Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

37 commentaires

  1. Mistral dit :

    Que les collectivités locales fassent le ménage dans leur rang !

    Des directeurs financiers incompétents et irresponsables, des prêts toxiques en veux tu en voila, des embauches totalement infondés de centaines de milliers de fonctionnaires territoriaux payés à rien faire comme c’est si bien décrit dans le livre « absolument débordée »

    http://www.amazon.fr/Absolument-d%C3%A9-bor-d%C3%A9e-paradoxe-fonctionnaire-Comment/dp/2226206027

    Et ces collectivités au lieu de se restructurer et de faire des économies très facile vu la gabegie qui y règne, se retourne vers l’Etat en faisant du chantage à l’investissement !

    Sachant que de plus en plus de PME se détournent des marchés publics malgré la crise.

    La politique des prix anormalement bas, des pénalités de retard » provisoire », des retards de paiement malgré la loi LME, et autre subtilité du code des marché publics font que les PME se font massacrer avec ces donneurs d’ordre plus soucieux de leurs électeurs que de l’activité économique  !

    Et la CDC c’est quoi ? C’est l’épargne des français. Pour payer des investissement ou des dépenses de fonctionnement ? des travaux ou des arrêts maladies bidons ?

    Je ne comprend pas que dans cette république la, seuls les entreprises et leurs salariés doivent faire des efforts pendant que les élus, leurs myriade de fonctionnaires dans leur fief continue à faire n’importe quoi.

  2. Carole dit :

    Bonjour monsieur Raffarin,
    Bonjour à tous,

    Fini, on racle les fonds de tiroir, le terminus va être fracassant !
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/01/05/04016-20120105ARTFIG00913-la-crise-bancaire-rattrape-le-secteur-public.php
    Il fallait s’y attendre, non ?
    Ce n’est pas les Intouchables qu’il faudrait aller voir au cinéma, c’est regarder et éplucher ceux qui se croyaient intouchables dans les régions et collectivités. Sont inconscients.

    Bien cordialement.

    NB . Vous connaissez sûrement le site « Offres d’emploi » des collectivités locales. Il est en plein boum.
    Ils n’ont rien compris. Ils continuent de recruter au détriment de la détérioration financière. Honteux.

  3. jany dit :

    Joly propose un jour férié pour Kippour et l’Aïd-el-Kebir

    Mots clés : Jours fériés, Laïcité, Eva Joly
    Par lefigaro.fr Mis à jour le 12/01/2012

    La candidate écologiste à la présidentielle a déclaré mercredi qu’elle voulait que «chaque religion ait un égal traitement dans l’espace public».

    C’est une manière de voir la laïcité. Eva Joly a proposé mercredi que «juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l’Aïd-el-kebir lors d’un jour férié» afin que «chaque religion ait un égal traitement dans l’espace public». Alors «l’égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays», a déclaré lors d’une «Nuit de l’égalité» au Bataclan la candidate écologiste à la présidentielle, se référant au rapport Stasi sur «l’application du principe de laïcité». Remis fin 2003 au chef de l’Etat,la commission Stasi préconisait notamment de «faire des fêtes religieuses de Kippour et de l’Aïd el-Kébir des jours fériés dans toutes les écoles de la République» et, «dans le monde de l’entreprise, (de) permettre aux salariés de choisir un jour de fête religieuse sur leur crédit de jours fériés».
    ****************
    Eva Joly a oublie le Nouvel An Chinois, cette année le 23 Janvier et toutes les fêtes de l’hindouisme…pourtant nous avons des ressortissants chinois et indiens chez nous.

    Je ne crois pas que nous ferons avancer la laïcité en déroulant des tapis rouges d’hypocrisie a une religion comme l’islam qui rejette les autres…
    Que cette religion nous montre qu’elle accepte les autres dans leurs différences et dans leur foi et nous aurons fait un grand pas.

    Bien cordialement,

    jany

  4. jany dit :

    TVA sociale : « bonne idée » (Leclerc)
    AFP Publié le 12/01/2012

    La TVA sociale envisagée par le gouvernement « me semble une bonne idée », a déclaré mercredi le patron de l’enseigne de distribution Leclerc Michel-Edouard Leclerc sur BFM Business. « L’idée qu’on fiscalise les charges sociales, qu’on permette aux entreprises d’être plus concurrentielles, de baisser leurs prix et de reporter le paiement des cotisations sociales sur une fiscalité plus large et notamment sur les produits à importer – c’est pour cela qu’on l’appelle TVA anti-délocalisation – moi cela me semble une bonne idée », a-t-il indiqué.

    « Je me battrai volontiers pour cette idée-là », a-t-il affirmé, ajoutant toutefois qu’elle supposait un « contexte ». « Si on le fait bien, notamment si on met à contribution les produits importés, c’est quand même plus intelligent de décharger les entreprises du poids des taxes sur le travail pour qu’elles puissent embaucher plus et pour qu’elles puissent payer plus », a-t-il poursuivi.

    Le patron des centres Leclerc préconise d’augmenter « la TVA sur des produits de luxe, sur des produits importés, sur des produits de technologie, dont en plus on est devenu complètement +addict+ et dont on ne discute même pas le prix ». M. Leclerc a par ailleurs estimé qu’il existait « vraiment une perspective de régression du pouvoir d’achat » en 2012.

    ***********
    La TVA Sociale est une solution d’avenir, elle peut permettre de rééquilibrer les comptes sociaux et de redonner un peu de souplesse aux entreprises dans leur gestion…
    Les entreprises pourraient devenir plus compétitives et les salaries pourraient gagner quelques points sur leurs salaires…
    Cela pourrait avoir un effet positif et donner un sentiment de confiance.

    Bien cordialement,

    jany

  5. jany dit :

    Suivant l’AFP
    « La France est la société la plus anxiogène d’Europe »

    Par Lucie Soullier, publié le 12/01/2012

    « La France est la société la plus anxiogène d’Europe »

    « La droite comme la gauche, nous sommes tous responsables. »

    AFP

    Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, estime que les Français sont « en train d’imploser » ce qui pourrait amener une montée du vote extrême. Dans un livre paru ce jeudi, Reprenons-nous!, il appelle les partis et les citoyens à « une nouvelle respiration politique ».

    A la lecture de votre livre, on a l’impression que la France a des tendances suicidaires…

    La nature de la société a basculé. Aujourd’hui, on est d’avantage dans un système d’exclusion que d’inclusion. La fatigue psychologique a fait place à la fatigue physique. On n’est plus fatigués au travail, mais stressés. Entre la voracité du temps, le management par la contrainte, les fins de mois difficiles de plus en plus tôt… La France est la société la plus anxiogène d’Europe.

    Ce qui risque selon vous de se traduire par une poussée du Front national à la présidentielle de 2012…

    Forcément. L’impression persistante d’une hausse des inégalités dans la population ouvre la porte au populisme et à l’extrêmisme. Et avec une offre politique qui n’est pas porteuse d’espoirs, le vote de déception s’accentue. Je ne critique pas ceux qui votent Front national. C’est simplement le baromètre de l’échec d’une espérance des Français dans un projet politique qui ne s’est pas traduit dans les faits.

    Les politiques ont donc échoué, selon vous?

    La droite comme la gauche, nous sommes tous responsables. La principale obligation des partis aujourd’hui est de proposer des projets porteurs d’espérance collective. Les Français sont las du cynisme politique. Ils voient des alliances contre-nature et des hommes qui se rassemblent alors qu’ils n’ont pas les mêmes idées. L’opinion fait très bien la différence entre ceux qui cherchent à les séduire et les candidats crédibles.

    Pensez-vous que la campagne présidentielle pourrait permettre à la France de se reprendre, pour citer le titre de votre ouvrage?

