Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

16 commentaires

  1. Dominique M dit :

    Bonsoir Monsieur Raffarin,
    Bonsoir à tous,
    A ce jour, la situation de la France est d’une gravité sans précédent, hormis peut-être les temps de guerre.
    Certes, nous ne sommes pas en situation de menace élevée venant d’un pays hostile.
    Nous sommes en situation de menace élevée venant de nous-mêmes, de l’intérieur.
    Peu de gens ont pris la juste dimension de la crise dans laquelle nous entrons maintenant. Inutile de la décrire: elle est chaque jour plus visible par tous.
    On peut bien tenter de détourner notre attention par quelques sujets de polémique clivants : ça occupe les médias mais l’ensemble des Français sentent bien qu’on va dans le mur. Pire, que si les impôts en tous genres sont relevés en pure perte: rien n’est fait ni pour baisser le niveau de dépenses ni pour permettre de relancer l’activité.
    Pourtant, seule l’activité économique sera capable de créer la richesse et les emplois qui nous font défaut.
    L’envie d’entreprendre en France est en net recul. Et les entrepreneurs, grands et petits, se mettent en position de sécurité afin de tenir compte du climat hostile. Même les investisseurs étrangers reportent leurs projets ou préfèrent les réaliser dans d’autres pays. Les décideurs économiques s’en vont. Les jeunes en quête de réussite aussi. Manque de patriotisme? Non:! Lucidité. Ce n’est pas une question de préférence partisane.
    Les effets de la récession mondiale seront fortement amplifiés par les dégâts de l’obscurantisme idéologique qui prévaut.
    Et ceux qui vont en souffrir le plus, ce sont les jeunes diplômes ou non qui cherchent à s’intégrer dans la vie active, les travailleurs précaires, les intérimaires, les petits commerçants, les retraités modestes, les femmes seules avec enfants, les personnes isolées et âgées.
    Jusqu’où irons nous?
    Ce que je sais, c’est que lorsque la reprise mondiale reviendra, la France sera parmi les derniers pays à en profiter, et de façon réduite, tant elle sera en incapacité de redéployer son activité.
    Qu’en pensez-vous, Monsieur Raffarin?
    Qu’en pensez-vous les uns et les autres?
    Qu’est-ce qui peut être fait d’utile?
    Bonne soirée.
    Dominique M

  2. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Sauf erreur de ma part, il semble que pour l’instant, ni dans les comptes-rendus analytiques ni dans les dérouleurs de séance (vidéo de votre intervention), votre question et la réponse du Premier Ministre Ayrault ne soient pas encore disponibles. Les services du Sénat ne nous avaient pas habitués à cela par le passé.
    Néanmoins, je me doute de la réponse du Premier Ministre : sous estimation de la situation et/ou renvoi à la responsabilité de la gouvernance précédente. Cette dernière probabilité étant sans doute la plus aisée, bien que la première puisse également être très envisageable… !

    Notre Pays (Présidence, Gouvernement et administrations centrales) prend décidément quelques mauvaises et fâcheuses habitudes : « parfois un certain retard à l’allumage, laxisme, ou lourdeur de nos Administrations, situations rencontrées trop fréquemment ! ». En témoigne cet exemple parmi tant d’autres et non des moindres compte tenu de son importance, surtout pour le Pays des « Droits de l’homme », constat pas très honorable ! (*) :

    « La convention internationale du travail maritime entre en vigueur sans la France
    11/09/2012
    Elle va enfin s’appliquer. La convention internationale du travail maritime, adoptée par l’Organisation internationale du Travail en 2006 à Manille, va pouvoir entrer en vigueur après les ratifications des Philippines et de la Russie. Ces deux pays ont permis de franchir le seuil minimum de 30 états et 33% de la jauge brute mondiale pour que la convention puisse entrer en vigueur. En revanche, la France n’a toujours pas ratifié cette convention. Le texte est actuellement en train de faire la navette entre l’Assemblée Nationale et le Sénat. Pour mémoire, cette convention, considérée comme le 4è pilier de la règlementation maritime internationale, fixe des standards sociaux minimaux et garantis pour la protection sociale et les conditions de travail des marins du monde entier. Pour Raymond Vidil, président d’Armateurs de France, « l’entrée en vigueur de cette convention constituera un tournant majeur dans l’harmonisation et le renforcement des normes sociales applicables au transport maritime à l’échelle mondiale. La France doit être sur ce sujet tout à fait exemplaire, comme elle l’a été jusqu’à présent. Armateurs de France fera de ce dossier un enjeu prioritaire et invite le Gouvernement et l’administration à accélérer le processus de ratification en cours. »

    http://www.meretmarine.com/fr/content/la-convention-internationale-du-travail-maritime-entre-en-vigueur-sans-la-france

    Je vous souhaite une bonne journée en visite dans les communes du canton de La Villedieu du Clain avec votre collègue et Ami le Sénateur Alain Fouché. Ce qui me permet de saluer votre excellent travail dans nos (vos) territoires, travail de proximité trop souvent délaissé par certains de nos élus.

    Amitié

    Jacques

    (*) Très bonne question pour le Gouvernement (QAG) au Sénat en sa séance du 27 septembre prochain. Cela fera peut-être avancer ce dossier d’une importance majeure à l’échelle mondiale.

  3. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Dernièrement je vous ai parlé des Universités d’été de la Défense qui se sont déroulés à Brest les 10 et 11 septembre. Il était de mon devoir de vous tenir informé des conclusions.

