Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues,
Mes premiers mots seront pour saluer le travail fait par la commission et par les rapporteurs, Gérard César et Charles Revet, et pour vous remercier, monsieur le ministre, de nous donner l’occasion d’une réflexion approfondie sur la place de l’agriculture dans notre stratégie nationale.
Après le débat important qui a eu lieu en 2005 sur la loi d’orientation agricole défendue par l’un de vos excellents prédécesseurs, M. Bussereau, cette discussion est très opportune. Je vous en remercie et veux saluer l’action personnelle qui est la vôtre à Bruxelles, à Paris et sur le terrain auprès des agriculteurs aujourd’hui confrontés à des difficultés majeures.
Naturellement, ma responsabilité ne se limite pas à rechercher des motifs de satisfaction dans le projet qui nous est soumis. Ils sont nombreux et je voterai ce texte avec le groupe UMP, monsieur le ministre.
Je veux néanmoins attirer votre attention sur trois sujets qui me paraissent très importants.
Le premier est une menace d’ordre institutionnel. Vous êtes à la tête d’un ministère très vaste qui, non content d’avoir en charge des secteurs aussi variés que l’économie et l’alimentation, englobe une grande partie de la recherche et de la formation.
Il est inacceptable que les décisions prises pour l’agriculture se prennent durablement à l’extérieur de votre ministère. Or vos collègues de l’environnement, de la santé et de l’aménagement du territoire s’emparent petit à petit de la réflexion agricole.
Il y a là, selon moi, une dérive institutionnelle. Et si j’ai appelé avec quelques-uns de mes collègues à un « Varenne de l’agriculture », c’est parce que nous voulons vraiment que les institutions reprennent leur place : nous voulons qu’un ministère puisse défendre l’agriculture et parler en son nom.
C’est au Premier ministre de faire les arbitrages. En effet, quand un conflit oppose le ministère de l’agriculture à ses homologues en charge de l’alimentation, de la santé ou de l’environnement, ce n’est pas à un quelconque Grenelle, aussi loué soit-il, de rendre systématiquement des arbitrages sur les décisions qui concernent l’agriculture. Ces arbitrages, ils reviennent à la fonction interministérielle, donc au Premier ministre.
En l’occurrence, quand on discute agriculture, il ne s’agit pas d’aller contre la santé ou l’environnement. Il faut définir une stratégie globale et responsable qui pense l’agriculture.
Or dans cette perspective, on a vraiment le sentiment qu’un certain nombre des décisions qui le concernent échappe au ministère de l’agriculture.
Or nous ne voulons pas que le Grenelle fasse oublier le Varenne. C’est la raison pour laquelle nous voulons que, grâce à votre talent, monsieur le ministre, le ministère de l’agriculture se fasse entendre.
C’est une nécessité, attendue par les agriculteurs dépités de voir certaines décisions importantes prises sans intégrer la dimension agricole du sujet.
C’est ainsi que le texte qui nous est soumis aujourd’hui n’aborde pas l’eau, sujet très important sur lequel notre collègue Alain Chatillon voulait intervenir aujourd’hui. Il en a été empêché par un deuil dans sa famille. On a le sentiment que la politique de l’eau, richesse stratégique pour l’agriculture, doit être aussi pensée dans le domaine agricole, quitte à avoir ensuite des arbitrages avec les autres ministères.
Ouvrir un « Varenne de l’agriculture », redonner toute sa place au ministère de l’agriculture a également une importance dans le cadre de l’Union européenne, qui a aujourd’hui beaucoup de mal à définir une politique des prix.
Sur le plan national, on voit bien, en revanche, qu’il est souvent plus facile d’intervenir sur les charges. Faute de pouvoir maîtriser les prix, l’objet d’un « Varenne des charges » serait justement d’arrêter la part nationale des charges susceptible d’être allégée. Or les agriculteurs ont bien besoin aujourd’hui d’un allégement des charges dans leur compte d’exploitation !
D’ailleurs, dans son programme de 750 millions d’euros, l’Allemagne n’a-t-elle pas allégé de plus de 45 % la cotisation « accidents » supportée par les agriculteurs ? Cette question mérite réflexion : il s’agit, dans une approche à la fois très agricole et interne, de dégager ce qui relève des décisions nationales en vue de procéder aux différents allégements.
