Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

5 commentaires

  1. Ernest Gransagne dit :

    Bravo Monsieur le Premier Ministre

    Ernest

  2. jany dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Dans ce temps de crise et d’inquiétude pour les économies du monde, il est important, comme vous le faites, d’organiser des rencontres pour mieux choisir ensemble les possibles réponses a la confusion.

    L’Europe a su développer des valeurs, mais n’a pas su comprendre en temps que sa gestion devait être mieux pérennisée, l’Asie, par contre, se trouve dans la pleine euphorie de son développement sachant aussi qu’un jour les peuples appelleront a plus de reconnaissance sociale…

    Nous sommes en pleine crise de gestion et de confiance…

    C’est ensemble que nous trouverons des réponses car chaque pays a besoin des autres pour exister et grandir…
    L’Europe a besoin d’une Asie forte, l’Asie a aussi besoin d’une Europe en confiance…

    Continuez votre chemin Monsieur le Premier Ministre, loin des petites polémiques politiques qui souvent desservent les enjeux du présent.

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération,

    jany

  3. jany dit :

    Lu dans Le Figaro

    2012 : comment Sarkozy se prépare

    Mots clés : présidentielle, Élysée, Nicolas Sarkozy, François Hollande
    Par Carl Meeus Publié le 19/11/2011 à 18:04 Réactions (23)
    Nicolas Sarkozy samedi 12 novembre à l’Élysée. Depuis la fin du G20 de Cannes, les réunions politiques se multiplient à l’Élysée et à l’UMP pour préparer la future campagne. (Élodie Grégoire/REA)

    Choix des hommes, validation des thèmes et des propositions : le dispositif de la présidentielle est quasiment prêt. Nicolas Sarkozy devrait entrer en campagne fin janvier 2012. Voici son plan de bataille.

    C’est le signal qu’ils attendaient tous. Voilà quinze jours, le baromètre TNS Sofres a indiqué un changement de climat. Au lendemain de l’émission télévisée de Nicolas Sarkozy, sa cote de confiance enregistrait une première hausse. Les hommes de l’Elysée attendaient une confirmation. Elle est venue des autres instituts qui ont tous confirmé la tendance: dans les intentions de vote comme dans les courbes de popularité, Nicolas Sarkozy est en hausse quand son adversaire principal, François Hollande, est en baisse.

    D’autres indices sont venus confirmer ce retournement de tendance. À Colombey, quand Nicolas Sarkozy a rendu hommage au général de Gaulle, dans la foule qui voulait lui serrer la main, ce n’étaient plus les habituels et familiers «Nicolas, Nicolas» qui fusaient pour attirer son attention, mais des «monsieur le Président» plus respectueux. Un signe, pour ses conseillers, que l’image du chef de l’Etat a évolué dans le bon sens, notamment depuis la cérémonie des Invalides en hommage aux soldats tués en Afghanistan.

    L’hôte de l’Elysée n’a pas attendu ces bonnes nouvelles pour mettre ses équipes en état de marche dans la perspective de la prochaine présidentielle, au printemps 2012. Dès la fin de la réunion du G20, à Cannes, il a multiplié les réunions avec ceux qui joueront un rôle dans sa campagne. Pour le moment, évidemment, il se garde bien de trancher. Il ne cesse de leur répéter qu’il ne veut rien décider aujourd’hui, et surtout pas un organigramme. «Choisir un directeur de campagne, c’est annoncer qu’il est en campagne. Or il ne veut pas le faire avant fin janvier», explique un de ses proches. Pour autant, Nicolas Sarkozy sait que la nature a horreur du vide. Il voit bien les luttes d’influence entre ses généraux pour s’assurer la meilleure place.

    C’est la raison pour laquelle il a décidé de réunir tout le monde autour de lui. Comme en 2007, il veut rassembler son camp avant de se lancer en campagne, éviter les notes discordantes de ceux qui voudraient faire entendre une musique différente de la sienne ou lui imposer un autre tempo. Il sait que certains de ses choix risquent de heurter quelques-uns de ses amis politiques. Raison de plus de les cajoler en ce moment, de leur donner de l’importance pour mieux les empêcher de partir quand la bataille sera lancée. C’est le sens du comité stratégique du mardi, appelé par certains à l’Elysée «réunion des chapeaux à plume», où se retrouvent notamment Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon et Jean-François Copé.

