- Alger

Ma mission en Algérie progresse significativement. Je m’attache, avec les entreprises françaises, à répondre à la principale attente sociale du peuple algérien : l’emploi. Les projets que j’espère positionner en phase finale pour la fin mai 2011 représentent plus de 20.000 emplois. Nous travaillons, ensemble, avec les autorités algériennes pour notamment construire des filières industrielles dans les secteurs de la pétrochimie, l’automobile et les cimenteries… Après 30 ans d’attente, le métro d’Alger est en vue, ce qui changera la vie quotidienne des Algérois. Une douzaine de dossiers devrait ainsi permettre à la France de contribuer aux efforts du peuple algérien pour localiser des emplois sur son territoire.
La France, présente au salon de l’agriculture, est diverse, colorée, d’âge varié, de provenance multiple… au total très sympathique. Dans les allées les gens sont conviviaux, respectueux des uns des autres, curieux et attentifs. Avec mes collègues de « République et Territoires » nous sommes allés à la rencontre des professionnels que nous avons trouvés plus confiants que l’an passé. Les éleveurs sont vraiment ceux qui souffrent le plus de la conjoncture.
Les propositions du nouveau Président de la Fnsea pour indexer les prix partiellement sur le coût des matières premières sont intéressantes.
Nous avons aussi confirmé, après une passionnante réunion de travail avec Bruno Le Maire, que nous étions davantage motivés par « un Varenne » pour les baisses des charges plutôt que par un « Grenelle 3″.
Jacques Chirac dans les allées exprimait cette gentillesse qui est l’un des beaux message du salon de l’agriculture.
NB : « la gentillesse, cette qualité de l’intelligence « (Voltaire)
Le Président a reçu la trentaine de Sénateurs de « République et Territoires » comme il veut le faire, maintenant, toutes les 6 semaines. Au programme : réforme de la fiscalité, dépendance, justice, aménagement du territoire, éducation, Europe…
Le President nous est apparu en forme et le « Candidat » assistait également à notre réunion. Nicolas Sarkozy puise de l’énergie dans les difficultés ! Cela tombe bien parce qu’il n’a pas échappé au Président que lors des présidentielles précédentes les favoris du début n’ont pas gagné à la fin !
Un consensus s’est dégagé sur la réforme de la fiscalité : si on doit revenir sur le bouclier fiscal il faut alors s’engager sur une reforme juste et profonde. Le temps n’est pas au bricolage fiscal !
Le Président nous a rappelé ses réserves quant à de nouveaux élargissements de l’Europe, il clarifiera cette question vendredi en Turquie où il se rendra en qualité de Président… du G20 !
Le dialogue était direct, l’ambiance confiante.
jpr
23 février 2011 à 7 h 57 min
Bonjour monsieur premier ministre,
La compagne électorale approche et notre président dans le point d’être le candidat a pas mal des dossiers des révolutions populaires des pays arabes, sachant que les plupart de ces pays font partie dans le projet de l’union méditerranée lancé par notre énergique président. Les esprits de ces peuples attendent immense de soutien de la France comme le berceau de droit d l’homme pour la suite de l’installation de leur democracies.
D’ailleurs les élections sénatoriale demande pas mal des efforts que les actions de président ne seront pas bloquer politiquement par les caprices des autres forces politique.
Tenez bonne monsieur le premier ministre et bonne courage.
23 février 2011 à 8 h 52 min
Monsieur Le Senateur ,
J’aimerais revenir sur votre deplacement en ALGERIE et la necessaire et difficile mission qui vous a été confiée de réanimer ou de reconfirmer les liens historiquement forts entre les deux Pays .Je suis né en ALGERIE pendant les « evenements » et après l independance du Pays mes parents ont décidé sous la contrainte economique de suivre en 1967 le flux de ceux qui pensaient que leur vie serait un peu meilleure en « Metropole » et ce fut le cas !
Aujourd’hui après des etudes economiques et financieres ,une longue carriiere bancaire et financiere internationale , j’ai décidé en 2008 de quitter mes responsbilites de Directeur Executif de UBS pour creer une structure de Conseil à ALGER : 2 BMS INGENIERIE EL DJAZAIR dont l ambition est de rapprocher les entreprises des 2 rives en apportant à mes freres algeriens mon experience et mes competence .Les demarches administratives furent difficiles mais l accueil et l expression du besoin de mes services ont ete evidents .Je sais aujourd hui ce dont les Algeriens ont besoin et comment ils se percoivent dans l Organisation Mondiale.
C’est pour partager avec vous cette experience que je sollicite vivement un rdv avec vous à votre meilleure convenance à Paris;
Je vis entre Grasse et ALGER .
Adresse : 228 chemin des Basses Ribes F 06130 GRASSE
MOBILE : 06 86 98 33 65
Dans l attente de cette rencontre
Sentiments distingues
Omar BERKOUK
23 février 2011 à 8 h 54 min
Et la France, ses emplois, ses industries et ses finances!
Là non plus il ne faut PLUS de bricolages!
23 février 2011 à 10 h 28 min
Monsieur le 1er ministre,
Le journal La Tribune titrait il y a quelques jours « du nouveau sur les impôts des riches »… Le président de la république semble avoir arbitré sur la non-imposition de la résidence principal, et continue de souffler le chaud et le froid sur des mesurettes fiscales, laissant, nous l’espérons, aux ministres concernés le temps d’agir en profondeur.
Notre fiscalité, autant pour les particuliers que pour les entreprises, est aujourd’hui un imbroglio tel qu’il est impossible de comprendre la logique du système, si ce n’est celle de chercher une faille providentielle pour économiser toujours un peu plus. L’impôt sur le revenu est une taxation juste et légitime, preuve d’une appartenance à la communauté nationale selon moi. Trop peu de français sont soumis à l’impôt, même à des montants symboliques d’une poignée d’euros, celui-ci responsabilise, donne un sens de la réalité, de la contribution à l’effort national.