    Pour ceux que cela intéresse, je vous adresse des éléments de réponses relatifs à ces universités riches, intéressantes et enseignantes :

    http://www.meretmarine.com/fr/content/retour-sur-les-universites-dete-de-la-defense

    http://www.meretmarine.com/fr/content/defense-la-france-va-t-elle-enfin-faire-le-choix-de-la-mer

    http://www.meretmarine.com/fr/content/amiral-rogel-pour-le-pays-la-mer-est-un-projet-accessible-et-porteur-de-richesses

    http://www.meretmarine.com/fr/content/video-quels-enjeux-pour-la-defense

    http://www.meretmarine.com/fr/content/tribune-le-maritime-atout-majeur-de-la-france-pour-le-xxideg-siecle

    http://www.meretmarine.com/fr/content/jean-yves-le-drian-la-france-sur-tous-les-fronts

    Tous ces articles datés du 14 septembre sont bien souvent en adéquation avec tout ce que j’ai pu écrire dans de nombreux billets postés sur ce carnet depuis de nombreux mois.

    Bonne lecture

    Amitié

    Jacques

  4. Stéphane BOULANGER dit :

    Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Sénateur et Cher ancien collègue du CREDIT IMMOBILIER DE FRANCE,

    Tout en réagissant à votre question au gouvernement, je souhaite attirer votre attention sur le sort des 2.500 collaborateurs du CREDIT IMMOBILIER DE FRANCE que vous n’avez pas évoqué, et qui sont en « sursis » ou plus précisemment condamnés à une mort « certaine » par l’actuel gouvernement. Nous nous mobilisons tous sur le territoire métropolitain tant nationalement (notre manifestation du 13 septembre dernier à PARIS), qu’en région au sein de nos filiales régionales (PQR, élus locaux, partenaires, organisations professionnelels du secteur du bâtiment…) pour faire connaître la situation ubuesque dans laquelle nous sommes et surtout mobiliser l’opinion publique pour que le gouvernement infléchisse sa position à légard de notre entreprise que vous connaisez bien. Au nom de mes collègues, je souhaite que vous puissiez relayer notre désaroi, il nous est intolérable d’entendre ou de lire, que « l’état à sauver le CIF en lui accordant sa garantie », que le « CIF est en faillite », alors que s’annonce un démantèlement programmé. Aucune proposition du gouvernement pour sauver nos emplois ? (l’intersyndicale a été reçu à Bercy vendredi 14 septembre)

    Monsieur, je,ne doute pas de votre parfaite connaissance de la situation actuelle du CIF.
    Je vous sollicite afin que vous pussier au Sénat ou bien par l’intermédiare de vos collègues députés interroger le gouvernement sur les réponses et les mesures concrète qu’il entend metrre en oeuvre pour le CIF en génaral etb pour les emplois d’e ses collaborateurs en particlier.

    Je sollicite également un entretien afin de vous apporter l’éclairage d’un cadre motivé de 40 ans, père de 2 jeunes enfants formé, compétent, fier d’être un collaborateur du CIF et de permettre au quotidien, à des ménages modestes, d’accéder à la propriété et qui comme les 2.500 collaborateurs du CIF, n’aspire qu’à une seule chose, poursuivre son métier.

    Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à mon courrier et reste à votre entière disposition pour convenir d’un entretien à votre convenance.

    Stéphane BOULANGER
    CREDIT IMMOBILIER DE FRANCE CENTRE OUEST
    11 rue Albin Haller
    BP 285
    86007 POITIERS CEDEX
    Direction du Crédit
    Chef du service Engagements
    Tél : 05.16.52.42.52
    Portable : 06.86.16.01.97
    Fax : 05.16.52.42.66
    stephane.boulanger@creditimmobilierdefrance.com

  5. LAVERRE dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Je suis consterné par les orientations énergétiques de mon pays. Le secteur des énergies renouvelables est entaché de mensonges par omissions. C’est une fausse bonne idée. Pour le moment, nous n’avons pas d’alternative aux énergies fossiles et nucléaire.

    L’orientation énergétique de certaines régions comme le Poitou-Charentes est encore plus aberrante à cause de la présence d’une centrale nucléaire (Civaux) sur le territoire qui produit plus de 80 % de l’électricité consommée dans la région (sans CO2).

    Les énergies renouvelables sont incompatibles avec le nucléaire (marche en tout ou rien). Alors pour palier à la production aléatoire issue du renouvelable, il faudra installer des turbines à gaz pour garantir la production. Nous allons donc devoir importer plus de gaz, aggraver nos déficits et en finalité produire plus de CO2.

    Sans toutes les subventions, les solutions « éolien et photovoltaïque » pour produire de l’électricité à grande échelle n’auraient jamais vu le jour. Le bénéfice de ces installations est négatif pour le pays.

    La production éolien et photovoltaïque est aléatoire (environ ¼ du temps), ce qui oblige à avoir un autre système de production qui sera pour la France des turbines à gaz couplées au réseau donc qui consommeront du gaz avec un bon rendement lorsqu’il n’y aura pas de vent ni de soleil et un mauvais rendement dans le cas contraire. La production doit à chaque instant s’adapter à la demande et non le contraire. A titre indicatif pour imager, prenez un bus sur une ligne régulière, vous encouragez les gens à plutôt marcher à pied lorsqu’il fait beau mais néanmoins le bus continuera à rouler avec la même régularité. Pensez-vous que le bus consommera beaucoup moins de gasoil ou de gaz ? Ce qui est certain, c’est qu’il faudra payer le chauffeur, amortir et entretenir le bus et par conséquence augmenter le prix des billets.

    Vous remarquerez qu’il n’y a aucun scientifique pour défendre l’éolien et le photovoltaïque en situation réelle de production tenant compte de la gestion de l’énergie injectée sur le réseau. Seul des politiques, des philosophes, des syndicats de producteurs et des avocats nous vantent les mérites de ces machines pour faire de l’économie artificielle (aucun scientifique dans le Grenelle de l’environnement) .

    Pour comparer ces machines aux autres moyens de production, il faudrait prendre en compte seulement ¼ de la puissance installée ou multiplier par 4 les puissances installées et stocker l’électricité mais alors il faudra compter un coût pour le stockage et un coût pour la remise en électricité avec des rendements plus ou moins bons. Pensez-vous que nous pouvons nous orienter vers un prix de kwh multiplié par 5 ou 6 (en euro constant) ?

