Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

27 commentaires

  1. Yves Pouponnot dit :

    Monsieur le Premier Ministre,
    Eh oui! Dans quelle République vivons-nous?
    Comment pouvons-nous tolérer de telles manoeuvres. Comment est-ce possible?
    Est-ce une technique pour faire vendre un livre?
    Le juge est-il si dépendant du pouvoir qu’il ne peut agir autrement?
    Que de questions qui risquent de détourner l’attention du principal: l’election présidentielle. Rendez-vous de ceux qui aspirent à un ETAT EXEMPLAIRE.
    Malheureusement on se dirige vers le nauséabond, porte ouverte à tous les excés.

  2. Donatien dit :

    Jean-Pierre,

    Apres l’affaire Woerth… wui peut croire que le President n’est pas mouille. Ne prenez plus les francais pour des imbeciles… 2007 est loin, et les gens ont ouverts les yeux (mais aussi leur emploi, paye les franchises medicales, toute une ribambelle de taxes etc.)

    salutations

    donatien

  3. Claudius dit :

    L’Etat de droit a servi à couvrir tellement de choses qu’on est en état et en droit de soupçonner cette juge de dire la vérité, hélas.

  4. REGARD dit :

    il n y a plus d’Etat de droit, l autorité est bafouée, l’ordre est renié
    les finances sont fragiles, le moral est au plus bas, la misère s’accroît
    alors que faire? tout refonder et demander à Nicolas Sarkozy d’être ferme sans ostentation, généreux sans démagogie, autoritaire sans complexe, réformateur sans complexe
    sinon, la chienlit sera chez nous

  5. Daniel Sintes dit :

    mon cher J-P
    Anne-Marie sait combien je te donne souvent raison, mais là tu n’as pas raison mais cent fois raisons.
    nous vivons dans un climat délétère.
    au lieu de tous , tous s’associer pour nous épargner une catastrophe économique , certaines personnes se complaisent dans le dénigrement et les mensonges stériles.
    mais cela me rassure tout de même car le faible n’est jamais attaqué en politique , on attaque toujours celui dont on a le plus peur.
    amicalement Daniel

  6. Ernest Gransagne dit :

    Il y a bien des prisons pour cela non ? Et des mises en examen ?
    Ernest

  7. emmanuel dit :

    « Souvenez vous du présumé coupable » Monsieur de Raffarin.

    L’état de droit implique une séparation totale des pouvoirs. Hors il ne me semble pas que les juges du parquet soit totalement indépendant en France…

    Souvenez-vous de l’acharnement de la Sarkozy à vouloir supprimer les Juges d’instruction, magistrat du siège…

    Que le président de la République soit un justiciable comme n’importe quel citoyen, et nous parlerons alors d’état de droit.
    Que le président de la République n’est plus un siège réservé au conseil constitutionnel à la fin de son mandat, et nous pourrons parler d’état de droit.

    Alors dans quelle République vivons-nous, la question est posée…
    Et que cette question soit posée par un Sénateur me semble légèrement déplacé. Un Sénateur n’étant pas soumis au suffrage universel.

    Nous vivons dans une République ou l’on tolérait il y a peu la circulation de fonds spéciaux en liquide dans des mallettes entre les ministéres.
    Nous vivons dans une république ou l’ensemble des élus n’ont pas le moindre compte à rendre à leurs électeurs.
    Nous vivons dans une démocratie qui de fait agonise, avec un Français sur 2 qui ne votent plus.

    Nous vivons dans une république ou l’on parle de rigueur en tant que Sénateur, mais pour les autres.

    Dans quelle République vivons-nous…
    La question n’est pas correctement posée…
    Dans quelle monarchie vivons-nous…

    Je déplore que le secret d’instruction soit systématiquement violé, et le plus souvent par des Greffiers sans scrupule.
    Mais je comprends parfaitement la position de cette magistrate que l’on a empéché d’instruire.

  8. Ernest Gransagne dit :

    à REGARD…

    Il nous faut des dirigeants capables de se projeter à 5 ans, 10 ans, 30 ans.

    Avec des visions précises : les énoncer et les faire !

    Il faut que ces gens là soient capable aussi, avant toutes choses, d’appuyer sur le « bouton RESET »

    Sans cela on fera pipi dans les violons.

    Ernest

  9. Mistral dit :

    « Dans quelle Republique vivons-nous ? »

    Ca fait un moment que l’on pose la question sur ce blog comme ailleurs…

    Quand je parle d’une justice laxiste socialo-communiste ….

    Trop c’est trop. Tout cela finira mal.

