Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

22 commentaires

  1. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Les réflexions de notre Ami Jany sont tout à fait pertinentes, je les partage et je vous remercie de les avoir reprises à votre compte. C’est le « malaise » qui nous ronge quotidiennement car il est signe d’injustice, d’inégalité dans la mesure où les efforts demandés manquent de proportionnalité, ce qui porte atteinte à plusieurs catégories sociales fragiles, grandissantes en nombre, qui existent pour différentes raisons et qui ne doivent pas être laissées sur le bord du chemin. C’est la base de l’humanité.

    Nous sommes tous conscients qu’il y a des efforts à faire et que la recherche d’économies budgétaires est nécessaire, mais « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a », il ne faut pas demander l’impossible à certaines de ces catégories qui ont déjà à leur niveau bien « raboter » ce qui pouvait l’être, parfois au péril de leur vie. Or c’est le constat ! Je pense que la politique du « marche ou crève » est révolue, sinon nous régressons et ce n’est pas un signe de modernité.

    Vous dites « avec cette méthode on risque de porter atteinte à plusieurs catégories sociales fragiles sans aucun bénéfice pour la nation ». Je crois que c’est déjà fait… Nous vivons dans l’un des pays où les taxes sont les plus nombreuses et parfois les plus chères et elles affectent nos dépenses quotidiennes obligatoires qui sont nécessaires (base vitale/nourriture) et parfois contraintes (hygiène, santé, sécurité, etc..), je ne parle pas même pas des dépenses liées aux distractions ou aux loisirs tant elles sont trop onéreuses pour certains budgets, or grand nombre de personnes, par mesures d’économie ou pour éviter un surendettement, réduisent ces dépenses, elles se nourrissent mal, se soignent mal parfois en raison d’un médicament non remboursé alors qu’elles cotisent (Sécu et complémentaires de santé), ne respectent plus certaines mesures d’hygiène ou de sécurité, elles en sont parfois résignées, etc..
    Où sera le bénéfice de la nation ? Il est bien mince s’il existe, quand on sait que bien souvent la situation et l’état de santé de l’une de ces personnes entraînera systématiquement une hospitalisation bien souvent longue qui sera bien plus onéreuse pour notre Sécu qu’un médicament non remboursé qui aurait du être pris en temps et en heure ou quelques nourritures à des prix abordables pour le maintenir en bonne santé.

    Vous me direz que cela ne résout pas le problème de notre déficit, c’est un fait et qu’il faudra bien s’y attacher. C’est le problème tous, mais je crois qu’il faut aller chercher l’argent où il se trouve qui bien souvent résulte d’abus… et vos interrogations sont pertinentes (aides aux grandes entreprises en compensation des 35H, marge de la grande distribution, taxation des hauts revenus, etc..) vous y trouverez des milliards, mais pas chez les « petits » qui seront sans doute les premiers à apporter leur contribution par solidarité, eux savent ce que représente la difficulté.

    Je pense qu’il faut revoir notre système fiscal, pour le rendre plus efficace, et surtout plus équitable en injectant une dose de proportionnalité. Actuellement pour tout produit, la taxe est la même que vous soyez « pauvre ou riche », si la personne aisée peut s’en sortir il n’en est pas de même pour les moins aisées alors que les besoins sont bien souvent les mêmes et c’est là que le bas blesse. Je pense qu’il faut préserver une « base vitale » pour chacun d’entre nous, en instaurant peut-être un « bouclier social », mieux adapté que les aides déjà apportées, qui permette à chacun de pouvoir « s’en sortir ».

    Cher Monsieur le Premier Ministre, je vous ai donné mes premières réflexions sur votre excellent billet. J’y reviendrai sans doute.

    Amitié

    Jacques

  2. SEDAT Reynaldo dit :

    Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

    [...] « Derrière chaque niche fiscale se cache un chien »…!
    [...] Voilà le véritable scandale d’Etat,attention,il y a un danger imminent…!

    http://lci.tf1.fr/economie/pole-emploi-prefere-le-mail-au-courrier-meme-pour-radier-6660372.html

  3. emmanuel dit :

    Constat d’échec de votre génération politique : Monsieur de Raffarin.

    On y vient, restructurer notre architecture fiscale…
    Il me semble avoir écrit des choses sur ce sujet à plusieurs reprises.
    Il me semble avoir dénoncé à plusieurs reprises le fait que la loi Tepa allait à contre courant du temps économique dans lequel nous sommes rentrés non pas en 2008, mais dés 2002.
    Au fait qui est aux commandes depuis 2002?
    Qui porte la responsabilité de l’explosion des déficits et de la dette quand le sens de l’histoire imposait un « comportement fourmi »…
    Qui souhaite de nouveau recapitaliser nos banques avec de l’argent publique…

    Partout dans le monde la croissance ne s’effondre pas contrairement aux stupidités que l’on peut lire.
    Partout dans le monde la croissance absolue se met au diapason du temps économique dans lequel l’humanité rentre… Dans ce temps économique la croissance sera relative et respectueuse de l’humain. A moins que l’on choisisse de régénérer le cycle 30 glorieuses avec un conflit majeur…

    Ce temps économique n’a jamais laissé autant de place à la politique, à l’entreprise, quand l’économie « est plus que jamais à présent de gérer la maison commune ».
    Car c’est dans un nouveau monde dans lequel nous rentrons.

