Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

19 commentaires

  1. Dominique M dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Si je partage vos positions quant aux deux premiers sujets, je suis de ceux qui pensent que si M. CHIRAC et ceux qui ont gouverné avec lui ont certes préservé la cohésion de la France, ils ont en revanche singulièrement manqué de courage pour dire la vérité aux Français, renforcer la santé économique du pays et lui permettre de relever les défis actuels. Un exemple: l’ Éducation nationale a poursuivi son déclin. Le nombre de bacheliers est resté un simple objectif politique atteint par la baisse persistante du niveau de l’enseignement et par la « manipulation » des résultats. C’est toujours le cas aujourd’hui. Très mauvais service rendu à nos jeunes et à la préparation de l’avenir. Pour ceux qui en douteraient, consultez les directives pédagogiques données aux enseignants. Demandez aux enseignants qui participent aux corrections du baccalauréat. .
    Aujourd’hui, le plan de rigueur en discussion a comme objectif d’envoyer un signal fort aux marchés qui financent notre dette. Est-ce qu’une taxe sur les boissons sucrées, une autre sur les complémentaires santé et sans doute une taxe sur les nuitées dans les hôtels de catégorie supérieure répondent à l’objectif? Non, bien évidemment. La seule question sérieuse est : comment la France va t’elle réduire durablement son niveau de dépenses? Là-dessus: rien de sérieux.
    Alors, si certaines choses vont dans le bon sens, d’autres non, et nous continuons à dériver singulièrement à contre-sens de ce qu’il faudrait faire d’urgence.
    Ne flotte t’il pas dans la tête de nos dirigeants comme un état d’esprit déjà perçu lors de la montée de la menace hitlérienne, l’esprit de Munich?
    Au risque de me répéter, merci à Monsieur le Premier Ministre de nous dire ce qu’il pense des mesures suivantes:
    - suppression des comités théodules, des budgets alloués pour les commissions et les rapports dont l’utilité n’a pas été prouvée,
    - réduction de 20% du nombre d’élus à tous les échelons,
    - non cumul strict des mandats,
    - renouvellement limité à une fois,
    - réduction de 20% des émoluments et frais de fonctionnement des députés et des sénateurs, des élus régionaux et locaux, à commencer par ceux du Président de la République et des Présidents d u Sénat et de l’Assemblée.
    Bonne journée.
    Dominique M

  2. jany dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Jacques Chirac restera dans nos cœurs comme un grand Président de la cause sociale…

    Sa mémoire, nous la trouvons partout dans les milliers de reportage qui ont été fait sur l’homme…

    Ses sourires, sa gourmandise, ses poignées de mains, ses finesses dans le jeu politique et ses images qui nous rappellent le temps…Celui d’un homme qui est reste secret…

    Jacques n’est pas devenu Chirac par hasard, de sa longue vie politique, il restera un chemin, celui de la Cohésion et de la Justice Sociale…Un chemin partage avec de nombreux hommes et femmes politiques…

    Il y a un moment dans la vie ou tout semble s’échapper, les certitudes redeviennent des incertitudes et le corps reprends sa liberté…seules les images lointaines du passe semblent vouloir revenir…dans la nostalgie du regard de l’oubli…

    Dans ces moments, l’amitié doit toujours être présente pour mieux accompagner le cours des jours…

    Le procès, qu’elle belle affaire !
    La Justice s’assoupira a la lecture des gros livres de rapports…
    Il faudra bien en finir avec ce dossier…

    Laissons-le en paix,
    A vouloir plus de justice, on arrive a oublier les raisons de la justice…

    Bien cordialement,

    jany

  3. Gaulois 62 dit :

    Lettre ouverte d’un citoyen français à Monsieur le Président de la République française
    à Mesdames et Messieurs les élus de la République française