Bien-sur, chaque année à l’arrivée de la petite feuille bleue je n’éprouve pas une grande joie. Bien-sur l’augmentation du coup de la vie et la hausse modérée des salaires influencent notre jugement sur l’utilité de l’impôt… Mais le mille feuille fiscal, entre impôts communaux, intercommunaux, régionaux, départementaux et nationaux… ceux-ci compliquent d’avantage l’esprit des français, je le vois bien autour de moi ces jours-ci.
Nous comptons sur votre bon sens et votre pugnacité pour faire passer ce message. La France a besoin d’une réforme solide, durable et profonde de sa fiscalité, pas d’une réformette. EN d’autres termes, et pour illustrer : la France a plus besoin, d’une réforme statutaire de l’Université, que d’une réformette du lycée !
23 février 2011 à 14 h 48 min
Cher Monsieur le Sénateur,
Cher Jean Pierre Raffarin,
J’ai bien lu avec grande attention votre billet-ci, et je tenais à vous donner juste mon point de vu des choses.
Agriculture:
Effectivement et sans aucuns doute le Président Jacques Chirac incarne l’icône des agriculteurs, et de plus il connaît bien les sujets, en tant que lui même ancien élus du monde rural son fief la Correze.
C’est vrai il faut absolument mettre toute nos forces, pour nos agriculteurs paysans qui eux ont plus souffert de la crise, car pour certains vivent hélas du RSA pour survivre, et non vivre du fruit de leur métier.
C’est pour cela que nous avons besoin d’une vrai politique en matière d’agriculture, et de sénateurs comme vous qui représente nos territoires, et aussi la voix forte et haute dans les engagements du Président de la République Nicolas Sarkozy.
Aujourd’hui nous avons plus besoin d’actions que de paroles allons-y!!
Elysée:
Le Président de la République je le constate est de plus en plus en forme, après la visite du directeur du FMI DSK, cela lui redonne du pesp dans son humeur. Il faut maintenant déclencher et faire avancer le chantier de la fiscalité dans notre pays, avant 2012.
Car on va subir encore du slogan du bouclier fiscal de la part du Parti Socialiste, qui va jouer sur cela pour gagner 2012.
Je compte sur vous, car vous êtes un homme de conviction et de diplomatie sur les dossiers qui nous concerne tous entre le gouvernement et le peuple.
Le Bricolage terminé!! Place à l’action des finances et la juste position et valeur face aux citoyens que nous sommes.
Bien à vous, et avec mon soutien renouvelé.
M.Ludovic Zanker
Politicien en relations franco allemandes et autrichiennes.
23 février 2011 à 15 h 40 min
Mais bon dieu que fait de Villepin? Il lance la machine à perdre ce grand escogriffe ou quoi? On lui doit déjà une cohabitation! Et pourquoi ce grand silence à l’UMP? Conseillez lui donc une ouverture à gauche…Rentrez lui dans le chou et calmez le! Nous sommes la risée des opposants.
23 février 2011 à 18 h 47 min
Monsieur Le Sénateur,
Nous vous félicitions pour votre dévouement dans votre mission économique Algérie. Nous vous informons de la création de l’association « Maison de l’Algérie » .
L’association « Maison de l’Algérie » est née d’une volonté de la société civile française et algérienne afin de mobiliser les énergies et ressources de part et d’autre, fédérer les acteurs et impulser une dynamique de projets et d’ambitions communs.
Nous sollicitons un rendez-vous pour vous présenter nos objectifs.
Vous remerciant par avance.
Recevez, Monsieur Le Sénateur, nos sincères salutations
Naima IRATNI
Présidente
24 février 2011 à 11 h 43 min
L’Europe et la France se sont trompées sur Khadafi & Co, leur inertie face aux massacres des Libyens est lamentable. Les Droits de l’Homme c’est aussi intervenir militairement, sinon, il n’y a plus rien à faire de nos démocraties fantoches.
La comédie électorale en France est nulle.
Nous avons des problèmes majeurs : Monde Arabe, Euro, dette de la France, Union européenne sans politique étrangère commune. Faut-il que le baril passe à 200, 300 $ pour se bouger, des dizaines de milliers de réfugiés dans nos ports pour libérer ces peuples des dictatures corrompues ?.
Les petites phrases continuent, le casting présidentiel se poursuit alors que l’avenir de la France et de l’Europe est en jeu. Il nous faut un De Gaulle et un Churchill mais nous n’avons que des Daladier
25 février 2011 à 11 h 55 min
Réponse à Blanc Cassis re: Les Droits de l’Homme c’est aussi intervenir militairement, sinon, il n’y a plus rien à faire de nos démocraties fantoches.
Je crois que la plus grande prudence s’impose au sujet de la guerre civile libyenne… L’enfer géopolitique est pavé de bonnes intentions démocratiques! Avons-nous réellement besoin d’un bourbier afghan… à quelques encablures de l’Europe? « Caligula » Khaddafi a au moins raison sur un point: sans lui, la Libye se transformera rapidement en un bourbier tribal semblable à l’Afghanistan.
Or, cela fait maintenant dix ans que les Américains et leurs alliés de l’OTAN ont débarqué en Afghanistan pour y rétablir la démocratie, abolir la burqa, éradiquer la culture du pavot, débusquer Ben Laden, etc. Le bilan de cette noble mission? A peu près nul sur toute la ligne… et la présence de dizaine de milliers de soldats occidentaux en Afghanistan n’a jamais pu empêcher une flambée d’attentats-suicides dans le pays voisin, à savoir: le Pakistan. Pourquoi en irait-il autrement en Libye?
