Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

13 commentaires

  1. jacqueline de paris dit :

    Cher monsieur premier ministre,
    Le seul et unique outil que les gens se comprennent c’est la langue, sans oublier que même la langue des signes est basée sur les expressions de la langue écrite et oral. Ainsi que à partir de la langue de molière la langue de révolutionne de bastille, le débat de tels valeurs dépassera facilement les frontières, sachant que les nouvelles générations ont un tel appétit, pour ces ci.
    A travers de telles frontières, les nouveaux élèves de la langue française, sans tarder et par leur propre volonté, vont tombés amoureux aussi aux valeurs de solidarité, de diversité etc et etc.
    Il ne reste que de gérer l’organisation de cet agenda chargée en se la confiant pas seulement aux homes politique mais plutôt dans le terrain les dévoués de ces valeurs au milieu de la société civile et des participants volontaire de ces honorables taches.
    Les valeurs de notre france ont besoin pour cette intercomunication.
    Bonne courage, monsieur premier ministre et plain succes aux taches de votre mission

  2. Oresme dit :

    Cher Mr Raffarin,

    Il existe une opportunité de défendre à la fois la langue française et une politique. L’un renforce l’autre, il ne faut pas s’en priver et sauter sur l’occasion. N’est-ce pas là le coeur du concept de stratégie ?

    La politique que j’ai à l’esprit est portée par Chirac lorsqu’il résiste à la commercialisation de la culture et aussi par Sarkozy lorsqu’il dénonce un dollar irresponsable. Ce sont les deux faces d’une même pièce.

    Cher Premier Ministre – le meilleur depuis de nombreuses années, la Chine est bien plus proche de nous que les USA, la Chine nous comprend car il s’agit d’une culture solide et ancienne tandis que les USA nous dirige sans nous comprendre.

    Le Yuan ? et le dollar alors ? les deux sont à porter à l’ordre du jour de l’OMC. Il s’agit de sauver l’euro et l’europe. Pardon… l’Europe et l’euro.

    QE1…. QE2….QE3 ? la manipulation sur le dollar n’a rien à envier à la manipulation sur le Yuan… dans cette histoire, seuls les européens sont clairs et crédibles.

    N’oubliez pas que le réservoir d’épargne mondiale est en Europe, nous sommes plumés à l’Ouest par Wall Street et le dollar puis replumer à l’Est par les émergents et le Yuan.

    Bonne soirée JP,

    Oresme

  3. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    La cause est noble ! Et notamment pour les francophones parce que concernés… mais pas seulement eux ! Tout ce que vous avez écrit ces derniers jours est pertinent, et vous l‘avez écrit avec votre cœur et beaucoup d‘humanisme pour « défendre la paix et promouvoir la liberté ».

    Ces derniers temps, j’ai lu de nombreux articles relatifs à la Francophonie, notamment le compte rendu du Sommet de New York, qui s’est déroulé du 20 au 22 septembre 2010, fixant les objectifs du millénaire pour le développement de la Francophonie, j’ai lu également la synthèse sur la langue française dans le Monde en 2010 à défaut de lire l’ouvrage complet, j’ai lu aussi le compte rendu de la conférence de New York et ses propositions d’actions de la Francophonie pour la reconstruction d’Haïti après ce violent tremblement de terre qui l’a si durement touché et bien d‘autres articles encore. Tout ce que j’ai pu lire est beau, noble, ouvre des horizons et donne l’envie d’y adhérer, alors ça devient le problème de tous, les francophones d’une part mais aussi de tous les autres et notamment les « Puissants de ce Monde ».

    De par ma profession, j’ai beaucoup voyagé et pas seulement dans les pays qui font « rêver », j’ai participé à de nombreuses missions d’aide humanitaire dans des Pays frappés par la misère dont la véritable cause est un manque de développement dans de nombreux domaines nécessaires au minimum vital que chaque être humain est en droit d’espérer. C’est bien triste de voir un tel écart entre les différents pays de notre planète.

    L’Œuvre entreprise par l’OIF depuis 40 ans est colossale et grandissante, il faut continuer dans cette voie, mais elle ne pourra le faire qu’en étant engagée, reconnue et respectée de tous et notamment au sein des grandes organisations du Monde.

