Archive de octobre 2010
15h 30: Charente-Maritime, Chatelaillon, remise de la Légion d’Honneur à M. Gilles Allard
11h : Sénat, réunion de groupe
17h : Sénat, commission des affaires étrangères, Audition de B.Kouchner sur le projet de loi de finances pour 2011
18h : Jockey Club, réunion élargie au conseil de la Prospective
8h30 : RMC/BFM TV, invité de JJ.Bourdin
9h30 : Sénat, débat sur la politique de coopération et de développement de la France
15h : Sénat, questions d’actualité
18h30 : Pavillon Dauphine, réception de l’ambassade d’Algérie
20h : Elysée, dîner d’Etat du Président Hu Jintao
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J’étais, hier soir, l’invité de l’émission Terrain politique sur Public Sénat. L’émission est rediffusée mercredi à 14h, samedi à 23h45, dimanche à 11h45, lundi à 11h45 et mardi à 18h.
jpr
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Une Francophonie nouvelle s’est exprimée à Montreux. Une Francophonie moderne incarnée par Doris Leuthard et Nicolas Sarkozy. Une Francophonie d’ambition, une Francophonie politique. J’en suis heureux parce que c’est la stratégie que j’ai recommandée au Président français quand il m’a désigné comme son représentant personnel sur le sujet. En effet j’avais commencé ma mission en faisant réaliser un étude d’opinion approfondie pour savoir quelle était la perception des Français quant à la Francophonie. Les résultats de cette étude étaient clairs et nets : 90% des Français sont attachés au combat francophone, 71% considèrent que cette cause n’est pas dépassée, parce qu’il s’agit, en priorité, de défendre la paix et de promouvoir la liberté. Pour nos compatriotes, la Francophonie est un espace politique pertinent pour traiter les grands défis du nouveau siècle.
C’est la nouvelle stratégie de la France pour donner un nouvel élan à la Francophonie.
- La politique, facteur de modernité
A Montreux, Nicolas Sarkozy a déployé ces nouvelles orientations en proposant que le sommet de la Francophonie soit en quelque sorte le sommet amont de la Gouvernance mondiale (G8, G20, multilateralisme) où les grandes questions mondiales sont débattues : régulation financière, prix des matières premières, réforme de l’ONU, croissance verte, méthodes et représentativité des sommets, place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale… Cette nouvelle orientation a été bien reçue à Montreux car la Francophonie ne peut guère intéresser l’opinion si elle ne traite pas des sujets qui sont au cœur de l’actualité. Montreux avant Seoul !
- Politique mais aussi coopération
Il doit aller de soi que ce nouveau pilier de la Francophonie doit s’ajouter, et non de substituer, au premier pilier de notre combat : la coopération entre pays francophones, coopération prioritairement linguistique et culturelle. Dans cet esprit, la France soutient les initiatives de l’OIF et de AUF ainsi que celles (IFADEM, ELAN…) de nombreux pays membres. Pour l’avenir de notre langue nous avons, activement, soutenu l’initiative québécoise, proposée par Jean Charest, pour un forum mondial de la langue française en 2012. Les Suisses ont également proposé des initiatives très positives pour la Francophonie scientifique.
Pour notre part nous continuerons notre travail pour « l’intransigeance francophone » (ça c’est mon âme québécoise) dans les institutions multilatérales dont le Français est l’une des langues officielles et où les francophones auraient tendance à se résigner !
La coopération signifie aussi la solidarité telle que celle de L’OIF pour la reconstruction de Haïti.
Pour mener à bien cette nouvelle dynamique de la Francophonie notre confiance dans notre Secrétaire général est totale. Le Président Diouf possède la hauteur de vue pour donner du relief à la dimension politique de la Francophonie, notamment au débat des valeurs, avec cette difficile question de l’équilibre entre notre attachement aux valeurs universelles et notre respect des diversités culturelles. Le Président Diouf incarne aussi cette humanité nécessaire pour que vive la solidarité francophone.
