Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

16 commentaires

  1. Jocy Dremeaux dit :

    Quand on apprend , ce week- end, que Hollande va demander au Conseil d’Ethique son avis sur la PMA et la GPA , que Madame Trierweiller honore de sa présence la soirée que donne Pierre Berge ce dimanche soir . Quant on sait que Pierre Berge ce même Week-end a maintenu sa position en faveur de la GPA au nom de  » la liberté de la femme « : on est un peu perdu!
    On y perd la raison.

  2. Dominique M dit :

    Bonsoir M. RAFFARIN,
    Bonsoir à tous,
    Des faits en pagaille depuis bien avant son élection ( ex: la manière avec laquelle il a abusé des esprits faibles pour se faire élire) montrent que M. HOLLANDE n’est pas seulement incompétent, bien qu’il se dit l’être : il est d’abord fourbe et manipulateur !
    C’est un politique de la pire espèce qui n’a qu’une idée en tête : abuser le plus longtemps possible de ses pouvoirs.
    Ceux qui ont cru à sa sincérité en sont pour leurs frais. D’ailleurs, Mme AUBRY ne vous a sûrement pas dit autre choses dans vos récents entretiens…
    Bonne soirée!

  3. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Votre billet est pertinent et je comprends très bien qu’une personnalité de l’opposition en fasse la remarque mais pour un observateur objectif, il est cependant une évidence, c’est que les ambigüités qui sont relevées ne sont pas plus socialistes que d’un autre parti au pouvoir, elles sont les défauts de l’Exécutif en place. Nous n’aurions certes pas de difficultés à prolonger cette liste mais nous pourrions également lister toutes les « anomalies » de gouvernements précédents qu’ils soient de Droite ou de Gauche…

    C’est le mal auquel nous sommes régulièrement confronté au fil des années et qu’il faut remédier en étant plus constructif dans la recherche de l’efficacité, dans la correction des défauts du système, en allant au plus profond des choses dans les réformes, en entretenant notamment une plus étroite relation, une complémentarité entre les divers ministères, ce qui ne se fait malheureusement que très rarement, chacun tirant la « couverture » à lui, cherchant à marquer l’empreinte de son passage oubliant bien souvent une interdépendance utile et nécessaire entre divers ministères, même parfois entre différents services. J’ajoute également qu’il serait judicieux qu’il y ait davantage de continuités dans des mesures prises précédemment, pourquoi lors de l’alternance il faille toujours annuler tout ce qui a été mis en place, essayons d’être beaucoup plus constructifs et complémentaires entre Majorité et Opposition !

    C’est l’intérêt général de notre Pays, de nos territoires et de notre Peuple qu’il faut privilégier et non celui d’un gouvernement ou d’un ministère au service de l’Etat.

    Amitié

    Jacques

  4. jany dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin

    Revenir a l’essentiel

    Ambigüités socialistes, Double jeu, Distraction, Hésitations, Indécisions, Manœuvres, Manipulation, Me-connaissance des dossiers, Stratégie contradictoire, Mépris, Ostracisme, Confusion, Manque de vision…Attentisme sur le fond…Précipitation sur la forme…Légèreté dans la communication…Leadership inexistant…une série d’images celles de la confusion et de la frivolité qui semble habiter notre pays…

    Chaque mot semble avoir une réponse, revenir a l’essentiel…

    Redonner un sens a la politique pour que les choix importants pour le devenir de notre pays, de nos citoyens, soient mis en avant, qu’ils redeviennent des priorités…

    La politique industrielle et commerciale
    Les investissements de structure
    Les économies de fonctionnement
    La réactualisation de tous les financements de l’Etat
    La réactualisation de tous les financements des comptes sociaux
    La politique de l’emploi liée a la politique industrielle et a la formation
    La baisse des charges des entreprises liée en partie a la TVA
    Réfléchir la TVA++ comme dynamique de progrès (industriel et social)
    Etc…

    Les reformes sociétales pourraient semble-t-il venir dans des périodes plus apaisées, pour mieux respecter le débat et les personnes.
    Il est possible d’éveiller la société afin que chacun puisse trouver la reconnaissance dans un cadre de respect et de vie plus harmonieuse.