    Hors l’intégralité de la classe politique est incapable de percevoir cette véritable transition majeure. Et pour cause, qu’il y a il de commun entre le train de vie d’un Sénateur dans notre monarchie, et la classe moyenne.
    L’ancien monde leur va si bien. Et ils cherchent à préserver une économie de rentes en « rassurant les marchés », quand la classe des baby boomers Américains songe à liquider leurs portefeuilles action. Ce qui n’est pas sans inquiéter les tenanciers de cette économie casino.

    Qu’est qui justifie une TVA réduite pour les parcs d’attraction: rien du tout… La multinationale Disney cultive la flexibilité du temps de travail, et des contrats de travail précaires sans le moindre scrupule. Et qui paye la facture sociale : la collectivité…
    Pourquoi a-t-on aligné la TVA de la restauration à 5.5 sur celle de l’autre multinationale MacDo…
    Qu’est qui justifie une TVA réduite pour cette entreprise au cœur de la problématique de l’obésité de masse.
    Qu’est qui justifie de faire payer à ses voisins l’électricité produite par ses panneaux solaires: rien du tout etc…

    « Réformer notre architecture fiscale, et redonner du sens à l’impôt: un impôt juste, équitable, progressif, et payé par tous depuis le premier centime d’euro. »
    C’est le discours qui doit être tenu par les politiques « qui ont ce qu’il faut, là ou il le faut ».

    Echec total quand de demi mesures en demi mesure, après 30ans de règne UMPS, la France est en faillite.
    Et après 40ans de dérégulation tout azimut portée par les politiques, l’impôt est un mal absolu, nos dettes ne sont plus souveraines mais comptables pour alimenter une économie casino dont le fond de roulement principal est l’usure payé par les classes moyennes. Nous arrivons au bout de ce tunnel. Nous avons le dos au mur. Et derrière le mur c’est un trou noir. Et c’est la maison commune qui est sur le point de bruler de la cave au grenier.

    Sarkozy avait 5ans pour réformer notre architecture fiscale : pour alléger la facture fiscale des classes moyennes et des tpme avec une meilleur répartition de l’effort, en commençant pas les élus.
    La prochaine rigueur ne touchera pas ni vos sénateurs, ni vos députés, ni tout l’aréopage des bénéficiaires des fromages de cette monarchie, ni cette Enarchie que Sarkozy s’est bien gardé de réformer.

    Sarkozy a pratiqué un certain clientélisme fiscal au profit des riches. Il a perpétué la dérégulation tout azimut.
    Alors sans aucun doute possible, la situation politique, sociale, et économique de l’Europe, et de la France, est le constat d’échec d’une génération politique qui a avant tout cherché à faire carrière…

    De fait pour que cela change, il faut changer de logiciel, et dés facto de génération politique.

    Vous pouvez censurer ce message. Il vous est destiné : Monsieur de Raffarin.
    Et bonne retraite future en Chine…

  4. emmanuel dit :

    Il y a 2 catégories d’individus aujourd’hui et demain: ceux qui ont compris que l’ancien monde est mort, et les autres…
    A quelle catégorie appartenez vous Monsieur de Raffarin pour soutenir encore et toujours la Sarkozy?
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0201599085589-la-degradation-rapide-de-l-immobilier-neuf-laisse-prevoir-un-decrochage-de-la-construction-212382.php

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201598419186-le-pessimisme-gagne-les-grands-pays-de-la-zone-euro-212267.php

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110831trib000645746/la-bombe-grecque-n-est-toujours-pas-desamorcee.html

    Sarkozy qui est assez jeune pour ne jamais échapper à la justice…
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20110831trib000645739/affaire-bettencourt-un-juge-met-en-cause-le-chef-de-l-etat.html

  5. Ernest Gransagne dit :

    Bonjour à tous

    Un grand chantier aurait dû être mis en route : attendre encore, serait vraiment suicidaire.

    Je veux parler de la refonte totale de notre système fiscal.

    Il serait tellement souhaitable que la levée de l’impôt soit simple et surtout universelle.

    Suppression des « usines à gaz »

    Suppression des multiples possibilités « d’échapper »…

    Ce qui mettrait ainsi au chômage quelques dizaines de « Conseillers Financiers » de tout poil.

    Il vaudrait mieux avoir une recrudescence du chômage chez cette catégorie, plutôt que chez les collaborateurs des usines françaises que l’on ferme ?

    Et pendant qu’on y est, faire payer un impôt à tous, même aux catégories les plus démunies.

    Cela permettrait de rendre « la dignité » à ceux qui ne se sentent pas intégrés et qui ne sont décodés par le reste de la Société que comme des « assistés ».

    Tout cela permettrait enfin (ce serait la première fois depuis 1789) de devenir « égal devant l’impôt ».

    Trop simple comme idée ?

    Ernest

  6. Ernest Gransagne dit :

    Un peu hors sujet de prime abord, mais complètement de dedans finalement :

    ATTENTION !

    Après LA ROCHELLE CIRCUS de la semaine passée, voici que nous arrive tout droit des amériques le « BARNUM CIRCUS ».