Vous déplorez, cher Blanc Cassis, l’absence d’un Général De Gaulle… mais c’est, en réalité, un Maréchal Bugeaud que vous appelez de vos voeux –le « héros » de la conquête et de la pacification algériennes de 1836!!(*)
Est-il vraiment sage, pour les Européens et les Français en particulier, de « rejouer » la guerre d’Algérie? Avec tous les risques de dérapages, de bavures qu’une pareille entreprise comporte?(**) Quel serait l’effet, je vous le demande, sur l’opinion publique française –sur vos banlieues-poudrières– d’un « Abou Ghraib libyen », c’est-à-dire de la révélation scandaleuse de soldats européens se livrant à des exactions sur des prisonniers libyens?
Par ailleurs, ne revient-il pas aux voisins immédiats de la Libye d’assumer leurs responsabilités? A l’est de la Libye, il y a l’Egypte –premier pays arabe, doté d’une armée puissante, alliée des Etats-Unis, et qui pourrait enfin démontrer au monde qu’elle n’est pas uniquement destinée à mater son propre peuple! L’armée égyptienne pourrait aisément sanctuariser Tobrouk, Bengazi, etc.
A l’ouest, idem avec l’Algérie qui pourrait protéger son voisin tunisien… Le tout sanctionné, approuvé par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Au fond, cela revient à faire en Libye ce que nous aurions dû faire en Afghanistan: le Pakistan, doté d’une armée d’environ 1.6 million d’hommes, aurait pu aisément pacifier l’Afghanistan, sans apparaître –comme les Américains ou les Russes en 1979– comme une puissance néocolonialiste…
Zwartepiet
(*) http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas-Robert_Bugeaud
(**) http://www.histoire-en-questions.fr/guerre%20algerie/terreur-tortures-alger.html
25 février 2011 à 19 h 17 min
Il parait que le chêne va se casser : ce n’est pas trop tôt !
Les petits suisses insinuent que vous pourriez la remplacer JPR, qu’en est-il exactement ?
J’espère qu’ils ne vont pas vous planter au dernier moment et préférer le roseau Juppé …
PS : que vont-ils faire de son g…d de mari ?
Mais attendons la fin…
25 février 2011 à 20 h 33 min
Cher Monsieur,
Quelques nouvelles de Chine car je sais que vous aimez beaucoup cette merveilleuse démocratie…
En espérant que vous leur souhaitez, tout comme moi, de se mettre au Jasmin au plus vite…
http://www.ecrans.fr/La-martyre-chinoise-du-tweet,12110.html
Envoyé spécial à Wuxi (province du Jiangsu)
D’un geste prompt, Hua Chunhui démonte les batteries et les cartes à puce de ses deux téléphones portables, qu’il remise à sa droite sur la table du restaurant. « L’habitude », dit-il pour expliquer la surprenante agilité de sa manœuvre. « La police a peut-être placé un système d’écoute sur mes appareils. » Sa tragique expérience l’incite à redoubler de prudence. Employé d’une compagnie d’assurances, Hua Chunhui, 47 ans, devait épouser le 28 octobre sa fiancée, Cheng Jianping, de cinq ans sa cadette. « C’est ce jour-là qu’elle a été arrêtée. Le jour de notre mariage. » Deux semaines plus tard, elle a été condamnée à un an de « rééducation par le travail ».
Son crime : un « tweet ». Une phrase en huit caractères postée sur le site américain de microblogging Twitter : « Allez, jeunes en colère, foncez ! Allez-y ! » C’était une simple boutade. Cheng Jianping s’adressait aux jeunes nationalistes chinois que le gouvernement avait laissé manifester à Pékin pour protester contre l’arraisonnement par le Japon de l’équipage d’un navire chinois au large des Senkaku, un archipel du Pacifique que se disputent les deux pays. Hua Chunhui explique : « Pour elle, comme pour moi, le chauvinisme est insupportable. J’ai posté un message sur Twitter pour ridiculiser ces nationalistes encouragés par le gouvernement. S’ils sont vraiment sincères, pourquoi ne s’attaquent-ils pas au pavillon japonais de l’Exposition internationale de Shanghai, ai-je ironisé. Cheng a « reposté » mon message en y ajoutant son mot d’humeur, qui lui vaut d’être incarcérée. »
Une sentence déroutanteSi des dizaines d’internautes chinois ont déjà été condamnées à des peines de prison pour s’être exprimés sur des sites internet ou des blogs, jamais jusqu’alors la police n’avait puni, et pour si peu, l’utilisateur d’une messagerie instantanée. « C’est la première martyre de Twitter », estime Teng Biao, ami et avocat de Cheng Jianping qui s’est mobilisé pour tenter de faire appel de cette déroutante condamnation. Des efforts bien inutiles : les sentences de « rééducation par le travail » (une forme de travail forcé institué à l’époque maoïste) ne relèvent pas des tribunaux et des juges. Elles sont prononcées par des « comités » où il revient aux policiers de juger et de condamner. Pratiquement aucun recours n’est possible. Ce système parajudiciaire est opaque, alors que les peines infligées peuvent aller jusqu’à quatre années de travail forcé. A raison de douze heures par jour, dans un silence total, des centaines de milliers de détenus triment ainsi dans quelque 300 camps usines du pays. Les hommes fabriquent des outils en tout genre, les femmes des textiles.
