Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

39 commentaires

  1. Dominique M dit :

    Bonsoir Monsieur le Premier Ministre,
    Bonsoir à tous,
    L’art du discours appartient à celui qui l’écrit.
    Sans doute, M. Guaino est-il une bonne plume.
    Mais la lecture correctement théâtralisée d’un discours devant un parterre choisi ne remplace pas un socle de convictions. Quelles sont les convictions de M. Sarkozy? A vrai dire, je n’en sais toujours rien. J’ai entendu et lu tant de discours de sa part, entendu tant de promesses faites solennellement, mais sans mise en oeuvre. Oui, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. La préoccupation du politique est ailleurs.
    Peut-être n’en a t’il que celle de sa réélection pour satisfaire son appétit insatiable de pouvoir? Si ça peut être utile à la France, pourquoi pas? Malheureusement, il ne suffit pas de dire pour faire.
    La France a bâti son modèle de société sur la consommation et la redistribution. Sans prêter attention à la création de richesses et considération à celles et ceux qui s’y attèlent, bien au contraire..Désormais, la France réemprunte en permanence de quoi financer sa dette et ses nouvelles dépenses. Du Madoff à grande échelle.
    Ce ne sont pas le discours de Toulon, son rédacteur et son lecteur, les décisions effectivement prises depuis cinq ans qui nous laissent penser que notre modèle de société est reparti de l’avant. Que se passera t’il le jour où les marchés financiers ne voudront plus acheter nos papiers? Rien: Les fonctionnaires ne seront plus payés. Les retraites des anciens agents de l’Etat et des collectivités non plus. Et les entreprises fournisseurs de l’Etat feront faillite.
    On y est presque.
    Si la peur est revenue, c’est parce que nous sommes de plus en plus nombreux à le pressentir.
    Bonsoir à tous.
    Dominique M

  2. rouxel dit :

    Alain ROUXEL
    57 rue de la chatonnerie
    86000 Poitiers

    Monsieur le Sénateur Jean-Pierre RAFFARIN

    A Poitiers, le 3 décembre 2011

    Objet : Proposition de Loi n° 150.

    Monsieur le Sénateur

    Le 8 décembre prochain, le Sénat doit se prononcer en séance plénière sur la proposition de Loi n°150, adoptée en catimini par l’Assemblée Nationale. Si la Commission des Lois de la Haute Assemblée a amélioré ce texte très controversé, essentiellement sur la forme, il n’a pas été tenu compte des deux principales propositions formulées par les citoyens concernés :
    - La reconnaissance explicite dans la loi du droit aux armes comme l’ont clairement exprimé les rédacteurs de la déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.
    - L’affirmation que le droit de Propriété et le droit d’héritage ne seront plus bafoués.
    Et leur corolaire : que cesse l’arbitraire de l’administration !

    La proposition de Loi n°150 ne va pas dans ce sens. Loin d’être simplifié, ce texte n’a non seulement pas su s’affranchir des errements de l’archaïque décret de 1939, mais par le flou de ses dispositions rendra la réglementation encore plus abscons. Il faut dire que comme la proposition de Loi n°255 adoptée sans réflexion par une poignée de députés, la proposition de Loi n°150 s’appuie sur un Rapport n°2642 (Le Roux-Bodin) à la fois partiel, partial et entaché de nombreuses erreurs.

    En introduisant l‘hermétique notion de « dangerosité », ce texte ouvre la voie aux interprétations les plus frivoles, à l’arbitraire le plus total et à des spoliations programmées.

    C’est patent, dès l’article 1er : « 1° Catégorie A1 : armes et munitions conçues pour la guerre terrestre, navale ou aérienne et les armes présentant une même dangerosité ;
    L’imprécision de ce libellé est telle que n’importe quelle arme à feu, depuis l’arquebuse, peut iniquement être classée dans cette catégorie et en conséquence prohibée, mais beaucoup d’outils peuvent l’être également. La majorité des armes blanches sont dérivées d’outils agricoles.
    De plus, la conservation de l’exception française liant le classement d’une arme à feu à son calibre risque de vider la catégorie C de sa substance. Les armes de chasse de cette catégorie ont les mêmes caractéristiques que des armes « conçues pour la guerre » et leurs munitions sont souvent plus puissantes.

    Les amateurs d’armes ne comprendront pas de subir des restrictions sur des armes qui sont libres à l’acquisition et à la détention dans d’autres pays de l’Union Européenne, parfois limitrophes.

    Nous retrouvons la même imprécision à l’article 2 :
    « les armes historiques et de collection sont….. sauf lorsqu’elles présentent une dangerosité avérée les armes dont le modèle est antérieur au 1er janvier 1900. »
    Il n’existe pas d’arme à feu individuelle automatique d’un modèle antérieur à ce millésime et les armes semi-automatiques de cette époque sont rarissimes, vétustes et obsolètes. Il est à craindre que le critère retenu soit l’utilisation d’un étui métallique ! Si tel était le cas, des armes actuellement classées en 8ème catégorie seraient exclues de la catégorie des « armes historiques et de collection ». Même si elles sont d‘un modèle antérieur à 1870. L’emploi d’étuis métalliques est bien antérieur à l’invention de la poudre sans fumée. De telles armes ont été très employées au cours de la Guerre entre les Etats (1861-1865).

    D’ailleurs l’article 8 de la proposition de loi ne prévoit pas de liste complémentaire. En conséquence, un certain nombre d’armes à feu d’un modèle postérieur à 1900, particulièrement rares donc chères et de ce fait aujourd’hui classées en 8ème catégorie, seraient reclassées en catégorie B voire en A du simple fait de leur calibre.
    Limité aux armes de la catégorie C, la reconnaissance de la qualité de collectionneur est une régression par rapport à la situation existante. Pour être une véritable avancée, il faudrait que cette reconnaissance permette également l’acquisition et la détention d’armes de la catégorie B.

    L’article 3 rend obligatoire la possession d’un document (licence de tir, permis de chasse ou autre) pour la simple détention d’armes de la catégorie C. Les armes à feu de cette catégorie ont été longtemps libres sans aucune formalité et actuellement seule leur acquisition nécessite la production d’un tel document.
    Aussi, les légitimes propriétaires d’armes à feu accueillent avec enthousiasme les amendements de monsieur Poniatowski d’une part et d’autre part de messieurs Mirassou et Sueur et de plusieurs autres sénateurs.

    Surtout, le droit de propriété qui est actuellement violé et le droit d’héritage qui est bafoué par l’arbitraire de l’administration que ce soit dans des décisions collectives ou individuelles seront encore moins protégés par cette proposition de loi.

    En particulier, l’application déraisonnée des articles L .2336-4 et L .2336-5 du code de défense, a conduit à la spoliation de personnes n’étant dangereuses ni pour elles-mêmes, ni pour autrui.
    Et l’article 9 de la proposition de loi étend ces dispositions spoliatrices aux armes non enregistrées dont les armes historiques et de collection.

    Il est évident que si cette loi de police était promulguée en l’état, les citoyens respectueux des lois tireront les conséquences lors de futures échéances électorales. Une telle loi est incompatible avec l’état de citoyen libre et nie le principe « civis et miles » fondement de notre République.
    En cette période de crise économique et de restrictions budgétaires, les contribuables ne comprendront pas que les deniers publics soient gaspillés dans le fichage d’honnêtes citoyens et d’armes qui ne défraient jamais la chronique. Le Canada qui avait introduit l’enregistrement des armes à feu longues y a renoncé devant l’inefficacité de cette gabegie.

    Dans l’instant, nous nous en remettons à votre Haute Assemblée pour que dans une période économique difficile, le Contrat Social ne soit pas rompu et que la confiance des citoyens dans les institutions ne soit pas anéantie.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes respectueuses salutations.

    Alain ROUXEL

  3. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Merci de nous avoir apporté votre point de vue sur la situation et la gravité de la crise. Je trouve votre analyse lucide et pertinente.

    Je pense que vous avez raison d’insister sur le besoin d’un accord franco-allemand, élément moteur essentiel de la cohésion européenne. Toutefois, même si l’on peut très bien comprendre le point de vue des allemands en raison du fait qu’ils furent traumatisés par l’expérience de l’hyperinflation de l’entre-deux-guerres mais aussi en raison des efforts qu’ils ont consentis depuis de nombreuses années, il faudra que nous parvenions à un consensus pour permettre l’évolution du rôle de la BCE de manière à ce que l’Europe puisse faire face à la dette, notamment en relançant sa croissance et jouer à arme égale dans la compétition des continents qui caractérise la globalisation. Je pense que le week-end prochain sera déterminant.

    Amitié et bon dimanche

    Jacques

  4. Jean-Pierre Raffarin dit :

    Merci à Alaln Rouxel. Message reçu.
    jpr

  5. Mistral dit :

    Je partage totalement votre analyse de la crise et des choix à faire. Je regrette juste votre timidité sur les dépenses publics et sur les limites de la générosité.

