Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

46 commentaires

  1. SEDAT Reynaldo dit :

    http://www.youtube.com/watch?v=OOh0-A0iXzk

  2. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Le sport, notamment l’athletisme, aura toujours besoin d’argent pour continuer a exister…
    Les grands meetings, les grands soirs, se font avec l’aide de financements trouves chez les sponsors, les medias…

    L’athletisme est un sport qui amene des valeurs, faut-il parler d’ethique ?

    Nous parlons de regulations depuis des annees dans de nombreux secteurs de l’activite humaine…
    Les mots semblent avoir remplaces les actes…

    Je ne crois plus beaucoup a l’ethique et encore moins aux mots…

    En 2012, il y aura du « sport »

    Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration,

    jany guiot

  3. Claude dit :

    Bonsoir monsieur le Premier ministre,

    Pourquoi voulez vous tout contrôler ? Tout réguler ?

    Aujourd’hui l’opinion publique vous conteste vos traitements, votre retraite, vos loisirs, vos voyages en Chine, etc. Vous l’avez cherché.

    On ne peut pas passer son temps à diaboliser l’argent (en faisant de temps en temps, pour ne pas avoir l’air de cracher dans ce qui fait marcher le monde, la concession que l’argent n’est pas nuisible) et se plaindre après que les gens n’ont plus le sens des valeurs et le sens de l’effort et qu’ils vous contestent jusqu’aux quatre sous que vous gagnez.

    La valeur des choses, définie par la nécessité de les échanger, n’a que le sens que l’on donne aux efforts nécessaires pour les obtenir. Nions la valeur de l’effort et nous le déconsidérons.

    Si vous posez le problème du foot, de Bolt, des banquiers, vous devez poser aussi celui des acteurs, des artistes, des innovateurs, des grands architectes, des grands musiciens. Mais si vous faites ça, où est la limite ? Pourquoi ne pas poser le problème des entrepreneurs, des artisans et des artisans d’art, des grands ingénieurs qui marquent peu ou beaucoup leur temps, etc.

    Voulez vous vraiment tarifer le génie humain comme on tarifie une coupe de cheveux chez le figaro du coin (ce qui est déjà discutable en soi) ?

    Le législateur ne doit, selon moi, ne s’occuper que du rapport entre les gens et de la moralité de ces rapports. Le libéralisme c’est la liberté encadré par la responsabilité. Veillez à ce que chacun assume ses responsabilité vis à vis des autres et sanctionnez ceux qui ne le font pas.

    Déjà si ça avait été fait à l’échelle mondiale nous n’aurions pas eu cette crise basée sur l’immoralité de la fortune que l’on fait avec l’argent que l’on n’a pas. D’abord l’immoralité qui fait qu’une cargaison de riz qu’on achète à crédit a déjà changé 10 fois de propriétaires avant que l’on se demande dans quel port le débarquer sans que jamais un euro n’ait été payé par qui que ce soit et qui fait que le riz est l’otage des spéculateurs. Ensuite l’immoralité de l’entente (illicite dans d’autres domaines) des producteurs de pétrole qui mettent les couteaux sous la gorge des consommateurs. Ou encore l’immoralité des pauvres incités par les vendeurs d’immobilier qui veulent faire fortune avec de l’argent qui n’est pas a eux et qu’ils ont l’insouciance encouragée de ne pas se poser le problème de son remboursement si tout ne va pas comme ils voulaient, etc.

    Ensuite si Monsieur Lancôme ou Madame Areva veulent donner beaucoup d’argent aux golfeurs ou aux athlètes parce que ça leur en rapporte encore plus c’est leur problème, ce n’est pas le votre. Vous n’avez pas en vous l’immanence divine (Emmanuel : donc infuse) pour vous dire que gagner très bien sa vie est plus immoral que de la gagner modérément. La moralité ou l’immoralité des choses est très relative. On a fait l’Inquisition au nom d’un seul point de vue moral. Vu d’ici « y’a pas photo », c’était l’inquisition qui était immorale, eux auraient juré le contraire.

    Au lieu d’enseigner aux gens la jalousie et l’envie, apprenons leur à se transcender pour eux et pour leur espèce qui sinon sera bientôt en voie de disparition. Il y a encore trop à faire pour l’humanité qui grossit trop vite pour se permettre de lésiner sur les moyens de lui donner ce dont elle a besoin. Cela passe par le gain et l’appât du gain.

    L’humanité aussi a aussi besoin de rêver devant la Joconde ou Usain Bolt.

    Bien cordialement,
    Claude

    PS – Les problèmes du football que vous évoquez n’ont rien à voir avec l’argent. On a fait croire à l’opinion publique que le football leur appartenait (il faut lire les forums où chacun reproche au foot l’argent du contribuable qui selon eux finance les salaires des footballeurs). L’ingérence des médias à fait plus de mal à l’équipe de France que les joueurs ou leur entraineur eux mêmes. Personne dans l’opinion publique ne demande que le chorégraphe de tel ou tel ballet soit remplacé et personne n’explique aux danseurs qu’ils vont faire un four à cause de leur patron. Consciemment ou inconsciemment, les joueurs ont bêtement cru que l’opinion publique serait derrière eux contre l’entraineur et que l’entraineur serait le seul responsable d’un naufrage. Ailleurs ils gagnent beaucoup d’argent et ils gagnent aussi les matchs et le Mondial.

  4. jany guiot dit :

    Un catalogue pour les idées ?

    L’intellectualisme ou la mode des idées…

    Aujourd’hui les mots sont devenus des phénomènes de mode…ils amènent une attitude « trend »…
    Les medias aiment ces mots nouveaux qui se glissent dans toutes les phrases possibles…

    Cette course aux idées pour le spectacle nous montre que la société n’est pas encore adulte…,

    Nous parlons de « régulation », « d’éthique », de « dialogue », de « représentativité », de « gestion », de « dialogue »,etc…
    Mais dans les faits que faisons nous réellement ?

    Dans les entreprises, je me suis aperçu que lorsque nous parlons d’optimisation, nous glissons dans notre discours un mot qui voudrait créer une nouvelle dynamique dans les projets, un meilleur contrôle…et pourtant le meeting termine, la torpeur reprend, le mot a jouer son rôle pour un instant d’espoir, de lumière…

    Les idées viennent quand on est « corps et âme » intéresse au sujet, quand on se bat jusqu’au bout pour transcender la torpeur du temps…
    Nous devons donner un cadre aux idées pour qu’elles puissent vivre et devenir une réelle dynamique…
    Les idées, le cadre d’application, les relais, le contrôle….

    Quand nous parlons de gestion plus sérieuse, plus rigoureuse, des entreprises, des Etats, ce n’est pas des idées, c’est une nécessite du temps, une nécessite qui demande a l’homme, aux hommes de retrouver les fondamentaux de la gestion…la calculette, les flux, les bilans, les coûts, etc…
    C’est ce que j’appelle le cadre d’une bonne gestion générale qui n’a rien a voir avec le « trend » des idées…Un immense jeu de mots…

    Les idées viennent en réponse à la question, elles font parties de la question…
    C’est l’existentialisme…au travers un dialogue permanent de l’observateur et de la chose observée…L’objet concerne…

    Aujourd’hui faire grandir la société n’est pas en donnant l’exemple d’une course aux idées, mais en s’impliquant dans l’action, dans la réflexion, dans le dialogue général…

    Si nous sommes arrives à ce point de « déconfiture » dans la société, c’est qu’il y a un problème de laxisme dans notre vision de la vie en général…
    Laxisme dans les entreprises, laxisme dans la politique, car les idées sont devenus des slogans, ces mots qui servent a se faire élire…Les relais feront le reste…Mais quels relais, ont-ils été mis en place ?

    La société est une vaste architecture complexe, si le laxisme s’installe un peu partout, c’est toute l’architecture qui s’en ressent…
    C’est pourquoi nous devons permettre de faire grandir le dialogue au sein de la société pour mieux reconnaître et responsabiliser chacun dans son environnement immédiat.

    Nous sommes tous responsables du « devenir » de notre pays, de l’Europe, du développement dans le futur…que ce soit au niveau des « élus », des entrepreneurs, des medias, des syndicats, des écoles, des institutions…

    Responsabiliser les personnes dans leur environnement global (social, sociétal, environnemental) c’est parler d’éthique de progrès et de lui donner un cadre réel…

    Pour 2012, avons-nous besoin de beaux discours, des « idées neuves » ?
    Comme si les idées pouvaient briller dans un beau catalogue…

    2012 doit plutôt être la récompense des actions engagées pour le bien commun et pour leurs projections dans le devenir…

    C’est ce que j’appelle de tout mon cœur « UNE DEMOCRATIE HUMANISTE DE PROGRES »

    Inachevé,

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération,

    jany guiot

  5. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Excellent billet, vous avez tout dit en parfait connaisseur des sports en général mais aussi en homme politique avisé. Le sujet est vaste.

    Effectivement le sport ne peut vivre sans l’argent, mais vous mettez bien le doigt sur l’excès, l’abus et la démesure. Certains sports ont déjà franchi ces limites comme le foot notamment mais d’autres s’y engouffrent, le rugby s’y rapproche à grands pas. J’habite l’aire toulonnaise où le RCT va entamer sa campagne 2010/2011 avec un effectif de 50 joueurs qu’il faut rémunérer et non des moindres : Wilkinson, Van Niekerk, Contepomi et Fernandez-Lobbe ces deux argentins qui ont fait tant de mal à notre XV de France lors de sa tournée en Argentine, pour ne citer que ceux-là, sans parler des autres internationaux français et étrangers. Que fera le XV Rochelais avec ses faibles moyens dans le top 14 (félicitations pour son retour parmi l’élite) face à une telle armada. Est-ce vraiment raisonnable ! alors que le sport fait (faisait) rêver notre jeunesse qui, malheureusement pour la plupart, ne pourra jamais atteindre ces sommets et renoncera à faire des sacrifices pour y parvenir.

    Le remède est simple, et vous le soulignez : la régulation.

    Le Président de la République a souhaité des états généraux pour le foot français en octobre suite à notre débâcle en Coupe du Monde, s’attirant par là-même les foudres de la FIFA. C’est sur le sport en général qu’il faut agir en conviant le CIO et les plus puissantes fédérations à se mettre autour d‘une table, mais cela doit se faire à l’échelon mondial et tout mettre à plat, une fiscalité universelle pour les sports et les sportifs, une législation universelle du travail des mineurs, les salaires pratiqués et d’autres domaines encore (mise en place d’une DNCG dans tous les pays, contrôle rigoureux du dopage, etc…).

    Ramenons le sport à la dimension humaine, faisons place à l’équité dans le sport permettant à des sportifs ou à des clubs de lutter à armes égales, et ce n’est qu’à ce prix que notre jeunesse se tournera vers ces disciplines qui permettront leur épanouissement et que nous pourrons encore être émerveillés par les exploits de nos sportifs.

    Bien amicalement

    Jacques

  6. emmanuel dit :

    Calude,

    Le probléme ce n’est pas l’argent. Mais ce que nous en faisons. L’argent est un outil mais pas l’objectif d’une vie. C’est ma
    Aussi que faites vous à l’UMP. Pour information les contribuables vont verser 3milliards pour 3semaines de spectacle en 2016.
    Avec des investissements faits a Lile ou ailleurs par le contribuable, et qui seront donnaient à des entreprises privés sous forme de concessions.
    Que faites vous à l’UMP si pour vous l’on doit rester libre d’évaluer son rapport à l’argent?

  7. emmanuel dit :

    Le problème ce n’est pas l’argent, mais ce que nous en faisons. L’argent est un outil mais pas l’objectif d’une vie. C’est ma conception de l’argent.

    Que faites vous à l’UMP Monsieur le Premier Ministre. Pour information les contribuables vont verser 3milliards pour 3semaines de spectacle en 2016.
    Avec des investissements faits à Lille ou ailleurs par le contribuable, et qui seront donnés à des entreprises privés sous forme de concessions.

