Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

15 commentaires

  1. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Joli palmarès, sans doute bien facilité par votre « retraite » estivale à Combloux, bien que je connaisse votre goût profond à vous adonner à la lecture en temps ordinaires qui vous procure toujours beaucoup de bonheur.

    Par mon goût pour l’évasion et les découvertes, je me laisserais tenter bien volontiers par « Africa », l’évolution de l’Afrique dans différents pays et « Teilhard de Chardin en Chine », le regard de ce jésuite sur ce grand Pays qu’il a bien connu, bien que les autres ouvrages ne semblent également pas dépourvus d’intérêts, notamment « Le Grand Cœur » (réflexion sur le pouvoir).

    En ce qui me concerne, la saison estivale ne fût pas très propice à la lecture, la région et le beau temps aidant ce fût la période des visites et un emploi du temps chargé. Il faut dire aussi, qu’en tant que grand passionné de sports, le petit écran m’a apporté d’autres satisfactions passagères, notamment avec la retransmission des Jeux Olympiques. Aussi, pour la lecture, ce fût plutôt de la relecture d’ouvrages. Alors, est-ce par nostalgie, par le « mal du pays » ou alors par le simple fait que le Bassin Minier du Nord/Pas de Calais cher à mon cœur fût classé début juillet au Patrimoine Mondial de l’Humanité (UNESCO), j’ai relu deux excellents ouvrages fortement imprégnés d’humanisme mettant en valeur les femmes et les hommes de cette belle région qui mérite d’être beaucoup mieux connue, à découvrir :
    La poussière des Corons – Marie-Paule Armand – Presse de la Cité
    http://www.pressesdelacite.com/site/la_poussiere_des_corons_&100&9782258076792.html
    Mineur de Fond – Augustin Viseux – Plon
    http://www.charbonnagesdefrance.fr/dArticle.php?id_rubrique=183&id_article=822

    Peut-être que son classement au Patrimoine mondial de l’Unesco et la prochaine ouverture du Louvres II à Lens programmée le 05 décembre 2012 (merci Monsieur Raffarin pour ce geste de Premier Ministre si généreux dans le choix d’attribution de son implantation en faveur d’une région si défavorisée) feront que cette région sera beaucoup plus visitée et appréciée, relançant ainsi son économie. Il y a tant de choses à voir et à y découvrir, en autre pour les « gourmets » sa gastronomie généreuse et de qualité en produits du terroir.

    Amitié

    Jacques

  2. Zwartepiet dit :

    Les Ripoux des Lumières. Corruption policière et Révolution,
    par Robert Muchembled
    , Seuil, 580 p., 24 euros.

    http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110217.OBS8247/les-flics-etaient-pourris.html

    Un bouquin d’Histoire fort intéressant que j’ai lu il y a déjà six ou sept mois… La lecture est parfois rendue fastidieuse par un souci notarial de l’auteur (R. Muchembled) dans l’inventaire des objets, des lieux et des liens familiaux des divers protagonistes. Il permet cependant une véritable plongée dans le Paris des années 1740-1800 et, surtout, dans les moeurs et les méthodes de la police d’Ancien Régime.

    Détail amusant: parmi les populations placées sous surveillance expresse par les inspecteurs de police figuraient les… « prêtres débauchés », clients des prostituées parisiennes, elles-mêmes également surveillées voire carrément « soutenues » par des inspecteurs. L’impression et la diffusion clandestine de pamphlets érotico-satiriques faisait également l’objet d’une surveillance sans relâche –à l’instar des cybersites et des blogs « suspects » d’aujourd’hui… Les tripots clandestins et les Juifs complétaient la liste des minorités interlopes à surveiller.

    Une différence notable entre ce 18ème siècle encore fort hiérarchisé et socialement compartimenté et notre 21ème siècle: le blanchiment des capitaux. Aujourd’hui, le principal souci des organisations criminelles et des truands est de blanchir leur argent, leur cash… Dès lors qu’on parvient, de nos jours, à conférer une origine respectable à l’argent qu’on a obtenu de façon criminelle, eh bien… le tour est joué! On peut l’étaler en société, on peut s’acheter une respectabilité.

