Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

70 commentaires

  1. SEDAT dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    Ban Ki-Moon avait été surnommé l’ »Anguille insaisissable ou l’anguille glissante » pour sa capacité à éluder les questions embarassantes des journalistes sud-coréens,c’est un personnage plein de sagesse et très pragmatique,de langue maternelle coréenne,Ban parle couramment l’anglais et selon ses services,également le français et a de bonnes notions d’allemand et de japonais…!

    « On sait déjà que le caractère limité de l’accès à l’énergie est une cause importante de conflit,la modification de notre planète risque de l’aggraver encore »…! Ban Ki-Moon [Devant le Conseil de sécurité (17 avril 2007)].

    Excellent week-end,@+,Reynaldo.

  2. domnin dit :

    Défendre la langue française à l’ONU, c’est bien, mais c’est très insuffisant. Mr Raffarin, et tous les français, devraient avant tout agir pour faire baisser les 55% de casques bleus dans les pays francophones. La langue française est le principal patrimoine de nos enfants. Elle ne cessera pas de décliner tant que les francophones continueront à être les habitants les plus misérables de la planète. Sortir de l’anarchie les pays francophones les plus pauvres comme Haïti, Madagascar, RDC etc.. devrait être une politique prioritaire de la France, bien plus que de bavarder agréablement en français avec Mr Ban Ki-moon…
    Cordialement à vous Mr le Premier Ministre.

  3. mistral dit :

    Quand vous reviendrez au sénat, monsieur le Premier Ministre, pourrez vous nous expliquer celà :

    http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100204142541.ilt29096.htm

    De ce que je vois, à mon tout petit niveau, les gens pensent qu’il faut se faire justice soi même puisque la justice n’est plus crédible.

    Elle met en prison Roland Courbis, dangereux entraineur de foot, mais laisse les pédophiles et autres violeurs en liberté.

    Attention danger !

  4. Paul Dinel dit :

    Bonjour, on ne peut qu’être d’accord avec cette démarche. Mais, si la situation du français au niveau international s’est autant dégradée, les premiers responsables sont les Français qui depuis très longtemps, préfèrent – par snobisme ou américanophilie maladive – parler en anglais. Bernard Pivot a déjà rapporté des communications écrites ou verbales au plus haut niveau, dans l’administration d’une grande maison d’éditions française. Lors de grandes réunions de l’Organisation francophone de Monsieur Diouf, les journalistes québécois ont souvent eu de la difficulté à avoir des services en français : ils l’étaient en anglais seulement !!! Faudrait donc commencer par demander aux Français de parler et écrire (correctement – ce qui n’est plus le cas) en français avant de le demander aux étrangers. Avant qu’il soit trop tard. Merci de m’avoir lu.
    Paul Dinel,
    Longueuil (Québec)

  5. jacqueline de paris dit :

    Bonjour monsieur premier ministre,
    Comme je suis exprimée des le début de votre action pour la représentation de la langue française, il ne me reste que de vous saluer une fois plus mais plus forte cela et de vous dire tenez bon, car il y en a des pays au monde qu’il veux bien utiliser français mais il n’ont pas des possibilité. Je crois que la langue de berceau de droit de l’homme doit montrer à nouveau sa sagesse et son dynamisme a ce nouveau siècle.
    Toutes mes meilleurs salutations.

  6. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    je vous remercie de porter « l’intransigeance francophone » au plus haut niveau: à la direction de l’ONU, après l’avoir soutenue auprès des instances européennes. La liste des griefs que vous présentée est très éloquente.

    Si le français, qui a le statut de langue de travail à l’ONU, n’est plus utilisé… c’est la diversité des expressions culturelles (souhaitée par l’UNESCO) qui est en danger. Pas de diversité des expressions culturelles sans la nécessaire précaution d’une diversité des expressions linguistiques… sans un plurilinguisme de facto

    Espérons que ce signal que vous portez en haut lieu ranimera les instances de nos sociétés civiles et que les travailleurs français pourront travailler en français en France, même au sein au sein des grandes entreprises multinationales (tout comme les Belges et les Suisses francophones), que les travailleurs québécois pourront travailler en français au Québec, que le plus grand continent francophone (l’Afrique) et ses représentants dans les grandes instances internationales réanimeront le plaisir de faire du français une langue de communication internationale, que la francophonie africaine et internationale refleurisse… qu’Haïti refleurisse en français…

    Je vous prie d’accepter mes salutations distinguées,

    Alain Lavallée
    Québec

    PS: un grand quotidien montréalais a publié la dépêche de l’Agence France Presse qui semble faire un bon compte-rendu de votre démarche auprès des hautes instances de l’ONU

    http://www.cyberpresse.ca/international/europe/201002/05/01-946931-jean-pierre-raffarin-a-la-rescousse-du-francais-a-lonu.php

  7. Vonrock dit :

    Étudions un peut le sujet de vos voyages: la francophonie.

    Pourquoi le français est en recul dans le monde ?
    Parce que l’anglais a pris le dessus.

    Pourquoi l’anglais a pris le dessus ?
    A cause de la puissance économique des pays anglophone (cad les usa) qui dépasse celui des francophone.

    Comment remédier à ceci ?
    Accroitre notre puissance économique.

    Comment accroitre notre puissance économique ?
    En créant de la richesse en France.

    Comment créer de la richesse en France ?
    Les français doivent consommer.

    Comment les français peuvent ils recommencer a consommer ?
    En ayant un travail.

    Pourquoi les français non pas de travail ?
    Parce que le gouvernement NE FAIT RIEN POUR LUTER CONTRE L’ÉPIDÉMIE DE CHÔMAGE QUI RAVAGE LA FRANCE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Ces messieurs sont trop occuper a compter leur argent, à «  » »débattre » » » et a partir en voyage tout autour du monde pour du vent … hein jp ….

    (note au «  » » » » » » » » »modérateurs » » » » » » » » » » : si vous supprimé ENCORE UNE FOIS mon commentaire, j’aimerais que vous m’indiquiez le pourquoi sur mon courriel.)

  8. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    Valoriser l’exercice de la langue française dans les institutions internationales, c’est valoriser la pratique d’une diversité culturelle et linguistique, c’est valoriser la francophonie.

    C’est s’inscrire dans la lignée d’André Malraux qui le le 17 février 1969 clamait lors de la Conférence des pays francophones (ancêtre de l’ACCT, qui deviendra par la suite l’Organisation Internationale de la Francophonie) :

    «Seule la culture francophone ne propose pas à l’Afrique de se soumettre à l’Occident en y perdant son âme; [...] elle seule lui propose d’entrer dans le monde moderne en lui intégrant les plus hautes valeurs africaines.» (André Malraux)

    Cela demeure l’un des objectifs fondamental de l’OIF, le français comme langue de culture et de communication oeuvre à préserver et à promouvoir la diversité culturelle.

    Mais il faut d’autre part s’assurer que la nouvelle génération puisse prendre conscience de la beauté et de la richesse de la langue française et cette nouvelle génération est branchée sur le mondial.

    Si le français réanime son statut de langue de stature mondiale à la suite des principes « d’intransigeance francophone » que vous incitez à pratiquer tant au sein des institutions européennes, que des institutions diplomatiques mondiales, que de la francophonie, le français pourra d’autant plus retrouver de son lustre perdu

    et conséquemment être perçu par les nouvelles générations comme une langue qui compte, une langue qui brille, une langue non seulement riche mais utile pour cheminer dans le monde en temps réel où nous vivons.

    La France veut réétablir et miser sur une importance renouvelée de la langue française chez elle et dans le monde, les locuteurs français ne peuvent que s’en réjouir.

    Je vous prie d’accepter mes salutations distinguées,

    Alain Lavallée

  9. SEDAT dit :

    @ »Vonrock »…!

    Je rappelerai à l’ensemble des « Cybernautes/Internautes » que la France est le pays le plus fort du monde,elle est l’équilibre,c’est un pays ouvert,qui n’est pas fermé aux autres,qui s’inscrit dans le temps,sur le long terme,pas sur le court terme,nous en reparlerons,quand au reste vous avez sans doute raison,c’est la vie telle qu’elle est,telle q’elle se présente,alors autant en profiter…!

    Excellente nuit,faîtes de beaux rêves en couleurs avec tout pleins de petits moutons blancs @Compter,respectueusement votre,Reynaldo.

  10. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Tout d’abord, je salue votre courage et toute votre pugnacité pour la défense de notre belle langue française dans tous les coins de notre planète, vous multipliez vos démarches auprès de nombreuses instances et dirigeants du Monde, vous soutenez et poussez au développement des alliances françaises dans tous les pays que vous visitez. Je vous en remercie.

    Beaucoup de choses ont été dites depuis quelques temps sur votre carnet par grand nombre d’entre nous, des idées fleurissent et nous devons continuer dans cette voie.
    Cependant votre action ne doit pas être isolée, d’autres personnalités de notre Pays doivent agir également dans ce sens, grand nombre de membres du Gouvernement effectuent des voyages officiels à travers le Monde, eux aussi doivent faire une place pour notre langue dans leurs démarches et leur parcours. Dans les milieux sportifs, grand nombre de nos anciens champions occupent également des places importantes au sein de fédérations de leur spécialité (CIO, FIFA, UEFA, etc…), ces personnalités doivent également agir dans ce sens. Des chercheurs, des médecins, grand nombre d’autres corporations sont également concernés. Certaines publicités pour nos produits dans de nombreux pays sont faites dans la langue de ces pays pour leur développement, essayons de les doubler en version française ! Un stand réservé à la langue française à Shanghai lors de l’exposition universelle de 2010 serait du plus bel effet.
    Agissons tous dans le même sens, Peuple français, Peuples francophones pour redonner à la langue française sa place dans le Monde, nous sommes tous les Ambassadeurs du Français.

    N’y aurait-il pas la possibilité d’organiser une journée de la langue française dans le Monde et de sa défense sous l’égide de Monsieur le Président de la République ?

    Bien amicalement

    Jacques

  11. mélusine dit :

    @ Vonrock : mais comment pouvez-vous dire des choses aussi laides ??? Vous oubliez, très cher (è), que nous vivons dans le plus beau pays du monde, avec une si belle capitale, avec une si belle langue, avec de si beaux français, tous plus blancs les uns que les autres ! Si vous ne l’avez pas compris, c’est que vous ne lisez pas vraiment tous les messages de ce blog, s’il faut vous en faire la synthèse..; allez, je m’y colle, c’est dimanche :
    « La France est malade .Notre cher pays, si beau , si pur, si fier de son identité, de ses racines est en train d’agoniser ! Si, si, les valeurs fichent le camp, mon bon monsieur, aucune discipline, aucune rigueur, que des pauvres, des assistés, des paresseux, des « plats de chipolata » ambulants ( vous imaginez le tableau ? j’avais le choix dans les métaphores, j’ai laissé tomber c…. molles) Donc, il faut la soigner la France, he ben, voui, c’est normal, donc il faut ré-affirmer son identité nationale… et comment on crée une identité nationale ? (parce que ça se construit ces petites bêtes là, contrairement à ce qu’en pense Carole) et bien on décide de la recette : ancêtres, héros, LANGUE, paysages, patrimoine, monuments, folklore. C’est sûr aujourd’hui, la recette du XVIIIe siècle ne correspond plus à la réalité, mais tout ce qui conservateur en France , tout ce qui ne veut pas bouger par peur de perdre (la vie, la sécurité, le pouvoir, l’argent, le confort) ne tient pas du tout à remettre la recette au gôut du jour, en clair , à intégrer dans l’identité nationale autre chose que les valeurs choisies au XVIIIe siècle
    La chose la plus simple pour soigner cette identité, c’est
    1) de se débarrasser de ce qui gêne, de ce qui ne correspond pas aux ingrédients déjà en place, à savoir, des envahisseurs ( avec des pratiques bizarres, des costumes bizarres, des gamins bizarres) donc,  » bien le bonjour chez vous, l’immigration ! »
    2) de faire la promotion des vieux ingrédients : dont la LANGUE fait partie en envoyant un super-commercial par monts et par vaux , notre bien dévoué JPR

    CONCLUSION : comment osez-vous demander des comptes à JPR sur ses déplacements, certes honéreux et polluants, alors qu’il n’est qu’un sauveteur patenté du grand samu ump au secours de la France moribonde ??? m’enfin, faut être sans coeur !