Monsieur le ministre, cette dimension est très importante pour que nos agriculteurs se sentent mobilisés. La vocation du ministère de l’agriculture, c’est moins de défendre les agriculteurs que de penser avec eux l’avenir de l’agriculture. Vous avez les talents et les capacités pour y parvenir. Nous sommes à vos côtés, monsieur le ministre, pour poursuivre dans cette voie. C’est cette dérive institutionnelle que je voulais souligner d’abord.
Le deuxième sujet qui me préoccupe relève, comme le premier, de la menace. Il concerne les conséquences régionales et territoriales d’une évolution de la pensée agricole très présente à Bruxelles. C’est ainsi que j’entends dire assez souvent dans les couloirs bruxellois que la bonne solution pour l’agriculture française, notamment pour l’élevage et le lait, consisterait à faire en sorte d’organiser correctement et dignement le départ de 20 % de producteurs laitiers dans notre pays. Au terme de ce raisonnement, la production laitière française serait meilleure grâce à la réduction ainsi décrétée. Cette menace-là est très préoccupante parce qu’elle ne tient pas compte de l’identité territoriale et agricole de la France.
En effet, à procéder de la sorte, on aura une grande région productrice de lait, la grande région Bretagne, élargie à son nord et à son sud. Et la production laitière disparaîtra du quart sud-ouest de la France, des zones de montagne et d’une grande partie de l’est de la France, soit des trois quarts de nos territoires français.
De telles logiques conduiraient à créer une grande région céréalière, la Beauce, et une grande région laitière, qui sera le grand Ouest. Quant à toutes les régions intermédiaires, qui constituent une grande partie de la réalité agricole de notre pays, elles seront menacées et exposées à un avenir incertain.
Quand on pense agriculture, il faut naturellement intégrer la diversité territoriale de notre pays. Et nous avons besoin d’une économie céréalière à l’extérieur de la Beauce, comme nous avons besoin d’une économie laitière à l’extérieur de la Bretagne…
… sans que je mette en cause ni les Bretons ni les Beaucerons ! Mais il est clair que notre identité territoriale nous impose d’animer nos territoires.
Pour cela, nous avons besoin de conjuguer un certain nombre de productions. C’est un élément très important.
Prenons la question des allocations provisoires en matière laitière. On voit bien que les régions laitières ont besoin d’une augmentation des allocations provisoires. En effet, sinon, à force de perdre des producteurs, et donc des volumes, les coopératives auront de moins en moins de lait et verront se réduire leurs capacités financières à envisager l’avenir. Ces régions subiront finalement une sorte de double peine : après avoir perdu des producteurs, elles perdront des outils industriels, notamment des outils coopératifs.
C’est la deuxième menace sur laquelle je tenais à mettre l’accent au cours de cette intervention, monsieur le ministre. Je veux faire bien mesurer que la question agricole ne se réduit pas à des statistiques. Derrière les chiffres, il y a des personnes, qui vivent sur des territoires.
Le troisième sujet sur lequel je voulais intervenir est plus spécifique, mais néanmoins très important pour notre pays. Il concerne un secteur de l’économie laitière qui ne dépend pas de Bruxelles et pourrait nous donner l’occasion de renforcer notre souveraineté.
Je veux parler du lait de chèvre. Il s’agit d’une production nationale soustraite aux préoccupations bruxelloises. Dans ce secteur où nous ne sommes pas enfermés dans des contraintes extérieures, démontrons notre détermination ! L’interprofession vous fait des propositions d’intervention qui se chiffrent à environ 26 millions d’euros sur lesquels les producteurs et les syndicats sont prêts à prendre à leur charge 14 millions d’euros. Les coopératives sont prêtes à prendre 7 millions d’euros à leur charge sous réserve d’une aide de l’État à hauteur de 5 millions d’euros pour la gestion des stocks.
Grâce à une bonne gestion des stocks sur le plan national, nous pourrions montrer, dans ce secteur du lait de chèvre qui n’est pas une économie sous tutelle européenne, notre attachement souverain à une agriculture importante pour notre territoire.