    @dominique M, vous avez entièrement raison, si ce n’est que l’Etat est en train de puiser dans la caisse des dépôts, cad dans l’épargne des français pour payer les fonctionnaires et les assistés.

    http://www.europe1.fr/France/Qui-voudra-preter-aux-collectivites-839781/#

    http://www.sudouest.fr/2011/12/04/les-maires-en-panne-d-emprunts-571072-710.php

    « Pour y remédier, le gouvernement a demandé à la CDC de débloquer 3 milliards d’euros sur les fonds d’épargne, »

    Ca sent la poudre …Et ca mérite des baffes.

  6. jany dit :

    Bonjour a tous,

    Monsieur le Premier Ministre,
    Cher Jacques,

    Nous devons prendre conscience que cette crise a dimension multiple vient de très loin, des années soixante dix avec le premier choc pétrolier et surtout l’après, avec les années quatre-vingt..avec cette dette qui n’a fait que grandir sans que l’on prenne conscience que nous gagions l’avenir (notre avenir et celui des générations a venir)

    Nous n’avons pas su gérer la France, ni gérer l’Europe et sa forme de développement…
    Nous avons été nombreux a en parler, ce n’est pas être anti-europeen que de dire qu’il faut retrouver de la rigueur.

    Je crois au moteur Franco-Allemand, la rigueur germanique est nécessaire aujourd’hui.
    Les allemands sont nos amis, nous avons beaucoup a apprendre d’eux…
    Dans le même temps, nous ne devons pas oublier le reste de l’Europe…

    Cette crise est un rappel, nous ne pouvons continuer a vivre sans comprendre que nos démocraties ont besoin de financements pérennes, de financements qui ne remettent pas en cause notre indépendance, nous devons maîtriser notre dette, nous devons en être le maître (pour être plus précis) .
    Pour cela, il y a les économies de gestion du secteur public, il y a la prospective et tout ce qui est en relation avec une bonne politique de développement (politique sociale, de formation, industrielle et commerciale, investissement, etc…)
    Il y a aussi la réflexion générale au niveau européen sur l’imposition et la taxation (TVA sociale, harmonisation des taxes, régulations des marches pour les relations commerciales avec nos partenaires et aussi avec les pays qui se développent).

    Faut-il pour cela avoir une vision sombre de l’avenir ?
    Je ne le crois pas car c’est dans l’adversité, dans les difficultés que les peuples et les économies grandissent.
    Profitons de la crise pour nous rapprocher et grandir ensemble…

    Retrouvons le réflexe d’une bonne gestion, retrouvons le sens de l’Éveil…

    La Chine et le continent asiatique nous rappellent qu’ils restent nos partenaires, restons ouverts et plein de confiance…

    L’économie ne connaît pas la crise, les marches reviendront vite vers nous s’ils trouvent un quelconque intérêt…

    Le monde a un potentiel de développement extraordinaire, dans l’énergie, dans l’eau, dans les transports, dans l’agroalimentaire, dans les infrastructures, dans les architectures sociales, etc…).

    Nous sommes a l’aube d’un grand bon en avant, vers une société plus responsable, plus adulte, mieux gérée…car l’économie a besoin de ce changement pour mieux exister…

    L’économie crée ses propres formes de régulations pour être plus libre dans son développement.
    Elle aura toujours un temps d’avance sur les a priori des hommes…c’est a nous de mieux comprendre et d’accompagner les formes de développements de la vie.

    Mettons tout en œuvre pour que la confiance passe de nouveau dans nos rangs.

    Le discours du Président de la République doit être courageux, responsable, mais aussi plein de confiance a communiquer…

    inachevé…

    Bien cordialement,

    jany

  7. jany dit :

    Lu dans le JDD.

    Mailly refuse l’étiquette PS
    Jean-Claude Mailly

    Le PS du Pas-de-Calais a demandé à Jean-Claude Mailly d’être candidat aux législatives dans la circonscription briguée par Marine Le Pen. Le secrétaire général de Force ouvrière a décliné : « Je suis syndicaliste, je ne fais pas de la politique. »
    *********************

    Monsieur Jean-Claude Mailly a raison de laisser la foire aux foireux…

  8. Mistral dit :

    Tiens au fait : un scandale de plus :

    http://lci.tf1.fr/politique/argent-des-syndicats-le-rapport-qui-derange-6857344.html

    http://www.lefigaro.fr/societes/2011/12/03/04015-20111203ARTFIG00002-l-argent-cache-des-syndicats.php

    4 milliards d’euros par an !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Mais vous croyez que ca va durer combien de temps encore ce cirque ????

  9. jany dit :

    Le sapin de Noel dans le wikipedia

    Christianisation d’une fête païenne
    Sapin de Noël en Italie.

    La tradition du sapin de Noël est issue de la fusion d’idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes11. La coutume trouve ses origines en Allemagne. D’après la légende, saint Boniface de Mayence essaya d’introduire l’idée de la Trinité chez les tribus païennes en se servant de conifères et de leur apparence triangulaire. La tradition consistant à accrocher des décorations (représentant des fruits ou des offrandes) sur les arbres est très ancienne, mais celle d’y accrocher des bougies est attribuée à Martin Luther. Les premiers sapins de Noël, dit moderne, sont rapportés en 1510 à Riga et en 1521 c’est à Sélestat qu’est conservée la plus ancienne mention connue au monde à ce jour en rapport avec une tradition d’arbre de Noël. Il s’agit d’une inscription datée du 21 décembre 1521 faisant état d’une dépense de 4 schillings pour la rémunération des gardes chargés de surveiller les meyen de la forêt communale. Le livre de comptes qui la contient est issu des archives de la ville de Sélestat et se trouve exposé à la Bibliothèque Humaniste. On retrouve également des traces de l’existence de sapin de noël dans la région de Mulhouse en Alsace France et Bâle en Suisse. Auparavant, les Mystères de Noël, joués sur les parvis des églises pour raconter la naissance de Jésus, étaient fréquemment accompagnés d’un arbre décoré, symbole de la vie qui renaît et de l’effacement du péché originel par la Nativité.

    Lors de l’angelus dominical du dimanche 19 décembre 2004, le pape Jean-Paul II a donné l’explication suivante concernant le sapin de Noël :

    « [ ...] on trouve souvent à côté de la crèche le traditionnel sapin de Noël, une tradition elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie. En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. C’est habituellement au pied de l’arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux. Ce symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle l’Arbre de la Vie, image du Christ, don suprême de Dieu à l’humanité.
    Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu’elle est un don, non matériel mais d’elle-même, dans l’amitié et l’affection, dans l’entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l’écoute de l’autre12. »

    *********
    Le beau sapin roi des forets va bientôt retrouver sa place prés de la cheminée…
    Les caddys des supermarchés seront fiers de porter de beaux sapins encore endormis, plein de rêves de Noël pour les parents et les enfants…

    Bien cordialement,

    jany

  10. tao dit :

    l’euro est un idéal, on doit d’abord le déffendre, mais s’il y a quelques années de reculer, ne sera pas un moyen de recommencer mieux qu’avant? (proverbe chinois, 以退为进) ou laisser quelques pays de le sortir?

    l’UE et la france ont dèjà perdu la capacité de la croissance en dépendant seulement leur propre marché. il faut voir plus loin. l’Etat doit mettre sa force en manière du marché au lieu d’administration. les vrais nouveaux emplois doivent provenir naturellement de la croissance économique, ils doivent être payé par leur clients du marché. ce n’est pas créer de postes de fonctionnaire payé par l’Etat.

    la dette n’est pas le pire. le pire est que nous n’ont pas encore reconnu le pire que préfèrent notre enfants payer nos dettes d’aujourd’hui. hier, nos parents l’ont fait, aujoud’hui, nous sommes en train de le faire. mais demain ?

  11. Carole dit :

    Bonsoir monsieur Raffarin,
    Bonsoir à tous,

    Euro, dette et croissance.

    Voici ce que j’écrivais il y a environ un mois sur un autre site :
    ————————————-
    Tout comme vous et comme beaucoup j’imagine, nos neurones n’arrêtent pas de fonctionner au vu des événements dramatiques et inquiétants qui se produisent.

    BCE, Italie et Grece sont maintenant aux mains d’ »ex » de la banque G.S . Pour Monty, il me semble qu’il enseignait à Harward. Ce qui m’interpelle c’est que les 2 nx qui remplacent El Cavaliere et l’inconséquent grec (lâche ou pas, je ne sais), n’ont pas été élus par le peuple. Imaginons ce genre de situation en France !!!! C’est assez incroyable ! Et tout cela en douceur, inoui !!!!!!