    Mélusine
    ps : pour Carole et les autres ,une lecture à méditer : La création des Identités Nationales – de Anne Marie Thiesse ( directeur de recherche au CNRS) edition du seuil-histoire
    où l’en voit, n’en déplaise à Carole, que ce sont les artistes, les poètes et les intellectuels qui ont été chargés de composer ces grandes « épopées », souvent inventées et qui servent de socle aux identités nationales (dans toute l’Europe, d’ailleurs)

  12. Jany Keochkerian dit :

    Puissance écho-nommique, quand tu nous portes …

    http://scripturetext.com/matthew/21-5.htm

    J’ânonne en français. Rejoice, Rejoice O Daughter of Zion!
    http://www.youtube.com/watch?v=y4ZrG-4Kbls

  13. Jany Keochkerian dit :

    And he shall speak bias.
    Peace (en)>Bias (en)
    Pied (fr)>Biais (fr)
    Messie (fr)>messy (en)

    « J’fais pas du rap dur, mais moelleux c’est plus sûr. » Kamini

    http://www.youtube.com/watch?v=9eAr9Lpg8Ko

  14. Jany Keochkerian dit :

    Et Anne-Marie Hesse alors ???

  15. mélusine dit :

    Hesse comme Hess ???
    Pour ceux qui n’ont pas le livre : http://scpo.univ-paris1.fr/fichiers/THIESSE.pdf
    une phrase à retenir en fin d’exposé  » tout ce qui est construit peut se déconstruire »… à rapprocher de la pensée bouddhiste sur l’impermanence ‘ tout ce qui est composé se décompose un jour « …

  16. jany guiot dit :

    Melusine et Vonrock,

    La situation de l’emploi n’est pas tres favorable et il est vrai qu’aujourd’hui, il est tres difficile de trouver un emploi pour quelqu’un qui n’a pas son reseau…

    La situation economique n’a pas ete favorable dernierement et l’investissement dans les valeurs qui soutiennent la production (creatrice d’emploi) encore frileux.

    Nous pouvons lire dans les medias, que des grands groupes faisant de beaux profits pensent encore a reduire le cout de la main d’oeuvre.

    Dans une periode ou l’Etat fait tout ce qu’il peut pour revaloriser le secteur du travail et de la formation, je trouve que les grandes entreprises devraient participer a la reflexion en permettant aux jeunes et aux seniors de travailler pour permettre de garder notre savoir faire.
    Il y a trop de chomage….

    Dans les annees 80, une grande reflexion avait ete lance sur l’emploi et l’inemploi, les moyens techniques pour mieux assurer les ressources de ceux qui se trouveront dans une periode « sans emploi »
    Nous savions par cette prospective que le secteur de l’emploi viendrait a diminuer en nombre, pour etre remplace par des postes plus en pointe…
    Pourtant 30 ans plus tard, la reflexion est toujours la, comment assurer les necessites de nos systemes sociaux ?
    Il y a la une question importante qui devrait rassembler tous les hommes de progres, car une societe ne peut grandir que dans la reconnaissance de chacun dans son environnement social, societal et environnemental.

    Une societe ne peut continuer a marginaliser une grande partie de sa population, il faut reagir, nous savons que le gouvernement le fait mais il faut aller plus loin en aidant ou conseillant les entreprises dans leurs demarches commerciales et productives.
    Les Etats Generaux de l’Industrie doivent aller dans ce sens.
    Il y a URGENCE….

    Nous parlons, d’identite, de vivre ensemble, des tensions qui existent dans les ghettos, dans les entreprises, dans les ecoles…Il y a aussi la violence de se sentir exclu dans une societe qui consomme, les supermarches sont pleins de produits et dans le meme temps un nombre important de personnes attendent sur la touche.

    Nous voyons sur les medias la guerre des egos, de ceux qui veulent reussir un parcours politique,
    Si le cheminement individuel est juste, il ne faut pas oublier la tache qui est de representer des populations entieres qui attendent « un renouveau » « un chemin » « un horizon »

    A droite ou a Gauche, nous trouvons des hommes de progres, nous devons garder une certaine pluralite du discours en France, pour permettre de trouver « une certaine harmonisation sociale » dans le pays.

    Faut-il que ce soit les artistes, les medias, les commentateurs radios, les philosophes…qui defendent les valeurs du coeur ?
    N’y a t-il pas de place sur les bancs, a droite pour defendre « haut et fort » les valeurs humanistes?

    Le President Valery Giscard d’Estaing avait dit au representant de la gauche « Vous n’avez pas le monopole du coeur »
    Nous devrions nous en rappeler en 2010.

    La question de la reconnaissance de chacun, de permettre a chacun de pouvoir grandir dans son environnement ,est importante.

    Depuis les annees 80, nous sommes dans une economie restrictive, on demande a tous d’attendre, combien de temps encore…L’Etat va t-il preparer un nouveau plan de restriction pour retrouver un equilibre dans ses comptes ?
    Si c’est le cas, nous allons trouver de nouvelles tensions sociales, de nouvelles incomprehensions, dans notre pays…

    2012 arrive, le discours de nos politiques doit changer,
    Bien sur, il y a la dette, bien sur il y a les taxes, bien sur, il y a toutes les attentes…
    Mais nous devons aussi ouvrir notre reflexion sur le bonheur de vivre ensemble.

    Bien cordialement,

    jany guiot

  17. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    je ne peux qu’être d’accord avec les propos de M. Jacques d’Hornes qui souligne que vos actions en faveur de la promotion et de l’utilisation de la langue française ne doivent pas être des actes isolés, mais qu’ils doivent faire école auprès des membres des gouvernements de France et de francophonie et des sociétés civiles.

    À chaque année, il y a une «  »Semaine de la langue française et de la francophonie », cette année elle se tient du 20 au 27 mars 2010 (le 20 mars étant la journée officielle)

    http://www.dglf.culture.gouv.fr/

    Cela va de soi que c’est une semaine que les Français et les francophones peuvent souligner de diverses manières. Le site internet de la Direction générale de la langue française (dont je viens d’indiquer l’hyperlien) suggère des activités. Par exemple à un niveau modeste, ici, chacune de la quinzaine de régionales de l’Association Québec-France tient au moins une activité locale cette semaine-là afin de souligner cette « semaine de la langue française et de la francophonie ». Puis au long de l’année, nombre de membres ( ceux résidant dans la région de Montréal) demandent à être servis en français dans les commerces et entreprises … sinon ils vont acheter ailleurs.

    Je profite aussi de l’occasion pour souligner que le Gouvernement français a produit un
    «  » bilan exhaustif de la situation linguistique en France et de la place qu’occupe le français à l’échelle planétaire. Il dresse un tableau de l’emploi et la maîtrise du français dans les domaines du travail, de l’éducation, de la santé, des affaires , etc. «  » » » » »

    Chacun peut d’ailleurs télécharger une copie de cet excellent rapport intitulé
    «  » » »Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française » » »
    publié par le Ministère de la Culture et de la Communication, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, en novembre 2009, ( 204 p.)
    Il ne s’agit que de cliquer sur le lien présentant ce rapport dans la page de la DGLF

    http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/

    http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/rapport/2009/rapport_Parlement

    Je souligne l’existence de ce rapport car il complète l’appel lancé par M. d’Hornes,

    Bien cordialement,

    Alain Lavallée

  18. Vonrock dit :

    Ok … je vois le genre … je dis « chômage » on me répond « identités nationale » … euh … oui … c’est quoi le rapport ???
    ah si peut être ….
    Je suis chômeur, je suis FRANÇAIS, je travaillé pour Renault une entreprise FRANÇAISE a qui l’état a donner des milliards d’euros d’argent du contribuable FRANÇAIS en échange d’aucuns licenciement en FRANCE.
    Alors expliqué moi:
    POURQUOI JE SUIS AU CHÔMAGE ???????????
    POURQUOI MON EMPLOIS EST EN INDE MAINTENANT ???????????
    POURQUOI UNE ENTREPRISE QUI FAIT DES MILLIARDS DE BÉNEFS OSE ENCORE VIRER DES OUVRIERS FRANÇAIS ???????????
    POURQUOI CE GOUVERNEMENT NE FAIT RIEN POUR LUTER CONTRE ÇA ??????

    C’est pas amusant hein!!!????

    En attendant je suis toujours au chômage, je bouffe qu’une fois par jour, dans quelques mois je serais surement SDF (« plus de SDF dans deux ans »), et que fait ce gouvernement ???

    Ils « débattent » …. merci les mecs, ça va me faire faire bouffer ça et tous les autres chômeurs dont vous n’avez rien à faire !

  19. mélusine dit :

    @ Jany : ceux qui défendent les valeurs humanistes ( de droite, de gauche, du centre, en haut, en bas) se reconnaissent à leurs actes et non à leurs paroles. Chez les Fées, il n’ya que les actes qui comptent ( et l’intention qui les précèdent) Si la droite (politique) se prévaut d’humanisme, qu’elle accorde ses paroles à ses actes et elle aura le « monopole du coeur ». ( qui , à mon avis, n’est pas non plus détenu par la gauche , et en général par aucun parti politique!)
    @ Vonrock : l’identité nationale, c’était pour vous expliquer pourquoi JPR se balade autour du monde. En ce qui concerne votre situation, vous allez peut-être recevoir sur ce blog des messages de condoléances, tous très compatissants ! Peut-être aussi JPR vous accordera son aide ( sait-on jamais, il en est bien capable !) De mon côté, je ne vous vois pas du tout SDF dans quelques mois, vous n’êtes pas de ceux qui finissent sacrifiés sur l’autel du capitalisme ! Vous avez bien trop d’énergie et de dignité…
    Mélusine

  20. SEDAT dit :

    Re…Jean-Pierre Raffarin…!

    Avec tout le pouvoir qui vous ait confédéré,pouvez-vous aider,s’il vous plaît, »Vonrock » pour soulager sa peine et améliorer son statut d’un homme en détresse,un immense merci,cela sera un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour l’humanité…?
    Bonne nuit les petits,Winnie l’ourson part au dodo…!

  21. Claude dit :

    Mélusine,

    Quand, dans votre ps, vous parlez d’intellectuels, vous pensez à des gens qui auraient osé pondre des choses aussi profondes que « tout ce qui est construit peut se déconstruire » ? Comme dit l’autre (bien avant elle), « faire ou défaire c’est toujours travailler ».

    L’identité nationale est quelque chose de trop subtil pour qu’un « chercheur non scientifique » (sciences humaines) du CNRS l’appréhende en entier. Les intellos (artistes, les poètes et les intellectuels) ne sont qu’une toute, toute petite partie de ceux qui ont construit notre identité nationale. Et c’est bien dommage que Paris ne soit plus la capitale culturelle du monde. New York a pris sa place.

    Ouvrez un livre d’histoire de France du CM2 et vous aurez la synthèse de ce qu’était l’identité nationale au jour d’édition de l’ouvrage (ça change chaque jour et il arrive que les manuels scolaires ne soient pas toujours très récents). Vous serez surprise d’y voir aussi des noms d’étrangers comme celui de l’ingénieur Léonardo da Vinci (florentin mort à Amboise) ou de la physicienne Marie Curie (polonaise morte à Passy). Vous y trouverez Napoléon et Lavoisier, Jeanne d’Arc et Clément Ader, Louis XIV et André Citroën, Talleyrand et Marcel Block-Dassault, Mirabeau et Nicéphore Niepce, Clémenceau et Zidane, etc. (il y a quelques intellos là-dedans).

    Bien sûr ce sont soit des gens qu’Anne Marie Thiesse ne connait pas, soit des gens qu’Anne Marie Thiesse prend pour des poètes.

    Pourtant nous sommes pétris de tout ça et de bien d’autres choses encore comme du Chemin des dames, de la Bastille, de Poitiers, de Roncevaux, des châteaux de la Loire, du mont Saint-Michel ou de la Tour Eiffel, de Calais et ses bourgeois, du tunnel sous la Manche, des catamarans géants, du Mont blanc, etc

    Ceci étant dit, Anne Marie Thiesse a tout de même un mérite : en la restreignant à ce qu’elle connait, elle prend part au débat national sur notre identité nationale.

