Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

5 commentaires

  1. Dominique M dit :

    Bonjour M. RAFFARIN,
    Bonjour à tous.
    Question charisme, parlons-en!
    Christiane Taubira, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le dimanche 13 janvier 2013 sur TF1 au journal de 20 heures de Claire Chazal a affirmé :
    « Le Code civil ne bouge pas sur la filiation, il n’’y a pas une ligne de modifiée au titre VII qui concerne la filiation »
    « C’’est un texte de loi qui n’’enlève strictement rien à personne, qui ne supprime pas les mots de « père » et de « mère ».
    En réalité, le projet de loi qui fait débat comporte 9 pages, 23 articles. Les pages 2 à 9 et les articles 4 à 21 consistent en la chasse aux mots « père » et « mère » dans tout le corpus juridique français avec un total esprit de système.
    Dans le Code civil, le mot « père » (et « mère ») est effacé plus de 97 fois
    Faire disparaître ces mots de tout le corpus juridique français, c’’est l’objectif du projet, qui concerne le Code Civil, mais aussi douze autres codes, comme le Code de procédure pénale, le Code des transports, et quatre autres grandes lois (l’’ordonnance de 1945 relative à l’’enfance délinquante ; la loi sur la fonction publique hospitalière ; la loi sur la fonction publique de l’’État ; la loi sur la fonction publique territoriale).
    Ainsi, ce n’’est pas seulement l’’accès des homosexuels au mariage que vise le projet de loi.
    En réalité, il enclenche un bouleversement de la société française à l’insu de la grande majorité des Français qui ne lise ni ne connaissent pas les lois dans le détail des textes.
    Qu’en pensez-vous?
    Peut-on dire que Mme Taubira fait preuve de charisme entre ses projets et ses affirmations?

  2. jany dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Il est très difficile de se dégager du temps qui passe, par contre prendre une distance au « formatage » de l’actualité est important…

    Certainement que ces trois livres peuvent nous ouvrir des portes sur des aspects politiques ou philosophiques de la vie…comme ce questionnement sur « le leadership » qui est l’un de vos pôles d’intérêt…

    Je reste consterné de voir tous ces grands dirigeants qui sortent des grandes écoles avoir autant de difficultés a comprendre ce que sont « le leadership »…et la dynamique qui peut être mise en œuvre pour réussir un parcours…
    Que ce soit dans l’action politique, comme dans les entreprises…

    Vous avez beaucoup écrit sur le sujet, nous avons aussi donné un avis…
    Il reste que nous ne referons pas le monde…

    (Pour les amis qui lisent, je ne me compare pas aux hommes politiques, je ne suis qu’un petit pion sans envergure, ni intérêt particulier, qui a un tout petit point de vue a exprimer)

    Dans les entreprises, le leadership a pu exister grâce a la mise en place de standards ou normalisations ISO ou autres qui ont fait que ces règles ont pu donner une forme au management.
    Par compréhension directe ou par extension et développement de l’image concept…

    Il arrive heureusement qu’il y a des leaders naturels qui ont une vision innée de leur propre expression et de sa continuité dans le leadership…
    Cela fait des grands patrons d’entreprises ou de grands hommes politiques…

    Au niveau politique, a titre personnel, je suis déçu pour toutes ces dernières années…
    Le leader doit accepter le dialogue pour que la structure de son leadership travaille dans l’harmonie et l’efficacité…

    Un Président et une équipe qui arrive a 35% de contentement dans les sondages ce n’est pas normal, même en cas de crise…Il y a un manque de dialogue, de communication, de respect aussi…due a l’ostracisme…

    Aujourd’hui pareil, le Président et les ministres vont refaire les mêmes erreurs, vous parlez de « distractions » distraire c’est aussi « manipuler » ou ne pas vouloir entendre…

    Nous pourrions comprendre qu’un parti éloigné des affaires depuis longtemps soit dans le questionnement, pourtant souvent les grands fonctionnaires de l’État restent les mêmes, cela veut dire que la machine économique de l’État reste opérationnelle…

    Ce qui change c’est la politique générale et les grands choix de management…

    Aujourd’hui, le Président pourrait se lancer dans de grands programmes de rénovation dans les domaines politiques, industriels ou commerciaux… dans une grande réflexion sur la taxation et les financements généraux …
    Je ne vois pas l’enthousiasme, ni la forme d’un « leadership », nous sommes dans la « distraction » et l’attentisme…dans une France désabusée ou qui fuit…

    C’est pourquoi je termine en disant que nous ne referons pas le monde, ni les hommes…
    Ceux qui ont choisi de nous gouverner disaient bien qu’ils savaient…

    Alors faut-il se dégager de l’actualité, plonger dans de beaux livres pour rêver des ailleurs, pour mieux oublier ces gens qui sont dans la frénésie des images…?