    Monsieur le Président, Mesdames et messieurs les élus,

    Vous avez, Monsieur le Président, refusé d’encaisser mon chèque, établi pourtant à l’ordre du trésor public, en restitution d’une retraite de combattant que je ne souhaite plus percevoir. En acceptant cette reconnaissance du devoir accompli, j’ai le sentiment de trahir les valeurs de la France pour lesquelles sont tombés certains frères d’armes. Peut-être comprendrez-vous qu’il m’est difficile d’admettre que les serviteurs de cet Etat puissent condamner injustement l’un des miens dans l’indifférence générale des élus et serviteurs de la République.
    Parce que mon fils a eu le courage de chercher lui-même son emploi, parce qu’il a accepté cet emploi à plus de 200 kilomètres de son domicile et qu’il a du répondre trés rapidement à un détachement professionnel, votre administration fiscale lui a refusé la déduction des frais professionnels de double résidence au motif qu’il est célibataire. Même son licenciement économique, moins de 3 ans aprés sa déclaration de revenus et comme le prévoit pourtant la loi fiscale, n’a pas trouvé grâce à ses yeux. La précarité n’était-elle pas avérée ?
    Que vaut la garantie offerte par l’administration fiscale, dont parle la charte du contribuable, lorsque faisant appel à la Justice, le juge du nord condamne mon fils et donne raison à cette administration qui semble être au service du dieu  » ARGENT » plus qu’au service du public comme le réclament les valeurs de la république, alorsque le juge du sud condamne un champion du monde 1988, pour cause de célibat aussi mais dans la situation inverse? La loi, n’est-elle pas la même pour tous ? Le Conseil d’Etat blanchit, à juste titre, le second mais trouve les arguments, du premier, peu sérieux. Est-ce cela la justice de la France.
    La loi m’oblige à dénoncer tout crime ou délit. Pourtant lorsuqe je traduis le ministre responsable devant la Cour de justice de la république, la commission des requêtes rejette ma demande. Vous-même, Monsieur le Président, lorsque, conformément à votre mission prévue par l’article 5 de la Constitution Française, je vous demande de veiller au fonctionnement régulier de cette institution, vous m’informez de ce que la décision de justice est irrévocable et s’impose à tous. Sans me préciser, toutefois, de quelle décision il s’agit.
    La discrimination sur le critère de la situation de famille dont est victime mon fils, est trés bien définie par l’article 225-1 du code pénal et condamnée par l’article 432-7 du même code. Malheureusement ni la HALDE, ni les services du défenseur des droits n’ont su la déceler. A qui servent ils alors ?
    N’êtes-vous pas, Monsieur le Président, le garant du respect des traités signés par la France dont l’un d’eux porte l’engagement de ne pas discriminer ?
    Par respect pour mes frères d’armes tombés pour les valeurs de la France et en souvenir des fondateurs de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1789, j’ai cru de mon devoir de déposer plainte contre cette France pour sauvegarder notre honneur et notre dignité. La France aura donc à répondre de la violation des droits de l’homme et du non-respect de sa signature devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
    Peut-être certains d’entre vous auront ils assez d’honneur, de sens de responsabilité et de solidarité, pour éviter une telle sanction ? C’est le seul espoir qui me reste pour que la France, ce pays qui est le mien et que je pense avoir servi de mon mieux, ne condamne définitivement et injustement mon fils.
    Dans cette espérance, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, Mesdames et messieurs les élus, l’expression de mon profond respect.

    De quel côté, se trouve le BON SENS, Monsieur le Premier Ministre ?

  4. emmanuel dit :

    Je partage votre message Monsieur le Premier Ministre. *

    A présent je vous implore de constituer un grand rassemblement Républicain loin de la Sarkozy.

    La récession sur fond de stagflation est belle et bien là.
    Encore un peu de rigueur pour sauver des banques et des Hedges Fund mafieux d’une économie Casino, et il n’y aura plus « d’économie ».
    Un nouveau monde nous ouvre ses portes. Il faut des femmes et des hommes du centre pour aller de l’avant.
    Il faut des hommes et des femmes imprégnées du siècle des lumières pour que renaisse les démocraties en Occident.
    L’UMP est un « corps malade et vide comme le PS ».
    Rassemblez avec Bayrou, Borloo, De villepin, et nous vous suivrons.
    Donnez un espace de réflexion à la Société civile et nous contribuerons à redonner du sens à la Cité.
    C’est une prière quand la barbarie est à nos portes.

    La Sarkozy c’est le Jurassique de la politique juste avant l’impact qui contribua à l’une des extinctions de masse.

  5. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Votre titre est pertinent. « Dans le bon sens » : c’est celui de l’apaisement.