    Cordialement,
    Claude
    PS – j’ai oublié Pasteur, Denis Papin, les frères Lumière, Vauban, Thimonnier, les Montgolfier, Appert, Lescure, Marc Grégoire et des centaines d’autres qui ont fait des trucs pas mal du tout à retentissement universel et qui ont participé au façonnage de notre identité.
    Re-PS – J’accorde bien sûr leurs parts à Victor Hugo, Balzac, Alexandre Dumas, Eugène Sue et beaucoup d’autres qui ont mêlé le romanesque à l’histoire pour nous faire rêver aussi. C’est parfois en nous identifiant à leurs héros que nous sommes un peu de ce que nous sommes bien plus qu’en lisant Anatole France ou Alain. Tout le monde connait Denis Papin et peu savent qui est Auguste Comte. Parce que, qu’on le veuille ou non, la France profonde (dont celle qui vous lit au premier degré), ne connait pas bien les philosophes (sauf ceux qui défrayent la chronique ou, quelquefois ceux qui assument un ministère).

  22. mélusine dit :

    @ Claude, vous n’avez pas bien lu, ou mal compris, ou fait semblant de mal comprendre … je ne vous parle pas des hommes dans lesquels vous vous projetez ( scientifiques dans votre cas) chacun se projette dans le héros qui lui convient ! je vous parle d’histoire, de faits concrets qui ont présidé à l’élaboration des identités nationales en Europe. Désolé de vous décevoir, mais ce sont bien les poètes qui ont « médiatisé » les sagas « ancestrales » . En ce temps là, il fallait donner de l’émotion pour motiver les troupes ! Là, je n’ai pas trop le temps pour débattre sur le sujet (je suis loin de la retraite ) mais, je reviendrai sur le propos  !
    « Tout ce qui est composé se décompose »,ou « tout ce qui est construit se déconstruit, » a une portée philosophique qui vous échappe semble-t-il ! Faîtes-vous partie de cette France Profonde à laquelle vous attribuez autant d’inculture ? Entre connaître avec le mental et appréhender avec le coeur, il ya un gouffre et généralement les gens de la dite « France Profonde » (les vrais, hein !) ont assez de sensibilité pour appréhender avec le coeur, ce qui n’est pas toujours le cas de son opposé : la France de surface qui comme son nom l’indique est beaucoup plus superficielle ….
    Mélusine

  23. SEDAT dit :

    Ah oui,parfaitement « mélusine »,cela rejoint les textes des « Pensées » de Blaise Pascal…!

  24. Claude dit :

    Bonjour Vonrock,

    Moi, je vous comprends mais que voulez vous que l’on vous réponde ? Vous êtes au chômage, aussi toutes les bonnes raisons que l’on vous donnera seront mauvaises pour vous.

    Je ne suis pas sûr que votre façon de voter aux régionales soit influencée par votre situation. Vous auriez probablement quand même voté pour la gauche. Et, même si on vous donne les bonnes réponses que vous attendez, vous voterez pour la gauche.

    La question que l’on pourrait se poser c’est « comment vont voter les 4 ou 500.000 personnes qui n’ont pas perdu leur emploi grâce aux nombreuses et différentes mesures prises par le gouvernement ? ». Malheureusement pour le gouvernement, il est probable qu’ils voteront quand même pour la gauche parce qu’ils pensent d’abord au chômage possible plutôt qu’à leur travail conservé. Et quand un travail est perdu c’est à cause du gouvernement alors qu’un travail conservé c’est toujours grâce à soi.

    Jusqu’à présent, chaque fois que la gauche a gouverné il a fallu 10 ans pour commencer à remonter la pente après qu’elle soit chassée par les gens qui ont le moins de mémoire en France et qui oublient très vite le « merdier » dans lequel elle nous a mis et pour lequel elle a été chassée. La gauche reproche assez facilement à Sarkozy les 50 milliards dépensés en trop pour vous aider à franchir la crise mais oublie, assez facilement aussi, les 1200 milliards de dette qu’elle lui a laissée.

    En dehors de la crise, il est plus facile d’être populaire en dépensant à tort et de travers dans les collectivités et organismes dirigés par la gauche en faisant croire que c’est le gouvernement qui dilapide l’argent des français. Alors, vous pensez bien que pendant la crise actuelle c’est encore plus facile de jouer à ce jeu qui va se révéler mortel pour les français qui n’ont pas la capacité de se défendre eux mêmes (comme vous à l’évidence). A force de défendre des avantages acquis à crédit (c’est-à-dire pas vraiment acquis), on va bientôt nous demander de les rembourser. Alors c’est à vous de choisir si vous allez serrer les dents pendant que l’on va, tous ensemble, recréer les conditions d’un emploi pour vous ou si vous préférez que l’on achète pour vous, à crédit, de la fausse sécurité qui aura forcément une fin, bientôt.

    En attendant il faut aussi s’occuper de la place du français dans le monde, du terrorisme, de l’équilibre économique mondial, de l’ONU, du G20, de la prolifération nucléaire, des droits de l’homme et de ceux des Etats, etc., toutes ces choses qui vous paraissent futiles mais qui ont cependant leur importance. Et il y a encore tellement de choses que l’humanité ne fait pas et qui vont urger comme par exemple se prémunir contre les effets négatifs du réchauffement qui est inéluctable car naturel, alors que nous ne savons pas encore contrecarrer la nature à l’échelle de la planète. Vous aurez donc toujours l’impression que vous passez après tout ça alors que les choses sont organisées pour s’occuper de tout à la fois. Il y a longtemps que les entreprises ont compris qu’à être citoyennes elles se développaient et sauvegardaient l’emploi. Sarkozy a compris que la France, tout petit pays (à peine 1% de l’humanité), a tout à gagner pour son développement et ses emplois en étant « citoyenne du monde » et en étant une nation qui compte aux yeux du monde. Votre futur emploi est à ce prix là aussi.

    Bonne chance,
    Cordialement,
    Claude

  25. dechteloy dit :

    Bravo Mr Raffarin,
    Afin que vos efforts ne soient pas vains, je vous propose un indicateur de suivi. Chaque jour l’ONU publie des postes, sur le site galaxy (https://jobs.un.org). Il suffirait de suivre à partir de votre visite le pourcentage de poste où on n’exige pas le français. J’ai fait un test: 90% des postes publiés ne demande que l’anglais, alors que les deux langues devraient être exigées. Je dirais même plus, pour rééquilibrer (en fonction des besoins) on devrait exiger le français obligatoire dans la majorité des cas. Je peux vous citer des cas, comme les bureau qui suivent les PMA, ou prés de la moitié des pays sont francophones et où les annonces n’exigent que l’anglais.
    Bien cordialement

  26. Claude dit :

    Mélusine,

    « Tout ce qui est composé se décompose », c’est un beau sujet pour de futurs bacheliers mais, tel que vous le citez, c’est encore une porte ouverte que l’on enfonce. Au mieux c’est un énoncé. En son temps, exprimé plus scientifiquement par d’Anaxagore de Clazomènes c’était « Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau ». Père de la chimie moderne il n’imaginait pas qu’il en était de même pour les nations et en fait pour toutes choses. Mais le brave homme confondait, comme vous, les faits avec la compréhension des faits (il croyait que l’intelligence engendrait l’univers alors qu’elle tente seulement d’en rendre compte).

    C’est vous qui feignez de ne pas comprendre. En effet j’imagine mal que vous confondiez vraiment les composantes de notre identité nationale avec les témoins de cette identité et qui, à ce titre, n’en sont que les messagers.

    C’est vrai, je suis plutôt inculte et je le regrette. Ma culture suffirait à pas mal de gens mais me semble, comme à vous, encore bien insuffisante. Si je n’en avais pas conscience je n’aurai pas passé ma vie à apprendre toutes ces choses très différentes mais bien insuffisantes que vous, vous savez sans doute d’une manière innée. Je n’ai pas votre culture mais je me reconnais assez dans la « France profonde » (contrairement à ce que vous pensez, la France profonde n’est pas une France idiote). Je me demande cependant si vous n’êtes pas un peu imbue de votre culture ? Il y a tellement de gens qui ne s’intéressent qu’à ce pour quoi ils se croient doués : la culture des autres et les modes de réflexions déjà codifiés. Vous manquez peut être de la connaissance, justement, de ce qui fait notre identité. Elle vous permettrait de comprendre que pendant très longtemps les identités nationales se sont construites, lentement, au gré de la modernisation des communications et des apports étrangers, d’abord dans les villages puis les pays, les provinces et enfin les nations sans que les peuples n’aient vraiment accès à la culture littéraire. Et ce n’est pas fini. Tous, tellement différents les uns des autres, ne se rendaient pas vraiment compte qu’ils se construisaient une sorte d’âme collective et une sorte de façon de se reconnaitre dans leur voisin. Sortez des bibliothèques et allez dans la rue, au bistrot du coin, au marché, c’est aussi là que se construisent les identités collectives. Je suis sûr que vous aimerez lire « Contes, récits et légendes des pays de France » rassemblés par Claude Seignolle dans 4 tomes bien riches. Vous verrez, ça aide à comprendre comment se construit une identité nationale pour des gens simples que les parisiens (surtout les jeunes parisiens nés ailleurs) ne comprennent pas toujours très bien tant certains sont convaincus que les choses sont forcément compliquées pour être intelligentes. Les gens simples qui sont racontés au coin du feu ou au zinc d’un café ont aussi fait la nation France, au même titre que ceux qui les racontent, sans être des artistes, des poètes ou des intellectuels et au moins aussi bien que Zola ou ses copains.

    Vous semblez récuser la part prise par les français qui n’avaient pas à vos yeux le mérite d’être des artistes, des philosophes ou des écrivains (sans doute vos héros dans lesquels vous vous projetez ce que je comprends bien). Je ne récuse pas « vos héros », je leur donne seulement une place parmi les autres. Ils ont été indispensables mais insuffisants. Une identité nationale c’est plus complexe que ce que vous croyez et les colporteurs n’ont pas plus d’importance que ce qu’ils colportent. Zola n’a ni plus ni moins d’importance qu’Étienne Lantier et la part qu’ils ont dans notre identité nationale est question d’appréciation personnelle. On enseigne Zola, mais les gens s’approprient Lantier. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre la nuance.

    Je sais aussi que l’identité nationale a sa part d’intello-bobos qui, parce qu’ils ont fait philo, prennent tout les autres pour des demeurés en n’imaginant même pas qu’on peut « faire philo » ailleurs et autrement qu’en 1ère.

    Un des points forts de l’âme française c’est la capacité d’abstraction propre à notre peuple et à quelques autres peu nombreux (ce n’est pas par hasard que la France et la Russie ont beaucoup de mathématiciens). Parler concrètement d’abstraction est un exercice dans lequel certains intellectuels excellent mais cela ne leur donne que l’illusion de l’abstrait.

    Cela rejoint le débat qui différencie ceux qui croient que la langue française permet et favorise d’une manière très concrète l’éclosion d’une façon de penser et ceux qui sont convaincus que la façon de penser fait qu’une langue acquière, par nécessité, ou pas tous les moyens d’exprimer les concepts les plus abstraits. Après philo cela ne fait pas de mal de faire un peu de dialectique et de sémantique. Mais c’est plus abstrait. C’est la rencontre du « To be or not to be » et du « Cogito, ergo sum ».

    Cordialement,
    Claude

  27. SEDAT dit :

    Oui,biensûr,Claude et « mélusine »,c’est la vie dans toute sa richesse et sa splendeur,l’expérience de toute l’histoire de France est dans sa dialectique,elle suppose (Hypothèse),elle pose (Thèse),elle oppose (Antithèse),puis elle compose (Synthèse)…!

    Bonne lecture,@+,Reynaldo.

  28. mélusine dit :

    0 Claude ! c’est de vous tout ça ? he bé, quel dialectique ! Vous en cachez des talents !
    Merci de me conseiller sur ce que je dois faire de ma vie, si vous suiviez mes messages vous verriez que je ne suis pas une souris de bibliothèque, je ne suis pas non plus française, mais un mélange agréablement dosé de différentes nationalités, je ne porte pas le voile, mais des ailes, je possède une baguette magique , je pratique la télépathie et je bois du thé.
    Pour le reste, je trouve inadmissible que le gouvernement en place actuellement se fasse le promoteur d’une identité nationale qu’il essaie de façonner lui-même, cela reviendrait à dire que 50 % de Français ( ceux qui n’ont pas voté pour le gouvernement actuel) ne font pas partie de la nation. Lorqu’un parti politique se mêle d’identité nationale, c’est une manipulation de pouvoir qui peut coûter cher… ( surtout à la cohésion nationale) ce qui prouve que le parti en question n’en a rien à cirer de la nation, mais qu’il roule pour sa pomme… ( et ça me dégôute pas mal !) Je n’ai pas été trop abstraite ?
    Mélusine

  29. Claude dit :

    Mélusine,

    J’adore les fées. Pas uniquement les Mélusine (que j’adore c’est vrai) mais aussi les Carabosses parce qu’à mon âge je trouve que toutes les fées sont charmantes et qu’au bout du compte elles sont toutes un peu Mélusines et un peu Carabosse.