  10. Ju'âne Pedro dit :

    Moi je l’aime cette république.
    Elle est parfois un peu agitée mais ça se calme très vite.
    A trop crier au scandale, on finit par desservir celui que l’on prétend défendre.
    Les attaques en période électorale vont fuser de tous les camps, mais au final, à mon avis d’âne , les gens votent pour leur conviction, alors…
    Pas de panique les bleuets, la guerre médiatique ne fait que commencer.
    De droite à gauche les missiles vont se croiser dans un joyeux délire républicain.
    En attendant le résultat final, une partie de la population fouille dans les poubelles pour bouffer.
    Mais bon, je l’aime quand même cette république où le scandale actuel, c’est la taxe sur les parcs d’attraction et non, cette pauvreté déconcertante quand elle côtoie l’abondance.

    A plus, je vais souder, ça va me remonter le moral.
    :)

  11. Claude SIMONNET dit :

    Bonjour à tous,

    Etat de droit et Etat de fait.

    Voilà bien longtemps que les deux existent ensemble. L’état de fait, pratiqué dans de nombreux domaines est affaire de prédateurs, de personnes sans souci d’éthiqe personnelle ou collective et qui agissent au nom d’intérêts personnels et, ou, obscurs.

    Il est nécessaire de rétablir un état de droit et de rappeler à ceux ou celles qui transgressent les règles de la société qu’il existe des mesures appropriées à ce genre d’agissement.

    Claude Simonnet

  12. Kevin dit :

    Mon cher Jean-Pierre,
    Il ne faut désespérer de la situation de notre Patrie! Elle a toujours besoin d’homme neuf et dynamique tel que vous avez pu l’incarner admirablement. Nous sommes toujours derrière vous et espérons de tout coeur une candidature de votre part pour l’élection présidentielles. La victoire est en marche et les jeunes sont avec vous.

    Kevin du 93

  13. Claude Simonnet dit :

    Sans un « u » à éthique, cela fait désordre.
    Il y a beaucoup de choses bien dites
    dans les commentaires ci-dessus.
    L’état de droit doit laisser respirer un peuple.
    Et donc il se doit de trouver un équilibre
    entre la liberté individuelle Responsable et
    les règles de cohésion d’une société.

    Bien cordialement.

    Claude Simonnet

  14. Bricolo dit :

    Ce que je trouve inacceptable, moi, c’est que le citoyen Raffarin s’indigne qu’on puisse accuser de quelque chose le Président de la République.
    Le locataire actuel de l’Elysée est un inidividu justiciable comme n’importe qui, même s’il s’est arrangé pour que ne soit pas signée la loi organique le rendant comptable de ses actes et susceptible d’être sanctionné. La conception monarchique de Sarkozy n’est un secret pour personne. Les facettes les plus sombres de ce personnage montent de la vase, peu à peu, malgré tous les argousins à gages, et politiques coupe-feu.

    Par ailleurs, les accusations que porte le citoyen Raffarin contre l’admirable juge Prévost-Desprez sonnent comme du Lefebvre.
    La juge n’accuse pas, ce sont les journalistes qui accusent, dans leur livre. Je rappelle qu’elle a été désaisie par le bras armé du locataire de l’Elysée, qu’elle a été espionnée, contrecarrée, empêchée dans ses enquêtes, par un ami personnel de Sarkozy qui est, peut-on y croire tant c’est gros, procureur. le procureur Courroye.
    La juge serait lamentable si elle ne révélait pas cette faute probable – on ne prête qu’aux riches – du sieur Sarkozy – tant elle serait importante quand à la morale, l’indépendance du plus puissant rouage de l’Etat – la présidence – et laisserait augurer de funestes retombées, s »il se trouvait réellement dans des mains corrompues, comme l’affirmé la juge.

    Mais ça, comme par hasard, ça ne vient à l’idée du citoyen Raffarin, qui voudrait qu’on jugeât de Sarkozy comme de Louis XIV.

    Il faut que justice passe et vite. Des accusations sans ambiguité et toute une pratique au service des riches font que Sarkozy doit rendre des comptes, complètement et rapidement. Ca suffit, maintenant l’impunité.

    Vous devriez avoir honte, citoyen Raffarin, considérant votre devoir envers les citoyens français et les privilèges dont vous bénéficier depuis si longtemps pour exercer votre mandat, de si mal les remercier.

  15. Lepeltier dit :

    cela montre bien la faiblesse de la justice actuelle et sa partialité ….
    pourquoi la justice est elle à gauche ?
    ou pourquoi est elle écolo ?????
    Et pourquoi la droite est elle » toujours » condamnée ?
    Bizarre …. de voir une justice envieuse et jalouse !