    En parallèle, Nicolas Sarkozy reçoit dé-sormais régulièrement quelques ministres et jeunes élus à sa table, aux côtés de Brice Hortefeux et Camille Pascal, conseiller arrivé en janvier à l’Elysée. L’objectif est de déceler «ceux qui ont faim, qui veulent se battre» pour reprendre l’expression d’un conseiller de l’Elysée. Jusqu’à présent, peu nombreux étaient ceux qui venaient prêter main-forte. Depuis que les sondages frémissent, certains retrouvent le chemin de l’Elysée. Le Président n’est pas dupe mais a besoin de tout le monde. Le tri se fera plus tard, quand il fera émerger cette «génération Sarkozy» prête à la révolution culturelle qu’il n’a pu mener à son terme au cours de son premier quinquennat, notamment parce qu’il n’avait pas les troupes à sa disposition pour conduire « son » combat idéologique. L’émergence à l’UMP de Jérôme Lavrilleux ou de Guillaume Peltier, la montée en puissance à l’Elysée de Camille Pascal montrent que Nicolas Sarkozy veut s’entourer de jeunes (ils ont entre 35 et 45 ans) qui partagent ses convictions.
    Son succès est indexé sur la mobilisation de l’électorat populaire

    11 novembre, place de l’Étoile à Paris, le Président entouré d’enfants de militaires tués en opération. (François Lafite/Wostok Press/MAXPPP)
    11 novembre, place de l’Étoile à Paris, le Président entouré d’enfants de militaires tués en opération. (François Lafite/Wostok Press/MAXPPP)

    Car s’il n’est évidemment pas question de refaire une campagne identique à celle de 2007, le chef de l’Etat s’appuiera sur les mêmes fondamentaux. Patrick Buisson, qui était déjà au cœur de la campagne de 2007, devrait à nouveau figurer au centre du dispositif en 2012, dans la mesure où Nicolas Sarkozy reste persuadé que l’électorat populaire est à nouveau la clé du scrutin. «Son succès est indexé sur la mobilisation de cet électorat, assure un de ses conseillers. S’il ne va pas voter, le premier tour sera difficile.»

    S’adresser au « peuple » c’est parler justice et protection. Deux thématiques déjà utilisées par le Président et qui reviendront régulièrement dans ses discours pour montrer que face aux défis du monde nouveau, il sera capable de mener la France comme il l’a fait dans les précédentes crises. Pour autant, le discours économique du candidat ne s’arrêtera pas à la nécessité de conserver le triple A de la France ou de réduire la dette. L’objectif, dans ce domaine, est double : Nicolas Sarkozy veut montrer qu’il n’est pas prisonnier des agences de notation et que la réduction de la dette est avant tout un impératif d’indépendance nationale. Une argumentation destinée à montrer que ses choix ne sont pas dictés par les banquiers, de sortir du débat purement économique et de dépasser les frontières droite-gauche en parlant à un électorat sensible aux questions de souveraineté nationale.

    Il s’agit aussi, avec ce discours sur la crise de priver François Hollande du bénéfice des propositions classiques de la gauche. Comment proposer une politique économique alternative si, par exemple, l’augmentation du nombre d’emplois dans la fonction publique est impossible ou le retour à la retraite à 60 ans illusoire? «Aucune promesse électorale économique ou sociale ne pourra se faire en2012», assure un conseiller du Président. Si les politiques économiques sont identiques en raison de la conjoncture, la différence entre les deux camps se fera donc sur les questions de société.

    Et là, les équipes de l’Élysée attendent avec gourmandise que les socialistes avancent leurs idées sur le droit de vote des immigrés, le mariage homosexuel ou la dépénalisation du cannabis. Autant de sujets qui parlent aux bobos mais heurtent l’électorat populaire, voire l’électorat des classes moyennes concentré dans les villes moyennes, les fameux rurbains inquiets de la montée de l’immigration et de la paupérisation qui les guette. Déjà, le contre-budget voté par la majorité de gauche au Sénat, qui a mis fin à la défiscalisation des heures supplémentaires, va permettre aux équipes de Nicolas Sarkozy de fustiger ceux qui font perdre du pouvoir d’achat aux ouvriers, les vrais bénéficiaires de ce dispositif. Même chose à propos du nucléaire: «On ira voir les ouvriers de l’usine Péchiney, qui est branchée sur la centrale nucléaire voisine et bénéficie de tarifs avantageux, pour leur demander si la fermeture de cette centrale leur convient, qui obligerait leur entreprise à fermer», explique benoîtement un conseiller de l’Elysée.