    Je ne vous donne aucun conseil, j’essaye de rester sobre après une charge plus carabossienne que mélusienne parce que le fond, ce ne sont pas nos humeurs mais les idées dont on débat. C’est pourquoi je vous donne acte de mon inculture qui est cependant toute relative. Comme dirait un de mes amis humoriste, « tout dépend du point de vue où l’on se place par rapport à l’idée que l’on s’en fait » (sic).

    Et, pour en revenir au débat, je suis étonné, de moins en moins en vous lisant, que vous puissiez penser que le gouvernement essaye de façonner lui même notre identité nationale. Où avez-vous vu que les 47% de français qui n’ont pas voté pour le changement n’aient pas été invités à débattre ? Ceux qui ont refusé le débat (ou la discussion comme nous le faisons ici) ne peuvent pas prétendre maintenant que quoi que ce soit leur soit imposé.

    Vous n’êtes pas française, dites vous, mais vous devez bien vous sentir concernée quelque part si vous parlez de ça. Et si vous vous sentez concernée c’est que vous aspirez à être française au moins de coeur. Et les fées celtes ont tout à fait le profil. Si vous n’aspirez pas du tout à devenir française, alors la discussion est forcément très théorique pour vous. Sans vouloir vous heurter, je dirai même que si vous ne voulez pas être française, cela ne vous regarde pas.

    Toutes les mesures décidées hier par le Premier ministre s’inscrivent dans la droite ligne de nos traditions et ne comporte rien d’inacceptable. Notre peuple n’est pas plus intolérant qu’un autre mais il fait face aujourd’hui à des manifestations ostentatoires de prosélytisme qui le dépassent. Les français sont, justement, perturbés dans l’exercice de leur tolérance. Ils ne savent pas où donner de la tête. Comment savoir si une femme qui porte un voile discret est juste dans l’exercice de sa liberté de conscience et de sa pratique religieuse ordinaire ou si elle est soumise à une volonté extérieure ou même si elle provoque son entourage. Comment savoir, quand on est un simple passant, si les hommes qui prient au milieu du boulevard Barbès sont d’extrêmes dévots ou si ce sont des provocateurs, voire des intégristes en mission ? Comment savoir si, en étant choqué par ce spectacle absolument contraire aux règles de notre république, on ne serait pas un peu islamophobe avec le risque de le devenir beaucoup ?

    Alors le gouvernement doit donner (rappeler) les limites que nous nous sommes données par nos lois et par nos usages. Il est dans son rôle en nous donnant des repères.

    Je suis extrêmement tolérant en matière religieuse. Quand un enfant crachait dans la cour du collège en prétendant que dieu lui interdisait d’avaler sa salive pendant le ramadan, la plupart de mes collègues acceptaient l’explication qui de toutes les façons les dépassait. Moi, je sanctionnais l’enfant. Nos règles, notamment dictées par les impératifs d’hygiène, interdisent de cracher par terre. Comme la loi est là, je n’ai pas à me poser de questions ni a culpabiliser en imaginant que je deviens peut-être islamophobe.

    Je vous ai toujours considérée comme une personne intelligente mais là vous me surprenez. Si ni le gouvernement ni les partis politiques ne s’occupent de rien qui va s’occuper de tout ? Comment pouvez-vous dire que la discussion nuit à la cohésion nationale ? En quoi je nuis plus à la cohésion nationale en disant « discutons, débattons » que vous qui dites « je ne discuterai pas avec vous, vous n’êtes pas un interlocuteur honnête, vous voulez surement imposer votre vision de l’identité nationale ».

    Je ne sais pas si le débat proposé par Eric Besson était opportun ou pas et bien « amené » ou pas. Ce que je sais c’est que le débat a lieu, quotidiennement, depuis toujours, et qu’il est la cause d’un nombre important de dérapages scandaleux. Alors, oublions un peu la forme, oublions les rancœurs nauséabondes de la gauche à l’égard d’Eric Besson et occupons nous de la forme. Y a-t-il un problème d’identité nationale ? Oui ! Y a-t-il une période où il n’y a pas d’élection qui rendent suspectes toutes les initiatives gouvernementales ? Non ! Alors débattons maintenant (c’est ce que nous sommes en train de faire). Le reste n’est que de la propagande électorale de gauche contrairement à ce qu’elle veut faire croire. Et c’est normal que la gauche utilise ça plutôt que ses bilans régionaux. Cela est plus efficace et c’est sans danger pour elle puisqu’elle est globalement d’accord avec le gouvernement sur le sujet.

    Mais ce qui est dommage c’est que l’on parle plus du refus de débattre que de l’identité nationale.

    Et je redis ce que je disais. Même si je crois, au travers de ce que vous rapportez (je ne l’ai pas lue), qu’Anne Marie Thiesse est trop élitiste, elle a le mérite de prendre part au débat et on peut en discuter.

    Cordialement,
    Claude

  30. Claude dit :

    Mélusine,
    Désolé, je m’étais pourtant relu.
    Il faut lire : « …Alors, oublions un peu la forme, oublions les rancœurs nauséabondes de la gauche à l’égard d’Eric Besson et occupons nous du fond ». Cela se comprenait sans rectifier mais se comprend beaucoup mieux en le rectifiant.
    Cordialement,
    Claude

  31. dechteloy dit :

    Bonjour Mr Raffarin
    Excellente initiative. Mais que penseriez vous de mettre en place un Observatoire de la Francophonie au sein des Nations Unies. Le bureau de l’OIF de NYC pourrait piloter cet observatoire, et toute personne qui subirait une discrimination liée à la langue au sein du système des NU pourrait en informer cet observatoire, qui serait ainsi documenté en cas concrets.
    Connaissant beaucoup de francophones au sein du système des NU, je peux vous assurer que c’est le manque qu’ils soulignent.
    Cordialement

  32. Vlavonou dit :

    Bonjour,
    Trés bonne chose. Si le Le groupe des ambassadeurs francophones pouvait effectivement mettre en place un outil de suivi, qui comprendrait entre autres une base de donnée sur des cas concrets et des pratiques, ce srait un grand pas.
    Bien cordialement

  33. Maiga Maiga dit :

    Un grand bravo Mr le premier Ministre. Faites que cela n’en reste pas là.
    Bien à vous

  34. Bouloulou dit :

    Cher Monsier Raffarin
    Il s’agit d’une véritable question, aucn recrutement n’est fait en français au siège de l’ONU!!!

  35. francois dit :

    Et si la langue était un partage plutôt qu’un combat ?

    Et si pour défendre le français dans le monde il fallait promouvoir l’anglais en France ?

    Je voudrais vous parler de deux domaines où ces idées me semblent pertinentes.

    • L’éducation

    Un grand nombre d’étudiants dans le monde parlent anglais. C’est un fait qui s’impose à eux comme à nous. Or, de ce fait, nos formations leurs sont inaccessibles. Ils sont découragés de venir en France, décourager d’apprendre le français.

    Le succès de l’INSEAD devrait nous faire réfléchir. Dans l’indifférence générale, nous avons en France « notre Harvard ». Un campus où se forme l’élite mondiale des affaires. La formation y est en anglais. Le français n’est pas obligatoire. Mais personne ne saurait nier que c’est un facteur d’influence pour notre pays.

    A contrario, venue trop tardivement à l’international, nos « grandes écoles » sont aujourd’hui en passe d’être marginalisées dans un monde où d’ici 2020 la multiplication par deux du nombre d’étudiants de l’enseignement supérieur se fera presque intégralement par les étudiants asiatiques. La menace est encore plus sérieuse pour l’Université.

    Je crois que nous payons le prix de n’avoir pas été assez vigilants sur l’ouverture de l’enseignement français aux étudiants étrangers quand dans le même temps, par exemple, les universités britanniques démarchaient les étudiants asiatiques en proposant des cursus sur mesure, souvent plus exigeants d’un point de vue financier que linguistique.

    Nous devons comprendre que la promotion du français est étroitement liée à l’ouverture de son système éducatif, c’est-à-dire sa capacité à proposer une offre de formation lisible, un contenu international… et un enseignement bilingue (voire pour certains cas entièrement en anglais). Le français ne sera pas parlé si la France n’est pas plus internationale et si elle ne met pas plus d’énergie et de compétence à le faire savoir.

    La façon dont nous nous privons de la jeunesse du monde fait d’ailleurs penser à celle avec laquelle nous frustrons la jeunesse française issue de l’immigration. Quand proposera-t-on le portugais, l’arabe ou le chinois en deuxième langue au collège ? Quelle est la dimension de nos programmes qui montre que nous sommes une terre d’immigration ? Comment valorise-t-on le « savoir-être » qu’on trouve, souvent, chez les jeunes issues de milieux moins favorisés ?

    L’accès à l’élite continue de se faire sur un modèle « Pic de la Mirandole » qui défavorise les jeunes issue de l’immigration et retarde l’apprentissage des langues, du multiculturel, du projet et de l’innovation qui sont les clés de notre avenir.

    • Le débat politique

    De la même façon, à l’heure de l’internet, l’absence systématique de traduction des rapports produits par les cercles administratifs et politiques sur les grandes questions de notre temps est complètement incompréhensible. Nous nous privons d’une audience qui aurait envie de nous écouter uniquement parce qu’elle ne parle pas français. C’est absurde !

    Je crois que la longueur de ce post montre que je suis comme chacun ici très attaché à la place du Français dans le monde. Mais je préfère parler de promotion plutôt que de défense. Je crois qu’avant de demander au monde de parler français, il faut se demander ce que nous avons à lui dire.

    C’est là, je crois, qu’on peut rejoindre le débat sur l’identité nationale, en adoptant une approche plus ouverte, plus offensive, qui ouvre notre pays et donne espoir à sa jeunesse plutôt que de le rendre nostalgique d’un pré-carré révolu.

    Je vous prie de croire, Mr le Premier Ministre, à mon entier dévouement et à l’assurance de ma plus haute considération.

  36. Claude dit :

    Bravo François.

    J’écris rarement pour dire à quelqu’un que je suis d’accord avec lui. Je trouve plus important de laisser la place aux différences plutôt que de dupliquer ce qui est dit, juste et bien dit. Et là, c’est très bien dit.

    Essayez d’aller vendre un Airbus en français… Pourtant chaque Airbus vendu est une promotion de la France et du français.

    Cordialement,
    Claude

  37. Guimbretière Pierre dit :

    Monsieur! « Sherpa » personnel de Monsieur le Président de la République pour la francophonie vous avez été rappeler, à l’ ONU,que le français était………. Et si nous balayions devant notre porte……. Il y a 3 ans maintenant, notre ministre de l’ E.S. et de la Recherche n’a eu de cesse de faire ratifier, par les 2 Assemblées, le Protocole dit « de Londres » (signé par Lionel Jospin mais mis au réfrigérateur) qui autorise à certains textes, rédigés en anglais ou en allemand, à avoir, en qq. sorte, « force de loi », en France,dans le domaine hautement sensible de la Propriété intellectuelle et Industrielle. Peu de personnes, à l’époque, n’ont signalé que l’on allait se tirer « une balle dans le pied »? etc….. …Je ne me fais aucune illusion. Personne ne me consolera !
    REspectueusement

  38. Ernest Gransagne dit :

    Bravo François,

    avec une bien moins grande élégance que vous, ce sont les idées que j’ai essayé de faire passer ici même, ces dernières semaines à propos de notre langue et de sa place dans le monde…

    Complètement d’accord avec tout ce que vous venez de dire.

    Cordialement

    Ernest

  39. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    il y a une discussion fort intéressante autour de la langue d’enseignement dans les universités et l’accueil des étudiants étrangers en France.

    Sous-jacent à cette discussion, il est question d’ouverture. Si je comprends bien, François entre autres énonce que pour des raisons « d’ouverture » il faudrait que la France dispense une certain nombre de programmes universitaires en anglais. Il souligne que l’INSEAD le fait déjà.

    C’est une question très complexe.

    Établissons d’abord que la France n’est pas « fermée » au monde parce qu’elle dispense ses enseignements dans sa langue, le français, qui s’avère de surcroît être une langue universelle, parlée sur tous les continents.