    « Le législateur ne doit, selon moi, ne s’occuper que du rapport entre les gens et de la moralité de ces rapports. Le libéralisme c’est la liberté encadré par la responsabilité. Veillez à ce que chacun assume ses responsabilité vis à vis des autres et sanctionnez ceux qui ne le font pas. »

    De fait Claude, comment pouvez vous soutenir un mouvement, qui comme les autres avant, pratique le clientélisme fiscal. L’impôt est accaparé depuis 20ans pour être le moteur de carrières politiques unipersonnelles. Alors que c’est le ciment de la Cité, et un bien commun.
    Le libéralisme c’est être libre de créer, et d’entreprendre dans la Cité, et de disposer des infrastructures en ordre pour cela.
    Aussi que penser de l’intervention économique de cette gouvernance, et des autres avant, pour dégager in fine de la croissance négative?
    A quoi va avoir servi le soutient de l’automobile s’il y a de toute façon trop de bagnoles?

    « Déjà si ça avait été fait à l’échelle mondiale nous n’aurions pas eu cette crise basée sur l’immoralité de la fortune que l’on fait avec l’argent que l’on n’a pas. »

    Le socle de toute la liquidité qui circule dans le monde c’est l’argent dette. Argent dette qui est le mécanisme de la création monétaire, et représente uniquement de l’argent virtuel depuis le change flottant.
    Ce socle fiduciaire de notre économie on lui prête plus ou moins de confiance (étymologie de fiduciaire en latin fiducia = confiance).
    Aussi toutes les activités économiques humaines s’appuient sur la confiance dont la monnaie est un vecteur. Et cette monnaie n’a aucune matérialité.
    Toutes les fortunes se font de fait avec de l’argent qui n’existe pas, et que l’on n’a pas.
    Le fait de faire fortune avec de l’argent que l’on n’a pas est à la base de notre système économique et ne représente pas un problème.
    Le problème est comment recirculent les intérêts de la dette, quand on tolère l’Usure…
    Hors les intérêts du « money debt » sont hyper-condensés.

    Dans l’économie casino il n’y a plus qu’une finalité. Créer de plus en plus de liquidités en dehors « du money debt » dont la finalité doit être de servir les investissements pour la Cité, et toutes les activités humaines.
    Cette économie casino s’entretient avec des leviers gigantesques, et ne sore pas des tuyaux dans lesquels elle prospère.
    Et la question n’est pas morale, ou immorale. Il n’y a rien de morale ou d’immorale dans le néolibéralisme.
    C’est un problème de régulation du politique. Ce Politique qui s’est couché depuis 20ans devant le « néo libéralisme et la dérégulation » au profit de plus en plus de condensation des richesses.

    La résultante est qu’il n’y a plus que l’argent qui compte, et le capitalisme se confond avec ce que l’on consume tout de suite dans une jungle anonyme.
    Il n’y a plus de capital transmis. Ce que l’on transmet est une somme de dettes. Ces dettes ne cessent de croitre à la vitesse des ordinateurs qui représentent la majorité des acteurs de cette « industrie financière Casino ». Hors le politique a décidé de déréguler les outils des marchés financiers.

    Spéculer sur le cours du Blé, du Ris, de toutes les matières premières n’a rien de moral ou d’immoral. A partir du moment où l’on ne bloque pas l’accès à une liberté fondamentale « manger à sa faim ».
    Restreindre l’accès à cette liberté fondamentale devrait être déclaré comme un crime contre l’humanité, et jugé par le tribunal pénal international. Il appartient aux citoyens, et aux politiques de s’emparer en Europe de ce débat.
    Surtout lorsqu’en France nous avons à présent plus d’un million de citoyens mal nourris.

    Les agriculteurs spéculent sur le cours du blé. Lorsque cette activité est régulée, et ne donne pas naissance à une prolifération des intervenants sur le Marché, ce n’est pas un problème.
    Hors je crains que l’on va aboutir à une prolifération des intervenants, et à une instabilité croissante des cours sur le modèle du FOREX.
    Aux politiques de fermer l’accès au FOREX à tous ces intervenants qui vont dans le sens d’une instabilité monétaire incontrôlable.
    Aux politiques de contraindre par l’impôt le spéculatif sur le blé, le maïs, le ris, le soja, le sucre si les cours deviennent erratiques, et si des acteurs spécialisés stockent du « sucre » pour faire monter les cours.
    Hors le politique en la matière tergiverse.
    Il considère encore et toujours « la main invisible des marchés » qui na jamais existé.
    Il se projette dans l’utopie d’une gouvernance économique mondialisée. Alors que nous sommes incapables d’établir la moindre gouvernance et cohérence économique dans la seule zone Euro.
    Il s’interroge surtout sur l’impacte de la régulation quant à la croissance. Il est incapable de comprendre que l’économie Casino est découplée de la croissance.
    Il renâcle à redonner du sens à l’impôt. Et de fait il préserve les richesses condensées dont le crédo est « protégez nous avec le bouclier fiscal ».
    L’impôt qui est de fait dérégulé comme les marchés et devient l’une des composantes du grand Casino économique.

    La dérégulation de l’impôt a abouti à une crise budgétaire sans précédent.
    L’intervention dérégulée de l’état dans la sphère privée a amplifié cette crise budgétaire.
    Et à présent nous sommes sous la pression comptable des intérêts de cette économie Casino.
    Nos dettes ne sont plus souveraines, mais serait comptables. Scénario auquel aucun acteur économique sérieux n’attribue la moindre confiance.
    Et ce doute à présent bien encré dans l’inconscient collectif permet d’affirmer qu’il n’y aura aucun retour à l’avant Lehmann. C’est une crise systémique globale, et qui ne peut qu’aller en empirant vers plus d’économie Casino dont émergera une autre crise financière.
    Vers un point de rupture ou la jungle anonyme devra affronter le chaos social et politique.
    La Guérilla urbaine en France c’est l’un des signaux fort pour analyser vite cette crise systémique comme tel afin d’espérer la dépasser.
    Autrement nous nous dirigeons effectivement vers « une Somalisation de l’économie » dans ce qui n’est plus qu’une jungle anonyme.

  8. Claude dit :

    Bonjour monsieur le Premier ministre,

    Il ne s’agit pas de sport mais de règlementation. Régulons, régulons… C’est la suite imprévue de mon commentaire d’hier soir.

    La semaine dernière j’étais chez vous. J’ai visité le Marais poitevin dans la barque d’un jeune maraîchin de 17 ans dont c’est le formidable job d’été. Outre le fait d’avoir ainsi son argent de poche de l’année ça lui fait découvrir le contact humain en dehors de son cercle familial et scolaire habituel. Il est né dans le marais et y a passé l’essentiel de ses loisirs. La barque, ça le connait !

    Justement, au journal de 13 heures aujourd’hui, un petit reportage était consacré à lui et ses collègues mineurs comme lui qui travaillent sur le Marais. Pour réglementer, encadrer, régenter, réguler, emmerder le monde, etc… Bruxelles est en train de pondre un règlement de plus qui va empêcher ces jeunes gens de transporter des gens en barque sans avoir passé le diplôme adéquat qui ne se passe qu’après 18 ans (je n’ai pas retenu le nom du diplôme).

    Depuis que le tourisme existe dans le marais poitevin les jeunes maraîchins occupent des emplois saisonniers pour conduire les touristes (40% de l’effectif a moins de 18 ans).

    Qu’en pensez-vous ? A quand la régulation des jobs de cireurs de chaussures, de pompistes, de tondeurs de pelouses, de laveur de voitures, d’emballeurs de cadeaux, etc. que vous et moi avons expérimentés à l’âge de ces jeunes gens ? Moi, à 16 et 17 ans, pendant les vacances scolaires j’étais camelot sur les foires et marchés d’Auvergne à vendre de la lingerie fine féminine. Je m’y suis largement ouvert à la vie et ma vie en a probablement été largement influencée. Est-ce que ce serait encore possible ?

    Ne croyez vous pas qu’il y a des choses importantes à faire en Europe sans empêcher l’Europe de vivre heureuse ? Quand j’ai commencé à faire du droit, la totalité du droit français tous codes confondus hors la jurisprudence tenait sur une étagère (j’ai encore tous les Dalloz d’époque). Aujourd’hui il faut deux bibliothèques, une pour le droit national et une pour le droit européen. Heureusement qu’il y a internet.

    Bien cordialement,
    Claude

  9. Claude dit :

    Emmanuel,

    Vous dites : « Le probléme ce n’est pas l’argent. Mais ce que nous en faisons. L’argent est un outil mais pas l’objectif d’une vie. »

    Qui vous dit le contraire ?

    D’ailleurs le moteur N° un de l’humanité n’est ni l’argent ni le sexe contrairement à l’idée reçue mais le besoin de considération. C’est bien sûr plus facile pour ceux qui mangent à leur faim et vivent en couple.

    Claude

  10. Claude dit :

    Emmanuel,

    Décidément vous êtes un assisté viscéral. C’est une tendance plutôt gauchiste. Vous dites : « Le libéralisme c’est être libre de créer, et d’entreprendre dans la Cité, et de disposer des infrastructures en ordre pour cela. »

    Etre libéral c’est prendre les choses comme elles sont, les assumer et éventuellement entreprendre en respectant la liberté des autres (la responsabilité). On peut très bien être libéral sans entreprendre. Le libéralisme c’est aussi la liberté que l’on accorde aux autres. On ne peut pas être libéral et tout exiger de l’Etat. Entreprendre n’a jamais été du fonctionnariat (sinon c’est pas marrant).

    Heureusement qu’il y a des libéraux là où il n’y a pas encore d’infrastructures. Le meilleur moyen d’en créer c’est d’entreprendre librement.

    Ce n’est pas spéculer sur le riz qui est immoral. C’est spéculer avec de l’argent que l’on n’a pas et, ainsi, de fausser artificiellement le cours du riz au point d’en priver ceux qui ne peuvent plus se l’offrir. C’est le fait de spéculer à crédit qui fausse le marché, pas le fait de spéculer. Le besoin de trésorerie est un puissant régulateur naturel.

    Claude

  11. Ernest Gransagne dit :

    Bonjour à tous

    Bien sûr qu’il est nécessaire de trouver de l’argent, que ce soit pour le sport ou pour n’importe quelle autre chose.

    Sans argent les plus belles idées ne pourront pas se développer.

    Demandons un peu à ceux qui crachent dans la soupe sans discontinuer, comment ils arriveraient à vivre sans argent ?

    L’acharnement sur le Président, seule cible visée, en fait, montre à quel point notre système démocratique est malade.

    Madame Chirac – la brave – avait qualifié un certain Villepin de « Néron ».

    Une vue « juste » avant l’heure ?

    C’est lui qui se targuait, il y a peu, d’avoir « ses informateurs » dans les murs de l’Élysée.
    Ne serait-il pas, guidé par une haine incommensurable, entrain de régler ses petits comptes personnels ?

    Les services de l’État sont -ils aussi perméables à tous niveaux, que la moindre information arrive dans les journaux, TV ou radios avant que les intéressés aient eu le temps de dire « ouf » !

    … du changement de date du dernier Conseil des Ministre, au dernier « papier » du juge d’instruction, supposé secret, jusqu’aux nombre de voitures brûlées à Grenoble, alors qu’il est annoncé que ce genre d’infos ne serait plus divulguée ?

    Qui commande dans notre France ?

    Et certains disent que le Président décide tout ? Ah, bon ?

    Cela dit, tous ces « rideaux de fumées » journaliers ne sont qu’un vaste gâchis qui ne font que desservir notre Pays et empêchent « la grande amélioration indispensable » de s’accomplir.

    Je voudrais illustrer mon propos avec le petit exemple qui va suivre :

    Quand on sait que je suis loin d’être un anti-nucléaire, cela mérite encore plus d’attention.

    A R E V A avec Madame Anne Lauvergeon, ainsi qu’ E D F , arrivent parfois à m’exaspérer.

    Considérant la production d’électricité par l’énergie nucléaire, comme une évidente priorité, il est normal d’attendre de cette technologie, une compétence sans faille de la part des hommes qui la font fonctionner.

    Tchernobyl est là pour nous le confirmer.