    Hélas, au 18ème siècle, il en allait différemment: à l’époque, l’argent, le cash en soi n’est… RIEN! C’est la naissance, c’est le pedigree, c’est le lignage certifié par le généalogiste du Roi qui, seuls, confèrent à un individu son rang (nobiliaire ou roturier) et, simultanément, ses perspectives de carrière professionnelle. Il faut, en effet, se souvenir que l’essentiel des emplois sous l’Ancien Régime sont publics et réservés exclusivement aux hommes issus de la noblesse –y compris la fonction d’Inspecteur de Police. La grande affaire de l’époque, vous l’aurez deviné, pour les ambitieux et les filous de basse extraction consiste donc à « blanchir » non pas quelque argent qu’ils auraient accumulé frauduleusement mais bien… leur arbre généalogique, leurs origines sociales comme on dirait aujourd’hui. Sitôt qu’ils peuvent se prévaloir d’un titre quelconque, les portes de la bureaucratie leur sont ouvertes!

    Zwartepiet

  3. Ernest Gransagne dit :

    Theilard de Chardin : un grand parmi les grands. Il participa à LA CROISIERE JAUNE (1931 / 32) je pense…. avec les chenillettes Kegresse sur des bases de Citroën B12 je crois ou B14.
    Scientifique passionné, il avait enseigné au Caire, sillonné le monde et vécu plus de 20 ans en Chine.
    C’était bien avant la 2cv !
    Ernest

  4. jany dit :

    Les livres sont des pages de vie…
    Aujourd’hui, combien de livres sont dans les bibliothèques dans l’attente d’âmes nouvelles ?
    Combien d’auteurs nous font partager leurs sentiments ?

    Des livres d’histoire qui s’illustrent d’épopées…
    Des livres d’écoles a l’image du « petit bled »…
    Des livres savants qui nous montrent le chemin du progrès…
    Des récits, des contes, des poésies…
    Internet avec ses pages qui font vivre les couleurs
    Il y en a pour tous les ages, pour tous les sentiments, pour toutes les aspirations…
    Et puis il y a le « Livre de la Vie » qui s’inscrit en chacun de nous…

    Le livre trouve une dimension en chacun des lecteurs…

    Bien cordialement,

    jany

  5. jany dit :

    Lu surle site d’Europe1

    « Fillon se place dans les pas de Pompidou »

    Il y a eu le scooter a Capri,François Fillon n’en fait-il pas trop car Pompidou il y a longtemps qu’il nous a quitte…Paix a son âme…

    jany

  6. Ernest Gransagne dit :

    Si la P O G* nous les brise en permanence avec « la canicule estivale », les « ROMS », et les « bonnes mesures gouvernementales qui ont été promises par le candidat président qui tient ses promesses », si le gouv. nous les brise en disant, en répétant que tout va bien et que chaque jour on constate que tout va mal… Si ce même gouv. a pour seule ambition de défaire ce que Sarkozy a fait, on va bien effectivement vers une « grande brisure ».

    Il y a déjà « la broyée du Poitou », il se pourrait bien qu’il y ait le « coup de torchon » à l’Elysée…

    On y va quand défiler à Paris ?

    L’hypocrisie élevée a une telle hauteur, il va bien falloir que l’on réagisse un jour ?

    Ernest

    * P O G : Presse aux Ordres du Gouvernement
    POGROM : Presse aux ordres du Gouv…. pour la défense des Roms…

    Commentaire EG : si c’est le seul enjeu de la France dans le monde, on a du souci à se faire.

  7. jany dit :

    Lu dans L’express.

    En librairie, le bonheur fait un malheur

    Par Claire Chartier, publié le 23/08/2012 à 07:54

    Du Sel de la vie vu par Françoise Héritier à la Liste des envies de Grégoire Delacourt, les lecteurs semblent conquis par les récits d’expériences simples, légères et revivifiantes.

    En librairie, le bonheur fait un malheur

    Ben Smith/Flickr

    Dans Le Sel de la vie, son dernier essai, Françoise Héritier se roule dans l’herbe, déguste un pot-au-feu maison, laisse la pluie des moussons ruisseler sur sa peau, envoie paître les emmerd… Il faut croire que ces petits délices égrenés par une professeure honoraire au Collège de France ont touché les lecteurs, car l’ouvrage (1) n’a pas bougé des premières places du palmarès des meilleures ventes de livres de L’Express depuis sa sortie, en février dernier.