    Merci pour vos propos si justes pour évoquer ces trois sujets.

    Amitié

    Jacques

  6. Dominique M dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Concernant le dossier SERVIER, la responsabilité est à rechercher autant auprès du laboratoire SERVIER, de ses dirigeants, mais aussi des responsables des différentes autorités de régulation qui ont fait preuve de faute professionnelle grave.
    Concernant le plan de rigueur, le gouvernement serait bien inspiré d’abandonner l’idée de taxer les complémentaires santé et de rétablir la taxation des heures supplémentaires pour les grandes entreprises, mais de conserver l’exonération pour les TPE et PME dont le taux d’imposition est déjà singulièrement plus élevé que pour les grosses entreprises.
    Concernant l’aide à la Grèce, le gouvernement doit nécessairement exiger des contre-parties en matière de sérieux de mise en place des réformes. Sinon, il est clair que c’est se moquer des Français à qui on parle de rigueur et qu’on sanctionne pour des fautes de gestion des gouvernements successifs. A ce sujet, le temps est venu que l’on puisse appeler en responsabilité personnelles les politiques et les fonctionnaires qui commettent ce type de faute.
    Enfin, il se dit que l’Allemagne a un niveau de dépenses publiques inférieur de 180Milliards€ à celui de la France pour une population supérieure de 25% à celle-ci: preuve qu’il y a quelque chose à faire dans la réforme de notre modèle français! Sur un mandat de cinq ans de NS, l’économie est de 900Milliards€.
    Doit-on parler de manque de courage ou d’incompétence de nos gouvernants? La question mérite légitimement d’être posée.
    Bonne journée,
    Dominique M

  7. Mistral dit :

    « Au moment où les Français semblent mesurer les points forts de son bilan notamment en ce qui concerne la cohésion et la justice sociale, cet événement judiciaire apparaît néanmoins fort décalé. »

    La c’est l’apothéose !!!!

    Donc dans notre pays de droit, dans notre belle république, on ne juge pas un politique sous prétexte des « points forts de son bilan ».

    C’est pas l’évènements judiciaire qui est décalé. C’est vous et la classe politico médiatique.

    Autant j’étais écoeuré de voir le lynchage des médias et de la gauche du temps ou Chirac était président, autant je suis écoeuré de ce qui se passe aujourd’hui.

    Mais de quel droit sous prétexte d’avoir été élu un politique doit échapper à la justice ??? Mais qu’est ce que c’est cette caste républicaine ???

    Ca va mal finir, j’en suis de plus en plus sur.

  8. Ernest Gransagne dit :

    Pour que tout aille dans le bon sens :

    - l’impôt TAXE FONCIÈRE qui vient d’arriver ce matin dans ma boîte à lettres est en augmentation par rapport à l’année dernière de ?

    de + 67,34 % !

    J’aimerais bien ne plus entendre notre Président dire : « Je refuse que l’on augmente les impôts. »

    Ernest

  9. Claude dit :

    Cher Ernest,

    Je viens de recevoir ma feuille d’impôts (IR, celle qui dépend de l’état) : malgré une augmentation de mes revenus de quelques centaines d’euros et en ayant oublié de déduire les dons aux associations, grâce à l’actualisation du barème de l’impôt je vais payer exactement la même somme mensuellement que l’année dernière à l’euro près (environ un mois de revenus bruts).

    Il ne faut pas se tromper de coupable.

    L’impôt foncier ou la taxe d’habitations sont locales (commune, département et région). Les élus locaux sont là pour détricoter ce que tricote le gouvernement. Chaque euro économisé à la tête de l’état est dépensé 3 fois en région.

    Cordialement,
    Claude

  10. Ernest Gransagne dit :

    Mais Claude, pensez-vous que cet impôt quel qu’il soit ne sort pas de la même poche ?
    La mienne.

    Ne pensez-vous pas que l’entête de la feuille, quelle que soit sa destination, IR ou TF ou TH, possède la même entête : le logo de notre République, avec Marianne sur fond tricolore ?

    Claude, je n’ai qu’une poche pour MON porte-monnaie.

    Ernest

  11. Ernest Gransagne dit :

    Il faut trouver de l’argent ?

