Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

36 commentaires

  1. Mistral dit :

    Monsieur le PM, le débat est la.

    Au sein de la majorité, il y a des conservateurs et des réformistes. Cela reflète la société française.

    Je milite pour une réduction massive du nombre de fonctionnaires. Je regrette que cette position ne soit pas majoritaire à droite, même si je pense que la crise de la dette va nous y obliger, contraint et forcer d’ailleurs.

    D’autre à droite ne pense pas la même chose.

    Je crois que le débat doit exister. Par contre il y a au milieu les politiques et leurs ambitions.

    Aux dirigeants de l’UMP de faire vivre le débat sans l’exploiter pour leurs ambition.

    A part un ou deux aigries, je crois que c’ est le cas. Je salue ici JLB pour son extrême modération.

    Il y va de la France quand même.

  2. emmanuel dit :

    Je milite pour une réduction massive du nombre de retraités. Et si nous imposions la retraite à 67ans aux donneurs de leçons de ce blog.

    Salutation Mistral.

  3. jany dit :

    Cher Emmanuel,

    Que l’on m’accorde la retraite a 67 ans, je ne serais pas contre si dans les entreprises l’on ne limitait pas l’age a l’embauche pour des missions en direct ou en sous-traitance.

    Les hommes politiques devraient s’intéresser a ce sujet plus sérieusement car il y a actuellement une discrimination qui n’est pas nécessaire dans le cas de mission (court et moyen terme).

    Un homme de 60 ans et plus, qui a un bon parcours professionnel, peut rendre beaucoup de service sur les projets, en formant les jeunes et en garantissant dans le même temps le succès de celui-ci.

    Bien cordialement,

    jany

  4. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Sans remettre en cause le bilan favorable dans son ensemble du Président et de son Gouvernement, on peut se demander si Nicolas Sarkozy est le plus à même de rassembler la majorité dans sa diversité en vue de la future élection présidentielle. Sans aucun doute, il ferait un excellent candidat face à l’opposition pour le second tour mais il y a le premier tour où l’abstention risque de battre des records s’il est le seul candidat représentant la majorité, le Président ne faisant plus véritablement l’unanimité qu’au sein de l’UMP qui, il faut bien l’admettre, n’est plus celle de 2007 qui était bien plus diversifiée.

    De là, découle une autre question : Nicolas Sarkozy est-il celui qui incarne le mieux la diversité au sein de la majorité ? Seul, le premier tour de l’élection présidentielle nous le dira dans le cas où un second candidat représentatif de la diversité se présenterait. Pour avoir un ordre d’idées, il est d’ailleurs bien regrettable que nos instituts de sondages ne nous en proposent jamais avec comme représentant unique de la majorité un autre candidat que le Président sortant face aux différents candidats de l’opposition. Nous en serions peut-être plus éclairés !

    Je vois venir la réflexion de la candidature légitime et de la priorité donnée au candidat sortant (candidat naturel de la Majorité). Cela ne veut rien dire, il faut savoir si nous y allons pour gagner : qu’importe le nom si c’est la majorité qui l’emporte, c’est ce qui est primordial pour les électeurs de la Majorité. A l’UMP, on fait d’ailleurs moins de sentiments concernant les élections sénatoriales avec la candidature de Chantal Jouanno en numéro 1 pour Paris alors que le sénateur sortant n’a pas démérité.

    Je partage tout à fait votre affirmation n°10. C’est au Président candidat de convaincre qu’il peut être à nouveau ce rassembleur comme il avait réussi à le faire pour l’élection de 2007 tout en sachant que cette élection présidentielle sera différente de la précédente et que bien des faits se sont produits durant ce quinquennat durant lequel il n’aura peut-être pas toujours fait les bons choix.

    Amitié

    Jacques

  5. Mistral dit :

    Cher Jacques,

    Pourriez vous me citer un exemple précis ou  » il n’aura peut-être pas toujours fait les bons choix. » ?

    Non pas pour vous répondre que vous avez tort etc etc, mais juste pour mieux comprendre ce qui peut nous différencier.

    Moi par exemple, je reproche au président non pas sa politique mais la vitesse avec laquelle elle est mise en oeuvre.

    Je ne comprend pas par exemple pourquoi le fichier des prestations sociales n’est toujours pas en service ? Pourquoi la réforme des collectivités locales n’est toujours pas appliquée ?

    Merci d’avance.

  6. jany dit :

    Cher Jacques,

    Bonjour,

    Vous avez su en quelques mots traduire la pensée de beaucoup d’entre nous…

    Je partage votre billet a 100%.

    Amitiés,

    jany

  7. Ludovic Zanker dit :

    Cher Monsieur le Sénateur,
    Cher Jean Pierre Raffarin,

    Votre question mérite bien réflexion, ou le contexte et le climat de la France est assez tendu, et aussi fébrile par nos concitoyens.
    Ceux qui peux faire perdre notre candidat le Président de la République, ceux sont les divisions voulu et contre le chef de l’état comme sans doute certains députés centriste ou proche de Borloo.
    Le seul qui peut vraiment rassembler, mais aussi être un bon communicant et aussi sauver la France de la crise avec pertinence, et aussi piéger la Gauche de voter  » la règle d’or  », que si elle ne le fait pas, elle devra prendre ses responsabilité en 2012 et face au peuple.

    Bien entendu en toute évidence Nicolas Sarkozy est de plus en plus crédible, et les sondages le montre bien en retour.

    Avec mes cordiales amitiés,

    Ludovic Zanker
    Responsable Politique aux affaires Européennes.
    Auprès de Conseil de l’Europe et du Parlement Européen.

    PS: J’ai juste pris le temps de 5 mn de vous répondre, car je suis en vacances sans l’être.

  8. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Mistral,

    Vous me faites bien des honneurs, mais je ne suis pas un expert, ni en politique ni en économie et je me garderais bien d’émettre quelques avis sur certains points très complexes. Vous me demandez un exemple bien précis où il n’aurait peut-être pas fait le bon choix. Je pourrais vous citer certains choix qu’il avait faits et sur lesquels il est revenu mais je ne suis pas là pour critiquer ses actions et ses choix, on peut toutefois faire le constat de certains de ses choix.

    Il en est un qui est précis et à l’ordre du jour puisqu’il concerne son éventuelle réélection : il aura réussi en quatre années à perdre une partie de son électorat qui lui avait fait confiance en 2007 et qu’il essaie actuellement de reconquérir. Et pourtant bien des messages lui avaient été adressés par ces mêmes électeurs lors de différentes échéances électorales tout comme de Grands Sages lui avaient également adressé quelques bons conseils à maintes reprises dont il n’a également pas tenu compte. C’est bien dommage, l’élection présidentielle se joue bien souvent à quelques voix.

    Il est d’autres exemples que je pourrais développer :

    - Par exemple son impact sur l’UMP, il l’est un peu moins depuis la prise de fonctions de Jean-François Copé mais ce ne fut pas toujours le cas. Un parti, il faut le laisser vivre, c’est de là qu’émergent les idées dans sa diversité. J’ai souvent développé ce sujet.

    - Sa politique du « Leadership », autant je l’approuve sur le plan de l’international et notamment au sein de l’Union Européenne où il manque d’un réel leader, qu’elle lui est beaucoup moins bénéfique en politique intérieure où elle l’expose sans protection face à son peuple.

    Bien amicalement

    Jacques

  9. Dominique M dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    De retour de voyage, j’ai eu l’occasion d’ « ouvrir ma fenêtre » sur les initiativs prises dans un certain nombre de pays.
    La question des déficits publics date d’avant 2007.
    Nous avons été nombreux à réclamer dès l’arrivée de NS à l’Élysée une vraie politique de réduction de la dette pour anticiper la dégradation de la note et la hausse des taux. Nous n’avons pas été entendus. Les déficits ont continuer à croître.
    Il importe de savoir si les responsables politiques sont capables de faire passer leurs intérêts après ceux du pays.
    Si c’est le cas, cinq mesures sont à prendre dès maintenant qui prouveront aux Français que notre classe politique sait montrer l’exemple et se remettre en cause. Elle sera alors crédible pour demander de même à leurs électeurs:
    1. Montrer l’exemple en diminuant volontairement les rémunérations de tous les mandats politiques de 20%,
    2. Réduire le nombre d’élus de 20%,
    3. Interdire le cumul des mandats,
    4. Limiter le renouvellement des mandats à un seul.
    5. Supprimer de manière drastique tous les comités théodules, les commissions et les rapports dont le seul intérêt est de servir une rente à des amis ou d’anesthésier des gêneurs.
    Toutes ces mesures ne risquent pas de casser la croissance mais bien de donner aux Français un signal clair.
    Sur un autre plan, la seule vraie question est notre capacité à réindustrialiser la France.
    En effet, le seul emploi qui crée de la richesse pérenne et durable est l’emploi industriel. C’est possible: toutes les entreprises et tous les acteurs publics peuvent y contribuer. A votre disposition si vous souhaitez approfondir la réflexion.
    Plus que la dette, il y là un thème de clivage et de rassemblement utile entre ceux qui veulent vraiment servir la France. Quant à ceux qui veulent seulement être élus et réélus pour nourrir au figuré comme au propre leurs ambitions personnelles, il est temps de leur dire que leur époque est révolue.
    Bonne journée, Monsieur le Premier Ministre.