Telles sont les trois menaces que je voulais souligner, monsieur le ministre.
Naturellement, je souligne aussi que ce texte contient des avancées considérables. C’est la raison pour laquelle, j’ai salué tout à l’heure le travail de la commission.
Mes chers collègues, je relève des évolutions très importantes, y compris pour la distribution et les contrats. Je suis très heureux de voir retenue cette logique des contrats, laquelle reprend au fond la logique des coopératives. Elles ont été les premières à mettre en place les contrats structurés qui donnent aux producteurs des assurances pour l’avenir en leur offrant cette capacité d’union.
C’est la raison pour laquelle je tiens à vous dire que, sur la distribution, j’approuve ce qui a été fait par le Président de la République.
Une vieille expérience acquise en exerçant les fonctions de ministre des PME me fait dire que la distribution a un talent extraordinaire pour utiliser les règlements nationaux à son avantage.
Après moult réflexions – peut-être nourries de l’audace de l’expérience – je pense que toute tentative sera vaine tant que l’on ne taxera pas les produits financiers. Ne triomphez pas si vite, mes chers collègues ! En effet, le gros problème avec la grande distribution, c’est que les grandes surfaces font leurs marges plus sur les produits financiers que sur l’action commerciale.
Moi, je suis pour un commerce libéral, et pas pour un commerce détourné qui est fait sur des produits financiers. C’est là la source des profits des grandes surfaces et, sauf à y remédier, les difficultés subsisteront.
Monsieur le ministre, vous avez mon estime, mon amitié et mon soutien.
19 mai 2010 à 20 h 40 min
Force 5. Un vent de fraîcheur et de raison. Prendre la trésorerie de ses partenaires commerciaux améliore les bilans mais ne constitue pas la base du commerce.
Il est aussi vrai qu’une mesure est souvent retournée au profit de celui qui est contraint.
Une aide est souvent remisée dans l’autre poche, celle de l’intérêt particulier et amoindrit les effets positifs attendus.
Une concentration sonne le glas d’une culture, d’une histoire et réduit la volonté d’entreprendre. Il fait bon prendre la dimension de toute mesure d’envergure souvent conduisant à un point de non retour, avant de s’y engouffrer. Mais il faut quand même avancer.
Beaucoup de lucidité et de bon sens.
Claude Simonnet
19 mai 2010 à 23 h 07 min
Cher Monsieur le Sénateur,
Cher Monsieur Jean Pierre Raffarin,
A la lecture de votre billet, qui me semble très constructif et très intéressant au premier abord.
Le Ministère de l’Agriculture dirigé par notre ami Bruno Lemaire qui fait un travail remarquable, et je ne peux l’en féliciter, mais c’est au tour de Bruxelles de choisir les bonnes décisions afin que notre agriculture perdure en France en dans la Zone Européenne.
On ne peut plus supporter le poids de la distribution, qui abime le système de nos agriculteurs, il faut réagir et trouver une solution stable et compréhensible dans son ensemble.
Justement votre discours le dit très bien.
Pour ma part, je ne peux que dire et encourager notre agricultures, car sans elles on ne pourrait survivre ou se nourrir proprement dit.
Je vous remercie de ce discours et de votre ténacité pour défendre notre image agricole au nom des professionnels de cette profession.
Avec mes cordiales amitiés
Dr Ludovic Zanker
Diplomate RFA en France
20 mai 2010 à 5 h 40 min
Monsieur le Premier Ministre Jean Pierre Raffarin,
La Terre c’est la Vie…
Cette un sentiment de reconnaissance qui m’anime ce matin Monsieur le Premier Ministre.
Votre discours montre tout le travail nécessaire pour que nous puissions garder une agriculture digne de nos traditions centenaires.
Vous écrivez:
« En l’occurrence, quand on discute agriculture, il ne s’agit pas d’aller contre la santé ou l’environnement. Il faut définir une stratégie globale et responsable qui pense l’agriculture. »
C’est très vrai, c’est pourquoi l’homme politique doit faire grandir le débat au niveau des institutions, au niveau de la distribution, au niveau de la production et au niveau de la politique commune agricole européenne.
