Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

18 commentaires

  1. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    C’est un premier pas et il est bien souvent le plus difficile à franchir. Je pense que le Président de la République ne s’est pas trompé en désignant comme « Monsieur Algérie » l’un de ses plus fins diplomates pour traiter cet épineux dossier.

    A l’heure de la mondialisation où l’Afrique cherche à se développer, et alors que de nombreux pays émergents sont déjà bien implantés dans cette partie de l’Afrique, il était inconcevable que notre Pays soit absent des débats tant nous avons de points communs avec l’Algérie et nous ne pouvons que nous réjouir de voir nos deux pays s’asseoir à la même table pour travailler ensemble sur des projets de développement alors que l’on ne se parlait pratiquement plus.

    Vous avez raison de préciser qu’il faut du temps pour faire vivre le respect mutuel, prenons le temps pour asseoir cette coopération pour mieux se projeter ensemble dans l’avenir. Semons ensemble les graines de la paix et de la prospérité qui pourraient nous permettre d’aboutir à un partenariat avec une politique du « gagnant – gagnant » alliant savoir-faire et volonté pour nos deux peuples et qui sait peut-être, à plus longue échéance, donner l’occasion de relancer le projet de « l’Union pour la Méditerranée ».

    Bien amicalement

    Jacques

  2. Farcouli yves dit :

    Monsieur le premier ministre.
    Bravo…je vous approuve…L’Algerie est un beau pays…Militaire du contingent,j’ai pu comprendre ce peuple…dommage que certains de nos compatriotes n’avaient pas compris…et encore maintenant..oui nous avons des efforts à faire… d’ailleurs de part et d’autre….j’aurai pu faire ma vie professionnelle . Hélas!! la guerre …toujours….Madame Massu donnait des cours à des femmes…des camarades donnaient des cours dans les écoles….j’ai été ranimer une musique pour feter un 14 juillet, tous les musiciens..musulmans… chrétiens, étaient là ..main dans la main….La bêtise..la politique…ensuite ont tout détruit….Oui,nous pouvons et nous devons créer un pont entre notre pays l’europe vers l’Afrique du nord…. l’Algérie doit devenir notre ami… Salutations..merci …

  3. Ernest Gransagne dit :

    Voici un très beau témoignage Yves Farcouli, de l’incompréhension « crasse » des colons d’abord (certains) de la France ensuite (certains politiques) de l’armée… J’ai aussi connu Massu… le CISM N° 2 de Metz quand il avait fallu « recaser » ce général « encombrant »…

    Tout cela a donné un immense gâchis; c’est ainsi que la France a construit sa réputation d’arrogance et de donneuse de leçon.

    C’était au temps de la 4e cahotante et d’une 5e qui n’était pas encore adulte.

    C’était au temps où on n’écoutait pas, surtout pas les « bougnouls ».

    Pour qu’aujourd’hui on puisse à nouveau travailler ensemble, il faut d’abord des hommes qui sachent se respecter, s’écouter, s’entendre, et surtout pouvoir « parler » de ce passé si lourd, sans chercher la repentance ou l’anathème.

    Les imbéciles heureux sont partout, faisont en sorte qu’ils ne soient plus les maîtres.

    Cela veut aussi dire que l’Algérie et les algériens doivent respecter la France et ses institutions.

    Tout le reste n’a plus d’importance. Regardons devant.

    Ernest Gransagne

  4. Philippe Gandon dit :

    bonjour monsieur le Premier Ministre : ayant été coopérants à Alger dans les années 70 (1976 1977 tres exactement ) nous ne pouvons que nous réjouir que de nouveaux liens puissent se creer dans le respect et l’interet mutuel car nous ne comprenons pas ce qui s’est passé alors que nous sommes si proches ; comme pour la Chine , vive le progres economique si il peut entrainer la démocratie et ameliorer la vie des gens ; alors bravo si par des initiatives telles que la votre nous pouvons maintenir la voix de la France et developper notre activité .

  5. Claude dit :

    Ernest,

    Je lis toujours vos commentaires avec intérêt pour leur bon sens habituel.

    Aujourd’hui vous m’étonnez en disant : « Pour qu’aujourd’hui on puisse à nouveau travailler ensemble, il faut d’abord des hommes qui sachent se respecter, s’écouter, s’entendre, et surtout pouvoir « parler » de ce passé si lourd, sans chercher la repentance ou l’anathème ». Avec cette déclaration passe-partout qui s’applique à des centaines de situations actuelles dans le monde, vous avez raison.