    Dans le dernier bulletin mensuel de « CONNEXION – N°2 JUIN 2010 – un deux pages destiné au public, sur la vie de la Centrale Nucléaire de Civaux, on y lit cela :

     » 14 mai 2010 – Événement Intéressant l’Environnement -
    Le 8 mai, les techniciens ont changé les filtres des détecteurs de radioactivités placés sur l’unité numéro 1. Un des filtres a été mal positionné entraînant, pendant 5 heures, l’impossibilité de réaliser une mesure de radioactivité sur ce filtre. Dans une centrale nucléaire l’ensemble des matériels importants pour la sûreté est à minima doublé.
    Les mesures effectuées sur les autres filtres n’ont pas mis en évidence une évolution de l’activité de l’air rejeté.  »

    « 11 juin 2010 – Événement Intéressant l’Environnement –
    La centrale de Civaux est équipée d’installations de refroidissement complémentaires, pour s’affranchir du débit irrégulier de la Vienne.
    Le 6 juin, lors du démarrage de ces aéroréfrigérants, une alarme « pression d’huile minimale » est apparue. Le 7 juin, une équipe de maintenance a réalisé une première expertise et ajouté 20 litres l’huile dans le réducteur d’un des ventilateurs. Les aéroréfrigérants ont à nouveau été démarrés
    et l’alarme « pression d’huile minimale » est à nouveau apparue. Une expertise a permis de constater l’inétanchéité du réducteur.
    Le 22 avril, les équipes de maintenance avaient procédé au changement de ce réducteur. »

    Voilà deux exemples choisis, il y en a sept sur la page du document qui sont du même ordre.
    Je précise que les deux textes ci-dessus sont reproduits in extenso, à la virgule près, fautes d’orthographe comprises.

    Mes questions :

    1 – nous prend-on pour des gogos ?

    2 – si ce n’est pas le cas, comment des techniciens compétents peuvent-ils monter une pièce à l’envers ? Sans vérifier le bon montage avant remise en route ?

    3 – il y a belle lurette que l’industrie connaît le « POKA YOKE » dispositif empêchant tout mauvais montage d’une pièce… Cela est-il méconnu dans l’industrie nucléaire ?

    4 – attendre 24 heures, le 6 juin, pour remettre 20 litres d’huile, alors qu’il y a une fuite manifeste depuis le 22 avril, le moins que l’on puisse dire c’est que les services de maintenance sont longs à la détente ! De plus si le niveau d’huile est trop bas, c’est que manifestement il y a fuite : donc on cherche la fuite avant de remettre à niveau le réservoir ! Élémentaire !

    Et l’huile ? partie dans la nappe phréatique ?

    5 – au dela du travail effectué par ces équipes, il y a une hiérarchie ? Qui valide les interventions ?

    6 – qui décide d’accepter « très en amont » de monter des systèmes où lors d’une maintenance ordinaire, il est possible de monter des pièces à l’envers ? Ce qui prouve que le dessin, le plan de ces systèmes, à l’origine, est mauvais.

    Cela fait un peu froid dans le dos quand on sait que cette technologie devrait être entre les mains de gens fiables, bien formés, au dessus de tous soupçons, un peu comme un pilote d’Air-France, si vous voyez ce que je veux dire.

    Tout va bien, jusqu’au jour où Concorde se crache, où les sondes « pito » de fabrication française ne remplissent pas leur fonction, suite à une mauvaise « validation » etc…etc…

    Alors nos centrales nucléaires… Tout va bien pour l’instant… Jusqu’à quand ?

    Peut-être que si je ne me sentais pas si impliqué dans tout ce qui touche à la sécurité et à la compétence des hommes je ne m’arrêterais pas sur ces « détails ».

    Alors le sponsoring oui, mais d’abord une production sans failles.

    Le sport n’est que la cerise sur le gâteau, la récompense.

    Je pense qu’aujourd’hui la tendance est à l’inverse : loisirs d’abord !

    Et bien bonne chance !

    Ernest Gransagne

  12. Mistral dit :

    hors sujet :

    Je conseil le très bon livre : « http://www.amazon.fr/Absolument-d%C3%A9-bor-d%C3%A9e-comment-mois-Quand-fonctionnaire/dp/2226206027″

    http://societe.fluctuat.net/zoe-shepard/interviews/9166-Entretien-avec-Zoe-Shepard.html

    Cette jeune femme écrit avec beaucoup d’intelligence. C’est agréable à lire.

    Quand au fond !!!

    C’est édifiant …

    Sur ce blog, je suis souvent critique vis à vis des fonctionnaires, sans généraliser bien sur.

    Il serait temps de dire clairement les choses : la fonction public française est un nid de paresseux, de militants et d’imbéciles.

    Cela au détriment des millions de fonctionnaires serviteurs de l’État qui font consciencieusement leur travail.

    Comme pour la délinquance il y a quelques années, ce n’est pas en refusant de parler des problèmes de ce pays, que l’on va les résoudre…

  13. MOREL dit :

    Bonjour Monsieur Le Premier Ministre,
    L’éthique dans le sport doit compter aujourd’hui avec l’argent. Mais les dérives de l’argent dans le sport sont à la mesure des dérives de notre société faute de réformer et d’adapter notre cadre législatif aux nouvelles donnes.
    Permettez-moi d’élargir le débat à d’autres sujets au moins aussi sérieux que le sport. Je veux parler du droit du travail et de la représentation syndicale. Voilà deux champs essentiels où l’éthique et l’argent sont aussi en cause.
    Alors, en tant que citoyen responsable, je vous demande d’étudier avec attention ces deux questions et de m’apporter une réponse:
    1. La multiplicité des statuts d’emploi conduit à des complexités bien inutiles, coûteuses, à des inégalités entre les salariés. Je propose d’étudier la possibilité de fondre l’ensemble des statuts en un seul, celui du contrat de travail à durée indéterminée de droit privé. Simplification des textes, simplification des procédures, des procédures et des feuilles de paie. Facilitation de la mobilité professionnelle et équité quant aux cotisations et au droit en matière de retraite. Il n’y aurait plus de régimes spéciaux ni de statut de fonctionnaire. Tous les salariés et tous les employeurs auraient les mêmes droits et les mêmes devoirs.
    2. *Rendre l’adhésion au syndicat de son choix obligatoire pour toute personne, active ou non, étudiant ou retraité, dès l’âge de 18 ans . Que la cotisation soit déductible à 100% de l’IRPP et que cette cotisation soit la seule source de financement autorisée avec les revenus générés par la vente de services aux adhérents. Qu’un organisme indépendant certifie chaque année les comptes et le nombre d’adhérents de ces syndicats. Ainsi, la question de la représentativité des syndicats sera incontestable et la transparence du financement résolue. La parole serait donnée ainsi à la majorité, et non plus uniquement aux extrémistes activistes ou aux apparatchiks.
    Merci , M. Raffarin, merci aux lecteurs de ce blog, de me faire part de vos remarques sur ces deux suggestions. Ces réformes ont été mises en œuvre dans d’autres pays et ce, avec succès. Pourquoi la France n’en serait-elle pas capable?

  14. Mistral dit :

    Trois faits divers :

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/07/20/97001-20100720FILWWW00406-gendarme-percute-etat-stationnaire.php

    http://www.leparisien.fr/faits-divers/grenoble-nuit-calme-deux-suspects-juges-en-comparution-immediate-20-07-2010-1007106.php

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/recueillement-et-colere-a-l-enterrement-de-luigi-dans-le-loir-et-cher_907383.html

    Le même problème : des voyous ne respectent pas les forces de l’ordre. Soient ils leur tirent dessus, soit il refuse de s’arrêter et les renverse.

    Dans un cas, les gendarmes ont pu tirer. Dans l’autre, le gendarme est entre la vie et la mort.

    Quelle regard la presse intelligente porte elle sur ces évènements ?

    « Le malaise social des cités … l’hélicoptère qui empêche les gens de dormir …  »

    Dans l’autre cas, « le pauvre père de famille qui laisse une orpheline. »

    Il a pensé à sa gamine avant de foncer sur des gendarmes ????

    Mais dans quel monde on vit ????

    Si un gendarme nous arrête, on obéit et on ferme sa gueule !

    Et si on n’est pas content, la France est un pays de droit.

    Il y a plein de juges gauchistes « indépendant » dans les tribunaux qui seront ravis de se faire un représentant des forces de l’ordre.

    Je suis écoeuré.

  15. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    Billet qui invite à la réflexion. Vous décrivez très bien un des aspects de la globalisation en cours, soit la spirale infernale du «  »toujours plus » ». Cette spirale est en train d’étouffer l’athlétisme comme vous le décrivez fort bien: «  »Finis les meetings régionaux » » » «  » »il ne reste que les grands meetings mondiaux » » et vous ajouter fort justement «  » » peut-on éviter le scénario foot? «  » » »

    Les gens de tous les pays voient les meilleurs (lire « les plus performants » ») à la télé. Vont-ils se déplacer et payer pour des athlètes qui courent en 3 secondes de moins, ou sautent 20 centimètres moins haut, moins loin….. Comme si la course au record faisait la foi de tout….

    comme si la « grâce » et la « beauté » du mouvement, l’intensité de l’effort ne pouvaient plus être dignes d’appréciation si elles ne sont pas l’oeuvre de la « star » du moment… «  »star désignée par les médias et couronnée parce qu’elle a satisfait à l’impératif du «  »toujours plus » » ».

    Dans le monde « global » qui semble se dessiner il n’y aurait de place que pour le « toujours plus », mesuré en cm, en dixième de secondes, en but marqué, etc.

    exit le beau, le bon , le vrai…. tout se monnaye, et celui qui est digne d’être vu, admiré, ne serait que celui qui est payé le plus cher.

    Même si je ne suis pas d,accord avec les conclusions de Claude et son allergie au mot « régulation », je pense que «  »le problème du foot, de Bolt » » s’étend et pose dans une certaine mesure «  »celui des acteurs, des artistes, des innovateurs, des grands architectes, des grands musiciens. » » » » et je vais tenter de le montrer dans mon prochain commentaire.

    Pour le moment je vais commenter la notion de « régulation »
    Oui il faut une forme de « régulation », mais bon comment procéder.

    Au lieu d’utiliser le mot régulation, je poserais la question différemment:

    N’y a-t-il de la place que pour une «  »globalisation » » uniformisante , homogénéisante, quantifiable, où les seuls juges seront le centimètre et le dixième de seconde….

    Est-il possible dans le contexte de « globalisation » actuel de l’univers, que celui-ci demeure un multi-vers, est-il possible d’y aménager des espaces de vie et de beauté, de création et de grâce qui soit considérés comme dignes d’admiration et de fierté « locale »…. ces espaces de vie et de beauté, ces « mondes », seront-ils des continents, de grandes zones , l’Europe, les Amériques, l’Asie…. seront-ils des espaces culturels ?

    ou est-ce possible d’évoluer vers une mondialisation où des civilisations diversifiées se développeront, où l’hétérogénéité continuera d’être valorisée, des fiertés nationales continueront d’animer ces espaces…… ? Pour moi le sens de régulation, c,est justement comment orienter de façon à permettre la survie de mondes, de cultures diversifiés

    Je reviendrai poursuivre cette réflexion, à bientôt,

    Alain Lavallée

  16. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    Comme vous l’écrivez, ainsi que Jacques d’Hornes, c’est au niveau mondial qu’il faudra agir (CIO, FIFA, G20, etc….) sinon le scénario « du foot » se répandra. Le beau, le bon, le vrai ont céder le pas devant le toujours plus à tout prix (sous entendu au prix du dopage, de la tricherie-paris illégaux-matchs arrangés, etc.).

    Notez que ce n’est pas seulement le nombre de pays qui pratiquent un sport qui fait que celui soit contaminé par le scénario du « foot », la spirale infernale. Aux États-Unis le baseball a toléré pendant des années que ses joueurs soient dopés. Aujourd’hui ils se demandent, en catimini, s’ils doivent effacer les records des « dopés » du passé, records qui semblent aujourd’hui inatteignables.
    en ce sens c’est davantage un modèle de développement qui pose problème…

    Est-ce que la crise est à un niveau suffisant pour que l’on puisse arriver à une métamorphose, un changement majeur des règles de structuration, d’organisation… comment la chenille « foot », pourrait-elle devenir un papillon ?