    À la manière de la stratégie de Koutouzov, qui laissa les soldats de Napoléon s’enfoncer en Russie sans l’affronter directement, les équipes de Sarkozy veulent harceler François Hollande, pointer ses contradictions, relever ses faiblesses, l’affaiblir avant de lancer l’assaut final. «Laissons tranquillement la neige arriver et le froid s’installer», décrypte un des voltigeurs sarkozystes. Ses réserves vont fondre pendant l’hiver, veulent croire les adversaires du candidat socialiste: «La présidentielle, c’est une affaire de toboggan. Mieux vaut démarrer la campagne au pied de l’escalier ; quand on est en haut, on ne peut que glisser… »
    Entrée en campagne plus tôt que Mitterrand 1988 et Chirac 2002

    À l’Elysée, on parie ainsi sur une « balladurisation » rapide du favori des sondages. «Dans une présidentielle, celui qui l’emporte, c’est celui qui est capable de prendre un risque», assure un des visiteurs réguliers de Nicolas Sarkozy. «Hollande n’a jamais été sous pression, ajoute un élu. Etre premier secrétaire avec Jospin Premier ministre, ça n’a rien à voir. Il n’a pris aucune décision. Or le rôle du Président, c’est de transformer des informations en décisions.»

    La comparaison permet à Nicolas Sarkozy de retrouver un peu d’oxygène et de préparer sa campagne dans de meilleures conditions. Initialement prévue fin février, l’entrée officielle en campagne devrait intervenir plus tôt, fin janvier-début février. Essentiellement pour des raisons techniques d’ailleurs. «Quand il voit le nombre de meetings à tenir, de déplacements à organiser et de propositions à lancer, il sait bien qu’en moins de deux mois, c’est impossible», assure un de ses lieutenants à la manœuvre. D’où l’annonce d’une candidature plus tôt, en tout cas avant celle d’un Chirac, qui avait attendu le 11 février 2002, voire d’un Mitterrand, qui ne s’était prononcé que le 22 mars 1988 !

    Depuis la victoire de François Hollande à la primaire socialiste, Nicolas Sarkozy n’est plus l’unique cible. Favori des sondages, présenté par l’Elysée comme le «candidat du système», François Hollande est désormais sur la sellette. Son slogan – «réenchanter le rêve français»- va servir pour montrer que le candidat socialiste n’est pas ancré dans la réalité, à l’inverse de Sarkozy. «On aura deux slogans, celui de Sarkozy: agir pour chacun, et celui de Hollande: le rêve pour tous», résume un conseiller de l’Elysée, qui parie que la crise a changé les mentalités et ouvert les yeux des électeurs, désormais prêts à un discours de rigueur. «Dans le discours de Churchill en1941, tout le monde a retenu qu’il promettait du sang et des larmes. Mais tout le monde a oublié la suite: pour la victoire…»
    ***********************

    Le President Sarkozy se prepare et c’est tres bien….enfin pourrait-on dire..!

    Il y a dans son « programme » d’activités des actions qui peuvent l’aider a retrouver son électorat comme il est dit plus haut…
    Nous pourrions prendre l’indépendance énergétique et la nécessité du nucléaire (il peut trouver les syndicats pour le conforter dans sa vision).
    Nous pourrions aussi ajouter l’indépendance économique en mieux se responsabilisant devant le probleme de la dette et de son remboursement…

    Le President Nicolas Sarkozy a peut être enfin compris qu’il a besoin de tous pour gagner, son discours doit être celui d’un Président rassembleur.

    Bien cordialement,

    jany

  4. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Excellente initiative.

    Je ne doute pas que cette grande conférence internationale sur la nécessaire coopération entre l’Asie et l’Europe puisse apporter de nouvelles idées pour gérer au mieux dans la crise que nous traversons.

    Votre grand savoir-faire fera de cette conférence une réussite permettant ainsi une suite complémentaire et le développement entre d’autres lieux du Forum de Ba’ao pour l’Asie 2011 qui se déroula du 14 au 16 avril dernier sur l’île de Hainan auquel vous fûtes convié.

    Tout comme l’intervention du Président Hu Jintao lors du Forum du printemps dernier dans la province insulaire de Hainan, nul doute que l’intervention du Président Nicolas Sarkozy sera attendue dans ce contexte.

    Amitié

    Jacques

  5. Alain Lavallée dit :

    Bonjour à tous,
    Bonjour Monsieur le premier ministre,

    Cette grande conférence sur le rôle que pourrait jouer l’Asie dans la sortie de crise que vivent des pays d’Europe (Grèce, Italie, Espagne, Irlande, etc. ) pourrait compléter les réflexions prospectives que vous avez évoqué dans vos textes-commentaires récents.