Le camp de rééducation où est détenue Cheng Jianping s’appelle Shibalihe. Il est situé à Zhengzhou, capitale de la province du Henan. Il a ses propres règles : « Cheng a des problèmes cardiaques et pour cette raison, le camp a initialement refusé de la prendre en charge. La police a insisté, alors ils l’ont quand même écrouée, mais en la dispensant de travail », précise Hua Chunhui. « J’ai déjà été enfermé dans des centres de détention, dit-il. On est jusqu’à quatorze sur un même lit de brique, tellement serrés qu’on ne peut dormir que sur le côté. Les lumières ne s’éteignent jamais. Deux détenus doivent monter la garde la nuit. Les toilettes sont dans la même pièce, sans paravent. » La nourriture, explique-t-il, est toujours insuffisante. « On a faim tout le temps. On ne pense qu’à manger. » L’administration des camps vend tout ce qu’il faut pour pallier la maigreur de ses rations : plats préparés, fruits, boissons – à un prix exorbitant. Pour manger, un prisonnier doit ainsi dépenser, en plus de la nourriture allouée, environ 3 000 yuans par mois (334 euros), le double du salaire mensuel d’un ouvrier, estime-t-il. « Comme je ne veux pas que ma fiancée souffre trop, je lui envoie de l’argent. »
Dossiers sensiblesSur sa sentence, tamponnée par le Comité de rééducation par le travail, il est stipulé que Cheng Jianping est condamnée pour « comportement illégal » caractérisé par « un tweet qui incite les internautes à se rendre à Shanghai pour détruire le pavillon japonais ». En saisissant ce prétexte, la police lui fait payer son militantisme. « En 2005, Cheng était journaliste dans un magazine du Zhejiang. Elle a été scandalisée par l’affaire d’une femme violée et assassinée. Le coupable présumé étant le fils d’un officiel local, la police a maquillé le crime en suicide. » Depuis lors, Cheng Jianping parcourt le pays à la recherche de dossiers sensibles sur lesquels elle enquête puis qu’elle publie sur Internet. Son blog ayant été censuré, elle a réitéré sur Twitter – réseau interdit mais malgré tout accessible – dénonçant les expulsions forcées, les abus de pouvoir…
Le couple fait partie d’un réseau informel baptisé wei guan (« les observateurs » ou « les badauds »). Ils seraient des centaines et leur nombre ne cesse de grandir. Dotés de téléphones portables et de blogs, ils parcourent le pays à la recherche de dénis de justice, qu’ils racontent par le menu afin de mobiliser des soutiens pour les victimes. Qu’il s’agisse des accidents dans les mines illégales ou de l’affaire du lait contaminé par la mélamine, qui a empoisonné des centaines d’enfants sans que les parents puissent obtenir d’indemnisation satisfaisante, pour les wei guan, plus une affaire connaît de retentissement, moins elle a de chances d’être étouffée. Les autorités redoutant les troubles sociaux, la présence de centaines de badauds accourus devant les tribunaux où sont jugées ces affaires suffit parfois à faire libérer les accusés. Forts de leur succès, certains wei guan se consacrent à plein-temps à ces activités qui n’ont a priori rien d’illégal. Des donateurs, offrant souvent de petites sommes, subviennent de manière anonyme à leurs besoins. « Avec le développement d’Internet, de moins en moins de gens craignent de s’exprimer, dit Hua Chunhui, et il peut y avoir des milliers, voire des centaines de milliers de badauds en Chine. »
« Notre objectif consiste à mobiliser la société civile, car c’est au travers de celle-ci que la Chine changera », estime-t-il. Sur le revers de son veston, épinglé comme une Légion d’honneur, Hua Chunhui porte un petit macaron « société civile ». Autrefois toléré, ce mot est depuis peu proscrit dans la presse officielle. « Le gouvernement dit « du peuple » craint plus que tout la constitution d’une société de citoyens. C’est pourtant dans cette direction que nous devons évoluer. « Le peuple » et « les citoyens » sont en réalité deux concepts très différents. Un citoyen a des obligations, mais aussi des droits. » La répression du mouvement prodémocratique de Tiananmen, en juin 1989, « a été un révélateur pour moi comme pour beaucoup de gens de ma génération », dit-il pour expliquer son activisme. « La Chine a besoin de toute urgence d’une transformation sociale. Elle peut se réaliser de manière violente, ou bien non violente, en s’appuyant sur la démocratie et la justice. »
Police à Pékin CC Boris Van Hoytema
La répression à l’encontre des wei guan grossit. Sans cesse, il faut jouer au chat et à la souris avec la police qui s’échine à trouver des prétextes plus ou moins légaux pour endiguer l’extension de ce mouvement certes très marginal mais estimé menaçant par le pouvoir. Ne serait-ce que parce qu’il rapporte, via Internet, ce que tait la presse officielle. « Il y a deux jours, j’avais rendez-vous avec un groupe de personnes dont les logements ont été détruits de force. La police, qui l’a appris, m’a invité au restaurant à l’heure convenue du rendez-vous. J’ai été obligé d’aller dîner avec cinq policiers ! Ils m’ont raccompagné chez moi après le repas et sont restés dans la voiture au pied de mon immeuble pour s’assurer que je n’irai pas à cette rencontre. » Il est aussi courant que des dizaines de policiers se précipitent dans un restaurant pour arrêter des wei guan qui dînent ensemble. « Ça m’est arrivé plusieurs fois, de même qu’à l’avocat Teng Biao et à beaucoup d’autres. »
Des juristes rayés du barreauLe simple fait d’écrire ce qu’on pense sur Internet n’effraie pas les autorités, remarque Hua Chunhui. « Ce qui fait vraiment peur au gouvernement, ce sont ceux qui font un pas hors d’Internet, même un petit pas. » Cette nouvelle répression succède à celle qui frappe depuis environ trois ans un autre mouvement, le wei quan, « défense des droits », conduit par un groupe d’avocats. Ceux-ci ont tenté, au travers de nombreuses affaires (protection des consommateurs, des malades du sida, des victimes de la pollution de l’environnement, d’expropriations forcées, etc.) de faire condamner des officiels devant les tribunaux. Le Parti communiste y a mis le holà. Gongmeng, le plus en vue de ces groupes d’avocats, a été dissous en 2009. Nombre de ces juristes ont été rayés du barreau, certains emprisonnés. D’autres, tel Gao Zhisheng, ont été torturés et ont disparu.