    Bien sûr, tout cela a un coût et il faut être à la hauteur de nos projets et de nos ambitions. Il faut d’énormes moyens, or la crise mondiale économique a fait de nombreux dégâts dans de nombreux domaines et a frappé tous les pays et notamment ceux les plus désavantagés, s’ajoutant ainsi à ceux déjà existants.
    Cependant toute richesse est bonne à prendre, et celle de nos connaissances est immense et dans ce domaine la langue française est primordiale, elle a un rôle important à jouer pour aider au développement de nombreux pays. La langue française est bien souvent l’une des langues officielles et de travail dans de nombreuses organisations mondiales. « Connaître la langue française » est une richesse pour de nombreux citoyens du Monde et peut être un vecteur porteur d’espoir pour grand nombre d’entre eux. Alors il faut l’aider à se développer, à la pérenniser dans les pays où elle a encore toute sa place, à la réintroduire dans certains pays où malheureusement elle a disparu, il est bien dommage que dans certains pays issus de la « colonisation » il faille remonter à deux générations pour entendre parler le français et pourtant certains de ces pays sont membres de l’OIF, à la faire découvrir notamment dans les pays émergents. Il y a un énorme travail à effectuer dans ce domaine, je pense qu’il faut multiplier les échanges, resserrer les liens au travers des alliances, des cercles existants par le biais de solidarité ou de bénévolats de la part de nos ressortissants à l’étranger, en créer d’autres notamment lors d’implantations de nos entreprises dans de nombreux pays. Il faut créer un élan de solidarité francophone pour le développement de notre langue et saisir toutes les opportunités, qu’elles qu’elles soient, à l’occasion de manifestations culturelles, sportives ou festives, etc…
    Dans votre tribune au figaro sur la francophonie, vous développez de nombreuses idées pour le développement de notre langue, elles sont bonnes et méritent d’être soutenues et développées. Je pense notamment aux perspectives que devrait offrir le nouveau Service civique, il suffit de remettre au goût du jour ce qui existait dans le Service National dans la coopération des jeunes conscrits dans les pays francophones.

    Mais, en tout premier lieu, et vous avez raison de souligner (l‘intransigeance francophone), il faut que nos représentants politiques remplissant des fonctions à l’étranger ou ceux qui occupent des postes importants au sein d’organisations internationales sachent faire une place très importante à notre langue dans leur manière de communiquer.

    Pour conclure, je salue la réélection du Président Abdou Diouf qui a fait beaucoup pour la Francophonie depuis de nombreuses années et je vous remercie également pour votre large contribution dans un effort soutenu au développement de la Francophonie et à la défense de notre langue.

    Bien amicalement

    Jacques

  4. ESSONE MBA André dit :

    Monsieur le Premier ministre,

    J’ai suivi avec attention le discours d’ouverture du Président Sarkozy. Je dois avouer que j’ai particulièrement apprécié la dimension qu’il veut donner à l’OIF, mais je me demande si l’OIF n’est pas sous capitalisée c’est à dire si elle a les moyens de son ambition? Nous savons tous que meme au niveau culturel, de la langue française, l’OIF a quand meme du mal à exister. Les pays d’Afrique francophones du moins la majorité ont encore d’énormes progrès à faire dans la gouvernance, les droits de l’homme, les valeurs démocratiques, etc. Par ailleurs, je souhaite savoir si le président Sarkozy visait un pays en particulier lorsqu’il a dit que pourquoi l’Afrique n’aurait pas un siège au Conseil de sécurité de l’ONU? faisait il allusion à l’Afrique du sud ou au Nigéria (SEULS PAYS émergents d’Afrique au sud du sahara)?. Profonds respestes.

  5. jany guiot dit :

    La francophonie un espace d’éveil et de rencontre.

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Vous écrivez si justement que « La politique est un facteur de modernité » tout en gardant un sens a la coopération…

    Il est aujourd’hui démontre que la francophonie n’existe pas sans un espace d’échange des idées qui va du simple fait de la langue au dialogue profond qui concerne le développement des valeurs de progrès en général.