    Vrai.

    Il faut plus de justice ?

    Vrai.

    Il faut que notre Sécu. ne soit plus un trou sans fond ?

    Vrai.

    Les Mutuelles ne doivent pas en payer les pots cassés.

    Si l’on persiste sur cette très mauvaise voie, on favorise « la santé à deux vitesses ».

    C’est curieux ce manque de discernement.

    Les électeurs se posent de plus en plus la question : pour qui vais-je voter ?

    Ernest

  12. Claude dit :

    Cher Ernest,

    Je sais bien que cela sort de la même poche. C’est pour ça que la nature vous a doté du pouvoir de discernement.

    Mais il est bien possible que Nicolas Sarkozy perde les élections parce que les gens ont besoin d’un bouc émissaire et qu’il est plus jouissif de prendre N. Sarkozy comme bouc émissaire que Tartempion et que cela les prive du pouvoir de discernement.

    Cordialement,
    Claude

  13. Ernest Gransagne dit :

    Oui, Claude,

    - l’union de la Méditerranée ? Cette belle idée a fait pchitt.

    - le karcher ? Nous l’attendons toujours.

    - La présence en Afghanistan ? Tout le monde s’y ait cassé les dents. On ne fera pas le bonheur de ces gens qui soutiennent les talibans et qui vivent de la culture du pavot.

    Il suffirait que l’on prenne la décision d’arroser les champs de drogue avec un défoliant de chez DOW CHEMICAL, et ce serait fini. Il faut juste oser. Pas besoin de bombes…

    - Israël : toujours la même arrogance de la part des gouvernants… On laisse faire.

    - la bande de Gaza : de pauvres gens qui vivent comme des bêtes depuis des générations.
    On laisse faire et on est étonné qu’ils envoient des rockets ?

    - Les banques : on avait bien entendu que rien ne serait comme avant.

    Vous avez vu du changement ?

    - L’école ? On vient de faire la rentrée et déjà un mot d’ordre de grève ! Pour ce mois de septembre.

    - La justice : on a voulu faire une tentative d’amélioration… On a vu la levée de boucliers.

    Et Hop, marche arrière, la justice continue son petit bonhomme de chemin comme avant.

    Les grands chantiers ? Fini, motus et bouche cousue. Le grand Paris ? Fini.

    - L’espoir avec des objectifs ambitieux ? Rien

    - Des décisions qui trainent, des contre-décisions, des « on ménage la chèvre et le choux »…

    Etc… etc…

    Ce n’est pas faire un bouc-émissaire du Président c’est de dire que quand on a dit : on fait.

    Il y a eu beaucoup de choses dites.

    Il y a eu beaucoup trop de choses non faites.

    Il faut faire des économies… partout.

    C’est avec la restriction des dépenses de l’État que nous ferons le mieux apprécier l’effort nécessaire par tous.

    La restriction des dépenses cela commence par ne pas faire de l’assistanat à tous ceux qui nous crachent à la figure. Et il y en a un sacré paquet.

    Et les dépenses que l’on économiseraient seraient bien plus utiles en Afrique ou en Libye, dans des pays méditerranéens ou de langue française, plutôt qu’en en Afghanistan.

    Ernest

  14. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Ernest,

    Très intéressant votre dernier billet (10 sept. A 13H14) avec votre remarque sur notre Sécu au plus profond de l’abysse, soutenue comme elles le peuvent par les mutuelles complémentaires de santé avec l’argent de ses cotisants à qui l’on demande toujours plus + + + + + + pour de moins en moins – - – - – de remboursements conséquents.

    Personnellement je possède une excellente mutuelle, elle est réputée comme telle, il s’agit de la mutuelle complémentaire militaire de santé à laquelle je suis restée fidèle après mon admission à la retraite, en prenant quelques options nécessaires en tenant compte de mon âge « garantie essentielle » (frais d’hospitalisation, l’optique, les prothèses dentaires ou audioprothèse), elle me coûte toutefois 74,28 € mensuellement rien que pour moi, la dernière augmentation des tarifs au 1er janvier 2011 (10 %) ayant fait très mal. Mais ça ne s’arrête pas là… Fin août, après un contrôle de ma vue, j’ai dû changer mes verres de lunettes, coût de l’opération 617 €, la SS remboursant 23,58 € (un scandale pour un produit de première nécessité, ce n’est pas du luxe) et ma mutuelle prenant en charge suivant son barème 313 €, le reste à ma charge soit 289 €. Je ne pense pas que tous les gens ayant des revenus modestes puissent faire face à de telles dépenses, mais cependant doivent le faire et le feront sans doute par le biais d’un emprunt entraînant parfois un surendettement.