« En Chine, tout est possible », soupire Hua Chunhui, qui a le sentiment que l’étau se referme sur lui. En ce jour d’octobre qui lui apporta la funeste nouvelle de l’arrestation de Cheng Jianping, pas moins de vingt et un policiers, en civil et en uniforme, sont allés l’interpeller dans son entreprise. Histoire de l’impressionner. Interrogé dans une chambre d’hôtel où il était surveillé par quatre policiers, il a été mis en prison, puis relâché au bout de dix jours, sans condamnation. Mais la police fait pression sur son employeur pour qu’il le licencie. « Je vais probablement perdre mon emploi, constate-t-il. Peu importe, je deviendrai un wei guan à temps complet. L’économie chinoise a connu un développement incroyable. Quand je raconte aux jeunes la pauvreté dans laquelle on vivait il y a trente ans, c’est tout juste s’ils me croient. Cependant, sur le plan politique, ou sur le droit des citoyens, il n’y a eu ni changement ni évolution. Le gouvernement condamne toujours ceux qui pensent et s’expriment. »
Le 1er décembre, un responsable du ministère de la Sécurité publique s’est rendu au camp où est détenue Cheng Jianping pour lui proposer un marché. Elle sera libérée à trois conditions : qu’elle écrive une autocritique, accepte sa condamnation et renonce à tout activisme social. Elle a refusé. « Le retentissement donné à son tweet tragique et la notoriété qu’elle en retire la protègent. Elle est traitée relativement humainement, et elle n’a pas été torturée. Mais les autorités peuvent prolonger sa détention, selon leur bon vouloir », soupire l’employé d’assurances qui languit loin de sa compagne, rencontrée sur Internet.
Paru dans Libération du 23/02/2011
[MAJ] Depuis la rédaction de l’article précédent, Hua Chunhui a été arrêté le 21 février au motif « d’incitation à la subversion de l’autorité de létat », d’après le blog Under The Jacaranda Tree qui énumère une longue liste d’activistes chinois détenus. Comme le raconte l’auteur de l’article précédent et correspondant de Libé en Chine Philippe Grangerau dans l’édition du jour (accès abonnés pour l’instant), « les autorités chinoises ont lancé une grande rafle dans les milieux dissidents de tout le pays ». Et d’ajouter : « cette opération de répression ciblée, qui touche sans doute beaucoup plus de personnes que celles actuellement répertoriées, vise à contrecarrer les récents appels de dissidents anonymes, via Internet, à manifester silencieusement dimanche dernier dans 13 villes de Chine ».
25 février 2011 à 21 h 15 min
Je remarque à propos de l’Algérie que les racailles qui brûlent les voitures dans nos quartier et nous polluent la vie en France depuis des années se font très discret en Algérie.
Caid dans les cités, moutons en Algérie ….
26 février 2011 à 8 h 12 min
Bonjour Monsieur Raffarin,
Je rebondis sur un précédent message.
Des De Gaulle et des Churchill, bien sur, De Grands Hommes que le monde et leurs nations n’ont pourtant pas épargnés de leur vivant.
Aujourd’hui, ce monde et les hommes politiques ont bien changé. Des Grands Hommes avec plus de convictions et de dévouements personnels, bien que rares, il en reste encore quelques uns, mais ils sont à mon sens sous employés.
J »en connais un en particulier, un vrai amoureux de la France et de ses territoires et aussi, des femmes et des hommes de ce pays et d’autres peuples bien au delà de nos frontières. Du Magreb et d’Asie par exemple !.
En plus, un homme ayant de grandes valeurs humaines…
Si vous le rencontrez, vous le reconnaîtrez, dans la poche interne de son veston il porte un petit peu de son terroir.
Très amicalement Monsieur Raffarin
26 février 2011 à 10 h 13 min
L’histoire s’écrit souvent dans le sang verse pour changer la vie….
En France, le jeux de chaises peut commencer, chacun s’accroche.. Le Président de la République comprendra-t-il l’importance de son acte devant les français ?
Va-t-il encore nous surprendre avec ses non-choix ?
2012 arrive, il y a un an, le Président de la République avait un jeu extraordinaire dans les mains, il pouvait relancer le dialogue des idées, donner un horizon…
Faut-il attendre qu’il décide de se reprendre, et dans le même temps perdre toutes ses illusions sur une personnalité qui n’a pas su s’ouvrir aux autres ?
Etre President de la Republique, c’est le Leadership qui s’oublit dans une grande organisation qui travaille au progres, qui travaille pour le bien de tous.
Bien cordialement,
Jany
26 février 2011 à 14 h 12 min
Bonjour !
2011, une sale année pour les dictateurs !
Enfin, bon…
Ils tombent !
Et les dictateurs de tomber,
Les politiques crient au suivant,
On a viré le tapis rouge.
Et les pays de s’agiter,
Les drapeaux libres flottent au vent,
Dans les nations arabes, on bouge.
Tant pis pour les juteux contrats,
La liberté n’a pas de prix,
La démocratie est en marche.
Le peuple crie on se battra,
Ali, Moubarak, Kadhafi
Ne jouerons plus les patriarches.
Ben oui Rama, t’avais raison,
Lui murmure le p’tit Nicolas,
Tu vois plus loin que l’horizon,
Bien plus loin, bien plus loin que moi.