    « Etre au monde, tout simplement, pour saisir au vol les brefs plaisirs qui passent », tel est l’adage de cette grande anthropologue disciple de Claude Lévi-Strauss, plus espiègle que jamais à l’approche de ses 80 ans. Telle est aussi, en substance, la philosophie pratique de Jocelyne Guerbette, héroïne de papier celle-là, dans un autre best-seller inattendu de la saison, La Liste de mes envies, de Grégoire Delacourt (2), vendu à plus de 170 000 exemplaires.
    Des joies simples qui ne coûtent rien

    Les Français en ont marre de la crise, les Français en ont marre des mauvaises nouvelles, les Français redécouvrent les joies simples qui ne coûtent rien, ce fameux carpe diem venu du fond des âges, qui colore le quotidien et repose sur notre talent -ou pas- à savourer l’instant. On peut apprendre à être heureux, disent nos auteurs. Encore faut-il y mettre un certain allant, « allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté », comme l’écrivait Antonio Gramsci à son frère Carlo, depuis sa prison italienne.

    En Allemagne, selon une étude récente, 46% des habitants disent se sentir de moins en moins capables de profiter de la vie, tant le stress et les journées surchargées pèsent sur leur quotidien. En France, l’économie danse peut-être au bord de l’abîme, mais nous tenons le choc, dopés aux amphétamines littéraires. A l’aube de cette rentrée pesante, il eût été dommage de ne pas le souligner.

    *********
    La crise est toujours présente, l’économie toujours pesante, pourtant il est important de garder une part de rêve…une part d’espoir dans un renouveau…

    Tout est bon a prendre dans ces auteurs…par contre l’enthousiasme de l’écriture  » laisse la pluie des moussons ruisseler sur sa peau » peut vous faire attraper une bonne grippe tropicale…

    Bien cordialement,

    jany

  8. Claude dit :

    Bonjour Monsieur le premier ministre,

    Nous avons en commun l’excellent livre d’anticipation de Rifkin « La troisième révolution industrielle » et ses trois piliers. Mais moins courageux que vous, je l’ai lu en français.

    Je ne suis pas sûr que nous en ayons la même lecture et j’ai peur que les socialistes et notamment Arnaud Montebourg, prenne les prédictions d’Antony Rifkin pour argent comptant (il a déjà déclaré qu’il allait initier la 3ème révolution industrielle à lui tout seul). Michel Rocard (qui s’était fendu d’une préface de 70 pages) et Martine Aubry avaient pris pour argent comptant son avant, avant dernier opus « La fin du travail » qui pronostiquait la disparition de la quasi totalité du travail dans les 12 à 15 années suivantes (donc… maintenant) avec les conséquences démobilisatrices que cela à eu (et les 35 heures… pour commencer). L’humanité a encore pas mal de boulot pour que tous aient un niveau de vie et d’équipement qui approche le notre.

    Une révolution industrielle, tel qu’on le dit pour celles engendrées par la machine à vapeur puis par le moteur à explosion, c’est une évolution majeure avec des transformations intenses permettant un réel changement de système industriel. Ce que décrit, par anticipation, J. Rifkin, ce n’est qu’une série d’évolutions pas plus importantes que ne l’ont été l’arrivée de l’énergie nucléaire, l’invention des semi-conducteurs (une des plus grande économie d’énergie) ou l’invention du traitement automatisé de l’information qui en a découlé (et sans doute bien moins importantes que ces étapes majeures).

    Il est probable qu’il surestime l’importance relative des énergies de substitution (solaire, éolien, géothermique, etc.) par rapport au nucléaire et, encore pour un temps assez long, les énergies fossiles. Il sous-estime l’accroissement considérable de la demande d’énergie des prochaines décades. Pour satisfaire au besoin de développement de toutes les populations (9 à 15 milliards de nos concitoyens du monde en 2100), pour chaque KW actuel il faudra probablement en produire 5 demain pour sortir les 80% de l’humanité défavorisée de son dénuement actuel. Et si nous n’apprenons pas à économiser l’énergie, sur la base de nos besoins actuels, il faudrait 10 KW là où nous en consommons un actuellement.