    De qui se moque-t-on ? Et vous avez raison de dire « si l’on persiste sur cette mauvaise voie, on favorise la santé à deux vitesses » et d’ajouter « c’est curieux ce manque de discernement ». Et pourtant c’est ce que fait ce Gouvernement pour les raisons que nous connaissons, bien soutenu par les Parlementaires de la Majorité et notamment lors de l’examen de la semaine dernière du projet de loi de finances rectificative pour 2011 associé au plan de sauvetage de la Grèce, mais il fallait adopter en urgence ce plan de sauvetage.

    En parlant du plan de sauvetage de la Grèce, j’ajoute une pointe d’humour… A priori, il n’y a pas que notre Sécu qui soit en perdition, les sous-marins grecs aussi et avec la bénédiction de l’Allemagne pourtant parfois assez réticente pour apporter son aide à Athènes.
    http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/armees-europeennes/les-sous-marins-grecs-3-milliards-de-evapores-pas-pour-tout-le-monde.html

    Pour en revenir à cette taxation des mutuelles complémentaires de santé dictée par le Gouvernement, puisque c’est de cela qu’il s’agit, je pense que l’on peut regretter que le Sénateur de la Vienne Alain Fouché ne fût pas davantage soutenu par ses pairs de la Majorité dans le dépôt de son amendement, ses remarques étaient pertinentes et allaient dans le bon sens notamment en faveur des personnes les moins aisées. Voir le compte-rendu ci-après (article 3 – vers la fin de page) :
    http://www.senat.fr/cra/s20110908/s20110908_6.html#par_57
    Malheureusement, il retira son amendement suite à la promesse de la « sirène » Valérie Pécresse d’une « revoyure » de cette mesure lors de l’examen du PLF/SS 2012. A quelques jours des élections sénatoriales dont on connaît l’importance pour conserver la majorité, je pense que ce fut une nouvelle erreur de nos dirigeants qui une fois de plus auront confondu vitesse et précipitation, cette mesure ô combien importante pour le peuple, et pouvant entraîner des répercussions, n’avait pas lieu de figurer dans ce contexte.
    Il risque d’y avoir du sport à l’automne au Sénat lors de l’examen du PLF/SS 2012 avec une majorité qui aura sans doute changé de bord… Mais cet événement, parmi tant d’autres, laisserait sans doute quelques traces lors des élections présidentielles et législatives. On voudrait se saborder que l’on ne s’y prendrait pas autrement !

    Bien amicalement

    Jacques

  15. Claude dit :

    Chers Jacques et Ernest,

    Juste une question, quelles sont les valeurs qui vous différencient de celles de la gauche ?

    Désendettement !

    C’est devenu le leitmotiv de tout le monde. Si on n’économise pas sur ce que l’on dépense sur quoi va-t-on économiser ?

    Jacques vous avez raison. Les lunettes ou les prothèses dentaires sont mal remboursées par rapport aux autres remboursements. Si vous voulez que cette anomalie soit corrigée il va falloir accepter d’être moins bien pris en charge pour d’autres dépenses ou d’augmenter notre participation ou un peu des deux.

    Je suis personnellement adhérent de la MGEN, la mutuelle la plus mal gérée que je connaisse mais je fais avec.

    Pour le moment, si je comptais ce que l’assurance maladie (SS et Mutuelles) m’ont coûté et ce qu’elles m’ont économisé je constaterai que je suis largement perdant. C’est comme pour l’assurance auto pour laquelle je suis assuré « tous risques » depuis 49 ans en ayant (tant mieux) coûté à mes assurances que quelques inévitables bris de glace. Je pourrai dire que si j’avais accumulé sur un compte épargne la totalité de mes cotisations (et celles que mes employeurs ont versées pour moi) à l’une comme à l’autre je serai largement millionnaire.