  10. François dit :

    Mistral dit : »Je milite pour une réduction massive du nombre de fonctionnaires. »
    Cela faisait longtemps….

  11. Mistral dit :

    @Jacques,

    Merci de m’avoir répondu. Ce que je crois comprendre, c’est que le président vous a déplu dans sa façon d’être plus que dans son action. C’est le cas de beaucoup de français.
    J’espère qu’en 2012, vous jugerez sur la politique plus que sur l’homme.

    @François, Melusine, et juan …

    Mistral dit : »Je milite pour une réduction massive du nombre de fonctionnaires. » Oui.

    J’ai cité ici la comparaison avec l’Allemagne. J’ai donné les chiffres de l’INSEE. J’ai cité des exemples concret pour expliquer ce point de vue.

    Et que m’avez vous répondu :

    François : « Cela faisait longtemps…. »

    Juan : « Ah Mistral emploie la divine méthode maoïste !
    C’est sa révolution culturelle à lui !  »

    Melusine : » e « jalousie maladive  » « Mon conseil : devenez fonctionnaire ! »

    etc etc

    Pas un d’entre vous m’a répondu sur le fond. Pas un n’est venu nous expliquer qu’il est tout à fait normal d’avoir autant de fonctionnaires dans ce pays. Pas un chiffre. Pas un argument. Le refus de débattre. Le refus de proposer une alternative. Juste : le conservatisme, l’immobilisme.

    Circuler, y a rien à voir, rien à dire, rien à proposer.

    Et c’est la même chose dans les médias. Il y a plein de gens intelligents qui vont nous trouver tout plein d’impôt nouveau, tout plein de recette fiscale.
    Pour ça on peut compter sur la clique médiatique pour nous rassurer et pour inventer de nouvelle taxes.

    Pas un ne va proposer la diminution massive immédiate du nombre de fonctionnaire qui est pourtant la seule solution qui vaille.

    Pourquoi ???

    D’abord les politiques qui n’ont pas le courage de dire la vérité au français et qui sont eux même dirigés par leurs administrations.

    Ensuite les médias dont l’idéologie est marqué par le socialisme et le communisme.

    Et puis nous français dont la tolérance devient du conservatisme.

    Je pose la question : alors que la dette frappe notre pays, alors que des millions de salariés du privé souffrent, peut on maintenir deux millions de nantis au détriment de l’intérêt national ???

    PS : une bonne fois pour toute : je n’ai strictement rien contre les fonctionnaires dont je salue le travail. Je dis juste qu’il y en a trop.Deux millions de trop si on ajoute La poste la sncf etc etc etc

  12. Jacques D'Hornes dit :

    Cher Mistral,

    Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis très conscient que la fonction de Président de la République n’est pas une tâche facile et que de nombreux choix sont à faire.

    Pour répondre à votre billet (paragraphe qui m’est adressé), ce n’est pas tout à fait cela et une nouvelle fois je vais me répéter. Je pense que votre expression : « c’est que le Président vous a déplu dans sa façon d’être » est inappropriée, j’aurais préféré que vous parliez « de déception dans sa manière d’agir ». J’ai simplement voulu exprimer mon regret de voir le Président un peu trop idéologue entraînant parfois une mauvaise perception de la réalité, voire l’ignorer, ce qui est gênant quand elle concerne son peuple surtout de très prés suivant les circonstances. Il suffit de sortir de sa « bulle », d’écouter et de regarder pour voir et entendre ce qui ne va pas, je sais aussi que les solutions ne sont pas faciles à trouver. Peut-être avait-il un projet trop bien « ficelé » que sont venues gangrener quelques difficultés, avec en toile de fond la réduction de la dette (compréhensible sur le fond) ! Je ne pense pas qu’il avait prévu cette crise économique et les graves difficultés qu’elle a soulevées, qui n’ont peut-être pas permis de résoudre certains problèmes existants depuis de longue date. Contrairement à d’autres, je lui associe son Premier-Ministre car c’est ensemble qu’ils ont élaboré ce projet et qu’ils ont mené la politique en découlant. C’est d’ailleurs assez paradoxal que lui soit au plus bas en popularité et l’hôte de Matignon dans une position beaucoup plus favorable (peut-être que sa politique de « leadership »à l’échelon intérieur est à revoir).

    Cher Mistral, je pense que lorsque l’on considère que la politique menée est la bonne, et elle est satisfaisante dans son ensemble (heureusement…), et que l’on est candidat pour la poursuivre, on doit tout faire pour y parvenir en sachant parfois lâcher un peu de lest, surtout après les différents messages adressés par un Peuple mécontent lors des échéances électorales de ce quinquennat. Il en fût de même lorsque des Sages et non des moindres lui ont suggéré de donner un « tournant social » pour l’acte II de son quinquennat. Une nouvelle fois, il n’a rien voulu entendre et poursuit sa politique de « rigueur » qui « asphyxie » de plus en plus son peuple quotidiennement dont un grand nombre des électeurs qui lui avaient fait confiance en 2007 en lui apportant leur voix d’où leur déception.

    A une certaine époque, quand on a parlé de « relance économique », j’avais écrit qu’il ne fallait pas mettre tous les œufs dans le même panier et qu’il fallait sans doute entrevoir une relance par la consommation en la ciblant notamment de manière à protéger et à privilégier nos productions. Il n’y a pas de croissance sans consommation mais encore faut-il en avoir les moyens ! Difficile à entrevoir quand le pouvoir d’achat stagne et que tout augmente (dernier exemple en date : la prochaine rentrée des classes) et que de plus en plus de ménages ont des difficultés à joindre les deux bouts en fin de mois (explosion des surendettements, envolée de petits larcins pour se nourrir, etc.). Aujourd’hui, on peut lire un article de Madame Lagarde, aujourd’hui Présidente du FMI, appelant les états du monde entier à ne pas tuer la croissance notamment en luttant contre la dette, il est bien dommage qu’elle n’ait soulevé ce problème quand elle était en charge de Bercy sauf si on l’a mise sous l’éteignoir quand elle a voulu le faire…

    Tous ces « mécontents », cher Mistral, apportent une voix, l’échéance arrive à grands pas, et s’il ne reçoit pas l’assentiment de ceux qui étaient ses électeurs, ce sera très difficile.

    Bien amicalement

    Jacques

  13. Mistral dit :

    Cher Jacques,

    Je vous remercie d’avoir développé votre point de vue. Permettez moi de vous proposer le mien.

    Pardonner pour la longueur de ma réponse :)

    Je pense que le Président est pragmatique et non idéologue. La suppression du bouclier fiscal ou la réforme des retraites en sont un exemple.Il a montré lors des différentes crises, européennes, financières, La Georgie, sa capacité à s’adapter et à apporter des solutions.

    D’autre part, vous le pensez coupé du peuple et de la réalité. Je comprend parfaitement votre point de vue. Les explications sont multiples. L’organisation de notre système politique y est sans doute pour quelque chose. Néanmoins il a multiplié les déplacements et reçois régulièrement comme l’atteste le PM Rafarrin ici.

    Le point essentiel qui nous sépare sans doute, c’est « la rigueur, la politique social, la relance par la consommation ».

    Sur ce sujet je partage votre avis : la société française se paupérise, les fins de mois sont de plus en plus difficile. Je vous pose la question: est ce la politique menée qui crée cette paupérisation ou la politique menée freine ce déclin due à notre structure économique et social ?

    Vous connaissez ma réponse … Un peuple qui travaille de moins en moins, un Etat qui ne cesse de dépenser toujours plus, tout cela ne peut pas créer de la richesse.

    La crise de la dette aujourd’hui est révélatrice.