    Toutes les solutions actuelles avec tous les gisements identifiés ne permettront jamais d’atteindre un tel niveau de production. Il faudra inventer autre chose.

    Espérons qu’ITER nous apporte des réponses car, si une 3ème révolution industrielle voit le jour, ce sera quand nous serons affranchis de tout soucis énergétique.

    Bien entendu, nous devons commencer par le plus facile, apprendre à économiser l’énergie mieux que nous ne le faisons et « apprendre à gratter les fonds de tiroirs » en cherchant toutes les solutions viables et économiquement raisonnables (qui ne coûtent pas plus qu’elles ne rapportent) pour produire de l’énergie en attendant, y compris les solutions individuelles qui ne créent pas de nuisance insupportables (et tant mieux si elles sont partageables en réseaux ou pas). Gratter les fonds de tiroir consiste aussi (et surtout pour le moment) à tirer le plus grand parti possible de notre parc nucléaire présent et à venir. Sur ce sujet, bravo à ces ministres d’ouverture que sont, contre toute attente, messieurs Montebourg et Valls qui portent, encore timidement, les idées de Nicolas Sarkozy et les nôtres.

    Bien cordialement,
    Claude

  9. Claude dit :

    Cher monsieur le Premier ministre,

    j’ai oublié l’hydrogène ! Rifkin fait grand cas des technologies liées à l’hydrogène. Il a raison. C’est le meilleur moyen connu pour stocker l’énergie électrique (nous pouvons aussi utiliser l’électricité en trop pour remonter l’eau dans les barrages hydroélectriques avec plus de déperdition mais sans mobiliser des technologies compliquées et chères). Ce sera sans doute également un excellent moyen de « faire le plein » de nos voitures (électriques et pourquoi pas à explosion, sans jeu de mot). Mais on tourne en rond. Nous n’avons actuellement que très peu et très rarement de l’électricité « en rab » à stocker. Notre problème n’est pas encore de la stocker mais de la produire.

    Bien cordialement,
    Claude

  10. Claude dit :

    Cher Jany,

    Pompidou est effectivement mort depuis trop longtemps. Son souvenir est vivace surtout par chez moi du côté d’Orvillier ou d’Orgerus et son Collège G. Pompidou, deux villages voisins bien connus du regretté Henri Cuq avec lequel j’aimais débattre les rares fois où j’en ai eu l’occasion.

    Chez les technologues, nous sommes tous reconnaissants (au moins ceux qui connaissent leur histoire de France) pour l’action de Georges Pompidou en faveur des technologies modernes qui donnent encore aujourd’hui du travail (valorisant) aux français et aux européens et qui font de la France un des pays les plus technologiques de la planète (n’en déplaise aux pessimistes, aux auto-flagellateurs compulsifs et aux chantres du déclin, etc.).

    Quand un personnage a été aussi important pour l’histoire de notre pays qu’un Charles De Gaulle ou qu’un Georges Pompidou, peu importe depuis quand il nous a quitté pour le prendre comme exemple. D’ailleurs il y a tellement de gens qui se recommandent de Charles de Gaulle décédé en 1970 que l’on peut bien se comparer à Georges Pompidou.

    Il n’y a donc pas à ironiser sur les références de François Fillon qui sont excellentes et les français ne s’y trompent pas.

    Bien cordialement,
    Claude

  11. jany dit :

    Cher Claude,

    L’ironie n’était pas sur Georges Pompidou qui a tout mon respect, elle était dans le choix des mots « du petit capricieux »…
    Être dans les pas de…..c’est le suivre dans sa tombe…

    Une ironie un peu légère j’en conviens, mais qui a certainement été comprise dans ce sens…surtout après sa chute de scooter a « Capri »

    On peut dire aussi, être loge « aux quatre sapins »

    Pour François Fillon, ma Maman dit « qu’il a une bonne bouille », il peut être présidentiable en France avec un tel critère…

    Bien cordialement,

    jany

  12. Claude dit :

    Cher Jany,

    Je ne suis pas idiot.