    C’est mon voeu. J’espère que les propositions des candidats à la présidentielle de 2012 seront au niveau des attentes des Français. Avant de proposer des solutions, les candidats doivent en premier lieu débattre sur les questions de société. Par exemple, il aurait fallu se demander si le travail pouvait financer la retraite et la santé, avant de proposer celle de la TVA sociale.

    Il est donc possible pour la France de sortir de ce burn-out?

    Oui, bien sûr, la France a énormément d’atouts si l’on sait la mobiliser. Il faut jouer sur ses potentiels. Par exemple, à l’école, il faudrait aider les enfants à aimer apprendre et non les y obliger. De même, pour le travail, où il est essentiel de réintroduire le capital humain. Le problème est que depuis une vingtaine d’années, la financiarisation et la société de consommation ont déshumanisé la société.
    **************
    Beaucoup d’hommes politiques font le même constat, beaucoup d’entre nous appellent a plus de compréhension, plus de conscience dans la gestion de notre pays…
    Pourtant les années passent et les mêmes rapports sortent ou ressortent…

    Bien cordialement,

    jany

  6. Sirius dit :

    Cher JPR,
    bien d’accord, en élargissant le champs des PME inquietes, qui craignent de ne plus être financées…

    Le système bancaire européen est depuis cet été sous perfusion comme en octobre 2008. On a poussé les banques par des réglementations comptables (mark to market) a fortement réduire la part de leur actifs en action vers des obligations d’état européens sois disants sans risque. Leur fonds propres ont fondu avec la valeur de leur portefeuille d’obligation d’état (voir les dizaine de milliards dépréciés) et avec Basle 3, ont leur demande de renforcer leur fonds propres. Ceci a conduit inévitablement à des mouvements procycliques, accentuant la baisse de marchés.
    Réaction de défense immédiate des banques, il leur faut alléger leur bilan (cout et effet de dilution d’une augmentation de capital prohibitif dans un creux de marché) : réduction d’effectif, fermeture de départment, arret total de financement de nouveau client, réduction de financement de nouveaux projets d’investissement pour leurs client existants, et quand ils acceptent de financer leur clients c’est d’abord les plus riches et les moins risqués d’entre eux. Autant dire que les PME ont mm du mal à financer leur activité courante (besoin en fonds de roulement) sans parler ici d’investissement.

    De manière générale, lorsque que le risque et la volatilité sont élevés et la liquidité faible, le cout du service de la dette pour les entreprises, les collectivités, l’état augmente. Ce à quoi nous assistons.
    Si la France croit en moyenne à 1,5% par an, et que les PME emprunte à court terme à 2,5% d’intérêt par exemple, elles ne pourront pas ne pas faire faillite à un moment donné si cela dure (celles qui ont une exposition 100% france). C’est une question de temps. Qui est prêt à emprunter à 2,5% pour les placer à 1,5% ? Einstein disait, la plus grande force qui soit est celle des intérêts composés.

    Il faut agir vite et sortir de l’ornière pour arrêter le processus de fragilisation de notre tissu economique national qui se profile sur 2012…
    Car derrière les entreprises, ce sont les français et leurs familles qui vont souffrir et voter.

    Merci
    Sirius

  7. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Vous avez raison : l’annonce par le Président d’une non-décision quant à la direction générale de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) est surprenante. Est-il si difficile que cela de prendre la décision souveraine de prolonger le Directeur Général de la CDC dans sa fonction, alors qu’il est favorable pour poursuivre sa mission, de manière à éviter toutes polémiques politiciennes et à placer cette nomination en dehors des créneaux électoraux.

    Je ne comprends peut-être pas toutes les raisons ou subtilités de cette non-décision mais j’ai, en de nombreuses occasions, vu le maintien dans sa fonction d’une personne pour diverses raisons (impératifs de gestion, de calendrier, d’activités, etc.…). Il faut dire que ces personnes n’étaient pas Directeur Général de la CDC mais certains étaient quand même Commandant d’un bâtiment de guerre de la Marine Nationale en mission.

    « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué… ? »

    En cette période cruciale, il serait bon de voir où se trouve l’intérêt général.

    Amitié

    Jacques

  8. Carole dit :

    Bonsoir à tous,

    Mistral,
    Emploi des collectivités :
    http://www.cap-territorial.fr/accueil.aspx?aff=carte
    Vous remarquerez sur cette carte que toutes les départements ne paraissent pas. Mais il suffit de bouger sa mouse et d’aligner les offres. On se demande ce que viennent faire certains emplois dans toutes ces offres.

    Aie, aie, Dexia (banque des collectivités) faillite, nationalisation ?
    Dexia, la banque qui se prêtait à elle-même (1500 millones d’euros) à 2 « actionnaires ». Dexia pouvait élever artificiellement son niveau de capital. 1200 à Holding Communal etenviron 275 à Arco syndicat belge.
    http://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/3470294/10/11/Dexia-se-presto-dinero-a-si-misma-para-financiar-ampliaciones-de-capital.html
    Gestion excellente dans cette banque, donc remerciements :
    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_dexia-sa-verse-des-primes-a-ses-cadres-allant-jusqu-a-45-000-euros?id=7342783
    Dexia, on n’a pas fini d’en parler.

    Sirius,

    Rappelez-vous les stress test étaient bons, tout allait bien (Mme Lagarde), puis stress test mauvais, l’hémorragie. Aujourd’hui, taux inter-bancaires bloqués ?
    Hier je lisais ceci :
    http://www.ntn24.com/noticias/informe-del-banco-hsbc-afirma-034765
    Prévisions sur la place des pays dans le monde en 2050, entre autre le Pérou. Mais ce qui interpelle, c’est le classement des premiers. Chine devant les U.S., Japon, Allemagne, Angleterre, Brésil, Mexique, France et Canada.
    La France DERRIERE le Mexique à la 8e place. J’avais déjà lu dans la presse financière ces prévisions à long terme il y a 2 ans. Je n’en suis pas surprise, il va falloir que nos politiques se bougent et fassent un boulevard à la croissance, en terminent avec l’insécurité fiscale et osent dire aux francais ce qui les attend si l’on continue à savonner la planche qui nous méne dans un gouffre.
    Regardez la place de l’Argentine, ce pays était dans les 1rs rangs il y a quelques décennies.

  9. Carole dit :

    La taxe financière et Douste-Blazy……

    http://www.norvege.no/News_and_events/policy/La-taxe-sur-les-transactions-financieres-pour-un-monde-plus-juste/

    Il est reconnaissant ce monsieur, N.S lui donne un point de chute +++++++ que confortable et il se penche vers Bayrou. Il soutient la taxe financière, ben voyonsi, pour que sa place confortable puisse être perenne. Pas belle la vie !!!!!!!! Il faut continuer d’entretenir ce qui nous fait vivre, n’est-ce pas !!!!!!

  10. Dominique M dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Bonjour à tous,
    Quel sera le candidat de la majorité actuelle?
    M. Sarkozy sans doute. Oui, mais lequel? Celui de 2007, celui de 2009, celui d’aujourd’hui?
    Pour ma part, j’attends un candidat qui dise ce qu’il propose, prenne des engagements clairs et chiffrés et qui, dès son élection, mettra en oeuvre tous ses engagements, y compris par ordonnance. Je ne connais pas personnellement Nicolas Sarkozy et ça ne m’intéresse pas d’être séduit par un homme. La France a besoin d’un programme en réponse à ses défis, et l’élection présidentielle est l’occasion d’un référendum sur ce programme. Une fois voté, ce programme est légitime et doit être mis en oeuvre. L’idée que l’élection est la rencontre d’un homme avec un peuple, c’est de la littérature pour les naïfs et les enfants! Idem, la fable qui voudrait que le bulletin de l’électeur soit le symbole suprême de la démocratie! .
    Un point encore: quand aura t’on l’honnêteté de ne plus affubler les syndicats de partenaires sociaux ou d’organisations représentatives? C’est aussi malhonnête que de laisser croire que la Ligue des droits de l’homme met toute son énergie au service de la défense des droits de l’homme!
    Bonne journée,
    Dominique M

  11. Mistral dit :

    Jacques, dans une période de crise l’intérêt général c’est que tout le monde fasse des efforts.