Je vais virer Alliot Marie,
P’tète que Juppé f’ra mieux l’affaire,
L’image de la France est flétrie,
On est vraiment dans une galère.
La sondagite est au plus bas,
Les deux milles douze n’sont pas gagnées,
Avec tous ces coups de tabac,
On va se prendre une peignée.
Rendre des comptes aux électeurs,
Le privilège des démocrates
Qui supportent les détracteurs,
Avec la foi du diplomate.
Et les dictateurs de tomber,
Les politiques crient au suivant,
On a viré le tapis rouge !
Et les pays de s’agiter,
Les drapeaux libres flottent au vent,
Dans les nations arabes, on bouge.
Tant pis pour les arrangements,
Le pétrole, le gaz, les dollars,
La liberté n’a pas de prix.
Le poing levé au firmament,
Ces peuples se figent dans l’histoire
Dans l’adieu à la barbarie.
Ju’âne Pedro
26 février 2011 à 16 h 27 min
IL a demandé à la lune
La France a-t-elle besoin de moi
Elle a dit j’ai pas l’habitude
De m’occuper des cas comme ça
Et Eux et moi on était tellement sûrs
Que l’on se disait quelques fois
Que si demain les temps sont durs
Monsieur Raffarin reviendra.
C’est juste quelques mots au journal télévisé de midi qui me donnent l’envie de rêver!
26 février 2011 à 16 h 30 min
« L’adieu a la barbarie » ?
Ces peuples de longues traditions se battent aujourd’hui pour être entendu…
Mais je reste profondément certain que ce n’est pas un « adieu définitif » a des millénaires de traditions qui se sont construites dans des environnements différents aux nôtres…
Un pamphlet, une poésie, un trait d’écriture, n’efface pas la parole dessinée d’un trait dans le sable du désert.
Aujourd’hui, il n’y a pas d’arrangements, seul compte le prix du baril qui remonte…certains se frottent déjà les mains….
Bien cordialement,
jany
26 février 2011 à 17 h 01 min
UN PETIT AVANT-GOÛT DE RÉCHAUFFÉ
Il y a deux ans, un an, le « social » n’était pas son « truc »….
C’est quoi au juste son « truc » ?
La gestion de l’ État, la mise en place d’une organisation qui répond aux challenges du temps et qui prend des initiatives pour construire le monde de demain ensemble ?
Ou devenir vendeur pour le beau papier glace des grands magazines avec sa « Lady »
J’espère que ce n’est pas cela « que l’on veut nous réchauffer pour 2012″, que les ténors de la droite républicaine et progressiste prennent bien conscience, autant rien que ce goût de réchauffé qui va nous gâcher encore cinq ans.
Pouvons-nous tout nous dire ?
Est-il prêt a changer ?
Bien cordialement,
Jany
26 février 2011 à 18 h 10 min
Zwartepiet,
Vous êtes formidable. C’est fou comme les choses sont simples avec vous. Faire libérer la Libye de son « guide » par les algériens et les égyptiens. Demander au pakistanais de pacifier et laïciser l’Afganistan. Ce sont des branquignoles à l’ONU de ne pas y avoir pensé plus tôt. Surtout que tous ces gens là s’entendent vachement bien depuis vachement longtemps. Vous n’avez pas aussi des missions pour la Birmanie ou la Corée du Nord qui pourraient aider les thaïs à chasser leur roi et libérer les gens de Séoul de la dictature de leurs capitalistes pour y installer une démocratie ultra communiste?
Cordialement,
Claude
26 février 2011 à 18 h 26 min
Oui mais bon, Jany, en matière de barbarie, nous, les européens, on a fait très fort non?
Et pourtant, sur un cauchemar inimaginable, s’est construit une paix durable.
Alors?
26 février 2011 à 18 h 35 min
« andré-hubert dit :
Mais bon dieu que fait de Villepin? Il lance la machine à perdre ce grand escogriffe ou quoi? On lui doit déjà une cohabitation! Et pourquoi ce grand silence à l’UMP? Conseillez lui donc une ouverture à gauche…Rentrez lui dans le chou et calmez le! Nous sommes la risée des opposants. »
————————
Ah non, on n’en veut pas du grand Yaka !
A gauche, on est assez nombreux comme ça à se présenter au providentielles, gardez le à l’UMP !
C’est quand même incroyable de vouloir nous fourguer vos opposants internes !
André, j’ai bien envie de vous refiler Melronchon, non mais oh !
26 février 2011 à 18 h 41 min
» La gentillesse, cette qualité de l’intelligence « (Voltaire) »
Ne soyons point trop candide Jean-Pierre !
Ah la gentillesse dans la bouche de Nicolas !
J’ai le souvenir d’un « casse toi pôve con » qui aurait certes choqué Voltaire mais surement plut à Cambronne.
Mais chut !
26 février 2011 à 21 h 32 min
Bonsoir à tous,
La France, le peuple français ont un besoin urgent de donner à nouveau confiance à nos amis étrangers.
Le pragmatisme de notre très cher JPR, sa vision claire de la mondialisation, sa passion pour la culture française dans le monde, sa capacité de réflexion et de réaction face à l’imprévu lui donnent la dimension pour relever le défi de cet enjeu.
Il lui appartient de se déterminer selon ses choix.
Bien à vous tous.
Claude Simonnet.
27 février 2011 à 4 h 49 min
Vous écrivez Ju’an
‘ »Oui mais bon, Jany, en matière de barbarie, nous, les européens, on a fait très fort non?
Et pourtant, sur un cauchemar inimaginable, s’est construit une paix durable.
Alors? »
De quelle paix durable parle-t-on aujourd’hui pour la France ?
Celle d’avoir laisse monter « la barbarie urbaine » ?