    Pour la BCE : Mario Draghi va-t-il intervenir et faire fonctionner l’imprimante à billets ?
    Les allemands (Merkel) ne veulent pas, parce que question facture, ils vont être en 1ere ligne.
    Pourquoi les allemands ne veulent pas de cette solution ? Je me trompe peut-être, mais Weimar (spectre de l’hyper-inflation doit être resté gravé dans toutes les mémoires). Il faut se souvenir que l’économie allemande en lambeaux avait ouvert un superbe boulevard à Hitler. Brrr.

    Pour l’Italie :Il paraîtrait que le Mario bis s’entoure d’un gouv de techniciens. Soit, il faut attendre. Peut-être cela sera-t-il style Chicago Boys (Réf au Chili) ????? Si c’est le cas, je le souhaite, le Chili est sorti de la misère grâce à eux.

    Pour les grecs, je doute, le nouveau est de la même « caste » que Papandréou. Regardez encore aujourd’hui ces manifs que nos médias ne nous montrent pas (enfin en France)……….

    Il me semble en observant et en lisant les journaux à l’étranger que la seule solution est : où la BCE imprime (les allemands ne veulent pas), où l’euro est mort.
    Qui va aujourd’hui sauver le club med européen ?
    Il y a plein de rumeurs : FMI, FESF, BCE un beau méli-mélo……… Il y en a qui se demande même si la BCE est encore solvable ! Ces banques allemandes dégradées aujourd’hui a été une surprise, que va-t-il se passer quand on sait que l’Allemagne est la loco de l’UE ?
    ——————————————-
    Cela rejoint votre billet.

    La croissance est depuis longtemps en recul, mais ignorée et masquée. Masquée par les subventions, les aides…… L’endettement est enfin mis à nu, il fallait s’y attendre.
    Fini de « raser gratis », quelle bonheur pouvoir lire cela. Il va falloir le faire comprendre à la Gauche (à certains de Droite aussi) que l’Etat Providence est mort. Dire qu’ils sont allés aux EE.UU pour prendre des idées, justement pour faire la Présidentielle et faire « turbiner » l’Etat providence………
    Monsieur Raffarin, ce genre de billet, il aurait fallu l’écrire bien plus tôt.
    Eh oui, sans entreprises, pas de croissance, sans croissance et sans entreprises, pas de recettes. Sans recettes, comment vont vivrent nos fonctionnaires et assimilés. Les marchés ne nous prêteront que s’ils reprennent confiance. Et comment donner sa confiance à des personnes qui ne savent plus compter, juste penser aux rtt. Oh pas tous bien entendu !

    Vous parlez du traumatisme des allemands et de l’hyperinflation. Mais comme je les comprends.
    Baroin le disait récemment. A l’école, dès le primaire, en + du clacul et de la langue, on leur parle de leur Histoire catastrophique. Cela fait partie des cours. Comme nos petits francais sont bien loin d’apprendre les maths, la langue et surtout notre Histoire, on peut constater que la manipulation va bon train et ils ne suivent plus. Les Gauchistes sont grandioses de misérabilisme avec leurs remarques honteuses. Mais finalement, vu le niveau d’instruction dispensé et réduit dans nos écoles, comment une partie des francais vont-ils percevoir cela ?
    La Présidentielle va être sale, pire que ce que je ne pensais. Aucune retenue, aucun respect, aucun recul.

    Vous parlez de l’arme monétaire. Oui, monsieur Raffarin mais les EE.UU ne sont qu’un seul pays avec une seule monnaie et igual pour la Chine. Ce n’est pas le cas de l’Europe. Mission impossible en l’état. On a les esposa (menottes en español) bien serrées autour des poignets.
    Notre arme francaise était notre arme industrielle et notre instruction. Comme tout cela part en vrille, avec quoi aujourd’hui pouvons-nous lutter, si ce n’est un changement drastique au niveau des dépenses de l’Etat. Allégez les charges sur les entreprises. Nous avons des créateurs et entrepreneurs sérieux, ils n’attendent que cela.

    La bonne stratégie de Toulon II.
    Vous ne m’en voudrez pas monsieur Raffarin. Mais j’ai vu N Sarkozy comme leader en 2006-07, aujourd’hui, je n’ai plus confiance (j’ai espéré pendant 18 mois), les discours ne me font plus d’effet, je veux des actes.

    La mauvaise stratégie de tonton II.
    Du blabla, comme tonton I (sans majuscule pour les I et II). tonton I n’avait pas de projet à sa 2e élection (Attali). Quant à tonton I, à part la gestuelle, c’est du vent. Mais comme Babar et ses grandes oreilles, cela va lui servir de parachute pour lui et ses amis. Lamentablement avec leur troc, ils risquent de défiler au centre de l’aréne en 2012.

    Bien cordialement à tous.

  12. Elisabeth & Jean MAINGUET dit :

    Monsieur le Premier Ministre,
    Je fais appel à vous en tant que Citoyenne française, chef d’entreprise et actuellement engagée ainsi que ma famille dans la défense d’une jeune fille colombienne de 28 ans, Laura CASTELLANOS, qui se trouve confrontée à une décision de notre administration aussi injuste que brutale : Il s’agit d’une interdiction de travail doublée d’une menace d’expulsion (OQTF) que nous considérons particulièrement grave eu égard au parcours exceptionnel de cette personne.
    En tant que famille d’accueil de Laura et en raison de la grande amitié qui nous lie, je me permets d’insister pour vous dire toute l’angoisse que nous ressentons à l’idée que notre administration républicaine puisse mettre à exécution sa décision d’interdiction de travail du 26 août dernier et d’expulsion pure et simple d’ici quelques jours ( !) de cette jeune femme méritante, compétente et si bien intégrée depuis tant d’année (8 ans) dans notre pays : étudiante en langue française, puis salariée avec un 1er CDI en tant qu’infographiste, puis étudiante à nouveau en BTS et en Master pendant 5 ans (mention très bien dans une grande école gérée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris), puis travailleur temporaire en stage-CDD de 6 mois auprès de la société Agnès B.… pour se voir « cisaillée » lors de son recrutement en CDI par cette même maison, après tant d’efforts et alors qu’elle apportait la seule candidature répondant aux critères très particuliers exigés lors du recrutement : nous ne pouvons que crier à l’injustice et nous regretterions amèrement que notre pays nous blesse dans nos relations amicales en nous imposant cette séparation et ne sache pas retenir les gens de valeur dont nous avons tant besoin en ces temps de crise…
    C’est pourquoi je serais heureuse si vous pouviez prendre le cas de Laura en considération et entreprendre les démarches qui s’imposent auprès du Ministère de L’Intérieur, l’employeur étant prêt à conserver le poste de Laura jusqu’à fin décembre.
    Je vous remercie très sincèrement de l’attention que vous voudrez bien porter à ma requête, comptant beaucoup sur votre soutien. Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes sentiments respectueux.
    Madame Elisabeth MAINGUET – 86000 POITIERS – tél.Labocontrole 05 49 01 70 16 – 06 23 00 72 83
    Mademoiselle Laura CASTELLANOS : 17, rue Biscornet 75012 PARIS tel. 06 59 01 02 63

  13. Elisabeth & Jean MAINGUET dit :

    Monsieur le Premier Ministre,
    Je fais appel à vous en tant que Citoyenne française, chef d’entreprise et actuellement engagée ainsi que ma famille dans la défense d’une jeune fille colombienne de 28 ans, Laura CASTELLANOS, qui se trouve confrontée à une décision administrative aussi injuste que brutale : Il s’agit d’une interdiction de travail doublée d’une menace d’expulsion (OQTF) que nous considérons particulièrement grave eu égard au parcours exceptionnel de cette personne.
    En tant que famille d’accueil de Laura et en raison de la grande amitié qui nous lie, je me permets d’insister pour vous dire toute l’angoisse que nous ressentons à l’idée que notre administration républicaine puisse mettre à exécution sa décision d’interdiction de travail du 26 août dernier et d’expulsion pure et simple d’ici quelques jours ( !) de cette jeune femme méritante, compétente et si bien intégrée depuis tant d’année (8 ans) dans notre pays : étudiante en langue française, puis salariée avec un 1er CDI en tant qu’infographiste, puis étudiante à nouveau en BTS et en Master pendant 5 ans (mention très bien dans une grande école gérée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris), puis travailleur temporaire en stage-CDD de 6 mois auprès de la société Agnès B.… pour se voir « cisaillée » lors de son recrutement en CDI par cette même maison, après tant d’efforts et alors qu’elle apportait la seule candidature répondant aux critères très particuliers exigés lors du recrutement : nous ne pouvons que crier à l’injustice et nous regretterions amèrement que notre pays nous blesse dans nos relations amicales en nous imposant cette séparation et ne sache pas retenir les gens de valeur dont nous avons tant besoin en ces temps de crise…
    C’est pourquoi je serais heureuse si vous pouviez prendre le cas de Laura en considération et entreprendre les démarches qui s’imposent auprès du Ministère de L’Intérieur, l’employeur étant prêt à conserver le poste de Laura jusqu’à fin décembre.
    Je vous remercie très sincèrement de l’attention que vous voudrez bien porter à ma requête, comptant beaucoup sur votre soutien. Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes sentiments respectueux.
    Madame Elisabeth MAINGUET – 86000 POITIERS – tél.Labocontrole 05 49 01 70 16 – 06 23 00 72 83
    Mademoiselle Laura CASTELLANOS : 17, rue Biscornet 75012 PARIS tel. 06 59 01 02 63

  14. jany dit :

    Un article tire de l’ADEF Association Démocratique des Français a l’Étranger

    le 1 décembre 2011 :
    Heurs et malheurs du « couple mixte »

    L’amour ne connait pas les frontières. C’est heureux et encourageant pour l’humanité. On voit ainsi de plus en plus de familles multicolores, multiculturelles, et c’est magnifique. Cependant, les différences culturelles partagées sont des richesses qui créent parfois quelques incompréhensions… Elles sont enrichissantes les jours d’entente parfaite, exaspérantes les jours de conflit.