    Nous pouvons considérer que les rencontres de la francophonie sont importantes dans la préparation du G20, car elles permettent de réfléchir aux différentes questions qui se posent dans les différents Etats…
    Que ce soit le commerce équitable, la coopération, le développement des échanges, l’investissement, la réflexion sur les architectures sociales, la fiscalité, l’école etc…

    La France et les pays de la francophonie ont un rôle à jouer sur la scène internationale en promulguant la langue française, mais aussi les valeurs universelles qui s’en dégagent…

    La francophonie doit être un grand espace de dialogue, de rencontre, de fraternité et d’éveil…

    Nous savons tous que l’Afrique a besoin d’investissements pour grandir, n’ayons pas peur des pays comme la Chine qui viennent concourir au développement, ils ne sont pas nos concurrents, ils font partie des nécessites du développement…La francophonie reste la gardienne des valeurs et des idées de progrès…

    Aujourd’hui, la politique est partie prenante de la vie des entreprises, de la vie des projets internes ou extérieurs, de la qualité des échanges culturels ou économiques, c’est l’éveil des démocraties vers une plus grande responsabilisation des différents acteurs du progrès…C’est la Démocratie Humaniste de Progrès…qui peut prendre forme au sein de la francophonie au travers un dialogue qui respecte les différences et les principes de vie de chacun…

    Le sourire n’a pas de frontières…
    Faisons de la francophonie le symbole de l’amitié entre les peuples…

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    jany guiot le 25 Octobre 2010

  6. Blanc Cassis dit :

    Selon les observateurs, le français est de moins en moins utilisé dans les administrations européennes.
    A 300 km de Paris, en Flandre Belge, la langue française est condamnée par l’administration locale, notamment par l’interdiction d’achat de résidences par des Francophones, le refus c’accueillir des enfants dans des centres aérés, l’interdiction de l’utilisation du français par les commerçants dans certaines communes, le refus de nommer des bourgmestres dans des communes de la périphérie bruxelloise………

  7. bosio gérald dit :

    Et si « l’intransigeance francophone » commençait par s’exercer un peu plus chez nous ?
    « vaste programme » sans doute !!!….
    Ces réflexions n’altèrent en rien ma considération pour la volonté, les efforts et le travail accomplis mais…on peut le penser et le dire ou le redire.
    Bien cordialement et respectueusement.
    Gérald BOSIO

  8. DR Ludovic ZANKER dit :

    Cher Monsieur le Sénateur,
    Cher Monsieur Jean Pierre Raffarin,

    Après lecture, et avoir visionné votre intervention en vidéo et celle de notre Président de la République.
    Je ne peux que vous encourager et vous féliciter de représenter notre Nation la France à Montreux en Suisse à l’égard de nos homologues.
    Le combat doit et toujours continuer pour devenir grand, mais aussi partageur d’idée à la fois.

    Bien à vous.

    Dr Ludovic Zanker
    Politicien Relations franco-allemandes.

  9. Guimbretière dit :

    Monsieur le Sénateur,
    A l’occasion du « Sommet de la Francophonie » —– sujet qui vous intéresse………—- j’ai éprouvé le besoin de rappeler à deux de nos députés…………. ce qui me chagrine depuis des années. Ci-après, ce texte de rappel :

    XXXX Cher Député,
    _______ Le 26 septembre 2007, vous interveniez à la Chambre des députés comme « principal » opposant à la ratification du « protocole de Londres » lequel, en particulier, donne, en quelque sorte , force de loi à des textes, concernant la propriété intellectuelle et industrielle, qui seraient rédigés en anglais ( ~75%) ou en allemand (~15%).. ………..Valérie Pécresse, Initiatrice de cette ratification, peut-elle aujourd’hui, après recensement à l’appui ( les PME ont-elles déposé plus de demande de brevet depuis la ratification ? ?), justifier sa « mauvaise » action………Pour moi on s’est d’ailleurs, et pour d’autres raisons, tiré une balle dans le pied ……….
    D’après LES ECHOS (page 10) du 11 octobre 2010, le brevet européen refait des vagues, l’Espagne et l’Italie faisant de la résistance ( tiens, le 26 septembre, J-M Fourgous vous avait lancé : Ne faites pas croire que l’Espagne et l’Italie défendent votre position : elles préfèrent le tout-anglais !) et on vous glisse — de Bruxelles — au milieu de l’article : Le plus simple aurait été de ne choisir que l’anglais………. Et de se resservir des « malheureuses » PME – qui n’ont jamais été sollicitées — pour justifier cette solution.
    Quant à la dégénérescence de notre langue, donc de notre culture, pas de question…………. tout le monde s’en moque !
    ________Ne vous ai-je pas envoyé le 16-04-2008, un courriel avec :…….. D’ailleurs, je ne donne pas 10 années pour que nos cours magistraux soient délivrés en anglais ?……… LE FIGARO ( page 10) du 7 octobre et LES ECHOS (page 5) du 9 octobre 2010 titrent « Les grandes Ecoles veulent 3 fois plus d’étudiants étrangers « et annoncent immédiatement la couleur : Universités et grandes Ecoles veulent enseigner davantage en anglais……… ..On a oublié totalement la préoccupation première ! . Alors, par exemple à Toulouse 1, violant la loi Toubon, on a mis en place un cursus, de la première année au doctorat (avec soutenance de la thèse ! ), en anglais. Et je sais que cela se généralise, en France et ailleurs…….
    J’ai toujours dit que les deux affaires : Propriété industrielle et cursus, en anglais , sont intimement liées. Qu’en pense notre ministre de l’E.S. et de la recherche ? XXXX