    Est-il possible de développer un sport de haut niveau (développement) en préservant d’autres niveaux plus localisés (enveloppement de proximité) et que ces deux voies demeurent dignes d’intérêt et de fierté ?

    Comme vous voyez , Monsieur le Premier ministre, j’ai plus de questions que de réponses,

    Bien cordialement,

    Alain Lavallée

  17. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    Par un curieux hasard le même jour que vous avez publié le présent billet, Le Devoir, un quotidien de Montréal, publiait dans la section IDÉES, un texte que j’ai écrit et qui s’intitule «  »La chanson au Québec : voies multiples vers l’international et l’universel » » »

    Dans ce texte, j’interviens dans un débat qui a eu cours ces dernières semaines au Québec
    autour du «  »Festival d’été de Québec » dont la programmatrice a invité une majorité d,artistes chantant en anglais.

    De plus elle a eu l’outrecuidance d’affirmer que les jeunes Québécois et les jeunes artistes de France choisissaient tous l’anglais dorénavant pour s’exprimer et que la  »chanson en français » « n’avait pas d’avenir. »

    J’ai répondu de manière très détaillée à son argumentation (fausse comme je l’ai démontré dans le texte de samedi…).

    Il faut d’abord distinguer les artistes qui vont du « local » vers le « global » , et ceux qui vont du « local » vers « l’universel ». Une distinction qu’il n,est peut-être pas possible de faire dans le domaine du sport, où si c’est possible, les impératifs actuels du « toujours plus » ne le permettent plus…
    (si le toujours plus s’imposait aussi dans les arts, ce serait dramatique)

    En voici un extrait, où je parle de Daniel Bélanger, un chanteur qui se contente d’être « local » et ne cherche pas à s’internationaliser.

    «  » » »Du local vers « l’universel » : l’art ou l’argent ?

    D’abord, il faut poser que nul n’est besoin de vouloir conquérir l’univers pour être un artiste. Comme l’a déjà écrit Nathalie Petrowski, la réussite d’une carrière ne doit pas être mesurable que par « l’argent », ou un record Guinness du nombre de disques vendus.

    Daniel Bélanger clame justement que le « toujours plus » de notre mode de vie nous mène tôt ou tard face à « L’échec du matériel ». Bélanger nous invite à « Rêver mieux ». Il nous chante, « Tu me demandes combien je fais, je fais de mon mieux… Et ce mieux combien c’est ? Ce mieux est juste parfait… »

    Daniel Bélanger est immensément loin d’être une idole planétaire comme l’est Céline Dion, ou Simple Plan. Il pratique sa profession d’auteur-compositeur-interprète qui crée de la beauté. Il en vit. Pour des raisons personnelles probablement, il préfère créer plutôt que faire le tour de la planète pendant 5 ans. Il a choisi le « local » plutôt que le « global », néanmoins sa poésie et ses chansons trouvent leur voie vers l’universel. » » » » » » » » » » » » » » » » » »

    Par la suite je montre que les artistes québécois peuvent choisir diverses voies vers l’international:

    certains chantent en anglais et visent le « global » (mais les réussites sont très rares)

    La majorité optent pour le français et la francophonie.
    Certains optent pour les langues inventées (que des sons)
    Certains optent pour la latinité…. etc.

    Voici le lien:

    http://www.ledevoir.com/culture/musique/292730/la-chanson-au-quebec-voies-multiples-vers-l-international-et-l-universel

    Dans le cas de la chanson (et d’autres expressions culturelles), la valorisation du plurilinguisme au plan mondial (francophonie, anglophonie, hispanophonie, arabophonie, russophonie, mandarin…) peut servir en partie de « régulation » car chaque artiste a accès à un monde culturel d’une part et d’autre part , des espaces de diversité sont préservés et valorisés au niveau mondial.

    J’élargis le débat, Monsieur le Premier ministre, mais en même temps, c,est le défi, comment évoluer , dans le sport (mais aussi les arts) vers l’universel , sans évoluer vers une globalisation uniformisante, homogénéisante, où la seule mesure soit le quantifiable monétarisé et qu’en cours de route, on ait perdu, la grâce et la diversité.

    Bien amicalement,

    Alain Lavallée

  18. Claude dit :

    Bonjour Alain Lavallée,

    Avec le votre voila trois points de vue.

    Celui de Jean-Pierre Raffarin était, me semble-t-il, le point de vue double du consommateur et du législateur. Le JPR consommateur est nostalgique d’une consommation des meetings « à l’ancienne » et le JPR législateur s’interroge sur ce qu’il appelle une dérive mais qui n’est qu’une évolution du marché et se demande comment imposer sa façon de voir, imposer ce qu’il appelle de la morale (ça passe mieux que « dictat ») aux sportifs, aux entrepreneurs, aux artistes, etc. Le rôle du législateur est le plus difficile car il doit se mettre dans la peau des autres, de tous les autres, y compris ceux qui font le boulot.

    Votre point de vue n’est que celui du consommateur. Je ne mets dans ce mot aucune malice, ni ironie, ni arrière pensée péjorative. Je parle du consommateur comme d’un agent économique (le client est roi). Et, dans l’exemple que vous donnez, le consommateur que vous êtes est nostalgique de la chanson en français. Je vous comprends car je consomme la chanson un peu comme vous. En anglais, j’achète du bruit harmonieux car je ne comprends jamais ce que disent les paroles anglaises.

    Les deux points de vue sont tout à fait acceptables. Mais dans le contexte de l’art, du sport, de l’entreprise, etc. le point de vue de l’entrepreneur, celui que je défends, est prépondérant. Celui qui entreprend de jouer au foot, de chanter, de courir très vite, de créer son entreprise, de peindre la Joconde ou de construire l’escalier à double révolution de Blois n’est, ce faisant, pas altruiste (ce qui ne l’empêche pas de l’être par ailleurs). C’est lui, qu’il cherche à satisfaire. Il doit s’inscrire dans des usages et s’adapter à son marché mais s’il cherche à vous plaire ce n’est que pour se faire plaisir à lui. Son plaisir peut être l’accomplissement, la notoriété, la renommée, la sécurité, l’argent, l’amour, etc. Pourquoi pas tout ça à la fois ? C’est lui qui entreprend, c’est lui qui fait le boulot, c’est à lui de définir son produit, c’est à lui de trouver son marché et c’est à lui de négocier ce qu’il attend en échange. S’il trouve des millions de gens (consommateurs) qui aiment ce qu’il fait alors le voila multi millionnaire s’il n’en trouve que deux ou trois, même génial selon l’avis de ces trois là, il crève de faim. Si les législateurs lui mettent des bâtons dans les roues l’entrepreneur sportif, artiste, industriel, chanteur, etc. va produire ailleurs, produire sur commande, ou ne plus produire du tout.

    N’oublions pas que François 1er incitait, sponsorisait, faisait du mécénat (toujours l’argent !) et ne régulait surtout pas les arts et les techniques. Quelle révolution ! On dit que l’argent coule plus à flot aujourd’hui qu’hier. Ceux qui disent ça n’ont pas le sens de la comparaison. Le Clos-Lucé et tout le train de maison pour 3 ans de boulot en fin de vie de notre Léonard (bien au-delà des 62 ans), en Euros d’aujourd’hui, combien ça fait ?

    Et si on veut limiter les gains du succès, faut-il, en échange, rémunérer l’échec ?

    Quand aux consommateurs, la morale ne leur donne qu’un seul rôle. Celui de dire « j’achète » ou « je n’achète pas ». Le législateur, lui, doit veiller à ce que le marché soit ouvert (faciliter l’émergence de concurrents et c’est déjà une régulation bien difficile à assumer équitablement).

    Cordialement,
    Claude

  19. renaud ZHENG dit :

    伟大的领导写的文章太有深度,太有哲理,真的希望有中文版的同期翻译,期待ing

  20. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Les réflexions de notre Ami Alain Lavallée sont intéressantes, notamment quand il dit « Dans le monde « global » qui semble se dessiner il n’y aurait de place que pour le « toujours plus », mesuré en cm, en dixième de secondes, en but marqué, etc. exit le beau, le bon , le vrai…. tout se monnaye, et celui qui est digne d’être vu, admiré, ne serait que celui qui est payé le plus cher. ».

    C’est à tout prix, ce qu’il faut éviter.

    Le sport ne doit pas devenir le support du « business ». Il faut rendre au sport quelques notes « d’amateurisme », le sport pratiqué pour l’amour d’une discipline, pour l’amour du maillot que l’on porte, pour l’amour d’un pays que l’on représente.
    Un sport qui doit être source de plaisir, qui procure du bien-être physique, psychique et social, se pratiquant avec fair-play, privilégiant les notions d’amitié, de responsabilité, de respect de l’autre et de soi. Un sport sain et loyal excluant toutes formes d’agression, de violence, de tricherie, de discriminations et de dopage favorisant ainsi l’équilibre et l’épanouissement de notre jeunesse.

    Or l’attrait de l’argent amènera toujours des dérives et des débordements réduisant les mesures d’équité. Je pense que l’argent doit permettre le développement du sport et non l’inverse, or force est de constater que dans la pratique du sport actuel, c’est l’argent qui prime et non la beauté du sport qui en est réduit à jouer le rôle de « façade » à ce « business » qui ronge notre société, toujours plus aux uns et rien aux autres. Si des sociétés veulent s’investir dans le sport, qu’elles le fassent de manière équitable, pourquoi vouloir à tout prix inscrire en grand son nom sur le maillot d’un sportif ou d’une équipe, la beauté du geste ne serait-elle pas de l’inscrire, même en plus petit, sur le maillot de tous les sportifs et de toutes les équipes, là nous pourrions dire que cette société s’investit dans le sport pour favoriser son développement et l’épanouissement de cette jeunesse qui n’attend que cela et qui fera naître de nouveaux grands champions.
    Je crois qu’il est grand temps que des barrières soient mises pour ne pas dépasser certaines limites, il faut réguler à tout prix. Comme dans toute politique, entre la tradition et la modernité, sachons placer le curseur juste au bon endroit.

    Bien amicalement

    Jacques

  21. Le Parisien Liberal dit :

    L’argent, le sport, l’étique … et la politique !

    Les sports qui attirent de l’argent ne sont ils pas dans un jeu de miroirs vis a vis de la Politique au sens large ?

  22. jany guiot dit :

    Lu dans Le Figaro

    Les patrons des petites entreprises n’ont pas le moral

    Mots clés : TPE, crédit, emploi, Jean-Marc Jaumouilé, Sarkozy Nicolas, Fiducial

    Par Yann Le Galès
    21/07/2010 | Mise à jour : 15:19 Réactions (21) 72% des dirigeants d’entreprise de moins de 20 salariés sont pessimistes sur la situation économique. Ils renoncent à investir.

    Les petits patrons sont moroses. Selon le 39 ème baromètre de conjoncture des entreprises de moins de 20 salariés réalisé au troisième trimestre par l’Ifop pour Fiducial, 72 % d’entre eux sont pessimistes sur la situation économique de la France. Soit trois points de plus qu’en avril. Ce niveau est le même qu’au début de la crise. Ils ne sont que 33 % à faire confiance aux mesures prises par le gouvernement Sarkzozy. Il s’agit du plus bas niveau de confiance depuis l’élection du président de la République.

    Il existe certes des améliorations dans le domaine de l’emploi. Ils ne sont également que 31 % contre 40 % au trimestre précédent à considérer comme préoccupante leur situation financière. 19 % d’entre eux contre 24 % il y a quelques semaines constatent un durcissement des conditions d’accès au crédit.

