je » n’est pas du tout gênante puisqu’il faut bien exprimer ce que nous faisons, l’action personnelle est évidemment en faveur de cette noble cause ; le « je » n’est donc pas prétentieux en l’occurrence.
    Le français n’est pas l’apanage des seuls lettrés et diplômés, et l’élitisme peut nuire malheureusement à son emploi par le commun des français. Il faut accepter au contraire l’imperfection d’un texte, la faute de français verbale ou écrite, en en ayant conscience toutefois pour s’améliorer progressivement. Prôner l’élitisme peut conduire à une cassure irréversible entre ceux qui maitrisent la langue et les autres qui se tourneront vers autre chose….
    Nous sommes, en effet depuis des décennies maintenant, abreuvés, envahis de séries américaines qui conditionnent et influencent les esprits et les comportements. Elles montrent ce pays comme un El Dorado en jouant sur l’exotisme, la démesure, le clinquant. Nous avons eu l’occasion de visiter notamment Las Végas, les extrêmes s’y côtoient en termes de richesse et de pauvreté et, après l’indéniable impression de démesure de tout, il reste que ce n’est certainement pas un modèle de société. Pourtant, via les médias, l’Amérique reste l’El Dorado et le citoyen lambda le croit, puisque les médias martèlent sans cesse ce principe…Nous sommes ainsi peu à peu formatés et les publicistes comme certains commerçants l’ont d’ailleurs bien compris car les enseignes et publicités utilisent systématiquement des anglicismes que les anglophones ne comprennent même pas. Mais voilà, cela fait vendre, c’est soi disant moderne et exotique…Il vaut mieux créer une enseigne en associant banalement des mots anglais que d’inventer un titre original en français…
    Le français a pourtant son style, son genre, sa manière, sa touche….La France était encore en 2010 le pays au monde le plus visité des touristes. Ils viennent donc chercher quelque chose ici….Mais personne ne valorise toutes ces richesses.
    Enonçons à priori un principe (sûrement discutable) sur la chanson française : les producteurs ne sont que des commerçants cherchant à faire le maximum de fric. Si, comme on le dit partout, le français n’avait pas d’avenir ces producteurs convaincraient les artistes de chanter en anglais. Or il n’en est rien. J’ai plutôt l’impression que la chanson française se porte bien en France en tout cas.
    Quand on entend Céline Dion chanter avec des dizaines milliers de chinois en français « Il faut que tu saches », quand on entend des milliers de français chanter « la montagne » lors des restos du cœur, quand on entend des dizaines de milliers de français chanter au stade de France « que je t’aime » avec Johnny Halliday, quand on entend des dizaines de chansons françaises dans les émissions de télévision où l’anglais n’est même pas présent et j’ai beaucoup d’autres exemples, je doute du déclin du français….J’aime aussi le français pour ses sonorités, sa musicalité et je vous invite à écouter le duo de Charles Aznavour et Grand Corps Malade dans « Tu es donc j’apprends », car, outre la belle mélodie, ces artistes qu’un demi siècle sépare tant par l’âge que la carrière, sont tout un symbole , puis le message de tolérance et de partage…On peut ne pas aimer mais il faut au moins écouter ces mots simples, puissants et beaux qui sonnent, raisonnent et donnent l’envie d’entendre le français.
    Je ne parle pas du cinéma francophone qui serait disparu s’il n’y avait pas eu l’exception culturelle. Je ne m’étends pas non plus sur le protectionnisme anglo-américain qui assoit notamment sa puissance en persuadant le reste du monde que seuls les anglophones détiennent la vérité culturelle et la pensée unique. Je renvoie à ce sujet à Jean Quatremer.
    J’ai lu votre texte M.Lavallée « La chanson au Québec… », il m’a ému, réconforté, je vous en reparlerai. L’impression d’isolement est compréhensible au Québec avec ses 10 millions de francophones au sein d’un monde anglophone, outre atlantique les locuteurs francophones sont plus de 100 millions et, par exemple, de très nombreux artistes belges, suisses, maghrébins font carrière en France ; il y a évidemment aussi beaucoup de québécois et c’est très bien. Nous devons raisonner avec la francophonie, c’est Notre Avenir de mon point de vue.
    « Il y a une singularité française. Bien sûr elle dérange. Certains voudraient mettre la France d’équerre. Je crois au contraire que c’est une chance de maintenir le rayonnement mondial de la France et sa vitalité économique et culturelle. ». Pour ne pas faire d’amalgame avec la politique je ne cite pas l’auteur de ce discours d’un très haut fonctionnaire de l’état. Objectivement, je crois pourtant qu’il est très bien placé pour tenir de tels propos qui résument sûrement en partie la situation. Je serai également attentif à ce qui se passera bientôt et essaierai d’agir avec mes très modestes moyens pour faire valoir les droits de notre culture.
    Enfin, je rappelle, à toutes fins utiles, qu’il existe en France 3 associations de défense de la langue française. Bien cordialement à tous.
    JM

  63. constantin vasilescuu dit :

    je voulais m’intégrer ,mais avec le « franglais actuel’ , j’ai honte ….
    il est insensé de parler « français »!correctement!

    honte au « franglais »!

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