    Je me permets de rappeler qu’en 1998-1999 , l’Argentine était en défaut de paiement et que l’un des principaux artisans du «miracle» économique argentin des dernières années Roberto Lavagna (ex-ministre de l’économie de l’Argentine préside actuellement aux destinées de l’Institut d’études appliquées (Ideas), une fondation spécialisée dans la prospective économique.

    Voici quelques-unes de ses réflexions sur le parcours qu’a suivi l’Argentine pour quitter la « faillite de 1999-2000:
    «  » » » » » » «Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j’ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la crise. Le mois suivant, j’étais à Washington pour expliquer aux dirigeants du FMI que nos rapports allaient s’en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà obtenu deux programmes d’aide du FMI pour un total d’environ 50 milliards: deux échecs retentissants. Je n’ai pas voulu poursuivre dans cette voie et n’ai pas demandé un centime de plus. Je me suis simplement engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital, mais pas tout et pas tout de suite.»

    De fait, l’Argentine fait défaut, arrête de soutenir les banques étrangères et nationales en difficulté, puis s’engage dans un bras de fer avec le FMI et ses principaux créanciers. «Les sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI, assure Lavagna. Cette institution propose toujours le même type de contrat d’ajustement qui consiste à diminuer l’argent qu’on donne aux gens — les salaires, les retraites, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l’emploi — pour consacrer l’argent économisé à rembourser les banques. On préfère sauver le système financier plutôt que les personnes qui ont des crédits immobiliers à rembourser. On oublie simplement que des gens ruinés ne consomment pas, ce qui obère une relance par la consommation. C’est absurde!»

    (Voilà qui nous fait craindre les résultats des recettes qui seront appliquées en Grèce et en Italie)

    L’Argentine bénéficiait de plusieurs atouts. Cet immense pays agricole a profité de l’envolée des cours des matières premières, depuis plusieurs années, à la Bourse de Chicago. Après la viande et le blé, qui ont tiré la croissance au milieu du siècle dernier, c’est le soja transgénique qui constitue le nouvel eldorado vert. «Sur 33 millions d’hectares consacrés aux cultures de grain, le soja s’impose avec quelque 19 millions d’hectares plantés, contre 7 millions pour le blé et 3 millions pour le maïs», souligne Gustavo Grobocopatel, président de Los Grobos Agropecuaria. Son entreprise à capitaux familiaux exploite 280 000 hectares en Argentine, au Brésil et en Uruguay et exporte plus de 3,2 millions de tonnes de grains par an, dont 750 000 tonnes de soja à destination de la Chine.

    Le boom économique argentin après la crise de 2001-2002 a en effet été en grande partie soutenu par un soja passé d’environ 170 $ la tonne en 2002 à 500 $ il y a quelques semaines, pour se stabiliser à un très honorable 430 $ aujourd’hui. Un vrai jackpot pour l’État, qui prélève 35 % de taxes sur chaque tonne de grain exportée. Fin 2011, et pour les seules 45 millions de tonnes de soja exportées, c’est quelque 5,5 milliards qui tomberont dans l’escarcelle gouvernementale. D’autant que la dévaluation de 2002 a rendu encore plus compétitifs les produits d’une Argentine qui s’est hissée à la première place mondiale des exportateurs de farine et d’huile de soja et qui reste le deuxième exportateur de maïs et le cinquième de blé. L’excellente santé économique du voisin brésilien pendant l’ère Lula (2003-2010) a également stimulé la croissance locale. De quoi financer quelques programmes sociaux supplémentaires… » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

    Quelles sont les ressources de la Grèce, de l’Italie, … qui pourraient jouer le rôle que le « soya » et autres ress. agricoles ont joué pour la sortie de crise en Argentine.

    Quels sont les pays qui pourraient jouer le rôle que le Brésil et le Chili ont joué pour aider l’Argentine à trouver une voie de sortie (sont-ce bien des pays d’Asie ?… ) ?

    Bien entendu il y a quelque chose d’hérétique dans les propos de ce prospectiviste ministre argentin, mais aussi des réalités éclairantes car quelles seront les effets de politiques (post-démocartiques, ou a-démocratiques) trop drastiques appliquées sur les citoyens de Grèce et d’Italie…

    Bien cordialement,

    Alain Lavallée

Laisser un commentaire


 
 

Recherche

 

Calendrier

novembre 2011
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Syndiquer ce Blog