  16. jany dit :

    Lu dans Le Figaro

    Sarkozy s’en prend à Raffarin
    AFP Mis à jour le 01/09/2011 à 18:32 | publié le 01/09/2011 à 16:34 Réactions (115)
    Le président Nicolas Sarkozy s’en est pris vivement ce matin à Jean-Pierre Raffarin en l’accusant d’irresponsabilité, dans ses critiques sur le relèvement de la TVA sur les billets d’entrée des parcs à thème, a-t-on appris auprès de responsables de l’UMP.

    « On peut avoir des arguments contre cette mesure mais certainement pas dire que ça revient à attaquer les pauvres, comme l’a dit Raffarin ! », s’est emporté le chef de l’Etat, lors du petit déjeuner de la majorité à l’Elysée, selon plusieurs responsables UMP qui y participaient. L’ancien premier ministre n’était pas présent. « C’est irresponsable, surtout venant du premier vice-président du conseil national de l’UMP! « , a jugé le président Sarkozy.

    Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, département du Futuroscope, a dénoncé le relèvement de la TVA sur les parcs à thème -retoqué mercredi par la commission des Finances de l’Assemblée nationale-, le qualifiant d’ »erreur sociale » car ces parcs « sont des vacances pour des gens qui ne partent pas forcément en vacances ».

    Peu après cette prise de position par Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin a réaffirmé jeudi que la mesure était selon lui « inappropriée » et qu’il fallait la « supprimer ».

    « Erreur sociale »

    Lors du petit-déjeuner, le président de la République a appelé le gouvernement et l’UMP à être davantage mobilisés pour défendre son action et répliquer aux critiques dont il est l’objet « car on a l’impression de n’entendre que le PS ». « J’aimerais que vous montiez tous un peu plus au créneau », a lancé Nicolas Sarkozy.

    Il a une nouvelle fois plaidé pour que l’UMP montre une image « d’unité » et de « mobilisation » lors de ses journées d’été, de vendredi à dimanche à Marseille.
    S’agissant de l’affaire Bettencourt, le chef de l’Etat est brièvement intervenu pour dénoncer les derniers rebondissements qu’il a jugés « hallucinants ».

    *********
    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Sachez que dans cette affaire je suis entièrement de votre cote…
    Le Président de la République est certainement mal conseille, c’est une erreur de s’attaquer a ses amis comme il le fait actuellement ou a chercher a les rabaisser.

    Monsieur le Premier Ministre, relevez la tête, vous n’avez rien a perdre, votre combat est juste…

    C’est au Président de la République de prendre de la hauteur, d’être moins polémique et un peu plus créatif.

    Il avait un boulevard devant lui pour montrer sa vision, il en a fait une impasse…
    Je ne sais pas s’il a bien fait de garder Francois Fillon aussi…avec ses mesurettes…

    2012, doit être avant tout des retrouvailles, un reve d’avenir a partager avec le peuple, pas la haine ou le mépris des autres…

    Bien cordialement,

    jany

  17. ARNAUD Patrick dit :

    Bonjour monsieur le premier ministre
    Quelle est cette république en effet où l’on peut accuser sans preuve en dehors de toute procédure légale, où les témoins subissent des pressions, où la déontologie et l’éthique semblent de vieilles lunes pour certains politiques, magistrats, policierset journalistes.
    Les leçons de morale ne s’appliquent pas qu’aux petits enfants.
    Respectueusement.

  18. Mary dit :

    Entre nous, qui serait assez fou pour se faire remettre des enveloppes de billets devant des témoins lambda ?

    La justice, la magistrature, devrait être apolitique pour servir tous les citoyens. Ce n’est pas le cas en France, hélas. On le voit bien : les multiples plaintes déposées par la gauche pour des broutilles curieurement aboutissent ; celles (rares, ce n’est pas notre culture) de la droite sont rejetées !

    Ce matin, sur une radio, Davet, journaliste du Monde qui avoue ne pas vérifier ses sources, disait qu’il avait été envoyé au monde des documents relatifs à la vie privée de DSK. Documents qui d’après lui n’auraient pas été publiés ! Nous y voilà : comme sous l’ère Mitterand ! rétention d’informations pour tout ce qui concerne la gauche : si les mêmes documents avaient concerné le Président ou la majorité, ils auraient été publiés de bon coeur !
    J’ai trouvé cette défense lamentable et infantile.