    Certains ne rencontrent aucun problème, parce qu’il n’y en a pas, qu’ils ne les voient pas, ou qu’ils savent les résoudre. Naturellement, quand tout est bonheur la gestion est aisée et, puisque « les gens heureux n’ont pas d’histoire », nous n’allons pas en parler ici.

    D’autres, trop nombreux hélas, voient ou créent des problèmes, et souffrent. Il est utile de le dire pour reconnaître les obstacles potentiels. Alors chacun, car il n’y a aucune recette miracle, inventera les moyens de les aplanir au lieu de buter dessus.

    Ceux qui ont rêvé leur couple peuvent, confrontés au réel quotidien redescendre sur terre un peu brusquement. Même les plus pragmatiques peuvent rencontrer la part d’eux-mêmes, idéaliste ou pessimiste, qui va déstabiliser leur organisation. Voici les principales difficultés rencontrées en consultation :

    Communiquer en plusieurs langues ouvre l’esprit, mais peut aussi créer de la confusion lorsque ces langues et leurs structures accompagnent des visions du monde totalement différentes. Même deux francophones ne parlent pas toujours la même langue : il suffit pour s’en convaincre de consulter le dictionnaire de la francophonie ! Les gestes et les symboles ne sont pas non plus universels, ils renvoient à un consensus culturel. Les micro- ou maxi-incompréhensions peuvent alors susciter bien des rires ou… des tensions.

    Les attrayantes différences culinaires et vestimentaires sont toutefois plus génératrices de conflits qu’il y paraît : ne pas pouvoir se réfugier dans l’enfance par le goût, dans une pseudo « normalité » par la tenue, prive de ces points de régression indispensables à l’équilibre des expatriés.

    En fait, « l’exil ce n’est pas d’être loin de son propre territoire, mais de ne pas pouvoir vivre à sa juste note[i] ». Etre exilé de son pays, de sa culture, est provoquant, mais être exilé sous son toit, dans son lit, peut être terriblement déstabilisant. L’effort d’adaptation du couple mixte est permanent : impossible de se reposer sur les habitudes et l’implicite avant une longue cohabitation.

    Il y a parfois une famille, un groupe social, qui refuse d’y croire, qui aurait préféré une situation plus « habituelle », qui éprouve un franc racisme ou qui lutte contre ce penchant et se comporte avec ambiguïté. Ce groupe-là n’a pas choisi, n’a pas l’amour pour liant. Il demande, voire exige, que rien ne le dérange dans ses habitudes, ses rites, ses croyances.

    Quand tout va bien malgré ou grâce aux différences entre les époux, le couple fait barrage aux pénibles tentatives de destruction. Si le couple connaît déjà des difficultés, l’hostilité ajoutée peut soutenir des conflits, voire des ruptures. Et, lorsque la séparation devient indispensable, les conflits entre législations diverses ne la rendront ni facile ni moins douloureuse !

    Si le couple mixte vit dans un troisième pays, il peut être uni, solidaire face au décalage, étant deux étrangers en ce lieu, devant cette culture.

    Si le couple mixte vit dans le pays de l’un des deux, l’autochtone devra s’efforcer de comprendre les difficultés d’intégration de l’autre parfois perdu dans ce nouveau monde, sans repères facilitateurs ni liens familiers anciens. Il n’est pas toujours facile d’entendre que nos cultures sont incompréhensibles pour autrui, et nous pouvons réagissons comme le co-pilote qui, sachant où on va, oublie de guider le chauffeur… Reste un danger plus sournois : la sur-adaptation de l’expatrié. Il est rarement neutre d’aller chercher un conjoint loin de chez soi, cela peut être une façon consciente ou inconsciente de fuir les contraintes de sa tradition, de son clan. L’autre « plus royaliste que le roi » semble alors un reproche, un piège… Qui plus est, avec le temps, le naturel reviendra, amenant la frustration de s’être renié.

    Même les façons d’exprimer la tendresse, la solidarité ou le mécontentement peuvent être peu compréhensibles. Non au moment de la rencontre, en période de séduction, mais ensuite, quand chacun reprend ses habitudes, et marche sur ses « rails ».

    Les croyants risquent de buter sur les « incroyables croyances » de l’autre qui estime en retour que sa foi est « évidente » tandis que celle du partenaire est « étrange ». La tolérance, la curiosité, l’indifférence même, ne résolvent pas tout, surtout lorsqu’il s’agit d’éduquer des enfants.

    Car l’éducation des enfants est un des challenges majeurs de tout couple. C’est là que se cristallisent les phénomènes de tradition, d’habitudes, de vision du monde, de souvenirs d’enfance. Plus ces éléments sont différents, plus il faudra s’adapter : joyeusement la plupart du temps, durement parfois.

    Si vous connaissez une ou plusieurs des difficultés ci-dessus, sachez que ce n’est pas la fin du couple, juste une étape à négocier. S’il y a de l’incompréhension voire de la souffrance, n’hésitez pas à vous faire aider ensemble, car celui qui souffre manifeste souvent les symptômes du couple. Gérez cela au plus vite. Garderiez-vous une bronchite non soignée ? Alors pourquoi ignorer une douleur morale ?

    Si vous êtes déjà heureux, nous nous réjouissons tous avec vous !

    Martine Quentric-Séguy,
    Psychothérapeute au Centre Médico-social de Yaoundé, Cameroun

    *************
    Un article intéressant qui montre les difficultés que peuvent rencontrer les « couples mixtes »
    Souvent avec ces difficultés viennent les tracas administratifs pour les visas ou autres comme les autorisations de séjour…

    Comme il est si bien dit, la langue peut être aussi un terrain d’incompréhension…
    C’est a chacun de faire le pas pour mieux comprendre l’autre au travers un dialogue ouvert…

    Bien cordialement,

    jany

  15. Sirius dit :

    Cher JPR, chers tous,
    les grandes lignes du discours de toulon ne m’ont pas convaincu. Effectivement, on reconnait le style, bien écrit, ou les mots ont un joli tintement à l’oreille… un bel exercice de communication dans lequel certes le communicant est à l’aise et efficace. S’agissant du fond en revanche, on ne voit guère l’expression d’une vision, le partage de convictions profondes, et surtout pas de stratégie gagnante murie.
    Les thèmes développés ne donnent pas le sentiment que les choses vont structurellement changer. On nous parle d’Etat innovateur, protecteur… Entre les lignes, on ne peut difficilement s’y méprendre, on va aller vers toujours plus d’etat. Et comment va-t-on financer cette part supplémentaire en plus de l’existant ? Mystère ! Et quand bien même c’est financé, pour quel résultat ?
    On nous parle aussi de protectionnisme. De grace, laissons cette erreur aux autres. ça n’a jamais marché dans l’Histoire.
    Ces notes de musique (protection, protectionnisme) sont douces à l’oreille de l’electeur pour qui les temps sont/vont être difficiles. C’est peut être une bonne stratégie pour le parti pour les élections d’avril.
    Mais ce n’est pas une bonne stratégie pour notre pays. En faisant cela, on s’ancre dans la continuité, on s’enferme plus encore dans des sillons sans croissance. Car ne nous y trompons pas, ce n’est pas l’Etat qui apporte la croissance, ce n’est pas avec des frontières fermées qu’on protège notre appareil productif car c’est nous, consommateur, qui choisissons les produits en notre faveur. C’est à notre appareil productif de se moderniser et de s’adapter. Le protectionnisme appauvrit (car empeche le consommateur d’acheter cher), ralentit le processus d’innovation, d’adaptation et de gain de productivité.
    Pendant qu’on va dresser des barrières, le monde va continuer de changer, d’innover autour de nous, et va le faire vite.