    Mais je suis attaché à la SS. C’est non seulement une mutualisation du risque mais c’est également un principe de solidarité. Il y a des gens qui abusent et trichent. Il faut les débusquer (même si cela vous choque comme vous le disiez récemment). Mais il faut maintenir ce système que certains voudraient voir privatiser. Avec la retraite par répartition, il est le seul vrai lien social entre les catégories sociales et les générations et il n’y a pas d’autre système pour protéger les gens de la maladie quelle que soient leur origine et leurs moyens. Ce n’est ni une valeur ni gauche ni de droite, c’est une valeur humaine.

    Pour le maintenir il n’y a pas trente six solutions. Soit on accepte de payer plus soit on fait des économies soit on se fait moins bien prendre en charge.

    Mais en fait vous n’êtes ni de droite ni de gauche. Vous choisissez au gré de vos intérêts ponctuels.

    Qui que soit celui pour lequel vous allez voter, celui qui sera élu ne va pas hériter de la faculté de multiplier les petits pains. Il devra irrémédiablement aller vers un équilibre des comptes et vers un endettement acceptable. La seule différence sera la manière. Si la manière « en douceur » de Sarkozy ne vous plait pas, préparez vous à la manière forte en ayant en tête que les très riches ne sont pas assez nombreux pour payer vos dettes et qu’ils dépendent beaucoup moins que vous des frontières.

    Pour compenser un déficit de 100 milliards il faut soit économiser 100 milliards, soit produire suffisamment pour consacrer 100 milliards de plus à nos dépenses excessives. Le plus facile c’est d’économiser un peu (et dès le début vous trouvez déjà que c’est beaucoup) et produire beaucoup plus. C’est la voie choisie par Sarkozy. Ceux qui voudront économiser (et imposer) beaucoup produiront moins et le résultat sera pire.

    Cordialement,
    Claude

  16. Claude dit :

    Cher Ernest,

    Essayez d’imaginer un type qui a réponse à tout et qui entrerait au Café du commerce où il serait interpelé comme vous le faites avec moi qui n’ai malheureusement pas réponse à tout.

    Chacune de vos interpellations nécessite 50 lignes de réponses.

    L’union pour la Méditerranée ? Qui vous dit que cela ne se fera pas ? Il faut beaucoup plus de 4 ans pour faire avancer un tel projet. Je vous fais le pari que l’Egypte, la Tunisie et la Lybie en seront d’actifs acteurs dans les années qui viennent.

    Le Karcher ? Je vous renvoie aux statistiques de la délinquance plutôt qu’aux manchettes racoleuses des journaux.

    Afghanistan ? L’issue à moyen terme est incertaine. Je n’ai pas assez de connaissances du problème pour vous répondre utilement. Il n’est pas aussi simple que ce que l’on peut entendre près du comptoir du Café du commerce. L’idée de bruler les champs de pavots n’est pas nouvelle mais c’est une idée simpliste qui ne résout rien puisque ce n’est pas ça le problème.

    La justice ? Il reste beaucoup à faire mais beaucoup a déjà été fait et en tout cas ce qui avait été prévu. Bravo Madame Dati.

    L’Université ? Beaucoup reste à faire et je peux vous dire que le principal est fait : le changement des mentalités amené par plus d’autonomie des Universités. J’ai pas mal d’universitaires dans mon entourage et j’ai vu les changements y compris sur place.

    Israël ? Quel rapport avec la politique française ? Rien n’a changé et rien ne changera avant longtemps. Les avis sont irrationnels et peu de ceux qui ont un avis connaissent réellement le problème. Je connais un peu mieux le sujet. Il remonte aux Philistins et tout ceux qui s’en sont occupés ont compliqué le problème surtout dans les 70 dernières années. La religion n’en est qu’un des aspects et un des prétextes modernes. En tout cas c’est trop compliqué pour que, comme vous, j’ai un avis aussi tranché que vous en quelques lignes.