    Voyons le budget 2010

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l'%C3%89tat_fran%C3%A7ais

    Que lit on :

    Évaluation des recettes perçues par l’État en 2010 en millions d’euros
    Recettes fiscales nettes

    Impôt sur le revenu 48 936
    Impôt sur les sociétés 34 940
    Taxe intérieure sur les produits pétroliers 14 498
    Taxe sur la valeur ajoutée 126 504
    Autres contributions fiscales 29 502
    254 380
    Recettes non fiscales
    Dividende et recettes assimilées 6 868
    Produits du domaine de l’État 1 849
    Produits de la vente de biens et services 1 154
    Remboursements et intérêts des prêts,
    avances et autres immobilisations financières 886
    Amendes, sanctions pénalités et frais de poursuites 1 886
    Divers 3 409
    16 052
    Prélèvements sur les recettes de l’État
    Au profit des collectivités territoriales -85 880
    Au profit des Communautés européennes -18 153
    -104 033
    Fonds de concours 3 122
    Budgets annexes 2 148
    Comptes spéciaux 136 514

    Total recettes 308 183

    Crédits de paiement ouverts par mission en 2010 en millions d’euros
    Missions du budget général

    Actions extérieures de l’État 2 611
    Administration générale et territoriale de l’État 2 581
    Agriculture, pêche, alimentation, forêts et affaires rurales 4 044
    Aide publique au développement 3 491
    Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation 3 428
    Conseil et contrôle de l’État 571
    Culture 2 922
    Défense 37 088
    Direction de l’action du Gouvernement 548
    Écologie, développement et aménagement durables 13 630
    Économie 8 556
    Engagements financiers de l’État (intérêts de la dette) 44 653
    Enseignement scolaire 61 301
    Gestion des finances publiques et des ressources humain 11 505
    Immigration, asile et intégration 556
    Justice 6 819
    Médias 1 129
    Outre-mer 2 023
    Plans de relance de l’économie 4 102
    Politique des territoires 369
    Pouvoirs publics 1 018
    Provisions 58
    Recherche et enseignement supérieur 46 539
    Régimes sociaux et de retraite 5 727
    Relations avec les collectivités territoriales 2 624
    Remboursements et dégrèvements 93 104
    Santé 1 185
    Sécurité 16 356
    Sécurité civile 452
    Solidarité, insertion et égalité des chances 12 230
    Sport, jeunesse et vie associative 848
    Travail et emploi 11 897
    Ville et logement 8 283

    total dépense 412 158

    Déficit : 152 milliards.

    Sans rentrer dans les détails

    1/ L’impôt sur le revenu représente 48 milliards sur 254 milliards. Il faudrait donc le multiplier par 4 !!! pour équilibrer le budget. donc tous ceux comme Eva joly qui dise qu’il faut augmenter l’impôt pour régler le problème sont des rigolos, des affabulateurs, des démagos populistes (a moins de saisir les biens des français dans un grand soir communistes dont on a connu le résultats en dizaines de million de mort, avec les ravages écologique et le désastres économique) !!

    2/ la charge de la dette 44 milliards ( les intérêts) est supérieur au budget de la défense ou est l’équivalent de l’impôt sur le revenu. rien que les intérêts !!!!

    3/Les collectivités locales, chères au PM Raffarin :), malgré les impôts qu’elles perçoivent et qui ont explosé ces dernières années, ont touché 85 milliards d’euros de l’Etat en 2010 !!!! deux fois l’impot sur le revenu.

    On pourrait continuer longtemps.

    Alors Jacques, la relance par la consommation, la politique sociale, avec quelle argent ???

    Les réponses sont pourtant simple :

    1/ diminution des dépenses de l’Etat en diminuant le nombre de fonctionnaires

    2/ diminution des crédits aux collectivités locales (si monsieur le Maire veut une nouvelle place du village, qui’l le fasse payer à ses électeurs, s’ils le veulent)

    3/ Augmentations des recettes fiscales, non pas en augmentant l’impôt mais en permettant au français de s’enrichir par leur travail et donc au finale de payer plus d’impôt.

    Pour finir, je dirai que si’ l’on veut gagner plus, il faut travailler plus et ne rien attendre d’un Etat en faillite.

  14. Claude dit :

    Cher Jacques,

    Vous dites : « Aujourd’hui, on peut lire un article de Madame Lagarde, aujourd’hui Présidente du FMI, appelant les états du monde entier à ne pas tuer la croissance notamment en luttant contre la dette, il est bien dommage qu’elle n’ait soulevé ce problème quand elle était en charge de Bercy sauf si on l’a mise sous l’éteignoir quand elle a voulu le faire… « .

    Sans doute n’avez vous pas bien entendu le Président et Madame Lagarde. Les deux se battent depuis le début de la crise pour trouver une voie médiane qui soit sérieuse au point de créer les conditions de la réduction de la dette (réduction des déficits publics en réduisant le train de l’état, politique engagée déjà avant la crise) mais n’étrangle pas la consommation et la croissance. Ils se sont évertués à privilégier l’investissement productif qui seul permet une croissance suffisante.

    On leur a abondamment reproché de ne pas vouloir s’inscrire dans une politique de rigueur dure et de ne pas faire de relance à l’anglaise dont on voit aujourd’hui le résultat. Relancer l’économie et la croissance dans un monde morose et quand on n’a plus aucune marge de manoeuvre c’est comme « conduire sur du verglas » et conduire sur du verglas quand les passagers font les zouaves et critiquent sans arrêt la manière de conduire du conducteur, ce n’est pas très facile.

    Ceci étant dit il faut noter une idée reçue proche de l’hérésie qui consiste à dire que la consommation crée de la croissance. Celui qui dit ceci ne peut avoir raison qu’en précisant « consommation autofinancée ». On ne peut pas créer durablement de la croissance à crédit. Nous le disons depuis 30 ans et on nous rigole au nez depuis 30 ans. La crise de la dette est la conséquence exclusive de l’application de ce principe idiot. Un plan Marshall qui dure plus de 30 ans n’est pas un plan Marshall, c’est un suicide assisté. Et nous en somme au moment où tout est consommé et où le suicidé peut basculer d’un côté ou de l’autre de la vie ou de la mort pour un détail (comme l’adoption ou non de la règle d’or »).

    On peut donner un coup de fouet à la croissance en consommant à crédit mais il faut très vite produire soi même les fruits qui permettront de consommer. C’est la raison pour laquelle Madame Lagarde et Monsieur Sarkozy ont privilégié la relance par l’investissement. Ils n’en ont pas moins distribué beaucoup de pouvoir d’achat d’une part au travers de la loi TEPA (antérieure à la crise et dont plusieurs mesures ont aidé à mieux traverser la crise) et d’autre part, entre autres mesures, en protégeant les chômeurs de longue durée en fin de droits et en finançant le chômage partiel pour permettre aux entreprises de garder le personnel « l’arme au pied » et de leur garantir un pouvoir d’achat malgré tout élevé.

    Voyez vous, Madame Lagarde ne dit aujourd’hui que ce qu’elle a toujours dit et ce qu’aux côtés du Président, elle a toujours fait et défendu à l’échelle européenne. Et ce n’est que du bon sens.

    Ce qui est regrettable c’est que les relais n’aient pas fonctionné pour communiquer efficacement sur le sujet et Alain et moi le disions régulièrement ici malgré les sarcasmes de trop de gens qui se disent de droite mais qui ne savent pas bien ce que cela veut dire.

    Et je suis absolument convaincu que si la droite ne gagne pas les élections de 2012 ce sera surtout parce que la ligne politique très claire de Nicolas Sarkozy, à peine modifiée pendant la crise (parce que compatible avec la crise), n’a pas été expliquée calmement et clairement aux électeurs (au moins à ceux de droite). On pourrait par exemple commencer à expliquer à quoi ont servi les 300 milliards de dette supplémentaire de la crise que la gauche à consommé sans vergogne en même temps que tous les autres français les moins riches mais qui les reproche avec aplomb à Nicolas Sarkozy. On ne peut pas penser à 2017 tout les matins et employer ses journées à valoriser le bilan du gouvernement et du Président.

    Bien cordialement,
    Claude

  15. Ernest Gransagne dit :

    C’est bien pour cela cher Claude que je disais ici à l’envi : expliquer, expliquer et encore expliquer…

    et contredire systématiquement les fausses vérités du camp d’en face.

    Multiplier la présence à l’antenne, avec des gens compétents et qui savent s’exprimer.

    Je pense aux Baroin, Copé, Pécresse et bien d’autres…

    J’en profite d’ailleurs pour poser une question ?

