C’est le message essentiel que Nicolas Sarkozy a voulu adresser aujourd’hui aux pays africains. Un message sous forme d’appel :
« J’ai besoin de vous ! Faites entendre votre voix pour que les promesses de Copenhague soient tenues. Sans financements innovants -taxe à débattre sur les transactions financières, sur le tabac, sur les conteneurs ou sur les ventes d’armes…- les Pays développés ne tiendront pas leur objectif d’aide de 120 milliards de $ par an. Vous devez exiger la vérité. Le President du G20 a poursuivi en dénonçant l’excessive volatilité des prix agricoles et en s’affirmant pour une place renforcée de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Le programme du G20 est clair.
Il y aussi derrière ce message une conviction forte du Président Français, les milieux financiers et bancaires qui sont responsables de la crise doivent contribuer significativement aux efforts de développement et d’infrastructure des pays les plus fragiles.
En proposant ainsi une cause politique commune à l’Afrique, Nicolas Sarkozy place l’Eurafrique comme axe stratégique des nouveaux rapports mondiaux.
Les crises géopolitiques ont bien sûr été au cœur des discussions. Pour beaucoup, dans les couloirs, un renforcement des initiatives du Tribunal Pénal International serait de nature, dans certains cas, à limiter les comportements illégitimes et
illégaux.
Tunisie, Egypte, Liban, Soudan, Côte d’Ivoire, Somalie, Niger… les circonstances sont spécifiques mais les risques socio-politiques sont contagieux. Le Secrétaire Général de l’ONU, M.BAN Ki Moon, a rappelé, sur chaque crise, la détermination de son organisation, « sans faiblesse ».
Message politique de la France : « Qui ne veut pas subir les changements doit les anticiper, ils sont inéluctables quand ils correspondent aux aspirations universelles ».
Nicolas Sarkozy a conclu : « l’Afrique, c’est la jeunesse du Monde ».
Le public a accueilli chaleureusement ce Président du G20 dont les successeurs seront probablement moins ouverts aux aspirations du continent africain.
jpr

NB : première visite à l’occasion de cette mission dans l’avion présidentiel.
L’appareil est sobre. Très fonctionnel avec une salle de travail connectée par internet en vol et un petit bureau pour le President équipé d’un réseau de telecom qui a permis au chef de l’Etat de suivre la crise égyptienne heure par heure en vol. Le service est équivalent à celui d’Air France.
Ayant fait 15h de vol en moins de 24h je peux confirmer que les normes de confort sont bonnes sans excès.
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