    Mais ce léger mieux ne doit pas faire illusion. «Il est pour le moins prématuré de conclure à un frémissement durable de reprise de l’activité. L’amélioration de la perception des banques par les patrons de TPE masque une autre réalité, le renoncement à investir et donc à demander des financements», observe Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial.
    ********
    L’atmosphere est reellement morose sur les marches, l’investissement ne semble pas repartir, la situation politique en France n’est pas tres positive…Pourquoi un huiSclos pour des retraites ?
    Ne sommes-nous pas assez adultes pour comprendre les challenges importants ?

    Tout le monde va partir en vacances dans une France qui s’est installee dans la violence, la violence des ghettos, la violence du manque de perspectives dans l’avenir, la violence de l’indifference…

    La droite doit savoir que son electorat est pluriel, il trouve sa plenitude dans la difference des opinions, le risque serait d’oublier le caractere de cet electorat…
    Ne formons pas aujourd’hui ceux qui choisiront le camp des decus car ils auraient perdus la confiance…
    Les reformes doivent se faire au grand jour…

    Sur le CARNET JPR, nous voyons qu’il y a des differences d’opinions entre tous les amis qui participent aux debats ou commentaires…Quel camp choisiront-ils en 2012 ?
    Combien choisiront le camp des decus ?

    Alors, avec une telle situation en France, peut-on parler de vacances ?
    Depuis les annes 80, on a beaucoup demande aux francais de se serrer la ceinture, aujourd’hui il va falloir payer pour le laxisme general….

    Bien cordialement,

    jany guiot

  23. EMMANUEL dit :

    http://www.lesechos.fr/info/analyses/020581593138-reduction-de-la-dette-publique-souvenons-nous-du-desastre-argentin.htm

  24. jany guiot dit :

    Si la Droite devait perdre en 2012,
    Ce ne serait pas à cause de « la performance » d’une Gauche qui se cherche un avenir dans la critique…
    Ce serait avant tout à cause du sentiment que la grande majorité de Droite semble oubliée.

    Nous savons tous que la France profonde est de « centre-droit » et qu’elle est gardienne des valeurs traditionnelles…
    Le discours de la rigueur plait certainement a une Droite (ultra-libérale), ce discours n’est pas celui que nous trouvons dans l’esprit de la Démocratie Sociale….qui fait aussi partie de la vision progressiste de la Droite…
    N’oublions pas le Ministère de la Cohésion Sociale avait été pense par un gouvernement de Droite…

    La rigueur nécessaire dans la gestion en général n’implique pas qu’il faille faire taire toutes les aspirations de nos concitoyens, il doit y avoir « une juste compréhension des nécessites du présent et des temps a venir »

    Nous sommes depuis trente ans dans la panade et pourtant la droite des notables a bien participe aux différents projets des gouvernements passes…
    Cette droite de notables peut-elle encore donner des leçons de gestion en général ?

    Depuis les années 80, les comptes sociaux ont vu leurs gestions fragilisées par un manque d’implication de l’Etat dans la politique industrielle en général.
    Nous avons tout laisse tirer les valeurs vers le bas, les valeurs de gestion, les salaires, les formations, la dynamique industrielle et commerciale, etc…au nom du profit sur le court terme…

    Le Président de la République Nicolas Sarkozy a bien lance la réflexion sur une grande politique industrielle, mais les résultats se font attendre, va-t-on rester au stade des idées sans rien mettre en pratique ?

    Le dialogue social, la représentativité….des mots ?

    Il serait important d’amorcer une nouvelle période dans le dialogue partenarial entre l’Etat et les Entreprises au travers la Politique Industrielle et Commerciale…

    Notre avenir est dans le dialogue, dans une vision commune du devenir de notre pays.

    Inacheve

    Bien cordialement,

    jany guiot

  25. jany guiot dit :

    Lu dans Le Figaro

    «Les cités ont pris la tête du grand banditisme»

    Mots clés : cités, grand banditisme, violences, GRENOBLE, FRANCE, Jérôme Pierrat

    Par Thomas Vampouille
    22/07/2010 | Mise à jour : 20:26 Réactions (71)
    «Le grand banditisme se nourrit là où il l’a toujours fait, c’est-à-dire aux marges de la société», analyse Jérôme Pierrat. Crédits photo : AFP
    Alors que certaines cités de Grenoble ont été le week-end dernier le théâtre de nuits de violences urbaines après la mort d’un braqueur, le journaliste et écrivain Jérôme Pierrat, spécialiste de la grande criminalité française, décrypte pour lefigaro.fr la radicalisation qui s’opère au sein du grand banditisme.

    LEFIGARO.FR. – Est-ce un hasard si ces événements se sont déroulés à Grenoble ?

    Jérôme Pierrat*. – Cela fait 40 ans qu’on s’entretue à Grenoble, où il y a une tradition ancienne de grand banditisme. En 2007-2008, il y avait d’ailleurs eu une série de règlements de compte, dont justement dans le quartier de la Villeneuve. Depuis la fin des années 1960 et la mort du «parrain» Mattéi, ça été la guerre ininterrompue. On ne sait pas pourquoi ça a commencé. Il y a eu les Corses contre les Italo-Grenoblois, puis ces derniers entre eux, puis les Italo-Grenoblois contre la «bande de l’Abbaye»… En tout, presque 200 morts en 40 ans : c’est pire qu’en Corse ou à Marseille. Les criminels de Grenoble ont donc baigné dans cette culture de violence et de règlements de compte. Leur radicalité est liée à l’histoire de la ville et de ses criminels.

    À Grenoble comme ailleurs, les cités sont désormais au centre des affaires de grand banditisme. Sont-elles devenues un vivier pour le milieu ?

    Le grand banditisme se nourrit là où il l’a toujours fait : aux marges de la société. Aujourd’hui, les zones défavorisées, ce sont les cités des grandes villes. Mais elles ne sont pas un vivier, elles sont le grand banditisme, à Grenoble comme à Lyon, Marseille ou Paris ! Le grand banditisme n’appartient pas au milieu traditionnel, il change de visage et de mains.
    À partir des années 1990, les voyous des cités sont montés en gamme dans le trafic de stupéfiants, passant du petit dealer au grossiste, puis à l’importateur. Pendant dix ans, ils se sont aguerris, enrichis, ils ont pu acheter des armes. Ils sont montés en puissance discrètement, dans l’ombre du milieu traditionnel, sur lequel tout le monde restait focalisé. Aujourd’hui, ils tiennent toute la chaîne et ils jouent dans la cour des grands.

    Il y a donc deux milieux qui cohabitent ?

    Tout ce petit monde se retrouve en prison, où des liens se nouent : ils ont donc fini par travailler ensemble. Mais aujourd’hui, clairement, le milieu traditionnel s’estompe face au nouveau milieu des cités. Les «parrains» se font vieux et sont de plus en plus dépassés par les nouvelles techniques. Ceux des cités n’ont plus rien à leur envier, ils sont plus riches et plus dangereux. Signe de ce renversement, à Grenoble par exemple, les policiers se sont rendu compte que ce sont désormais les gars des cités qui jouent les juges de paix au sein du milieu traditionnel.

    Le visage du grand banditisme s’en trouve-t-il changé?

    Fondamentalement, les codes restent les mêmes : pour être un bon voyou, il faut toujours savoir se taire, etc. Quant à la violence, je ne pense pas que les individus soient foncièrement plus violents aujourd’hui qu’au «bon vieux temps». D’ailleurs, quand on regarde les statistiques des braquages, il n’y a jamais eu autant de policiers tués que dans les années 70-80.
    On assiste en revanche bien à une radicalisation, liée au rapport de force : les policiers sont de mieux en mieux équipés, donc en face, on s’équipe aussi. Les mentalités évoluent aussi, tout est devenu plus rationnel : fini le folklore, les gars sont là pour se faire de l’argent et c’est tout. À chaque époque, son voyou.

    Est-ce que la police a pris le virage ?

    Pendant longtemps, la police a négligé cette évolution, méprisé ce qu’elle pensait n’être que du menu fretin. Mais il y a eu une prise de conscience. Aujourd’hui, la police en est à faire du renseignement dans les cités, pour observer et essayer d’identifier les caïds. On en est là, à découvrir ce nouveau milieu pour mettre à jour les fichiers.

    * Auteur d’une Histoire du milieu (Denoël, 2003), de La vraie mafia des cités (Denoël, 2006) et de Gangs de Paris (Parigramme, 2007).
    ************************

    Il est donc important de donner tous les moyens a la police pour en finir avec ces ghettos de la violence…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  26. jany guiot dit :

    Faut-il faire confiance aux banques ?

    Un placement sur une assurance vie de type « predissimo » a rapporte (moins 6,75%) sur 5 ans…
    Merci aux bons gestionnaires du Credit Agricole.

    Les petits porteurs preparent souvent leur retraite sur des comptes assurances, pensant que ces comptes etaient bien proteges des grands mouvements de la bourse…

    Que devons-nous penser de nos banques en France ?

    Privilegent-elles leurs interets ?

    Aujourd’hui le coefficient de risque est mis en avant pour deresponsabiliser les gestionnaires des fonds de placement…

    Mais dans le fond, les banques sont -elles rellement honnetes ?

    Bien cordialement,

    Jany Guiot

  27. emmanuel dit :

    Soupçons de fraudes massives chez les jeunes UMP
    Par Laurent Benoit
    Posté le 23/07/2010 à 10:19 | lu 1363 fois | 2 réactions|
    dessin par Simon Castel
    Ils ont voté pour le collège électoral de leur président, dont l’élection aura lieu en septembre, mais n’en attendent rien. Parmi les Jeunes Pop’, la colère et le ras-le-bol dominent. Ils dénoncent une élection truquée qui vise à faire réélire le controversé président sortant, Benjamin Lancar. Et veulent porter l’affaire en justice.

    Samedi 10 juillet avaient lieu les élections des Conseillers nationaux des Jeunes Populaires. Ces « grands électeurs », élus par département de manière pluri-nominale (un CNJP pour 10 militants), seront chargés d’élire le président des 11000 membres des Jeunes Populaires en septembre prochain, pour un mandat de 2 ans. Benjamin Lancar, l’actuel président controversé pour ses nombreux dérapages (le dernier étant ses propos sur les « tensions ethniques » de l’équipe de France de football sur Beur FM) a finalement décidé de se représenter. Mais depuis quelques semaines, les militants de l’opposition interne dénoncent des cas de fraudes électorales en sa faveur qui semblent se généraliser un peu plus chaque jour : Ain, Rhône, Isère, Seine-Saint-Denis, Yvelines, Allier, Hérault… Déjà deux actions en annulation ont été déposées, l’une en Rhône-Alpes et l’autre en Seine-Saint-Denis, qui vient d’ailleurs d’aboutir et de faire annuler l’élection dans le département.

    Du « blacklisting » au trucage des listes

    Les militants du Rhône sont également très remontés, et pour cause, la liste des irrégularités serait longue comme le bras. Après un « blacklisting » informel des militants opposés à Lancar, qui ne sont plus informés des évènements du mouvement, l’arrivée de l’élection des CNJP aurait donné lieu à une débauche de tricheries outrepassant tous les règlements. Jean-Baptiste Merle, militant présent lors du scrutin du Rhône, raconte : « j’étais là de 14h à la fermeture du bureau de vote, j’ai constaté plusieurs faits troublants. Des procurations non manuscrites, non signées et envoyées par mail ont été utilisées. Un membre de l’équipe en place des Jeunes Pop’ du Rhône (l’un des fiefs électoraux de Lancar) est venu ouvrir la fédération à 14h avant que le président du bureau de vote ne soit présent, ce qui peut laisser craindre des bourrages d’urnes. Il n’y avait aucuns isoloirs et des bulletins de vote pré-remplis ont été distribués à certains. Deux personnes ont votés sans carte d’identité, ça leur permet de fausser les votes en rameutant des militants de l’extérieur : un militant parisien a obtenu une procuration pour venir voter à Lyon ! ». L’une des candidates, Alexandra Derepas, confirme le fait que sa carte d’identité et sa carte d’adhérente ne lui ont pas été demandées.