    Quelle mouche a piqué l’ex Ministre des transports ? Dominique dit « Bubus » ?

    Mais ça va vraiment pas dans les rangs !

    Quel village gaulois !

    Et l’autre qui se prend au sérieux en voulant faire voter sur le thème de la « démondialisation » !

    Monte bourg il s’appelle… Que triste comme dirait Carole !

    Bon dimanche

    Ernest

    ps : attendons le retour de DSK probablement pour la fin de semaine ?

    J’avais bien dit que c’était un « non évènement » ?

    Ah! Jean de la Fontaine ! comme tu voyais juste !

  16. Claude dit :

    Cher Ernest,

    Bien sûr que vous avez raison de demander de l’explication.

    Montebourg est le seul à pouvoir démondialiser. C’est le seul à avoir des petits bras assez musclés pour mettre 7 milliards de mondiens au pas et à leur faire comprendre que le centre du monde est à Chalons et pas ailleurs. Pour démondialiser, il faut quelqu’un qui est assez costaud pour interdire internet, rendre l’anglais illégal et couper les communications entre tous ceux qui sont malheureusement faits pour se comprendre. Je ne vois que Montebourg et, peut-être, Harlem Désir pour réussir ça ou au moins à le faire croire à leurs copains.

    Le PS ne manque pas d’autres Supers-héros. Il y a aussi ceux qui veulent mettre les créanciers de la France au garde à vous et obtenir d’eux qu’ils obéissent au lieu d’exiger du sérieux de la part de leurs débiteurs. Il y a ceux qui voudraient que les banques prêtent plus et vont leur imposer mais qui refusent que les banques accumulent les réserves que la réglementation leur impose pour pouvoir prêter plus. Ce sont les seuls à savoir que les banques françaises sont trop riches alors que le monde entier les trouve trop pauvres. Il y a ceux qui sont convaincus que s’ils deviennent Président(e) à la place du Président, ils vont téléphoner à leurs 26 collègues européens qui vont se mettre, eux aussi, au garde à vous et les suivre comme un seul homme (bien qu’au garde à vous il soit assez difficile de suivre quelqu’un).

    D’ailleurs ils ne sont pas les seuls. François Bayrou éclairant le monde et qui n’est pas encore tout à fait socialiste, pense, lui aussi, que s’il est élu (ce qui ne fait pas de doute pour lui) tout le monde va le suivre, parlementaires de droite et de gauche et autres chefs d’états européens, américains, africains et asiatiques, etc. Si on l’avait élu dès 2002 on aurait évité pas mal de crises, de tsunamis, d’éruptions, de révolutions et de famines à travers le monde et le climat ne jouerait pas avec nos nerfs. Il ferait froid juste ce qu’il faut en hiver et chaud sans exagération en été.

    Depuis l’expérience Crédit-Lyonnais, le PS a bien compris tout l’intérêt d’avoir une banque aux ordres. Avoir une banque délinquante à sa solde ça vaut mieux que d’apparaitre comme des délinquants sans paravent soi même.

    Dénoncer les travers des autres c’est bien, mais démonter les affirmations de mauvaise foi des adversaires c’est mieux. Mais ce qui serait le pied, ce serait que les gens de droite ne se trompent pas d’adversaire et arrêtent de se mentir à eux-mêmes. Il est, par exemple, particulièrement contreproductif de m’affubler de noms d’oiseaux et de me caricaturer quand je souligne les erreurs d’appréciation de gens qui se prétendent de droite mais critiquent la droite et qui n’ont pas d’autre objectif que de nuire à ceux qui défendent les idées de droite.

    Les gens intelligents comme vous, n’ont pas de problème avec les petits correctifs des uns ou des autres qui modifient ou complètent un point de vue. Pour d’autres, un écart d’appréciation devient de l’extrémisme de droite, de la sénilité et une grande difficulté à comprendre ce qu’au demeurant, ils sont bien incapable d’expliquer méthodiquement avec l’espoir d’être compris.

    Il faut, par exemple, beaucoup d’aplomb pour affirmer que Madame Lagarde n’a jamais dit qu’il ne fallait pas tuer la croissance alors que toute la politique du gouvernement depuis plus de 4 ans a été de ne pas tuer la croissance en laissant aux français le plus possible de pouvoir d’achat qu’ils ont gagné plutôt que de distribuer à ceux qui produisent moins qu’ils ne consomment et à fonds perdus, du pouvoir d’achat emprunté. Et qu’on lui a beaucoup reproché.

    Bien cordialement,
    Claude

  17. jany dit :

    Voyez Claude,

    Ce que vous écrivez aujourd’hui et que nous disons depuis longtemps a notre manière…les États s’y intéressent…

    « Ils se sont évertués à privilégier l’investissement productif qui seul permet une croissance suffisante. »

    Ce qui est appréciable, c’est que vous savez retourner votre veste, comme un bon commerçant…

    Bien cordialement,

    jany

  18. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Chers Mistral et Claude,

    Faisons simple !

    Je comprends très bien vos arguments et certaines de vos théories que vous développez, et qu’il y a cette crise économique et une dette abyssale qu’il faut réduire. Mais le problème que je soulevais n’est pas là, il est de savoir si le Président est mesure de l’emporter en 2012 et s’il avait fait tout et faisait tout pour y parvenir. Nous aurons la réponse dans quelques mois et elle dépendra du choix des électeurs et notamment ceux qui lui avaient apporté leur confiance en 2007. Dans le cas d’un échec, on peut se demander à quoi aura servi une telle fermeté si c’est pour donner les clefs à l’opposition lors de cette échéance qui aura vite fait de faire voler en éclat ce qui aura été fait. Quand on veut parvenir à quelque chose, on s’en donne les moyens, on doit tout faire pour perpétuer son action si l’on considére que c’est la bonne.

    Je pense que l’on ne soigne pas un cancer (situation) qu’en s’occupant uniquement des métastases (crise et dette), surtout si la thérapie apportée a des effets secondaires néfastes qui occasionnent d’autres dégâts (précarité pour nombreux de nos concitoyens). Il faut également le traiter en profondeur, à sa base pour l’éradiquer. C’est le constat qui est fait de la situation de notre pays. Claude, il me semble que c’est vous qui disiez que le Président et son Gouvernement avait le mérite de lancer toutes les réformes, dont notre Pays a besoin, en même temps, j’en conviens. Cependant le Peuple en le choisissant en 2007 avaient quelques aspirations : l’emploi, la réduction du chômage, un meilleur pouvoir d’achat, moins d’insécurité. Qu’en-est-il ? On ne peut pas dire qu’il ait réussi dans cette entreprise, et je le regrette car notre Président a beaucoup de qualités, et nous les a démontrées par ailleurs notamment en politique extérieure, mais le chômage n’a pas régressé, le pouvoir d’achat ne s’est pas amélioré et on ne peut pas dire que l’on soit plus en sécurité, ce n’est pas en changeant un Préfet à Marseille tous les six mois que l’on règle le problème. TOUT EST LIEE. Un exemple : si les quelques millions de nos concitoyens qui se trouvent dans la précarité ou au bord de celle-ci bénéficiaient au moins d’un petit plus pour assurer leur minimum vital, d’un travail ou d’un meilleur pouvoir d’achat, il y aurait sans doute beaucoup moins d’insécurité et ils pourraient aussi se nourrir plus correctement et notre Sécu ne s’en porterait sans aucun doute beaucoup mieux.

    Vous préférez cette politique rude, je suis également pour quand elle est faite à bon escient, de manière à lutter contre les fraudes et les abus par exemple, c’est votre choix et je le respecte mais permettez au moins à d’autres personnes de la Majorité de l’entrevoir autrement, plus modérée, plus appropriée à la conjoncture actuelle au regard de l’être humain. Comme l’a dit dernièrement Benoit XVI, en arrivant à Madrid pour les JMJ, en plaidant pour « une économie privilégiant l’homme – L’homme doit être au centre de l’économie – L’économie ne peut se mesurer par le maximum de profit ». Je partage tout à fait les propos du Saint-Père.

    Un dernier mot cher Mistral. Vous dites que le Président multiplie les déplacements et les contacts, j’en conviens également mais pour quoi dire et pour quoi faire? Un exemple : la semaine dernière, il était à Toulon pour le retour du « Charles de Gaulle » après quatre mois de mission. Comme à son habitude, il eut un discours élogieux envers des gens qui le méritent, c’est celui de tous les Présidents que j’entends depuis plus de quarante ans lorsque j’ai fait mes premiers pas dans la Marine, mais il serait bon d’entendre la réaction de ces militaires au lendemain de son intervention : en résumé « joli discours, élogieux, mais nous sommes déçus, nous espérions autre chose, surtout du concret ». C’est grave pour la future échéance quand on sait que les militaires ont régulièrement apporté leur voix à la Droite républicaine.