    Cependant, dans le même temps, vous employez des mots aussi péremptoires et durs que « l’incompréhension crasse des colons », « bougnouls », « Les imbéciles heureux sont partout, faisons en sorte qu’ils ne soient plus les maîtres » (se respecter, s’écouter, s’entendre, parler sans anathème ?). Ce n’est pas de la repentance mais l’accusation, la stigmatisation de vos concitoyens, vos ainés (un peu dans le genre : « nous avons gagné » quand notre équipe gagne et « ils ont perdu ces cons » quand elle perd).

    Êtes-vous sûr de connaître les « colons » ? Êtes-vous sûr de bien connaître l’histoire de l’Algérie ? Connaissez-vous vraiment les rapports qui existaient entre ceux que vous appelez vulgairement des « bougnouls » et les « pieds-noirs » que vous appelez des « colons ». Savez-vous que les pieds noirs ne donnaient pas au mot « bougnouls » le sens que vous lui donnez (mot d’origine sénégalaise qui veut dire « noir » et qui a été utilisé péjorativement par les allemands pour désigner les français et par les français pour désigner les vietnamiens (entre autres). Mais à l’origine il était du même acabit que le mot « zoreille » des malabars qui signifie « blanc » et désigne les européens dans l’Océan indien).

    Savez-vous combien il y avait de propriétaires terriens sur le million de pieds-noirs ? Et combien de ces propriétaires terriens avaient des relations inappropriées avec leur personnel et leur entourage? Assez peu.

    Savez-vous ce qu’était l’Algérie en dehors des villes avant 1830 ? Savez-vous ce qu’elle était en 1962 ? Savez-vous ce qu’elle est actuellement en dehors des sites pétroliers ou gaziers ? Connaissez-vous le niveau des exportations agricoles en 1830, en 1962 et en 2010 ?

    Moi, je crois que l’histoire de l’Algérie est un peu plus complexe que celle que l’on raconte au café du commerce et des clichés que vous employez. Je ne la raconterai donc pas mais rappellerai seulement quelques points clés qui expliquent ma différence de point de vue.

    La « sur-colonisation » de l’Algérie par la France ne pouvait pas finir autrement. C’est seulement la façon d’y arriver qui aurait pu être différente. Il a fallut un certain temps au Général De Gaulle pour comprendre la complexité du problème dont il a hérité et de prendre acte qu’il valait mieux que les algériens assument leurs problèmes eux-mêmes et que nous ne pouvions pas durablement les assumer avec eux. Ce n’est pas le général De Gaulle qui a commencé la guerre d’Algérie que l’on aurait dû éviter. Lui savait qu’il faut éviter les guerres quand on le peut et, si possible, ne faire que celles que l’on ne peut pas éviter et que l’on va gagner.

    Souvenez vous que le 1er Dey d’Alger était suzerain du sultan ottoman Ahmet III. Les suivants (élus) étaient étroitement encadrés par les milices et l’armée ottomane (et « suicidés » quand ils ne marchaient pas droit). L’Algérie était donc « colonie » turque. Et une bonne partie des problèmes actuels de l’Algérie tiennent plus aux conséquences de cette vieille colonisation pérennisée (1670)qu’à celle des français (seulement 80 ans). Les rapports de l’Algérie avec la France sont passionnels parce que récents et parce que les français qui aiment la repentance, comme vous, induisent et cristallisent un sentiment de ressentiment qui est bien plus récent que la fin de nos « colonies ».

    L’hégémonie turque sur une partie de l’Europe et sur le Maghreb (sauf le Maroc) provoque encore des soubresauts plusieurs siècles après. Si vous ignorez cette période vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe au Maghreb ni dans les Balkans et vous ne pouvez pas comprendre les relations de certains pays avec l’Islam. Certains massacres récents prennent leurs racines dans cette période de l’histoire méditerranéenne qui a construit plus de haines immémoriales entretenues par la commémoration que la présence française en Asie, en Afrique et au Maghreb.

    Quand les algériens auront réglé leurs problèmes et intégré leurs propres indigènes (kabyles), quand ils auront réglé leurs problèmes d’intégrisme, alors les rapports avec la France seront plus sereins.

    Ne faites pas l’amalgame entre les rapports de la France avec l’Algérie et l’attitude condamnable de certains algériens, nombreux, qui ne respectent pas nos règles et nos institution dans notre pays simplement parce qu’ils sont dans une phase de conquête de nouvelles terres d’Islam (souvent comme des acteurs inconscient du rôle qu’ils jouent). Ce problème est sans doute plus sérieux et mal estimé de beaucoup de français mais n’a rien à voir avec les rapports entre états (même s’il complique terriblement ces rapports et nuit à la confiance).