Il faut arrêter d’intellectualiser les concepts, et de s’euphoriser sur tout ce qui parait « trend » dans les esprits….
Notre pays va mal et il est a la dérive depuis bien longtemps…
***Chacun est libre d’exprimer son esthétisme de la vie en choisissant les formes qui lui conviennent, mais gardons toujours un œil sur les réalités du quotidien.
En France nous avons une industrie, un commerce, plein d’atouts et dans le même temps un espace emploi qui est une gadoue….
Combien sont dans la précarité ? Nous ne savons pas, il y en a a tous les étages….
Je n’ai pas envie de faire des « mamours » au Président de la République, je lui demande comme citoyen de se réveiller et de prendre la dimension de sa charge.
Bien cordialement,
Jany
27 février 2011 à 9 h 01 min
TOUT LE MONDE IL EST BEAU SOUS LE SOLEIL…ET IL EST GENTIL AUSSI…
Il faut en finir avec ces projecteurs, ces petites phrases, cette campagne continuelle d’une élection a l’autre…
La torpeur, laissons la aux « fans » qui n’attendent que des sondages d’opinion pour applaudir…
Notre pays ne va pas, le pouls est faible…pas de vigueur, pas de vision…
Un jeu de chaises de plus pourquoi faire ? Attendre les prochaines élections et regonfler le moral de l’électorat avec des chiffres ?
Qu’attendons pour nous réveiller ?
Redonner des couleurs a notre industrie ?
Pousser le dialogue pour que chacun se responsabilise ?
Je ne suis pas ingrat, je sais qu’il y a des actions qui se font, mais nous devons passer le TURBO…
Les pays arabes se cherchent aussi un avenir au-delà des périodes de long pouvoir solitaire, les marches vont de nouveaux être perturbes…nous allons subir les secousses dans nos économies, dans nos emplois…
Le baril va retrouver de nouveaux sommets et les pays émergents vont assainir leur trésorerie au travers cette nouvelle crise…(les petits seront oublies).
Après toute cette série de crises, nous devons garder un cap sur la GESTION en général, promouvoir une dynamique de gestion de notre espace industriel et commercial, de notre savoir faire, de l’utilisation de nos ressources humaines…
Améliorer la gestion de nos comptes sociaux en acceptant la TVA SOCIALE comme outil pour une nouvelle dynamique de progrès.
Les modalités d’utilisation de la TVA SOCIALE doivent dépasser la réflexion idéologique sur le principe initial….N’ayons pas peur de l’effet inflationniste…
Mon seul souci est avant de retrouver un financement sain des comptes sociaux pour une majorite des français, un financement qui pourrait trouver sa plénitude sur le long terme.
L’entreprise, les employés, doivent restes responsabilises, mais nous devons assurer un financement qui ne soit plus tributaire des aléas d’une société qui tousse a la moindre crise.
Notre architecture sociale est un exemple pour le monde, c’est l’avenir, nous sommes a la pointe du progres dans le monde, ne jetons pas la pierre sur un système que nous n’avons pas su gérer.
La gestion d’hier c’est fini….fini les copains, les coquins, il faut gérer…
Si les hommes politiques ne sont pas prets pour les changements, si la seule chose qui les interesse c’est de passer le cap 2012, alors ne leur accordons pas la confiance…
Le Président de la République a été élu pour donner des grandes lignes de progrès pour l’éveil de notre pays…Souhaitons que cette nouvelle période soit pour lui celle d’une réelle prise de conscience de sa charge….
Bien cordialement,
Jany
27 février 2011 à 10 h 03 min
Réponse à Jany
La barbarie urbaine !
Comment peut-on comparer des difficultés économiques, des actes de délinquances, des tensions sociales à tous ces massacres organisés que l’histoire nous rappelle ?
Je bosse en usine depuis 1979 et, en 32 ans de soudure, je peux témoigner de l’évolution positive des conditions de travail, par exemple.
On peut écrire ce que l’on veut, distiller la peur dans l’esprit des gens, se complaire dans des scénars désespérants, le monde se porte mieux qu’au siècle dernier.
Depuis mon enfance, j’entends ce genre de discours pessimistes à outrance !
La fin du monde pour drapeau, tout en s’empiffrant dans une boulimie de consommation à faire saliver l’indigence !
Enfin, à chacun ses fantasmes !
Notre pays à la dérive, en faillite, à l’agonie, quasiment en guerre civile, au bord de la famine, ne se porte pas si mal !
Amicalement,
Ju’âne
27 février 2011 à 10 h 14 min
Aujourd’hui,
Si nous voulons parler de changement, ce serait de premier ministre….
Il faut savoir mettre les pendules a l’heure de notre temps…
Laissons aux « fans » la torpeur bourgeoise d’un tic tac rassurant…
***Tous les fauteuils ne sont pas bons a prendre, trop mou et c’est un avant goût de retraite dorée dans la dévotion du silence de ses nouvelles obligations…
Bien cordialement,
jany
27 février 2011 à 11 h 03 min
Non, n’y va Jean-Pierre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Reste avec nous !
On s’amuse bien sur le blog !
Ministre, même prime, c’est que des coups à prendre !
Enfin, tu fais comme tu le sens, mais bon, je t’aurai mis en garde !
Chut !
Pauvre Michèle !
J’espère qu’elle va se plaindre aux prud’hommes !
Ah la précarité touche tout l’monde !
J’espère que ses collègues manifesteront leur solidarité !
Enfin….
27 février 2011 à 13 h 40 min
Voyez JUAN,
Je n’aime pas vos propos de midinette….
Mon frère a été assassine en 89…et je ne pense pas que vos amis de la gauche républicaine ont fait grand chose pour améliorer la situation.