    Bien cordialement

    Jacques

  19. Mistral dit :

    @Jacques,

    Je comprend très bien votre point de vue. Nous sommes en fait le reflet d’une droite diverse, entre un centre « humaniste » et d’autre plus « droitier ». Je n’ai d’ailleurs en aucun cas la prétention de croire que mon point de vue est le bon par rapport au votre.

    Je crois que ce qui nous unie est bien plus profond que ce qui nous divise.

    Un mot sur les militaires.

    Mon beau père est retraité après avoir servi sous les drapeaux. Les militaires ont dans un premier temps mal vécu le positionnement du président qui a bousculé certains conservatisme. C’est tout à fait vrai. Néanmoins, ils voient que les réformes de l’armée portent leur fruit. Enfin, les marins et les aviateurs français peuvent être extrêmement fier du rôle joué en Libye.

    Je pense sincèrement que ce n’est pas la politique menée qui est remise en cause. C’est le fait de mener une politique qui pose pb. Les français ancrés dans le conservatisme et dans un Etat impotent ont du mal à accepter qu’enfin l’Etat se remette au travail.

  20. Claude dit :

    Bonjour cher Jacques,

    Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour la courtoisie que vous manifestez dans votre réponse malgré les désaccords que vous y exprimez. Mon retard à vous répondre n’est pas du mépris. Mon Modem n’a pas aimé l’orage de Lundi.

    Je pourrai vous faire une longue réponse un peu technique pour comparer les résultats probables qu’auraient obtenus notre président et notre gouvernement s’il n’y avait pas eu la crise de 2008 avec la situation de notre pays aujourd’hui, après la crise. Mais ce serait une démonstration basée sur de l’intangible.

    Il faut rappeler que la crise dite des Subprimes était déjà, en réalité, une « crise de la dette », y compris et surtout de la dette des plus pauvres qui, encouragés par des vendeurs d’immobilier irresponsables avaient espéré s’enrichir à bon compte avec l’argent de certaines banques qui avaient bêtement fait confiance à la course en avant pratiquée par tous, y compris par les états depuis une bonne trentaine d’années (voire plus pour certains états).

    Comme une crise majeure en cache toujours plusieurs autres nous avons oublié la crise des matières premières (gâchette qui a déclenché de la crise des Subprimes en donnant un coup d’arrêt à la course en avant) mise entre parenthèse pendant quelques mois mais qui revient en force. Nous ne produisons pas assez, nous ne travaillons pas assez et nous n’imaginons plus assez bien ni assez vite. Nous étions, il y a peu, 6 milliards. On tourne le dos 5 minutes pour parler de la crise et Pof ! On est déjà 7 milliards. Au moins 5 milliards de « mondiens » manquent de tout et les nantis que nous sommes ne veulent plus travailler sous prétexte que la mécanisation et l’informatique doivent bosser pour nous, bientôt, un jour, peut-être. Toujours l’assistanat ! Jamais plus la solidarité avec les « vrais plus pauvres » qui meurent de tout. Dommage !

    Par démagogie, on a accusé les « vilains spéculateurs riches » et les banques en oubliant les presque 7 milliards de « spéculateurs du quotidien » riches et pauvres confondus et les états qui doivent aux banques plus que ce qu’ils leur ont prêté pendant la crise. Quel est l’impact des spéculateurs sur les récoltes de riz, de maïs ou de blé inférieures aux besoins ? Quels impacts peuvent bien avoir les spéculateurs sur la consommation toujours croissante d’énergie alors que la production croît lentement ? Quel est l’impact des spéculateurs sur la confiance qu’accordent les marchés aux entreprises ou aux grands émetteurs d’obligations ? Aucun ! Au pire ils décalent de quelques jours, voire de quelques semaines la rencontre de la demande finale avec l’offre effective. Des tas d’économistes ont essayé de démontrer l’impact de la spéculation sur les prix, aucun n’a réussi. Le bon sens démontre très vite que les spéculateurs se font du tort les uns les autres, entre eux. Comme la spéculation existe depuis la nuit des temps nous ne savons plus très bien distinguer la spéculation ordinaire où, comme au poker, on paie avec risque, pour voir, de la spéculation hautement immorale qui consiste à payer avec de l’argent que l’on n’a pas (et qu’on ne nous a même pas prêté) pour voir si on gagne avec assez peu de chance de perdre. Celle là il faut la condamner, mais uniquement selon des critères moraux (et c’est la seule qui crée les crises quand elle dépasse certains volumes et qu’elle est titrisée, comme pour les Subprimes ou comme si vous titrisiez vos futurs gains au Loto en faisant croire que tous les tickets sont au moins remboursés).

    Revenons à nos moutons. Notre situation actuelle est (très schématiquement) le résultat d’une fonction (ax+b) où « a » est la situation en 2007, « x » est l’action du gouvernement et « b » la situation de l’économie internationale. Si, sous la pression de la crise, « x » a un peu varié pendant les 4 ans qui viennent de s’écouler, le « b » de 2001 n’a plus rien à voir avec celui de 2007. Comme seul « x » est de la responsabilité du gouvernement c’est « x » que vous devez juger, mais ni « a » ni « b ». Les gens attentifs comme moi à ce que notre pays a comme influence à l’extérieur de chez nous, avons même très sérieusement l’impression que si « b » n’est pas pire que ce qu’il pourrait être, c’est beaucoup grâce à notre Président qui a poussé ses collègues à adopter de bonnes décisions, vite.

    Ensuite savoir si le Président fait ce qu’il faut ou pas pour être élu, c’est une autre histoire. Je crois qu’il a fait ce qu’il pouvait pour moderniser la France et lui donner plus d’atouts qu’elle n’en aurait sans lui. C’est pour ça qu’il a été élu. L’opposition crédible commence tout doucement à croire en une politique vertueuse, elle ne peut pas le dire. C’est probablement au moins pour partie grâce à lui. Toute l’Europe va adopter la règle d’or sauf les candidats PS. Mais vous lui prêtez trop de pouvoir si vous pensez qu’il va gagner ou perdre seul. Les 32 ou 33% de gens qui continuent à lui faire confiance malgré les attaques de ses adversaire ou, pire, de ceux qui se prétendent ses alliés (comme vous ou Jany) il ne les doit qu’à lui et à notre gouvernement. Les 18 ou 20% qu’il lui faudra en plus pour être élu, il n’y a que vous, moi et surtout les femmes et tous les hommes politiques de droite qui pourront y faire quelque chose. S’il perd, ce sera que ceux là ont eu d’autres ambitions ou d’autres perspectives, pour plus tard. Mauvais calcul !

    Moi je pense que je fais ma part, comme Mistral ou Alain et beaucoup d’autres. Et vous ? A part suggérer que la crise n’est pas une bonne explication à l’écart entre ce qui était espéré et ce qui est obtenu, que faites vous pour que votre camp gagne ?

    N’oubliez pas que sans le triple A, vos pensions pourraient bien baisser d’au moins 20% et, pire, pourraient bien ne plus être payées du tout (et ça fait rigoler Emmanuel qui croit que ça va le rendre plus intelligent et plus courageux et lui permettre de prendre le pouvoir par défaut). Alors si vous ne militez pas pour votre pays, militez un peu pour vous.

    Bien cordialement,
    Claude
    PS – Que connait le Pape au profit ? Les hommes n’ont pas à être au centre de l’économie, ce sont les hommes qui font l’économie. Est-ce que le menuisier est au centre du buffet ? Le Pape sait-il seulement que c’est le profit seul qui peut-être distribué à ses ouailles et pas le capital ? Pas de profits, pas de deniers du culte ni d’aumônes ! Qu’il s’occupe du spirituel et laisse le matériel aux autres. Parole de Pape n’est pas parole d’Evangile. Dans le Perche, je viens de visiter une Abbaye trappiste apparemment prospère. Elle comporte une boutique qui, vu les prix, doit faire pas mal de profits. Les trappistes ont l’air de trouver ça aussi normal que moi.

  21. Claude dit :

    Jany,

    Je ne retourne pas ma veste. Votre mauvaise foi n’a pas d’excuse sauf si vous ne lisez pas ce que j’écris.

