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18 avril 2010 à 14 h 55 min
Personne ne sera laissé sur le bord du chemin
Encore une fois le Président aura su anticiper et négocier avec les partenaires sociaux les mesures de soutien indispensables face aux conséquences de la crise économique internationale pour les chômeurs en fin de droits.
On se souvient du plan de relance (général + Pme) mis en place dans notre pays dés novembre 2008, la nomination d’un ministre dédié à cette cause ainsi que celle du médiateur du crédit pour les PMEs ; plan d’action économique sans équivalent associé à un plan social de grande envergure qui non seulement à montré son efficacité vis-à-vis des français touchés par la crise mais aura pu par sa couverture quasi-universelle préserver la paix sociale dans cette phase aigue de la crise.
Nos élus se sont montrés incapables de souligner les résultats assez exceptionnels de notre pays face à la crise. Ces résultats s’ils sont le fruit du travail des français, ils sont surtout à mettre au bénéfice de la très rapide réactivité de notre Président :
- Le premier à faire une juste analyse de l’ampleur de la crise dans son discours de Toulon du 25 septembre 2008 (après celui de l’ONU peu avant), en rassurant sans langue de bois eet en garantissant les dépôts bancaires pour tous les français,
- Le premier sur le plan international à intervenir pour sécuriser en octobre 2008 les réseaux bancaires face à la crise systémique,
- Le premier à imposer les sommets du G20 afin d’apporter des réponses internationales à la crise financière (et économique inévitable).
C’est sa bonne perception de la gravité de la crise et son action rapide qui sont à l’origine de nos bons résultats, notre pays avec une récession limitée à 2.2% fait entre 1.8 et 2.8% de Pib de plus que nos voisins européens de même taille (Allemagne, Royaume-Uni, Italie), l’une des conséquences est naturellement que le chômage se sera moins aggravé chez nous avec une progression du taux de chômage de 8 à 10% (moins de 3%) alors qu’il doublait en Espagne et progressait d’une façon alarmante ailleurs.
Aujourd’hui l’accord sur les fins de droits concerne un montant de ressources nouvelles de 705 millions€, soit pour ce plan rebond pour l’emploi une allocation globale de 1.6Mds€. Buget considérable et inédit, de 200 millions supérieur à la totalité du budget brut de Cohésion social de 2005)
Une nouvelle fois la rapidité d’intervention facteur de progrès et de paix sociale.
On aimerait que nos élus ne l’oublient pas !! Ce soir sur RTL par exemple…
Alain.
18 avril 2010 à 19 h 55 min
Je vous écoute ce soir sur LCI… mais la fiscalité des trés riches N’EST PAS CONFISCATOIRE et le 1 euros sur 2 ou le 50% .. maxi payé est une douce plaisanterie. Il faudra aussi penser, notamment pour une partie du financement des retraites à revoir TOUS les revenus non taxés. J’essaie de vous copier-coller mon article dans le courrier des lecteurs de l’Indépendant. Précision je suis militant UMP après avoir été RPR veanu du PR.
Cordialement.
Le bouclier…menteur
50 % du revenu reversé à l’Etat, 1 euro sur 2. Chacun, de gauche comme de droite peut bien admettre, sur cette présentation, la justice et l’opportunité du bouclier fiscal. Travailler 6 mois pour l’Etat… c’est à dire pour nous, est une limite maxi sur laquelle chacun pourra tomber d’accord. Mais tout ceci est faux. Lorsque votre meilleur ami vient se plaindre de son imposition à 40 %, il veut vous faire croire qu’il paie 40 % de son revenu…. Il omet simplement de vous dire qu’il s’agit du taux de la dernière tranche haute et qu’il a, en plus, bénéficié de divers abattements sur son revenu réel.
De même pour les 50 % du bouclier fiscal. Il faut faire la différence entre revenu réel net encaissé et revenu net imposable. Nos trés riches bénéficient de très nombreux abattements (par exemple 40 % sur certains revenus des actions) qui ramènent au final leur taux réel d’imposition bien loin du prétendu 50 %. Défenseurs et opposants au bouclier fiscal parlent rarement de cet argument essentiel.
Il s’agit bien d’un bouclier menteur qui nous cache la vérité.
18 avril 2010 à 22 h 59 min
Bonsoir Pasanau,
Voilà une façon bien complaisante de présenter les choses. Ce n’est pas l’impôt sur le revenu qui pose le plus de problème. Bien que je connaisse de nombreux artisans ou professionnels libéraux qui choisissent de restreindre leur activité pour ne pas payer 40% de leur surcroit de revenus (ils disent : « je ne vais pas travailler deux heures de plus le soir pour n’être payé que pour une »). C’est une des raisons qui font que les artisans sont débordés mais n’embauchent pas.