    Inachevé,

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération,

    jany

  5. Ernest Gransagne dit :

    Et voici d’où nous venons….

    A cette époque, nous construisions…

    http://webmail1e.orange.fr/webmail/fr_FR/download/DOWNLOAD_READ_PPS.html?IDMSG=30557&PJRANG=2&NAME=aaaLa_RTF.pps.pps&FOLDER=INBOX

    Aujourd’hui on démantèle…

    J’ai assisté avec impatience à l’ouverture des voies sur berges où chaque km nouvellement ouvert, nous apportait un confort de circulation accru et une efficacité supplémentaire dans nos déplacements. (années 60 et 70)

    Aujourd’hui la mairie de Paris le détruit : minable.

    Choisir comme ennemi l’automobile est un non sens.

    A quoi servira t-elle même avec un moteur électrique ou à hydrogène, s’il n’y a plus de voies de circulation ?

    On les reconstruira ?

    Je suis heureux d’avoir l’âge que j’ai et d’avoir pu utiliser l’automobile comme je l’ai fait.

    Nous avons connu l’apogée de notre civilisation occidentale.

    Aujourd’hui c’est le déclin.

    Les socialos-communistes y auront contribué pour 99 %.

    Merci la CGT.

    Remarque : espérons que quelqu’un va penser à construire une arche pour au moins conserver quelques échantillons avant que tout ne sombre dans l’oubli.

    J’ai déja le nom de l’embarcation : « L’Arche Delanoë » !

    Ernest

  6. Dominique M dit :

    Bonsoir M. RAFFARIN,
    Bonsoir à tous!

    « Désolé, j’avais promis aux gosses! » Qui ne connaît pas l’épilogue de cette histoire « drôle » mettant en scène un lapin et des renardeaux qu’il narguait chaque matin en leur disant:  » Un jour, je b…votre mère! » Énervés, les renardeaux ont cafté à leur mère qui a coursé le lapin. Vite, le lapin s’est réfugié dans son terrier, trop étroit pour la renarde qui s’y est trouvée coincée, le postérieur exposé. Quand le lapin est ressorti par une autre issue, il a fait son œuvre à la renarde… Au vieux hibou qui s’en offusquait, le lapin a rétorqué: « Désolé, j’avais promis aux gosses! ». Cette histoire me fait penser à M. HOLLANDE, au mariage pour tous et à toutes ses promesses…La seule vraie promesse qui vaille , c’est de faire baisser le chômage: Là-dessus, nous savons que M. HOLLANDE n’est pas en mesure de la teni. Et que malgréça, nous serons bientôt tous comme la renarde de l’histoire.
    Bonne soirée

  7. Ernest Gransagne dit :

    Au secours ! Ils sont devenus fous !

    Je ne me souviens plus qui a dit cela… ?

    Fiction : Un petit garçon de 11ans réfléchit…
    « Dis les Papas, qui est mon vrai père ? Et ma vraie mère  » ?
    - tais-toi je t’ai déjà dis de ne pas déranger ta mère quand elle se rase !

    Taubira hier à la Chambre : « Le mariage est une institution de l’exclusion » !

    Cela me fait penser à la chute de l’Empire romain.

    Je crois que tout cela finira mal.

    Ernest

  8. Ernest Gransagne dit :

    Aucune ambiguïté chez les Bretons : « Nous on a qu’une mer et Quimper » !

    Circulez !

    Ernest

  9. Carole dit :

    Pas d’ambiguité socialiste chez ce Monsieur concernant le mariage pour tous :

    http://www.youtube.com/watch?v=n9gsfIBOo5w

    Taubira ne va pas être contente…………………..

  10. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous
    ,
    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Le discours ci-dessous a été prononcé par le général (2°S) Lalanne-Berdouticq, ancien commandant du 3ème régiment étranger d’Infanterie et ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban FINUL 2, lors de la clôture d’une récente session de l’IHEDN (Nov. 2012).
    C’est intelligent, plein de bon sens, brillamment construit et d’une limpide clairvoyance. C’est la vision d’un stratège éclairé, libre de tout dogme et de toute entrave intellectuelle, raisonnablement optimiste mais terriblement inquiet aussi de la lente dérive de son pays.