    La durée de vie des centrales éoliennes et photovoltaïques est de 20 ans. Pour moi, ce n’est pas du développement durable. Les barrages de L’ile Jourdain (86) ont plus de 90 ans.

    Pour vous rendre compte de la production électricité éolien en France, visitez de temps en temps de site de RTE : http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/previsions_eoliennes.jsp

    Et pour des explications plus scientifiques : http://institutdeslibertes.org/2012/06/28/stocker-et-transporter-lelectricite-vous-ne-lemporterez-pas-avec-vous/

    Je suis électricien de formation et j’ai fait toute ma carrière dans l’énergie avec un flirt avec les énergies dites renouvelables. Le matériel éolien et photovoltaïque est à la pointe, très performant. Les études sont très intéressantes. Habitant la campagne, j’ai même pensé à investir dans le domaine. Hélas, je me suis vite rendu compte que c’était de l’économie artificielle. Il n’y a pas d’améliorations significatives à attendre, il n’est pas possible de modifier l’ensoleillement et le vent. Pour construire les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, il faut de l’énergie, ce qui correspond à 3 ou 5 ans de la production. Au bout de 10 ans, les panneaux photovoltaïques perdent en efficacité progressivement et les dépenses d’entretien des éoliennes commencent. Un conseil, si vous investissez dans des éoliennes, il faut envisager de revendre au bout de 10 ans.

    Nous assistons passif à la création d’une bulle économique. Je déplore que nos politiques (en France) qui engagent le pays, soient incultes scientifiquement.

    J’ai entendu un économiste pourtant réputé dire que la Grèce plus ensoleillée que la France pourrait installer des panneaux photovoltaïques pour exporter vers le reste de l’Europe. C’est complètement idiot. Dans le même genre, pourquoi pas remplacer les tracteurs par des Percherons pour économiser le pétrole ?

    Il y a 40 ans, nous aurions pu faire des centrales éoliennes et photovoltaïques. De même le prof d’électronique nous disait qu’un jour nous aurions des écrans plats, que les téléviseurs seraient accrochées au mur comme des tableaux. Par contre le prof d’électricité nous a jamais dit qu’un jour nous pourrions produire de l’électricité à grande échelle avec des panneaux photovoltaïques et des éoliennes et aujourd’hui, il a toujours raison. (il doit pas être jeune maintenant)

    Je n’exagère pas car je suis persuadé que la réalité économique est pire.

    Je ne suis pas antinucléaire. Je ne serais pas opposé à une mini centrale nucléaire dans mon village. Les antinucléaires n’ont rien à proposer si ce n’est des toilettes sèches.

    Un pays, public et privé confondu, a une certaine capacité d’investissement qui n’est pas extensible, les bons choix sont donc indispensables. Nous n’avons plus droit à l’erreur.

    J’insiste sur le fait qu’il n’y a aucune étude économique pour mesurer la pertinence du photovoltaïque et de l’éolien. J’insiste aussi sur le fait que l’investissement éolien photovoltaïque pour le pays a un bénéfice négatif, donc c’est un appauvrissement.

    Nos politiques prennent des décisions au doigt mouillé. Les syndicats de producteurs, qui n’ont jamais été attaqués, ont des avocats. Les gouvernements demandent à ces mêmes avocats d’écrire les textes législatifs. Elle est pas belle la vie ! Le secteur est énormément subventionné, il faut ajouter la CSPE en déficit dans les comptes EDF. Il n’est jamais évoqué que les producteurs ne payent que 60 % du prix du raccordement (loi SRU). RTE va devoir faire des investissements importants pour renforcer les réseaux car des zones peu peuplées deviennent exportatrices en période de faible consommation créant des contraintes. La production éolien n’est que de 10 % en période froide et en période très chaude (pas de vent). C’est idem pour le photovoltaïque.

    Comment va faire l’Allemagne pour sortir du nucléaire ? Elle va importer du gaz de Russie et de l’électricité de république Tchèque (centrales nucléaires en construction). La différence avec la France, la balance commerciale est positive. Elle va aussi essayer de construire des lignes THT vers le sud pour pouvoir utiliser l’électricité produite par les éoliennes installées dans le nord du pays (c’est pas gagné). Il faut pas toujours vouloir imiter l’Allemagne.

    Pour imager : Pourquoi pas remplacer les avions de transports qui font 300 morts à la fois par des deltaplanes. Moi je préféré les investissements pour sécuriser les avions. Je préfère aussi accélérer la recherche sur les centrales nucléaires de 4ième génération qui permettront de fabriquer de l’hydrogène et ainsi de faire voler les avions (sans pétrole sans CO2).

    En ce qui concerne l’évolution des prix de l’électricité :

    Même si le prix des énergies fossiles augmente de façon importante, le prix de l’électricité issu du photovoltaïque et de l’éolien restera au dessus, car les prix de fabrications et d’installations des panneaux photovoltaïques et des éoliennes dépendent aussi du prix des autres énergies. De plus, la différence de coût est due principalement à la différence d’efficacité énergétique soit 1500 h pour l’éolien et le photovoltaïque de façon aléatoire (en fonction du climat) et plus de 6000 h extensibles à 7000 heures planifiées (en fonction de la demande) pour les autres moyens de production.

    Et la voiture électrique :

    La voiture électrique avec batterie rechargeable n’est compatible qu’avec de l’électricité d’origine nucléaire. Avec les énergies renouvelables (¼ de vent et soleil et ¾ de gaz), il est préférable de d’envisager des voitures à gaz.

    Je préfère penser l’avenir avec des voitures à hydrogène et des piles à combustibles.

    Je termine avec une petite histoire russe (avant la chute du mur). Pour faire avancer le train de l’économie, nous prenons les rails qui sont derrière pour les mettre devant. Un jour, cela ne marche plus (les caisses sont vides) alors nous tirons les rideaux et secouons le train pour faire croire qu’il avance.

    Je termine.

    Bien cordialement.