    L’Etat verse plus de 85 milliards par an aux collectivités locales, ce qui représente 35 % de leurs dépenses dont 29 % de leurs dépenses de fonctionnement.

    L’Etat paie un fonctionnaire territoriale sur trois.

    En 2007, le PM François Fillon a dit : « Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer »

    http://afp.google.com/article/ALeqM5juYWCdyl6Q_CoFhBeBsGXuKIAshA

    Il avait 100 % raison. Que n’avons nous pas entendu à l’époque.Et qu’a t’on fait ?

    Les conservateurs de tous bords, de droite et de gauche, les médias, l’opposition, les syndicats, les lobbys etc ont passé leurs temps à saper le travail du président et du gouvernement.

    Et on veut nous faire croire que ce sont les « cadeaux aux riches « qui sont responsable de l’Etat des finances publiques ? On nous prend pour des cons !

    C’est la structure économique et sociale de ce pays qui est responsable de la ruine de la France.

    On nous dit que la France a perdu son triple A. La France n’a rien perdu du tout.

    L’ETAT FRANCAIS a perdu son triple A.Oui, cad les fonctionnaires, les assistés, et leurs élus.

    Et maintenant qui va payer ? et qui paie déjà ? Toujours les mêmes ! ceux qui travaillent et ferment leur gueule.

    Il parait que l’Allemagne a toujours son triple A.

    Mais quand j’écris ici que les allemands ont 50 fonctionnaires pour 1000 habitants et la France 90 fonctionnaires pour 1000 habitant, je pose la question : il y a peut être un lien de cause à effet entre les deux ?

    Les hommes et femmes politiques français sont des lâches qui se complaisent dans un système qui a ruiné le pays.

    A titre personnel, nous sommes tous des lâches pour avoir laisser faire. Pour laisser la parole à la minorité de blocages, syndicats, fonctionnaire, journalistes etc etc.

    Un dernier mot. si le président envisage de légaliser le « mariage » homosexuel, ce que je ne crois pas vu que Libé est devenu un tract militant du PS. Mais si c’est le cas, je franchirai le rubicond et voterai Le Pen en 2012. Il y a des lignes rouges à ne pas franchir.

  12. Zwartepiet dit :

    Réponse à Mistral re: Des directeurs financiers incompétents et irresponsables, des prêts toxiques en veux tu en voila, des embauches totalement infondés de centaines de milliers de fonctionnaires territoriaux payés à rien faire comme c’est si bien décrit dans le livre « absolument débordée »…

    …et c’est encore mieux dénoncé dans le dernier bouqin de Sophie Coignard, L’oligarchie des incapables:

    http://www.lepost.fr/article/2012/01/06/2674666_l-oligarchie-des-incapables.html

    Le lien ci-dessus offre également la vidéo de l’interview de Sophie Coignard sur France Info.

    Salutations de Bruxelles,
    Zwartepiet.

    http://projects.washingtonpost.com/top-secret-america/

  13. Zwartepiet dit :

    OOoops! Le lien vers le Washington Post dans mon message précédent est un « oubli »: il devait figurer dans ce second message.

    Réponse à Carole re: Vous connaissez sûrement le site « Offres d’emploi » des collectivités locales. Il est en plein boum.
    Ils n’ont rien compris. Ils continuent de recruter au détriment de la détérioration financière. Honteux.

    Chère Carole, je veux bien que des partisan(e)s d’un capitalisme privé pur et dur s’indignent des excès du capitalisme d’Etat et de son « keynésianisme BTP » –mais alors, il faut proposer autre chose! Je parle, bien sûr, de propositions d’emplois pour tous ces « bons-à-rien » repêchés dans la nébuleuse hypertrophiée des collectivités locales, municipales, régionales, etc.

    Car vous savez bien, chère Carole, que le secteur privé ne saurait réengager tous ces fonctionnaires et contractuels sauvés du chômage et de la précarité par la bienveillance de l’Etat et des collectivités locales. Vous évoquez, avec une pointe d’ironie, votre jardinier… mais vous semblez ignorer que pour avoir décroché un emploi public/municipal/départemental/…, la plupart des heureux élus ont dû passer des concours, des examens, produire des diplômes, etc. On n’a donc pas affaire aux moins qualifiés ni aux moins démunis des travailleurs! S’il règne, certes, un certain clientélisme politique dans l’attribution des emplois et des marchés publics, il est sans commune mesure avec l’arbitraire qui sévit dans le monde des PME familiales que vous semblez ériger en modèle de rationalité économique…

    Tandis qu’en Europe règne un keynésianisme du BTP, aux Etats-Unis, on observe plutôt un keynésianisme sécuritaire: comme le révèle l’excellente enquête du Washington Post, il y a aujourd’hui plus de 1300 bâtiments et bases plus ou moins secrets, répartis sur l’ensemble du territoire étatsunien et consacrés à des activités de renseignements et/ou de maintien de l’ordre (law enforcement)!! Le renseignement américain étant partagé entre une demi-douzaine d’agences officielles (CIA, FBI, NSA, DIA, DEA, Homeland Security, etc) tandis que plus de 850.000 agents jouissent de la top secret clearance… c’est-à-dire d’un accès aux documents classés « top secret ». Ici encore, il s’agit d’un bel exemple de gabegie de ressources publiques –une usine à gaz sécuritaire dont l’efficacité reste encore à démontrer. Souvenons-nous seulement de ce qui faisait le buzz en 2001, durant les mois qui ont précédé les attentats du 11 septembre: Echelon, ce réseau tentaculaire et mondial, opéré par la mystérieuse NSA et destiné à capter et analyser tout le spectre des télécommunications… mais incapable de prévenir les attaques du 11 septembre!?!

    Et que dire de la Grande-Bretagne et de sa passion policière pour les caméras de surveillance urbaine? Nos voisins d’outre-Manche détiendrait le record du nombre de caméras urbaines, à Londres en particulier… Mais ces centaines de caméras de surveillance opérées en temps réel ne furent d’aucun secours pour empêcher les attentats du 7 juillet 2005 dans le métro londonien ainsi qu’à bord d’un double-decker

    Enfin, chère Carole, avant de maugréer sur la gabegie, voire l’orgie, des marchés publics locaux en France, penchons-nous un instant sur celle qui sévit en Espagne:

    http://www.nytimes.com/2011/12/31/world/europe/as-spain-trims-deficits-scrutiny-falls-on-regional-governments.html

    Ainsi que nous l’apprend cet excellent article du NYT, en plus d’une dette publique officielle de $915 milliards, l’Espagne traîne une « dette cachée » de $176 milliards contractée par ses 17 entités régionales… et, là encore, pour des « éléphants blancs »: aéroports régionaux inutiles, pénitenciers vides, sans détenus, etc.

    Zwartepiet

  14. VALENTE / de GREGORIO dit :

    Bonsoir, Monsieur le Premier Ministre et Cher Jean-Pierre,
    Bonsoir aux Amis du Carnet,
    Bonsoir Zwartepiet et Carole !

    Cher Zwartepiet, j’approuve totalement votre point de vue posté le 14 Janvier à 11 h 50 !

    Vous avez très – très bien dit ce que je pense moi-même sur les
    « offres d’emploi des collectivités territoriales » en réponse au message de Carole.

    Je suis désolée, Carole, mais les arguments présentés par notre Ami Zwartepiet,
    sont tout à fait réalistes, et il est très courageux de défendre son opinion,
    sur ce Carnet !