    Trouvez-moi un seul de mes commentaires (sans le sortir de son contexte) qui peut vous faire penser que je sois pour les mises de fonds à fonds perdus et où je sois contre les investissements productifs et je vous offre un gueuleton à votre prochain passage en France. Je n’ose pas vous demander la réciproque vous n’êtes pas fiable.

    Je n’ai pas de risque de me contredire sur ce sujet là, c’est la base de mes engagements professionnels et politiques. Depuis que je travaille, je critique l’attitude de ceux qui arrosent leurs électeurs sans contrepartie et qui oublient de leur rappeler que nous sommes égaux en droit et aussi en devoir. J’ai salué les objectifs du grand emprunt. J’applaudis des deux mains l’autonomie des Université (et je dis : encore !) qui va leur permettre de raisonner de plus en plus et de mieux en mieux en investissement plutôt qu’en budget de fonctionnement. J’ai amplement critiqué les différentes politiques de relance de la consommation par l’emprunt qui est aux antipodes de la relance par l’investissement.

    Ce n’est pas la première fois que vous me faites dire exactement le contraire de ce que je dis (ni que vous dites un jour l’exact contraire de ce que vous aviez dit la veille ou de ce que vous direz le lendemain).

    Salutation,
    Claude

  22. Ju'âne Pedro dit :

    Coucou Mistral !
    Allez hop, bonne lecture !

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/y-a-t-il-vraiment-trop-de-fonctionnaires-en-france_248510.html

    :)

  23. Ju'âne Pedro dit :

    Qui sont ces deux millions de fonctionnaires que Mistral, secrétaire d’état à la ponction publique, veut supprimer ?
    Des infirmières ? , des fonctionnaires de police ?, des techniciennes de surface ?, des professeurs ?, des policiers ?, des militaires ?, des agents des eaux et forêts ?, des éducateurs ?, des agents d’entretien d’espace Joly ?, des administratifs ?, à la sécu, à la préfecture, à la culture, à la poste, des … ????, je ne sais pas moi, des élus de la nation ?, des présidents de la république ?, des conseillers de ceci cela… etc… ?
    Je ne sais pas car le programme de monsieur Mistral reste un peu flou.
    Comment débattre de l’opportunité de supprimer un poste de fonctionnaire quand on n’a pas le dossier sous les yeux.
    Gageons que notre bouillant secrétaire à la ponction radicale les étudie jours et nuits.
    Alors, pourquoi ne pas lui faire confiance !
    Amis fonctionnaires, tous aux abris, la chasse mistralienne est ouverte !

    Brrrrrrrrrrrr !
    :) :) :) :)

  24. Claude dit :

    Cher Ju’âne Pedro,

    Personne ne sait qui sont ces deux millions de fonctionnaires en trop. On ne sait pas ce qu’ils font, on ne sait pas qui c’est, on ne sait que deux choses : ils sont deux millions et ils sont en trop.

    Vous allez me demander : « mais si on ne sait pas qui c’est, comment sait-on qu’ils sont en trop ? ».

    C’est facile. Il faut raisonner un peu. Vous me suivez ?

    En 1982, les services publics de Monsieur Dieu François fonctionnaient avec satisfaction. La preuve ? Depuis tout le monde dit « Ah ! Les services publics ? Ce n’est plus ce que c’était du temps de tonton Dieu. Cela se dégrade ! » C’est pas une preuve que ça fonctionnait, ça ?

    Personnellement, je ne me suis pas aperçu que ça allait moins bien. A La Poste on me sourit et on m’appelle même par mon nom comme si j’affranchissais mes lettres avec des timbres en or. A la SNCF, c’est vrai, il y a souvent des retards. Paris Nice : 1/4 d’heure de retard ! Scandaleux ! Du temps de Dieu Tonton, il fallait 12 heures au lieu de 6 aujourd’hui mais, au moins, ils étaient presque à l’heure à l’heure ! Pour le reste rien à dire. Ils ont tout informatisé, internettisé et automatisé pour avoir moins de travail. Il n’y a presque plus de queues aux guichets. Comme ils font surtout grève quand on rallonge la durée du travail et que ça fait bien un an qu’on ne l’a plus rallongé, on est peinard pour un petit moment.

    Mais puisque les gens disent que c’était mieux avant quand il n’y avait que 3 millions de fonctionnaires, je ne vais pas les contredire. Comme depuis on a embauché deux millions de fonctionnaires en plus et que ça marche moins bien c’est surement qu’ils se gênent quand ils essayent de faire le même travail à plusieurs. Ils ont bien embauché quelques fonctionnaires de plus pour organiser le travail mais ce n’est pas facile de priver un fonctionnaire consciencieux de la moitié de son travail surtout si c’est la moitié la moins fatigante.

    Si ces deux millions de gens qui se gênent, on les envoie dans votre usine à pots où il y a de la place, ou dans toutes les usines à n’importe quoi où les gens rigolent en travaillant, vous imaginer ce qu’on y gagne ? D’abord, vous qui êtes déjà un modèle pour nous, vous devenez un modèle pour eux et ensuite, avec vous, ils fabriqueront des pots ou des n’importe quoi pour tout le monde. J’ai remarqué que dans la corne de l’Afrique (et ailleurs aussi) ils n’avaient vraiment pas de pot et ils y meurent pour n’importe quoi alors il y a de la demande, croyez moi ! Et en prime on désembouteille les couloirs et les machines à café des préfectures et des ministères où les anciens fonctionnaires vont enfin pouvoir travailler comme avant, sans qu’on leur pompe l’air (déjà que l’air des préfectures contient plus de CO2 qu’ailleurs à cause de l’activité humaine).

    Et comme ça fait plaisir à notre jolie ministre du budget et que moi, j’aime bien quand elle est heureuse et souriante (ça lui va si bien) tout le monde y gagne.

    Il ne reste plus qu’à savoir qui sont ces deux millions de fonctionnaires en trop qui se sont mélangés aux autres pour ne pas être reconnus. Pas facile. C’est pour ça qu’il nous faut un gouvernement de professionnels.

    Bon courage pour votre reprise.
    Amicalement,
    Claude

  25. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Claude,

    Une nouvelle fois, vous voulez avoir le dernier mot, je vous le laisse, je ne ferais que me répéter en employant d’autres mots et en utilisant d’autres exemples. Je comprends très bien la situation de notre Pays mais il faudrait aussi regarder de plus près la situation de nombreux de nos concitoyens que l’on taxe à tout va et de plus en plus, de nouvelles mesures ayant systématiquement de nouvelles répercutions et leur cumul font que… !
    Vous connaissez ce dicton « La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a », c’est le reflet de la situation de nombreux français et notamment dans les classe moyennes, à qui l’on demande encore davantage, alors que leur minimum vital est déjà bien entamé. Je ne pense pas que ce soit la bonne solution de toucher toujours aux revenus des ménages, surtout aux plus modestes et il y a pléthore et qu’ils n’ont que cela pour vivre.

    C’est ce qu’exprime Madame Lesne dans son billet posté dans « Futuroscope : rendez-vous annuel sur la Chine le 26/09 » et sa conclusion : « Il y a urgence à réagir, les couches moyennes n’en peuvent plus… » exprime bien un message de désespoir.

    Bien cordialement

    Jacques

  26. Ernest Gransagne dit :

    Plus rien ne sera comme avant…. Voire !

    Je ne vois pas l’intérêt de « taxer davantage » les Parcs de loisirs qui sont déjà réputés excessifs pour les familles.

    De plus, si l’on résonne un peu, quand tout devient plus difficile (je parle des fins de mois) sur quoi « rogne t-on en premier » ?

    Sur les loisirs !

    Donc cette idée est une vraie fausse bonne idée.

    On parle encore de « taxer » les avantages fiscaux donnés aux Particuliers qui rétribuent en chèques CESU ( Chèque Emploi Service Universel)

    Je rappelle ici que l’an dernier il y a déjà eu un « rabotage » de ces avantages…

    Si l’on dégrade encore cela, ce sera encore une fois une fausse bonne idée, pourquoi ?

    Parce que ce moyen de rémunération souple et moderne, permet de donner « des petits boulots » en toute légalité à des tas de gens.

    Rendre le chèque CESU moins attractif et vous aurez le retour du « travail au noir ».

    C’est ce que l’on souhaite ?

    Le baril de pétrole ne cesse de baisser…

    Essayez-donc de trouver de l’essence à moins de 1,50 € ?

    On se fout de nous messieursdames… Et Monsieur BESSON est content : « Les pétroliers ont bien joué le jeu » dit-il.

    Je crois qu’il devrait de temps en temps faire le plein lui même et payer avec sa propre CB.