    JP LAVERRE

  6. Ernest Gransagne dit :

    Très intéressant les liens donnés par JP Laverre. Très pertinentes les réflexions.

    Ernest

  7. Ernest Gransagne dit :

    Dans la même veine : c’est reparti – haro sur le diésel !

    Vous les avez envisagées les usines qui vont fermer ?

    La soi disante pollution insupportable à Paris ne serait pas grave pour l’Afrique ?

    Car tous les véhicules diésel en circulation en France, se retrouveraient inévitablement de l’autre côté de la Méditérrannée ?

    Encore une fois des décisions politiques absurdes et seulement démagogues…

    Tintin Hulot est calmé pour 5 ans… La centrale alsacienne est une « promesse » tenue sans frais…

    A quand une montée à Paris en 4X4 diésel ?

    Ils savent nos chers gogos qu’un HDi est la plus belle réalisation technique de moteur thermique ?

    Une consommation maitrisée à chaque milliseconde sur chaque injecteur. Un dispositif d’élimination des particules presque parfait.

    Ils savent ces irresponsables que la pollution ne vient pas des automobiles ?

    C’est curieux que l’on ne parle jamais des bus mal entretenus, des véhicules de livraison mal conduits, des avions qui làchent eux des tonnes de caca au dessus de nos balcons….

    Ernest

  8. LAVERRE dit :

    Merci Ernest.

    En complément : La fermeture de Fessenheim décidée par F Hollande pour fin 2016:

    L’avis de la commission de sécurité n’a pas demandé la fermeture de la centrale. La centrale appartient à EDF SA. C’est normalement au conseil d’administration EDF SA et à son PDG de décider. Pour tenir compte de l’après Fukushima, des travaux sont nécessaires. Aux dernières nouvelles, ces travaux vont néanmoins être réalisés (à vérifier). La fermeture de la centrale est une promesse du candidat PS Hollande.
    Il faudrait demander à EDF de chiffrer le coût des pertes d’exploitation liées à la fermeture anticipée. Les Français ont le droit de savoir. Indirectement ce sont des frais de campagne !

    JP LAVERRE

  9. Ernest Gransagne dit :

    PSA, si mes informations sont bonnes, est le premier constructeur à avoir mis au catalogue un véhicule hybride diésel. C’est bien.

    C’est ce qui se fait de mieux aujourd »hui pour respecter la planète.

    Quand les « irresponsables gouvernementaux » parlent d’un véhicule consommant 2 litres aux 100 km dans……………………… dix ans, ils n’imaginent même pas que ce véhicule peut exister demain !

    Il suffit de décider qu’un « hybride diésel electrique » soit un peu plus « chargé » en batteries de façon à augmenter l’autonomie 100 % électrique, en favorisant ainsi le ration gazole / électricité et le tour est joué. 2 l / 100 km ce n’est pas dans dix ans c’est possible maintenant.

    Mais : quel prix est-on prêt à payer ?

    Autre question : si l’absurde « haro sur le diésel » persiste on se coupe dès maintenant d’une avance technologique qui sera reprise par la concurrence étrangère.

    Encore la stupidité socialo/communiste en marche.

    Ernest

  10. jany dit :

    Cher Ernest,

    Je suis de votre avis, aujourd’hui nous avons besoin de relancer la machine économique et industrielle.

    Remettre en cause notre avance technologique c’est donner les marches a la concurrence.

    Je ne sais pas ou l’on va avec toutes ces décisions prises sans réflexion…

    Bien cordialement,

    jany

  11. jany dit :

    Cher Jacques,

    Je mets en copie l’excellent interview de l’Amiral Rogel qui parle en connaisseur.
    La mer est un espace de richesse formidable, les projets se font sur le long terme et nécessitent beaucoup de savoir faire…
    Faire l’impasse sur tous ces domaines, c’est décidé de donner cet espace aux autres pays.

    Amities,

    jany

    ************

    Article de Mer et Marine
    Amiral Rogel : « Pour le pays, la mer est un projet accessible et porteur de richesses »

    Au moment où la mer devient une priorité pour un nombre croissant d’Etats, la France, avec le second espace maritime mondial, commence enfin à ouvrir les yeux sur ce potentiel encore méconnu et pour l’essentiel inexploité. Alors que les richesses présentes dans les fonds marins permettront sans doute, demain, de répondre à la raréfaction des ressources terrestres, ces territoires feront aussi l’objet de convoitises et il faudra probablement les défendre. Tout comme il conviendra de protéger les routes maritimes, de plus en plus menacées, afin d’assurer la continuité du commerce international. Ces enjeux devront être pris en compte dans le nouveau Livre Blanc sur le Défense, au sein duquel la place de la Marine nationale dans la stratégie du pays doit être réévaluée. Amputée comme les autres armées d’une grande partie de ses moyens et de ses effectifs depuis 20 ans, la flotte française se trouve aujourd’hui à un tournant. Un tournant capacitaire, au regard de l’importance des enjeux maritimes, mais aussi un tournant technologique, puisque la marine est en pleine phase de renouvellement de ses moyens. Aujourd’hui, nous faisons le point avec l’amiral Bernard Rogel, Chef d’Etat-major de la Marine nationale.

    _______________________________________________________________

    Vous vous êtes rendus sur l’Aquitaine à Brest à l’occasion des Universités d’été de la Défense. Que pensez-vous de cette nouvelle frégate ?

    J’étais venu à bord en juillet, alors que le bâtiment était en pleine phase d’essais. Aujourd’hui, cette période s’achève progressivement et l’Aquitaine commence vraiment à avoir l’allure d’un bâtiment de combat. C’est un bateau exceptionnel et, par rapport à nos actuelles frégates du type F70, nous changeons vraiment de génération.