    Les banques ? J’ai déjà dit ici que certaines déclarations tonitruantes étaient démagogiques. C’est un des reproches que je fais à Sarkozy. Les banques françaises sont relativement bien gérées, leur règlementation est saine et les a empêchés de faire les mêmes sottises que d’autres banques dans le monde. Elles ne vivent pas en vase clos et sont vulnérables comme tous ceux qui vivent au milieu des autres. Elles ont été soutenues quand il le fallait et vous pouvez continuer à utiliser votre chéquier et votre carte bancaire. Elles manquent de fonds propres parce qu’elles ne font pas assez de bénéfice. Leur manque de réserves règlementaires les empêche de faire tous les prêts qu’elles pourraient faire avec des fonds propres plus importants. Avec tout ce que l’on a dit sur elles il est difficile aujourd’hui de dire qu’elles ne gagnent pas assez d’argent même si c’est vrai.

    L’école ? Comme des milliers de français je sais ce qui ne va pas. Il faudra 50 ans de Sarkozisme pour y remédier par petites touches successives ou une faillite de la France qui remettrait les compteurs à zéro. Le Mammouth s’est doté de dents pointues et de griffes. Il sera difficile de le dompter. A mon échelle j’ai essayé de rationnaliser ma discipline. Il y a trop de résistances bien organisées y compris aux plus hauts niveaux. Un inspecteur général honnoraire et un directeur d’IUFM m’ont fait la guerre y compris après ma retraite. Je dérangeais la magouille anti élèves et pro système. On a choisi d’adapter les programmes aux profs en fonction de leur bonne volonté plutôt que d’adapter les profs inadaptables aux besoins du pays. Il faudrait moins de didactique prétencieuse et plus de vraie pédagogie du terrain avec des mots simples que comprennent les profs qui ne sont pas tous docteurs en didactique. Chaque prof de France qui se plaint du manque de temps, rédige ses propres cours pour tous les niveaux qu’il a en charge. Imaginez une entreprise où chaque ingénieur réécrirait ses propres méthodes, réécrirait ses cahiers des charges et réinventerait les processus de fabrication chaque fois qu’il change d’affectation. Et ceci n’est qu’un exemple il y en a des dizaines d’autres. La France décline à cause de son école avec un effet retard de 10 à 20 ans.

    Le Grand Paris ? Je vous renvois seulement à la loi du 5 juin 2010 qui en définie les deux grands axes (Transport et pôles d’attractivité et création de la Société du Grand Paris).

    Pour finir, puisque je ne peux pas vous répondre d’une manière exhaustive sur tout, que croyez vous qu’il arrive aux gouvernements qui ne ménagent pas la chèvre et le chou ? Que croyez vous qu’il arrive à un exécutif qui fait plus de réformes indispensables que son opinion publique n’en accepte ? Il est poussé à la démission ou au mieux il n’est pas réélu sauf si une majorité d’électeurs sont dotés du pouvoir de discernement. Pour Nicolas Sarkozy, ce n’est pas encore gagné. Mais pourquoi n’y aurait-il pas pour une fois assez de gens qui aient un peu de mémoire de ce que sont les promesses du barbier qui promet que demain on rasera gratis.

    Bon dimanche
    Claude
    PS – Je voulais vous répondre en 5 lignes et je n’ai définitivement pas ce talent.

  17. jany dit :

    Cher Jacques,

    Encore une fois vous nous montrez les difficultés que rencontrent beaucoup d’entre nous dans le suivi social…

    Nous savons que la sante a deux vitesses existe depuis longtemps, mais aujourd’hui la couverture sociale des bas salaires et des petites retraites va faire réfléchir beaucoup a l’approche de 2012.

    La classe moyenne est certainement aussi touchée, celle qui pensait que rien ne pouvait lui arriver, qu’elle était a l’abri du besoin…

    La nécessité d’une grande réflexion sur la sante, la retraite et tous les domaines de la protection sociale se fait ressentir…Comment sommes-nous arrives a une telle impasse ?

    Depuis trente ans, nous reconnaissons que le financement de notre architecture sociale doit être revu, repense afin de devenir plus pérenne…
    Qu’as-t-on fait pour cela… ?
    La gauche a attendu et la droite a voulu gérer l’ensemble comme un budget ordinaire…en faisant des coupes sombres pour plaire a son électorat…

    La crise et l’endettement ne sont pas des raisons pour cacher nos insuffisances, il est possible de mieux gérer le domaine social sans pour cela devoir tout révolutionner.