    Le pire dans tout cela c’est que oui, il faut trouver de l’argent.

    Mais il ne faut pas venir se servir au plus facile, c’est à dire dans les couches moyennes .

    Les couches moyennes sont trop présurées, les couches moyennes sont écœurées, les couches moyennes pourraient bien montrer les dents.

    Et si elles montrent les dents, tout peut arriver.

    Ce ne sont quand même pas les exemples qui manquent ?

    Alors Monsieur BESSON vous vous décidez quand a faire baisser le prix du carburant comme celui du baril ?

    La fuite des capitaux ? La France a cherché à faire dire aux suisses quels étaient les fraudeurs….

    Il y a eu semble-t-il qq résultats. Combien ? Mystère et boule de gomme.

    Les allemands, eux, ont procédé différemment : ils ont dit aux suisses gardez votre confidentialité, mais vous nous reverser une taxe en fonction de vos comptes des citoyens allemands qui ont un compte chez vous !

    L’Allemagne a gagné sur les deux tableaux ! Bien joué !

    etc… etc….

    Il faut des idées, mais il faut qu’elles soient judicieuses et bien choisies.

    Le mec lambda que je suis, se moque un peu de tout cela pourquoi ?

    Tabac ? Je ne fume pratiquement pas et je n’achète que du tabac à pipe venant de Vienne en Autriche. Un paquet doit bien me faire 6 mois.

    Alcools ? J’ai un vieux fond de cave et vu ce que l’on m’autorise à boire maintenant, je ne suis pas gêné.

    Carburants ? J’ai décidé, et j’y arrive très bien, de réduire d’autant le nombre de kilomètres annuels…. Plus le carburant monte, moins je roule…

    Je n’oublie pas que la MIA électrique arrive et que je serai dans l’obligation de ne pas dépasser 80 km !

    Mais avec les 8000 € que Madame Royal promet pour l’achat de ce véhicule, je serai ravi !

    Inachevé

    Ernest

  27. Ju'âne Pedro dit :

    Ok Claude ! :)

    Merci Claude , c’est parti !

    Le devoir m’appelle et je réponds présent, comme d’hab !
    Mais bon, va y avoir un blème au niveau des vestiaires pour accueillir les deux millions de fonctionnaires en trop dans ma tite usine exemplaire.
    Ah Claude, quand nous les pros de la rose seront aux manettes, nous privatiserons tout, à commencer par le ministère du taf.
    Les députés auront le statut de profession libérable et le président sera payé à la commission sur le résultat de la décroissance des esprits.
    Plus un seul fonctionnaire dans la belle France de Mistral, enfin presque…
    On en gardera un pour le musée des souvenirs du temps où Tonton Dieu François gouvernait avec une écoute insistante du pays, le peuple le plus intelligent du coin.
    Oui, le privé désormais récupère tous les services publics et facture directos aux soudeurs et autres citoyens (il y en a quand même) ses prestations.
    Nous privatiseront aussi Jean-Pierre Raffarin, le rebelle, pour lui apprendre à respecter les décisions du PDG De l’Elysée.

    Voilà en gros, le programme !
    LA GRANDE PRIVATISATION UNIVERSELLE !
    A bientôt Claude, il est bientôt 5 plombes, mes pots d’échappement me réclament depuis un mois !

    Amicalement !

    Ju’ane Pedro , privatisé de frais !

    :)

  28. Mistral dit :

    @juan

    Mille mercis !!!!! :) :) :)

    D’abord pour me répondre sur le fond … Mais surtout pour nous donner des éléments factuels sur les fonctionnaires français.

    Parce que la fonction public française, c’est comme les trous noirs dans l’espace :) On sait que ça existe, que c’est énergivore et que ça avale tout ce qui passe, mais on ne les voit pas !!

    Avez-vous remarqué la difficulté d’avoir des articles ou des informations sur le net sur le sujet ?

    Revenons à l’article de la journaliste Emilie Lévêque.

    Alors la on atteint l’excellence de la pensée unique, ou plus un bobard est gros, plus ca passe !

    Le titre est évocateur : « Y a-t-il vraiment trop de fonctionnaires en France? », la réponse est bien sur donnée avant même de lire l’article …

    Prenons les éléments factuels : « La France comptait en 2008 entre 5 et 6 millions de fonctionnaires ».

    C’est en dessous de ce que je pensais :)

    « environ 90 emplois publics pour 1000 habitants » bon, et ça veut dire quoi si on se compare ?

    « La France se situe ainsi loin devant le Japon (40 emplois publics pour 1000 habitants) et l’Allemagne (50 pour 1000)  » !!!!!!!

    On va juste se relire : 50 emplois publics pour 1000 habitants en Allemagne et 90 emplois publics pour 1000 habitants en France : quasi le double par rapport à notre premier partenaire commerciale.

    Je rappellerai donc ici les derniers chiffres connu de l’Allemagne : 6,9 % de chômage …1,5 % de déficit, fin de la parenthèse.

    Mais la journaliste nous explique que : « mais loin derrière le Danemark et la Norvège (160 pour 1000). Elle est au même niveau que le Royaume-Uni. »

    Devons nous nous comparer à Andorre ou à Monaco tant que l’on y est ?

    Quand à la Grande Bretagne : http://www.leparisien.fr/international/grande-bretagne-500-000-emplois-de-fonctionnaires-supprimes-en-5-ans-20-10-2010-1116693.php

    500 000 emplois en moins !!!!

    Continuons à lire notre brillante journaliste : « En 2009, les dépenses de personnel (salaires, cotisations et prestations sociales) de l’Etat, des collectivités locales et des hôpitaux se sont élevées à 208 milliards d’euros »

    Donc les 5 millions de fonctionnaires (hors entreprise publics) coûtent 208 milliards d’euros, soit 3200 brut par agent … douteux.

    Le salaire moyen dans la fonction public étant de quand même de 2328 euros net par mois (à comparer au privé : 2069 euros net par mois, fin de la parenthèse encore !!!)

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20101125trib000576462/salaires-des-fonctionnaires-gare-au-moyenne-trompeuse.html

    Notre journaliste a du oublier quelques milliards.

    Enfin Mme Levêque nous indique au sujet de l’EN : « Dans le primaire, la France ne mobilise que 5 enseignants pour 100 élèves  »

    On va le dire autrement : 1 enseignant pour 20 élèves dans le primaire… Je propose à tous les parents qui ont des gamins dans le primaire de nous dire dans une semaine s’ils y a 20 enfants par classe … D’ou ma question : que font les enseignants sans classe, fin de la parenthèse ??

    Bref, la journaliste, dont les idées sont connues

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-enjeux-de-la-lutte-contre-la-fraude-fiscale-et-sociale_180628.html

    a essayé de justifier cette énormité française, exercice difficile puisque personne n’ose aller sur le sujet.

    Alors pour te répondre juan :

    « Qui sont ces deux millions de fonctionnaires que Mistral, secrétaire d’état à la ponction publique, veut supprimer ? »

    Demande aux allemands comment ils font. Mais tu peux toujours aller faire un tour dans les administrations pour voir ce qui s’y passe, ou lire :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A9lie_Boullet

    Et pour en finir avec le mythe l’infirmière, je te propose de me répondre à la question suivante : sur 10000 salariés aux CHU de Montpellier combien y a t’il de personnel médical et de personnel non médical ?

    Réponse page 8 …

  29. jany dit :

    Un entrepreneur qui emprunte de l’argent aux banques pour financer son développement c’est compréhensif…. Mais qu’il arrête de se plaindre quand ses marches sont souvent publics et qu’il a face a lui des fonctionnaires…
    Car en empruntant aux banques, il ne prend pas beaucoup de risque aussi…

    Il est possible de mieux gérer les effectifs de l’État, de revoir le train de vie de l’État et de tous les politiques (de diminuer de 30% leur nombre), personne ne le nie…

    La question aujourd’hui est plus le financement des régimes généraux, et des moyens de fonctionnement, tout en remboursant les dettes.

    Bien cordialement,

    jany

  30. Mistral dit :

    @jany

    « Car en empruntant aux banques, il ne prend pas beaucoup de risque aussi… »

    Non aucun risque

    juste une caution personnel et solidaire sur ses biens, avec garantie hypothécaire si nécessaire

    quand il troiuve une banque pour emprunter …

    Jany, avec tout mon respect, vous n’avez aucune idée des difficultés terribles en ce moment des entrepreneurs de ce pays.

  31. Claude dit :

    Jany,

    Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas très bien.