Chacun doit pouvoir être plus responsabilise dans son action de tous les jours pour ne pas compromettre les équilibres fondamentaux.
Nous devons avoir une vraie politique agricole comme nous devons aussi avoir une politique industrielle porteuse de devenir, d’espoir et de confiance.
La France était un grand pays industriel, on laisse des friches…des usines qui dorment…
Ne faisons pas la même chose avec l’agriculture…
Aujourd’hui dans le monde, les pays s’éveillent de nouveau a l’espace agricole, longtemps ils avaient pense que seule la concentration des industries pouvaient apporter le mieux être a tous et surtout les emplois…
Aujourd’hui, les pays cherchent à revaloriser le travail de la terre en reconnaissant celui-ci comme dynamique de progrès au même titre que la production industrielle.
***Vous trouverez toujours des «grincheux » ceux qui bougonnent assis (dans leur complaisance) sur le bord du chemin…donnez leur une binette et un râteau, ils comprendront peut être mieux la terre…
Continuez Monsieur le Premier Ministre à défendre l’intérêt du paysan, au travers votre action vous défendez aussi le devenir de la France.
La Terre c’est la Vie…
Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération,
jany guiot
20 mai 2010 à 7 h 56 min
La France est un grand pays agricole…
Ses premières salades qui étalent leur gourmandise sur les marches du printemps…
Madame, Monsieur, une salade, elles viennent d’arriver !
Encore toutes belles de leur fraîcheur !
Sont-elles si belles que l’impatience s’habille de mots ?
Ses viandes si appétissantes du Charolais ou d’ailleurs qui s’offrent en partage…
Ce saucisson de montagne que l’on s’offre ou que l’on vole à tout heure sur la discrétion d’un coin de table…avec un morceau de pain…
Ce petit nuage de lait de l’expert, aux bons fromages…si revigorants…
Quoi de plus simple pour nous laisser aller a rêver du palais au point de sombrer dans le plaisir de la compagnie d’un nectar de vigne…blanc, rouge ou gris quelle importance au fond !
Oui la Terre c’est la Vie…
Je me souviens des près de luzerne ou nos souffles se perdaient dans la magie de la passion…
Des haricots qui nous courbaient le dos,
Des Cerises qui remplissaient nos ventres,
Des poires qui s’entassaient dans les cageots de bois,
Des poireaux qui nous gelaient les doigts et qui nous faisaient pleurer dans les hangars,
Des pommes que l’on s’imaginait voler dans les vergers oublies,
Des pommes de terre que l’on rentrait pour l’hiver…dans la fraîcheur de la cave…
Non, je n’ai rien oublie…
Je retournerai un jour sur la route du moulin…
Au fond, le cholestérol il n’est pas la,
Il est dans la jalousie, la méchanceté, dans le refus des autres,
Dans le manque d’amour…
jany guiot
20 mai 2010 à 8 h 38 min
Bonjour à tous,
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Bravo ! Excellent plaidoyer rempli de bon sens et de lucidité, fruit de votre parfaite connaissance du monde rural et de vos convictions profondes.
Vous avez raison de souligner l’excellent travail effectué par Monsieur Bruno Le Maire, remarquable dans sa tâche aussi bien sur le terrain au milieu de nos agriculteurs, qu’à Paris ou à Bruxelles.
Vous avez également raison en disant que le Premier Ministre devra faire des arbitrages pour éviter une dérive institutionnelle tant notre politique agricole est liée à celles de l’alimentaire, de la santé et de l’environnement. La stratégie relative à l‘agriculture doit être globale et responsable, tous les Ministères doivent travailler ensemble pour sauver le « soldat agriculture » dont notre Pays a le plus grand besoin notamment pour sa nourriture, mais aussi pour la survie de ce Monde rural qui fait tout le charme de notre magnifique Pays. Il faut à tout prix maintenir la grande diversité territoriale de notre Pays, c’est un « label » de qualité, notamment dans sa production agricole avec d’excellents produits de terroir réputés dans le Monde.
Par ailleurs, je partage également votre point de vue dans le secteur de l’économie.