    Nous savons tous que tous les gouvernements successifs ont essaye de faire des ajustements, des économies de fonctionnement…La réflexion doit aller plus loin en appelant tous les acteurs au dialogue.

    L’industrie pharmaceutique doit aussi pouvoir être mieux responsabilisée, le système social n’est pas une vache a lait, il doit être possible de mieux gérer le secteur tout en reconnaissant que cette industrie a aussi besoin d’avoir les moyens de son développement.
    Les années passent et rien ne semble bouger, comme si les intérêts corporatistes passaient avant l’intérêt commun.

    Cher Jacques, nous ne pouvons que vous remercier pour vos billets qui défendent toujours les valeurs humanistes et sociales.

    Souhaitons ensemble que nos grands responsables politiques prennent consciences des nécessités du temps…

    2012, doit servir a cela, faire tout notre possible pour que les responsables politiques de droite et de gauche s’ouvrent a une nouvelle voie, une voie plus responsable, plus humaniste, plus sociale et plus progressiste.

    Notre démocratie souffre du manque d’espaces de dialogue au service de l’éveil des consciences.

    Merci aussi a notre ami Ernest pour ses questionnements.

    Mes amitiés,

    jany

  18. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Jany,

    Tout d’abord, je vous remercie pour vos bienveillants propos à mon endroit. Depuis que je me produis sur le carnet de Monsieur Raffarin, vous connaissez mes convictions et bien que nous ayons eu des parcours bien différents, je pense que nous nous sommes rapprochés en raison de notre regard et de notre écoute envers autrui en sachant toujours placer l’homme au centre du débat, c’est peut-être du à nos origines, à nos racines, et à notre culture et bien souvent c’est notre cœur qui parle, notre sensibilité. C’est sans doute aussi pour cela que je me suis rapproché de Monsieur Raffarin au parcours pourtant également différent mais qui est aussi profondément imprégné de ces convictions.

    Vos dernières remarques contenues dans ce billet sont pertinentes et le fait est qu’un profond malaise est présent dans notre Pays. Depuis quand ? Peu importe, des erreurs lointaines et proches ont été commises, des mauvais choix éloignés et récents ont été faits, l’essentiel est d’y remédier, mais ne pas le faire n’importe comment et aussi dans la vitesse et la précipitation, et surtout en ne perdant pas de vue que chaque mesure prise affectera chaque homme qui réagira suivant sa position, sa vision de l’équilibre, de la justice et de l’équité de cette mesure. On peut appliquer son idéologie, mais il faut le faire à bon escient en sachant distinguer toutes les réalités et pas seulement celles qui servent sa propre idéologie.

    Sans doute par déformation professionnelle, j’ai souvent comparé la gouvernance d’un Pays avec le commandement d’un bâtiment de la Marine Nationale, il y a beaucoup de similitudes. Un but à atteindre, réussir dans son entreprise, il faut certes employer la rigueur mais elle ne suffit pas tout simplement parce qu’il y a des hommes derrière, si différents, certains sont capables de suivre la cadence, d’autres non et qu’il faut en tenir compte. Il faut parfois savoir lâcher du lest et si l’on ne peut pas le faire, il faut demander aux plus solides d’augmenter leur charge pour soulager les plus faibles. C’est ainsi que tous ensembles que nous parviendrons au but à atteindre.

    C’est pour cela que je suis satisfait de cette rencontre de vendredi dernier entre le Président et notre hôte. Monsieur Raffarin peut, en plus de sa loyauté et de sa fidélité, lui apporter toute son expérience, ses compétences et ses valeurs, souhaitons que cette « mise au point » soit profitable pour notre Pays et la Majorité et que d’autres personnalités lui emboîteront le pas, chacun pouvant apporter sa pierre à l’édifice dans la mesure où elles seront également écoutées. Je ne perds pas confiance mais il est temps de réagir, l’échéance 2012 arrive à grands pas.

    Amitié

    Jacques

  19. jany dit :

    Cher Jacques,

    Merci pour votre billet, je suis tout a fait en ligne avec ce que vous dites…

    Je suis court car j’ai des problemes de liaison internet, cela devrait durer trois jours…

    Amities,

    jany

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