    A méditer !

    Bien amicalement

    Jacques

    ———–
    « « Le monde est complexe et dangereux. Il est loin des « blocs » que nous avons connus des décennies durant,
    aussi bien que de la « fin de l’histoire » que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la « paix définitive » qui aurait permis « d’engranger les dividendes de la paix » chers à des hommes à la courte vue.

    Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les « prophètes » que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l’Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous.

    Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est, et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.
    Méfions-nous du « prêt à penser » : Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.

    Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…Il en résulta la fondation du premier pays [1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées.

    Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

    Non la Libye d’aujourd’hui n’est pas meilleure que celle d’hier, puisque au demeurant elle n’existe tout simplement plus, et que son tyran a été remplacé par d’autres, en plus grand nombre.

    Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des Etats-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (sociétés personnalistes contre sociétés holistiques)…

    Dans les grandes questions du monde… N’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées.
    Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?
    On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.
    Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?
    Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !
    Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ? Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en « isme » est singulièrement irresponsable. Or, entendons nous que l’on pose cette question ? Non. Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans !

    « Il n’est de richesse que d’hommes », dit le proverbe. Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christ pantocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ? Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes, pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes.

    Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires… … au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires. La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison !

    Et l’Europe, direz-vous ! Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore [2] !
    Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2e guerre mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe. Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre, nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr. Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire.

    Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le « Pacte Briand-Kellog » déclara la guerre « criminelle » à la face du monde. Onze ans plus tard, aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Men Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor.

    « Le droit sans la force n’est rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal. Souvenons-nous-en !

    Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots.
    Discutant avec plusieurs d’entre vous pendant la session j’ai une nouvelle fois constaté que les mots n’avaient souvent pas le même sens pour l’un et pour l’autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que « Pour lui la république c’était… ».
    Or, là est le danger : nous n’avons pas à dire que « Pour nous » un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n’est possible.
    Reprenant l’exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : Un gouvernement collégial, qui obéit à des lois, et dont le mode de succession n’est pas dynastique. Un point c’est tout.
    La république romaine était-elle démocratique ? Non, mais c’était tout de même une république.
    Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la démocratie [3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite.

    À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles. J’insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l’on y réfléchit bien.

    En conclusion :

    Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit ; de « droite » ou de « gauche ». C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes.
    A l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce qu’elles sont, que cela nous plaise ou non. Alors on peut agir en espérant ne pas trop se tromper. Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir. Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces. Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable des « néonazis », et sa variété excusable?, celle des « islamistes », qui est passée sous silence. Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout.
    Au nom de quoi devrait-on condamner « l’islamophobie » si l’on ne le fait pas de la « papophobie » ou de la « christianophobie » ? A-t-on vu un chrétien Chaldéen ou un Melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied « les » intégrismes ? Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al Quaeda et un Mormon, je crois.

    Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté.

    Il nous faut être convaincu que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider. Aujourd’hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul.
    Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne.
    Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entrainée ? Deux.
    La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature. Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu. Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer ! Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps, mais on l’écoute et son message est souvent reçu. C’est un fait.

    Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables.

    Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de « populicide », puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV [4] aux « baptêmes républicains » de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905 [5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses… Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure.
    Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce que nous sommes les « débiteurs insolvables » des richesses léguées par nos ancêtres. Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige. Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou par inconsistance ou imprévoyance.
    Voyez comme s’est écroulé l’Ancien régime en quelque semaines [6], ou encore le tsarisme, le communisme, la Vienne impériale, sans parler des empires romain, moghol, khmer ou aztèque…
    Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains. Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.
    Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis.
    Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître. Cela ne se doit pas. »

    Alexandre Lalanne-Berdouticq

    [1] Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…
    >
    [2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !

    [3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient « dans la personne du peuple », qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).