    Pour ma part, je n’achète donc pas cette stratégie. La crise nécessite une remise en cause des fondamentaux, et ce travail, me semble-t-il n’est pas fait, ou rien en tout cas me donne à croire que cela est fait…
    Vu de ma fenetre, il me semble que pour les prochaines années, c’est l’économique (comme cause) qui va driver la situation de notre pays (avec le social comme conséquence). C’est là qu’il faut concentrer beaucoup plus l’effort et s’entourer de bonnes ressources et de bons conseils. Libéraliser la création de valeur, fournir à nos entreprises un cadre porteur, dresser les conditions d’une fiscalité appropriée (et par dessus tout, qui ne change pas tous les ans !!), soutenir les PME, véritable tissu économique de nos territoires… Il faut le faire de manière forte, envoyer des signaux positifs aux entrepreneurs, aux PME, aux salariés. Les entreprises sont des communautés humaines, il y a derrière chacune d’elle des hommes et des femmes, des familles. Il faut générer de la confiance. Il faut dire l’Etat va faire son boulot, que son boulot, et va le faire bien en assurant, paix, ordre, justice et monnaie solide (plus solidarité auprès des plus faibles) mais ne va pas tout faire pour tout le monde et à la place de tout le monde, car le fera necessairement moins bien et pour un prix astronomique.

    Cher JPR, certes, la stratégie est difficile, c’est normal puisque c’est tout l’enjeu ! C’est à cela qu’il faut consacrer beaucoup de temps et de reflexion. Certes la critique est facile. Pour ma part, j’estime vous devoir la vérité (de ce que je pense) quand je commente vos posts ou l’actualité. De cette manière, que ce soit des remerciements, des encouragements, de la reconnaissance ou bien des réserves, vous saurez que c’est toujours sincère. Mais sincerité pour elle même ne sert à rien non plus, si elle n’est pas accompagnée de respect, sans quoi l’échange n’est pas constructif, et je m’y efforce tout autant.

    Vous avez la sagesse et le recul pour susciter et faire emerger une vraie stratégie structurante et gagnante pour notre pays. Je ne parle pas d’une suite de bullet point dans un programme. Mais bien d’un programme qui soit la formalisation d’une vraie stratégie !

    Quelle France voulons-nous pour les 10 prochaines années ? Quel temps et quel ressources sont alloués à la définition des options stratégiques ? L’enjeu, la négociation et la réussite d’un virage nécessaire.

    Bin amicalement et sincèrement donc,

    Merci
    Sirirus

  16. Castelin michel dit :

    Germanophobie…
    Succulent de voir le PS et la Gauche faire de la germanophobie.
    Succulent de voir l’UMP et la Droite faire de l’internationalisme et du supranationalisme exacerbés.
    Succulent de voir ces partis (et leurs ‘ramasse-miettes’ EELV, Centre, alter-machin, etc…) à front totalement renversé et déboussolés dans la mondialisation furieuse, l’européisme totalitaire et l’internationalisme sournois.
    Ils ont oublié trois choses :
    1-que la Nation n’est pas chose d’obscène;
    2-que la souveraineté n’est pas honteuse;
    3-que l’indépendance n’est pas méprisable.
    Et ceci :
    -NON ! l’entente, la concorde et la coopération équitable de Peuples souverains et de Nations indépendantes ce n’est pas l’isolement, ni la peur, ni le repli sur soi, ni même la guerre.
    -OUI ! le slogan mortifère : ‘libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux’ c’est la décomposition et l’anarchie sociétales, c’est la désindustrialisation, les délocalisations et la pauvreté, ce sont les affrontements et, plus tard, la guerre civile.

    La sphère politico-intello-médiatique, dominée et gangrenée par l’idéologie internationaliste et empêtrée dans les méthodes capitalistes, devra faire (débute ?) son ‘chemin de Damas’.
    Les Français ont l’occasion de l’aiguillonner et de lui rappeler sa trahison en crevant l’abcès en 2012.
    Castelin michel- 03dec2011

  17. Mistral dit :

    Carole

    Comme vous je réclame des actes.

    Le PM a dit en 2007 que le pays est ruiné.

    Qu’a t’on fait depuis ?

    Toujours autant de gabegie dans la fonction public, dans l’assistanat, dans les collectivités locales.

    Il y a du chômage et 200 000 étrangers entre de manière légal en France chaque année.

    Le président a déçu son électorat car il n’a pas appliqué la politique promise.

    Moi je ne veux pas moins de Sarkoy. J’en veux plus, plus vite et plus fort.

  18. Dominique M dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Bonjour à tous,
    Oui Carole, je partage votre avis: pourquoi JPR n’a t’il pas écrit son billet plus tôt, au moment où F.Fillon déclarait que l’état de nos finances publiques menaçait la France faillite par exemple?Tout était déjà visible et prévisible, pour celui qui voulait voir évidemment.Courage et conviction: des actes et pas simplement des incantassions!
    Aujourd’hui le débat entre l’Allemagne et la France est intéressant et capital. La question n’est pas le moyen d’obliger à la discipline budgétaire ou de créer la convergence fiscale. La question est: faut-il sauver l’euro en mettant les excédents des pays ayant correctement gérés leur économie en garantie des dettes des pays ayant laissé filer leurs déficits? Si on répond oui, ça revient à reculer la décision de réformes structurelles sérieuses seules capables de faire reculer notre niveau d’endettement. Si on répond non, on oblige enfin à des réformes trop longtemps différées. Certains diront que c’est prendre un risque pour la croissance.A en rire: c’est justement l’absence de réformes qui a tué la croissance.
    Un dernier point: j’invite les lecteurs de ce carnet à s’intéresser aux travaux du groupe Bilderberg.
    Sans un changement de modèle économique appuyé sur la production, au lieu d’être appuyé sur la consommation et la redistribution, la France ne pourra pas prétendre longtemps s’arrimer aux pays AAA de la zone euro, et encore moins faciliter le retour de l’Italie et de l’Espagne à ce groupe vertueux.
    Bonne journée à tous,
    Dominique M

  19. Zwartepiet dit :

    Réponse à Carole re: …mais Weimar (spectre de l’hyper-inflation doit être resté gravé dans toutes les mémoires). Il faut se souvenir que l’économie allemande en lambeaux avait ouvert un superbe boulevard à Hitler. Brrr.

    Dans les années 1920, effectivement, l’hyperinflation –la flambée des prix– signifia que, pour aller acheter du pain, un Allemand devait emporter une brouette de Papiermark pour le payer… Tous les Allemands étaient milliardaires (en Mark) mais… l’argent ne valait plus rien!

    Aujourd’hui, on assiste à la flambée des taux d’intérêts, ce qui signifie que l’Etat (y compris, en bout de course, l’Etat allemand) disposera de moins en moins d’argent pour financer ses dépenses. Mais les taux d’intérêts flamberont pour tout le monde –y compris les entreprises et les ménages… et les collectivités locales, etc. Bref, par rapport à la crise des années 1920, les prix n’augmenteront que modérément –de 3 à 5% par an (mais bien plus pour l’électricité, le pétrole et le gaz)– l’ennui, toutefois, c’est que… il n’y aura plus de pognon!! Sans crédits –aux ménages, aux entreprises, aux collectivités locales (et leurs juteux marchés publics)– tout le monde sera à la diète… On ne sera donc pas contraints, comme ces malheureux Allemands des années 1920, d’aller faire nos emplettes avec des brouettes d’euros… On se contentera de passer devant les magasins, fauchés, les mains dans les poches! Bref, flambée des prix (style Weimar) ou flambée des taux d’intérêts, c’est kif kif…

    Salutations,
    Zwartepiet

  20. Carole dit :

    Mistral,

    On va toujours raser gratis :
    http://www.atlantico.fr/decryptage/reforme-financement-syndicats-patronaux-salariaux-rapport-commission-enquete-parlementaire-herve-lambel-cerf-238089.h

    Commission parlementaire et rapport non diffusé (enterré ?).
    4 milliards pour 7-8% d’adhérents, ridicule en rapport aux taxes rabotées sur l’établi.
    Si on annonce 4 milliards, on ne peut que supposer que c’est nettement +++++

    I

  21. Claude dit :

    Bonsoir Monsieur le Premier ministre,

    Vous avez été brillant sur TF1 ce soir. J’ai beaucoup apprécié votre soutien non ambigu à Nicolas Sarkozy alors qu’il vient de trouver un compromis équilibré avec Madame Merkel au milieu des sarcasmes inconséquents et préjudiciables à notre pays des oppositions.

    Bien cordialement,
    Claude

  22. ARDLFM dit :

    Bonjour Mr Le sénateur,

    J’ai eu connaissance par la presse de la proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance qui sera débattue demain au sénat.

    Je voudrais vous dire Mr Le sénateur, en quelques mots, combien les femmes pratiquant le port du foulard sont lasses des législations qu’elles suscitent.

    Comme toutes les autres femmes de notre pays, elles aspirent à vivre en paix, or depuis des années les projecteurs politico-médiatiques sont braqués sur elles alors qu’ elles n’ont rien demandé… sinon d’étudier, obtenir un diplôme, obtenir un travail, avoir des loisirs, être heureuses en couple, éduquer leurs enfants, s’impliquer dans leur vie scolaire et à chaque moment de leur vie, elles sont traquées parce que l’on ne voit en elle non pas une femme mais un accessoire sur leur tête, on les a déshumanisées.