Aux 50 millions d’élèves qui apprennent le français dans le Monde, la Francophonie à Montreux a montré son vrai visage, « une force qui va et qui sait ou elle va » !
jpr
Retrouver ma vidéo sur le site de l’Elysée
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A Montreux, Nicolas Sarkozy a fait un discours courageux et chaleureux. Quand il sort de ses notes, le Président français sait trouver les mots qui sonnent au cœur des francophones, cela surprend même ceux qui fréquentent les couloirs diplomatiques.
Le courage consiste a dire clairement que les Pays pauvres ne peuvent compter éternellement sur les pays riches, tous riches de dettes et de déficits. L’urgence est d’inventer des financements innovants pour faire face aux engagements que les Pays riches ont pris et qu’ils doivent tenir (taxe sur les transactions financières, les connexions internet ou les conteneurs…).
Le vote du Sénat a libéré… l’humeur du sommet…
A suivre…
jpr
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J’ai publié ce jour une tribune dans le Figaro sur la francophonie à l’occasion du sommet de Montreux. Je vous laisse en prendre connaissance et me faire part de vos réactions.
jpr
Les Français sont attachés à Francophonie. Selon une récente étude d’opinion (février 2010), il ressort que celle-ci est une idée moderne (pour 71 % d’entre eux) qui devrait être davantage défendue dans le monde (90 %) car elle est aujourd’hui menacée (52 %). Pour y remédier, nos concitoyens proposent d’inciter les hommes politiques francophones à parler français, notamment à l’étranger, et à développer l’enseignement du français.
Pour prospérer, la Francophonie doit éviter deux écueils. Elle doit échapper et dépasser le débat entre les intégristes qui proposent de « boycotter » le classement- reconnu- de Shanghai des principales universités mondiales sous prétexte que les publications en langue française n’y sont pas réellement prises en compte. Mais la Francophonie doit également se préserver de ceux qui, pour être à tout prix dans le vent, commencent par nous proposer de renoncer à parler français.
Un pays membre de l’Organisation des Nations Unies sur trois est membre de plein droit, associé ou observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie(OIF). Dans le même temps, les demandes d’adhésions à cette organisation ne cessent de se multiplier. La Francophonie c’est aussi 900.000 professeurs de français dans le monde qui enseignent chaque année notre langue commune à plus de 50 millions d’élèves.
Jamais autant de personnes n’ont parlé français dans le monde. Le problème n’est pas la demande, toujours forte, de français « cette langue adaptée par excellence au caractère universel de la pensée » (Senghor). C’est l’offre que nous ne sommes plus en mesure de proposer.
A cet égard, nous devons veiller à préserver l’instrument principal de diffusion de la langue française, ce réseau piloté par l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) de près de 461 établissements implantés dans 130 pays qui rassemble 250 000 élèves. Dans le contexte budgétaire tendu, nous devons veiller à ce que l’engagement pris par le président de la République de sanctuariser les moyens de la Francophonie, soit respecté. Et ce d’autant que la promotion du Français n’a pas encore été incluse dans le grand emprunt.
A la suite de la 15ème édition de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, des initiatives novatrices intéressantes ont été prises ou pourraient être prises. Ainsi, une association rassemblant les Anciens élèves des lycées français du monde (ALFM) a été créée en avril 2010. Elle vise à développer un réseau de tous les anciens élèves des lycées français à l’étranger mais aussi à faciliter l’orientation et l’accueil des lycéens dans les établissements supérieurs français. Pour cela, je propose d’étudier la création d’un visa simplifié et de longue durée pour les élèves étrangers ayant effectué leur scolarité complète (jusqu’à l’obtention du baccalauréat) dans un établissement français à l’étranger. Cette politique très ciblée n’irait pas à l’encontre de la politique globale de maîtrise des flux migratoires.
Le nouveau Service civique devrait également offrir des perspectives intéressantes. Ne pourrait-on pas envisager qu’un certain nombre de jeunes volontaires viennent renforcer le réseau d’enseignement français à l’étranger ou soient mis à disposition des systèmes éducatifs des pays francophones qui le souhaiteraient ?
.N’oublions pas que « la langue n’est pas seulement un moyen de communication, elle est un instrument d’incarnation et de transmission de valeurs » comme l’a énoncé le président de la République le 20 mars dernier.