    [4] Contre les Protestants

    [5] Contre les Catholiques

    [6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…

  11. Zwartepiet dit :

    Réponse à Jacques D’Hornes re: Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Serbes et présentant les Albanophones comme des anges persécutés…Il en résulta la fondation du premier pays [1] presque totalement mafieux du continent européen,…

    Ni le Kosovo ni l’Albanie n’ont été précurseurs en tant qu’états mafieux: Cosa Nostra, la Camora, la Ndrangheta, etc. leur furent d’excellents « modèles » italiens!

    Vous êtes, cher Jacques D’Hornes, féru de (géo)stratégie et de démographie? Eh bien, permettez-moi de vous rappeler le fin fond des deux guerres balkaniques (Bosnie-Herzégovine et Kosovo): les dirigeants conservateurs européens des années 1990 anticipaient une « plénitude européenne » en accueillant les derniers pays d’Europe centrale, orientale et… des Balkans. Ils n’imaginaient pas une Union Européenne amputée de la Yougoslavie. Mais il y avait un hic: la Yougoslavie, en tant qu’État multiculturel, abritait en son sein une importante minorité musulmane –Enfer et Damnation!! Comment faire pour éviter pareil écueil, à savoir: introduire le « loup musulman » dans la bergerie judéochrétienne?

    Les dirigeants européens ne pouvaient se résoudre à accueillir la Yougoslavie in toto dans une Union Européenne farouchement judéochrétienne et historiquement en conflit plus ou moins larvé avec ses voisins arabo-musulmans… Il fallait absolument la fracturer au préalable –il fallait impérativement séparer le « bon grain chrétien » (croato-slovéno-catholique et serbo-orthodoxe) de l’ »ivraie musulmane » (bosniaque, kosovar et albanaise) avant d’accueillir les Balkans chrétiens dans la grande famille européenne tout en abandonnant les Balkans musulmans à leur triste sort… avec, en guise de lot de consolation, la tutelle américaine via l’OTAN. Il est d’ailleurs de notoriété publique que la CIA, de concert avec les services secrets allemands, a armé et encouragé la sécession kosovar(*).

    Les Européens ont bel et bien soufflé sur les braises de la discorde yougoslave, ils ont sciemment attisé le feu de la guerre civile, ils ont encouragé l’irrédentisme albanais et kosovar… pour mieux se débarrasser de ces minorités gênantes que sont les musulmans des Balkans. Les Européens ont favorisé les indépendances bosniaque et kosovar pour mieux les maintenir EN DEHORS de l’Union Européenne.

    Re: Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière que politique.

    On pourrait aisément retourner ce « compliment » aux Européens eux-mêmes: Non, l’Europe du Sud –le Club Med des anglosaxons moqueurs– ne se porte pas mieux qu’avant son inclusion dans l’eurozone… et les pogroms arabo-, négro- et islamo-phobes sont en recrudescence en Grèce, en Italie, en Espagne, etc.

    Re: N’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées.

    L’enjeu est bien présent, sous-jacent en filigrane, dans certaines grandes questions médiatisées… mais, je vous l’accorde, il est refoulé –au sens freudien– par souci de bienséance intellectuelle. Ainsi, la récente polémique des adoptions en Russie ne peut se comprendre qu’en se rappelant cette triste vérité: la Russie est le seul pays développé à voir sa population se réduire, chaque année, d’environ 700.000 âmes! Les causes? Alcoolisme (vodka frelatée), tuberculose, natalité insuffisante… Aujourd’hui, le Pakistan (176 millions d’habitants) est plus peuplé que la Russie blanche (142 millions d’habitants). Et c’est cette même angoisse démographique qui nourrit, chez nous, la polémique des pilules abortives ou, aux Etats-Unis, le fanatisme (quelquefois meurtrier) des Pro-life: en effet, ce sont surtout les femmes blanches, occidentales, qui, en « amazones-hédonistes » des temps modernes, recourent à la contraception ou se contentent d’un seul enfant… pendant que les peuples de couleur se reproduisent sans retenue! La troisiéme guerre mondiale sera-t-elle celle des… berceaux?

    Re: Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ?