    On choisit à leur place où est leur place, quelle imposture laïque !

    Je vous demande, Mr Le sénateur, de revenir sur vos positions, de rencontrer ces femmes, de discuter avec elles avant de décider pour elles, leur ostracisme…

    Par avance, je vous en remercie

    Bien cordialement, Mme Zakia Meziani

  23. Mistral dit :

    Carole

    Sur les 4 milliards, se suis écoeuré.

    D’abord du montant : astronomique. On nous massacre de taxes et on verse 4 milliards aux syndicats qui ne représente rien.

    Mais surtout pour l’Etat de notre démocratie : il ne faut pas parler des sujets qui fâchent.

    Ce rapport est quasi censuré.Bravo au député Perruchot !!!

    Aussi je pose la question sans plaisanter : sommes nous dans un Etat totalitaire aux mains des syndicats et des fonctionnaires ?

  24. Zwartepiet dit :

    Réponse à Dominique M re: La question est: faut-il sauver l’euro en mettant les excédents des pays ayant correctement gérés leur économie en garantie des dettes des pays ayant laissé filer leurs déficits? Si on répond oui, ça revient à reculer la décision de réformes structurelles sérieuses seules capables de faire reculer notre niveau d’endettement. Si on répond non, on oblige enfin à des réformes trop longtemps différées. Certains diront que c’est prendre un risque pour la croissance.A en rire: c’est justement l’absence de réformes qui a tué la croissance.

    Vouloir imposer le corset allemand et la rigueur budgétaire à l’ensemble des pays de l’eurozone n’est qu’une utopie technocratique que même les Américains n’appliquent pas… On l’a déjà souligné sur ce blog: aux Etats-Unis aussi, les cinquante états de l’Union n’affichent pas des performances macroéconomiques identiques. Et personne aux Etats-Unis ne songe à exiger du Montana, de Hawaii ou de l’Alabama les mêmes prouesses économiques que la Californie (Silicon Valley), New York (Wall Street) ou le Michigan (Detroit: GM, Ford, Chrysler).

    Bref, les Américains ont parfaitement compris et accepté que dans un Etat-continent aussi vaste, aussi peuplé (300 millions d’âmes) et aussi divers que les Etats-Unis d’Amérique, il sera toujours illusoire et même absurde d’exiger une homogénéité macroéconomique et budgétaire pour les 50 états qui composent leur pays. Les Américains acceptent sereinement que certains états se spécialisent dans la production agricole (céréales, agrumes, bovins,…), d’autres dans le tourisme (Louisiane, le Colorado et son Grand Canyon, Las Vegas et ses casinos en Utah, Hawaii,…), d’autres dans l’industrie (Michigan, Illinois, Texas,…). Aucun Californien n’exige des autres 49 états qu’ils produisent une Silicon Valley, càd une industrie hi-tech de premier ordre!

    La raison d’une telle mansuétude américaine envers les écarts de prospérité entre états, je l’ai déjà rappelé: c’est le sentiment de former un seul peuple, une seule nation, une seule communauté de destin. Et c’est, contrairement à l’Europe, un sentiment partagé non seulement par les élites, les banquiers de Wall Street, les généraux du Pentagone et les fonctionnaires fédéraux, c’est surtout une expérience vécue quotidiennement par plus de 60 millions d’Américains qui, annuellement, déménage d’un état vers un autre, en quête de cieux plus cléments…(*) S’il y avait, aujourd’hui, ne fut-ce que quelques centaines d’immigrés allemands en Grèce, eh bien, le gouvernement –ainsi que l’opinion publique– allemand n’aurait pas éprouvé tant d’effroi à la nécéssité de renflouer le trésor grec…

    Par delà la crise monétaire qui frappe aujourd’hui l’Europe, on s’aperçoit donc que la cause profonde de la crise européenne consiste, encore et toujours, dans la résilience, exacerbée par un sentiement de décadence, des identités nationales… Malgré tous les beaux discours (de nos élites supranationales), malgré la disparition des monnaies nationales au profit de l’euro, malgré Erasmus (un Rotary pour gosses de riches), malgré un Parlement d’élus européens,… lorsque le temps se gâte et que le bateau européen chavire, chacun des peuples européens reprend ses billes… On veut bien être solidaire –mais uniquement envers ses propres pauvres! Après tout, charité bien ordonnée commence par soi-même…

    Certains partisans farouches d’une Europe fédérale prétendent aujourd’hui qu’on a mis la charrue avant les boeufs ou qu’on s’est reposé trop tôt sur les lauriers de la monnaie unique: il aurait fallu embrayer plus tôt vers une union fiscale et une gouvernance macroéconomique commune… En réalité, il aurait fallu travailler ENCORE PLUS en profondeur: mélanger davantage les peuples et les populations actives… un peu à l’instar de Staline qui n’hésita pas à « déplacer » des populations (caucasiennes, ukrainiennes,…) pour réprimer les irrédentismes ethniques au sein de l’URSS. Comment passer pacifiquement d’un agrégat de nations à une « métanation européenne »?

    Salutations,
    Zwartepiet

    (*) http://www.carnetjpr.com/2011/07/03/agenda-du-5-au-8-juillet/#comment-15813

  25. Carole dit :

    Mistral,

    Aujourd’hui c’est la RATP !
    Que cache tout cela ? Des relations entre partis politiques, gouv., syndicats, Medef ? Je ne sais, mais au moment ou l’on prône la Vérité, il serait bon de faire un grand ménage.

    Perruchot est abasourdi que le rapport sur les syndicats soit mis à la « poubelle ».
    Pauvres andouilles de francais, moins ils en savent, mieux ils se portent.

    Je serai curieuse de savoir ce qu’en pense monsieur Raffarin ????

    Cordialement.

  26. Alain Lavallée dit :

    Bonjour à tous,

    crise financière sans aucun doute qui risque de s’étendre, voire de s’aggraver en de multiples autres crises. Pour votre réflexion, je vous soumets un extrait des réflexions fort censées d’André Orléan, directeur de recherche du CNRS qui avance avec raison qu’une grande partie des problèmes actuels vient du fait que les économies sont trop financiarisées et qui invite à une définanciarisation de l’économie, à une refondation de l’économie.

    http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2011/12/05/il-faut-definanciariser-l-economie_1613552_3232.html

    Cordialement,

    Alain Lavallée

  27. Al666 dit :

    Germanophobie ? Vous avez dit germanophobie ? … qui a déclaré sur un ton péremptoire comme à son habitude….

    «.. la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide ».

    C’est … c’est ….Nicolas Sarkozy, lors d’un discours le 17 avril 2007 à Metz.

    Nous avons la mémoire courte…

  28. Carole dit :

    Merci Dominique M,

    Incantations, hélas……
    Oui, nous devons prendre un virage en extrême urgence. Si ce n’est à 25, 17……. 2, nous devons le faire seul. Ca va grincer des dents (mais vu le montant des remboursements de la SS, bof..).
    Si l’on observe le comportement francais, il épargne, il est pour la concurrence, il commence à s’intéresser à l’économie (enfin !). Evidemment il y a les assistés de l’Etat qui ne peuvent aller aux toilettes sans soutien, mais ceux-là par obligation, ils vont devoir modifier leur comportement. Si un iron-man expliquait enfin que l’Etat Providence est HS, que nous ne pouvons plus distribuer l’argent public pour le social sans contre-parties, ce serait déjà un grand effort. Arrêter d’effacer la dette de certains pays, parce quand il s’agira de la nôtre de dette, alors là, il n’y aura personne.
    Bad news hier soir pour la zone UE. Sans surprise ma foi. Inutile d’essayer de dire que l’on va protéger le francais, à un certain degré, cela ne sera plus possible.

    Le pb de nos politiques, ils s’ont toujours en train de se comparer (négatif/positif) avec ce qui se passe à l’extérieur de nos frontières. Que l’on se regarde enfin le nombril, que l’on dise la Vérité sans scrupules (aux Forceps), la France a sur son territoire des gens de qualité, on ne les entend pas assez.

    Pour Bildeberg, j’ai vu que ce groupe Bildeberg était souvent cité sur le net. Je vais combler mes lacunes.

    Cordialement.

    NB : J’en suis à me demander si les politiques entre eux se disent #bon, ca va hurler, mais on va leur faire passer la pillule en douceur. Les francais sont maléables à souhait…..# Attention aujourd’hui, j’ai l’impression que ce n’est plus le cas. Il faudrait enfin détromper les dires de de Gaulle #les francais sont des veaux#. Pendant un moment j’ai pensé aux larves. Je n’en suis plus du tout certaine. ca gronde.