J’ai eu l’occasion au cours de mes déplacements auprès des grandes organisations internationales (ONU, Institutions Européennes) de développer « le concept d’intransigeance francophone ». Il ne s’agit pas d’un combat vain et stérile contre l’anglais mais de défendre l’emploi et l’usage du français dans les institutions internationales, ce qui revient à prôner le multilinguisme avec ses prolongements naturels : la diversité culturelle, le multilatéralisme.
L’intransigeance francophone, c’est aussi le rappel de quelques règles : dans une enceinte internationale où le français est la langue de travail, il est inadmissible que les Français (qui doivent souvent leur élection aux pays francophones) s’expriment exclusivement en anglais ; alors que la France n’a jamais compté autant de ses ressortissants à la tête d’organisations internationales : FMI, OMC, Union Postale Universelle, Banque des règlements internationaux, FAO….Cette attitude est choquante pour notre famille francophone.
La Francophonie est une communauté de nations qui dépasse les blocs géographiques ou politiques, puisqu’elle nous réunit autour de notre langue et des valeurs dont elle est porteuse. Ce caractère transversal s’est affirmé tout au long de la construction institutionnelle de la Francophonie. L’OIF, grâce à l’autorité et l’action déterminées de son Secrétaire général, Abdou Diouf, est de plus en plus entendue.
Le véritable défi qui nous est posé aujourd’hui est de parvenir à réconcilier l’universalité de nos valeurs et la diversité de nos cultures. Nous devons pour cela éviter deux écueils : le relativisme relâché et l’unilatéralisme arrogant. C’est ce que j’appellerais un « humanisme de la diversité ». L’espace francophone me parait pertinent pour mener ce débat. Là est sa modernité.
Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier Ministre
Représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie
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Au Sénat l’opposition joue la montre. Les discours bégayent, les amendements s’amoncellent, les arguments rebondissent, les suspensions de séances se succèdent, le temps passe, l’opposition parle, la majorité, lasse, patiente…
L’opposition guette la rue, en espérant que la rue sera plus efficace qu’elle même.
La majorité pour les retraites est unie.
Elle ne doute pas. Elle votera.
jpr

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Arrivée de Québec
10h : Sénat, PJL réforme des retraites
14h30 : Sénat, PJL réforme des retraites
9h/22h : Montreux, 78e session du Conseil permanent de la Francophonie. (Voir détail ci-joint)
10h : Sénat, Commission des Affaires Etrangères
14h30 : Sénat, PJL réforme des retraites
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Je quitte Le Québec après une rencontre avec Jean Charest, le Premier Ministre. Nous avons notamment discuté du sommet de Montreux où nous nous retrouverons dans quelques jours et plus particulièrement des initiatives à développer pour promouvoir notre langue commune. Sur ce sujet comme sur les deux autres qui sont à l’ordre du jour de ce sommet de la francophonie, la gouvernance mondiale et la protection de la planète.
La France et le Québec partagent des positions très voisines.
Avant d’ arriver à l’aéroport P.E Trudeau, je vous laisse apprécier l’automne, si beau ici.
jpr
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Réunion chaleureuse hier soir de l’UMP au cercle de la garnison à Québec. Beaucoup de jeunes et un excellent animateur, François Lubrina.
Nos compatriotes de l’étranger comparent les systèmes sociaux des différents pays, ce qui soulève chez eux une réelle incompréhension des contestations franco-françaises.
Il faut dire que les représentants du Parti socialiste Francais au Quebec ont été peu inspirés en organisant samedi une manifestation de 10 personnes (!) contre la réforme des retraites devant le Consulat de France à Montréal (il y a 150000 résidents Français au Canada dont 80000 à Montréal).
Nous avons ensemble constaté que les relations franco-québécoises avaient été renforcées ces dernières années notamment à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec et des différents accords intergouvernementaux. La prochaine visite alternée des Premiers Ministres aura lieu à Paris fin novembre, où Jean Charest sera particulièrement bien reçu.