    Aujourd’hui, l’Allemagne bénéficie, en réalité, d’une « aubaine » imprévue: l’arrivée –encore inimaginable il y a trois ans– de tous ces jeunes espagnols, portugais, italiens et grecs diplômés et fuyant le chômage dans leur pays… C’est une chance inestimable pour l’Allemagne de voir ainsi se diversifier sa main-d’oeuvre par l’afflux de toute cette jeunesse qui, jadis, n’aurait jamais songé à s’exiler vers les brumes maussades de Berlin, Hambourg, Dusseldorf…

    Re: Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ?

    Vous faites sans doute allusion aux Indiens d’Amérique du Nord? Aux Palestiniens?

    Re: Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !

    Vous avez oublié de remonter jusqu’à l’Espagne musulmane du XVème siècle… Que sont devenus tous ces Maures d’Al-Andalus? Ont-ils été tendrement protégés et autorisés à pratiquer leur culte dans l’Espagne de la Reconquista? Les conquérants musulmans ont épargné les Coptes en Egypte, les Maronites au Liban, les Chaldéens et autres Arméniens, Orthodoxes,… en Syrie, en Irak et même en Turquie. Les Espagnols, les Siciliens, les Grecs et les Bulgares ne peuvent en dire autant.

    Re: Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre, nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr. Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire.

    Vous semblez perdre de vue que nous ne sommes plus en 1914… On ne fait plus la guerre en partant « la fleur au fusil » –ou bien en se planquant à l’arrière après avoir payé pour se faire dispensé! Vous semblez rempli de grandes visions célestes… Tel Saint-Jean, vous entrevoyez de formidables conflagrations apocalyptiques, opposant des peuples, des races, des civilisations entières! Mais, ne l’oubliez pas: nous sommes désormais à l’ère nucléaire. Quelques bombes de 3 ou 4 mégatonnes suffisent à rayer de la carte n’importe quel pays européen… A quoi servira-t-il, ensuite, de riposter? Vous voulez faire la guerre aux Chinois? Mais ils peuvent se permettre de perdre 100 millions d’habitants –ils seront encore 1.2 milliard. Si la France devait perdre 100 millions d’habitants suite à une « première frappe », comment assurera-t-elle des représailles?

    Bon weekend quand même,
    Zwartepiet.

    (*) Soutien étranger

    In 1996 the British weekly The European carried an article by a French expert stating that « German civil and military intelligence services have been involved in training and equipping the rebels with the aim of cementing German influence in the Balkan area. (…) The birth of the KLA in 1996 coincided with the appointment of Hansjoerg Geiger as the new head of the BND (German secret Service). (…) The BND men were in charge of selecting recruits for the KLA command structure from the 500,000 Kosovars in Albania. » Former senior adviser to the German parliament Matthias Küntzel tried to prove later on that German secret diplomacy had been instrumental in helping the KLA since its creation.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Kosovo_Liberation_Army

  12. Ernest Gransagne dit :

    Question : Démographie ? Doit-on considérer que l’augmentation du nombre d’humains dans un pays soit une chance ? Quand on regarde la courbe du chômage toujours croissante, partout dans le monde, ne devrait-on pas d’abord chercher à assurer du travail pour tous ?

    La solution qui s’impose ne devrait-elle pas passer par une baisse de la natalité ?

    Si les hommes ne la décide pas, la nature pourrait le faire….

    - épidémie insurmontable
    - cataclysmes

    Pourquoi se réjouir de la croissance démographique, lorsqu’on est sûr de ne pas donner un avenir meilleur que soit, à son enfant ?

    Hors c’est ce qui se passe aujourd’hui dans nos sociétés dites « avancées » ?

    Ernest

  13. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Zwartepiet,

    Je vous remercie de votre réponse qui ne manque pas d’intérêts. J’ai bien quelques connaissances mais je ne suis pas féru pour autant (merci), vous l’êtes sans doute plus que moi et vous devriez plutôt adresser vos remarques approfondies au Général Lalanne-Berdouticq dans certains domaines qu’il a abordés. J’ai retransmis son discours tout simplement parce que dans le contexte actuel dans un « monde complexe et dangereux », je le trouvais cohérent notamment en matière de Défense et c’est sur le fond que son message était intéressant. Quand il observe la situation de notre Pays, il ne semble pas regarder seulement la situation économique et financière, il va bien au-delà dans d’autres domaines que l’on ne doit pas non plus négliger, nous ne sommes pas à l’abri de certaines menaces et ses observations sont très pertinentes.