    Je pense que tout cela cherche simplement à faire oublier l’affaire DSK, lui repréparer une virginité et à faire aussi passer inaperçus les problèmes de Guérini

  19. jany dit :

    Lu dans Le Figaro,

    Tollé contre la baisse de l’indemnisation chômage des cadres

    publié le 02/09/2011 à 09:12, mis à jour à 14:15
    Tollé contre la baisse de l’indemnisation chômage des cadres

    L’idée de l’UMP Bruno Le Maire de remettre en cause le dispositif d’indemnisation des cadres les plus aisés au chômage a provoqué une levée de boucliers en France, du patronat au Parti socialiste.

    « Tout le monde serait perdant » a estimé vendredi la présidente du Medef Laurence Parisot tandis que Martine Aubry accusait que le gouvernement de « s’attaquer aux chômeurs plutôt qu’au chômage ».

    Dans un entretien à L’Express, le ministre de l’Agriculture, chargé du projet présidentiel de l’UMP pour 2012, souligne que des « décisions courageuses » s’imposeront pour le redressement des finances publiques de la France.

    Et il pose cette question : « Pouvons-nous garder un dispositif d’indemnisation du chômage parmi les plus généreux du monde, en particulier pour les cadres à hauts salaires? »

    Interrogée à ce sujet sur Canal+, Laurence Parisot a jugé que cette piste n’était pas la plus fondée.

    L’assurance chômage est « un régime social qui peut assez vite retrouver l’équilibre de ses finances », a-t-elle noté.

    « Si jamais on baissait les allocations versées aux cadres en cas de chômage, il faudrait aussi symétriquement baisser leurs cotisations, sinon ce serait tout à fait injuste », a-t-elle dit.

    « Or les cotisations des cadres font partie des recettes les plus importantes du régime, donc au total tout le monde serait perdant », a conclu la dirigeante du patronat français.

    « UN COMBLE » POUR HOLLANDE

    Plusieurs voix se sont élevées au sein du Parti socialiste pour dénoncer dans cette piste de réflexion une proposition choquante alors que le chômage frappe aujourd’hui près de 2,6 millions de personnes en France métropolitaine.

    « C’est un comble de se tourner vers les chômeurs pour demander de la solidarité » a estimé le candidat à la primaire PS François Hollande lors d’un déplacement en Ariège jeudi.

    Même indignation chez Martine Aubry, autre candidate à la primaire en vue de la présidentielle, vendredi au micro de RTL.

    « Décidément ce gouvernement préfère s’attaquer aux chômeurs qu’au chômage », a lancé la maire de Lille, rejoignant les propos tenus la veille par l’un de ses soutiens, Laurent Fabius.

    « Commencer à dire que le problème principal existant en France, c’est qu’il faut s’en prendre aux chômeurs, c’est absurde », a dit l’ex Premier ministre sur France 24.

    « Je ne dis pas qu’il ne peut pas y avoir, ici ou là, des abus, on le sait bien. Mais en termes de solidarité, ce n’est quand même pas aux chômeurs qu’il faut d’abord demander de donner un certain nombre de sommes supplémentaires, a-t-il dit.

    Arnaud Montebourg, aussi en lice pour la primaire PS, voit dans ce projet de plafonnement « une attaque supplémentaire portée aux citoyens ordinaires qui n’ont que leur travail pour vivre, ou leurs allocations quand ils en sont dépourvus ».

    « L’UMP cherche une nouvelle fois à diviser les français et à culpabiliser les chômeurs en leur faisant endosser la responsabilité de la crise », dénonce-t-il dans un communiqué.

    Sophie Louet et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

    **********
    Encore une fois le gouvernement devrait laisser mûrir la réflexion et ne pas rendre ce débat de fond polémique.
    Le cadre, comme tout salarie a droit a des indemnisations qui correspondent a son statut, il a cotise…

    Le débat devrait être centre plutôt sur les méthodes de financements des comptes sociaux, a partir de la, il est possible d’avoir une réflexion sur le taux des indemnisations des salaries et cadres.

    Le cadre a une fonction importante dans l’organisation de l’entreprise, ne pas en prendre conscience est une grave erreur, surtout dans une période ou nous avons un besoin important d’encadrement pour améliorer notre offre, dans le secteur productif.

    Bien cordialement,

    jany

  20. dvi- dit :

    Bonjour,

    je ne crois pas qu’après votre modification de loi sur le statut du contrat de qualification en 2005-2006 en contrat de professionnalisation, qui a laissé tant de jeunes sur le carreau et sans situation (dont moi), n’a fait l’objet d’une clarification de votre part.
    Et même en ayant cherché des réponses à l’époque on ne les a pas eues.