    L’Aquitaine est la tête de série des FREMM, les frégates européennes multi-missions, dont 11 exemplaires ont été commandés pour la Marine nationale et que DCNS propose également à l’export. Comme tous les prototypes, la phase de mise au point est un moment complexe, avec son inévitable lot de difficultés. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    L’Aquitaine est totalement à la hauteur de nos attentes. Il est vrai qu’une tête de série c’est toujours un peu particulier et l’on a généralement des surprises, ce qui est tout à fait logique. Avec FREMM, cela se passe très bien et il faut souligner l’excellente collaboration entre DCNS et la Marine nationale. Il y a encore des réglages à faire, c’est normal, mais nous sommes totalement dans le calendrier et le bâtiment nous sera livré d’ici la fin de l’année.

    Ce programme est très important pour la flotte française puisqu’il va permettre de remplacer la quasi-intégralité des frégates de premier rang. Il fait d’ailleurs partie d’un vaste plan de renouvellement. C’est une période cruciale pour la marine ?

    En effet, la marine a entamé une phase de modernisation, un mouvement qui touche toutes ses composantes. D’ailleurs, depuis que j’ai pris mes fonctions il y a un an, j’ai vu la livraison du Dixmude, le troisième bâtiment de projection et de commandement du type Mistral, celle du sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Terrible, la mise en service des premiers hélicoptères NH90 ou encore la transformation d’une seconde flottille de chasse sur Rafale Marine…

    Cette modernisation est un processus de longue haleine qui nécessite de lourds investissements et un savoir-faire industriel de haut niveau…

    Il faut 15 ans pour construire un outil naval. Les bâtiments de combat sont des machines extrêmement complexes et nous avons, en effet, besoin du savoir-faire des industriels. C’est une force pour nous et cela assure la crédibilité technologique de notre outil.

    Un nouveau Livre Blanc sur la Défense va voir le jour afin de servir de base à l’élaboration d’une nouvelle loi de programmation militaire couvrant la période 2014 – 2019. Espérez-vous que, cette fois, les enjeux maritimes soient mieux pris en compte ?

    La Commission du Livre Blanc débute ses travaux, avec pour objectif d’identifier les enjeux pour notre pays. Parmi ceux-ci, la mer est très importante. Ce n’est pas une nouveauté mais l’on constate une meilleure prise de conscience du fait maritime. Car la mer relie tous les pays et elle est vitale pour l’économie. On pense aux flux maritimes mondiaux, essentiels pour le commerce et les approvisionnements, mais il y a aussi le développement de nouvelles richesses, comme les énergies marines renouvelables ou l’extraction en mer. Avec ses 11 millions de km² de Zone Economique Exclusive, soit 20 fois la surface du territoire national, la France, qui a la chance de disposer du second espace maritime mondial, a dans ce domaine des atouts exceptionnels.

    Partout dans le monde, on voit de nombreux pays se tourner vers la mer car, avec la raréfaction des ressources terrestres, les richesses marines sont une opportunité, mais elles vont susciter des convoitises. On le constate déjà en mer de Chine et en Arctique. Je pense que, de manière générale, nous nous orientons vers une territorialisation de la mer et les pays qui disposeront de richesses dans leurs espaces maritimes devront être en mesure de les protéger.

    Pour la France, les richesses potentielles se situent en grande partie dans les territoires ultra-marins. Or, paradoxalement, les patrouilleurs chargés de surveiller ces espaces ne sont pas encore remplacés et, d’ici 2015, ils seront presque tous retirés du service. Comment gérez-vous cette situation ?

    Nous sommes confrontés à une réduction temporaire de capacité. Pour compenser le désarmement de patrouilleurs en Polynésie et à La Réunion, nous avons déplacé deux bâtiments de la métropole vers l’outre-mer : l’Arago et Le Malin. Nous attendons aussi la commande de bâtiments multi-missions, les « B2M », qui doivent être réalisés avec un financement interministériel et permettront d’assurer l’intérim en attendant le lancement d’un programme de bâtiments de souveraineté.

    L’ensemble des patrouilleurs, ainsi que les frégates de surveillance, doivent faire l’objet d’un programme unique de renouvellement, qui doit être lancé au cours de la prochaine LPM. Il s’agit des futurs Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime, les BATSIMAR. Combien en espérez-vous ?

    La cible est de 18 bâtiments permettant de couvrir l’ensemble des besoins en métropole et dans les territoires ultra-marins.

    Vous avez, à plusieurs reprises, estimé que le format de la marine était « juste suffisant ». Est-ce que cela signifie que la réduction des moyens de la marine, qui a perdu 40% de ses bâtiments et la moitié de ses effectifs depuis 1994, a été trop importante ?

    J’ai effectivement dit que nous étions dans des formats justes suffisants. Mais il ne faut pas tomber dans le misérabilisme. Nous avons une belle marine, une marine de premier rang, servie par des gens compétents. Il ne faut d’ailleurs pas seulement raisonner en termes de bâtiments mais aussi en termes d’hommes et de femmes, et je suis très fier de nos équipages. Maintenant, il est également vrai que nous sommes à un tournant entre le développement des enjeux maritimes et la réduction du format. Même si nous sommes dans une démarche d’innovation, elle aura des limites car on ne peut pas diminuer indéfiniment le nombre de bateaux, sauf à être confronté, à un moment, à un déficit de plateformes qui conduirait à des trous dans les missions.

    Pour compenser le manque de crédits, est-il possible de développer les partenariats entre le public et le privé, par exemple par la location ou le leasing de matériels ?

    Il faut que ce soit juridiquement possible, puisque je rappelle que nos bâtiments sont amenés à évoluer en zones de guerre, ce qui implique des risques. Mais il ne faut rejeter aucune solution, il faut être ouverts et innovants, explorer toutes les pistes jusqu’au bout. Et nous avons déjà des exemples très intéressants. On peut citer le patrouilleur hauturier L’Adroit, que DCNS met à disposition de la marine, ce qui nous permet de disposer d’un bateau supplémentaire sans avoir payé sa construction, et à l’industriel d’avoir un navire éprouvé à la mer et labellisé par la Marine nationale, qui concoure au soutien à l’exportation. C’est un partenariat gagnant/gagnant.