    Rangez vos filles, les DSK débarquent !

    En effet le redoutable couple Dual Sinclair Kahn (DSK) vont faire le buzz…

    Martine, la mère de Lille a déjà pris les devants : pas de ça chez moi !

    Ah aïe aïe, dur dur quand deux cirques sont dans la même commune !

    Nous vivons une époque formidable.

    Ernest

  7. jany dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Au travers ce billet vous posez de bonnes questions, que ce soit sur les marges de la grande distribution qui pourraient contribuer au financement de l’État, les hauts revenus au dessus de 100.000 Euros pourraient aussi être mis a contribution.

    Oui, il faut trouver des milliards, pas des centaines de millions, pour cela les responsables politiques doivent être créatifs.

    Pendant des années, l’État a fait des cadeaux, en étant trompe par les entreprises, il n’y a pas eu d’emploi a la clef…Les finances se sont appauvries…

    Il est possible d’assainir nos méthodes de financement, la TVA n’est pas anti-sociale, s’intéresser aussi aux marges….

    Il est possible d’ouvrir de grands chantiers sur toute la fiscalité et l’architecture sociale, faire des économies de gestion et surtout améliorer le financement des dépenses nécessaires au fonctionnement d’une démocratie humaniste et sociale…sans oublier « de progrès » qui implique une grande politique industrielle et commerciale.

    Nous devons apprendre a ne plus vivre a crédit, mais a s’auto-financer.

    Depuis les années 80, nous avons tous fait des erreurs dans notre approche de la vie, que ce soit dans l’éducation de nos enfants, que ce soit dans notre perception de l’économie…

    Alors aujourd’hui il faut se décider a changer ensemble…

    Si je suis pessimiste c’est que je me rends compte que les mesures nécessaires s’arrêtent a des mesurettes qui risquent de créer des déséquilibres.

    Les banques françaises sont riches de leurs clients, pour qui travaillent-elles ?
    Sont-elles au service du développement et de la dynamique industrielle et commerciale de notre pays ?

    Bien cordialement,

    jany

  8. Hella Murciani dit :

    La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.

    Nicolas :

    Madame, l’heure est grave : alors que Berlin danse

    Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.

    Voyez la verte Erin, voyez l’Estrémadoure

    Entendez les Romains : ils appellent au secours !

    Ils scrutent l’horizon, et implorent les Dieux.

    Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux

    Attendent de vous, madame, le geste généreux !

    De leur accablement ils m’ont fait l’interprète :

    Leur destin est scellé, à moins qu’on ne leur prête

    Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.

    Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider…

    Angela :

    Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu’il y a méprise

    Folle étais-je de croire à une douce surprise

    En vous suivant ici seule et sans équipage

    Je m’attendais, c’est sûr, à bien d’autres hommages !

    Mais je dois déchanter, et comme c’est humiliant

    De n’être courtisée que pour son seul argent !

    Nicolas :

    Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand

    Vos attraits sont troublants, mais il n’est point décent

    D’entrer en badinage quand notre maison brûle !

    Le monde nous regarde, craignons le ridicule !

    Notre Europe est malade, et vous seule pouvez

    La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !

    Nous sommes aujourd’hui tout au bord de l’abîme

    Vous n’y êtes pour rien, mais soyez magnanime !

    Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !

    Qu’on les châtie un peu, mais votre main de fer

    Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d’effroi !

    Angela :

    J’entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière

    L’ouvrier mécontent, le patron en colère.

    Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.

    L’or du Rhin, c’est leur sueur et leur habileté.

    Et vous me demandez, avec fougue et passion

    De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?

    Ce serait trop facile et ma réponse est non !

    Nicolas :

    On ne se grandit pas en affamant la Grèce

    En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !

    Nos anciens nous regardent, et nous font le grief

    D’être des épiciers et non pas de vrais chefs !

    Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.

    Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles

    Desserrez, je vous prie, le nœud de l’escarcelle !

    Angela :

    Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle

    Votre éloquence est grande et mon âme chancelle…

    Mais si je disais oui à toutes vos demandes

    Je comblerais la femme, et trahirais l’Allemande !

    (Ils s’éloignent, chacun de leur côté)

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  9. Mistral dit :

    Pas d’accord :)

    A chacun son titre. Le mien : Le social, 30 ans d’échec.

    Échec qui transforme l’aide sociale en système d’assistanat.

    Echec dans le coût financier pour un pays surendetté.

    Je le redis, et c’est mon opinion : Ras le bol du social.

  10. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Mistral,

    « Le social, 30 ans échec », votre titre prête à sourire car vous dites que vous n’êtes pas d’accord avec ce qu’a pu écrire Monsieur Raffarin en reprenant les réflexions de Jany. Or je crois qu’aussi bien Jany que Monsieur Raffarin n’ont fait que souligner certains dysfonctionnements dans la gestion et notamment notre hôte dans son titre ou quand il dit « raboter le système social, ce n’est pas le gérer ».

    Cher Mistral, je crois que, comme sur le débat relatif aux fonctionnaires, vous avez trop tendance à généraliser, et à « exagérer ».