    Ceci étant, loin de moi l’idée qu’on ne puisse apporter des modifications
    une « modération » à cette situation devenue « une Énorme baudruche »,
    Mais attention toutefois, à ce que ladite baudruche ne nous explose à la figure,
    si d’aventure nous devions prendre des mesures trop (radicales !……) –
    radicales n’étant pas pris dans le sens (Parti Radical, bien évidemment !!!!!!)

    Alors oui, d’accord avec Vous, Carole et d’autres Amis, du Carnet de J.P. – R
    Il y a trop d’ABUS, mais je suis convaincue que les volontés de changement
    défendues et les positions arrêtées par notre Hôte sur son Carnet,
    par notre Majorité Présidentielle, sont les seules applicables et justes,
    dans cette si difficile crise que nous traversons actuellement !

    Bien à Vous Carole, et Zwartepiet
    Bien Cordialement à Vous Tous Chers Amis du Carnet !

    Bien Fidèlement à Notre Premier Ministre, et Cher Jean-Pierre !

  15. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Mistral,

    Mon billet ne portait que sur la non-décision du Président de la République quant à la direction générale de la CDC.
    Qu’importe les « qu’en dira-t-on ? », il a été élu avec de nombreuses attributions liées à sa fonction jusqu’au moins le 13 mai prochain (14 au matin), à lui de prendre les décisions et c’est dans ce sens qu’allait mon intervention appuyant sur l’intérêt général. Je ne pense pas que cet organisme puisse « tourner au ralenti » dans une période aussi cruciale pour de telles raisons.

    Bien amicalement

    Jacques

  16. Mistral dit :

    @Zwartepiet et VALENTE / de GREGORIO

    « Car vous savez bien, chère Carole, que le secteur privé ne saurait réengager tous ces fonctionnaires et contractuels sauvés du chômage et de la précarité par la bienveillance de l’Etat et des collectivités locales. »

    Je ne suis pas d’accord :)

    Les allemands ont moins de fonctionnaires et … moins de chômage.

    Embaucher des fonctionnaires pour réduire fictivement les chiffres du chômage ne produit que chômage et endettement.

    Ca a juste permis à nos gouvernants d’acheter à crédit « la paix social ». La facture arrive.

    Alors que feront les centaines de milliers, plus d’un millions de fonctionnaires privé d’emploi ?

    Ils feront comme en Espagne ou le solde migratoire est devenu négatif.

    Les espagnols n’ayant droit qu’à 6 mois de chômage vont occuper les emplois que les étrangers avaient pris. Ces derniers rentrent chez eux naturellement.

    Dans mon métier, je suis sidéré du nombre d’étranger de plus en plus nombreux qui travaille sur les chantiers.

    Je regrette, il y a un gros problème dans ce pays.

  17. Mistral dit :

    et pour ajouter au débat

    http://www.atlantico.fr/decryptage/decentralisation-collectivite-territoriale-region-ville-departement-fonctionnaire-dette-publique-aurelien-veron-26655

  18. Mistral dit :

    Parlons du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux …

    Soit deux fonctionnaires qui partent à la retraite. La retraite est payé par l’Etat. Le plus longtemps possible pour eux, on leur souhaite :)

    Soit un fonctionnaire pour les remplacer.

    A la fin l’Etat paie deux retraité plus un actif.

    Ou est l’économie ?

  19. Zwartepiet dit :

    Réponse à Mistral re: Les allemands ont moins de fonctionnaires et … moins de chômage…

    …et plus d’entreprises industrielles –le fameux Mittelstand:

    http://www.businessweek.com/globalbiz/content/sep2010/gb20100929_905740.htm

    Il faut aussi noter que les champions de l’industrie allemande ne datent pas d’hier: Mercedes-Benz, BMW, Siemens, Bayer, BASF, Leica, etc. sont toutes des entreprises créées avant 1940… Le constructeur automobile Opel fut créé en 1862 par Adam Opel qui assembla ses premiers véhicules en 1899… Opel fut racheté par General Motors en 1929.(*)

    Or, le problème –pour les concurrents potentiels– avec les marques de prestige (automobile, mécanique de précision, optique,…), c’est qu’il est difficile d’établir une notoriété équivalente en quelques années… Toyota a bien créé Lexus et Nissan a fait de même avec Infiniti, Honda a connu ses heures de gloire en Formule Un (McLaren-Honda) à la fin des années 1980 et pourtant, aucune de ces marques japonaises n’a pu rivaliser avec les prestigieuses Ferrari, Porsche, BMW, Aston Martin,… Même VW a échoué avec sa Phaeton…

    Les Français actuellement employés dans le secteur automobile sont-ils prêts à patienter CINQUANTE ans pour voir se développer une industrie automobile française de prestige/luxe à même de rivaliser avec Rolls-Royce, Mercedes, Maybag et Lamborghini????

    (*) http://en.wikipedia.org/wiki/Opel

    Re: Les espagnols n’ayant droit qu’à 6 mois de chômage vont occuper les emplois que les étrangers avaient pris. Ces derniers rentrent chez eux naturellement.

    Il s’agit essentiellement de la main-d’oeuvre agricole exploitée dans les plantations d’olivier, de concombres, d’agrumes, etc. Il ne s’agit pas des ouvriers du BTP puisque, précisément, c’est l’explosion de la bulle immobilière qui a précipité l’Espagne dans le pétrin!

    Re: Dans mon métier, je suis sidéré du nombre d’étranger de plus en plus nombreux qui travaille sur les chantiers.

    Rassurez-vous: tous ces chantiers sont appelés à disparaître… victimes de l’indigence des collectivités locales et de l’Etat français lui-même. Sans les marchés publics, sans les commandes de l’Etat et des collectivités, le BTP français va connaître une salutaire cure d’amaigrissement! Et je ne pense pas que le secteur privé soit impatient de prendre le relais…

    Zwartepiet

  20. Mistral dit :

    Cher Jacques,

    J’ai lu ce que dit Bayrou sur le sujet.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/12/97002-20120112FILWWW00386-cdc-vacance-dangereuse-bayrou.php

    Ce que je comprend, c’est que le président ne veux pas faire comme ses prédécesseurs qui ont profité de leurs derniers mois et jours de fonction pour nommer un maximum de leurs « amis » à des postes clés ou avantageux.

    N’est ce pas cela l’intérêt général ?

    Juste un mot sur mon commentaire précédent :

    « Les espagnols n’ayant droit qu’à 6 mois de chômage vont occuper les emplois que les étrangers avaient pris. Ces derniers rentrent chez eux naturellement. »

    http://www.afrik.com/article24398.html

    Les étrangers occupent des emplois parce que les espagnols (ou les français pour notre pays) n’en veulent pas.

    Ces étrangers ne sont en rien responsable de cette situation et nous devons même les remercier de venir travailler chez nous. Ils ne doivent pas être des boucs émissaires.

    Cependant quand il n’y a plus d’argent, on remet les pendules à l’heure.

    Je n’emploierai pas le terme de préférence nationale qui me déplaît.

    Je dis juste qu’il y a des emplois non pourvu par les français et qui sont de fait occuper par les étrangers. Plus de deux millions je crois.

  21. Claude dit :

    Cher Mistral,

    Vous plaisantez ? Ou vous êtes sérieux ?

    Si on remplace deux fonctionnaires par un troisième, on en paye 3 (2 pensionnés et un salarié).
    Si on remplace deux fonctionnaires par deux autres, on en paye 4 (2 pensionnés et 2 salariés).

    C’est quand même mieux que ce que font les maires, les présidents de conseils généraux ou régionaux qui remplacent un fonctionnaire qui part à la retraite par deux qui ne réussiront pas à faire le boulot de celui qui est parti si on n’en embauche pas deux de plus et pour encadrer 4 fonctionnaires, il en faut forcément un cinquième.