    Si on porte attention aux statistiques officielles, on peut noter que pendant longtemps (1970 à 1996) la France a été le deuxième pays qui accueillait le plus d’étudiants étrangers dans le monde (derrière les États-Unis, qui notons le ont une population 5 fois plus importante , donc conséquemment beaucoup plus d’institutions universitaires).

    En 2008, les statistiques placent la France en troisième place dans le monde avec un accueil de quelque 266 448 étudiants étrangers (en 2e place en Europe, derrière le Royaume Uni).

    Dans ces conditions, il me paraît difficile d’avancer que la France ne ferait pas preuve d’ouverture parce qu’elle enseigne en français.

    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/services-formulaires_831/espace-etudiants_12793/colonne-droite_12827/evenements_19359/augmentation-du-nombre-etudiants-etrangers-france_76013.html

    En comparaison, le Canada qui est un pays majoritairement anglophone n’accueille que 40 000 étudiants étrangers (pour une population qui est de l’ordre de la moitié de celle de la France)…

    en résumé le Canada ce pays majoritairement anglophone accueille proportionnellement 3 fois moins d’étudiants étrangers que la France (et même 4 fois moins si l’on tient compte de ceux qui viennent y étudier en français)

    donc, si l’on suivait ces raisonnements le Canada serait « fermé » et pourtant ce pays dispense ces enseignements majoritairement en anglais…
    Dans les faits il faudrait retirer de ce 40000 étudiants étrangers 5000 étudiants français qui viennent étudier en français dans les universités du Québec….

    donc ouverture et langue d’enseignement anglaise ne sont pas des synonymes.

    Il y a plusieurs raisons de ce passage de la France de la 2e à la 3e place dans le monde pour l’accueil des étudiants étrangers. L’une d’entre elles est la provenance culturelle de nouveaux «  »pays exportateurs  » d’étudiants… Le premier étant la Chine (130 000 et davantage) , le second la Corée du Sud, le 3e la Malaisie, le 4e l’Inde et le 5 e Hong Kong.

    Notons au passage que Hong Kong, l’Inde , la Malaisie sont des pays ayant été membres de l’Empire britannique où la langue anglaise fait partie de la culture , quant à la Corée du Sud, on connaît le rôle que les États-Unis en particulier y ont joué lors de la séparation des 2 Corées…. La majorité des étudiants de ces pays choisissent donc d’étudier en anglais, une langue que souvent ils connaissent déjà. Il reste la Chine, un cas particulier.

    Si ces étudiants asiatiques choisissent des pays anglophones pour étudier (USA et Royaume Uni),
    il faut noter que les étudiants d’Afrique (nord et subsaharienne) choisissent à 50% et plus les universités françaises et à moins de 10% les universités étatsuniennes et anglaises.

    Donc le rayonnement de la France se réalise davantage dans la francophonie, dans l’Eurafrique , qui vous est chère M. le Premier ministre, alors que celui des États-unis et du Royaume Uni se fait davantage dans le Commonwealth (et les pays asiatiques)

    Est-ce que les Universités du Commonwealth et des États-Unis ne font pas preuve d’ouverture car elles n’enseignent pas en français? je n’oserais pas affirmer cela.

    Pour la même raison je ne pense pas que l’on puisse suggérer que la France ne ferait pas preuve d’ouverture parce qu’elle enseigne principalement dans sa langue et nenseigne très peu en anglais…. d’autant plus qu’elle est troisième dans le monde, (statistiques de 2008).

    Est-ce qu’un pays comme les Pays-Bas, dont la langue néerlandaise a peu de rayonnement dans le monde doit faire concurrence aux institutions universitaires anglophones, c’est leur choix ? cela rend simplement la concurrence pour l’attraction des étudiants étrangers plus difficiles (car il y a aussi l’Australie et le Canada… qui attirent des étudiants anglophones) ?

    Est-ce qu’un pays comme la France dont la langue a un rayonnement beaucoup plus important devrait s’instituer comme le X ième concurrent anglophone… je pense que ce serait une erreur majeure, à la fois en ce qui concerne les manières de penser et comprendre le monde, ainsi que pour le rayonnement de la diversité et du pluralisme culturel.

    Bien cordialement,

    Alain Lavallée
    Québec

  40. mélusine dit :

    Bonjour Claude,
    Je n’ai pas beaucoup de temps, j’ai des échéances de travail à respecter. Juste deux mots : remanier une identité nationale , ça vaut plus qu’un débat avant les régionales. Il faut déjà définir ce que c’est, comment l’identité française a été construite, quand, pourquoi… Expliquer au peuple la réalité ( Anne Marie Thiesse est historienne, donc scientifique, donc pas vraiment sujette au délire ( contrairement à moi) C’est pour cela qu’il faut faire la différence entre République et indentité nationale, même si aujourd’hui les deux se confondent.
    Et si il est légitime pour le gouvernement de faire respecter les lois de la république, au nom de toute la nation, il n’ a pas été élu pour se mêler de l’identité nationale du pays : au nom de qui ? Qui lui a donné mandat ? Ce n’est pas démocratique ! je suis désolée , je n’ai rien de spécifique contre « les élus de droite », ça serait même avec eux que je travaille le mieux ( généralement, ils n’ont pas peur d’avancer sur les projets) mais bon, je ne fais pas confiance du tout, mais alors pas du tout au gouvernement.
    rectification : je ne suis pas QUE Française ( he oui, il y a des gens qui ont la double nationalité !)
    faut-il aussi leur demander à quelle identité nationale ils se réfèrent ? Et j’ai a peu près toute l’Europe réunie dans mes ancêtres, alors, on fait quoi ? On trie ? on enlève le Turc ?
    Je reviens sur ce que j’ai dit précedemment, mettre l’accent sur l’identité nationale, c’est de la manip politique, (on provoque des émotions, des conflits, on donne des armes pour que les gens s’affrontent) Franchement , je n’ai pas envie que mes ancêtres se tapent desssus ! Et je ne dois pas être la seule dans ce cas ! Qui peut dire qu’il n’est que celte ( car à la création de l’identité nationale, on a privilégié les Celtes aux Francs ( déjà, il y avait deux camps !)
    Bon, c’est pas le tout, j’ai du taf !
    Passez une bonne journée.
    Et je n’ai jamais dis que vous étiez inculte ( c’est vous qui l’avez interprétez comme ça !)
    Mélusine

  41. mélusine dit :

    excusez les fautes d’orthographe.

  42. Lyes Ouinde dit :

    Bonjour à tous
    Il s’agit là d’un problème de cohérence et de crédibilité. Les deux langues de travail de l’ONU sont l’anglais et le français. Rien ne les distingue dans les textes et réglements de l’ONU. Il n’y a donc aucune raison qu’il y ait, dans la pratique, une quelconque discrimination vis-à-vis de l’une d’entre elles.

  43. Claude dit :

    Mélusine,

    Dont acte.

    Une identité nationale ne se décrète pas, elle ne se modifie qu’à longueur de temps, plus ou moins vite. Ce qui est important c’est ce que les gens d’aujourd’hui veulent être demain. Certains français, allez savoir pourquoi, aimeraient que la société française change plus vite en quelques années qu’en 15 siècles. Est-ce que la majorité veut ça ?

    On ne peut que ralentir l’évolution de cette identité. Et nous voulons savoir si nous le voulons ou pas, de quelle manière, collectivement.

    Un organisme envahi par un agent génétique nouveau reste un organisme qui n’est que génétiquement modifié. Il a seulement changé d’identité. La question est simplement de savoir si l’organisme à un moment donné veut continuer à changer d’identité et de quelle manière.

    Ceux qui veulent à tout prix introduire les nouveaux gènes vont trouver, de bonne ou de mauvaise foi selon les cas, que l’interrogation est soit futile soit dangereuse pour l’organisme qui se pose trop de questions. Pourtant il est évident qu’il y a des apports positifs et d’autres qui sont négatifs pour un organisme donné et qui ne le seraient pas pour un autre.

    Bonne journée.
    Cordialement,
    Claude

  44. francois dit :

    Monsieur le Premier Ministre
    Chers amis bloggers

    C’est une discussion effectivement très intéressante et vos arguments, Alain, me font beaucoup réfléchir !

    • L’attractivité de la France pour les étudiants étrangers est vulnérable

    J’ai consulté (rapidement) hier soir deux récents rapports du Sénat sur l’accueil des étudiants étrangers. La situation qu’ils décrivent n’est pas rassurante. En substance, on y explique que si la France reste une des principales destinations pour les étudiants étrangers, sa position relative s’est dégradée. Les personnes quittant leurs pays pour étudier sont plus nombreuses mais nous comptons aujourd’hui à peine plus d’étudiants étrangers qu’en 1985, après avoir évité à la fin des années 1990 une hémorragie qui avait divisé leur nombre par deux.

    Toujours d’après ces rapports, la France se situerait aujourd’hui derrière les Etats-Unis mais également après l’Australie, le Royaume-Uni et au coude à coude avec l’Allemagne, qui attire deux fois plus d’étudiants européens que nous.

    Il n’est pas inutile de rappeler que l’accès à l’enseignement supérieur français est généralement gratuit ou, comme dans les écoles de commerce, notoirement moins couteux que chez nos concurrents anglo-saxons. De surcroit, 50% des étudiants étrangers en France sont africains. En un mot, nous faisons du dumping mais nous ne vendons plus … ou chez nos vieux clients…

    • L’émergence de l’Asie nous pose un défi inédit

    Or les vrais défis sont devant nous. Comme vous l’analysez fort bien, Alain, les flux démographiques et économiques à venir vont renforcer l’usage de l’anglais. Je répète ce fait : la population des étudiants asiatiques fera doubler le nombre des étudiants dans le monde à très court terme. L’Asie va être le poumon du monde et l’Asie parlera anglais. Si nous ne faisons que maintenir nos positions, nous courrons un risque réel d’être marginalisés des grands courants d’influence du monde de demain.

    Je ne crois pas que l’on puisse opposer l’anglais et le français. Je ne me bats pas pour que demain la première langue des jeunes coréens ou indiens soit le français. Ce que nous devons leur proposer, ce n’est pas une alternative à l’anglais mais une langue complémentaire. Nous devons être le choix de la diversité, de l’ouverture, de la liberté, pas la voix de l’arrogance (pardonnez moi de m’exprimez en ces termes, mais vous savez que c’est encore souvent l’adjectif avec lequel nous sommes perçus, et ce n’est peut-être pas sans raison)

    • Nous devons séduire les étudiants asiatiques en adaptant nos contenus, sans tabou linguistique

    En l’état, notre système est encore trop fermé. Il suffit d’entendre ce qu’en disent nos propres étudiants : difficultés d’orientation, faible encadrement, taux d’échec élevé, examen couperet … Dans ce contexte, et pour rester sur le terrain de la francophonie, je continue de penser que la promotion des formations bilingues est nécessaire.

    On peut croire que des coréens viendront étudier la science en français à Paris. On peut aussi leur proposer une formation en anglais. Dans la première approche, on défend la francophonie, seulement la francophonie et … on se compte … Dans l’autre, on n’a pas moins de francophones et on accueille en plus des anglophones qui sont familiarisés avec notre langue et ont noué une relation personnelle et culturelle avec notre pays.

    • La promotion du bilinguisme sert aussi les français !

    De façon générale, je suis frappé par la résonnance de ces questions avec d’autres problèmes de notre société. Je parlais de la jeunesse issue de l’immigration dans mon dernier post. On pourrait également souligner que la promotion des cursus bilingue n’est pas qu’une nécessité pour les étudiants étrangers. C’est aussi une question d’équité pour les étudiants français les plus défavorisés qui ont souvent plus de difficultés à partir étudier à l’étranger.

    De même, l’attachement sourcilleux à la maitrise de notre langue est aussi un obstacle dans le domaine des affaires. Mon épouse et moi-même revenons de Londres, où nous avons passé trois ans. Elle y est arrivée avec une maîtrise approximative de l’anglais et malgré tout, on lui a donné sa chance sur son métier. Nous sommes persuadés qu’un étranger cadre supérieur qui maitrise relativement mal le français n’aura, à Paris, aucun crédit auprès de ses clients ou de ses collègues, indépendamment du contenu qu’il apporte. Il est évident que le rayonnement économique de Paris pâtit de ce travers qu’il faut veiller à ne pas encourager au travers de notre promotion de la francophonie.

    • Le lycée français de New-York ou les limites de l’ambition francophone

    Mais je voudrais revenir sur la vite de Mr Raffarin au lycée Français de New-York.