    Bien amicalement

    Jacques

  11. jany dit :

    lu dans Le Figaro
    Les profits des entreprises du CAC 40 en nette hausse

    Mots clés : CAC 40, Bourse, Profits, PARIS, CARRefour, Veolia, TECHNIp, TOtal, STMicroelectronics
    Par Hayat Gazzane Mis à jour le 01/09/2011
    Total a dégagé les plus importants profits du premier semestre.
    Total a dégagé les plus importants profits du premier semestre. Crédits photo : © Charles Platiau / Reuters/REUTER
    Au premier semestre, le bénéfice net des 40 principales sociétés de l’indice parisien a augmenté de près de 10% à 46 milliards d’euros. Les investissements sont aussi repartis à la hausse, à contre courant du pessimisme ambiant.

    Le décalage entre les marchés boursiers et la réalité des industries du CAC 40 se confirme. Alors que l’indice phare de la Bourse de Paris a perdu plus de 9% depuis un mois, une enquête du cabinet Ricol Lasteyrie, publiée par les Echos ce jeudi, montre que les entreprises ont affiché des résultats plus que satisfaisants au premier semestre. Les 40 plus importants groupes de la cote parisienne – en excluant Alstom et Pernod Ricard dont les exercices fiscaux sont décalés par rapport au calendrier- ont ainsi dégagé un bénéfice agrégé de 46,2 milliards d’euros, en hausse de 9,5%. Leur chiffre d’affaires bondit de 7,3% à 650 milliards d’euros sur cette période.

    Une performance essentiellement due à Axa qui a quasiment multiplié ses résultats par quatre à 4 milliards d’euros. Plus de deux tiers des entreprises ont amélioré leurs performances. Sans surprise, Total affiche les plus gros profits sur les six premiers mois de l’année, à 6,67 milliards d’euros. Seuls Carrefour et Veolia ont annoncé des pertes respectives de 249 millions d’euros et 67 millions.

    Autre signe encourageant : les investissements se sont élevés à 41,3 milliards d’euros, hors secteur financier, soit une hausse de 26% par rapport au premier semestre 2010.

    «Les publications n’ont pas été aussi mauvaises que ne le laisse croire la réaction des marchés. Les sanctions du marché sont injustifiées et exagérées», commente Alexandre Baradez, analyste de marché chez Saxo Banque, en référence à Alcatel-Lucent et Vallourec qui avaient chuté respectivement de plus de 15% et de près de 17% en Bourse dans le sillage de leur publication.
    Prudence

    Alors que les marchés financiers continuent de s’inquiéter d’une conjoncture mondiale toujours aussi morose, les entreprises se montrent moins alarmistes. La majorité d’entre elles a maintenu ses objectifs pour cette année. D’autres, comme Technip, les ont même revu à la hausse. Ce qui fait croire à certains analystes que les résultats 2011 et 2012 seront encore en progression. Un consensus donne un bénéfice récurrent de 94 milliards d’euros cette année et de 104 milliards l’an prochain.

    Mais les avis sont partagés. Dans les colonnes des Echos, Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView, rappelle qu’ «il y a déjà eu des révisions en baisse» et «on peut s’attendre à ce qu’elles se poursuivent, surtout pour 2012». Des poids lourds du Cac 40, dont Carrefour, Veolia, Société Générale et STMicroelectronics, ont déjà montré le chemin en revoyant à la baisse leurs prévisions pour les mois et l’année à venir.

    «La confiance des consommateurs, qui est au plus bas, constitue le principal problème pour le reste de l’année, car cela signifie que les dépenses des consommateurs risquent de diminuer, ce qui pourrait peser sur les résultats des troisième et quatrième trimestres», prévient Alexandre Baradez.

    *********
    Le plus important dans cette période de manque de confiance est de continuer a travailler pour que les résultats contredisent les inquiétudes non fondées…

    Il serait aussi important de soutenir la consommation intérieure en réévaluant les bas salaires…

    Nous le voyons un peu partout dans le reste du monde, l’économie de proximité continue sans parler de crise (économique, de la dette ou de confiance).

    Bien cordialement,

    jany

  12. navailles dit :

    Plutôt que d’augmenter la TVA sur la France d’en bas, il faudrait rétablir la TVA à 33% sur la France d’en haut, c’est-à-dire sur les produits et services de haut luxe qui d’ailleurs se portent tous très bien malgrè la crise, preuve en est des résultats d’HERMES en très nette croissance en pleine crise. Les très riches continueront d’acheter chez Hermes, Cartier, Le Ritz et consorts, les riches ne changeront pas leur train de vie, c’est donc leur demander peu que de contribuer à redresser nos finances publiques et cela couperait l’herbe sous le pied de l’opposition qui n’a jamais pris de pareilles mesures en son temps !!!

  13. Claude dit :

    Cher Jacques,

    Ce qui exaspère un certain nombre d’entre nous c’est cette propension de Jean-Pierre Raffarin conseillé par Jany, de poser des questions destinées à susciter l’idée que ce qui devrait être fait n’est pas fait ou mal fait.

    Or, si Jany n’a aucune idée sur tout ça, J.P. Raffarin, lui, connait très bien les réponses.