    La fraude majeure reste la disparition sur les listes de plusieurs candidats, ceux qui font partie du camp opposé à Lancar… Jean-Baptiste explique son propre cas : « après le mail de confirmation de ma candidature par la RDJ Rhône (Responsable départementale des jeunes), je reçois à 17h la veille de l’élection un second mail me disant que ma cotisation n’est pas à jour, ce qui est faux. J’ai harcelé ma RDJ et le bureau national à Paris pour rectifier la fraude, mais d’autres n’ont pas pu car ils l’ont reçu trop tard ». Ivana Gajic, ancienne RDJ de l’Ain aujourd’hui adhérente dans le Rhône, confirme : « des candidatures CNJP ont été refusées de manière abusive, c’est mon cas également. Nous avons appris la nouvelle la veille au soir du scrutin, à 19h. Le motif de non-renouvellement invoqué est mensonger. Elle a été organisée d’une manière opaque et malhonnête. Marine Courtaud, la RDJ du Rhône, n’était même pas là ! Pourtant c’est elle qui nous a renvoyé les mails refusant nos candidatures ! ».

    Un contrôle dans la poche du président ?

    Du côté de l’intéressée, on nie tout en bloc : « comme je suis sur la Caravane UMP, ce sont des responsables de l’UMP hors Jeunes Pop qui se sont occupés des élections et utilisé mon bureau avec mon accord, de manière à ce que les élections se passent dans les meilleurs conditions possibles. Si les candidatures ont été refusées, c’est par Paris, et c’est qu’ils avaient une bonne raison de le faire. Je ne suis au courant d’aucune fraude, et je doute fortement qu’il y en ait eu. » A la question du fameux mail envoyé depuis son adresse, la réponse est plutôt évasive : « le bureau de vote à qui j’ai délégué l’organisation a pu l’utiliser, vu que c’est eux qui s’en chargeaient. »

    Quand on leur pose la question du contrôle du bon déroulement des élections, les opposants à Lancar rient jaune : « il existe un comité de contrôle, qui est élu par les CNJP… donc par ceux qui éliront le président… », résume Jean-Baptiste. Un autre militant, Pascal, explique la réforme initiée par Lancar sur le vote : « en 2008, il ne fallait envoyer sa candidature qu’à son RDJ. Aujourd’hui, il faut aussi envoyer le dossier au bureau national à Paris, qui est supervisé par Julien Rutard, délégué national du mouvement en charge des adhérents et qui fait partie de la garde rapprochée de Lancar ». Ivana Gajic s’interroge : « peuvent-ils être à la fois juges et organisateurs ? Au final, un seul CNJP opposé à Lancar a été élu dans la liste du Rhône, ils ont bien réussi leur coup ! ».

    « Les magouilles de Lancar font le beurre de l’extrême droite »

    « Les pro-Lancar ont décidé de faire n’importe quoi pour qu’il soit réélu… Lancar avait déjà bien écorné l’image des Jeunes Pop’ mais là c’est carrément des militants qui ruinent la crédibilité des Jeunes Pop qui ne veulent que militer ! » lâche Naguin Zekkouti, ancien responsable du Pôle Réflexion des Jeunes Pop’ rhodaniens. Pour Ivana Gajic, le bilan affiche des conséquences plus grave : « certains militants ne veulent plus être ridiculisés quand ils disent appartenir aux Jeunes Pop, ils ne se retrouvent plus dans ce parti, et se radicalisent en entrant au MPF ou au Front National. Les magouilles de Lancar font le beurre de l’extrême droite. »

    Ulcérés, une partie des militants lyonnais a dressé un procès verbal à la fédération locale, et constitué un dossier qu’ils comptent porter au tribunal d’instance. « Cette action n’est pas dirigée par un candidat, elle vient de nous, en tant que militants : nous voulons faire annuler l’élection pour la refaire, cette fois dans les règles de la démocratie. ».

  28. jany guiot dit :

    Lu dans Le Figaro

    Absentéisme : les députés à l’heure des sanctions

    Je trouve que c’est très bien, nous devons apprendre a mieux gérer les comptes de la République.

    Une absence sans raison est souvent sanctionnée dans la société privée.

    Les députés, les élus et représentants du peuple doivent mieux se responsabiliser en sachant toujours qu’ils doivent leurs positions au peuple qui leur a fait confiance…

    Les Présidents des Assemblées doivent toujours le rappeler aux « élus »

    Je suis pour le palmarès sur les medias…cela permet de mieux informer les électeurs…

    Bien cordialement…

    jany guiot

  29. Claude dit :

    Jany,

    Cela permettra de mieux désinformer les électeurs.
    Par exemple : J.P. Raffarin, est il en séance ou en commission quand il est en Chine

    Cordialement,
    Claude

  30. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Réponse a Claude,

    Je n’ai jamais considère le Carnet JPR comme un blog ordinaire ou chacun pouvait tirer le dialogue vers le bas…
    J’ai toujours essaye dans mes propos de questionner dans les limites du cadre d’une certaine éthique, cela évite beaucoup d’incompréhension.

    Nous avons parle de l’absentéisme il y a déjà longtemps sur ce blog et notre hôte Jean-Pierre Raffarin nous avait fait part de ses réflexions sur le sujet et de ses propositions dans le passe.

    J’avais aussi, en ce temps la, questionne le Président de l’Assemblée Nationale et Le Président du Sénat sur la question de l’absentéisme, j’ai eu des réponses qui m’ont rassure sur le sérieux des travaux et des activités des « élus »
    Il est bon, quelque fois, d’aller à la source des informations et d’avoir des réponses sans devoir passer par des intermédiaires ou par les medias.

    Dans les assemblées (Nationale ou Sénat) le cadre de l’absentéisme est précis, il y a aussi la possibilité de présenter ses excuses (les raisons véritables de l’absence) qui sont généralement acceptées.

    Seul rentre dans le cadre de l’absentéisme ceux qui n’ont pas de très bonnes raisons…

    Vous faites allusion Claude, aux voyages en Chine du Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, sachez que ceux-ci doivent entrer dans le cadre des « excuses admises » si ce n’est pas le cas, je pense que Monsieur Jean-Pierre Raffarin est assez grand et sage pour demander aux Assemblées de les faire admettre dans le cadre…

    J’ai de plus, souvent, remercie le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin pour tous ses voyages en Asie qui rapprochent les peuples et qui permettent aussi de développer les partenariats, culturels, politiques, industriels et commerciaux…
    Nous avons besoin de nous ouvrir au Monde, Monsieur le Premier Ministre nous montre le chemin et la Chine a su le reconnaître…

    Claude, vous parlez injustement de la désinformation des électeurs, j’espère que vous n’etes pas le premier désinforme…
    Nous devons éviter de mépriser les français, les électeurs à ce point, ils savent ce qu’ils font lorsqu’ils votent, même s’ils ne votent pas « comme vous » ou « comme nous ».

    La première désinformation c’est de ne pas être informe…

    Il est donc souhaitable que les Assemblées s’ouvrent aux medias et informent le peuple, les électeurs, sur l’activité, le travail en cours et sur les abus éventuels…
    Nous parlons de gestion, nous parlons d’améliorer la qualité du suivi de notre représentation nationale…il n’y a pas la, de recherche de désinformation…

    La France est un Etat de droits, et l’un de ces droits est d’avoir accès à « l’information »

    Bien cordialement,

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    jany guiot

  31. Claude dit :

    Jany,

    C’est votre point de vue largement développé.

    Le mien est beaucoup plus nuancé et je ne prenais l’exemple de JP Raffarin que pour être explicite pour faire réfléchir mais je vois que je ne le suis pas assez.

    Vous avez votre propre expérience de l’usage que font les groupes humains un peu important de l’information qu’ils reçoivent. J’en ai une autre, de terrain.

    Les excuses présentées au Sénat ou à l’Assemblée, reçues pas leurs pairs n’ont pas du tout la même résonnance que les mêmes excuses présentées à la foule des français.

    Vous avez une vision contradictoire des gens. Pour vous, à vous lire, par nature, les gens sont tous très intelligents et capables de recevoir toutes formes d’informations en les appréciant pour ce qu’elles sont réellement. Mais ceux qui ne sont pas de votre avis ne sont pas assez intelligents pour vous comprendre.

    Donc je réitère ma remarque en la précisant. L’opinion publique (en tant qu’entité, pas en tant qu’individus qui la compose) n’a pas la maturité pour faire la part des choses. Sinon comment expliquer la mauvaise opinion que cette opinion publique a, en vrac, des politiques, des fonctionnaires, des enseignants, des policiers, des retraités qui coûtent sans rapporter, des journalistes qui risquent leur vie à nos frais, les ecclésiastiques, les juifs, les arabes, les noirs, les blancs, les jaunes, les jeunes, les malades du sida, les chercheurs, les bigots, les pétroliers, les agriculteurs, etc. …..

    Ceux qui manipulent l’opinion publique savent bien tout ça.

    Il y a des élus qui assument bien leurs mandats et d’autres moins bien. Laissons les se contrôler les uns les autres et ne publions, éventuellement, que la synthèse de tout ça sous leur contrôle. Pourquoi ne pas leur faire confiance au moins autant qu’à l’opinion publique ?

    Mon expérience propre me pousse à penser que la désinformation commence avec la surabondance d’information. Vous pouvez penser le contraire. Par précaution, tant que l’on n’est pas sûr que vous ou moi avons raison, évitons de donner de l’information qui pourrait désinformer.

    Comme je ne suis pas dans une cour de récré, je n’en appellerai pas à J.P. Raffarin pour qu’il soit le témoin de notre désaccord.

    Quand à suggérer que vous pourriez agir selon « une certaine éthique » et que ceux qui ne sont pas de votre avis puisse en être dénué je vous laisse le soin d’évaluer votre propre présomption. Je crois que vous devriez considérer que ceux qui disent ce qu’ils pensent le font honnêtement même si vous n’êtes pas d’accord avec eux.

    Voilà, vous m’avez obligé à dire en 40 lignes ce que d’autres avaient bien compris en deux lignes.

    Cordialement,
    Claude

  32. Claude dit :

    Jacques,

    Vous avez raison pour le sport d’amateurs.

    N’avez vous pas remarqué que le nombre de licenciés (notamment en foot) augmente en fonction des résultats des sportifs de haut niveau indépendamment des salaires qu’ils reçoivent ? Et que les ressources du sport amateur est proportionnel à l’argent qui est brassé par les professionnels ?

    La morale (relative selon les gens) est une chose, le pragmatisme en est une autre.

    Cordialement,
    Claude

  33. jany guiot dit :

    Lionel Jospin disait qu’il était un « pragmatiste »
    Un pragmatiste sans oreille, on sait aujourd’hui ou cela nous mène…a 2002…
    Un pragmatisme sans coeur…?
    Je préfère vous laisser réfléchir….

    Lionel Jospin était pourtant sorti d’une grande école,
    Les medias faisaient des éditoriaux pour mieux l’habiller pour sa campagne…
    Il pouvait prendre l’habit du pragmatisme, ou je ne sais quel autre…
    Cela ne lui a pas donne une « autre dimension… »

    Au fond qu’est-ce que c’est que le « pragmatisme » ?
    Est-ce la position rigide des coordonnées X et Y, sans la compréhension de la courbe qui reflète la réalité ?

    Aujourd’hui, je ne peux conseiller que « le dialogue ouvert, sincère et respectueux » avec les électeurs…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  34. jany guiot dit :

    Le Petit Homme n’aime pas la contradiction,
    Cela lui fait de l’ombre…

    Faut-il que nous soyons tous des artistes,
    Pour tant aimer la lumière des projecteurs sur nos contradictions ?

    Jany guiot

  35. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Monsieur le Premier Ministre,

    Claude,

    « L’argent, le sport et l’éthique »…

    Bien sûr qu’il faut investir de l’argent dans le sport, au moins pour les équipements, et autres infrastructures, etc… mais il n’est pas interdit de rester dans le raisonnable.