  29. Carole dit :

    Zwartepiet,

    Si je voulais être cynique, je dirais #les 99% qui en veulent aux 1% vont être enfin heureux. Je parie que certains (vu l’enquête du Credoc) ne s’en rendraient même pas compte. Enfin pendant un moment !

    Mais comme je ne suis pas cynique, je pense que tout cela va finir mal. En 2001, en Argentine c’est ce qui s’est passé. Des morts et des dêgats incroyables. Des individus ont tout perdu, Vendre 3 fois rien ses biens (jusqu’aux chaises et petites cuillères) devant sa porte pour nourrir sa famille n’a rien d’honorant. Je ne souhaite pas cela pour mon pays, mais comme le dit Dominique M et beaucoup d’autres sur ce carnet, il faut des réformes structurelles urgentes. Je ne sais plus comment l’écrire. Usant.
    L’Argentine que l’on dit en meilleur état (suivant nos médias) ne connaissent pas ce pays. Soit, il est riche en matières premiéres, socialement le gouv. travaille en surface (faut pas gratter l’émail – Indec), les pauvres sont partout (ce qui entraîne l’insécurite de plus en plus violente) (vécu un gun sous le nez vous fait prendre conscience comme la vie est délicieuse). Riches, classe moyenne en voie de disparition et pauvres (Dios c’est terrible).

    Oui, il serait bon que des cours d’Histoire/économie soient instruits à l’école. Cela éviterait la cécité et l’apathie ambiante. Fillon avait été courageux, mais vite remis dans les rangs. Quelle perte de temps !

    Si la Droite est vraiment la Droite, elle n’a pas le droit d’étouffer les conséquences de ce qui va se passer, elle a le devoir de le dire et de réagir. Je suis pour le Devoir avant les droits. Bush disait que nous étions un vieux continent. Il n’avait pas tort, vieux et lent. Rageant.

    Le gouv.a le devoir de parler au peuple sans dentelle et frou-frou. C’est à la mode en ce moment, mais on peu s’en passer !

    Cordialement.

  30. Mistral dit :

    Tout va bien

    On va limiter le déficit à 3 % et à 60 % du PIB

    Donc on va continuer à s’endetter.

    Mais ou va t’on ??????

    ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

    Le déficit doit être de 0 % Pour cela il faut diminuer massivement les dépenses de l’Etat et faire enfin une vrai rupture, qui aura lieu d’une manière ou d’une autre.

    On a juste le choix pour faire la rupture dans le calme et le droit ou dans les larmes et le sang.

    Il n’y aura pas d’astéroïdes qui va percuter la terre en 2012. mais ca pourrait être la fin d’un monde pour qquns.

  31. Claude Simonnet dit :

    Bonjour,

    Dominique M, dit le 5 décembre 2011 à 13 h 42 min
    « Sans un changement de modèle économique appuyé sur la production, au lieu d’être appuyé sur la consommation et la redistribution, la France ne pourra pas prétendre longtemps s’arrimer aux pays AAA de la zone euro, et encore moins faciliter le retour de l’Italie et de l’Espagne à ce groupe vertueux. »

    Ma question s’adresse à Dominique M. dont le propos me paraît intéressant. Je souhaite connaître le type de modèle économique qui puisse être installé en parallèle avec notre modèle social qui impacte très fortement le coût de notre production.

    Compte-tenu de notre niveau de vie, de nos habitudes de consommation et le besoin en financement afin d’alimenter ce modèle social, à quel prix pouvons-nous espérer faire acheter notre production et à quel type d’acheteur devons-nous proposer notre production ?

    En clair, pouvons-nous espérer tenir officine avec des prix incompressibles liés à un coût de revient trop élevé pour espérer un gain entre le prix de revient et le prix de vente ?

    Bien cordialement.

    Claude Simonnet

  32. Zwartepiet dit :

    Réponse à Carole re: Si un iron-man expliquait enfin que l’Etat Providence est [Hors Service], que nous ne pouvons plus distribuer l’argent public pour le social sans contre-parties, ce serait déjà un grand effort.

    Détrompez-vous, chère Carole: il y a bien une « contrepartie » à l’Etat-Providence… Cela s’appelle la « Paix Sociale ». Les classes dirigeantes –la bourgeoisie, en langage marxiste– achètent la paix sociale en redistribuant une partie de leur rente, de leur revenus.

    Ce n’est tout de même pas à vous, globe-trotteuse invétérée et familière de l’Amérique latine, qu’il faut expliquer que, sans aides et allocations sociales, la France basculerait immanquablement dans une situation sud-américaine –càd une jungle urbaine avec ses sequestros (enlèvements crapuleux et non politiques) et ses barrios privados(*). Aujourd’hui, le filet social (RSA, Pôle Emploi,…) ne parvient déjà plus à juguler une délinquance prolétaire de plus en plus violente: incendies de voitures (dont la statistique officielle relève dorénavant du secret d’Etat!!), braquages à la khalachnikov, etc. En Belgique, on a vu se développer un nouveau mode de braquage: le tiger-jacking. Il consiste, pour les truands, à kidnapper un directeur d’agence bancaire et sa famille: pendant que ce dernier est emmené de force à son agence pour y ouvrir le coffre, des complices gardent sa femme et ses enfants en otages à son domicile… Vous l’aurez deviné, la prochaine étape, ce seront les kidnappings crapuleux –comme au Brésil, en Colombie et au Mexique: des cadres et des patrons seront kidnappés contre rançon… La bourgeoisie ne doit donc jamais oublier que la paix sociale a aussi un « prix » et donc qu’elle… s’achète!

    Salutations,
    Zwartepiet

    (*) http://www.maristellasvampa.net/libro-brecha.shtml

  33. Zwartepiet dit :

    Réponse à Alain Lavallée:

    Votre lien vers l’article du Monde n’est accessible qu’aux abonnés!

    Pourriez-vous, cher ami québecois, rappeler à nos amis français la législation canadienne relative aux diplômés d’une université canadienne régulant l’accès de ces derniers au marché du travail canadien?(*) D’avance, merci.

    Zwartepiet

    (*) Guéant empêche les diplômés étrangers de travailler

    Le 8 novembre 2011 à 20:22

    La Conférence des grandes écoles (CGE) doit amener, mardi après-midi, au ministère de l’Intérieur, 150 dossiers d’étrangers diplômés en France, ayant reçu un refus de travailler de l’administration

    La CGE souhaite dénoncer les effets « injustes » pour les étrangers diplômés, victimes de la circulaire de 31 mai, visant à limiter l’immigration professionnelle signée par Claude Guéant et Xavier Bertrand.

    Mauvaise réputation

    Les diplômés étrangers ayant reçu un refus de travailler sont notamment Algériens, Américains, Argentins, Iraniens, Maliens, Mauritaniens, Russes, Sénégalais, Turcs ou Russes. Selon un recensement de la CGE, la majorité d’entre eux est diplômée de grandes écoles et 9% des universités. « S’il se diffuse à l’étranger par les réseaux sociaux l’information que la France est fermée aux étudiants étrangers, nos établissements seront touchés », a déclaré Pierre Tapie, président de la CGE.
    [...]

    http://mcetv.fr/news-express/1810-gueant-empeche-les-diplomes-etrangers-de-travailler

  34. jean-marie BECK dit :

    Bonjour Monsieur le premier ministre,

    Pour sortir de la crise, la lucidité et la vérité sont la bonne stratégie, nous dit-on. Qu’attent-on alors pour contrôler ( il ne suffit pas de le regretter et de l’inscrire aux erreurs passées ) le travail de notre administration fiscale et de notre institution judiciaire, c’est à dire les services publics? Si on l’avait fait depuis 2005, il est évident que la vérité serait apparue. Est-il normal que l’administration fiscale refuse aux salariés contribuables célibataires de France le droit de déduire les frais professionnels de double résidencepar qu’ils sont célibataires. ça parait gros comme une montagne et pourtant c’est vrai. Le pire est que nos juges n’y ont rien vu. Est-il normal que le juge du nord refuse à un salarié célibataire le droit d’habiter chez ses parents quand il ne peut établir son domicile prés de son lieu de tr

  35. Claude dit :

    Cher Jean-Marie Beck,

    La déduction de frais professionnels pour double résidence est une niche fiscale bien encadrée. Elle est un facteur de mobilité pour les travailleurs occupant un emploi précaire (période d’essai, CDD) ou mariés (ou concubins, pacs,…) dont le conjoint a une activité professionnelle proche du domicile familial. Elle ne correspond en aucun cas à un double domicile pour convenance personnelle. Pour autres cas, le juge des impôts est souverain (où qu’il soit, ce n’est pas un gars commode).

    Dans cette période de réalisme économique qui semble pointer le bout de son nez, chacun d’entre nous devrait désormais veiller à ne pas faire supporter à la communauté le coût de ses arrangements de vie personnels. La conduite vertueuse d’un pays n’est que l’addition des conduites vertueuses de chacun des ménages qui le composent. Nous sommes tous comptables du déficit et de la dette, à nous aussi d’être rigoureux pour les réduire.