    Par exemple : « Les milliards accordés aux grandes entreprises en compensation des 35 h sont-ils toujours légitimes, à ce niveau ? » J.P. Raffarin sait très bien que 73% des chefs d’entreprises préfèrent un retour (à tous égards) aux 39 heures plutôt que les milliards de compensation. Il y a des tas d’obstacles techniques à ce retour en arrière. Et ne me faites pas croire que J.P. Raffarin n’est pas au courant.

    Autre exemple : « Les marges de la grande distribution ne devraient-elles pas contribuer à l’effort national ? ». J.P. Raffarin sait très bien que vous parlez des marges brutes et que la marge de manoeuvre des entreprises sont leur marge nette. La grande distribution ayant une marge nette proche de zéro (voire de la perte actuellement par exemple pour Carrefour), à quel effort pourrait contribuer la grande distribution ? Que feraient les producteurs avec 0,5% du prix de vente en plus alors que la grande distribution disparaîtrait ? Et ne me faites pas croire que J.P. Raffarin n’est pas au courant.

    Encore un exemple : « Quel est le rapport coût/efficacité de notre système éducatif ? ». J.P. Raffarin sait très bien que depuis 30 ans le rapport coût/efficacité de notre système éducatif se dégrade et que (presque) tous les gouvernements, y compris le sien, ont essayé d’optimiser ce rapport (souvenez vous du « il faut dégraisser le mammouth  » de Claude Allègre). Tout le monde sait ce qui coince et tout le monde sait que ce n’est pas en 6 mois que Sarkozy avec tous les bâtons qu’on lui met dans les roues réussira ce que personne n’a réussi depuis 20 ans que l’on essaye de rationnaliser l’école. Alors s’il faut soulever le problème, il est plus populiste qu’efficace de le lier aux solutions 2011 destinées à réduire les déficits. Et ne me faites pas croire que J.P. Raffarin n’est pas au courant.

    Etc.

    Alors c’est vrai que Mistral est souvent excessif dans sa façon de dire les choses. Mais il exprime un sentiment d’injustice largement partagé dans le pays par ceux qui ne comptent pas leurs heures et qui pensent à tort ou à raison que s’ils ne font pas les choses elles ne se font pas.

    Moi aussi j’ai été exaspéré par certains fonctionnaires. Voulez vous un exemple (que je ne veux pas généraliser mais qui est répandu) ? En 6 ans de fonction publique j’ai été amené à aller 8 fois à la direction du personnel de mon inspection académique des Yvelines. Des fois le matin, des fois l’après midi. Les 8 fois, les « charmantes dames de la DP » étaient en train de boire collectivement leur café ou leur thé avec petits biscuits en bavassant bien installées dans l’un de leurs bureaux. C’est surement le hasard. Mais, répété 8 fois quand on est obligé de se déplacer parce que les choses ne se font pas si on ne se déplace pas, c’est un hasard qui énerve.

    S’il y avait un million de Mistral en plus, il y aurait surement un ou deux millions de Ju’âne Pedro supplémentaires et les uns et les autres seraient un peu mieux considérés (et sans doute mieux récompensés). Et, voyez-vous ? J’aime et j’ai de la considération pour les deux.

    Alors quand un Jany vient faire la morale avec sa morgue habituelle, ça défrise. Et quand un premier ministre pour lequel on avait de l’admiration le prend comme modèle alors qu’il serait plus utile pour la France qu’il aide le Président au lieu de lui mettre des bâtons dans les roues, ça énerve.

    Bonsoir,
    Claude

  14. SEDAT Reynaldo dit :

    [...] Hou hou,il y a du rififi dans l’air…!
    http://lci.tf1.fr/politique/tva-sur-les-parcs-a-themes-raffarin-agace-serieusement-sarkozy-6671489.html

  15. Ernest Gransagne dit :

    Il y a eu le mot « irresponsabilité » de prononcé semble-t-il, mais j’ai aussi entendu ce matin sur France-Interne de Gauche, que le Président aurait dit ensuite en off « Raffarin a raison »…

    Ce qui change tout, bien sûr.

    Ernest

  16. jany dit :

    Claude,

    Il y a tant de mauvaise foi dans vos réponses qu’il est difficile de répondre sur le fond…
    C’est malheureux mais vous avez coupe la relation…

    Vous parlez du café des fonctionnaires…mais je voudrais vous dire que dans les années
    90, j’ai participe a un « Audit » d’une très grande entreprise de votre région, cette entreprise est du domaine privée…

    Ce qui est ressorti c’est qu’entre la gestion du carnet de commande, la production et l’emballage, les stocks en flux tendus ou optimises, etc…apres des heures et des heures de tri, de courbes, de rapports, les machines a cafe montraient qu’elles avaient un impact important sur l’utilisation de l’outil de production, je n’ai pas les chiffres devant les yeux, mais le chiffre était suffisamment important pour devoir informer l’entreprise dans notre rapport.