Je n’oublierai pas les fortes attentes de mes amis Québécois concernant le campus Stanislas telles que me les a présentées Yannick Patelli (CPTSQ).
Tout le monde, ici, est déjà mobilisé pour 2012, il faut dire que pour la première fois nos compatriotes voteront pour l’election d’un député représentant les Français d’Amérique du Nord.
jpr
Nb : rencontre rapide mais heureuse avec l’un des fidèles compagnons de notre carnet. Je peux mettre maintenant des visages amis sur les messages adressés par plusieurs d’entre vous.
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J’aime enseigner parce que j’aime partager. Proposer mes réflexions, livrer mon expérience, animer les échanges, vivre la diversité culturelle c’est beaucoup de bonheur. A l’ESCP ou, ici, à l’ENAP, face à mes étudiants j’essaie de penser davantage à leur avenir qu’à mes bonheurs. Je sais que beaucoup de Profs ont cet état d’esprit. C’est pourquoi la responsabilité de l’enseignant devrait lui valoir une bien meilleure place dans notre société, particulièrement en France.
Je viens d’ assister à Québec à la « collation des diplômes de l’Enap ». Cérémonie prestigieuse où les professeurs, en toge, honorent les diplômés qui, en retour, applaudissent leurs maîtres, sur la scène, rassemblés.
Respect, considération, confiance, complicité, c’étaient de belles émotions.
Partout dans le monde, en Chine, en Amérique, en Inde… des professeurs se battent pour que leurs élèves travaillent mieux mais aussi, disons la vérité, travaillent plus. Pour les jeunes Français d’aujourd’hui l’actuelle réforme des retraites aura moins d’impact sur leur avenir que leur niveau de formation comparé à celui des jeunes d’Amérique ou d’Asie. Ouvrons leurs les yeux sur le monde qui ne les attend pas, c’est aussi une responsabilité pédagogique .
De ce point de vue, la grève des cours ne pénalise que les jeunes eux-mêmes. Un professeur qui pense plus à ses élèves qu’a lui-même ne peut qu’engager son autorité pour remettre ses élèves au travail.
A l’étranger nos meilleurs amis ont du mal à nous comprendre.
jpr
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L’Allemagne et le Portugal ont enlevé au Canada la possibilité de siéger au Conseil de sécurité de l’ONU. Déception ici à Québec. Nous allons débattre à l’ENAP du leadership canadien. Cette candidature ne manquait pas, non plus, de légitimité.
jpr
Nb : je vous envoie une belle lumière au lever du jour sur l’Ile d’Orléans. Superbe.

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C’est l’une des questions que je poserai cette semaine à mes étudiants de l’Ecole Nationale d’Administration publique à Québec à l’issue de mon cours « Leadership, management et politique ». Le leadership se partage-t-il ?
Le G20 génère-t-il un leadership ?
Le leadership mondial laisse-t-il une place aux relations personnelles ?
Nous étudierons la nouvelle gouvernance mondiale après la grande crise financière. Nous analyserons les leviers du pouvoir moderne. Nous débattrons d’éthique et de diversité culturelle, nous réfléchirons à l’avenir de nos Démocraties.
6 heures de cours par jour pendant une semaine en octobre et une semaine en janvier ! Je me suis préparé à cette immersion totale avec joie. Au contact des jeunesses québécoise (ENAP), française (ESCP) et chinoise (lancement dans quelques semaines de notre livre en Chine), je compte ainsi nourrir mes réflexions pour l’avenir de notre Pays.
Avant de partir j’irai voter les articles décisifs pour la réforme des retraites !
A bientôt en direct de la Belle Province, chez nos frères d’Amérique.
jpr
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9h : Elysée, réunion opérationnelle UMP
16h : départ pour Québec
Cours à L’ENAP, école nationale d’administration
publique
Mardi 13 octobre : Québec, 18h, rencontre avec les médias
Samedi 16 octobre : 19h30 : Québec, cercle de la garnison, rencontre avec les sympathisants UMP
Dimanche 17 octobre : Montréal : entretien suivi d’un déjeuner avec Jean Charest, Premier ministre du Québec
Soirée, départ pour Paris
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