Quand une « petite vieille » retraitée, bénéficiaire du minimum vieillesse qui habite une vieille maison familiale où elle est née, située sur l’Île de Ré (par exemple), sur un terrain qui, grâce aux parisiens auxquels elle n’a jamais rien demandé, vaut désormais une fortune mais qu’elle ne peut pas vendre sans perdre sa maison, elle est, de ce fait, assujettie à l’ISF. Avant le bouclier fiscal à 50% elle payait 60% de sa maigre pension, avec le bouclier fiscal elle ne paye, la bienheureuse, plus que 50%. C’est-à-dire qu’il ne lui reste plus, pour essayer de vivre encore un peu, que 350 euros par mois (grâce à Sarko qui a fait augmenter le minimum vieillesse).
Savez-vous combien de « bénéficiaires » du bouclier fiscal sont des contribuables pauvres ? De mémoire 60% des contribuables protégés par le bouclier (Alain qui sait tout me reprendra si je me trompe trop). Alors ? Ce bouclier, vous en pensez quoi maintenant que vous connaissez cette petite vieille bien sympa mais qui ne vit pas sur l’or ?
Il est vrai que grâce à pas mal de possibilités les gros contribuables échappent à de grosses impositions. Parmi ces possibilités, il y a la fuite. Ce n’est peut-être pas moral (mais s’ils sont devenus riches c’est peut-être parce qu’ils ont plus de talent et/ou plus de courage que ceux qui restent obstinément pauvre et est-il moral de les spolier au profit de ceux qui ont choisi la pauvreté dès l’école ? Je sais de quoi je parle). Mais moral ou pas c’est un fait.
Investir en Chine va être un truc pas mal. Comme j’aime les chinois, j’y pense. Un de mes amis, riche retraité, a pris sa retraite au Brésil où il a créé une entreprise il y a 3 ans. En France, avant Sarko, il ne pouvait pas travailler et gagner plus, en retraite, que dans son dernier boulot. Plusieurs de mes amis informaticiens sont allés s’installer en Inde où ils ont des entreprises florissantes.
Si, rendre la fiscalité plus morale aux yeux de ceux qui consomment les fruits du travail des autres, chasse les riches hors de France, alors la morale est idiote parce qu’elle appauvrît les pauvres. Une nation s’enrichit toujours par le haut. L’argent des riches est redistribué dès qu’ils ne le mettent pas dans une lessiveuse. Empêcher les riches de s’enrichir empêche la nation toute entière de s’enrichir. La Chine communiste a bien compris ça et il est mieux vu en Chine de s’enrichir que de rester pauvre par moralité (20 millions de nouveaux riches tous les ans, dans 40 ans, 90 % des chinois auront notre niveau de vie).
Ceci étant dit, moi qui ai toujours travaillé sans compter (couramment 90 heures par semaine) je ne trouve pas moral de donner mon argent pour ceux qui ont choisi délibérément de ne travailler que 35 heures, le moins longtemps possible. Je le fais parce que je n’ai pas un assez gros revenu pour que la part que je donne à l’Etat soit insupportable et m’incite à entrer en résistance. C’est pour ça que la classe moyenne est la vache à lait des français. Mais c’est une autre histoire.
Cordialement,
Claude
18 avril 2010 à 23 h 19 min
à Claude
Oui Monsieur.
C’est on ne peut plus vrai.
Ernest Gransagne
20 avril 2010 à 8 h 11 min
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Cet article paru dans le Monde reflète assez bien la situation de nombreux français des classes moyennes, qui représentent une bonne partie des électeurs du Président de la République.
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/04/14/les-dangereuses-illusions-des-classes-moyennes_1333340_3232.html
Je pense que c’est là que le Gouvernement doit réagir car les classes moyennes bénéficiant rarement de quelques avantages, considèrent qu‘ils sont délaissées et qu‘il y a un manque d‘équité. A ce titre, j’avais émis quelques idées en février/mars 2009 que vous trouviez intéressantes. Voir vos billets dans la rubrique « crise » :
- « Commentaires : les miens et les vôtres » en date du 28 février 2009
- « Commentaire de commentaires » du 25 mars 2009.
Pour les uns il y a le « bouclier fiscal », pour d’autres il y a des aides, peut-être qu’un « bouclier social » pour ces catégories de personnes qui considèrent qu‘ils ne sont pas entendus et l‘ont encore exprimé lors des élections régionales, leur rapporteraient de la confiance.
Bien amicalement
Jacques