    C’est vrai, j’exagère un peu. En effet je ne parle pas du fonctionnaire qu’il faut embaucher à la gestion du personnel ni de celui qu’il faut embaucher pour gérer plus de mobilier et plus d’immobilier parce que trois fois plus de fonctionnaires à gérer ça fait 3 fois plus de mobilier, trois fois plus de locaux, trois fois plus de véhicules, 3 fois plus de fournitures de bureau (sauf s’ils ont beaucoup d’enfants et dans ce cas il y aura plus de cartables à remplir) donc 5 fois plus de boulot de gestion pour gérer tout ça.

    Ainsi va la France qui dépense d’autant plus en bas qu’on économise en haut.

    Cordialement,
    Claude

  22. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Mistral,

    Votre billet est intéressant mais très vaste.

    Sur la première partie, objet du billet de Monsieur Raffarin et sur lequel j’étais intervenu, pour moi l’intérêt général est de permettre à un organisme aussi important dans bien des domaines que la CDC de continuer à fonctionner, en ne s’arrêtant pas sur quelques futilités comme le « qu’en dira-t-on ? ». Maintenant si cela gêne le Président, élu pour diriger son Pays jusqu’au bout son mandat en prenant toutes les décisions relatives à ses attributions, pour éviter de faire comme ses prédécesseurs, je ne vois pas ce qui l’empêche de prolonger de quelques temps le mandat de l’actuel Directeur de la CDC au-delà de la fin de son mandat surtout quand celui-ci est volontaire pour le faire. Tout cela pour éviter qu’au niveau de cet organisme quelques décisions à prendre soient également reportées ou différées qui peuvent s’avérer néfastes pour certaines entreprises surtout dans la conjoncture actuelle. Entre nous, de toutes manières, s’il est réélu, et qu’il nomme celui dont il a l’intention de nommer, les critiques pleuvront également….

    Pour le reste de votre billet, il y a beaucoup à dire sur le « mal français » puisque c’est sur cela que vous voulez amener le débat. Nous pouvons en parler mais il faut tout mettre à plat en ne négligeant aucun détail et en étant objectif et en sachant aussi se placer de chaque côté de la table des discussions dans la mesure où toutes les parties concernées ne seraient pas représentées.
    Vous allez me répondre d’accord mais par quoi nous commençons dans un sujet si vaste ? Vous aimez les comparaisons avec d’autres pays ! Ne croyez-vous pas qu’il serait peut-être judicieux pour commencer que tous les pays jouent avec les mêmes règles, les droits de l’homme, le respect de l’environnement, le respect des quotas, etc. Le Pays qui joue le jeu, comme c’est le cas de notre Pays dans bien des domaines, sera toujours perdant dans la mesure où il est scrupuleux et respectueux de ses propres règles qui sont loin d’être appliquées dans d’autres et nombreux pays. Et vous me répondrez : « Et ça ne marche pas, cela entraînant notre Pays dans la situation où il se trouve ». Oui effectivement, mais c’est la base et c’est de là qu’il faut partir pour atteindre les objectifs. Alors que faire ? Avancer ou régresser… !

    Inachevé comme dirait notre Ami Jany que je salue. Vous vous en doutez, il y a bien encore des pages à écrire sur ce sujet.

    Bien amicalement

    Jacques

  23. Mistral dit :

    Cher Jacques,

    Je suis juste en colère parce que notre pays est bourré d’atouts, de talents, de gens d’origine diverses qui essaient de faire de leur mieux et qui croient en l’avenir.

    Et tout cela est gangrené par un système économique et sociale au mains de quelques uns qui bloquent tout.

    Et sur les collectivités locales j’ai cité le cas de mon département, le Gard avec ses 3000 fonctionnaires ou les impôts augmente et ou l’investissement diminue. Ou va l’argent ?

    Je voudrai que l’on tire un trait une bonne fois pour toute sur les périodes Mitterrand et Jospin, que l’on annule toutes leurs mesures démagogique, d’assistant et ou la responsabilité a disparu, et que La France redevienne la France.

    Je voudrai enfin la rupture

  24. Claude dit :

    Cher Jacques,

    Vous dites « Ne croyez-vous pas qu’il serait peut-être judicieux pour commencer que tous les pays jouent avec les mêmes règles, les droits de l’homme, le respect de l’environnement, le respect des quotas, etc. »

    Oui tous les pays ne se donnent pas les mêmes contraintes. Tous les pays ne font pas passer le soi-disant humanisme avant les Hommes. Et alors ? Si on attend la fin des différences de compétitivité, la fin du monde va arriver avant.

    La France a actuellement deux sortes de handicaps insurmontables si on ne fait rien :

    1 – L’assistanat qui détourne de l’emploi les gens employables et qui correspondent à des emplois non pourvus (2 millions). On leur donne de grosses incitations pour rester à la maison (voire travailler au noir) puis comme on veut les envoyer bosser on leur donne de petites incitations pour retrouver un travail. De la grosse incitation et de la petite c’est la grosse qui l’emporte. D’ou un coût du non-travail le plus cher du monde.

    2 – Le marché du travail est d’une telle rigidité qu’il décourage les embauches et qu’il ne permet pas de moduler l’emploi en fonction de l’activité. D’où, sans compter l’importance des prélèvements qui devraient être réduits, le coût du travail un des plus cher d’Europe.

    Si tout le monde ouvrait les yeux et arrêtait de finasser, ces deux handicaps, travail et non-travail beaucoup trop chers pour la collectivité et la compétitivité, pourraient être levés en 15 jours en adoptant, par exemple, un code du travail semblable à celui de l’Allemagne ou de la Suisse (encore plus limpide).

    Faisons ça et je vous fait le pari que, hors crise, nous renouerons avec une balance commerciale positive et un chômage proche du plein emploi en 5 ans.

    Et arrêtons de dire que vouloir mettre les français au travail est de « l’inhumanisme » !

    Mettre les Hommes au centre de tout, c’est d’abord faire en sorte qu’ils se respectent eux mêmes et ne soient plus assistés chaque fois qu’ils sont aptes à un travail. Le vrai humanisme ne consiste pas à passer la brosse à reluire aux profiteurs.

    Cordialement,
    Claude

  25. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Mistral,

    Je partage en grande partie votre billet et je comprends très bien votre colère, je suis moi-même parfois révolté sans doute pour les mêmes raisons que vous, sans oublier toutefois toutes les injustices qui prennent une place prépondérante dans notre vie et que l’on n’arrive pas à gommer. Il y a effectivement des gens de talent d’origines très diverses, notre pays possède également de nombreux atouts de par sa diversité mais dans l’autre plateau de la balance il y a le profit et les intérêts qui entraînent bien souvent quelques aberrations. On en dénote tous les jours de la part de ceux qui dirigent, que ce soit au niveau national, régional ou départemental, intercommunal et même parfois communal, et qu’ils soient de droite ou de gauche. On le dénote d’autant plus facilement que les sources d’informations sont de plus en plus nombreuses et détaillées et que les citoyens ne sont pas dupes.

    Vous voulez la rupture, je crois qu’elle interviendra le jour où il y aura plus de logique, d’objectivité, de proportionnalité, d’équité, etc… dans la gouvernance. Il y a encore du chemin à parcourir…

    Alors qui incarnera le mieux cela ? Notre Président actuellement avec son désir de faire bouger les choses ou un autre. Cependant, il ne pourra pas y parvenir seul, et les prochaines élections seront déterminantes et principalement les législatives qui définiront la majorité parlementaire, déjà bien mal en point avec le passage de la Chambre Haute à gauche lors des dernières élections sénatoriales. Nous pourrions peut-être regretter de ne pas avoir pris toujours les bonnes décisions et d’avoir fait parfois de mauvais choix malgré quelques avertissements et de précieux conseils prodigués par quelques Sages.

    Bien amicalement

    Jacques

  26. Ernest Gransagne dit :

    La rupture ?

    Cher Mistral, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec toutes les « vieilles barbes » sorties de la naphtaline – Badinter – Jospin – Joxe – Fabius – rien de nouveau, c’est comme si la gauche n’avait pas quitté le pouvoir, le discours est intact, inoxydable, inchangé. On reprend le mêmes et on recommence.

