Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

2 commentaires

  1. Ernest Gransagne dit :

    En référence à l’agenda ci-dessus

    Monsieur Jean-Pierre Raffarin a la bouche parfumée :

    Edgar, Anasta, Silvio, Stato & Hugo, dans la bonne terre argilo-crayeuse du Haut Poitou, savent faire friser les papilles et désaltérer le quidam connaisseur.

    Les melons du Val de Sérigny ont conquis le marché.

    Ernest

  2. Médéric L. Pascal dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Les plus récentes évolutions de ce qu’il est convenu d’appeler dans certains milieux: la crise de la dette souveraine en Europe ne manquent pas d’inquiéter l’observateur néophyte et doivent, au minimum, préoccuper les plus grands spécialistes de ces questions. En tant qu’ancien Premier Ministre, qu’ancien jeune Giscardien toujours vert mais ne manquant pas de maturité, et en tant, j’en suis persuadé, qu’Européen convaincu vous devez, à plus d’un titre, vous soucier de la situation actuelle où l’impasse semble succéder à l’impasse sur fond de désaccord philosophico-matériel entre le bailleur grincheux d’outre Rhin et les questeurs-quêteurs anxieusement joyeux du midi.

    L’exigence légitime du peuple allemand de mettre les individus, les institutions financières et les peuples concernés au premier chef par cette situation qui s’apparente à un sur-endettement pur et simple ne doit pas être, me semble-t-il raillée ou méprisée par les avocats trop naïfs de la très sainte cause européenne.

    Pour autant faut-il plonger l’économie mondiale dans une nouvelle grande récession/dépression à seule fin de donner une bonne leçon à ces cigales méditerranéennes et à leurs usuriers?

    Toute option, tout plan passant par une modification substantielle des caractéristiques des titres de créance émis et notés donnera lieu à un événement de crédit et à sa ribambelle de répercussions (exécution de CDS, défaillance sur CDS, nouveaux défauts, faillites bancaires, licenciements, contraction du crédit, récession, licenciements, etc.)

    Ne peut-on envisager d’autres méthodes, d’autres moyens pour parvenir aux mêmes fins, i.e. responsabiliser les cigales et punir les usuriers?

    La voie fiscale a-t-elle seulement été envisagée pour « associer le secteur privé » à l’effort de solidarité et de redressement des Etats-Membres en difficultés ?

    Pourquoi ne pas envisager une taxe spéciale et exceptionnelle portant sur les établissements et/ou individus détenant de la dette souveraine éligible à un plan de rachat de créance par un fonds spécial doté par les Etats Membres soit directement soit par l’entremise d’une émission obligataire européenne?

    La taxation ne devrait pas donner lieu, a priori, à un événement de crédit, elle permettrait d’associer le secteur privé à l’effort (contentant ainsi la Germanie) et le refinancement en serait d’autant alléger pour le contribuable européen in fine.

    Bien entendu il s’agit là d’une idée si simple qu’elle a de fortes chances d’être parfaitement irréalisable, mais bon il faut parfois tenter de lancer une bouteille à la mer…

    Réspecteusement,
    Médéric L. Pascal

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