    Moi, je salue la façon calme, diplomatique et apaisée de J.P. Raffarin de parler des incompréhensions qui subsistent et qu’il va veiller à résoudre. Il est certain que pour parler avec des méditerranéens du Maghreb il faut une certaine dose de « méditerranéisme » et d’orientalité.

    Cordialement,
    Claude

  6. Ernest Gransagne dit :

    Claude
    merci de me lire avec ce que vous dites « intérêt pour leur bon sens habituel »

    Venant de vous je ne peux qu’en être flaté. Cependant, une fois encore, mes « raccourcis » ont été mal compris.

    Oui, je sais ce que veut dire le mot « bougnoul » je l’ai employé présisément par ce que je le respecte, comme j’aurais pu dire « nègre » avec le même respect, comme l’a fait Césaire et beaucoup d’autres.

    Tout ce que vous dites ensuite, je le partage.

    Je n’aime pas la repentance et dire qu’une minorité avait raison ou qu’une autre avait tort, ne sert à rien.

    Je partage l’envie des rapprochements, vous devriez bien l’avoir compris.

    Je dis assez souvent que l’on me trouvera toujours du côté de la LIBERTE et d’une JUSTICE égale pour tous.

    Donc voilà Claude, point n’est besoin d’en dire plus : sur ce terrain nous sommes d’accord.

    Ernest

    ps : il n’est pas facile de se faire comprendre des que l’on aborde les sujets sensibles, c’est pourquoi il faut toujours préciser les mauvaises interprêtations et ne surtout pas laisser croîre ce qui n’est pas.

    Bien des querelles pourraient ne pas avoir lieu si on s’expliquaient mieux avant de sortir les couteaux…

    Pour ma part je suis un pacifique. PassIonné.

    Et moi aussi Claude je salue de façon calme, diplomatique et apaisée J.P. Raffarin qui parle « d’incompréhensions »… il n’a pas ajouté « crasse »

    Je n’aurais pas du probablement le faire : je ne ferais sans doute pas un fin diplomate… Ou alors il me faudrait de nombreux stages de formation…

    Cordialement à vous Claude et pardon de vous avoir tourné le sang, ce n’était vraiment pas le but.

  7. Alain Soler dit :

    Bonsoir à tous,

    Je remercie Claude pour la qualité remarquable de son exposé; une référence sans aucun doute.

    Bien cordialement Alain

  8. Claude dit :

    Ernest,

    Ce n’est pas parce que je donne mon point de vue différent (sauf exception, à quoi bon le donner quand il ne l’est pas) que je me tourne le sang. Je suis un passionné mais je ne fais jamais des « choses » historiques une affaire personnelle.

    De par mes origines je suis sensible à la Méditerranée et j’ai un vieux fond ancestral d’orientalité (mes ancêtres sont néanmoins français depuis l’an 1200). J’ai approché le Maghreb par alliance (le père de mes frère et soeurs et que j’appelais mon père était pied-noir, son grand père est encore le musicien classique non musulman parmi les plus interprété dans le monde arabe, de nombreuses associations ou sites portent son nom) et je suis comme presque toute ma génération, ancien combattant d’Algérie. Dormez tranquille, tout cela a fait de moi un observateur très curieux et très intéressé mais qui n’est pas partie prenante.

    Cordialement,
    Claude

  9. Claude dit :

    Ernest,

    Pour illustrer la complexité des relations entre la France et l’Algérie, j’aurai dû citer cet exemple.

    La photo de la « plus belle baie du monde » qui accompagne le texte de JP Raffarin est prise depuis les hauteurs d’Alger, surement pas très loin de la villa où est né mon père et son père avant lui et qui à l’époque était « à la campagne ». Un de mes bon clients et amis, arabe (il m’a offert le tapis qui est au pied de mon lit), ancien officier supérieur du FLN, occupait cette maison par réquisition juste après leur départ en 1962. Ils ne l’ont jamais su. Et comme mon client, expert-comptable, était issu d’une famille bourgeoise, sans doute que ses parents fréquentaient les mêmes endroits, les mêmes clubs, les mêmes spectacles, les mêmes cafés sous les arcades que les parents de mon père.

    Nous savions cela l’un et l’autre et nous faisions des affaires ensembles, avec plaisir, simplement. Mais nous n’avons jamais parlé des champs de bataille que nous avions fréquenté, tout en sachant l’un et l’autre que nous avions peut-être, par hasard, été face à face.

    L’amitié était préférable au possible ressentiment.

    Mettez ça à l’échelle des deux peuples. Et on voit que tout est possible.