    Dans la vie, il y a une phase d’Éveil, puis celle ou l’on grandit et le partage,
    Chacun peut être le leader de sa vie, grandir, comprendre et en partager les sentiments, sans les mots, sans les images, par la présence…

    J’aurais tant voulu que ces présidents soient plus attentifs…

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération,

    jany

  3. Dominique M dit :

    Bonjour M. RAFFARIN,
    Bonjour à tous,
    Il y a des évènements qui ne font pas l’actualité. Néanmoins, il préfigure des évolutions lourdes de conséquence qui et en disent long sur notre démocratie. Jugez par vous-mêmes!
    Le Ministre du Culte algérien et député de la communauté algérienne, Bouabdallah Ghlamallah est venu inaugurer la nouvelle mosquée de Torcy, en Bourgogne.
    Une présence qui montre l’importance grandissante de la communauté algérienne dans cette commune « de France ».
    Bouabdallah Goulamallah a été accueilli par le premier magistrat de Torcy en la personne de Roland Fuchet (PS).
    Accompagné notamment par le consul général venu de Lyon, Abdelkader Kacimi El Hassani et le président de la fédération régionale Sud-ouest de la Grande Mosquée de Paris, Abdallah Zekri, le haut représentant de la communauté algérienne a pu constater d’entrée « l’importance et la considération accordée à celle-ci au niveau local ».
    La présence de ce ministre algérien en France, venant prendre acte d’une nouvelle étape de l’islamisation du pays, est particulièrement choquante.
    C’est ce même Bouabdallah Ghlamallah qui avait, l’année dernière, fait fermer 10 églises et s’était justifié au journal L’Expression par cette phrase : « J’assimile l’évangélisation au terrorisme ».
    La « réciprocité » de la « tolérance » ne semble pas encore d’actualité.
    Il serait intéressant d’avoir la réaction de M. VALLS, notre ministre charismatique du culte.
    Bonne journée!

  4. Laurent Malet dit :

    Monsieur le Premier Ministre, cher Jean Pierre,

    je me permets de compléter ta liste par un quatrième ouvrage :
    Georges POMPIDOU, lettres, notes et portraits / 1928-1974, avec le témoignage d’Alain Pompidou.
    Au delà de l’intérêt de ces correspondance qui permettent d’entrer de façon très différente dans les évènements, il y a dans ces pages passionnantes un accès à l’Homme. Dans sa simplicité et dans sa complexité, dans son humanité et son amitié, dans ses responsabilités, ses joies et ses peines.

    Une lecture que j’ai trouvé fascinante.

    Laurent

  5. Zwartepiet dit :

    Bonjour à tous,

    Je me permets, à mon tour, de suggérer à Jean-Pierre Raffarin de poursuivre ses « recherches sur le leadership » en lisant l’ouvrage suivant:

    Book Review – « The Last Tycoons » by William D. Cohan
    http://www.youtube.com/watch?v=aQVwnzJdVxI

    Je l’ai lu il y a déjà quelques mois… Le thème central du bouquin (rédigé, comme le rappelle Michael Vaughan, par un insider, ancien employé de la firme) est également celui du leadership, à savoir: comment assurer, au mieux, la succession de Felix Rohatyn, véritable rainmaker de cette illustre banque d’affaires durant les années 1980 et jusqu’au début des années 1990… Ce sera d’abord l’Américain Steve Rattner qui sera pressenti comme « héritier présomptif ». Ensuite, ce sera au tour de feu Edouard Stern, gendre du « patron », Michel David-Weill… Finalement, ce dernier devra abandonner le contrôle de la banque à Bruce Wasserstein (également décédé il y a quelques années). Par delà la question des personnes aptes à diriger Lazard, s’est rapidement posée celle du type de management qui conviendrait le mieux. Michel David-Weill ainsi que Felix Rohatyn souhaitaient que Lazard continue de fonctionner comme une « association d’avocats »: chaque associé travaillant « en solo », préservant jalousement ses clients, son réseau… et ne partageant que l’ »intendance » avec ses partenaires. Ce type de collaboration convient surtout à des professions libérales, aux fortes personnalités (ténors du barreau, médecins-mandarins, etc).

    Les Américains (Steve Rattner, Loomis,…) ont tenté de « professionaliser » Lazard en y imposant une culture bureaucratique qui aurait contraint les senior partners à rendre des comptes à un CEO, un CFO et un DRH lorsqu’il s’agit de recruter…

    Cette volumineuse monographie analyse aussi les quelques scandales –uniquement aux USA– qui ont émaillé la longue histoire de la banque d’affaires… Hélas, elle s’achève au début des années 2000, avant l’éclatement de la crise des subprimes.

    Bonne lecture,
    Zwartepiet.

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