Par contre, je n’aime pas aussi votre façon de retraduire mes propos.
Salut
jany
27 février 2011 à 16 h 29 min
Oui finalement, le peuple n’est pas prêt pour la démocratie, c’est clair !
Remaniement
Ah les remaniements
Avec ses psychodrames,
Un zeste de boniment,
Avec sourire ou blâme.
La manie du moment,
On rame on rame on rame,
Depuis déjà longtemps,
Allez au r’voir madame.
Nicolas va bien finir
Par se remanier lui-même,
Pour ne jamais revenir,
Et adieu tous nos problèmes.
Déjà les sauveurs s’activent
En nous chantant nos souffrances,
Coule coule la salive,
En nous rêvant l’espérance.
Une nouvelle société,
Comme disait jadis Chaban,
Offert au mont- de-piété
Avec un joli ruban.
Avec moi, que du bonheur,
Fini la France taciturne,
Envoyez les jolies fleurs,
Contre un bulletin dans l’urne.
Mais dans les bonnes usines,
Les soudeurs à l’arc magique,
Se moquent de ces comptines,
Moqueurs et très sarcastiques.
La philosophie des roses
Comme celle des bleuets,
Ils s’en moquent, s’offrent une pause,
La pause sacrée des mulets.
Tout augmente avec ferveur,
Sauf la paie évidemment,
Alors les discours rêveurs,
Ils s’en foutent éperdument.
Ils remanient l’quotidien,
En trinquant à la santé
De cette bande de coquins,
Qu’ils finissent par détester.
On pensait qu’ils étaient prêts
Pour la sainte démocratie,
Ce ne sont qu’ânes qui braient,
Dans le champ des indécis.
Ah les remaniements
Avec ses psychodrames,
Un zeste de boniment,
Avec sourire ou blâme.
La manie du moment,
On rame on rame on rame,
Depuis déjà longtemps,
Allez au r’voir madame.
Ju’âne Pedro
27 février 2011 à 20 h 59 min
Ju’âne Pedro,
Vous aussi vous vous y mettez ?
C’est bien parce que le peuple, collectivement, est mûr pour la démocratie qu’il aime passionnément au moins quand elle protège son avantage, qu’il y a des velléités de dictature ici ou là au moins en parole. Pour beaucoup la démocratie c’est être tranquille chez soi et en tôle tout les autres qui veulent donner leur avis et sont forcément des empêcheurs de profiter de la démocratie en rond (voire pire).
Soyez sûr que si nous avions une franche tendance à la dictature, les gens réclameraient (prudemment parce qu’ils sont pas fous) ce sur quoi ils crachent aujourd’hui.
Sans vous soutenir sur le fond que je ne partage pas toujours totalement avec vous, je dois dire que j’apprécie votre façon de nous apporter la contradiction avec humour, à votre manière, sans abuser de l’hospitalité qui vous est offerte, comme à nous, par notre hôte.
Cette hospitalité est la plus démocratique qui soit. Il serait bien que vos amis, sur d’autres blogs ou forums, prennent exemple sur Jean-Pierre Raffarin qui lui au moins est un grand démocrate. Pourvu que ça dure dans un pays où l’on chasse désormais les ministres en leur faisant des procès injustes. Dites à vos amis qu’à mépriser les règles démocratiques ils risquent d’avoir donné le mauvais exemple pour l’avenir. L’escalade inévitable qui va en découler est mauvaise pour nous tous.
Bien cordialement,
Claude
27 février 2011 à 21 h 07 min
Malheureusement Jany, nous avons tous une bonne raison pour nous exprimer sur la toile.
Ce n’est pas anodin d’écrire.
A chacun son combat face à ses tourments.
Pour ma part, j’ai choisi l’humour et la dérision et surtout l’auto dérision.
La violence n’est ni de gauche, ni de droite, elle est abjecte et animal.
Nous vivons bien souvent avec des souvenirs douloureux.
Au moins, nous avons cela en commun !
Amicalement
27 février 2011 à 21 h 33 min
Ah Claude !!!!
Je persiste à dire que c’est honteux d’affirmer qu’un peuple n’est pas prêt pour la démocratie.
Maintenant, si cela en dérange certains, ce n’est pas mon problème.
Tous les hommes de la planète ont droit à la liberté.
Nous ne sommes pas l’élite du monde enfin !
Nous sommes libres en France et je passe mon temps à l’écrire.
La liberté d’expression est quasiment totale.
Quant à ceux qui hurlent à la censure pour un oui ou un non, ils me font rire.
On est sur la toile pour s’exprimer.
Si nos propos ne plaisent pas, on n’est pas obligé de les valider.
J’ai posté des messages sur le blog de Hollande pour délirer un peu.
Ils ont été supprimé, et alors ?
Nous n’avons rien à vendre et pour ma part, je ne suis dans aucun parti politique.
En fait, c’est la peur que je combats.
Cette peur de l’avenir, du changement, de l’autre qui rend les hommes malheureux.
Au moins, grâce au net, l’ouvrier soudeur que je suis peut échanger avec des professionnels de l’écrit, des politiques, des hauts fonctionnaires etc…
C’est la grande démocratie de l’échange qui permet d’oublier les clichés.
Oui tous les peuples méritent la démocratie !
Oui, tous les hommes sont capables de réflexion.
Et comme disait Desproges dans un moment de délire, la seule certitude que j’ai, c’est que je doute de tout !
Chut !
Et amicalement
27 février 2011 à 22 h 03 min
Oui Claude, Nicolas a été très injuste en limogeant Michèle !
A mon avis, un complot juppéiste, c’est clair !
C’est quand même incroyable !
L’opposition réclame la démission de Michèle et hop, Nicolas cède !
Encore un beau sujet de réflexion, non?
Chut !