    Cordialement,
    Claude

  10. mélusine dit :

    @ Claude : merci pour votre commentaire sur L’Algérie et merci de nous faire partager vos souvenirs.
    (vous êtes dans le vrai, le vécu ; ça me plait)

  11. Farcouli yves dit :

    Excellent débat…messieurs voilà ce que beaucoup de nos compatriotes devraient lire et surtout méditer calmement…j’ai passé 32 mois à Hussein dey….j’ai fréquenté des Kabyles….des pieds noirs…
    J’ai vue,un capitaine embrasser un chef musulman…..De Gaule avait raison….l’Algerie ne pouvait pas continuer à être ce qu’elle était….mais elle pouvait devenir un état ami avec la France et l’Europe ce que nous devons souhaiter….Des hommes comme le premier ministre Raffarin….aident à la réalisation d’une telle ambition…et puis…les nouvelles techniques de communications aideront les rapprochement entre les peuples…moi ,aussi je suis un passionné comme vous.. puissent nos écrits aider. amitié Yves

  12. Ernest Gransagne dit :

    Voyez-vous Claude votre discours illustre mieux que je n’ai su le faire, le fond de ma pensée.
    Vous parlez de l’Algérie « de l’intérieur ».
    Je voulais exprimer la même chose, celle des rencontres entre les peuples.
    Je voulais dire que les rencontres ratées sont toujours profondément injustes et sources de déchirements, de sang qui coule inutilement.

    Je suis cependant heureux qu’en ayant écrit quelques « mots mal compris » vous ayez eu l’occasion de dire ce que vous avez dit.

    J’ai eu souvent l’occasion de l’écrire plusieurs fois ici : la richesse de l’homme réside dans ses différences.

    Quant aux mots, souvent ils sont déviés de leur véritable sens, souvent on ignore (on veut ignorer) le contexte dans lequel ils sont prononcés.

    Je pense toujours dans ces cas là au superbe film sur les événements d’Algérie – 20 ans dans les Aurès » – où l’on voit la scène suivante :
    - un détachement du contingent, sur un piton rocheux, vient de faire un prisonnier « fellagha ». Le sergent à la tête du petit groupe de 4 ou 5 hommes fait un appel radio à son officier qui se trouve en bas, dans la vallée, à quelques centaines de métres…
    - Mon Capitaine nous avons un prisonnier, il ne veut pas parler, qu’est-ce qu’on fait ?
    - Réponse du Capitaine : « eh bien descendez-le… »
    - Le sergent coupe sa radio et commande à ses hommes : « Fusillez-le  » !

    En fait le Capitaine désirait en disant « descendez-le », qu’on lui amène le prisonnier…

    Voilà comment une « incompréhension » se transforme en drame.

    C’est ce genre d’incompréhension Claude que je souhaiterais défendre… toujours.

    Se parler, se respecter et pouvoir tout se dire, toujours.

    Les erreurs passées, les incompréhensions, les clans, les partis, la couleur de peau et le sectarisme : foutaises.

    Regarder devant et construire ensemble…

    Cordialement

    Ernest

    ps : bien sûr je ne suis pas prêt de convaincre un militant de la CGT avec un tel discours…

  13. Carole dit :

    Amigo Ernest,

    Ne vous posez pas de questions sur votre diplomatie ~o^
    La « diplomatie diplomatique », si cela peut vous faire sourire………….

    Wikileaks :
    Lisez leaks, diplomatie soft ou hard, suivant où l’on se trouve …………

    Quand je vois la tête des journalistes francais et leurs commentaires, on ne peut que constater que la grande majorité vit dans une bulle. Pourtant ceux qui traînent leurs chaussures dans les ambassades ou consulats en dégustant un verre de vin ou morceau de fromage, ils devraient savoir que diplomatie est lié avec hypocrisie.

    Aie, aie, aie……….

    Amitiés Ernest.

  14. Claude dit :

    Carole et Ernest,

    Sourions un peu diplomatiquement :

    Un diplomate c’est tout à fait le contraire d’une femme du monde. Quand un diplomate dit oui, ça veut dire peut-être. Quand un diplomate dit peut-être, ça veut dire non. Quand un diplomate dit non ce n’est pas un diplomate. Quand une femme du monde dit non, ça veut dire peut-être. Quand une femme du monde dit peut-être, ça veut dire oui. Et quand une femme du monde dit oui, ça n’est pas une femme du monde.

    Cordialement,
    Claude

  15. Ernest Gransagne dit :

    Bonjour à tous

    Merci à vous Carole de ne pas m’avoir mis dans le tiroir des « hypocrites »…

    Cependant, y être, est probablement plus confortable que de dire les choses telles qu’elles sont.