    Bien cordialement,
    Claude

  36. Claude dit :

    Cher Claude Simonnet,

    Je me permets de répondre à la question que vous posez à Dominique M.

    Je ne vois, dans son intervention, aucune discussion de sa part dans le choix du modèle économique ni la remise en question du modèle social.

    Il soulève un point important qui correspond à un malentendu. Les politiques qui sont souvent de médiocres gestionnaires ont cru comprendre que la croissance était la conséquence de la consommation. Ils ont vaguement entendu dire que la baisse de la consommation entrainait un cercle vicieux qui conduisait naturellement à une baisse de la demande ayant pour conséquence une baisse de la production facteur de baisse d’activité et d’augmentation du chômage (puisqu’on ne peut pas stocker indéfiniment ce que l’on produirait). Comme l’aggravation du chômage impacte la consommation, il est facile de comprendre comment s’amorce un cercle vicieux. Ils ont cru que le cercle vertueux se réamorçait là où il s’était coupé.

    On peut comparer ça à une fontaine en bas d’une montagne. Si on cesse de puiser à la fontaine, il va falloir couper la source pour éviter que l’eau s’accumule, voire déborde. Si on veut se remettre à boire, ce n’est pas le fait de boire (de consommer) qui remet la source en route. Si on veut boire il va falloir emprunter de l’eau ou se remettre d’abord à produire de l’eau en rouvrant la source.

    Les hommes politiques n’ont pas compris ça. Ils croyaient qu’il suffisait de relancer la « machine à boire et à consommer » pour que la machine à produire se remette en route alors que c’est d’abord la production qu’il faut relancer (augmentation de l’activité, travailler plus pour gagner plus pour finalement consommer plus de ce que l’on a produit et de vendre le surplus pour payer ses dettes).

    Depuis 30 ans on emprunte pour consommer plus tout en travaillant moins pour produire moins (toutes choses étant égales par ailleurs).

    Ce que l’on consomme est en quelque sorte le prix de ce que l’on produit. Or si on consomme douze et que l’on produit dix, ces dix là sont produits au prix des douze. Et on n’est pas compétitif !

    Travaillons plus, produisons plus, gagnons plus (pour cesser d’emprunter), achetons et consommons plus et cette consommation là est réellement une consommation solvable qui crée de la demande solvable. C’est cela le cercle vertueux si difficile à initier mais qui, une fois initié s’autoalimente. S’il n’y avait pas eu la crise, c’est cela que Sarkozy, qui avait compris ce que les autres ne faisaient pas, aurait sans doute réussi à remettre en route. En tout cas c’était son objectif.

    Vous parlez de modèle social. C’est une toute autre histoire. Notre modèle social (qu’on le trouve juste ou pas selon qu’on l’alimente ou qu’on y puise) ce n’est que la façon de distribuer ce que nous avons produit additionné à ce que nous empruntons tant que des imbéciles veulent bien nous prêter pour dilapider. Si on produit assez, ça peut marcher, si on ne produit pas assez ça ne marche qu’un temps et toutes les révolutions du monde n’y changeront rien.

    Quand j’entends l’autre illuminé dire qu’il faut faire payer aux marchés ce que les ménages se sont plus ou moins goinfrés je rigole. « Les marchés » ce ne sont que des additions des ménages. Et si le marché est une nébuleuse, les ménages des pays modernes sont tous (à peu près) parfaitement identifiés. Ce que les ménages ont emprunté directement ou via l’état, les ménages devront le rembourser.

    Bien cordialement,
    Claude

  37. Claude dit :

    Bonsoir Monsieur le Premier ministre,

    Cela n’existe pas une « crise de la croissance ». La croissance ou l’absence de croissance est la conséquence d’une crise du laxisme.

    On a l’habitude de donner aux crises le nom d’un des déclencheurs. On a dit « crise des subprimes » parce que la crise a explosé à cause des subprimes. Les subprimes c’était une crise de l’endettement des pauvres qui ne pouvaient plus rembourser leur rêve de richesse. Ce qui l’a rendue mondiale c’est que les banquiers pas assez malins pour éviter de prêter à qui ne les remboursera sans doute pas, ont été assez malins pour partager leurs créances (comme une réassurance) avec leurs collègues du monde entier (titrisation). Le vrai déclencheur a été la crise des matières premières (pénurie) qui par ricochets successifs à plombé le marché de l’immobilier transformant l’espoir d’enrichissement des emprunteurs en certitude de ruine. Un individu par ci par là peut voir son avidité satisfaite mais quand l’avidité devient collective des grandes masses c’est sûr qu’elle n’est jamais récompensée.

    Donc cette première crise était bien une crise de la dette (de la spéculation inassouvie à crédit).

    La crise actuelle qui frappe l’Europe est également une crise de la dette. La plupart des pays européens sont tellement endettés que, premièrement ils ne trouvent plus de financements et deuxièmement ils payent tellement d’intérêts que ce qu’ils produisent est enchéri du prix des intérêts. Ajouté au coût exorbitant de la production (égal au coût de notre consommation) nous ne trouvons plus assez de clients pour faire tourner nos chaînes de production (qui ont de la capacité disponible). D’où notre faible croissance, voire notre probable future décroissance. Le défaut de croissance n’est pas une cause mais une conséquence.

    Ce que vous appelez crise de la croissance est donc, en réalité, une crise de la dette.

    Quand le rapport de la dette et du PIB diminue, ce n’est pas, en soi, une bonne nouvelle. C’est le plus souvent simplement que l’on camoufle la dette derrière une croissance du PIB qui inclus toutes nos valeurs ajoutées dont… les intérêts de la dette, les impôts, les taxes, etc. Plus nous payons d’intérêt, plus nous gaspillons, plus notre valeur ajoutée augmente mais moins nous avons de chance de la vendre. Pour être plus clair : si vous vous gargarisez avec une croissance de 2% et que vous avez un déficit de 5% du PIB (dont une bonne part est le service de la dette), il vaudrait mieux avoir une croissance nulle et pas de déficit. Beaucoup de gens qui, comme vous, disent la croissance serait une solution à nos problèmes se trompent. La croissance à elle seule ne suffit pas. Il faut aussi de la vertu, du travail et moins de dépenses. Et, au point où nous en sommes, il faut beaucoup de vertu, beaucoup de travail et beaucoup d’économies et alors seulement, un peu de croissance aiderait.

    Bien cordialement,
    Claude

  38. Claude dit :

    Cher Zwartepiet,

    Vous parlez de prouesse économique de la Californie (Silicon Valley), New York (Wall Street) ou le Michigan (Detroit: GM, Ford, Chrysler). On peut parler de prouesses de telle ou telle entreprise mais la réussite économique d’un état américain ou d’un pays est la somme des prouesses et des échecs de ses entreprises, de ses administrations et de ses ménages.

    C’est donc une imposture de parler de prouesse économique de pays qui doivent à leurs créanciers la plus grande part de ce qu’ils possèdent. Ce sont des états encore plus endettés que la moyenne des états américains. Une apparence de prospérité n’est pas la prospérité. Et pour la Californie ce n’est même pas une apparence de prospérité puisque c’est une faillite avérée. On ne peut pas réduire la Californie à Silicon Valley comme on ne peut pas réduire la France à la vallée de la Seine.

    Ceci étant dit le réalisme budgétaire s’impose à tous même si tous ne sont pas assez intelligent pour savoir que un et un font deux partout dans le monde. Ceux qui croient que leurs économistes ont inventé une méthode qui leur évite la même discipline que les plus vertueux sont des naïfs.

    Bien cordialement,
    Claude

  39. RVR dit :

    Monsieur Raffarin
    _______________

    La situation actuelle pose des questions sur les raisons qui nous ont amenés à augmenter dans de telles proportions la dette de la France sous le quinquéna de Nicolas Sarkozy ? la crise est loin de tout expliquer ! Une autre question serai de trouver les raisons pour lesquelles la balance commerciale de la France est déficitaire depuis 2003 et en chute libre depuis 1997 ?
    Faut-il condamner la gauche de vouloir créer des emplois administratifs , la première réponse qui me vient à l’esprit serait oui ! Pui en y regardant de plus près, cette idée n’est probablement pas aussi mauvaise qu’elle en à l’air; Car en fin de compte, il me semble pus important de conserver « l’emploiement » des Français que de financer le chômage ! Je pense que la droite (et je me met dans cette partie de l’électorat) brille par sons absence d’imagination pour gérer les stratégies industrielles et le maintien du vivier de compétence pour aller de l’avant et se mettre en conquérant sur les marchés ! Maintenir un chômage au niveau actuel c’est être le fossoyeur des générations futures et créer les conditions de la déviance de la société ! La société du futur pour la France reste à inventer , il faut désormais trouver les « Steve Jobs et Bill Gates » …

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