    Oui, le LFNY est une filière d’excellence, comme je crois la plupart des lycées français. Le monde nous envie ces établissements qui sont des vecteurs d’influence remarquables, à la fois parce qu’il donne un fondement français à la formation d’une élite internationale, et parce que localement ils sont le socle pour la communauté francophone. Je crois qu’aucun outil ne nous donne un accès aussi intime et une influence aussi durable sur une population étrangère. Pardonnez-moi ce trait un peu caricatural, mais je dirais qu’il est plus grave de supprimer un lycée qu’une chancellerie (sachant que je suis partisan de maintenir les deux !)

    Seulement voilà, il y a un problème. Un gros problème. 1300 étudiants de la maternelle au lycée dans une ville comme New York est proprement ridicule. Si c’est la place que s’accorde la France dans le village planétaire, alors je reviens à mon premier post : qu’avons-nous réellement à dire au monde ?

    La demande est là. Elle est solvable. Le produit est excellent. L’impact est maximal. Et qu’investissons nous ? 1300 places. La taille d’un lycée de jésuites dans le Périgord. C’est très loin de couvrir les besoins de la communauté française. C’est très loin de couvrir les besoins de la communauté diplomatique de l’ONU, à qui nous expliquons qu’il faut parler français. C’est très loin de représenter ne serait-ce qu’une option crédible pour le reste de l’élite culturelle et économique qui, du monde entier, se presse à New-York.

    • Des pistes d’action !

    Je crois que dans les grands carrefours du monde moderne (NY, Shangai, Londres, Dubai….) ou les centres diplomatiques (Bruxelles, Genève…), la capacité des lycées français devrait être portée au niveau des besoins de la communauté francophone et viser en supplément un nombre au moins aussi important d’enfants étrangers que français. Plusieurs voies peuvent être explorées pour financer cet effort : relèvement des droits pour les enfants étrangers, bourses par des entreprises locales, implication des partenaires de la francophonie, rationalisation du réseau diplomatique….

    Une initiative similaire pourrait être soufflée à la Commission Européenne qui fait vivoter le modèle remarquable des Ecoles Européennes sur une poignée d’enfants de fonctionnaires bruxellois alors qu’elle pourrait lui donner une tout autre dimension en le projetant dans des villes cosmopolites où il trouverait l’assise internationale dont il a besoin pour fonctionner. Beau projet pour l’ère post-Lisbonne… et belle opportunité de marier conviction européenne et francophonie, puisque le Français est l’une des langues piliers du modèle de l’école européenne.

    L’impulsion de l’Etat stratège est également nécessaire pour imposer rapidement nos grandes marques là où se construit la notoriété de demain. Si le Louvre ouvre à Abu Dahbi, la Sorbonne doit être présente à Shangai ! Cette exportation de nos campus pourrait se faire en partenariat avec les entreprises locales et françaises, avec une offre de formation adaptée (bilingue ou en anglais) et le cas échéant financée par l’apprentissage / l’alternance. L’Essec explore avec talent ce type d’opportunités.

    Enfin je crois que faire vivre le Français c’est faire vivre les valeurs de la France. Créer des partenariats avec des fondations philanthropiques ou des entreprises pour financer des bourses de mérite pour les jeunes français qui iraient faire leurs études au lycée de Londres ou, à l’inverse, des jeunes étrangers francophones pour qu’ils étudient à Henri IV, ne serait-ce pas une belle image de la communauté francophone ?

    Après tout, la France n’a toujours eu qu’une langue : le monde.

  45. Jany dit :

    Avouez que l’on aurait pu accentuer les diacritiques de « remue-méninges » et de « galère ».
    Si l’on veut combattre l’uniformité, commençons par respecter ce qui nous distingue.

    http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/Actualites/slff2010/slff2010.html

  46. MARTIN Bertrabd dit :

    Monsieur le 1er Ministre

    Vous vous préoccupez du sort de plus en plus incertain que tient la langue française au sein des grandes institutions internationales ( et ailleurs serais-je tenté de dire …). Je ne puis que vous encourage de toute mon âme à oeuvrer dans ce sens, tant la situation me paraît effectivement grave, pour ne pas dire un rien désespérée !

    Comme beaucoup d’autres, je pense que la diffusion du français au cours es siècles p

  47. MARTIN Bertrabd dit :

    Comme beaucoup d’autres, je pense que la diffusion du français au cours des siècles passés a été notre meilleur vecteur d’influence . Atout dont aujourd’hui nous faisons un bien piêtre usage.
    Oui, le français est en perte de vitesse dans toutes les grandes institutions internationales. A qui la faute, sinon à nous-mêmes !
    Notre langues est avec l’anglais les 2 l

  48. Claude dit :

    Jany,

    L’usage veut que l’on accentue les capitales uniquement dans l’édition de luxe. Que ce soit bien ou pas est une autre question. Les claviers ordinaires ne le font pas et les éditeurs HTML que je connais ne le font pas non plus. Celui qui a généré cette page HTML ne le fait pas.

    Je crois bien (sans en être absolument sûr) qu’HTML ne supporte pas l’attribut « Majuscule » des traitements de texte.

    Alors comme à l’impossible nul n’est tenu….

    Cordialement,
    Claude

  49. mélusine dit :

    Claude, dans votre dernier message, l’histoire des « organismes envahis », c’est une métaphore ? Si une société, un pays, n’est pas capable de valoriser les apports étrangers à son identité primordiale qu’elle ne se plaigne pas que « les apports étrangers » montrent des côtés déplaisants. En clair ( et là on aborde la physique quantique), ce que l’on observe, ce à quoi on accorde son attention prend corps et existe, Si on ( société, gouvernement )reconnait la richesse, l’originalité, le talent… la richesse, l’originalité, le talent se développent. En tant que prof, si vous dites à un élève « mon pauvre ami, tu es un fichu paresseux ! » est-ce qu’il va travailler plus ? Non, il fait en sorte d’être cohérent avec ce que l’on observe de lui. Si au contraire, on le valorise dans une richesse particulière, un talent, un don, il devient inspiré et actif. Bref, c’est nous qui décidons de notre monde, nous sommes à la fois créateurs et créations.
    Plus on verra « les apports étrangers » comme des menaces, plus ils le deviendront. C’est pour cela que je m’indigne contre les prises de positions de certains ( ils fabriquent eux-mêmes exactement ce dont ils ne veulent pas)
    Pour la physique quantique, c’est l’expérience du chat de Schrödinger qui est la plus parlante ( je n’ai pas le lien, mais sur le net, on doit bien en parler) en plus c’est amusant (pauvre matou, heureusement l’expérience n’a jamais eu lieu vraiment !)
    Bonne journée.
    Mélusine

  50. dechteloy dit :

    Bonjour Mr Raffarin,
    Je reviens vers vous pour illustrer mon propos d’il y a quelques jours. Depuis votre rencontre avec le SG de l’ONU, quatre postes basés à New York ont été publiés sur le site des NU (Galaxy: https://jobs.un.org). Les quatre ne demande que l’anglais obligatoire, alors qu’en théorie les quatre devraient demander Anglais ou français avec une connaissance suffisante de l’autre langue. J’irais même plus loin, en disant que pour rééquilibrer les choses, le français devrait être obligatoire avec une connaissance suffisante de l’anglais. Finalement seuls les candidats anglophones pourront bien exprimer et mettre en avant leurs qualités lors des interviews. Ceci aura pour conséquence de maintenir, et même de renforcer, la situation que vous condamnez.
    Le suivi des publications de postes est vraiment un moyen de mettre les RH des NU face à leur contradictions et leur faire prendre leurs responsabilités. Il s’agit de petites actions, qui ne demandent pas un gros investissement, que le groupe des ambassadeurs francophones et l’OIF à NYC peuvent faire et qui sont susceptibles de changer beaucoup de choses.
    Bien cordialement

  51. Claude dit :

    Bertrand Martin,

    N’est-ce pas plutôt le contraire ? Notre présence et notre influence ont été un vecteur de diffusion du Français et non pas le contraire.

    Le temps de la conquête étant révolu, avec De Gaulle, l’influence de la France s’est imposée en refusant une gouvernance mondiale contraire aux intérêts du monde. Avec Sarkozy, l’influence de la France est en train de s’imposer en proposant et en suscitant une gouvernance mondiale favorable aux intérêts du monde. Entre les deux qu’avons-nous fait ?

    Alors, continuons comme ça et les missions de JP Raffarin pour la francophonie seront de mieux en mieux accueillies.

    Cordialement,
    Claude

  52. francois dit :

    Dans la lignée de mes posts précédents, je voulais vous faire partager un extrait d’une interview de Gordon Brown au Financial Times de ce jour, où il prédit que l’éducation sera le principal poste d’exportation du Royaume-Uni dans 20 ans:

    « The prime minister said the UK economy had a bright future, based on the creative industries – such as advertising and fashion – low-carbon industries, bio-technology, pharmaceuticals, and high-quality universities. “There are 1,000 universities being built in India and we want to be part of this educational export,” he says. “I think that education will be perhaps our biggest export in 20 years’ time.”

    Qu’avons nous à repondre à nos « pires amis » ?

    Comme je le disais dans mon précédent post : si le Louvre ouvre à Abu Dahbi, comment se fait-il que la Sorbonne ne soit pas à Shangai ou Moscou ?

    Je ne suis pas un expert sur ces questions. Mais en tant que simple citoyen, je suis gêné par l’amertume qui entoure la « défense » du français. Il est urgent de passer à une approche décomplexée, ouverte et généreuse de la promotion de notre langue.

    Aujourd’hui la France ressemble un peu à une amoureuse éconduite ; nous devons apprendre à séduire.

    Bien à vous,

  53. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    Bonjour François, vous apportez nombre d’éléments de réflexion intéressants, entourant «  »l’attractivité » » » » » de la France pour les étudiants étrangers.

    Mais d’abord je dois préciser que les chiffres de 2008 (dont j’ai indiqué l’hyperlien dans mon précédent commentaire … source: diplomatie française) confirme que la France est à la 3e place mondiale quant au nombre d’étudiants étrangers qui entreprennent des formations universsitaires (derrière les États-Unis et le Royaume Uni). Les chiffres que vous citez François proviennent de rapport publié vers 2001-2002, et indiquent qu’entre 1995 et 2003 la France avait effectivement perdu sa 3e place mondiale, 3e place qu’elle a reprise depuis.

    François insiste beaucoup sur les étudiants asiatiques, comme s’ils avaient une valeur plus grande que celles des étudiants africains, ce sur quoi je ne suis pas d’accord.

    Mais il y a de grands , et importants oubliés, à savoir les étudiants d’Amérique latine.

    D’abord je vais quitter le domaine des statistiques pour entrer dans un domaine plus subjectif.

    Je suis nord-américain, plus précisément Québécois et j’ai été étudiant étranger en France durant quelques années. J’ai alors été très agréablement surpris entre autres par la présence abondante des étudiants latino-américains dans les universités françaises (Brésil, Mexique, Pérou, Argentine, Chili, Colombie…). Il ne faut pas oublier ce continent, ces Amériques latines qui comptent quelque 600 millions de personnes… ces latins pratiquent des langues voisines du français… un bon nombre de cette vingtaine de pays sont francophiles.

    J’ai déjà souligné sur ce blogue les travaux et recherches d’institutions européennes et latino-américaines en matière d’intercompréhension des langues latines (français, espagnol, portugais, italien, roumain et catalan). La DGLF s’oriente de plus en plus vers cette approche.
    Ce sont des pays de plus en plus importants économiquement: le Brésil et le Mexique entre autres ont des PNB supérieurs à celui du Canada. Sur toutes les tribunes, le Brésil est maintenant considéré comme un acteur important (Copenhague).

    À l’époque où j’ai étudié en France, il y avait aussi des étudiants d’Asie qui y étudiaient en français. Il y en a encore aujourd’hui. M. Raffarin nous a donné sur ce blogue quelques exemples de francophilie entre des régions chinoises et la France.

    Non je ne pense pas contrairement à ce que m’attribue François que l’Asie parlera anglais et encore moins que le monde ne parlera qu’anglais. (À cet effet , j’ai lu des textes nous prévenant que le monde de demain parlerait mandarin, mais je n’y crois pas non plus)

    C’est une erreur de courte vue à mon sens de penser ainsi. En matière de traduction des langues, les technologies de l’information évolue de manière plus rapide que prévu.