    Que ce soit les fonctionnaires ou les salaries d’une entreprise privée, l’essentiel est d’appeler a plus de responsabilisation afin que chacun prennent conscience qu’il travaille pour le bien de tous ou pour le succès de l’entreprise pour qui il travaille…

    Dans votre réponse a Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, vous y allé un peu fort, peut-être même a la limite de la présomption…Ce que connaît le Premier Ministre du domaine de l’économie est certainement d’une autre nature que ce que vous pouvez entrevoir au travers votre petit prisme…

    Relisez son curriculum, relisez son emploi du temps, relisez tous ses rapports, ses rencontres avec des hommes d’Etats importants…et vous allez y trouver des réponses…

    Ne soyez pas passionne par 2012 en pensant a une personne NS comme l’unique représentant de la « vérité ».
    Soyez au contraire ouvert et ne poussez pas les gens de droite vers la gauche, sur ce blog, c’est ce que vous faites…
    Emmanuel n’était pas si virulent a son arrivée sur ce carnet, c’est vous qui ne l’avez pas respecte…
    Laissez une chance aux gens de s’exprimer sans devoir les critiquer…

    Un ancien Premier Ministre qui se dépense comme cela, qui participe a autant de colloques, qui permet l’établissement de meilleurs relations entre pays…devrait avoir le mérite d’être reconnu par un retraite de plus de soixante dix ans comme vous…

    Pour mon cas, oubliez le…vous ne me connaissez pas, sachez que professionnellement, je reste un peu écouté…Je ne suis pas un homme politique, j’ai d’autres aspirations…

    jany

  17. jany dit :

    François Hollande lance son clip de campagne…

    J’ai pu voir ce clip qui est très efficace dans sa construction…

    Avec Jacques, nous avons a plusieurs reprises appelez a changer notre approche du domaine social, mieux gérer ne voulait pas dire dépenser sans compter…

    Trouver d’autres sources de financement ne veut pas dire étouffer les entreprises…Le terme de l’harmonisation de la fiscalité serait plus adapte, car il est important que les entreprises puissent se développer pour permettre a notre économie globale de retrouver l’équilibre…

    Plus d’entreprises, plus de commandes, peut signifier plus d’emplois, plus de financement pour les caisses de l’État.

    Que l’État gère mieux ses finances est important, mais il est très important que la dynamique industrielle ne soit pas oubliée dans le même temps.

    2012 arrive, les concurrents vont réfléchir a des programmes alléchants mais qui dans la réalité ne viendront pas a la mis en œuvre, mise en pratique…

    Il y a plus d’un an le gouvernement pouvait ouvrir la réflexion sur une nouvelle démocratie sociale plus responsable, plus humaniste, plus progressiste…

    On ne défend pas un bilan en critiquant les autres (surtout s’ils n’ont pas gouverne ces 10 dernières années)…
    On défend un bilan en mettant en valeur ses point forts et surtout en faisant des propositions qui fassent que les électeurs éprouvent le désir de suivre cette nouvelle voie.

    Je regrette que le message actuel de la Droite ne trouve pas la dimension de son importante tache, qui est de servir la France et les français…dans leur unité….

    Bien cordialement,

    jany

  18. Claude dit :

    Jany,

    Seule la mauvaise foi ou l’incompétence empêchent de répondre sur le fond. J’ai pour ma part dit que je ne voulais pas généraliser un exemple et en preuve de votre « bonne foi » vous généralisez tous ceux que vous donnez. J’interviens rarement sans développer mes argumentations.

    Ma réponse à J.P. Raffarin est claire, expliquée et vérifiable.

    - 73% des chefs d’entreprises souhaitent le retour aux 39 heures à tous égards. C’est un fait !
    - la grande distribution généraliste a des marges extrêmement réduites voire des pertes malgré les attaques tonitruantes dont elle est victime de la part de politiques de plus en plus populistes qui prétendent le contraire. C’est un fait !
    - vouloir économiser à court terme sur l’éducation nationale est une ambition vertueuse partagée par beaucoup mais l’expérience prouve que cela ne peut se faire qu’à « petits pas ». C’est un fait !

    Si vous avez une opinion différente exposez là et argumentez sur le fond comme un honnête homme qui sait de quoi il parle. Sinon, donnez votre avis sans insulter les gens.

    Ayez l’intelligence de ne pas généraliser une expérience exceptionnelle, vous démontrerez une réelle formation d’ingénieur. Les audits d’entreprises très grandes, grandes et moins grandes, de mairies, de lycées, etc. auxquels j’ai participé se comptent par centaines et je connais bien les avantages et les inconvénients des machines à café et des réunions de tout un après midi autour de « bureaux salons de thé » parce que l’on n’a « pas grand chose à faire » pendant que les « usagers » attendent des heures entières.

    Je connais le pédigrée de J.P. Raffarin et ce pédigrée participe à l’estime que j’ai pour l’homme. Le sénateur « poil à gratter » qu’il s’efforce d’être en ce moment n’a pas sa rigueur. L’importance des gens ne se mesure pas à l’importance des gens qu’ils rencontrent (sinon, je pourrai me vanter d’un sacré pédigrée).

    Je ne suis pas comme vous assujetti sans restriction à un homme sur son seul cursus mais j’adhère ou pas à ce que je pense qu’il est globalement (le bon et le mauvais réunis) et j’ai une liberté d’esprit suffisante pour dire ce que je pense des détails quand je pense que ces détails vont à l’encontre de l’intérêt collectif.

    Je sais qu’il y a une imbrication des urgences budgétaires et de la préparation des élections de 2012. Un vieux routier comme J.P. Raffarin sait très bien ménager la chèvre et le chou… s’il le veut.