    Vive la France !

    Ernest

  27. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Claude,

    Une fois de plus, vous n’avez pas compris ce que je voulais dire…

    Dans le coût du travail, il y a certes les charges sociales trop élevées dans notre pays, mais il y a aussi le salaire de l’employé, et à travail égal : salaire égal (droits de l’homme). Et je pense que, compte tenu de la différence de salaire pour un même travail entre un salarié français et un salarié du pays dans lequel une société s’est délocalisée, cette société retrouve quelques intérêts et bénéfices. Cela ne durera peut-être pas compte tenu du grand rattrapage des salaires dans une bonne partie des pays émergents et délocaliser sera aucun doute moins rentable, mais pour l’instant c’est toujours bien présent, ce qui est dommage pour nous, pour notre économie et nos emplois, surtout en cette période de crise.

    Par ailleurs, je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas réduire le coût du travail (charges patronales) trop élevé dans notre Pays. Ne déformez pas toujours les propos des autres pour servir votre cause.

    Cordialement

    Jacques

  28. michel fremondiere dit :

    j »en n »en crois pas mes yeux,,,a la lecture de certains godillots;;;
    le mal FRANCAIS;;;
    mais se sont nos POLITICIENS de tout bords qui NOUS ONT RUINER
    entourer d »experts,conseillers,genre,MINC ATTALI;d »éconnomistes,hauts fonctionnaires de BERCY,et les politiciens,,,
    se sont EUX,le mal Français,,
    QUI en 35 ans on emprunter de l’argent ,pour la distribuer,,,EUX
    M RAFFARIN compris,
    résultat,je dirige un pays en FAILLITE ,M FILLON et de suite,notre président,déclenché des interventions militaires a UN MILLIONS pars jours
    résultat,quatre apres,1730 milliards de dette,57 milliards d »intérets,premier budget du pays,la dette social,137 milliards,et plus fort,,,600 millions d »euros que doit l’Algérie a la sécurité social,,,
    AUCUN politiciens a eu le courage de le dire,de plus la FRANCE en faillite,paye le GAZ et PETROLE au dessus des cours mondiaux a ce pays,,,
    soyons lucide et parlons sans langue de bois,,,cars nous,les petits chefs d »entreprise,nous ne cirons les pompes a personne
    la situations,est t »elle ,que notre SARKOZY n »a aucune chance ,,,il faut qu »il attende 2017,,
    sinon,il va connaître le sort de jospin
    beaucoup d »entre nous ,vont changer leurs fusils d »épaule,,,et un tsunami se prépare,,,
    chut? pas de vague,,,,,,

  29. Claude dit :

    Cher Jacques,

    J’avais très bien compris ce que vous disiez. C’est moi qui ai mal répondu sinon votre habituelle compréhension des choses vous aurait permis de comprendre ce que je voulais dire en essayant de faire simple. Mais à vouloir faire trop simple on n’est pas toujours compris.

    Je connais bien, sans que vous ayez besoin de les rappeler, les faiblesses de notre économie face à des pays qui ont l’outrecuidance de faire passer leur intérêt général avant les intérêts particuliers de leurs populations. Nous avons de bonnes raisons de nous en plaindre au nom des droits de l’homme et de la loyauté de la concurrence.

    Ce que je voulais dire et que j’ai sans doute mal expliqué (personnellement, je n’ai pas la certitude insolente que c’est l’autre qui ne comprend pas ce que j’aurai bien expliqué), c’est que le monde est ce qu’il est, la concurrence est ce qu’elle est. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à être confrontés à cette concurrence. Les allemands ont la même.

    Parmi les raisons qui font que nous n’exportons pas assez et que nous importons trop il y en a qui dépendent de nous et d’autres pas. Si nous devons attendre que la dureté de la concurrence disparaisse et que nos concurrents adoptent les mêmes moyens de tuer leur compétitivité que ceux que nous utilisons opiniâtrement depuis plus de trente ans, alors ce n’est pas près d’arriver.

    Quand je dirigeais mes entreprises je rappelais sans cesse à mes collaborateurs que c’était à nous d’être meilleurs, assidument, et qu’il ne fallait pas attendre que nos concurrents deviennent mauvais.

    Nous avons un certains nombre d’atouts et notamment le génie inventif et innovant, la « french touch », des infrastructures performantes, un outil industriel généralement en surcapacité, de la main d’oeuvre disponible, une bonne image de notre pays à l’étranger qui suscite admiration et sympathie(qui n’attire pas autant de touristes pour rien), etc.

    Nous avons un certain nombre d’inconvénients déjà énumérés.

    J’ai la vanité patriote de penser que nous pouvons encore améliorer nos atouts avec une très grande marge de progression. Alors améliorons. Mais j’ai aussi la conviction que nous ne prenons pas le problème avec lucidité lorsqu’il s’agit de corriger nos défauts pour faire disparaitre nos inconvénients. Nous avons toujours tendance à trouver d’autres raisons de nos difficultés que les vraies. Ces fausses raisons nous arrangent mieux mais nous paralysent en ajoutant des mesures inutiles et pénalisantes aux mesures inutiles et pénalisantes du jour d’avant.

    L’exemple le plus caricatural c’est l’emploi des quinquas : notre croissance est telle que nos entreprises, à tort ou a raison, considérant que les jeunes sans expérience et les vieux, qui sont trop chers, sont moins employables que les autres, laissent ces deux catégories sur le pavé. Plutôt que de s’attaquer aux problèmes qui freinent la croissance, on légifère pour empêcher les entreprises de licencier les quinquas. Moralité : on évite d’embaucher les plus de 45 ans qui deviendront bientôt quinquas et protégés. Créons de l’activité et les entreprises embaucheront tout ce qu’elles pourront trouver, jeunes sans expérience en premier puis quinquas et même les retraités qui voudront retravailler.

    Autre exemple : l’indiscipline à l’école rend l’enseignement difficile et rend le métier d’enseignant pénible et peu gratifiant. Plutôt que de prendre les mesures qui s’imposent, on préfère augmenter le nombre d’adultes encadrant. On ferait mieux de prendre conscience des causes multiples de l’indiscipline (notamment une orientation tardive pour 200.000 élèves par an) et d’y remédier. Et les profs auront plaisir à enseigner devant des classes pleines avec une plus grande efficacité sans changer leurs méthodes ni leur compétence qui ne sont pas plus mauvaises qu’ailleurs.

    Redonnons de la souplesse au marché du travail (on dit « flexibilité du travail »), réduisons le coût du travail, évitons de subventionner l’énergie des bobos qui enchérit l’énergie de nos centrales, etc. et nous redeviendrons suffisamment compétitifs pour atteindre le plein emploi et sauvegarder notre modèle social (en supprimant toutefois les aides sans contrepartie aux valides).

    Donc pour résumer : n’attendons pas que nos concurrents corrigent les défauts que vous dénoncez très justement (dans votre phrase que j’avais mis en exergue) mais contre lesquels nous ne pouvons rien à court terme et corrigeons les nôtres sur lesquels nous pouvons agir rapidement (si nous voulons tous vraiment le bonheur des français plutôt qu’un poste de vizir à la place du vizir).

    Cordialement,
    Claude

    PS – Je croyais que « ma cause » : la compétitivité de la France, était également la votre. Et qu’à cause commune nous avions intérêt à trouver les meilleurs remèdes sans nous poser de question d’amour propre. L’émergence des bonnes idées ne se fait jamais dans le consensus. Alors acceptons la discussion et admettons que le diplomatique « j’ai mal expliqué » vaut mieux que le « vous n’avez encore rien compris ».