    Alors de quoi vous plaignez vous ?
    de pas savoir pourquoi ?

  21. dvi- dit :

    désolé il faut enlever le message je voulais le poster sur l’article « Clarification »

    Merci

    Cordialement

  22. Beaudet Louis dit :

    Bravo monsieur le premier ministre vos propos concernant la T V A des parcs à thèmes.
    Par votre intervention la parole du peuple d’en bas se fait entendre, oui vous êtes courageux face à ce parisianisme décidant de tout . nos députés de droite se comportent comme des godillots soucieux d’être réélus.

    Gardez votre liberté de parole le peuple est derrière vous

    Cordialement

  23. Lucky dit :

    M. le Premier Ministre, avec tout le respect que je vous dois, vérifiez vos sources…

    Le livre de G. Davet rapporte que la juge dit avoir entendu ces propos en « off », c’est-à-dire en dehors de la présence du greffier. Les explications qu’elle avance est que le témoin ne souhaitait justement pas s’exprimer de manière officielle, car on lui avait proféré des menaces de mort.

    Il existe de nombreuses raisons de contester la véracité de cette information. Mais je suis choqué d’entendre le même reproche de la part de *tous* les représentants de la majorité et du gouvernement, qui s’indignent que ces informations, révélées par des journalistes d’investigation, ne sont pas déjà officielles…

    Mais si ces informations étaient officielles, M. le Premier Ministre, quel besoin y-aurait-il de les rapporter dans un livre ? Elles seraient déjà versées au dossier de l’instruction !

    Rapporter des propos « off » est précisément le but du journalisme d’investigation. Cela ne garantit pas l’exactitude des propos rapportés, mais cela participe au libre exercice de la démocratie.

  24. Sephane DELARCE dit :

    On peut dire ce qu’on veut de notre République, du rapport de l’Etat avec sa justice. Il y a beaucoup à améliorer certainement, et cela viendra forcément un jour.
    nous avons vu comment le corporatisme des magistrats et plus largement des professions liées à la justice font tout pour empêcher toutes les réformes qui changeraient leur confort, leurs habitudes, leurs avantages.

    Moi je veux bien une indépendance totale de la justice, mais il faudra alors trouver quel lien les lie aux citoyens pour juger en leur nom.

    Je veux bien l’indépendance totale des juges à la condition expresse qu’ils soient responsables civilement et pénalement de leur agissements. Outreau et le cirque parlementaire qui a suivi n’ont servi a rien.
    le Conseil Supérieur de la Magistrature continue d’être un organe pour gérer les carrière par les juges, pour des juges… Petits arrangements entre amis.

    Il est bien beau de vouloir juger, ne pas être responsable de ses actes et surtout de ses erreurs, de ses fautes, d’être payé par l’Etat, ne pas accepter qu’une décision de justice soit commentée par un politique au nom soit disant de la séparation des pouvoirs (ce qui revient à dire qu’un politique est un sous citoyen puisqu’il ne peut pas en tant que tel s’indigner de décisions de justice qui parfois sont pour le moins déconcertantes.),…

    Ce sont les mêmes juges qui critiquent les lois qu’ils sont censés appliquer au nom du peuple français.

    Quant au secret de l’instruction c’est une chimère. Tout notre droit repose sur des mots vides de sens et parfois si contradictoires…
    Pour exemple quelle coéxistence possible entre l’intime conviction d’un juge et la présomption d’innocence, sans parler du doute qui devrait profiter à l’accusé.
    si notre justice fonctionnait correctement, il ne devrait pas y avoir de détention provisoire, et aucun non acquittement. C’est la preuve que le travail fait en amont n’est pas sérieux. que le juge instructeur a manipulé l’instruction dans un sens.

    La plus grande preuve que la justice française n’est pas forcément aux ordres des politiques c’est que les propos inacceptables de cette juge ne seront pas sanctionnés.

    Oui la République est en danger…. pas forcément dans le sens que tout le monde imagine.
    Les politiques ont bien entendu une grande part de responsabilité, mais je ne veux pas leur substituer des juges irresponsables, corporatistes qui s’arrogent des droits largement supérieurs à leurs devoir, et enfreignent les lois et les procédures à leur gré.

  25. seb dit :

    Quelques remarques et questions :

    –Avez vous lu, M. RAFFARIN, le livre « sarko m’a tuer » (avec une belle faute d’orthographe au passage) ? Et qu’en est il des membres de la « majorité » ou de l’entourage de M. SARKOZY et M. FILLON ?

