Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

23 commentaires

  1. SEDAT Reynaldo dit :

    Bsr Jean-Pierre Raffarin…!

    Excellent et merci,et pour reprendre vos termes: »Donner du sens à chaque pas,parce que chaque pas unit le chemin et la destination »…!

    PS La fatigue me gagne,je pars compter mes moutons,@+,Reynaldo.

  2. SEDAT Reynaldo dit :

    http://vppyr.free.fr/vpp etp.php3?etp=23.

  3. jany guiot dit :

    Saint-Jean-Pied-de-Port…
    Qu’elle est belle cette France du terroir et de l’histoire…
    Cette petite ville garde avec elle toutes les images de cette France eternelle…c’elle qui depuis toujours nous raconte la vie…
    Sur ses chemins paisibles, les petites fleurs des pres enchantent de leur jeunesse les pelerins de passage.
    Que le Saint Esprit appelle la ferveur ou que les amities naissent dans un sourire, le chemin est la pour tous…

    jany guiot

  4. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean Pierre Raffarin,

    Vous ecrivez ces mots simples et pourtant plein de la verite…du chemin…
     » Chacun peut donner à ce « concours » le sens qu’il voudra, certains parleront de l’Esprit Saint, d’autres de saines rencontres…., tous font un voyage en Humanité »

    Oui, le chemin de rencontre efface souvent la singuliere image de l’apparence, pour montrer la verite des visages…

    Souvent la critique continue, la colere, la jalousie, la violence ou l’acidite des mots, sont des signes de frustrations, du mal etre qui s’est installe dans nos vies par habitude…

    Chacun dans la vie porte son sac, d’espoir, de tendresse, d’amour, d’illusion…le chemin permet d’en prendre conscience et d’en partager les sentiments…au-dela des mots, au-dela du sourire, dans l’intimite de la presence aux autres…

    Le chemin, nous le trouvons aussi dans le dialogue, celui du respect, celui qui accepte les differences de couleurs, de religions, des oublis de virgules aux mots…le miroir des autres…qui reflechit notre devenir…qui inspire l’amour…toujours avec un sentiment d’inacheve…

    Celui qui chemine reviendra toujours different de ses voyages, il se sera baigne dans une source d’eau vive… une source d’eveil au monde…

    Bien amicalement,

    jany guiot

  5. SEDAT Reynaldo dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    La légende de Roland…!

    Les deux épisodes essentiels sont le moment oû Roland sonne le cor,et le choc de son épée Durandal sur le roc,qui aurait ouvert la brèche de Roland…! Un cor sculté en ivoire de l’époque carolingienne est traditionnellement considéré comme le cor de Roland,que représente un vitrail très célèbre du XIIIème siècle à la cathédrale de Chartres…! Ce cor fit partie des rois de France en la basilique Saint-Denis jusqu’au 11 septembre 1793,date oû ce dernier fut largement dispersé ou perdu du fait des révolutionnaires français…! La tradition a également retenu le nom de Ganelon comme celui du traître par excellence,et celui d’Olivier,compagnon de Roland,comme symbole de l’ami parfait…! http://www.youtube.com/watch?v=6s8V1VfkbS4

  6. SEDAT Reynaldo dit :

    Tout plein de petites vidéos sympatiques pour en prendre plein les mirettes du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle…!
    http://www.youtube.com/watch?v=IsPxbk6-npl Excellent visionnage…!

  7. SEDAT Reynaldo dit :

    NB Il y a une erreur de chemin de l’adresse de la vidéo,cette fois-ci,je ne sais pas d’oû cela viens,j’ai tout retapé pareil,mais ce n’est pas grave,aller sur youtube rechercher « Roncevaux »…!
    @+.

  8. jany guiot dit :

    Un petit salut fraternel a notre ami Jacques…
    jany

  9. Alain Soler dit :

    Une question à JPR,

    Depuis Roncevaux entend-t-on les cris de détresse du COR ?
    Ce bien nommé Conseil d’Orientation des Retraites, dont le cri est relayé dans la vallée syndicale par notre ministre des affaires sociales.

    Dans ce rôle, Eric Woerth en alpiniste accompli, habitué des sommets dangereux, prend la mesure du challenge. Son document d’orientation vient de sonner la fin de la récréation, après avoir papillonné c’est le moment de se rassembler avant l’ultime sommet de cette chaîne de sommets où chacun doit aller de l’avant, à ce stade la retraite n’est plus une option !

