En 2007 Nicolas Sarkozy s’était fait séducteur pour sa première visite d’ Etat à Pékin. En 2010, le Président français a gagné en autorité internationale et en connaissance de la Chine. Le Président chinois M. Hu Jintao semble mieux comprendre ce Président français, dont les attitudes surprenaient la diplomatie chinoise : une expression plus directe qu’ « oblique », un volontarisme plus politique que stratégique, un pragmatisme perçu ici comme de l’opportunisme, au total un ami peu prévisible. Chacun est allé vers l’autre. Nicolas Sarkozy a fait preuve de constance -4 visites officielles en 3 ans-, il a montré sa liberté vis-à-vis des Etats-Unis, il dû reconnaître »le postulat de l’unité » de la Chine et il s’est montré un partenaire fiable aux sommets de Londres et de Pittsburg.
Les Chinois ont été, cette fois-ci, très sensibles à ce que Carla Sarkozy soit du voyage en manifestant une grande attention aux marques de la Civilisation chinoise à Xian, au coeur de la Cité interdite et sur la Grande Muraille, avant le grand spectacle de Shanghai. « Enfin Sarkozy s’est montré tel que les Chinois voient les Français, romantique » m’a confié un haut responsable chinois.
Dans la salle où « les oiseaux parlent au soleil rouge », thème des deux peintures qui encadrent la table de toutes les grandes négociations chinoises, sous trois lustres immenses en forme de fleurs de lotus, le Président chinois a montré son attachement au « dialogue à haut niveau avec la France », fait majeur, il a apporté son soutien pour la présidence française du G20. Sur la difficile question de l’Iran, le Président Hu a fait un pas pour qu’à l’ONU les discussions se poursuivent quant à une résolution commune.
Les grands dossiers bilatéraux -nucléaire, aéronautique, ferroviaire, agroalimentaire, villes vertes (« un grand potentiel de developpement » HJ. »)- trouveront des prolongements très concrets lors de la visite d’Etat du président chinois à l’automne en France. Les industriels français présents au dîner d’ Etat se sont montrés très confiants. Dans cette perspective, Nicolas Sarkozy a insisté pour que des progrès soient accomplis dans le droit des affaires chinois pour facilter la coopération économique sino-française. Le dialogue entre les deux chefs d’Etat a gagné en chaleur et en confiance. Mme Lagarde et MM. Borloo, Kouchner, Chatel et Mitterrand ont chacun signé des accord dans leur domaine respectifs.
Les séquences « émotion » n’ont pas manqué lors des rencontres officielles, pour moi, quand le President Hu ma donné l’accolade en rappelant ma visite de 2003 pendant l’épidémie du SRAS, pour tous quand l’armée populaire a joué « retiens la nuit » avant de rendre hommage au répertoire de Carla Bruni.
Une note personnelle : l hôtel Sofitel Wanda, où la délégation française est logée, fait honneur à l’hôtellerie française par la qualité de son personnel et de ses services. Cet hôtel célèbre bien l’amitié franco-chinoise, alors pourquoi son « aera general manager » M.Ian V. Alexandre nous adresse-t-il sa charmante lettre de bienvenue … en anglais ?!
Nous aurons l’occasion de parler de Shanghai.
jpr
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