    J’ai déjà présenté 2 fois sur ce blogue un hyperlien présentant les « lunettes traductrices » d’une compagnie japonaise qui permettront aux Japonais de ne plus apprendre l’anglais et qui seront éventuellement appliquées à plusieurs langues.

    http://www.numerama.com/magazine/14489-au-japon-des-lunettes-permettent-de-traduire-en-direct.html

    Des centaines de compagnies travaillent sur ces questions de traduction et non des moindres.
    Google ,entre autres, travaille sur un téléphone intelligent qui ferait que 2 personnes parlant des langues différentes se comprendraient. (traduction en temps réel)

    http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/telecoms-et-mobilite/201002/09/01-947906-un-telephone-qui-traduirait-6000-langues-en-temps-reel.php

    En conséquence je ne pense pas du tout que la France devrait enseigner en anglais, tout au contraire. Je n’en vois aucune utilité et ce serait une erreur, ce serait nier sa culture.

    Je pense au contraire que la Chine entre autres se fera un devoir d’inciter une partie de ses étudiants à étudier en français, et ce d’autant plus si le français parvient à faire exercer son statut de langue de travail de l’ONU comme M. Raffarin s’exerce à rappeler cette exigence et ce statut.

    Quant à la question du bilinguisme des Français. Lorsque j’étudiais en France, les enfants de mes voisins choisissaient d’étudier l’allemand, ou l’italien ou encore l’anglais comme langue seconde.
    J’ai lu qu’aujourd’hui 85% choisiraient l’anglais, je pense que dans le contexte européen, c’est un appauvrissement. L’Europe doit valoriser le plurilinguisme étant donné sa diversité.

    Je pense qu’il est préférable pour l’humanité qu’existent de grands pôles d’influence linguistique:
    le pôle anglais « Commonwealth et une partie de l’Asie », le pôle français Eurafrique et une partie de l’Amérique latine (ou pôle latin), le pôle russe, le pôle arabe…., le pôle mandarin… etc. Ces pôles étant supportés par des médias (ex: TV francophones planétaires comme TV5 où s’exprime la diversité, réseaux internet planétaires, etc… permettant d’apprendre le français en ligne… pas nécessairerment plus de lycées)

    Étant bien entendu évident que ces pôles s’interpénétreront, se chevaucheront. Ces grandes zones d’influence préserveront la diversité des manières de penser, de créer , de concevoir, tout en permettant les échanges et des zones de jonction. Vive un monde de facto décentralisé, plutôt qu’un unitarisme appauvrissant.

    Bien cordialement,

    Alain Lavallée

  54. Claude dit :

    Mélusine,

    Bien sûr qu’il s’agit d’une métaphore. Et il n’y aurait qu’un observateur extérieur absolument pas concerné qui pourrait dire si les gènes introduits dans une cellule sont bénéfiques à la cellule ou pas. Les gènes déjà présents depuis longtemps pensent sans doute que ce n’est pas si bon que ça et ceux qui sont là depuis peu se trouvent très utiles mais pas assez nombreux.

    Mais vous confondez le photographe avec l’automne. Ce n’est pas parce qu’on le prend en photo que l’arbre perd ses feuilles.

    Une société est un organisme vivant. Elle ne réagit pas comme vous voudriez qu’elle réagisse. Elle réagit irrémédiablement selon sa nature. Elle n’est pas l’addition des individus qui la composent. Elle a sa propre autonomie. Ce n’est pas un hasard si une foule est bien plus idiote que le plus idiot de ceux qui la composent.

    Notre nation a une identité qui est le résultat de millénaires de brassages. Les circonstances historiques font qu’elle est appelée à évoluer plus vite en 30 ans qu’en mille ans. Les pouvoirs publics ont la possibilité de « plus ou moins » ralentir cette évolution. Ils doivent savoir ce que notre nation envisage pour son présent et comment elle se projette dans l’avenir. Le photographe Sarkozy-Besson ne change pas son identité. Il dit, voila la photo, comment vous trouvez vous ? Voulez-vous changer ? Comment acceptez-vous de changer ? Le seul problème c’est qu’il est infiniment difficile d’appréhender la volonté d’une société en interrogeant ses membres un à un parce que chacun de ses membres se sent floué quand il s’aperçoit que la pensée collective ne le représentera pas, individuellement, assez fidèlement. Et, vous, vous ne pouvez pas comprendre pourquoi collectivement la société française dit « trop c’est trop » alors que vous pensez sincèrement « ce n’est pas assez ».

    L’histoire de votre chat ne démontre rien car ce n’est pas en regardant la photo qu’on change l’arbre. Vous voudriez que nos problèmes de société soient un peu comme l’univers d’Anaxagore de Clazomènes qui n’existe que parce qu’on y réfléchit. Ne soyons pas comme l’autruche qui n’a que les problèmes qu’elle voit, la tête dans le sable.

    Cordialement,
    Claude

  55. Jany dit :

    @Claude

    Je ne suis pas particulièrement adepte de l’abandon ! Ni partisan du moindre effort !
    Les Japonais ont des milliers de Kanji et y arrivent bien. Même les Canadiens font mieux que nous.
    M. Raffarin y arrive bien sur son blog, à accentuer les majuscules. Demandez-lui si c’est si difficile !
    http://www.academie-francaise.fr/langue/questions.html#accentuation

  56. Jany dit :

    Je peux donner l’impression d’être statique, campé sur des positions rétrogrades.
    Mais c’est tout l’inverse ! Je crois au contraire que les phonèmes communiquent entre eux, par paronomase. Racine a porté tellement hautes les couleurs de l’homonymie que la paronymie n’est pas acceptée.

    La France bat l’anglais en matière de contrepèteries. Voir le lien intéressant du site de TV5:

    http://www.tv5.org/TV5Site/publication/publi-316-La_contrepeterie_ou_l_art_de_decaler_les_sons.htm

    Je crois que Shakespeare ne serait pas Shakespeare sans l’usage, organique, de la paronymie.

    Une fois acceptée, puis revendiquée, la paronymie aura je crois un rôle important à jouer dans une nouvelle donne mondiale.
    Je crois être un génie des langues en ce sens que j’ai inventé une manière de traverser les langues comme on traverserait les lignes. On est bien en train de parler d’émancipation ici. Tout ce qui émancipe les francophones face à leur langue est bon pour l’humanité. Mais pour pouvoir s’émanciper, il faut s’y être préparé.

    En mathématiques, pour être dérivable, une fonction doit être définie. C’est sur cette définition qu’actuellement, le compte n’y est pas pour le français.

  57. Jany dit :

    Lorsque j’étais à Louis-le-Grand, la grande question de la PEEP (parents d’élèves plutôt apparentés à la Droite) en 1995 c’était de savoir s’il fallait enseigner les mathématiques en anglais ou pas. Cela a bien changé.

    Pour favoriser le plurilinguisme en Europe, il faut que quelqu’un montre en quoi c’est véritablement un trésor, à la portée de tous. Décomplexer, c’est la première étape.
    Pour ce faire, il faut et suffit que cet individu parvienne à regarder les fautes ou hésitations comme autant de pépites inexploitées. Dans cette optique, la venue d’un immigré non francophone sera alors perçue comme une chance à chérir. Et seulement alors la France se réalisera.

    Le problème, c’est que l’exercice du pouvoir en francophonie est, le cas échéant, fortement corrélé à la maîtrise du français à l’écrit. Un ministre qui fait des fautes à l’écrit perdra immanquablement du crédit, certainement plus que dans des législatures non francophones.

  58. gilles thompson dit :

    Nous sommes sidérés de voir que, dans l’Hexagone, vous discutiez de la situation du français de façon si désinvolte et si angélique.
    Aucun plan d’action, aucun plan de redressement!
    Le temps va arranger les choses!

    Nous ici au Québec, le rouleau compresseur du GLOBISH est en action.

    Si vous avez à cœur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
    Merci à l’avance!

    CENTRE-VILLE DE MONTREAL

    ====================================

    Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos.

    Déjà un millier de dérogations à la Charte de la langue française!

    Et ce ne sont ni des rumeurs, ni des ouï-dire, ni des peurs mal-fondées, ni des épouvantails à moineaux, ni des conclusions théoriques basées sur des rapports de statistiques tronquées produits par l’O.Q.L.F; Ce n’est qu’un constat sur le terrain.
    Et comme Paul Watzlawick, philosophe et grand psychanalyste, dit bien dans sa formule: « La déliquescence des cultures précède la disparition des sociétés ».
    « Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l’hégémonie d’une seule. » – Pierre Bourgault

    Allez visiter le site web d’Impératif Français pour voir en totalité le millier d’infractions à la loi 101 au centre-ville de Montréal :
    http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html

    Pour un bref aperçu (si vous manquez de temps), allez visiter ce lien:
    http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais

    Gilles Thompson

  59. mélusine dit :

    Claude,
    Ah, Sarkozy-Besson en photographes, ça c’est du lourd ! ( comme on dirait dans les cités !)
    clic-clac , j’prends la photo ! détachés, observateurs, mais pas impliqués, justes des témoins objectifs de ce que nous sommes !!! heu, et leur auréole, elle ne les serre pas un peu ?

    Trop, c’est trop, ça c’est sûr ! « appréhender la volonté d’une société en interrogeant ses membres un à un », ça s’appelle un référendum… et c’est démocratique, mais c’est sûr que lorsque l’on est spécialiste des photos truquées, on n’ a pas intérêt à mettre en lumière la réalité !

  60. mélusine dit :

    A part ça, je trouve qu’ Anaxagore de Clazomènes avait déjà bien déblayer le terrain ! S’il dit que c’est l’intelligence qui crée, moi je dirai plus « la pensée »… « créer, c’est penser plus fort », c’est de qui déjà ? Reynaldo va bien nous trouver ça ! Bien sûr que si, on crée une sociéte en la pensant, en l’imaginant (on est pas obligé d’être intelligent ou sage, la preuve !!! la notre n’est pas franchement un modèle) et puis, regardez comment vous fonctionnez, avant d’entreprendre la moindre action, ne l’avez-vous pas imaginée avant ? Nous sommes le résultat de nos pensées…
    Bonne soirée et bonne collection ! (ne devenez pas trop maniaque, hein !)
    Mélusine

  61. SEDAT dit :

    Mickaël Vendetta sauvé de la « Ferme célébrités »…! Pourquoi pas,@Coeur vaillant rien n’est impossible…! « TF1/NEWS ».
    Dieu a mis dans le coeur de l’homme la pensée de l’éternité…!

    Bonne nuit les bisounours…!

  62. Claude dit :

    Mélusine,

    La photo, c’était encore une figure de style. Quand à Anaxagore de Clazomènes, aux dernières nouvelles il est mort sans savoir que l’univers existait aussi pour les idiots. Aux dernières nouvelles toujours, le petit chat de Schrödinger est mort ce soir, son collègue Albert l’a dynamité et ça ne prouve rien.

    Vous avez raison on réfléchit toujours avant d’agir (pas toujours assez). Mais même empirique, la démarche de projet est une démarche complexe qui ne prend fin que quand tout est consommé. Nous ne sommes pas le résultat de nos pensées nous en sommes les metteurs en scène. Vos pensées n’ont pas plus de responsabilités que mon scooter (si vous vous souvenez de mon scooter). C’est vous qui êtes responsable de vos pensées et de ce qu’elles vous poussent à faire ou à ne pas faire.

    Alors, si vous le voulez bien, sourions un peu, ça fait du bien.

    Bien cordialement,
    Claude

    PS (très très légèrement de mauvaise foi) – Où avez-vous vu que l’on demande l’avis des gens dans un référendum ? On leur demande simplement de répondre oui ou non à une question complexe qu’ils ne comprennent généralement pas tous, dont les implications leur échappent et pour laquelle leurs idoles politiques leur soufflent une réponse. Il n’y a rien de plus démocratiquement démagogique qu’un référendum. L’exemple le plus ahurissant c’est le référendum pour la constitution européenne où les gens ont voté non à la seule partie qu’ils avaient comprise (ceux qui l’on lue) et qui existait et s’appliquait déjà dans le traité de Nice, sans vote.

  63. SEDAT dit :

    @ »Claude »…!