    Le message d’Eric vaut bien celui de Roland à Roncevaux, cri d’alarme pour le réveil d’une nation, cri de rassemblement avant de pouvoir pousser celui de la victoire des bonnes volontés sur ce chemin de la solidarité.
    Alain

  10. Carole dit :

    Non mais franchement, on se moque de qui ??????

    http://www.forexpros.fr/news/actualités-forex/la-commission-européenne-priée-de-faire-des-économies-elle-aussi-8487

    On demande des efforts aux Etats, enfin aux contribuables, et eux continuent le carnaval !!!!!!!!!!

    IN JUS TI CIA IN JUS TI CIA

  11. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Le Document d’Orientation sur la Reforme des Retraites est enfin sorti, 17 pages intéressantes qui montrent la complexité et la nécessite d’un réel débat…

    Remercions le groupe de rapporteurs qui a su élaborer un document de qualité.

    Je suis contre l’effet « Godillot » qui ne respecterait pas les partenaires sociaux, ni les administres, nous avons des élus (représentants du peuple) laissons leur le soin d’approfondir dans la « serenite du dialogue » ce document d’orientation qui est important pour le devenir de tous et notamment de notre pays.

    La première impression qui ressort est qu’il ne semble pas, dans l’état actuel des hypothèses des solutions envisagées, que l’on affermisse la gestion des retraites sur le long terme…

    1) Un exemple :
    A la page 7 du document d’orientation, point (ii)
    Il est écrit  » Par ailleurs, le remplacement de l’assiette des revenus du travail par une cotisation sur la valeur ajoutée…pénaliserait l’investissement et la compétition des entreprises.”

    Il serait intéressant d’ouvrir le débat sur ce point car il est possible de trouver la une des sources d’un financement mixte.
    La TVA Sociale (partielle) d’un montant envisageable de 3% pourrait permettre d’assurer en partie le financement des retraites.
    Il est bien entendu par tous que l’assiette des revenus du travail restera la part principale du financement des retraites…Ne déresponsabilisons pas les salaries et les gestionnaires d’entreprises…

    2) Le problème de l’employabilité des Seniors (on en parle dans le rapport).
    Je préconise de responsabiliser les partenaires sociaux, l’Etat par contre doit être garant de la justice sociale et aussi de la pérennité du financement des retraites.

    ***Je propose l’utilisation d’un texte (méthode) temporaire en attendant d’avoir retrouve le « fameux plein emploi pour les seniors »
    Celui-ci serait de qualifier (après un sérieux contrôle) tous les trimestres d’un chômeur (indemnise ou pas) qui aurait dépasse l’age de 50 ans et qui aurait déjà cotise 25 ans.
    La qualification de ses points relatifs de retraites pourrait se faire sur la base de ses 25 années travaillées.
    Ce moyen technique pourrait ainsi pousser les entreprises a garder leurs seniors qui ne l’oublions pas reste une valeur sure pour « le maintien du savoir faire » au sein des entreprises…

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    Jany Guiot

  12. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre, Cher Jany,

    « Chacun peut donner à ce « concours » le sens qu’il voudra, certains parleront de l’Esprit Saint, d’autres de saines rencontres…, tous font un voyage en humanité », ces mots sont justes, et mon cher Jany, que je remercie et à qui je renvoie le bonjour fraternel, vous avez raison de souligner cette phrase dans le billet de Monsieur Raffarin. Chacun puise au fond de lui-même, sa force est intérieure, dans son parcours face à la souffrance souvent effacée par la beauté des paysages, il le fait en toute Humanité, portant régulièrement son regard sur les autres pèlerins échangeant un mot, un sourire, car l’humilité l’habite également, et à ce moment-là il acquiert lui-même un réconfort, un soutien un plus, lui permettant de se projeter au-delà avec courage et force. Tous sont égaux, chacun porte sa croix dans son cheminement vers Santiago. A ce moment-là, malgré la souffrance physique, rien est plus beau et le pèlerin est heureux, il fait de ce voyage un bonheur, car le bonheur en lui-même n’est pas une destination, il n’est qu’un moment.