    Vous ne l’avez pas remarqué parce que vous avez une façon peu large d’appréhender les choses, mais je n’ai jamais remis en cause les nombreux bons articles de Monsieur Raffarin ni son action en général en France ou hors de France. J’ai même souvent dénoncé ou répondu personnellement à ceux qui lui manquaient de respect.

    Ce que je ne sais pas c’est si vous et Monsieur J.P. Raffarin êtes pour le succès de la droite en 2012. Plus ça va plus je pense que non. Et si c’est oui, alors ce n’est pas en travaillant de concert avec l’opposition que vous réussirez. En tout cas vous vous comportez comme un opposant et je n’ai aucune raison de faire semblant de vous trouver intéressant par politesse. Surtout que je sais que la politesse n’est pas votre fort (vous confondez assez souvent flagornerie et politesse).

    Claude

  19. Ju'âne Pedro dit :

    Pas ça Claude !!!!!!!!!!!!!!

    Ah galère de galère Claude, deux millions de Ju’âne, ça risque de plonger la France dans l’anarchie rigolatoire.
    Mais bon, le million de Mistral remettra de l’ordre, évidemment !

    Les échanges, parfois virulents, restent néanmoins des conversations qui ne doivent pas nous atteindre personnellement.
    Cela reste de bons moments et puis aussi, c’est important d’être lu par des citoyens qui ne sont pas forcément du même milieu.
    J’aime parler dans la vie, discuter échanger, rire aussi, un peu trop sans doute.
    Alors, à chacun ses idées et l’essentiel est de prendre le temps d’essayer de comprendre celles des autres.
    Pour ma part, c’est toujours un plaisir de vous lire car vos réflexions amènent la réflexion, justement.
    Allez les amis, ne vous engueulez pas, la situation est grave, nous allons, nous les rosacées, prendre les rênes du pouvoir, enfin, on va essayer si on ne se colle pas des peignées entre camarades.
    Mais bon, dans ma petite usine, ce n’est pas pour autant que les murs un peu sombre seront repeint en rose.
    Bleuet ou rose, le décor s’installe mais la grande scène de la vie quotidienne continue son petit bout de chemin.
    Claude, ils nous restent les mots, de jolis mots avec fautes d’orthographes en ce qui me concerne, mais bon, on n’est pas un âne pour rien.

    Bien amicalement Claude.

    :)

  20. JG Dupin dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Plutôt que des mesurettes par ci, des variations d’indices de taxation par là, et cette manière très peu démocratique de trancher de notre fiscalité l’été, en catimini, c’est une grande réflexion et une remise à plat de notre système fiscal qu’il faudrait mettre en place.

    Avez-vous seulement ouvert et utilisé une fois le Code général des impôts pour comprendre à quel point la complexité de notre système est source d’injustice et d’incompréhensions ? Pensez-vous que le maquis fiscal français soit digne d’une démocratie moderne ?

    Un bon impôt est impôt accepté par les citoyens.

    Je vous rappelle pour mémoire, l’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :
    « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leur représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »

    Pensez-vous vraiment que des décisions aussi importantes que celles touchant à la fiscalité doivent être décidée par un gouvernement en plein été ? Pensez-vous que des modifications sur une matière aussi technique que la fiscalité puissent être décidé sans l’avis d’experts ?

    Les agents de Bercy comme ceux de la Commission des Comptes, les avocats et juristes fiscalistes, les experts comptables, les notaires, les gestionnaires de patrimoine… sont des spécialistes de la fiscalité. En tant que juriste, iIl n’y a pas un jour sans que je prenne des décisions basées sur la fiscalité, et permettez moi de vous dire qu’il est de plus en plus compliqué d’appliquer des lois devant s’appliquer à l’instant « T » quand les décrets d’application sont publiés à « T+1″ ou « T+10″ ou « +20″

    Un exemple très concret présent dans le projet du gouvernement : la modification des règles de recouvrement des plus-values immobilières devront s’appliquer au compromis de vente signés à compter du 24 août 2011.

    Or, à ce jour aucun professionnel en France n’est à même de dire quelles seront les règles d’imposition applicables. Mais il est notamment et clairement indiqué dans le projet de loi, la suppression de l’abattement de la plus-value immobilière pour durée de détention.

    Au-delà du problème constitutionnel que pose cette décision car la rétroactivité n’est pas de mise dans un Etat de droit, et dans l’incertitude de la loi, voir dans l’espérance que cette hausse fiscale ne soit que temporaire, les ventes de biens immobiliers sont en chute libre, les vendeurs attendant de savoir à quelle sauce fiscale ils seront mangés et comment ils pourront optimiser leur opération.

    La crise de 2009 a contraint les banques à durcir les conditions d’octroi de prêts et à augmenter de presque 3 points (hors assurance) les taux d’emprunt. Le marché immobilier s’est asphyxié, les vendeurs ne trouvant plus d’acquéreurs. Les vendeurs bénéficiaires de prêts relais se sont retrouvés également pris à la gorge et contraint de brader leurs biens immobiliers pour se désendetter.