En ce qui concerne la distribution des produits, il faut que chacun s’y retrouve, le producteur qui doit au minimum récolter au moins le fruit de son labeur, la distribution mais aussi les consommateurs que nous sommes.
Dans notre Pays, terre de production agricole, consommons français mais à condition que chacun s’y retrouve, bien entendu !
Bien amicalement à vous.
Jacques
20 mai 2010 à 12 h 16 min
Etienne Hérissé M. Le Sénateur Jean-Pierre Raffarin
8 allée de Virginie 15 rue de Vaugirard
86170 Neuville de Poitou 75006 Paris
etienne.herisse@free.fr
A Nanchang
Le 20 mai 2010
Bonjour Monsieur Raffarin,
Je suis Etienne Hérissé. Résidant à Neuville de Poitou, je conclus ma dernière année à l’IAE de Poitiers après six années passées au sein de l’Université de Poitiers. Je finalise actuellement en Chine à Nanchang un double diplôme Master Commerce International – Master Diplôme Universitaire Passerelle Asie. Afin d’obtenir ce diplôme, symbole d’ouverture sur la culture chinoise et de rapprochement des peuples, j’ai choisi de réaliser mon stage de fin d’études en Chine pour une durée de six mois à partir de début juillet 2010.
Durant mon parcours, j’ai pratiqué et appris plusieurs langues telles que l’anglais (courant), l’espagnol (4 mois en Espagne), le chinois (débutant). J’ai également cumulé plusieurs expériences à l’étranger au cours de ces dernières années. Comme indiqué précédemment, je réalise l’apprentissage du chinois et de la culture chinoise grâce à une immersion totale en Chine.
De plus, mes expériences passées, notamment au sein du deuxième groupe bancaire français (BPCE), m’ont beaucoup apporté tant au niveau de la gestion de projets qu’au niveau de la gestion de mon environnement professionnel interne et externe.
Mon curriculum vitae joint à cette lettre vous renseignera d’avantage.
De plus, je suis extrêmement motivé, organisé, avec une grande capacité d’adaptation aux différents environnements de travail. J’ai, par le passé, travaillé en équipe ainsi qu’en autonomie. Je suis très sociable et dynamique.
Conformément à mon parcours, je recherche ce stage dans les domaines du commerce international, de l’import-export, de la logistique, des achats ou encore des ressources humaines. Je suis persuadé que cette expérience en Chine sera un atout majeur dans ma future carrière.
Depuis votre première visite en Chine en 1976, vous avez acquis une connaissance approfondie de la culture chinoise. La proposition du Président de la République Française de devenir ambassadeur de France en Chine en est la preuve irréfutable.
Lors de ces dix dernières années, votre attachement à la Chine a été manifeste, par exemple en 2003 lors de votre venue en pleine épidémie et plus particulièrement en 2008 lors des désaccords profonds entre la France et la Chine sur les émeutes tibétaines.
Depuis ces vingt dernières années, les relations économiques franco-chinoises se développent de façon fulgurante, de nombreuses entreprises françaises ayant d’ailleurs fait le choix de s’installer dans l’Empire du Milieu. Après une vague importante de grandes entreprises françaises, une autre vague de PME fait désormais son arrivée en Chine.
Après plusieurs dizaines de candidatures spontanées dans les grandes entreprises françaises qui sont restées sans réponses malgré de nombreuses relances ; après avoir postulé à de nombreuses offres de stage depuis quatre mois, souvent sans réponses également ; je suis désormais obligé de rentrer en France faute de stage. Face à cette difficulté d’obtenir un stage et après avoir épuisé quasiment toutes mes ressources sociales et financières je me permets de me tourner aujourd’hui vers vous en espérant que vous pourrez m‘appuyer pour un stage dans une entreprise en Chine.
Veuillez recevoir, Monsieur Raffarin, mes sincères salutations.
Etienne Hérissé
CURRICULUM VITAE
Formation
2010: Double diplôme: Master Commerce International (CI) – deuxième année – et Diplôme Universitaire
Passerelle Asie (DUPA) à l’IAE de Poitiers et à l’Université de Nanchang (Chine).