    Il y a aussi le recours aux affrètements de moyens civils pour certaines missions. Peut-on les développer ?

    Pour l’assistance aux navires en difficulté et la lutte contre la pollution, nous affrétons des remorqueurs spécialisés depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, nous faisons également appel au secteur privé pour l’entrainement, qu’il s’agisse des cibles aériennes remorquées ou encore du VN Partisan, qui sert de navire plastron. Ces affrètements ou contrats, bien adaptés à certaines missions, ont néanmoins une limite et ne peuvent être systématisés. Cette limite, c’est la permanence, qui coûte extrêmement cher.

    Le contexte budgétaire est très dur et le ministère de la Défense va participer, comme les autres, aux efforts de redressement des comptes publics. Dans cette perspective, les armées craignent des coupes sombres à partir de 2013. Si, dans le pire des cas, on vous demandait de sacrifier une capacité, pourriez-vous en choisir une ?

    On ne peut pas demander aux militaires de sacrifier quelque chose, ce n’est pas de notre responsabilité. Nous ne faisons que suivre les ambitions du pays. Le Livre Blanc va permettre de faire le tour des enjeux et il y aura une hiérarchisation des priorités. Les décisions seront ensuite du ressort du politique.

    Mais pourrez-vous continuer d’assurer l’ensemble des missions qui vous sont confiées actuellement si vos moyens sont encore réduits ?

    Aujourd’hui, la marine repose sur un trépied : les missions permanentes (connaissance/anticipation et dissuasion), les opérations extérieures, et enfin l’action de l’Etat en mer. Concernant le format, il est clair qu’il ne faut pas arriver à un niveau trop bas, sinon il faudra revoir les missions.

    Je ne crois pas à la vertu du repli tactique permanent. Le pays est dans une situation compliquée mais la France est un pays formidable, qui a des capacités exceptionnelles. Par exemple dans le naval, il suffit de voir ce que nous sommes capables de faire avec les SNLE et les FREMM, qui font partie des objets les plus compliqués réalisés par l’homme. Et la mer prend aujourd’hui une dimension considérable. Or, pour notre pays, la mer est un projet accessible et porteur de richesses.

    Voyez-vous encore des sources d’économies potentielles, en France ou à l’échelle européenne ?

    Des mutualisations sont possibles. La fonction garde-côte, sous l’égide du Secrétaire général de la mer, est un bel exemple de coordination interministérielle. Mais il faut aussi avancer sur le plan européen. Je pense d’ailleurs que la crise va favoriser les rapprochements. La recherche de mutualisations est nécessaire, mais elle doit être précédée d’une réflexion sur le caractère souverain de nos intérêts, afin de déterminer par la suite ceux qui sont communs et dont la défense pourrait être mutualisée.

    Avec les Britanniques, par exemple, nous renforçons nos liens. La Libye a été un très bel exemple de coopération et, en octobre, nous mèneront conjointement un important exercice naval en Méditerranée. Je note d’ailleurs que la présence à Brest, lors des Universités d’été de la Défense, du premier lord britannique et du destroyer HMS York est un signe fort de ce rapprochement. Ensemble, nous pourrons notamment développer des outils militaires communs.

    Propos recueillis par Vincent Groizeleau

  12. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Jany,

    Je vous remercie une nouvelle fois de votre intervention, elle me rassure de voir que je ne suis pas le seul à me soucier de l’avenir de la Défense de notre Pays, et qu’il est encore dans notre Pays des concitoyens qui se soucient de l’un des outils essentiels de notre souveraineté.

    Vous avez raison de mettre en valeur cette interview de l’Amiral Rogel, Chef d’Etat-major de la Marine, que j’avais signalée dans mon billet précédent en indiquant son lien d’accessibilité, il fallait simplement cliquer dessus pour le lire et nul doute que les propos tenus par l’Amiral furent sans doute l’un des rouages des universités d’été de la Défense. Néanmoins, les autres liens revêtent également un grand intérêt tout comme la vidéo qui mérite que l’on s’y attarde avec des intervenants de qualité et plus particulièrement Monsieur Patrick Boissier Président Directeur Général de DCNS qui apporte de nombreux et riches enseignements sur le développement de l’industrie maritime (économie, investissements, emplois, travail franco-français à 98%, etc…).

    Toutefois, on peut regretter la retenue de l’Amiral Rogel sans doute due à son devoir de réserve que lui confèrent son statut et sa fonction. Certes il décrit la situation de façon pertinente et appropriée mais il ne « se lâche pas », par exemple quand il dit : « J’ai effectivement dit que nous étions dans des formats justes suffisants. Mais il ne faut pas tomber dans le misérabilisme. Nous avons une belle marine, une marine de premier rang, servie par des gens compétents. Il ne faut d’ailleurs pas seulement raisonner en termes de bâtiments mais aussi en termes d’hommes et de femmes, et je suis très fier de nos équipages. Maintenant, il est également vrai que nous sommes à un tournant entre le développement des enjeux maritimes et la réduction du format. ». On peut quand même le remercier d’avoir rendu hommage à ses équipages.
    Je pense qu’il aurait pu être un peu plus « réaliste ». Il fût d’ailleurs contré par le Sénateur Carrère, Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Armées du Sénat qui lui (voir la vidéo mais aussi son rapport de commission – http://www.senat.fr/presse/cp20120726a.html) parle de : « format de nos armées tout juste suffisant, voire juste insuffisant. ». La palme revenant à Monsieur Patrick Bossier, Directeur de DCNS issu du secteur civil qui lui, sans langue de bois et non astreint à un devoir de réserve, dit nettement « Pour revenir sur les propos de l’Amiral, nos moyens pour l’action de l’Etat en mer ne sont pas justes suffisamment mais ils sont largement insuffisants. Nous avons 11 millions de Km2 de zone économique exclusive avec énormément de richesse et si nous ne sommes pas sur le terrain, sur les mers, d’autres le seront à notre place et nous perdrons ces avantages. Il est fondamental que l’on ne raisonne pas en termes de budget mais que l’on raisonne en termes de possibilité de développement. Et l’investissement dans la Marine, ce n’est pas une dépense mais un investissement et il est rentable, il l’est parce que cela fait de l’industrie en France, DCNS c’est 13.000 emplois avec 98 % de ces emplois en France et quand on investie dans la Défense on investie avec la valeur ajoutée en France donc nous participons à la ré-industrialisation de notre Pays. ».