    Les collectivités locales ont eu en 2009 une baisse très important de leurs revenus par l’effet conjugué de la réforme de la taxe professionnelle et de la chute du marché immobilier. Les compromis de vente sous seing privé aujourd’hui signés sont les recettes fiscales de l’Etat et des collectivités à échéance plus ou moins proche.
    Or, l’incertitude fiscale actuelle et la mesure envisagée de supprimer l’abattement pour durée de détention ont pour conséquence mécanique de reporter les signature de compromis. On peut craindre à juste raison un manque à gagner pour l’Etat et les collectivités locales dans un premier temps.

    Dans un second temps, les vendeurs étant taxés plus lourdement sur leurs opérations immobilières, il en résultera probablement une hausse importante des prix de vente pour compenser le manque à gagner provoqué par la hausse de l’impôt ; cette hausse portera notamment sur le prix des terrains à bâtir. Moins de terrains à bâtir vendus pénaliseront le secteur de la construction. On peut donc s’attendre à une baisse des revenus fiscaux provenant du secteur du bâtiment.

    Au final, la hausse des plus-values immobilières provoquera une baisse des recettes fiscales pour l’Etat et les collectivités locales ; sans compter la sanction électorale qui en résultera…

    Une augmentation raisonnable de la taxation des plus-values immobilières, pourquoi pas ? mais faire n’importe quoi est contre productif.

    « La pente est raide mais la route est droite », disiez-vous. Vous pourriez ajouter que savonner la pente ne nous aidera pas à redresser les finances publiques.

    Ce soir, vous indiquiez sur France Inter qu’augmenter le taux réduit de TVA de 5,5% à un taux intermédiaire, par exemple de 8%, rapporterait des milliards. Je suis bien d’accord avec votre analyse.

    Mais on pourrait également augmenter très légèrement le taux majoré de TVA (entre 0,1% et 0,4%) avec un très bon rendu fiscal pour l’Etat, sans toucher aux finances des collectivités publiques, le temps bien sûr de revenir à l’équilibre.

    On pourrait aussi suivre le dernier rapport de Bercy sur les niches fiscales (rapport qui n’est pas partisan, lui), suivre les avis de la commission des comptes, diminuer les systèmes très complexes d’aides aux entreprises, simplifier de nombreux impôts pour rendre lisible la carte fiscale du pays, élargir l’assiette vers le haut et vers le bas de l’impôt sur le revenu avec un minimum de recouvrement fixé par exemple à quelques dizaine d’euros par an car être citoyen c’est avoir des droits mais aussi des devoirs…

    Et surtout arrêter d’édicter un principe pour faire cinquante exceptions ou de faire des lois ou des décrets à tour de bras sans jamais supprimer de lois antérieures ou d’évaluer l’efficacité de ces dernières…

    Bien amicalement.

  21. jean dupont dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Vous avez combattu avec vigueur et conviction le relèvement de la TVA sur les parcs d’attraction.

    J’espère que vous combattrez avec la même ardeur et le même succès la réforme des plus values immobilières, qui pénalise lourdement et brutalement -qui plus est de manière rétroactive!- les détenteurs d’un bien immobilier acquis depuis 10, 15 20 ans ou plus (les ignobles spéculateurs que voilà…). Plus le bien est détenu depuis longtemps, plus la réforme est spoliatrice, car on sait bien que l’indice INSEE sous estime largement l’inflation. Cette mesure sera en plus contreproductive économiquement (retrait des biens ou sous évaluation du prix déclaré)

    Bien à vous.

  22. jean-louis Paquette dit :

    monsieur le premier ministre,
    votre intervention sur l’augmentation du ticket d’entrée dans les parcs à thèmes a suscité une belle unanimité journalistique et vous êtes apparu comme le défenseur des pauvres « que l’on stigmatise ». On n’est pas responsable de ses soutiens et je veux croire que votre démarche n’avait pas d’arrière pensée sondagière. J’en aurais été totalement convaincu si votre bon sens politique s’était également exercé à critiquer la suppression de l’abattement sur les plus values immobilières. Mais il est vrai que le petit épargnant ne suscite pas vraiment l’engouement de la bien pensance. Il y a pourtant de quoi être scandalisé. Pour prendre mon cas, j’ai acquis à Metz en 1993, sans bénéficier d’un de ces nombreux dispositifs type loi Scellier, un appartement qui constitue mon seul capital avec une petite maison de village hérité en copropriété avec mon frère. Je souhaitais le revendre l’année prochaine. J’apprends donc qu’après avoir été imposé sur les revenus de mon travail, acquitté des droits de mutation, payé chaque année une taxe foncière qui n’arrête pas d’augmenter, je vais être taxé à 32% sur la plus value que je réaliserai, sans considération des intérêts que j’ai acquitté ni peut-être des travaux que j’ai financés. Cerise sur le gâteau, cette mesure intervient sans préavis ni mesure transitoire. Cerise sur la cerise, j’apprends aujourd’hui que la défiscalisation pourrait être repoussée à trente ans. Pourquoi pas cent? Peu importe de toute façon, car cette nouvelle règle pourra être elle-même être rapportée ou modifiée toujours sans préavis ni considération des situations en cours de ceux qu’on prend pour d’éternels gogos. Continuez à traiter votre électorat de la sorte et in ne faudra pas s’étonner d’un 21 avril à l’envers.
    Trés respectueusement et néamoins cordialement.

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