CI DUPA
- Fiscalité internationale – Droit commercial chinois
- Droit international – La finance en Asie
- Logistique – Culture chinoise
- Techniques de financement international – Géopolitique en Asie
- Techniques douanières – Yin et Yang
- Stratégie et marketing international
2009: Master Marketing – Management des Projets Marketing – première année – à l’IAE de Poitiers. Etudiant Erasmus
en Angleterre.
- Comparative Government and Politics
- Organisational Behavior
- Practise to entrepreneurship ayant pour base la création d’une entreprise en conditions presque réelles
- Création d’un business plan
2008: Licence Science de Gestion, Gestion Commerciale des PME à Niort. Développement du marketing, de la fiscalité,
du droit du travail, des langues et de la bureautique.
2007: Assistant d’un professeur de français à Lincoln (Angleterre).
2006: IUT Gestion des Entreprises et des Administrations, spécialité PMO à Niort.
Langues
Anglais courant (19 mois cumulés en Angleterre).
Espagnol, bonne maîtrise après quatre mois à Madrid.
Chinois (débutant), séjour de 9 mois en Chine en 2010.
Expériences professionnelles
2009: Mission à Paris au siège social des Banques Populaires et Caisses d’Epargne (BPCE), au sein du département de la
Banque du Développement Régional pour assister le directeur adjoint. Polyvalence des tâches, gestion de
plusieurs projets simultanément, travail en autonomie et en équipe, gestion des délais. Mission extrêmement
professionnalisante.
2003 – 2008 : – Manutentionnaire chez Jouffray Drillaud pendant 5 ans les mois d’été.
- Missions en 2005 et 2006 à la Caisse d’Epargne Poitou Charentes dans le département Logistique au sein
du service des Moyens Généraux et du service Achats.
- Serveur chez un traiteur organisant les mariages (été 2007).
- Missions à Madrid en 2008 chez Boulanger España ainsi que dans l’hôtel de luxe Don Pio.
- Travail chez McDonald’s en 2009 en Angleterre à Reading. Gestion d’équipes de 6 personnes.
Divers
Maîtrise de Word, Excel, PowerPoint. Notion d’Access
2005 – 2008 : Implication dans la vie étudiante avec trois associations en tant que trésorier, vice président et président.
Mai 2010
Etienne Hérissé
8 allée de Virginie
86170 Neuville de Poitou
FRANCE
etienne.herisse@free.fr
25 ans
0086 15970483573
20 mai 2010 à 22 h 33 min
Bonjour à tous.
Je ne sais ce qui va se passer avec notre agriculture, mais on a intérêt à prévoir une bonne marge de sécurité et d’en finir avec les subventions aux agriculteurs. Quand je vois les spames terribles de la bourse depuis le krach et non l’erreur du 6 mai, il est plus que temps de prendre des mesures HONNETES et ENERGIQUES, pour le bien de tous.
C’est pas mal que l’euro baisse (et ce n’est pas fini), oui, oui……. Mais que va-t-il se passer quand les importations vont augmenter de 10/15/20/40% voir plus ????????? Que la monnaie fluctue de quelques centimes n’est pas un pb, mais que cela devienne le néant, est autrement plus dangereux.
Tiens, il est courageux monsieur Mariani. Et il ne parle pas de l’orge qui pousse en grande quantité en Algérie………….
http://www.valeursactuelles.com/actualités/société/thierry-mariani-“-fln-coupable-de-crime-contre-l’humanité”20100520.html
Cordialement.
PS : Un abrazo à Ernest, maintenant que je sais qu’il parle espagnol.
22 mai 2010 à 18 h 20 min
Bonjour Monsieur le ¨Premier ministre,
comment maintenir une agriculture viable dans un contexte de mondialisation, cause noble et nécessaire… car s’il est vrai que le planète est entrée dans une course à l’urbanisation… Le territoire national de France si riche en pays de diversité ne doit pas devenir pour autant un vaste espace uniformisé, aseptisé sans visage et sans âme, dont toutes les pièces standardisées seraient bradées dans des négos de zone de libre échange… fussent avec les Amériques, ou l’Asie.
Vous indiquez des pistes sensées, espérons qu’elles pourront contribuer à assurer l’avenir
Amicalement,
Alain Lavallée