    Parlons foot ! Que cherchons-nous à faire ? Avoir un championnat élite réservé aux 3 ou 4 équipes des grandes métropoles. Ce championnat sera très passionnant… J’en doute ! Mais je pense que les autres villes de moindre importance de l’hexagone ont également bien droit à ce spectacle entraînant des revenus permettant leur survie en donnant du bonheur à leurs supporters. La prochaine étape sera un championnat européen des clubs où nos 3 ou 4 équipes précitées feront de la figuration faute de moyens car eux seront contrôlés par notre DNCG qui n’existe pas dans d’autres pays.
    Mais revenons à notre championnat de Ligue1, actuellement vous avez 3 ou 4 clubs qui le survolent car ils ont les moyens de se payer quelques « vedettes » avec l’apport de l’argent des sponsors que les autres clubs de notre championnat ne peuvent pas se permettre de s’offrir, un talent ça se paie et pour tenir toute une saison il faut un effectif d’au moins 25 joueurs et avec une seule « vedette » vous n’irez pas loin. Actuellement la plupart des clubs complétant notre Ligue 1 sont au bord du gouffre économiquement, sous contrôle DNCG, pas au droit de recruter ou alors vendez pour acheter, alors que font-ils : ils forment des jeunes dans leurs centres de formation et sont bien souvent dépouillés avant que le « futur jeune talent » ait ses preuves, en touchant une indemnité de formation de 3 à 4 millions d’Euro quand l‘intéressé a signé un contrat professionnel, alors qu’un transfert survenant un an ou deux après leur rapporterait beaucoup plus. Où allons-nous ? Vous avez été chef d’entreprise, aviez vous les moyens de payer les jeunes que vous formiez à ce tarif là alors qu’ils n’ont pas encore fait leur preuve …. De nombreux clubs sont dans cette situation, je suis un fidèle du RC Lens, club qui forme quantité de jeunes, il a encore fait signer des contrats professionnels à 14 jeunes issus du centre de formation pour éviter le pillage annuel notamment des clubs outre-manche, Gaël Kakuta grand espoir de notre football à Chelsea à moins de 17 ans, Abdel Taarabt à Tottenham, aujourd’hui c’est Nassim Boukhalifa qui fait l’objet d’une sollicitation de la part de Newcastle, la liste est longue, un contrat pro ça coûte au club alors qu’il n’est pas sûr que ces futurs espoirs arriveront au sommet de leur art. D’autres clubs sont dans cette situation et malheureusement, faute de moyens de se payer des « vedettes » ils jouent pour éviter la relégation qui serait une catastrophe, alors qu‘ils sont les viviers de formation de nos jeunes. D’autres centres de formation sont en perdition comme c’est le cas pour le HAC (Le Havre) ou le FC Nantes qui croupissent en D2 et pourtant ils ont été par le passé deux de nos meilleurs centres de formation. Il en est ainsi pour le football, mais il en est de même au rugby, Montauban, relégué cette année pour raisons sportives mais aussi financières. La Rochelle accède au Top 14 cette année mais que fera cette équipe avec son faible budget face aux armadas toulousaine, toulonnaise, parisienne, perpignanaise ou clermontoise… Que sont devenus des clubs au passé prestigieux comme Lourdes, Pau, Dax, Mont de Marsan, Béziers, Auch, La Voulte, Narbonne etc… etc… Il en est de même au basket, avec la descente aux enfers de clubs prestigieux comme Pau/Orthez ou Limoges qui, heureusement remontent en Pro A mais avec des budgets limités.

    Je ne parle pas non plus des tarifs exorbitants déboursés par certains clubs pour acheter par exemple un Christiano Ronaldo, ces transferts se monnaient par dizaine de millions d’euro !

    J’ai abordé ces quelques spécificités, mais il y en a bien d’autres. Je pourrais également aborder le problème du cyclisme où c’est également la guerre pour la survie de nombreuses épreuves se déroulant dans l’hexagone qui disparaissent au fur et à mesure des années mais qui pourtant amène du bonheur à de nombreux amateurs du deux roues. Regardez le concept défini par l’ancien coureur professsionnel Cédric Vasseur concernant l’épreuve des 4 jours de Dunkerque sur le lien ci-après :
    http://www.lavoixdessports.com/Tour-de-France/Actualites/2010/06/28/article_c-est-le-systeme-qu-il-faut-changer.shtml

    Je veux bien que vous me disiez que la morale est une chose et que le pragmatisme en est une autre, mais je pense que le sport doit rester un jeu pratiqué en toute équité pour lequel on a exalté les valeurs morales au point de le justifier et de l’encourager, or les enjeux économiques (*) donnent actuellement au sport une nouvelle dimension à coups de « démesures et de surenchères » et c’est bien regrettable pour le grand amateur de sport que je suis.

    Cordialement

    Jacques

    (*) Voyez le procès intenté à la 3F par l’équipementier de l’équipe de France de Foot pour ses mauvais résultats lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud et son manque à gagner réclamant ainsi une indemnisation. Je serai tenté de dire à cet équipementier « vous avez choisi le mauvais cheval, tant pis pour vous ! ». Encore qu’il peut s’estimer heureux d’avoir remporté la Coupe du Monde avec l’Espagne qu’il équipe également.

  36. Claude dit :

    Jany,

    Est-ce que je comprends bien votre dernière sentence ?

    Si vous êtes petit, pourquoi ne pas grandir ? Vous n’aimez pas la contradiction ? Choisissez de vous exprimer sur un média où il n’y a que des Jany qui s’expriment. Là vous serez sûr de ne pas avoir de gens qui ne pensent pas comme vous.

    Est-ce qu’ainsi vous vous enrichirez intellectuellement ? Je n’en sais rien, mais je n’ai pas l’impression que ce soit votre objectif. Vous pensez être déjà tellement riche.

    Si je peux vous donner un conseil (d’accord, je suis un peu présomptueux) focalisez vous sur les idées au lieu de tellement détester ceux qui les ont quand ce ne sont pas les vôtres.

    Moi, la contradiction ne me fait pas d’ombre, elle éclaire mon chemin et me révèle les beautés de la route que je n’aurai sans doute pas vues. La contradiction me donne a réfléchir et comme je me délecte de la réflexion…. Si la méditation donne une bonne connaissance de soi, la réflexion donne une meilleure connaissance du monde qui nous entoure.

    Claude

  37. alain lavallée dit :

    Bonjour à tous,

    je prolonge un peu la réflexion de Jacques D’Hornes … il est souhaitable de « rester dans le raisonnable » ?

    Le « toujours plus » n’est pas pragmatisme, il est une « spirale amplificatrice » qui ne peut mener qu’à la crise…. ce n’est qu’une question de temps et là , qu’on aime ou non il faudra réformer, changer les règles du jeu.

    Cordialement,

    Alain Lavallée

  38. emmanuel dit :

    Mais oui, mais oui ils vont le faire…
    http://www.lesechos.fr/info/hightec/020688115681-iter-le-conseil-met-la-fusion-thermonucleaire-sur-orbite.htm
    Alors RDV dans 20 ou 30 milliards, pour un premier plasma en 2030. Et ceci pour espérer produire peut être de l’électricité en 2110.
    A mon humble avis les décisions d’aujourd’hui seront obsolètes bien avant ce délai.

    Pour l’instant aucun chiffrage n’a été donné par les Entreprises qui répondront aux appels d’offres. C’est cela qui fixera le coût du projet, sans compter le coût des matières premières.
    Concernant le planning, même géré par un industriel, aucun délai ne peut être donné en deça d’une marge d’erreur de 5 ou 10ans.

    La résultante de cette chienlit va être simple: asphyxie des postes budgétaires pour développer des énergies propres (incluant le nucléaire) que l’on pourrait projeter dans 30ans. De fait dans moins de 10ans Areva n’existera plus. Et dans le meilleur des cas nous achèterons des réacteurs en Corée dans 20ans.

    Bonne continuation…

  39. jany guiot dit :

    Claude,

    Encore une fois « une mouche vous a pique »
    C’est dommage !

    Si vous aviez lu dans le fond ce que j’ai pu écrire sur ce Carnet, vous vous seriez aperçu que je ne refuse pas « la contradiction » qui fait partie du dialogue…
    J’ai toujours dit que la vérité n’existe pas au singulier…qu’elle trouve son expression au pluriel…

    Il y a sur ce Carnet beaucoup d’amis…Jacques, Alain, Emmanuel, Ernest, Carole, Mistral, Reynaldo, et beaucoup d’autres…chacun a ses idées, chacun écrit avec ce qu’il a sur le coeur…l’important est de toujours rester respectueux dans la forme…

    Chacun répond sur les idées, pas sur les personnes…
    Essayez Claude, de lire les billets de tous les amis de ce Carnet avec tout votre coeur et vous comprendrez que ce qu’ils disent a ses raisons…même si ces raisons n’ont pas d’existence dans notre propre environnement…
    Je suis certain que chacun accepte la contradiction…

    Bien cordialement,

    jany

  40. Claude dit :

    Alain Lavallée,

    Ce que vous souhaitez est un voeux pieu (« rester dans le raisonnable »). Quelles sont les limites du raisonnable ? Les limites du raisonnable sont le pragmatisme qui consiste, en l’occurrence, à ne pas espérer l’impossible. Le raisonnable des uns étant du gigantisme pour les autres, le démesuré des uns étant le mesquin de beaucoup, soyons raisonnable en souhaitant simplement le faisable. Certains, probablement par méconnaissance du français, sont en train de faire passer le pragmatisme pour une aberration comme si le fait que Jospin ait utilisé ce mot faisait que celui-ci est maintenant chargé de honte, inutilisable par un honnête homme et soumette ceux qui ont l’outrecuidance de l’utiliser au mépris collectif (si ! si ! j’ai lu ici, sur ce blog, que Jospin a déshonoré ce mot ! lol MDR)

    Peut-on réglementer le salaire des joueurs (et de tout le monde car il n’y a pas de loi applicable aux uns qui ne puisse être applicable aux autres) ? Le prix des joueurs est une question de droit privé, je vois mal un gouvernement non communiste réglementer les salaires alors qu’il y a longtemps que les prix ne le sont plus. Je ne suis pas spécialiste de l’OMC mais je ne suis même pas sûr que les conventions et les traités internationaux le permettent.

    C’est vrai que certains se croient propriétaires du foot (et disent par exemple : « Parlons foot ! Que cherchons-nous à faire ? » Comme si le foot n’était pas une affaire de droit privé sur lequel les gouvernements n’ont aucune prise en dehors du droit général). La plupart des grands clubs sont des SA affiliées à une association « loi de 1901 », la LFP. La DNCG » est un organisme privé dépendant uniquement de la Ligue du football professionnel elle même privée (asso loi 1901).

    Chaque fois que l’on a imposé un handicap dans un sport cela a été pour égaliser les chances des parieurs au détriment des compétence des acteurs du sport en question. Alors en matière de morale il y a quand même autre chose à trouver que les jeux d’argent. Pour le moment l’ensemble des acteurs du foot sont des fournisseurs de spectacle. Les supporters sont des consommateurs de spectacle. Prenons garde que tout ça se transforme en Loterie universelle. La Loterie généralisée et les dérives jusqu’au trucage organisé m’inquiète plus que le salaire des joueurs. Mais moi je ne suis pas jaloux de ceux qui gagnent plus que moi.

    Bien cordialement
    Claude

    PS – le pragmatisme est l’idée que n’est raisonnable que ce qui fonctionne réellement. Il est le cousin du réalisme et de la raison.

  41. Claude dit :

    Jacques,

    Vous vous trompez. Pour partir de rien et être leader de son marché en 5 ans il faut embaucher les ingénieurs les meilleurs (et les plus chers) et former les jeunes pour les garder (donc les payer au moins le prix que vos concurrents sont prêts à mettre). Pour l’anecdote, le seul survivant de mes collègues concurrents d’alors est président d’un club de foot prestigieux d’aujourd’hui. Il est plus que probable qu’il a chipé mes anciens clients à la multinationale qui a acheté mes entreprises en croyant faire mieux que moi sans moi.

    Le foot : c’est pareil que les entreprises.

    Les bons dirigeants de clubs sont de bons chefs d’entreprises par ailleurs. Ce n’est pas un hasard. L’amateurisme pour gérer une entreprise ne pardonne pas. Pour gérer un club sportif non plus.