    Pardonnez-moi : Je pense qu’à l’époque ( 2007) il eut fallu faire une synthèse de tous les argumentaires contre. Attaquer par le coeur et / ou par l’esprit ( Claude Hagège,…..,Jacques Myard,…..) n’était pas suffisant; il fallait aussi frapper à l’estomac, c’est-à-dire poser la simple question, terre à terre, du coût global pour le dépôt d’une demande de brevet, d’abord en France, puis en Europe, avec exemples à l’appui !………….Et de la P.I. on glisse facilement à la Recherche et à l’ Enseignement Supérieur, puis on gangrène… ……..y compris dans la francophonie ( certaines déclarations du Ministère des affaires Etrangères ! )

    Je vous confie ce message……….pour l’immortalité……de notre si merveilleuse langue ?

    Je reste à votre disposition……….
    Respectueusement votre
    Pierre Guimbretière

  10. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    oui une francophonie nouvelle s’est exprimée à Montreux et c’est tout à votre honneur.

    Une francophonie moderne, plus ambitieuse qui se présente davantage comme un espace politique qui se positionne sur le plan mondial, tout en n’oubliant pas la solidarité.

    Une francophonie qui affirme enfin que «  »la promotion de la langue française est au coeur des missions de la francophonie » » et qui dans la Déclaration de Montreux….

    - signe des pactes linguistiques afin d,encourager le développement du français dans certains pays,

    -qui se servira des alliances et instituts français qui jalonnent la planète afin de mener des formations de français destinées aux fonctionnaires et aux représentants des pays de la francophonie qui en font la demande.

    - qui souhaite valoriser le français en tant que langue technique, scientifique, juridique, économique et financière, qui lance la constitution d’un réseau d’excellence des sciences de l’ingénieur au sein de la francophonie, (mais dans ce domaine le problème est majeur comme le souligne le courriel précédent de Pierre Guimbretière 31 octobre 2010 à 9:45 )

    - qui n’hésite pas à affirmer qu’elle se donnera « une politique de promotion du français » devant être adoptée lors du prochain Sommet en 2012, politique qui sera élaborée lors d’un «  »Forum mondial de la langue française » » qui aura lieu en 2012 à Québec.

    Dans toute cette magnifique déclaration, il n’y a que ce Forum mondial sur la langue française qui m’inquiète un peu, je vous indique pourquoi dans mon prochain commentaire.

    Merci d’oeuvrer à une certaine « ‘intransigeance francophone » dans les institutions internationales multilatérales, Bien respectueusement,

    Alain Lavallée

  11. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    C’est certainement grâce à votre travail que l’importance de la langue française a été placé au cœur du Sommet de la Francophonie de Montreux.

    Comme l’a écrit un journaliste québécois, « « Jamais un sommet de la Francophonie n’avait affirmé avec une telle force que «la langue française constitue le creuset originel de la coopération et de la solidarité entre nos États» ni que «sa promotion est au coeur des missions de la Francophonie». (C. Rioux, Le Devoir, 25 octobre 2010)
    Et il s’empresse d’ajouter « Cela se transcrira-t-il en actions concrètes? »

    Dans mon commentaire précédent, j’ai fait part d’une certaine inquiétude quant à la suggestion faite par le Premier ministre du Québec Jean Charest de tenir un « Forum sur l’avenir de la langue française ». (forum qui aura lieu au printemps 2012 à Québec). Je suis inquiet pour 2 raisons, qui sont du même ordre, soit les pratiques du gouvernement Charest en matière de respect du français au Québec depuis 8 ans.