    Je pense que ces Universités de la Défense riches d’enseignements auront permis de faire un excellent diagnostic, permettront de « peaufiner » l’élaboration du prochain Livre Blanc et du PLF de 2013. A nos dirigeants et à nos Elus de prendre les bonnes décisions, faire les bons choix et l’opposition devra être vigilante. Je sais que la situation est difficile, que la crise est toujours bien présente, et que la Défense n’est pas classée dans les Ministères en priorités voulues par le Président de la République et son Gouvernement mais je pense que son examen doit faire l’objet d’une attention particulière (je dirais « à ménager ») mais en aucun cas que l’on perpétue le rabotage annuel de son budget permettant une variable d’ajustement pour les budgets d’autres ministères, nous pourrions le regretter dès à présent mais aussi à longue échéance, les retards pris ne se rattrapent jamais.

    Bien amicalement

    Jacques

  13. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Un simple constat, il suffit de lire cet article. Cela va dans la continuité de ce que j’ai pu écrire dans des billets précédents. Et la « maritimisation » offre de nombreux emplois !

    Pas très réjouissant tout cela, et pourtant nous savons faire…. !

    Bien amicalement

    Jacques

    « Rouliers des armées : La construction dans un chantier allemand toujours envisagée
    25/09/2012
    Depuis les remous provoqués par la possible construction en Allemagne des futurs navires rouliers destinés au transport logistique de l’armée française, une grande discrétion entoure le dossier. Pour mémoire, CMA CGM serait entré au début de l’été en négociations exclusives avec le ministère de la Défense pour décrocher ce marché (*). Avant d’être désigné comme « attributaire pressenti », le groupe maritime français avait consulté différents chantiers, notamment en Europe. Or, d’après la compagnie, interrogée à ce sujet en juin dernier, ceux de Saint-Nazaire (STX France), qui connaissent actuellement une période très difficile, n’auraient pas donné suite à la demande émanant de CMA CGM. Il y a trois mois, l’armateur n’avait pas précisé à quelle période cette demande avait été faite mais, de sources nazairiennes, aucune sollicitation n’est intervenue récemment. En fait, Saint-Nazaire semble avoir été contacté il y a plusieurs années, probablement en 2009, lorsque le ministère de la Défense a commencé à se pencher sérieusement sur le renouvellement de la flotte logistique. A l’époque, STX France avait un bon plan de charge et les rouliers étant des navires simples pour lesquels le chantier français n’est pas très compétitif, la direction a probablement estimé qu’il n’était pas nécessaire de remplir la cale avec ces navires, alors que des commandes de paquebots, bien plus intéressantes, étaient en cours de négociation.
    Le nom de Flensburger circule
    Trois ans plus tard, STX France, dont l’Etat est actionnaire à 33.34%, traverse une très mauvaise passe, avec un plan de charge en décroissance rapide, aucune nouvelle commande pour assurer une pleine activité sur l’année qui vient, des perspectives de contrats plutôt aléatoires, un développement rapide du chômage partiel et des milliers d’emplois menacés dans la sous-traitance. On aurait donc pu penser que les rouliers des armées pouvaient constituer une aubaine pour le constructeur. Car, s’il est vrai qu’ils sont très loin de valoir des paquebots, ces bateaux auraient au moins eu le mérite de procurer du travail aux ateliers, en attendant un nouveau projet plus ambitieux dans la croisière ou l’offshore. « C’était une belle opportunité pour l’Etat actionnaire, qui aurait pu montrer qu’il ramenait de la charge au chantier. En plus, c’est quand même plus intelligeant de donner une commande comme celle-ci et de faire travailler les gens, plutôt que de financer des indemnités chômage », s’agace un responsable syndical, qui ne comprend pas comment Saint-Nazaire peut passer à côté de ce contrat dans le contexte actuel. Car, depuis juin, rien n’a apparemment bougé sur ce sujet entre le ministère de la Défense, CMA CGM et STX France. En marge du salon SMM de Hambourg, qui s’est tenu début septembre, on a même appris que CMA CGM serait toujours en négociation avec un chantier allemand, dont l’identité s’est enfin précisée. Il s’agirait de Flensburger Schiffbau – Gesselschafft, qui construit notamment des rouliers porte-conteneurs. Alors qu’un bateau de ce type est en cours de construction pour Oceanex, FSG a notamment livré, ces dernières années, plusieurs navires pour Cobelfret et UN RoRo.
    Sauver le soldat STX
    Alors que les négociations se poursuivent entre CMA CGM et le ministère de la Défense, si le contrat est signé, il y a donc fort à parier que les deux futurs rouliers des armées, qui devraient entrer en service en 2014 et battre pavillon français, seront réalisés en Allemagne. A moins que la Maritime Nantaise, actuelle titulaire du marché, revienne dans le jeu avec ses nouveaux rouliers commandés dans un chantier sud-coréen. Quant à Saint-Nazaire, STX France attend toujours une commande providentielle mais le contexte demeure excessivement instable et du côté des investisseurs comme les banques, on souffle actuellement le chaud et surtout le froid. Devant la dégradation de la situation, des responsables syndicaux appellent à saisir toutes les opportunités. « On ne peut pas se permettre, dans le contexte actuel, de laisser passer la moindre affaire, même si ça ne rapporte pas beaucoup d’argent. L’urgence est de redonner de la charge et, même si nous avions un gros contrat à honorer et que le site se trouvait saturé dans un an, les personnels du chantier ont montré, par le passé, qu’ils étaient capables de se retrousser les manches dans ce genre de situation. On peut toujours trouver des solutions », assure l’un d’eux, qui évoque aussi la possibilité, pour l’Etat, d’anticiper la commande des nouveaux bâtiments de ravitaillement de la Marine nationale, quatre navires devant normalement être construits après 2015. Chez DCNS, qui travaille avec STX France sur ce projet, on s’inquiète d’ailleurs de la situation à Saint-Nazaire. Au point que les 10 et 11 septembre, lors des universités d’été de la Défense à Brest, le président de DCNS s’est exprimé sur le sujet à plusieurs reprises devant les parlementaires et officiers généraux, y compris lors de son discours en séance pleinière. Patrick Boissier, qui fut patron des Chantiers de l’Atlantique de 1997 à 2006, a alerté ses interlocuteurs sur les dangers pesant sur STX et les répercussions qu’un naufrage de l’entreprise aurait sur des capacités stratégiques pour le pays : « C’est le dernier chantier français capable de faire de grands navires. Si nous le perdons, la France n’aura plus la capacité de construire des porte-avions, des bâtiments de projection et de commandement ou des pétroliers ravitailleurs ».
    _________________________________________________
    (*) Dans la cadre de ce marché, sous forme d’un partenariat public privé (PPP) devant être signé entre l’Etat et un armateur privé, cinq nouveaux navires de type CON-RO (porte-conteneurs rouliers) vont être réalisés, totalisant une surface de garage de 12.500 mètres linéaires. Deux de ces bateaux seront affrétés à l’année par le ministère de la Défense, afin d’assurer le service courant de transport de matériels militaires vers les bases et théâtres situés hors de la France métropolitaine. Les trois autres devront être mobilisables en cas de besoin pour projeter des forces, avec une mise à disposition dans un délai de deux semaines maximum. En dehors de son emploi occasionnel pour la défense, cette flotte de projection sera exploitée sur les lignes commerciales de l’opérateur. ».