    Jean-Pierre Chevènement s’était exclamé à propos du « Traité simplifié européen » ou « Traité de Lisbonne »: »C’est un mini-traité pour une maxi-traitrise »…! L’ancien Ministre avait demandé un référendum sur le « Traité simplifié européen » si Nicolas Sarkozy n’organisait pas un référendum,deux ans après le « NON » des français au « Projet de Constitution Européen »…!
    Entres autres,c’est du pareil au même,il avait déclaré: »Ce qui a été rejeté par référendum (Se référant au « Non » des français au « Projet de Constitution Européenne » en mai 2005 ne devrait pouvoir être rétabli que par la voie du suffrage universel »…! « Il y a une règle en démocratie »: »C’est la souveraineté du peuple »…! Ne pas la respecter constitue un véritable déni de démocratie,avait-il dit…! Je partage cette analyse des choses,c’est une faute politique grave,majeure,historique,et depuis le Général Charles de Gaulle a dû se retourner dans sa tombe,cela étant dit par ailleurs,Charles de Gaulle n’était pas anti-européen,il était pour l’Europe,mais pas pour cette Europe là,c’est une trahison,nous sommes donc en « Dictature Libérale » qui se nourrit de tout ce qui est avec elle et qui se nourrit aussi de tout ce qui est contre elle,c’est sa force inaltérable,transcendante,immuable,une espèce de spirale infernale,une bête,et nous courons tout droit à la catastrophe et au meilleur…!
    « Voici ce qu’a dit le Souverain Seigneur Dieu [...]: »Voici que je crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre,et on ne se rappellera pas les choses anciennes et elles ne monteront pas au coeur »…! Esaïe 65:13,17.

    « Un voyage de mille lieues a commencé par un pas »…! Proverbe chinois.

    Excellent week-end @Tous,Reynaldo.

  64. MARTIN Bertrabd dit :

    Sorry… comme dirait Ban Ki Moon, ce grand ami de la Francophonie..Une erreur de frappe et tout mon texte a été effacé, alors je reviens !

    Comme beaucoup d’autres, je pense que la diffusion du français a été au cours des siècles notre meilleur vecteur d’influence . Ce n’est ni par les armes, ni par le poids de notre industrie que la France a durablement influencé le monde.
    Atout formidable, dont aujourd’hui nous faisons un bien piètre usage. Oui le français est en perte de vitesse, mais à qui la faute, sinon à nous mêmes.
    Notre langue et l’anglais sont les 2 langues officielles de toutes les grandes institutions. Cette évidence enoncée que faisons nous pour mettre en pratique cette réalité ? Rien ou presque rien.
    Trouvez-vous normal que le secrétaire général de l’ONU ne sache pas prononcerr 2 mots de
    français ?( il a été élu à ce poste pourtant avec notre bénédiction). Que son prédécesseur, qui lui en savait peut-être un peu plus, n’a pratiquement jamais pris la parole en notre langue. Le plus affligeant de tout cela étant d’ailleurs que te dettes pratiques ne soulèvent aucune forme de réprobation ou de simple réaction de la part de nos dirigeants.

    Il serait temps que nous fassions valoir avec énergie que le français n’est pas une langue optionnelle, mais bien opérationnelle, et qu’elle tient cette légitimité des règlements de ces institutions.
    Il ne s’agit pas pour nous de mendier une quelconque forme de reconnaissance, mais simplement d’exiger ce qui nous revient de droit!
    Bien entendu l’anglais est et restera la langue dominante, mais il n’en demeure pas moins que notre manque de volonté – pour ne pas dire de courage – laisse rêveur sur nos intentions à défendre nos propres intérêts.
    Pour peu de temps encore, nous avons la chance d’avoir au sein de toutes ces grandes organisations, une génération de fonctionnaires, nourris et et formés dans la culture française. Profitons en, tant que nous avons encore ce pouvoir. Sans une réelle et très forte volonté de notre part, l’espagnol, le chinois ou l’arabe remplaceront bientôt notre langue, et le pire, c’est que nous aurons qu’à nous en prendre qu’à nous.
    La francophonie est certes une belle et noble institution, mais je crains fort que nous fassions de cette institution le même usage que nous avons fait en son temps de la ligne Maginot ( avec le succès que l’on sait !! ) Défendre est fort honorable, mais l’idée même de défense comme seul et unique but, n’exprime t’elle pas déjà en elle même une attitude de replis et de retrait ? Oui défendons le français, mais défendons le OFFENSIVEMENT .
    Pour aller fréquemment en Espagne et bien connaître ce pays, permettez-moi de regretter que nous ne défendions pas notre langue avec la même énergie ( pour ne pas dire intelligence) que le font les espagnols.

    Est-il besoin de rappeler que la  » puissance  » du français , n’a jamais résidé dans le nombre de personnes qui à travers le monde le parlait, mais bien plus parcequ’il a toujours été considéré comme la langue de  » l’élite » et plus particulièrement de la diplomatie . Oui, vilain mot je sais ( on demandera à Mme Royal de faire un acte de contrition, et de présenter des excuses au nom de notre pays).
    Ne considérons pas cela comme un handicap, mais bien comme un atout formidable.

    S’il m’est permis enfin, M. le premier Ministre de pouvoir faire une suggestion  » toute bête  » ( jugez de mon optimisme de croire que ces quelques lignes iront jusqu’à vos lunettes) c’est d’inciter tous les journalistes français ou francophones accrédités auprès de ces institutions à poser leurs questions en ….. français, et non en anglais comme ils le font généralement, et à exiger ainsi une réponse de tous les fonctionnaires concernés dans cette même langue.
    Je pense que l’Etat par les aides qu’il alloue aux médias, doit avoir la possibilité de jouer en ce sens.
    Parfois de petites choses, peuvent avoir des effets bénéfiques.

    Go on, et vive la langue de Molière.

  65. mélusine dit :

    Claude ,
    Nous ne sommes pas le résultat de nos pensées ? En êtes-vous sur ? Chacun est responsable de la plus petite de ses pensées… toutes ont une influence sur l’Univers, le monde, la société et sur nous-même bien sûr..
    Si vous croyez que nous ne sommes pas le résultat de nos pensées, essayer d’ imaginer pendant un mois que votre collection de timbres prend feu… comment vous allez vous sentir ? (non, ne le faites pas, si vous tenez à vos timbres et à votre santé !) Imaginez plutôt que vous êtes en pleine forme, heureux, 10 ans de moins,entouré d’amour et de joie, ça vous fera du bien et à nous aussi ..;
     » c’est en vous que doit se réaliser le changement que vous désirez voir dans le monde » Gandhi-
    Pour le référendum, vous êtes effectivement de mauvaise foi, mais vous vous avez raison.
    Bonne journée

  66. Claude dit :

    Reynaldo,

    C’est votre point de vue. Ce n’est pas le mien. Je considère le référendum une commodité de Ponce Pilate.

    La faute politique et technique c’est d’avoir soumis au référendum quelque chose de très compliqué que les simples citoyens, même les plus avisés ne pouvaient pas analyser avant de répondre. Même pour moi qui ai une formation juridique, la parfaite compréhension des 3 volets de la constitution était impossible sans une exacte maîtrise du droit européen (que je n’ai pas). On peut briguer un canton devant quatre rondelles de saucisson et un verre de vin blanc mais on ne scelle pas l’avenir de l’Europe en faisant des paris sur la naïveté des français car cela revient à jouer à pile ou face. On a parié sur l’élan européen, pas sur la constitution.

    Le parlement est un double filtre de sagesse (présumée). Les deux chambres désignées démocratiquement par le peuple, directement pour l’Assemblée nationale ou indirectement pour le Sénat, sont des chambres de « professionnels » qui sont sensés connaitre les sujets qu’ils ont à étudier et qui disposent des outils nécessaires pour s’informer s’ils ne les connaissent pas. Elles représentent les citoyens que nous sommes mais elles jugent à l’aune de leurs convictions, bien entendu, mais aussi de leur connaissance des dossiers. Elles écoutent les arguments de ceux qui sont pour et de ceux qui sont contre et les comprennent. Leur seul défaut est la part d’idéologie qu’elles ne savent pas laisser au vestiaire car c’est impossible de l’y laisser.

    C’est de la pure démagogie que de prétendre que le référendum aurait plus de vertus et serait plus démocratique que la démocratie elle-même. Mais c’est la mode aujourd’hui, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la dictature de faire croire que Sarkozy est un dictateur. Il faut beaucoup d’inculture pour le comparer à Hitler, comme on l’a entendu et pour comparer ses jeunes supporters à la jeunesse hitlérienne comme on l’a lu il y a peu de temps. Mais si ça défoule les refoulés, pourquoi pas ? A chacun de trier même si ce n’est pas toujours facile.

    Le référendum ne me semble approprié que lorsque la question est simple et que le choix est à la portée de ceux qui sont appelés à répondre. L’abus de démocratie est de la tyrannie car il n’y a pas pire tyran que le peuple quand on lui donne un pouvoir trop grand pour lui. Qu’on y prenne garde, les coups d’état se font aussi quelques fois par référendum.

    Les adversaires du traité européen sont dans leur rôle en utilisant les arguments que vous citez et ils se garderaient bien de le faire si le oui l’avait emporté. Il est probable que dans ce cas ils auraient préféré un débat démocratique devant les deux assemblées.

    Amicalement,
    Claude

  67. mélusine dit :

    Le 24 novembre 2009 dans  » le Monde » Michel Onfray adressait une lettre au président de la République . Elle est longue et je ne vais pas la transcrire ici. Le philosophe demandait seulement au président de devenir camusien, c’est-à-dire d’intégrer les valeurs de Camus.
    Voici la fin de la lettre :
    « Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. je vous certifie, Mr le Président, qu’en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l’origine d’une authentique révolution qui nous dispenserait d’en souhaiter une autre. »

    Juste un clin d’oeil à Claude quand il pense que NS n’est pas totalitaire… si, si , il l’est, tout autant que l’ultralibéralisme qui, lui, n’est pas démocratique pour un sou ! (enfin, façon de parler)( et qui n’a rien avoir avec la pensée libérale !)
    Donc, pour en revenir au référendum, je me suis trompée, un référendum dans un système ultralibéraliste n’est pas démocratique, c’est sûr ! Donc il n’y a rien à craindre sur la prise du pouvoir par le peuple… du moins référendum = coup d’état, c’était il ya bien longtemps..;
    Aujourd’hui, il vaut mieux penser globalement et agir localement….
    Mélusine

  68. Claude dit :

    Chère Mélusine,

    Vous êtes sous influence. Vous avez entendu dire que Sarkozy est un dictateur et vous le répétez sans savoir pourquoi sinon vous l’expliqueriez avec des arguments rationnels. Dont acte. On verra bien ce que feront ses successeurs avec les pouvoirs que les députés ont acquis sous son impulsion. Pour un dictateur, il dilapide pas mal les pouvoirs que vous croyez qu’il accapare. On ne va pas passer 8 jours la dessus.

    Pour vos pensées, pour les uns, elles sont une de vos productions incorporelles (comme le lait est la production corporelle de la vache), pour les autres dont moi, elles sont une partie de vous même (sans pensées, vous ne seriez plus la même). On peut imaginer que des pensées gaies vous rendent gaie et des pensées tristes vous rendent triste. Mais il est plus facile d’imaginer le contraire et que vous avez des pensées gaies quand vous êtes gaie et des pensées tristes quand vous êtes triste. C’est l’éternelle propension qu’ont certaines personnes à mélanger les causes et les effets. Pour moi ça marche dans le bon sens. Cependant je confesse que j’ai moins l’expérience des pensées tristes que des pensées heureuses. Mais la philosophe c’est vous, pas moi.

    Cordialement,
    Claude

    PS – C’est sans malice que j’ai choisi la vache comme exemple mais si j’avais parlé du lait de poule ça n’aurait pas fait sérieux car tout le monde sait que ce n’est pas la poule qui fait son lait. Elle se contente de coopérer.

  69. Claude dit :

    Mélusine,
    Re-PS – il est prétentieux de croire que l’homme a une réelle influence sur l’univers. Par vanité, certains se croient capable de réchauffer l’atmosphère. Au mieux il sait momentanément déboiser sa planète qui s’empressera de se reboiser dès qu’il va disparaitre. Dans un million d’années la terre sera exactement comme elle aurait été à la même date si l’homme n’avait pas existé à une seule différence près : si l’homme n’avait pas existé il n’y aurait pas de date. Et l’univers ne se sera même pas aperçu de notre passage. Heureusement, ça lui aurait fichu le bourdon ou, pire, le big-bang. C’est pour ça que j’aime les gens car, dans tout l’univers, en dehors des gens il n’y a personne pour aimer les gens…

  70. MARTIN Bertrabd dit :

    Bon …… et si on revenez au sujet ! La défense du français … qu’en pensez-vous ?

Laisser un commentaire


 
 

Recherche

 

Calendrier

février 2010
L Ma Me J V S D
« jan   mar »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728

Syndiquer ce Blog