    Je suis vraiment très surpris du nombre de commentaires de personnalités politiques sur ce livre qui, à ma connaissance, n’a été mis en vente que trois jours auparavant ! Est il bien raisonnable d’accuser quelqu’un d’avoir commis des fautes sans vérifier les torts qu’on lui impute ?

    Les journalistes Français – qui ne sont pas connus pour vérifier leurs sources – disent quelque chose. Très bien. Mais avez vous eu – vous ou d’autres – la curiosité de lire cet ouvrage ? Ce pamphlet ? On peut faire dire tout ou n’importe quoi à une personnalité. On le voit suffisamment avec les « stars » qui font le bonheur de la presse people. Qui vous permet – outre l’information très douteuse des journalistes – de condamner une femme exerçant la mission de juge…Et qui a été dessaisie du dossier, au regard de ses démélés avec son confrère procureur à Nanterre à l’impartialité plus que suspecte ?

    Très personnellement, je crains que tous les politiques qui s’indignent en ce moment, font preuve d’une irresponsabilité totale. Car sauf à penser que l’ensemble de la classe politique est allée se procurer l’ouvrage, il faut craindre qu’au delà des raccourcis médiatiques, vous ne savez, en réalité rien des propos tenus ou rapportés dans cet ouvrage !

    –Deuxième observation : vous parlez de la République et dites ne pas comprendre que sous un régime républicain une citoyenne puisse préférer utiliser les médias que le système judiciaire.

    Mais n’est ce très précisément ce que fit un certain Zola, qui était républicain sans nul doute, et adressa un sublime « j’accuse » qui dans toutes les écoles de France est considéré comme un acte citoyen/militant particulièrement honorable et louable ?

    De même, l’appel à la désobéissance civique, au nom de la lutte pour la France, réalisé par un certain Général De Gaulle, fait il l’inanimité dans la classe politique. Et cet appel précède un acte bien peu républicain du Parlement français à l’endroit du Maréchal Pétain. Votre parti fête, chaque année, un autre mouvement qu’on appelle familièrement la Résistance. Pourtant, n’était ce pas, là encore – au regard des moyens employés – un acte illégitime selon les codes républicains qui sont vôtres ?

    –De Gaulle aurait pu dénoncer – comme Charles VII en 1422 après la signature du traité de Troyes – l’armistice de juin 40 et surtout l’octroi des pleins pouvoirs au Maréchal, sur le plan judiciaire. La Constitution de la III Republique n’était elle pas foulée aux pieds ?

    –Zola aurait pu agir en tant que justiciable et exiger une réhabilitation d’un certain soldat.

    –Charles VII aurait pu faire valoir, devant le Parlement de Paris, l’irrecevabilité du traité de Troyes, à l’endroit des Lois Fondamentales du Royaume.

    Mais le premier a compris que la Justice ne lui donnerait pas raison, le deuxième a préféré se tourner vers l’opinion publique, et le troisième – sous l’égide de notre Jeanne – a fini par comprendre que le problème de succession était moins juridique que politique, et qu’il lui faudrait donc recueillir l’assentiment de son Peuple (et de Dieu) pour être roi à part entière, d’où le choix du sacre.

    La DDHC – qui est l’âme de la France – nous dit très clairement quand nous sommes dans l’Etat de droit et quand il y a des actes arbitraires. Est considéré comme un acte arbitraire, tout acte visant à enfreindre les droits qu’elle protège et à porter atteinte à la séparation des pouvoirs. Et cela vaut pour tous les régimes politiques : République, Monarchie, Empire, etc.

    Peut on considérer que la citoyenne incriminé par vos propos aient porté atteinte à l’état de droit ? Il ne me semble pas qu’elle l’ait fait, puisqu’elle a gardé le silence pendant tout le temps où elle instruisait le dossier WOERTH/BETTANCOURT. Il ne parait pas non plus qu’elle ait violé la DDHC, puisqu’à dire vrai, elle s’est contentée, sous la plume de deux journalistes, d’autoriser qu’on rapporte ses propos. Des propos qui – si l’on en croit ceux qui ont lu le livre – se limite à dire que la juge a entendu des propos.

    Il me semble donc qu’au lieu de se retourner contre une femme qui n’a fait que dire ce qu’on lui a fait entendre…Il faudrait peut être interroger les journalistes. Après tout, si l’on considère qu’un bloggeur est responsable des commentaires de son blog…Pourquoi en serait il autrement d’un auteur faisant témoigner des personnages ?