    À tort ou à raison, je pense que le gouvernement fédéral de Suisse a permis que le Sommet de Montreux se déroule en français. Je ne pense pas qu’il ait imposé le bilinguisme français-allemand dans l’organisation et les communications. Et bien en 2008, pour le Sommet de la Francophonie à Québec, le gouvernement du Canada a fait preuve de rigidité et a exigé que ce sommet soit bilingue anglais-français et le Québec (dirigé par le même Premier ministre Jean Charest) a cédé le contrôle à Ottawa, même si techniquement, légalement et financièrement, il pouvait demander que la tenue du Sommet respecte les lois du Québec et que le Sommet soit tenu officiellement en français.

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/193671/quebec-cede-le-controle-a-ottawa

    Ce n’est pas vraiment le « Forum sur la langue française » qui aura lieu en 2012 qui me fait problème, c’est plutôt les actions du gouvernement en matière linguistique, du gouvernement qui a proposé ce Forum. En premier lieu on peut souhaiter qu’un Forum sur l’avenir de la langue française ne soit pas canadiennement bilingue, mais qu’il soit organisé et se déroule en français. Est-ce que ce sera possible au Canada?

    Dans les faits, M. Charest est premier ministre du Québec depuis 8 ans, il tient un discours officiel de promotion de la langue française sur toutes les tribunes internationales. Pendant ce temps au Québec, dont que la langue officielle de l’état est pourtant le français, les lois et pratiques administratives du gouvernement Charest traduisent sa volonté de bilinguiser l’état du Québec (tout comme le gouvernement central du Canada oeuvre à le faire).

    La veille même du Sommet de Montreux, le Premier ministre Charest a fait adopter« « sous le bâillon, une loi indigne et contraire à la volonté exprimée par tous les gouvernements du Québec depuis 1982 jusqu’à ce 19 octobre, la loi 115 (Yves Martin, ex- sous ministre de l’éducation du Québec) » » une loi, qui permettra aux immigrants de s’acheter un droit d’étudier en anglais (à même les impôts payés par la collectivité francophone). Ce qui fragilisera davantage la survie d’un Québec francophone.

    Avec cette loi et les diverses mesures prise par le gouvernement du Premier ministre Charest depuis 8 ans qu’il est au pouvoir au Québec, la grande région métropolitaine de Montréal devient de plus en plus un district bilingue, où la francophonie se voit reléguée en seconde zone.

    Par exemple alors que la Loi du Québec requiert que l’État communique en français avec ses immigrants, les pratiques mises en place par le gouvernement Charest font que l’État (Régie de l’assurance maladie, Soc. de l’assurance automobile du Québec, etc.) communique en anglais avec au moins 30% d’immigrants qui ne connaissaient pas un mot d’anglais à leur arrivée, peu importe, ils ont été classés comme anglophones (imaginez la communication avec ceux qui ont déclaré parler anglais). Ils sont désignés par un code , ils obtiennent des services de l’État québécois dans la langue anglaise leur vie durant. Des fonctionnaires ont fait l’objet de réprimandes parce qu’ils communiquaient en français avec des immigrants parlant français.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/184080/quebec-s-adresse-en-anglais-aux-trois-quarts-des-immigrants-allophones
    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/184750/l-administration-publique-quebecoise-et-les-allophones-le-roi-est-il-anglais

    De plus le gouvernement Charest a fait passer à 55 000 par an le nombre d’immigrants. À chaque 5 ans, 250 000 immigrants s’installent au Québec, mais le problème vient du fait que plus de 90 % d’entre eux s’installent dans la grande région de Montréal. Plus de 60% n’ont pas de connaissance du français, mais ce gouvernement coupe dans les budgets de francisation des immigrants, tout en allouant de nouveaux budgets pour donner des cours d’anglais aux nouveaux immigrants francophones. Enfin ce gouvernement communique en anglais avec les entreprises qui en font la demande alors que la Loi demande que cela se fasse en français. Par ses actions administratives surtout, depuis 8 ans, l’État du Québec dirigé par M. Charest passe le message aux immigrants que le français est accessoire que ce soit au travail ou ailleurs.

    Si de 1975 à 2000 le Québec s’était engagé sur la voie de la francisation de ses immigrants, la décennie de M. Charest au pouvoir ont inversé la tendance.