    J’avais bien compris que votre ironie s’adressait à Monsieur le Premier ministre François Fillon. Je ne suis pas surpris par votre grossièreté à son égard (ce que vous appelez « Une ironie un peu légère  » mais que j’appelle de l’irrespect). J’espérais que vous comprendriez qu’en rappelant le souvenir que nous avons de Georges Pompidou, je trouvais positif le fait qu’un homme d’état qui a envi d’agir pour son pays veuille mettre ses pas dans ceux d’un homme comme lui.

    Je n’imaginais cependant pas que votre jugement d’un homme d’état se fonde sur sa virtuosité au guidon d’un scooter (malgré sa réputation de sportif). Mais j’admets que l’on puisse, petitement, juger les gens sur les petites choses qu’ils ratent plutôt que sur les grandes choses qu’ils réussissent.

    Ce mépris, qui est votre droit le plus strict, transparaissait déjà pour le gouvernement de notre pays et pour son Président avant et pendant les élections. Quand on milite aussi ouvertement contre une partie de son camp, on doit être surpris que la défaite soit aussi mince qu’elle l’a été.

    Vous devriez écouter votre maman. J’écoute la mienne. Les mères ne ponctuent pas leurs discours « d’humanisme » par ci ou « d’humanisme » par là. Mais, quand elles ont l’âge des nôtres, elles ont généralement la bienveillance comme seconde nature quels qu’aient été les chemins qu’elles ont pris durant leur vie dans l’action et elles ont en plus, le bon sens qui va avec cette bienveillance.

    Je crois que, dans le contexte qu’ils viennent de traverser et que beaucoup ont minimisé, Nicolas Sarkozy et François Fillon, chacun dans son rôle et chacun selon son tempérament, ont été « une bonne paire » au service de notre pays. C’est dommage que leur plan, auquel ils ont apporté chacun leur vision, ait été torpillé par la crise. Sans la crise, je crois qu’ils auraient remis la France au travail et qu’ils auraient réhabilité l’idée de mérite et de profit.

    Aujourd’hui, vous, moi, les autres, nous avons tous le droit d’avoir notre avis pour l’avenir et chacun avec ses bonnes raisons. Mais je crois que, au moins pour notre propre camp, le respect que nous réservons à nos poulains, nous le devons aussi à leurs compétiteurs.

    Je me félicite que les femmes et les hommes qui briguent l’honneur de nous guider dans les mois et les années qui viennent soient tous des personnes de grande qualité. Il ne faut pas que ceux de ces femmes et de ces hommes qui ne seront pas choisis soient « abimés » par la compétition. Tous seront utiles autour de celle ou celui qui sera choisi.

    Ceci étant dit, comme je ne suis pas du tout un stratège politique, Dieu m’en garde, je reste un observateur sentimental et cependant pragmatique. Je ne crois pas que des stratèges « à l’ancienne » dans un monde devenu aussi transparent qu’il l’est avec la propagation des infos à la vitesse d’internet, puissent faire des « magouilles d’appareil » contre l’avis de leur opinion publique. Ils doivent au contraire se mettre dans la tête qu’internet est un excellent média pour une pédagogie claire qui permette à tous, s’ils le souhaitent et c’est dommage que peu le souhaitent, de comprendre les enjeux et les clés qui ouvrent les portes de leur avenir pour un choix le moins imparfait possible. Jouer les sympathisants contre les militants ou vice versa sera une mauvaise idée propice aux rancœurs.