    Ce cheminement, nous le retrouvons dans notre quotidien et il est bien dommage que grand nombre ne le regarde pas de la même façon en n’adoptant pas ce comportement qui serait utile à la société. Sur son parcours, chacun emprunte un sillon, il n’est pas toujours rectiligne, ni très facile, il est parsemé d’embûches, il y a toujours des obstacles le long du chemin, des épreuves à traverser, un travail à terminer, du temps à donner, une dette à payer, la vie c’est ça… Elle est souvent dure, il y a de grands moments de solitude, l’absence du regard d’autrui, le manque de réconfort, une forme de l’abandon qu’a sans doute dû ressentir Roland dans le Col de Roncevaux et nous en arrivons à la trahison…!

    Alors, bien sûr, nous aurons toujours des préférences, plus d’égards envers certains qui ont pesé dans notre parcours, ceux qui ont contribué à notre éducation, à notre formation, qui nous ont aidés dans les moments difficiles, qui nous ont fait sentir que nous représentons quelque chose, qui se sont faits du souci pour nous, qui prennent soin de nous. Ceux qui, en toutes circonstances restent proches de nous : des Frères, des Amis… Mais ce n’est pas pour cela qu’il ne faille pas poser son regard sur les autres personnes, et nous devons le faire avec gentillesse et respect car chacun d’entre nous éprouve un besoin, il est le même pour tout le monde, celui d’être aimé.

    Bien amicalement à tous les deux

    Jacques

  13. claude simonnet dit :

    Bonjour à tous,

    En réponse à Carole, eh bien oui, ceci traduit bien les termes de Jany, du prédateur et de l’agneau. C’est la dure loi de la vie ou le cycle naturel est complexe. L’agneau doit apprendre à se méfier du prédateur car le berger qui mène le troupeau d’agneaux n’est pas toujours à même de protéger l’ensemble.

    Ceci dit on peut très justement se poser la question de la manière de contrer l’activité du prédateur, car l’agneau n’est pas totalement démuni et le berger non plus. Ce qui est appelé « l’attaque contre l’euro » permet à ce dernier de rendre un peu de croissance à la zone euro et en faire perdre une partie à la zone dollar. Il y a un équilibre de croissance entre les deux systèmes qui peut nous être favorable. Mais dans ce cas le monde occidental se nourrit de sa propre chair, ce qui ne peut pas être considéré comme durable.

    Et n’oublions pas que de nombreux pays frappent très forts à la porte des pays richement endettés, qu’ils sont à même de nous vendre leur production (ce qu’ils font déjà depuis longtemps et on aime ça car c’est moins cher) et que les Etats-Unis ne sont plus le gendarme du monde.

    Ce qui n’empêchera jamais un secteur activité, « l’industrie financière » de se nourrir des aléas des gouvernances pris dans de le tourbillon des intérêts contradictoires des différents pays à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Europe.

    Bien à vous tous.

    Claude Simonnet

  14. Claude dit :

    Bonjour Claude Simonnet,

    Ce que ne dit pas la fable de Jany c’est que, pour que la chaîne fonctionne, après avoir brouté, l’agneau doit absolument aller boire et que, onde pure ou pas, le loup doit impérativement manger un agneau de temps en temps. Et elle ne dit pas non plus que si les loups sont empêchés de se nourrir, ils crèvent de faim et disparaissent mais que l’agneau n’est pas sauvé pour autant. Les agneaux savent bien qu’un prédateur en cache toujours un autre (en fait, c’est assez bon, l’agneau).

    Ce que ne dit pas non plus la fable c’est que si l’agneau est attentif et qu’il mange et boit juste la part qui lui revient au mérite il aura plus de chance de s’en sortir par vigilance et par dextérité. Si au contraire il se bâfre sans retenue et sans s’occuper du danger, alors il sera mangé bien gras mais bien avant son heure juste avant la disette qu’il préparait.

    Contrairement à ce que l’on dit, il n’y a pas d’attaque, au sens littéral, contre l’Euro (qui d’ailleurs n’en a cure et les industriels s’en frottent les mains). C’est même tout le contraire. Jamais un époux délaissé ne crie qu’il est attaqué. L’Euro n’est pas attaqué, il est délaissé. Les prédateurs s’intéressent à autre chose qu’à l’Europe. Ils vont là où les gens sont solvables, là où il y a quelque chose à gagner. Et l’Euro délaissé perd de son intérêt. Nous devrions probablement être heureux que cette bouffée de compétitivité arrive alors que nos outils industriels ne sont pas encore tous détruits et que, sous l’impulsion de N. Sarkozy nous avons l’espoir d’une compétitivité à nouveau possible au bout de notre tunnel quand les grandes réformes seront accomplies.