    Il est difficile de faire confiance à un gouvernement comme celui de M. Charest qui parle de promouvoir la francophonie et qui implante le bilinguisme et l’anglicisation. 90 % des francophones sont inquiets de l’avenir du français à Montréal, je ne suis pas le seul.

    http://www.ledevoir.com/societe/256166/sondage-le-francais-a-montreal-90-des-francophones-sont-inquiets

    Est-ce que le Forum de 2012 se traduira par des actions concrètes en faveur du français, comme le demande le journaliste que j’ai cité au début?

    Ces dernières années, Monsieur le Premier ministre, vos actions, entre autres en tant que représentant personnel du Président de France confirment les paroles que vous exprimez. Malheureusement, je ne pense pas que l’on puisse en affirmer autant lorsqu’on parle du Premier ministre Charest, en ce qui concerne le français et son respect au Québec.

    Dans un autre domaine, le Premier ministre Charest mène des actions méritoires (par exemple, les Arrangements pour la reconnaissance mutuelle des métiers et professions entre le Québec et la France) mais en ce qui concerne le respect du français et l’avenir de la langue française au Canada et au Québec, ce n’est pas le cas.

    Je vous prie Monsieur le Premier ministre de recevoir l’expression de mes sentiments respectueux,

    Alain Lavallée
    Québec

  12. predot dit :

    Madame, Monsieur,

    Ayant pris connaissance des principales dispositions du nouveau
    projet de loi sur l’immigration, je me permets de vous adresser cet
    email pour attirer votre attention sur la situation des travailleurs
    sans-papiers. Ceux-ci réclament légitimement et depuis deux ans
    la définition par la loi de critères objectifs de régularisation.

    Cette revendication d’humanité et de bon sens n’a pourtant pas
    été reprise dans le projet de loi sur l’immigration actuellement
    soumis à votre examen. Celui-ci se contente de sanctionner à
    nouveau les employeurs, alors que la meilleure façon de protéger
    les travailleurs sans-papiers contre l’exploitation, c’est de leur
    permettre d’obtenir leur régularisation pour faire valoir leurs droits !

    Je vous invite sur ce sujet à visionner le diaporama que vous
    trouverez à l’adresse suivante :
    http://fse.emv3.com/cimade/web/maniftravailleurs/

    Plus généralement, je vous demande de vous engager à défendre
    l’accès aux droits des personnes visées par le projet de loi et de
    prendre un instant, avant de passer au vote, pour penser aux
    conséquences de ce projet de loi pour les personnes malades,
    les couples mixtes, les familles avec des enfants, les personnes
    travaillant et s’étant construit une vie en France, ainsi que
    toute personne dont la vie pourra être brisée par ce texte…

    Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de
    ma considération distinguée.

  13. C-E dit :

    Monsieur le Sénateur,
    Monsieur le Représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie,

    Je ne pensais pas devoir réagir à votre texte en date du 24.10.2010 (Montreux 2011 : la nouvelle francophonie), mais le contexte du remaniement ministériel m’amène à vous poser une question toute simple : dans quelle mesure et à quelles conditions la Francophonie peut-elle, ou doit-elle, devenir un enjeu géopolitique pour la France, et non plus simplement un ensemble géoculturel original, compte tenu des dynamiques actuelles des relations internationales ?

    Répondre à cette question implique de mettre en place un dispositif institutionnel (et dans une moindre mesure budgétaire) français au service d’une série de réflexions articulée autour de cinq niveaux : la Francophonie (niveau inter-étatique), la francophonie (niveau trans-étatique), l’individu (niveau infra-étatique ) et enfin les États francophones (niveau étatique), dont la France, avec pour objectif de définir la meilleure articulation possible dans un contexte de la mondialisation.

    Cette approche a surtout pour avantage de prendre considération les éléments constitutifs de la (Ff)rancophonie : la Francophonie institutionnelle, conçue comme une organisation et confrontée aux enjeux liés aux dynamiques des relations internationales, les politiques nationales des États francophones, dont celle de la France, pensées entre opportunité et volonté politique de favoriser le développement d’un espace géopolitique de la Francophonie, la francophonie, c’est-à-dire les communautés francophones, perçue comme un élément des sociétés civiles des États francophones qui ne saurait s’affirmer qu’en préservant la diversité qui la caractérise, et enfin l’individu dont l’identité francophone est en constante évolution.