    Là, j’en appelle à la cohérence du Législateur. S’il incrimine le bloggeur quand un plaisantin vient semer ses mauvais propos sur le blog, pourquoi s’en prendrait il aux auteurs des commentaires quand un ouvrage parait ?

    –Autre interrogation : la juge citée était elle en mesure d’intenter une action judiciaire ? A l’évidence non…Puisque le Législateur a été assez imprévoyant pour ne pas définir concrètement les moyens judiciaires pour mettre en cause la personne du Président. Si celui ci doit, en principe, répondre de ses « manquements à ses devoirs, dans l’exercice de ses fonctions » nul ne sait comment lui en faire « répondre » !

    Face à l’immunité présidentielle, la juge en question est forcément démunie. Quand un Ministre en charge se voit accuser ou est l’objet de soupçons, qui nuisent à sa mission publique, le juge peut demander à son supérieur hiérarchique de saisir la CJR. Lequel est en mesure de le faire au petit bonheur la chance.

    Mais mis à part des parlementaires, aux 3/5, qui peut demander au Président de la République de répondre de ses actes durant son mandat ? Personne à ma connaissance.

    Certes, la Constitution prévoit bien que le locataire de l’Elysée soit amené à répondre de ses actes ANTERIEURS à son mandat présidentiel, en n’étant pas réélu. Mais tout cela prend du temps – il suffit de voir le procès de M. CHIRAC – et surtout on peut considérer que la juge citéé, avait peut être quelques désirs de mettre en garde les citoyens Français avant les échéances prochaines.

    Bref, une action judiciaire portant sur l’exercice du pouvoir par le Président de la République est impossible puisque le Législateur ne fait pas son travail, et une action judiciaire à l’encontre du citoyen SARKOZY arriverait trop tard, puisqu’on fait ainsi courir le risque – s’il y en – aux Français de remettre à l’Elysée un homme corruptible.

    Est il républicain de se taire quand on soupçonne une personnalité appelée à exercer une charge publique de ne pas avoir ni les capacités, ni les compétences, ni les vertus pour s’en saisir ? Encore moins pour rempiler ?

    –Je termine par une chose qui m’apparait très importante. Dès la polémique journalistique lancée, la « majorité » n’a trouvé à dire qu’une seule chose : la juge serait politisée et tout cela se fait à l’approche des présidentielles. Votre parti ne comprend t il pas qu’il donne du crédit à « l’accusation » au liieu de la démonter, en montant à ce point au créneau et pire encore de manière non déterminée ?

    D’une part, il n’y a rien d’anormal à ce qu’un livre à tendance politique, écrit par des journalistes politiques, tombent maintenant. Les éditeurs ont, en général, envie de vendre leur livre. S’ils le font en période creuse, cela n’intérèsse personne. Laisser sous entendre que les éditeurs, les auteurs, et le monde judiciaire, conspireraient contre M. SARKOZY est plus qu’une erreur, une faute. Tout simplement parce que l’argumentation nécessite d’avoir des débatteurs crédibles. Expliquez moi comment vous comptez faire gober aux Français que le PS et cie a pu instrumentaliser quiconque alors que continuellement vous faites savoir à quel point ils sont incapables de s’unir !

    D’autre part, quand on est accusé, on ne doit pas « démentir » mais « prouver son innocence ». Surtout quand on exerce une charge publique. La femme de César comme César se doivent d’être insoupçonnables. Or, que fait ici « l’Elysée » ? L’UMP ? Le Gouvernement ? Il condamne, il s’insurge, il dénonce. Mais quand prend t il la défense de M. SARKOZY en argumentant ?

    Dans notre Histoire, plusieurs de nos reines se sont vues accusées des pires desseins. La plus connue est, sans nulle doute, Marie Antoinette. Celle ci, fasse aux pamplhets la concernant, les a regardé avec mépris, a vu la Cour s’en indigner, a exigé un procès qui a mal tourné pour elle parce qu’elle n’a pas démonté l’argumentation mais lui a donné du potentiel du fait de son attitude.

    Cette attitude, c’est très précisément celle que prend la « majorité », le Gouvernement, le Président. Il n’est pas « républicain » de s’en prendre au Président ? Et pourquoi çà ?

    Aurait il donc plus de droit qu’un Louis IX que ses sujets moquaient car trop pieux pour songer au devoir marital ? Des propos rapportés à Blanche de Castille, qui en découvrant le potentiel dévastateur pour le régime, a pris les choses en main : à savoir non pas arrêter tous les musiciens du Royaume pour leur couper la langue, mais marier dans l’année son fils pour évacuer d’un clin d’oeil une rumeur portant préjudice à la Monarchie.