  30. jany dit :

    Cher Claude,

    L’humanisme n’est pas une caricature, ni un concept…il est dans la rencontre, l’écoute, le dialogue, dans le respect des différences…c’est un cheminement…

    Ce n’est pas une pose chez le photographe…ni l’acceptation de tous les abus, qu’ils soient de nature sociale ou du refus de l’autre (la violence par exemple)…

    Ce qui est dommage, c’est que vous avez décidé de taper sur une philosophie de vie, une philosophie de progrès, car vous écoutez les médias, la télévision, qui n’ont jamais mis l’homme au centre du progrès en l’éveillant.

    L’humanisme, c’est justement mettre les hommes au travail, en les intéressant, en les formant, afin qu’ils apprennent a aimer ce qu’ils font, qu’ils apprennent a se responsabiliser, qu’ils apprennent a grandir.

    L’humanisme est une force, une attitude de progrès…pas un slogan…

    Bien cordialement,

    jany

  31. Carole dit :

    Cher Zwartepiet,

    Vous allez finir par me croire que vous êtes comme certains enfants, à qui l’on doit répeter 10 fois un texte avant qu’ils ne l’enregistrent.
    Ces #bons à riens# comme vous l’écrivez, pourraient postuler ailleurs. Il paraît qu’il y a des milliers d’offres non pourvues. De plus, ce terme de #bons à riens# vous appartient. Revenons à nos fonctionnaires en surnombre (surnombre ne veut pas dire andouille), non seulement il y en a trop, mais en + , leurs statuts les protègent de tout. L’Etat et les Collec.Locales sont à sec, imaginez si c’était une entreprise, ce serait ^dépot de bilan/faillite + licenciements.
    Vous mélangez tout, quand vous parlez du niveau de concours. Je pourrais vous répondre que dans le Privé, il y a un C.V à fournir, un niveau de diplômes suivant poste à pourvoir et une période d’essai. Tu fais l’affaire, tu restes, tu ne corresponds pas aux attentes, tu dégages. M’enfin ……..
    Je n’érige pas les entreprises familiales en modèle économique, je souligne simplement que lorsqu’un capital familial (donc privé) est investi depuis des lustres ou récemment, le seul but est de le faire prospérer. Pas le droit à l’erreur. Personne n’est derrière pour un pare-feu. Quel est le risque des fonctionnaires ? Dites-moi !!!!!!!!!!
    Vous savez parfaitement que a créátion d’entreprise et sa prospérité n’arrive pas par l’opération du Saint-Esprit.

    Quant à l’Espagne, c’est un pays que je connais peu, mais ce que je sais, c’est que Rajoy a l’air d’avoir des idées :

    http://www.eleconomista.es/espana/noticias/3677645/01/12/El-Gobierno-perseguira-penalmente-a-los-politicos-que-incumplan-presupuestos.html

  32. jany dit :

    Il y a mille manières de dire les choses…
    Certains choisiront la simplicité des mots sans heurter leurs interlocuteurs, d’autres choisiront la méthode du pave dans la mare…
    Pourtant le message reste le même…

    La nature humaine est ainsi…

    Mais par expérience, beaucoup d’entre nous peuvent vérifier que les éclats de voix ne profitent pas pleinement a celui qui les produit, au contraire ils peuvent desservir son message…
    Un exemple simple, celui d’une réunion en entreprise…

    Le point sur la table peut être important, mais il ne faut pas qu’il soit une habitude de message, de communication…

    L’humanisme est une école de vie, savoir écouter, savoir comprendre les différences (et l’environnement qui fait qu’elles sont ainsi), et entreprendre au travers un dialogue clair et audible (sans devoir construire des murs d’incompréhension).

    L’humanisme admet le cadre du dialogue pour mieux éveiller les consciences.
    La vérité n’existe pas au singulier, c’est dans le pluriel qu’elle trouve son épanouissement.
    Nous avons besoin des autres pour grandir…

    La brutalité ou la grossièreté d’un message porte une illusion de satisfaction, souvent une perte de temps a leur auteur…car c’est avant tout un refus du dialogue…

    C’est a chacun de comprendre dans le cheminement de la vie…
    Cela s’appelle l’éducation…c’est l’éveil de la conscience…

    Bien cordialement,

    jany

  33. Claude dit :

    Cher Jany,

    Je sais bien ce que sont les différents courants humanistes de la renaissance à nos jours, d’un mouvement philosophique hier à une idée politique aujourd’hui. Je suis peut-être autodidacte mais je ne suis pas un idiot pour autant et je sais lire. Qui vous a parlé de caricature ou de concept ? De nos jours pour la plupart de ceux qui en parlent, l’humanisme n’est pas une philosophie, c’est simplement un vaste courant de pensée qui met l’homme au centre des préoccupations de ceux qui sont solidaires de l’humanité. Il y a de très nombreuses façons de se montrer solidaire de l’humanité et celle qui prend ses racines et ses alibis dans la culture occidentale n’est pas la seule.

    A vous lire, ainsi que d’autres plus éminents que vous, vous en faites un slogan publicitaire pour vos idées en vrac quelles qu’en soient leurs inspirations pour les légitimer.

    Vous confondez humanisme et compassion. Si les humanistes ne sont pas dépourvus de compassion, l’intérêt qu’ils portent à l’humain ne se résume bien entendu pas à ça. L’humanisme moderne c’est aussi, en plus de la compassion, de l’idéalisme et de la tolérance.

    Vous dites : « L’humanisme, c’est justement mettre les hommes au travail, en les intéressant, en les formant, afin qu’ils apprennent à aimer ce qu’ils font, qu’ils apprennent à se responsabiliser, qu’ils apprennent à grandir. » Bizarre ! Pour moi ça c’est l’humanisme vu par un sévère directeur de consciences paternaliste ou un colon. Je penche pour le colon, pas moins paternaliste. N’importe quel dictateur pourrait l’avoir dit aussi bien que n’importe quel évangélisateur ou prédicateur et j’ai envie de répondre « oui sahib ».

    Ce que pour quoi je milite, entre autres, ce n’est pas pour que l’on mette les hommes au travail, le travail est dans leur nature, avec plus ou moins d’enthousiasme, depuis la nuit des temps. C’est qu’on ne les enferme plus dans l’atavisme qui consiste à attendre tout des autres. C’est aussi, qu’on leur donne la possibilité de faire ce qu’ils aiment pour gagner leur vie et celle de leurs proches.

    Mais, de mon point de vue, le plus important pour un humaniste c’est d’instruire. Rodrigue Tremblay un économiste et humaniste reconnu, disait « Ce n’est point la foi qui procure la liberté; c’est plutôt le savoir qui libère. »

    Essayez de ne pas décerner vos diplômes d’humanisme selon votre seule façon d’envisager une régence du monde. D’autres que vous, avec d’autres façons de voir les choses que vous, sont profondément préoccupés par le devenir humain. L’humanité est un ensemble de « socio-systèmes » complexe qu’il faut préserver au même titre que l’on préserve les écosystèmes qui nous hébergent. Et cela même si certaines pratiques nous paraissent dépourvues d’humanité quand on les observe de chez nous. L’humanisme des uns n’est pas l’humanisme de tous les autres n’en déplaise aux tenants de l’humanisme universel.

    Cordialement,
    Claude, citoyen de l’Humanité.

    PS – De Rodrigue Tremblay vous pouvez lire, « Le Code pour une éthique globale, vers une civilisation humaniste », janvier 2009, ISBN: 978-2895781938 à 23 euros (vous l’aurez pour moins cher : 17 euros si vous l’achetez au Canada moins loin de chez vous et où les libraires font la remise qu’ils veulent).

  34. Claude dit :

    Cher Jany,

    Une tournure de phrase mal modifiée devrait dire : « Ce pour quoi je milite… » Désolé, cela m’a échappé.
    Claude

  35. jany dit :

    Cher Claude,

    Malheureusement encore une fois vous n’avez pas fait l’effort de comprendre ce que je voulais dire.