    http://www.meretmarine.com/fr/content/rouliers-des-armees-la-construction-dans-un-chantier-allemand-toujours-envisagee

  14. Mederic L. Pascal dit :

    Monsieur le Premier Ministre (et Senateur de la Vienne),
    Amis du Carnet,

    Un petite « insolitude » ce soir: les jardiniers du Luxembourg ‘a la une de la presse inernationale anglophone…
    http://www.reuters.com/article/2012/10/09/us-france-largesse-idUSBRE89805R20121009

    Une certaine ide’e de la France contre une autre… O’u l’exception doit-elle cependant s’arr’e’ter pour demeurer ce qu’elle est, une exception?

    A 90% de taux d’endettement, ne peut on pas le’gitimement se poser la question?

    Et si pour une fois nous faisions exception de l’exception?
    MLP-le-jacobin

  15. Claude dit :

    Cher Méderic L. Pascal,

    Merci pour ce lien.

    Et encore, Catherine Bremer, la journaliste de Reuter à qui nous devons cet article ne parle pas des 600.000 élus locaux et nationaux du mille-feuilles dont elle explique l’empilement et qui malgré sa jolie description est moins digeste que notre « sweet cream » bien plus consistante que sa « crème anglaise » qui, je crois, n’a cependant rien à voir avec leur « House of Lords ».

    La France est le pays des élus de toutes sortes. A ces 600.000 élus il faut ajouter les innombrables bureaux d’associations (au moins 4 élus en recherche de notoriété et de reconnaissance pour chacune des 1.000.000 d’associations actives en France). Le décompte est impossible car d’affreux cumulards trustent plusieurs associations, les conseils municipaux, les communautés de communes, les conseils généraux, l’assemblée nationale ou le sénat et, à tour de rôle, le gouvernement. Je suis curieux de connaître le recordman car il y en a forcément un (ou une recordwoman, sait-on jamais).

    Et pendant ce temps, on taxe et on surtaxe les pauvres français qui pleuraient quand la hausse de leur pouvoir d’achat n’était que de 7% en 5 ans de crise sous Sarkozy et qui sont devenus muets sous Hollande, probablement d’effroi car ils ne peuvent quand même pas être de connivence avec ceux qui viennent de leur piquer 1,7% de pouvoir d’achat en 4 mois (qui n’en avouent que 1,1% mais il va bien falloir qu’ils comptabilisent tôt ou tard le 0,5% salarial à effet immédiat de la cotisation additionnelle « retraite » et le 0,5% patronal à effet différé sur les salaires qui s’imputera sur les prochaines hausses de salaire dans les mois qui viennent).

    Ils sont d’ailleurs tellement effrayés qu’ils n’ont pas encore bien assimilé l’idée que, comme tout ce qui est mis à la charge des entreprises est tôt ou tard mis à la charge des salariés et des consommateurs au travers de la restriction des salaires ou de la hausse des prix. Aussi ils se réjouissent encore pour quelques semaines que les entreprises qu’on leur a appris à détester soient mises en difficulté ce qui leur donnera bientôt l’occasion de faire grève en disant que la gestion est mauvaise (si les entreprises étaient bien gérées, elles seraient parties depuis longtemps) puis de pleurer la fermeture d’entreprises que les frontières ne gênent plus.

    Bien cordialement,
    Claude

  16. Carole dit :

    A Mederic.L.Pascal,

    Dios, quel article, très bien ficelé.

    Absolute insanity dit l’un des commentaires. Tout est dit en 2 mots !
    Dommage que les francais ne lisent pas plus les journaux étrangers. Je comprends de plus en plus pourquoi l’E.N nivelle par le bas. Un peuple ignare se laisse mener par le bout du nez. Les souris de labo (nos enfants) sont faconnés depuis leur plus jeune âge.
    Entre les subventions à certains pays accordées par le gouv., entre les dettes gommées, entre la sidération de l’acceptation des francais sur le matraquage fiscal,……… oui oui absolute insanity.
    On se fout de nous hors U.E !

    Sorry pour les c cdilles, je n’en ai pas sur mon clavier.

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