Vous êtes plusieurs à me trouver discret dans la crise à l’UMP.
Il faut vous dire que je suis consterné. Les prises de positions publiques sont plus néfastes qu’utiles dans ces périodes.
Cette « guerre » bouleverse les amitiés, les proximités… J’espérais des courants à l’UMP pour sauver notre unité, déjà fragile. C’était le sens de mon engagement avec les Humanistes. Je crains de n’obtenir ni courants, ni unité. L’Humanisme ne doit pas être la prochaine victime de la crise à l’UMP.
Les clivages s’expriment à tous les niveaux : Elus/Militants, adhérents/sympathisants, engagés/non-alignés, ceux de 2014/ceux de 2017… on en arrive à ce que l’engagement devient suspect dans le parti, « prendre parti » devient coupable, le non-engagement devient la nouvelle vertu…
Les attaques personnelles ont été d’une rare violence. Tout le monde semble oublier qu’il y a quelques mois à peine tous gouvernaient ensemble. Ce qui est, aujourd’hui, qualifié de « mafia » était, hier, la force loyale de soutien au gouvernement. Et, pendant ce temps-là, le chômage augmente aussi vite que les impôts, dans le silence !
La sortie de crise ne passera pas par les injonctions des uns ou des autres. On est allé trop loin pour que l’humiliation de l’un par l’autre constitue une piste. Les deux camps sont assez solides pour résister réciproquement. Le dialogue est donc la seule hypothèse qui pourrait faire progresser vers une solution d’apaisement. Faut-il encore que les équipes veuillent bien se parler et, qu’ensemble, on veuille bien préciser le contenu de ce que pourraient être de nouvelles élections :
- 3 élections sont possibles : le référendum pour des élections, un deuxième tour Copé-Fillon, des élections après reforme des statuts pour corriger les causes des problèmes.
- 3 échéances sont possibles : avant Noël, avant les municipales, juste après les municipales. Des élections générales à mi-mandat auraient l’avantage de bien séparer d’une part la priorité des municipales et, d’autre part, la préparation des présidentielles…
La mèche de l’explosion est allumée. Si mardi le groupe éclate à l’Assemblée nationale la rupture sera consommée. Elle ne peut être évitée qu’avec une bonne volonté partagée. Il ne s’agit plus d’avoir raison mais de choisir un chemin raisonnable.
jpr
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