    Aurait il donc plus de droit que Marie Antoinette, qui elle pouvait se prévaloir de ne pas avoir choisi sa charge et se faire excuser ses fautes par sa jeunesse ? S’en prendre à la reine ou au roi n’était sans doute pas toléré, cela n’empêchait pas la diffusion sous le manteau de pamphlets sévères à son encontre pas plus que la moquerie du bon Louis XVI, chanté sous le nom d’un certain Dagobert !

    L’attitude normale qu’on aurait pu/dû attendre de M. SARKOZY c’est celle de la responsabilité. L’accuse t on ? Oui. Et personnellement. Ce n’est pas « le Président de la République » qui se voit accuser sur l’exercice du pouvoir mais bien le citoyen SARKOZY en tant que membre de parti.

    Il se trouve que M. SARKOZY est accusé – et chacun peut formulé des accusations s’il a un doute, le procès blanchira ou pas le prévenu, innocent jusqu’à preuve du contraire – d’avoir touché de l’argent. Pourquoi ne démontre t il pas la fausseté des accusations ?

    Démentir c’est bien, prouver c’est mieux ! Surtout quand on peut le faire. Ce qui est le cas de M. SARKOZY. En effet, entre 2003 et 2007, il était Ministre régalien. Si mes souvenirs sont exacts, ces Ministres sont toujours accompagnés d’un « garde du corps » et très souvent de leur « chef de cabinet. Il va donc de soi que ceux ci sont en mesure de témoigner que M. SARKOZY n’a pu recevoir d’argent ou en recevoir puisqu’ils étaient présents à ses cotés !

    En outre, un « président de parti » ne se déplace pas seul…Et je crois me souvenir qu’il participait certes à des diners chez les Bettancourt avec son ex épouse.

    Bref, face à l’accusation proférée…Il aurait sans doute été bon que, au lieu de s’indigner le Gouvernement défende l’intégrité morale de M. SARKOZY et permettant aux juges de faire toute la lumière sur ce dossier.

  26. JG Dupin dit :

    Il est certain que la magistrate a manqué à son devoir de réserve et de neutralité que lui impose sa fonction. Cette réserve, tout comme le secret professionnel, s’applique à elle pour les dossiers en cours comme pour les dossiers dont elle a eu la charge. La levée du secret professionnel est possible dans des cas très réglementés, nous sommes effectivement dans un Etat de droit malgré les fantasmes populistes ambiants.

    Mais ce que je ne comprends pas bien c’est pourquoi, si la révélation a été faite dans son bureau quand elle était en charge du dossier (et on se souviens que ça fuitait quand même pas mal à l’époque), cela n’a pas été repris dans un procès-verbal ou pourquoi elle n’en a pas référé à qui de droit plutôt que de se confier à un journaliste, alors même que l’affaire est toujours à l’instruction, rappelons-le.

    Alors, je n’ai pas lu le livre et je ne le lirai sans doute pas, mais il ne me semble pas avoir entendu que le journaliste ait rencontré la personne qui aurait tenu ces propos pour avoir sa version des faits, ce qui me semble être quand même la base d’une enquête journalistique de ce genre…

    Maintenant, il est certain que la justice va convoquer tout ce petit monde pour avoir des explications, et on verra bien.

    jgd

  27. Laouchez Charles dit :

    François Baroin a parfaitement réagi dans le journal du soir de la sortie du livre ( dont le titre comporte une faute d’orthograhe volontaire, référence à un autre dossier « Omar m’a tuer »).
    Le problème de fond est, selon moi, le problème de la preuve. Est-ce quelqu’un peut être écouté sans qu’il apporte la preuve de ce qu’il allègue? La parole, même l’aveu, suffit-ellle à faire soupçonner, voire condamner quelqu’un? Beaucoup d’articles de journaux, beaucoup d’actions judiciaires sont réalisés sans preuve aucune, sur la base de simples paroles non vérifiées ou recoupées. « Témoin unique, témoin nul » affirmait le droit romain. On en est loin. On est là dans un problème de carence du Parlement, qui ne parvient pas à s’assurer que la loi et l’esprit de la loi sont respectés par journalistes et magistrats. Le chantier est immense et urgent, car notre démocratie est journellement défigurée par CERTAINS MEMBRES de ces deux corps de métiers.
    Il est juste de rajouter que les magistrats feraient mieux leur travail si on leur inculquait quelques notions d’organisation et si on améliorait leurs conditions de travail, dramatiquement négligées depuis la guerre.
    ml

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