    Vous tombez dans la caricature ordinaire qui semble être la manière de vous exprimer.

    C’est dommage !

    Avec les yeux de la colère ou du dépit que peut-on voir ou ressentir ?

    Bien cordialement,

    jany

  36. Zwartepiet dit :

    Réponse à Mistral re: Les étrangers occupent des emplois parce que les espagnols (ou les français pour notre pays) n’en veulent pas.

    [...]

    Je n’emploierai pas le terme de préférence nationale qui me déplaît.

    Je dis juste qu’il y a des emplois non pourvu par les français et qui sont de fait occuper par les étrangers. Plus de deux millions je crois.

    Votre politique d’ingéniérie socioprofessionnelle, basée, dans une certaine mesure, sur la coercion, ne marchera pas! Elle ne fonctionne d’ailleurs pas plus aux Etats-Unis, pays doté d’un marché du travail beaucoup plus flexible et impitoyable que celui en vigueur sous nos cieux européens et français… Voyez l’extrait du magazine BusinessWeek-Bloomberg ci-dessous(*).

    Vous faites, cher Mistral, l’erreur commune à tous les idéologues partisans du libéralisme dit « classique »: les agents économiques (dont les patrons/capitalistes) prennent des décisions rationnelles –c’est-à-dire dénuées de tout préjugé, de tout critère irrationnel– et l’ensemble des travailleurs/prolétaires sont interchangeables comme autant de « variables numériques »… indépendemment de leur sexe, de leur origine ethnique et/ou géographique! Or, et vous le savez sans doute, cette vision idyllique du marché du travail ne correspond pas à la réalité.

    Il y a, en réalité, plusieurs marchés du travail, correspondant aux divers groupes/minorités ethniques qui composent la population active et le passage de l’un à l’autre est exceptionnel, voire impossible… Cela signifie que des immigrés maghrébins illégaux, des immigrés roumains légaux et des Français-de-souche exerçant le même boulot n’appartiennent pas pour autant au même marché du travail!! Car leurs conditions de travail (y compris leur niveau de rémunération), leur perspectives d’avancement et donc, leur mobilité sont totalement différentes.

    Ah! Je sais… c’est dur, pénible à entendre (et à lire) pour les Français, bercés, depuis l’âge le plus tendre, aux douces mélodies républicaines d’égalité, fraternité, etc. mais c’est ainsi, hélas…

    Les Français-de-souche qui viendront, au pied levé, se substituer à tous ces immigrés marocains, algériens, maliens,… dans les travaux les plus pénibles, dans les métiers les plus ingrats (BTP, plantations agricoles, restauration,…) exigeront des salaires plus élevés, seront plus enclins à l’absentéisme et à un « turnover », une rotation plus intense –exactement comme dans l’exemple américain ci-dessous. Au final, la qualité et la rentabilité de la production en pâtira: les patrons français s’apercevant bientôt qu’une main-d’oeuvre « franchouillarde », du terroir, est bien moins docile, moins fidèle et plus exigeante que des recrues magrhébines et subsahariennes, taillables et corvéables à merci… Après deux ou trois jours, le travailleur français capricieux s’en ira voir ailleurs ET trouvera mieux, sinon en type d’emploi, au moins en conditions de travail –à la différence de l’immigré (nord-)africain, condamné à trimmer dans les soutes du paquebot capitaliste!

    Et on verra alors ces mêmes patrons-patriotes implorer le gouvernement d’assouplir sa politique migratoire pour leur assurer une main-d’oeuvre étrangère ET docile… La morale de cet état des choses pouvant se résumer comme suit: c’est la demande de travail qui, étrangement, crée l’offre correspondante de travail! Ce n’est pas l’offre de travail qui, spontanément, vient à la rencontre d’une demande de travail… On le voit bien avec l’affaire SeaFrance: 819 pertes d’emplois MAIS la SNCF (actionnaire de SeaFrance) n’a eu aucune difficulté à proposer le réemploi de 500 employés de SeaFrance!?! En Belgique, il y a eu le même « miracle » économique en 2009, suite à la fermeture annoncée de Opel-Anvers: soudainement, 140 emplois étaient à pourvoir chez Volvo-Gand!!(**)

    Evidemment, pour les chômeurs qui ont postulé auprès de SeaFrance ou de Volvo-Gand auparavant, c’était la lettre-type: « Merci de votre intérêt… Malheureusement nous n’avons pas de possibilité pour vous… En vous souhaitant bonne chance dans votre démarche de recherche d’emploi… blablabla… blablabla… » Bref, comme je vous l’expliquais, la demande de travail est fragmentée et répartie en plusieurs marchés du travail distincts (correspondant au profil ethnique et sociologique des demandeurs d’emploi) et génère, sur chacun de ces marchés, une offre d’emploi correspondante.

    Salutations,
    Zwartepiet

    (*) Castro, 34, says he crossed the border on foot illegally 19 years ago and has three American-born children. He describes the mood in the fields since the law passed as tense and fearful. Gesturing around him, Castro says that not long ago the fields were filled with Hispanic laborers. Now he and his crew are the only ones left. “Many of our friends left us or got deported,” he says. “The only reason that we can stand it is for our children.”

    He wipes sweat from beneath his fluorescent orange baseball cap, given to him by a timber company in Mississippi, where he works part of the year cutting pine. Castro says picking tomatoes in the Alabama heat isn’t easy, but he counts himself lucky. He has never passed out on the job, as many others have, though he does have a chronic pinched nerve in his neck from bending over for hours on end. The experiment taking place in Alabama makes no sense to him. Why try to make Americans do this work when they clearly don’t want it? “They come one day, and don’t show up the next,” Castro says.
    [...]

    Extrait de:

    Pourquoi les Américains refusent les sales boulots

    Suite à l’exode des immigrés [hispaniques], l’Alabama regorge d’offres d’emplois. L’ennui, c’est que… les Américains n’en veulent pas!

    http://www.businessweek.com/magazine/why-americans-wont-do-dirty-jobs-11092011.html

    (**) http://www.express.be/sectors/fr/auto/volvo-cherche-engager-140-personnes-gand/120518.htm

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/10/97002-20120110FILWWW00459-seafrance-la-sncf-propose-500-emplois.php

  37. Claude dit :

    Mon cher Jany,

    Soyez un peu plus tolérant, ouvert et faites un effort d’intelligence. La lecture vous fera le plus grand bien. La lecture sérieuse, pas Sélection du Reader digest à la page des citations populistes. Vous savez que vous ne faites rire personne avec vos sorties de moraliste à la gomme. Vous aimez blesser les gens. Je sens que vous faites même des efforts, dérisoires, pour trouver des mots susceptibles de blesser les gens voire les humilier. J’ai une carapace, ça me donne envie de jouer. Je suis issu d’un monde plus coriace que le votre mais on y parle le langage de tout le monde. Même les sommités. Soyez plus simple. Mettez vous à la portée des idiots que nous sommes.

    Je ne suis ni en colère ni dépité. Je suis un retraité épanoui et heureux au pouvoir d’achat tout à fait convenable (je n’en ai pas honte et si j’avais été plus économe il serait encore plus important) et qui pense avoir assez bien réussi sa vie, bien entouré et secondé, en appliquant ce que la vie a eu la bienveillance de lui apprendre (au moins la première moitié pour le moment, pour la seconde je vous le dirai plus tard). On dit de moi, entre autres, que je suis une heureuse nature toujours en train de rigoler. Mon seul regret sérieux est de ne pas avoir été Vercingétorix (à cause des moustaches, de la cervoise et des femmes à nattes que j’adore). Mais ne soyez pas jaloux, venez me voir quand vous passerez en France. Je suis sûr que je dois réussir à vous faire sourire. Avec de l’entrainement, cela fait du bien de sourire. Et je suis sûr que ça vous fera relativiser votre génie.

    Je vous souhaite de la bonne humeur.
    Cordialement,
    Claude

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