    Bien amicalement

    Jacques

  14. Claude dit :

    Cher Ernest,

    Un peu à l’emporte pièce.

    Vous êtes comme la plupart des gens qui font les corrélations les plus triviales faute de comprendre certains mécanismes simples mais qui sont cependant à la base de raisonnements un peu plus compliqués.

    Mon parti pris d’utiliser un langage le plus profane possible va me compliquer un peu la tâche pour essayer de vous expliquer pourquoi vous vous trompez sans prendre 3 mètres du blog de Monsieur Raffarin.

    En économie il y a deux choses que la plupart des gens ne comprennent pas. Ils ont du mal à appréhender les mécanismes de la création ou la destruction de monnaie (qu’ils assimilent à l’image populaire de la machine à imprimer des billets) et ils ne comprennent pas bien que l’activité crée de l’activité (cercle vertueux qui crée du travail pour tendre vers le plein emploi : production de richesse, pouvoir d’achat, demande, production, embauches, etc….) et que l’oisiveté crée de l’oisiveté (cercle vicieux générateur de chômage). La baisse ou la croissance démographique ont des effets très comparables sur la croissance.

    J’ai assez souvent entendu accuser l’arrivée des générations baby-boom sur le marché du travail d’être responsable de chômage. J’ai souvent entendu aussi le faux dicton qui consiste à dire que le mieux pour faire des chômeurs c’est de faire des enfants. On peut facilement démontrer le contraire en revenant un peu en arrière, au début des années 60. A cette époque il n’y avait qu’environ 40% de femmes de 25 à 50 ans qui travaillaient. Les années 60 on vu une arrivée massive des femmes sur le marché du travail et loin de créer du chômage, cela est une des bonnes raisons des 30 glorieuses. Non seulement il n’y a pas eu de chômage mais pénurie de main d’œuvre. Aujourd’hui, environ 80% des femmes travaillent et elles représentent 45% de notre population active. Pendant les années 30 puis depuis 1975 à 2000 le chômage est d’autant plus fort que la démographie est défavorable alors que dans les années de 1945 à 1975, la croissance a été remarquable avec une démographie très favorable qui s’est ajoutée aux effets de l’arrivée des femmes sur le marché du travail.

    Depuis les travaux de Keynes dans les années trente on sait que la demande (la consommation) est l’un des principaux facteurs de la croissance. On le savait avant mais on ne l’avait pas encore formulé. Aux côtés de Roosevelt, il a fort judicieusement suggéré d’injecter du pouvoir d’achat en soutenant l’activité des entreprises pour sortir d’une crise (le new deal eut cependant un effet très limité). Les socialistes qui comprennent mieux ce qu’ils ont cru voir que les constructions intellectuelles ont pensé que ça pouvait marcher indéfiniment. Si ça marchait quand ça allait mal, ça allait surement marcher encore mieux si ça allait bien… à crédit. Ils ont sottement appelé ça du keynésianisme alors que le très libéral Keynes aurait appelé ça de connerie. Sarkozy a fait du keynésianisme pour aider la France à passer la crise mais il l’a fait en « acrobate » faute d’avoir les marges de manœuvre suffisantes.

    Imaginez ce que cela provoquerait si les femmes s’arrêtaient de travailler. Dans un premier temps, peu de temps, les hommes chômeurs, ceux qui le voudraient bien, remplaceraient les femmes et on tendrait vers le plein emploi. Dans un deuxième temps, très rapidement, la baisse du pouvoir d’achat des ménages serait telle que la demande s’éteindrait et un chômage durable et irréversible s’installerait. Pourquoi irréversible ? Simplement parce que les industries survivantes ne trouvant plus de débouchés iraient toutes s’installer ailleurs, là où l’on fait des enfants.

    Le dynamisme démographique n’est certes pas suffisant pour assurer le dynamisme économique. Pour apprécier les différences entre un pays qui a une démographie vivace et un autre où elle ne l’est pas, il faut raisonner comme si toutes les autres choses étaient égales par ailleurs (ce qui n’est jamais vraiment le cas surtout si on compare le Nord et le Sud ou la différence est extrême).