    Le monde est ainsi fait que ce qui rapporte coûte plus cher que ce qui ne rapporte pas. Alors quoi que vous fassiez les bons joueurs qui attirent les supporters, les sponsors, les télévisions, etc. feront toujours l’objet de surenchères, quoi que vous pensiez. Si vous voulez agir sur le métier ce n’est pas supporter (client) qu’il faut être mais manager de club (fournisseur) et convaincre tous vos collègues du monde entier. Mais même comme ça, où croyez vous qu’iront les meilleurs joueurs ? A Lens ?

    La politique qui consiste à former des jeunes que l’on ne saura pas garder est une faute stratégique.

    La DNCG est l’organe privé d’une associations loi de 1901 (donc privée) qui sert justement à mettre sous tutelle les incompétents qui gèrent leur club comme on joue au Monopoly.

    Cordialement,
    Claude

    PS – l’équipementier de l’équipe de France a contracté avec l’espoir d’un parcours sportif brillant mais aléatoire et d’une image réelle telle que les amateurs de foot du monde entier admirent l’équipe de France même quand elle ne gagne pas tout. C’est cette image qui n’a pas été livrée et qui va faire l’objet d’une négociation dont les protagonistes connaissent déjà à peu près l’issue. Personne n’avait trouvé choquant que les sponsors abandonnent Renault suite à une suspicion de tricherie nuisible à leur image.

  42. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Alain Lavallée,

    Votre conclusion est pertinente. Mais faut-il attendre que nous soyons au plus profond de la crise pour réagir alors que nous savons pertinemment que « le ver est déjà dans le fruit » et sous différentes formes.

    Le sport est un magnifique outil favorisant l’équilibre et l’épanouissement de la jeunesse. Il est également un magnifique vecteur de rapprochement des peuples qui rêvent au « bien vivre ensemble » dans la mesure où il se pratique avec « fair-play », privilégiant des notions d’amitié, de responsabilité, de respect de l’autre et de soi, même si l’adversité doit exister dans la compétition pour sa beauté. Faisons tout simplement pour qu’il soit sain et loyal. Il ne doit en aucun cas devenir un élément perturbateur de notre société entraînant toutes formes d’agression, de violence, de tricherie ou de discriminations. Il doit servir au Rassemblement et non à la division !

    Or l’appât du gain entraînera toujours des dérives. Alors bien sûr que l’argent est nécessaire et indispensable pour servir et faciliter son développement, mais il doit être réparti de manière équitable et pour se faire il doit y avoir des règles mais il faut qu’elles soient universelles, bien établies et respectées de tous, mais il faut aussi qu‘il y ait des limites à ne pas dépasser car dans ce cas et si tout est permis, il y aura toujours de la disparité et c’est toujours le plus fortuné qui sortira vainqueur… Dans cette façon d’agir, le sport aura perdu de sa beauté, de ses valeurs et de son éthique.

    Bien sûr, qu’il faut évoluer, vivre avec son temps, savoir déplacer le curseur entre la tradition et la modernité, mais il faut le faire à bon escient en sachant positionner ce curseur juste au bon endroit pour ne pas avoir de regrets. Le CIO et les différentes fédérations sportives doivent penser à tout cela et je pense qu’il est grand temps d’apporter une grande réflexion sur la manière de réguler ces maniements d’argent dans le sport.

    Bien amicalement

    Jacques

    NB : Un petit mot pour les intéressés de ce sport et notamment Monsieur le Premier Ministre.
    L’athlétisme est magnifique, quelle beauté dans ce sport ! Même si j’aime beaucoup le foot…, il me laisse rêveur (rêve d’enfant) ! Aujourd’hui et demain, épreuves du décathlon en fil rouge avec un Romain Barras, épargné cette année par les blessures et qui me semble très bien préparé (fort du deuxième bilan européen de l‘année, il tourne aux environs des 8300 points à chacune de ses sorties, Chapeau !). Très bonne prestation de nos français lors de la première des championnats d’Europe d’Athlétisme à Barcelone. Premier tour sans encombre pour nos sprinters sur 100 m et sur 400. Qualifs de nos représentants pour la finale au marteau et au triple saut. Bravo les « Petits » ! (Une pensée pour Roger Couderc).

  43. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Claude,

    Avec ma vision « d’amateur », je me trompe peut-être, mais là il n’y a que vous pour le dire… Mais si je me trompe, d’autres sont en train de se tromper et notamment l’UEFA et son Président Michel Platini avec son désir de mettre en place (à partir de la saison 2012/2013) la mesure « fair-play financier » tentant à réduire les abus financiers exercés par des clubs et non des moindres. Ce n’est pour l’instant qu’un petit pion, mais c’est une avancée dans la croisade contre le « football business », et personnellement je ne peux que m’en réjouir.
    Mais dans les abus, il y a pléthore et même au niveau des joueurs et de leurs agents qui réclament des sommes faramineuses et notamment dans leur salaire pour la signature d’un contrat, alors ne soyons pas surpris que grand nombre (croissant) de joueurs « pointent » à l’UNFP.

    Je persiste et je signe, il est vraiment grand temps de réguler l’apport de l’argent dans le sport.

    Par ailleurs, une de vos remarques m’interpelle : « la politique qui consiste à former des jeunes que l’on ne saura pas garder est une faute stratégique ». Oui, dans la mesure où la législation du travail est la même dans tous les Pays, ce qui n’est pas ou n’était pas le cas. Un petit exemple, et toujours lensois : à votre avis comment Gaël Kakuta, sans doute le plus doué et futur grand joueur que la France espère, qui sera peut-être appelé prochainement par Laurent Blanc en raison de la sanction infligée à ses aînés, et qui actuellement a propulsé avec les autres joueurs de sa génération (qui eux aussi font banquette dans les plus grands clubs européens) la France en finale du Championnat d’Europe des U19, qui fût formé à Lens dès son plus jeune âge, a signé un contrat avec Chelsea. Tout simplement, parce qu’en France il fallait attendre qu’il ait 16 ans révolu pour signer un contrat, ce qui n’est pas (ou n’était pas le cas) Outre Manche, et qu’un joli petit chèque fut remis à l’intéressé mais aussi à sa famille. Conclusion, ce gamin fait banquette à Chelsea depuis trois ans barré par des Lampard, Essien et autres Ballack, certes il a de l’argent, mais il en aurait eu aussi (sans doute un peu moins pour l’instant) en restant à Lens où sans aucun doute il évoluerait depuis belle lurette en équipe première poursuivant ainsi sa formation et au milieu des siens. Actuellement dans son club, il réclame du temps de jeu que son entraîneur ne lui donne pas suffisamment, l’entraînant jusqu’au point d’être prêté, d’ailleurs et c’est le comble Chelsea voulait le prêter au Racing Club de Lens pour la prochaine saison, offre refusée par le Président des « Sang et Or », bravo Monsieur Gervais Martel !
    Beaucoup de dégâts dans cette affaire, et tous liés à l’attrait de l’argent, éthique du sport écorchée et règles du respect bafouées, ce qui mènent et n’en soyons pas surpris au comportement de notre Equipe de France en Afrique du Sud.
    Ne soyons pas non plus surpris que de nombreux clubs, qui essaient de prendre en charge les jeunes de nos banlieues avec bien souvent du personnel bénévole, cessent leurs activités. Malheureusement, c’est la meilleure façon pour voir grandir la délinquance dans notre Pays.

    J’arrête là, il y a encore tant de choses à dire sur le « sport business » et les dégâts qu’il propage. Que les « grands » clubs se construisent un palmarès avec « des victoires à crédit » et que leurs présidents continuent à jouer au Monopoly…!

    Cordialement

    Jacques

  44. jany guiot dit :

    Cher Jacques,

    Je ne peux que vous remercier pour toutes les explications, les informations, que vous nous apportez concernant le sport en général.
    L’on sent au travers vos textes que vous etes un homme passionne par le sport comme Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin…qui est pour vous un exemple…

    Continuez à nous faire participer à vos réflexions (très pertinentes) qui traduisent une certaine vision de l’avenir pour le sport en général…

    Contre vent et marée, vous mettez toujours en avant l’esprit du dialogue…

    Votre vision est celle d’un humaniste qui veut faire grandir l’homme et les institutions dans un grand espace de dialogue, de rencontre…

    Merci encore Jacques…

    Bien amicalement,

    jany

  45. Jacques D'Hornes dit :

    Cher Jany,

    Votre billet me touche beaucoup, un peu de chaleur humaine apporte toujours un réel réconfort.

    Il est vrai que je suis un passionné du sport en général tout comme effectivement Monsieur le Premier Ministre peut l’être et il nous l’a maintes fois démontré. Je sais ce que le sport a pu m’apporter, il permet en outre le développement et l’épanouissement de l’être.
    Le sport est un chemin dont la direction est la transformation de l’homme. Le sport est un chemin vers l’homme. De ce point de vue, subordonnant l’éthique du sport au paradigme du respect de l’autre et de l’accomplissement de soi, la notion de fraternité surgit aussitôt. Le sport contribue à « tisser des liens fraternels entre les hommes de toutes conditions, de toutes nations de toutes races ». Offrant la perspective de rencontres internationales, il fait partie intégrante du dialogue symbolique entre les cultures. Sous cet aspect, le sport se place au service de la paix. Alors sachons le préserver en le protégeant de tous abus qui peuvent lui être néfastes.

    Vous ajoutez que Monsieur Raffarin est un exemple pour moi… ah !(sourire).
    Il est vrai que je l’aime beaucoup pour différentes raisons, nous partageons aussi de nombreuses convictions. Avec de telles convergences, je me suis rapproché de lui en essayant de l’aider avec mes possibilités dans son parcours sinon je ne vois pas ce que je ferai sur son carnet.

    Merci et bien amicalement

    Jacques

    NB : Un petit mot sur les championnats d’Europe d’Athlétisme. Pas mal du tout les résultats de nos Français. Ayant suivi en intégralité le décathlon, je suis émerveillé par les performances de notre Champion d’Europe Romain Barras, mais j’y croyais. Je le suis tout autant avec le jeune Christophe Lemaitre qui j’espère va réaliser le doublé. Ils entraînent l’Equipe de France dans la spirale, je suis persuadé que d’autres titres vont suivre.
    Merci pour ce spectacle que vous nous offrez, vous portez haut et fort les couleurs de notre Pays.

  46. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Cet article de presse (France Football) complète très bien mon billet du 29 juillet 2010

    « Laurent Blanc évoque Gaël Kakuta

    Formé au RC Lens, Gaël Kakuta a remporté le mois dernier le championnat d’Europe des moins de 19 ans avec l’équipe de France de la catégorie. Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur des Bleus, a repéré le milieu offensif de Chelsea et certains de ses partenaires mais…
    « Je les ai vus et je leur dis « bravo » ! Mais je constate que, déjà, huit ou neuf d’entre eux évoluent dans des clubs étrangers comme Liverpool, Chelsea et qu’ils ne jouent pas en équipe première, même pas dans la réserve ! Ce sont des jeunes qui n’ont aucune assurance de jouer, donc de progresser. Pour certains, ils n’ont pas terminé leur formation et, en plus, ils ne pensent même pas une seconde à l’équipe nationale. Or, je suis désolé, mais à leur âge, certains devraient commencer à pouvoir être appelés en A. Le football français est soumis à cette complication. Un jeune comme Kakuta, à Chelsea, est obnubilé par le short bleu, le maillot bleu, les bas bleus… Bien sûr qu’on a vu que Kakuta avait des qualités, bien sûr qu’on a vu que l’arrière central et le gardien avaient des qualités. Mais ils ne jouent pas, ces gamins ! Je leur ai donc dit : « Si vous avez du talent, jouez dans des clubs français qui vous font confiance et vous aurez le choix de partir à l’étranger plus tard. » L’équipe de France doit redevenir un critère de choix. Il me semble que, de mon temps, on réfléchissait davantage. Je le répète, les Bleus ont été de tout temps le fil conducteur de ma carrière et j’ai fait des choix de fou pour eux. »

    Bien amicalement

    Jacques

Laisser un commentaire