    C’est probablement la dernière chance que nous donne l’histoire grâce à notre démographie.

    Si ceux qui n’ont rien compris associés à ceux qui n’aiment pas la France, leur pays, perdent la partie qu’ils ont engagé pour empêcher notre « Renaissance » alors la crise aura été une chance pour nous. D’abord parce qu’elle doit être une prise de conscience et ensuite parce que la crise a mis fin à la spirale infernale qui surévaluait l’Euro au profit des exportations des USA et de la Chine dont les monnaies sont (encore aujourd’hui) sous-évaluées.

    Pour commencer, prenons conscience que ce sont nous les prédateurs lorsque nous consommons aujourd’hui les richesses que produiront nos enfants demain. Nos enfants ne pourront pas aimer avoir joué le rôle des agneaux pendant que leurs parents jouaient celui des loups en ruinant le travail de reconstruction de leurs grands parents du baby-boom qui ont fait les 30 glorieuses (devenu papy-boom 70 ans plus tard avec les 30 piteuses qui vont peut-être bientôt finir, ça dépend de nous).

    Cordialement,
    Claude

  15. Claude Simonnet dit :

    Chers tous,

    Et de Claude à Claude, ces propos semblent bien réfléchis et donnent une image conforme à la réalité.
    J’y souscris entièrement.
    J’ai retrouvé un lien que vous livre ici : http://french.peopledaily.com.cn/31966/99491/index.html

    Bien à vous.
    Claude Simonnet

  16. jany guiot dit :

    Le gros-qui-tache est au mouton-rothschild ce que la brebis galeuse est à l’agneau pascal.
    Citations de Pierre Dac

    Doux agneau qui de ton sang a marqué le chemin
    Flambeau qui brille aussi pour éclairer ma route …
    Poèmes sacrés, L’Ascension
    Citations de John Donne

    Les agneaux paissent en paix, tandis que les loups se dévorent entre eux.
    La Rôtisserie de la reine Pédauque (1892)
    Citations de Anatole France

    Plus on approche de l’ennemi, plus les tigres de cour deviennent agneaux.
    Citations de Proverbes chinois

  17. Carole dit :

    Merci Claude pour cette honorable explication.

  18. Ernest Gransagne dit :

    Claude,

    j’aimerais bien en complément de votre fine réflexion sur les « 30 piteuses » que vous nous expliquiez ce que vient de décider Angela en Allemagne : c’est à dire que vous nous expliquiez en termes clairs ce que font les « spéculateurs » pour s’en mettre plein les poches avec l’argent qu’ils n’ont pas.
    Quelle « mécanique » adoptent-ils ?

    Merci

    Bien cordialement

    Ernest

  19. Le Renouveau Jacobin (Floreal) dit :

    NOUS SOMMES DANS LE GRAND FLOU…

    JE SUIS D’ACCORD AVEC VOUS ERNEST…IL Y EN A QUI SE RACONTE DES SACRES HISTOIRES !

    UN SPECULATEUR, CELA ACHETE ET REVEND AU BON PRIX
    OU CELA INFLUE SUR UN MARCHE DE VALEURS EN REVENDANT EN MASSE CES DITES VALEURS.
    Pour qu’elle raison ?

    La reflexion sur les « 30 piteuses » est aussi piteuse, pure soupe au chou.

    Bien cordialement,

  20. jany guiot dit :

    Etre admiré et honoré chez soi c’est, pour le cerveau d’un malheureux homme, une fumée de revanche assez capiteuse pour l’enivrer du plus sot orgueil.
    Le Désespéré (1887)
    Citations de Léon Bloy

  21. Claude dit :

    Cher Ernest,

    C’est assez simple.

    Spéculer sur la baisse du marché consiste, par exemple, à racheter les actions que l’on vient de vendre après une baisse. Je les vends chères et je les rachète bon marché en empochant la différence. Si je vends 10 actions puis qu’avec le prix de la vente j’en rachète 12 à la fin du mois après la baisse, j’ai gagné 2 actions.