    Francophonie institutionnelle : niveau inter-étatique
    Les défis et les visions d’avenir de la Francophonie s’inscrivent dans un contexte particulier qu’il convient de préciser : ils s’inscrivent à la fois dans un ensemble géoculturel original, une communauté de fait réunissant des pays utilisant à titre divers une langue commune, mais aussi un espace géopolitique en construction rejoint par des États dont le caractère francophone est loin d’être évident et, enfin, une volonté de rayonnement de la Francophonie sur la scène internationale. Cette volonté de rayonnement impose toutefois une observation liée au contexte international : le développement des relations internationales se caractérise, depuis la fin de la guerre froide, par l’émergence de nouveaux enjeux et de nouveaux acteurs. Ce développement a bouleversé les règles et les pratiques internationales sans que se dégage une nouvelle logique dans le contexte de la mondialisation.

    États francophones : niveau étatique
    Les États francophones se caractérisent par une pluralité de systèmes juridiques, politiques, et sociaux. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les défis et les visions d’avenir de la Francophonie : la prise en compte des spécificités propres à cette pluralité des systèmes des pays francophones, et de l’influence des déterminants infra-étatiques ou trans-étatiques comme supra-étatique ou inter-étatiques, implique de définir les différentes approches qui doivent intégrer dans leurs définitions ces différents niveaux.
    En ce qui concerne plus particulièrement la France, il s’agit surtout d’orienter une réflexion en tenant compte d’un élément : la révision constitutionnelle de juillet 2008 a été l’occasion pour le France d’intégrer la francophonie comme élément constitutif de sa politique extérieure. La Constitution comprend en effet un nouvel article 87 qui dispose que « la République participe au développement de la solidarité et de la coopération entre les États et les peuples ayant le français en partage ».

    Communautés francophones ou francophonie : niveau trans-étatique
    La question qui se pose est celle de savoir si l’ensemble francophone peut-être qualifié de communauté, et quel sens recouvre ce concept. Une première approche pourrait partir d’une réflexion sur les individus qui composent cet ensemble, avec toutefois une réserve qui s’impose : si un groupe d’individus susceptible d’être qualifié de communauté peut se constituer autour des certaines valeurs, le passage d’une langue en partage au partage de valeurs ne se fait jamais de manière mécanique, surtout à une époque où prédominent rationalisation économique, standardisation culturelle, règne de la technique et enfin individualisation accélérée des références identitaires.

    Individus francophones : niveau infra-étatique
    La mondialisation renvoie, pour chaque individu et à des degrés divers, à trois mouvements : individualisation accélérée des références identitaires, logique de consommation et donc de concurrence entre ces dernières et, enfin, questionnement à l’égard de toute institution qui se présente comme seule à pouvoir légitimement produire un discours. L’individualisation se caractérise en effet par une recherche de références identitaires, plus précisément par un processus susceptible de permettre à chaque individu de définir, ou de redéfinir dans une logique dynamique, sa propre identité à partir des références identitaires qui lui sont offertes ou proposées. Compte tenu de l’histoire de la francophonie, les références identitaires se caractérisent également par une approche générationnelle.

    Révision de la Constitution française, gouvernance mondiale qui reste à définir et surtout à construire, Sommet Montreux où la question de la Francophonie dans les relations internationales est enfin posée, notamment à travers les défis et visions d’avenir de la Francophonie, … autant de dynamiques susceptibles de trouver un prolongement politique dans le dernier remaniement ministériel pour faire de la Francophonie un des références de notre politique extérieure. Hélas, Monsieur le Représentant personnel du Président de la République pour la Francophonie !

    Ce qui nous ramène à une phrase de Lewis Carroll : il était une fois une coïncidence qui était allée se promener avec un petit accident ; au cours de leur promenade, ils rencontrèrent une explication si vieille, si vieille, qu’elle était toute courbée et toute ridée, et qu’elle avait plutôt l’air d’une devinette.
    Il était une fois un dispositif institutionnel (et budgétaire) français qui était allé se promener avec des défis et des visions d’avenir de la (Ff)rancophonie; au cours de leur promenade, ils rencontrèrent une logique gouvernementale qui avait plutôt l’air d’une devinette : dans quelle mesure et à quelles conditions la (Ff)rancophonie peut-elle, ou doit-elle, devenir un enjeu géopolitique pour la France compte tenu des dynamiques actuelles des relations internationales dans un contexte de mondialisation ? La question reste donc ouverte…… entre opportunité et volonté politique.

    Respectueusement …et désolé pour la longueur de ce message.

    C-E (75)

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