    1 – Effet du vieillissement sur le pouvoir d’achat : la médecine fait qu’il y a de plus en plus d’anciens et toutes les sociétés vieillissent. Une société qui ne fait pas assez d’enfant accentue le vieillissement de sa population. Un a priori idiot prétend que les personnes âgées ont un pouvoir d’achat supérieur à celui des actifs. Quels actifs ? La réalité est que le taux de remplacement des retraites dément cette affirmation absurde. Le pouvoir d’achat moyen des retraités est de 95% de celui de la moyenne des actifs ce qui semble énorme (N°1 in the world !) mais parce que le pouvoir d’achat des débutants fait baisser la moyenne. Un actif ordinaire qui prend sa retraite perd au minimum 30% de pouvoir d’achat qu’il avait la veille. Il faut également considérer que, compte tenu de notre système de retraites le pouvoir d’achat des retraités est prélevé sur la production de richesse des actifs. Plus le rapport actifs/retraités est faible plus le pouvoir d’achat des uns ou des autres ou des deux, baisse. Ce qui est vrai c’est que les anciens ayant déjà presque tout, ont, quand ils ont tout payé, un reste à dépenser plus important que quand ils étaient plus jeunes.
    Pouvoir d’achat faible = consommation faible = croissance faible = chômage

    2 – Effet de la baisse du renouvellement générationnel : Une démographie faible fait décroitre démesurément la population active. Ce phénomène est accentué par l’allongement de la scolarité. Il est facile de comprendre que moins il y a de gens au boulot moins ils produisent de richesses. Si, en plus, des idiots qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez diminuent le temps de travail (sans baisser les salaires) la production de richesses est encore plus faible. Moins de richesse c’est moins de pouvoir d’achat.

    Et, comme ci-dessus : Pouvoir d’achat faible = consommation faible = croissance faible = chômage

    Quand les entreprises ne vendent plus parce qu’il n’y a plus assez de classes moyennes de 30 à 45 ans, ceux qui consomment le plus, pour acheter, pour survivre, faute de pouvoir faire des investissement de capacité avec une visibilité dans le temps suffisante (qui générent des embauches) elles ont deux grandes solutions pour faire face.

    Soit elles font des investissements de productivité (pour accroitre leur productivité grâce à des machines ou de la rationalisation et donc leur compétitivité) et elles créent du chômage puis, fortes d’une capacité de production supérieure à leur marché, elles cherchent à l’étranger les débouchés qu’elles n’ont plus en France. Si la fiscalité et les charges sur salaire sont trop fortes, elles n’atteignent pas la compétitivité qu’elles cherchaient en modernisant et elles ne trouvent pas de débouchés suffisant à l’étranger (PSA) et elles sont contraintes, souvent trop tard, à la deuxième solution.

    Soit elles délocalisent pour se rapprocher de marchés à fort potentiel (démographie plus favorable) et créent encore plus de chômage en France.

    Il y aurait bien une troisième solution qui consisterait à décroitre fortement en créant momentanément du chômage, mais, compte tenu du Code du travail français fait pour protéger les futurs chômeurs mieux que les futurs travailleurs, cette procédure est vouée le plus souvent à l’échec (l’industrie automobile américaine a été sauvée comme ça par de la décroissance bien orchestrée et, contre toute attente, elle réembauche déjà à tour de bras).

    La cause de la crise actuelle en France n’est pas liée à la démographie qui, même insuffisante, est plus forte en France qu’ailleurs mais à la durée du travail moyenne par actif et du poids de la dette qui obère nos capacités d’investir (40 milliards par an en moyenne depuis 30 ans). Les relativement bons résultats de l’Allemagne (faible natalité) ne sont pas dus à sa démographie mais à leur compétitivité qui leur permet d’avoir une balance commerciale très excédentaire qui compense largement leur démographie « dégueulasse » (jusqu’à quand ? puisque notre propre crise les prive de débouchés).