    Quand un chef d’entreprise emprunte à sa banque, le banquier lui demande une caution personnelle. S’il refuse le banquier lui dit « si vous n’avez pas assez confiance en vous en me refusant une caution, comment voulez vous que moi, j’ai confiance en vous ? ». Emprunter pour une petite entreprise c’est, pour le dirigeant, prendre le risque de tout perdre (biens personnels) alors que son personnel sera pris en charge par le fond de garantie des salaires et par le chômage.

    Dans tous les cas, en empruntant, l’entreprise partage son bénéfice net avec son banquier et pas toujours d’une manière favorable pour lui. J’avais coutume de dire que j’avais deux associés, mes banques et l’Etat qui a eux tous gagnaient bien plus que moi et mes associés statutaires.

    Pour créer sa propre entreprise il faut avoir le sens du risque (ou être inconscient), être courageux et être optimiste ou alors n’avoir rien à perdre.

    Mais le chef d’entreprise ne se plaint que rarement de cet état de fait.

    Ce qui le choque c’est d’être obligé de passer par les fourches caudines de l’état qui ne manque jamais de l’étrangler (malgré les bons conseils de Louvois que tout le monde a oubliés). L’état encaisse sans ménagement et ne paie qu’avec délais souvent insoutenables.

    Personnellement je refusais de fournir les hôpitaux alors qu’une de mes filiales était spécialisée dans l’informatique médicale. Je ne travaillais qu’avec l’hospitalisation privée. Les hôpitaux mettaient souvent plus d’un an à me payer. Je préférai qu’ils aillent plutôt ruiner mes concurrents qui ne pouvaient pas se permettre de refuser un client.

    Cordialement,
    Claude

  32. Claude dit :

    Re-Bonsoir,

    Désolé, lire : « (malgré les bons conseils de Vauban à Louvois que tout le monde a oubliés). Le génial Vauban a sauté je ne sais comment. C’est pas son genre.

  33. jany dit :

    Mistral,

    C’est bien ce que je disais, vous avez l’esprit du fonctionnaire…
    Combien de gens vivent dans la précarité et qui ne gémissent pas a chaque instant ?

    Une caution sur un bien ou une hypothèque ce n’est pas une aventure, c’est un choix pour mieux grandir…

    Ce que vous voulez c’est le beurre et l’argent du beurre…

    Si vous êtes si frileux, il faut grandir sagement en choisissant l’auto-financement, c’est a dire prendre des marches a la hauteur de ses possibilités…

    Arrêtez de vous plaindre du nombre de fonctionnaires et intéressez vous a votre business et son développement, vous verrez que tout ira mieux.

    Peu de personnes me connaissent, j’ai pourtant pris des risques toute ma vie professionnelle…
    Je ne jalouse pas les fonctionnaires, ils ont fait un choix, je n’ai pas eu de choix, je me suis adapte…

    Cordialement,

    jany

  34. Mistral dit :

    bon Jany vous êtes gentille mais moi je ne vous connais pas et ne vous juge pas. J’en attend de même.

    Ce que je sais , c’est que ayant été licencié en 2006 je ne suis pas allé casser la préfecture de mon département comme l’autre abruti des continetales.

    J’ai créé ma société qui a comptait jusqu’à 26 salariés au début de l’année sans les intérimaire et les sous-traitance.

    Aujourd’hui je suis obligé de réduire la voilure mais il reste 15 emplois.

    Alors vos leçons, vous vous les gardez et quand vous aurez payé autant que moi pour les fonctionnaires et les assistés de ce pays on en reparlera.

    Et si ma société est un jour liquidée, je perd mon travail, ma maison mes économies.

    Bon on va arrêter la parce que lire des trucs pareils, c’est un peu pénilble

  35. fremondiere michel dit :

    NOUS allons droit dans le mur
    les godillots doivent se réveiller et regarder la vérité en face
    la base et les électeurs n »en veulent PLUS
    ses trahisons,ses mensonges,et sa façons de gouverner exaspère tout le monde,
    une dictature démocratique ou la peur ,font que personne n »ose le contredire ,,
    et vous étés bien placé pour le savoir
    la france est en faillite,de M FILLION
    pourtant,entourer d »experts,d »économistes,de conseillers,hauts fonctionnaires,et des politiciens de tout bords,
    le pays a des dettes énormes,1700 milliards d »euros et 56 milliards d’intérêts,
    donc,vous des incompétent
    petit chefs d »entreprise priver,,nous travaillons avec notre argent,pas celle du contribuable,et voila la différence,,,la justice se serait intéressé a nous,,,
    tout le contraire pour vous,,,,
    biens a vous

  36. JG Dupin dit :

    Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN,

    Je crois que la division n’est pas une fatalité mais qu’elle nait finalement d’une absence ou d’un refus de débat.

    Je me permets de poser quelques idées sur la table, amorces de réflexions sur le fonctionnement des partis politiques en général et sur l’UMP en particulier. Il y a ce qui est dit et leur interprétation a contrario. Ce sont de bons préceptes pour s’unir.

    - Il n’y a pas de division si chacun cherche s’entendre.

    - L’essence de la démocratie est le débat. On peut donc penser que l’absence de débat dans un parti sous entend qu’il n’est pas démocratique.

    - On ne peut pas un jour lancer que l’UMP est un parti godillot, et le lendemain dire qu’il y a des divisions au sein du parti.

    - L’UMP est née d’une équation complexe qui comprend les opérations suivantes : division, addition, multiplication et soustraction.

    - L’union est un collectif mais le collectif n’est pas l’union cependant l’un n’empêche pas l’autre.

    - Dans tout parti politique, comme dans tout groupe d’individus réunissant deux personnes au moins, ce n’est pas le débat qui pose problème, mais plutôt l’égo de certains, fondation de la division.

    - Le chef d’un parti politique doit écouter le débat et mener celui-ci au consensus, consensus propre aux démocrates. S’il n’écoute pas, il divise, c’est certain.

    - Avant de prendre toute décision, le temps du débat et des consultations est primordial. Réduire ce temps, c’est réduire le débat et donc sa pertinence. Réduire sa pertinence, c’est diviser.

    - Débattre sérieusement sans faire une opposition systématique à ce qui est dit dans le camp d’en face est une preuve de sagesse, non d’une volonté de se désunir.

    - Il n’y a pas pire qu’un consensus mou, sauf peut-être l’absence de consensus.

    - Les idées simplistes, les raccourcis et les petites phrases n’ont pas leur place dans le débat et ne devraient pas occultés celui-ci. Elles divisent plutôt qu’elles n’unissent.

    - S’unir, c’est faire un pas vers l’autre. Se diviser, c’est faire un pas tout seul.

    - Un « bon député » devrait envisagé de devenir un « bon sénateur »… bien que la sagesse n’attende pas le nombre des années.

    - On ne peut attendre moins, qu’un homme politique en fasse plus, pour multiplier les chances de son parti, plutôt que de les diviser.

    - Le débat consiste à laisser parler, écouter et répondre, à faire accepter certaines de ses idées comme à accepter les idées des autres, c’est là toute la magie du débat et l’essence du consensus qui en découle.

    - La parole de tous les militants est d’égale valeur (celle des autres aussi !).

    - Recueillir la parole des militants est un exercice difficile mais nécessaire.

    - S’en prendre plein la gueule fait parti du risque de l’homme politique, mais ce n’est pas une raison pour en faire voir de toutes les couleurs à son voisin.

    - Les décisions de l’exécutif du parti doivent épouser la parole des membres du parti, et non l’inverse. Les mariages forcés n’ont jamais favorisé la fidélité.

    - Seuls les femmes et les hommes militants d’un parti politique doivent orchestrer le débat. Les autres s’en tienne à compter les points.

    - L’Assemblée Nationale et le Sénat ne sont pas une cours de récréation, ni une salle de classe, ni un lieu pour faire la sieste ce qui est du plus mauvais effet sur les enfants qui regardent à la TV la séance des questions aux gouvernements du mercredi après-midi.

    - Rencontrer, travailler, débattre avec les autres partis politiques, les syndicats ou les associations, ou plus généralement la société civile, n’est pas une faiblesse mais au contraire une preuve d’ouverture d’esprit et de maturité.

    - On ne négocie jamais bien la nuit même si le proverbe dit que « la nuit porte conseil ».

    - Le militant n’est pas là que pour cotiser, coller des affiches, serrer des mains et applaudir. C’est aussi un être humain.

    - Se diviser, c’est diviser le nombre d’adhérents et trop de division ne permettent pas de rembourser les frais de campagne.

    - …

    jgd

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