    Quand Claude fait de l’humour (sur les diplomates et les femmes du monde) cela prouve aussi qu’il peut ne pas être sérieux.

    Tout cela est sérieusement réconfortant.

    J’ai toujours regretté de ne pas avoir pu connaître l’Algérie : Pierre Messmer, Ministre aux armées venait de mettre fin aux départs des troupes : nous étions en 1964.

    La classe 63 2 B dont je faisais partie, fut la première à ne pas partir.

    Nous venions d’avoir notre permission d’avant départ, prévu pour le mercredi suivant.
    Le lundi matin une circulaire annulait tout départ.
    Les « événements d’Algérie » venaient définitivement de prendre fin.

    Je n’aurai jamais connu Tindouf, la base à laquelle j’étais affecté… Dommage.

    Heureusement j’ai pu connaître par la suite d’autres déserts… le Sahara à cela d’unique c’est qu’il est i m m e n s e !

    Mektoub

    ps : une pensée pour Monsieur Raffarin qui passe le reste de la semaine en Chine : quel bonheur vous avez de faire les « missi dominici » de la France.
    La France peut être fière d’avoir un tel représentant.

    Ernest Gransagne

  16. Claude dit :

    Ernest,

    Pourquoi voulez vous que je n’ai pas le sens de l’humour ? Ce n’est pas parce que je raconte une histoire qui n’est pas de moi que j’ai plus ou moins d’humour (de qui est-elle ? Peut être de feu René Cousinier ? Je ne sais plus).

    Quand j’étais jeune, j’aimais faire rire mes camarades (ceux qui ont réussi leurs études jeunes, eux). Cela m’a coûté pas mal de nuits, y compris dans le djebel, pour rattraper mon handicap en potassant.

    Maintenant, pince sans rire, j’aime me faire sourire perso. Au moins je connais mon public par coeur. Et, souvent quand j’écris ici, je rigole bien mais ça ne fait pas rire les autres qui n’ont pas le même sens de l’humour que moi.

    Cordialement,
    Claude

    PS – Si vous aimez les déserts vous êtes obligé de tomber amoureux du Sahara. J’en suis fana. Nulle part ailleurs je n’ai vu de telles couleurs et de telles perspectives. Un de mes bons amis, « l’inoxydable » qui voulait traverser le désert à 7 ans et qui les connait tous est tombé dedans à l’occasion d’un des premiers Dakar et il en est tombé tellement amoureux qu’il a fait tous les Dakar depuis (en voiture, y compris en Argentine, ersatz de Sahara et encore cette année).

  17. Ernest Gransagne dit :

    Claude,
    Une femme du monde qui dit oui, n’est pas une femme du monde ?
    Peut-être, mais c’est un bon moyen pour qu’elle le devienne ! J’en connais plein et vous aussi sans doute.
    Attention, je vais encore passé pour un affreux phalocrate, ce qui est on ne peut plus faux, une fois encore…

    Ernest

  18. MORENO dit :

    Bonjour,
    Je suis né à ALGER en 1949. J’ai vécu jusqu’à l’âge de 10 ans en Algérie.J’allais à l’école, je jouais et j’avais comme copain des petits musulmans.Dans le bus lorsqu’une vieille musulman montait, par respect pour son âge je lui cédais la place. je ne savais pas ce que le mot racisme voulait dire. La Politique, les hommes politiques avec leurs promesses trompeuses, leurs mensonges, leur manque d’honnêteté, leur ignorance du pays(et oui de France comment connaître l’Algérie?) sont à l’origine de ce que les Pieds-Noirs et Musulmans Français ont subit et vécu.
    Vous parler de Pardon, de repentance…. que cela se fasse aussi de la part du Gouvernement algérien et de son peuple…..doit-on oublier tous les massacres commis sur des femmes des enfants sans défense, doit-on se voiler la face et ignorer sur les atrocités commises vis à vis de ces musulmans qui avaient choisis la FRANCE…. Doit-on oublier que les dirigeants Algériens en 1962 ont choisi l’URSS comme principal partenaire commercial?
    Alors Mr RAFFARIN avant de vouloir faire en sorte que nos entreprises fassent travailler les Algériens ( Vous favorisez ainsi les délocalisations!) faîtes en sorte qu’elles fassent travailler les Français qui sont au chômage et la jeunesse issue de l’immigration qui est française.
    Au fait combien vos voyages coûtent aux contribuables français et combien rapportent – ils d’affaires ?
    Merci pour votre réponse.
    Salutations
    C. MORENO

    PS : Je suis apolitique et ne suis adhérent d’aucun partie politique.

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