L’UMP tenait aujourd’hui son conseil national, nouvelle formule. En effet, avec Jean-François Copé, nous avons voulu faire de cette assemblée le véritable Parlement du Parti avec réunions de commissions (8), séance de questions d’actualité à la direction du Parti, séance plénière avec votes…
Voici « ma » synthèse de nos travaux auxquels le Premier Ministre a aussi participé :
« La victoire de 2012, pour nous, a toujours été possible, elle devient probable, elle n’est pas certaine ».
- La victoire est possible :
1. Parce que le bilan est là. CQFD :
C, comme croissance (depuis le début de l’année notre acquis de croissance est déjà de 1,6%, pour une prévision annuelle de 2%).Le chômage est à la baisse.
Q, comme qualité de notre environnement, de notre modèle de protection sociale, en période de crise financière, économique et sociale.
F, comme finances publiques. Redressement avec non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partis à la retraite, réforme des régimes de retraite…
D, comme démocratie. Quelle autre grande démocratie confie à des personnalités issues de l’opposition l’essentiel du pouvoir de contrôle (commission des finances a l’Assemblee Nationale, Cour des comptes..) ?
2. Parce que la gauche a de vieilles idées et de nouvelles querelles : « je dépense donc j’impose » principe idéologique illustré par la proposition d’un « grand impôt citoyen ». Selon la presse, le PS recherche « des casques bleus pour la maison rose » !
- La victoire est probable :
3. Parce que la France assume un leadership reconnu.
Présidence européenne, Méditerranée, G8, G20, Francophonie, Afrique, alliance atlantique, Libye, Côte d’Ivoire… La France tient son rang !
4. Parce qu’un bon projet se dessine, à l’UMP, pour la France. 3 priorités émergent :
- la nouvelle puissance française. L’influence de la France est nécessaire aux intérêts des français.
- un nouveau personnalisme républicain, fondé sur le droit et les moyens de l’autonomie et sur l’equilibre français entre liberté et solidarité.
- le retour à la passion de l’avenir (recherche, innovation, jeunesse..) et ainsi levée des peurs.
- La victoire n’est pas certaine :
5. Parce qu’il reste 12 mois d’action gouvernementale et que ce sont les plus durs ! La pression politique pèsera lourdement sur les décisions publiques (sécurité routière). Le gouvernement devra faire preuve d’audace pour répondre à l’attente de « changement » des Français .
Les Giscardiens se souviennent du « changement dans la continuité ».
6. Parce que les contours de la majorité présidentielle sont encore flous. Nous devons être ouverts aux réflexions du Centre, à l’intérieur de l’UMP comme à l’extérieur. Nous sommes dans le temps des idées, celui du dialogue, pas encore dans celui des candidatures. L’anticipation électorale dessert ceux qui s’y prêtent. La question d’une candidature au centre s’étudiera en fonction des conditions d’accès au second tour.
Pour gagner la majorité doit être attractive. Le bon chemin est donc à l’opposé du sectarisme, du repli sur soi et des querelles subalternes. Pour convaincre la majorité doit montrer que « la victoire est en elle ».
jpr
Conseil national UMP : Discours de Jean-Pierre… par ump
CarnetJPR sur iPhone