    Cordialement,
    Claude

  13. jany dit :

    Le Petit Capricieux

    Cher Claude,

    C’est toujours un plaisir de vous lire car vos arguments sont de qualité…

    Je ne suis pas grossier envers le « petit capricieux » chacun connaît sa culture du jardin secret…
    L’éducation des grandes écoles ne doit pas faire « des vierges effarouchées »…

    François Fillon a les qualités d’un bon présidentiable, mais aujourd’hui le Parti a besoin de retrouver la sérénité de l’ouverture d’esprit, pas le confinement des bruits de corridors.
    Les militants choisiront en toute liberté celui qui permettra au Parti de grandir en confiance auprès des français…

    Le Président Nicolas Sarkozy n’a pas perdu les dernières élections tout seul, il a perdu avec François Fillon…Il a été conseille…

    Je n’ai de mépris pour personne, par contre j’accorde ou je n’accorde pas ma confiance…

    Sachez que les hommes politiques entre eux sont souvent très méprisants et même aux limites de l’insulte…

    Bien cordialement,

    jany

  14. Zwartepiet dit :

    J’ai récemment commandé l’ouvrage La Marche Rouge de Marion Sigaut… Il s’agit d’une enquête historique sur un scandale d’enlèvements d’enfants à Paris, dans les années 1750.

    Personnellement, j’y vois, j’y devine un lien inexploré avec le scandale qui ébranla la Belgique en 1996: la sinistre « Affaire Dutroux »! Une affaire qui défraye, aujourd’hui encore, la chronique judiciaire avec la libération de Michèle Martin, compagne de Dutroux…

    En attendant (impatiemment) l’ouvrage (paru en 2008) de Marion Sigaut, j’ai entrepris de faire des recherches sur l’auteure –et je ne fus pas déçu. Madame Marion Sigaut est une personnalité attachante et que l’on gagne à connaître, selon la formule… Je me permets donc de partager ma découverte avec Monsieur Raffarin et les fidèles de son blog:

    Marion Sigaut – les lumières: un antihumanisme (Marseille)

    http://www.dailymotion.com/video/xrqrm0_marion-sigaut-les-lumieres-un-antihumanisme-marseille_news

    Je ne suis pas entièrement d’accord avec la vision angélique de Marion Sigaut sur l’Église catholique à la Renaissance et jusqu’au 18ème siècle: l’Église était alors aussi une puissance réactionnaire et obscurantiste! Rappelons simplement le procès de Galilée, l’interdit de l’autopsie de cadavres humains, l’Inquisition, etc. En revanche, je partage entièrement son « réquisitoire anti-protestant ». Sans doute est-ce dû au livre que je lis en ce moment:

    Twisted Cross: The German Christian Movement in the Third Reich

    Doris L. Bergen (Author)
    http://www.amazon.com/Twisted-Cross-German-Christian-Movement/dp/0807845604

    Une autre interview fort intéressante de Marion Sigaut:

    « Du kibboutz à l’intifada » partie 1
    http://www.youtube.com/watch?v=w7TFjgVAfhI&feature=relmfu

    Bon weekend à toutes et à tous,
    Zwartepiet.

  15. Claude dit :

    Cher jany,

    Dont acte.

    Moi aussi, j’apprécie souvent vos interventions notamment vos copies in extenso d’articles de presse.

    Cependant, je pense toujours que les noms d’oiseau ne grandissent pas ceux qui les utilisent, fussent-ils d’éminents hommes politiques, bien au contraire, ils sont révélateurs de leur manque d’imagination et de créativité et ça les rapetisse encore plus. Apprenez à analyser, synthétiser et argumenter puis à pimenter tout ça de quelques figures de style, voire de l’illustrer de quelques fables de votre invention et vous verrez que cela a « plus de gueule » et de pertinence que quelques insultes ou noms d’oiseaux.

    Si je comprends bien, vous êtes partisan de la combinazione entre militants plutôt qu’être à l’écoute du bon sens populaire. Je vous souhaite bonne chance car vous en aurez besoin parce que le temps où les politiques faisaient leurs coups en douce n’est plus possible. Hollande en est un exemple. Coupable de combinazione il va être victime de Valls, jumeau de Sarkozy, et du bon sens populaire de gauche. Le dirigeant que l’UMP se choisira devra bien sur convaincre à l’intérieur de l’UMP mais surtout à l’extérieur car ce sont les électeurs qui feront gagner les municipales, pas les barons de l’UMP.

    Cordialement,
    Claude

    PS – François Fillon n’est pas issu d’une grande école. C’est un juriste (DEA de droit public). Ce n’est ni un avantage ni une tare d’avoir fait ou pas une grande école, cela dépend de l’usage que l’on fait de ce que l’on apprend.

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