    La vente à découvert (SRD) est une variante typiquement française de la vente à terme qui remplace le mécanisme de « règlement mensuel » d’avant l’uniformisation des procédures boursières. Une vente à découvert c’est comme si vous « empruntez » des actions que vous ne possédez pas à votre courtier moyennant intérêts pour les vendre au comptant puis que vous achetiez les mêmes actions plus tard (à la fin du mois) quand elles ont baissé pour les rendre au terme à votre courtier. Vous empochez la différence sans avoir misé vous-même (un PEA interdit cette manœuvre immorale puisque sans argent et sans courtier qui vous avance les titres moyennant finances vous ne pouvez pas faire cette opération). En cas d’augmentation du cours, il y a quand même une morale, c’est vous qui assumez le coût de votre erreur. Pour vendre à la baisse à terme il faut trouver un acheteur qui fait le pari de la hausse à terme. On ne peut pas vendre si personne ne veut acheter.

    Contrairement à ce que certains laissent penser cette manière de procéder n’influe qu’à la marge sur les cours. Ni elle n’augmente le nombre d’actions mises sur le marché ni elles le restreignent puisqu’à une forte offre correspond une forte demande immédiatement après.

    Pour influer fortement sur un marché il faut un espoir fort de bonnes nouvelles ou une crainte importante de mauvaises. Ce qui est un délit c’est de propager des rumeurs (bonnes ou mauvaises).

    Pour immoraux qu’ils sont, les gens qui spéculent de cette manière profitent de la baisse des cours sans la provoquer eux mêmes. L’inquiétude de l’insolvabilité des Etats a un effet bien plus déterminant sur les cours. Les mêmes personnes spéculent à la hausse quand les cours montent. Ils ne sont pas embarrassés ni dans un cas ni dans l’autre et n’ont pas de préférence pour la hausse plus que la baisse ou le contraire. Ce qui les réjouit ce sont les grandes variations rapides qui permettent de dégager une marge importante en peu de temps.

    Je ne crois pas que Madame Merkel pense un seul instant que cette interdiction qu’elle vient de prendre aura un effet sur la spéculation. C’est probablement un simple message à son opinion publique. Cette interdiction n’empêche pas de spéculer sur les obligations allemandes depuis les places étrangères. Par contre cette posture de madame Merkel risque d’envoyer un message au marché qui pourrait croire qu’elle fait bande à part et ça, cela peut faire baisser les cours en faisant baisser la confiance. Il faut observer que l’Allemagne, plus exportatrice que les autres est la plus avantagée par la baisse de l’Euro.

    Comme nous sommes tous des spéculateurs, les spéculations que nous ne faisons pas nous parraissent plus immorales que celles que nous faisons. La spéculation c’est quand on fait un pari dont on espère tirer un avantage dans l’avenir. Ce n’est pas une invention récente. Par exemple, quand je souscris un crédit je spécule sur ma capacité de produire dans l’avenir de quoi le rembourser ainsi que ses intérêts.

    Il y a fort longtemps que les marchands spéculaient en achetant des récoltes sur pied (voire avant semailles) en espérant que la récolte sera bonne ou des cargaisons avant le départ du bateau en espérant un voyage fructueux sans naufrage. Sans ces marchands, les marins seraient restés au port sans bateau et les paysans n’auraient pas eu l’argent de la semence. Les paysans pariaient que les prix seraient plus bas après la récolte qu’au jour de la vente à terme et les marchands espéraient le contraire.

    Je pense que la spéculation est vieille comme l’humanité et ne finira qu’à la fin de l’humanité (je ne suis pas pressé).

    Bien cordialement,
    Claude

  22. Ernest Gransagne dit :

    Claude merci et bravo.

    C’est limpide comme de l’eau de roche.

    Si Bernard Maris* vous lit, il va pouvoir apprendre des choses !

    Cordiales salutations

    Ernest

    PS : si vous saviez Carole… mon espagnol ferait frémir Cervantes ! et même Garcia Lorca ou Salvador Dali, peu importe le flacon… pourvu qu’on ait l’ivresse !

    * Bernard Maris, l’inéffable, qui confond « économie » et « tribune du polit-buro » !

  23. Goyeneche dit :

    Ronceveaux, les soit disants Maures qui attaquent Roland…. je ris, ce sont les fiers Basques qui ont « expliqués » à Charlemagne et à Roland qu’ils étaient venus chez eux, sans y être invités… que les francs en fassent une « chanson », grand bien leur fasse. à Cette époque, toute cette région ne faisait pas partie du royaume des francs.

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