    La démographie est le seul domaine à ma connaissance où la modélisation permet de faire des prévisions à plus de 15 ans. Les démographes pensent que la population mondiale va atteindre son apogée vers 2050. Vous serez alors de 9 à 15 milliards. Jusque là l’humanité peut compter sur de la croissance. Si, au moment de cette apogée, l’humanité n’a pas satisfait 80% de ses besoins et atteint la prédiction de J. Rifkin (grâce à l’automation, 90% de la population sera nourrie et équipée pas les 10% restants). Mais j’ai bien peur qu’au moins la moitié des 9 à 15 milliards que vous serez manqueront encore de tout y compris des moyens automatisés de production et des moyens d’acheter ce qui leur manquera à l’autre moitié. Dans 40 ans, dans quelle moitié sera la France ? Je ne le saurai jamais. L’assistanat ne fonctionne que dans les pays qui produisent assez ou qui ont encore du crédit.

    Bien cordialement,
    Claude

  15. Ernest Gransagne dit :

    J’espère vivement que la communauté de ce blog aura apprécié à sa juste valeur l’immense effort de Claude, pour se mettre à ma hauteur ! Je lui voue une reconnaissance sans borne et espère qu’il ne se soit pas fait un « tour de reins » en faisant un tel acte de bravoure.
    Merci Claude.
    Ernest

    PS : quand j’écoute les économistes c’est comme quand on lit Claude, on peut dire tout et son contraire et on a toujours raison.

    Ex. : Quand l’Euro monte c’est bien…. Quand il descend…. c’est une catastrophe ! Pour d’autres au contraire c’est bien….
    Quand l’Économie deviendra-t-elle claire comme le fonctionnement d’un moteur ?

    Quand les poules auront des dents ? Ou quand on aura pendu tous les banquiers ?

  16. Claude dit :

    Cher Ernest,

    Pour l’Euro cher ou pas, il n’y a pas de contradiction.

    Pour certains qui vendent en Euro, un Euro cher, c’est mal parce qu’il faut beaucoup de dollars pour les payer (Airbus).

    Pour d’autres qui achètent en dollars, un Euro cher c’est bien parce qu’il ne faut pas beaucoup d’Euros pour acheter (pétrole).

    Pour ceux qui vendent plus qu’ils n’achètent, un Euro fort c’est chouette (les allemands). Pour ceux qui vendent moins qu’ils n’achètent un Euro fort est une catastrophe (nous)

    Comme dit le proverbe : « Le bonheur des uns fait le malheur des autres » ou vice versa.

    Suis-je clair sans ambigüité ?

    Je ne vous mets pas au défi de trouver un économiste qui vous dise qu’une démographie décroissante d’un pays est une réelle chance pour ce pays. Il y en a forcément un ici ou là. Il y a des économistes qui ont appris par coeur les théories économiques sans bien comprendre à quoi cela faisait référence puis qui ont soutenu une thèse sur des études statistiques en construisant une modélisation dont seuls nos descendants pourront vérifier la pertinence et qui conseillent aujourd’hui le gouvernement en disant tout le contraire de ce que disent 98% des économistes du monde. Les économistes sont rarement en désaccord sur les diagnostics mais ils diffèrent sur les solutions. Il faut souvent tenir compte de leur militantisme qui ne leur permet pas toujours une vraie sincérité.

    Les mécanismes fondamentaux de l’économie sont plutôt simples et font plus appel au simple bon sens qu’a des théories compliquées. Ce qui est plus difficile c’est d’appréhender le tout puisque tout se tient et que peu ont l’esprit assez accommodant pour tout embraser et que comme le but c’est de prévoir, construire des modèles qui fonctionnent c’est pas simple.

    Vous êtes un technicien. Je sais que les vrais pédagogues n’aiment pas les explications à base d’analogies mais je les trouve bien utiles. Si vous êtes peu ou prou hydraulicien ou électronicien, dites vous que les flux économiques, dans les principes de base de l’économie, ressemblent beaucoup à des flux électriques ou hydrauliques. La population active est un potentiel. Les flux économiques empruntent les chemins de plus faible résistance. Etc.

    Si quelque chose vous gène en économie, demandez à votre femme. Son bon sens de maîtresse de maison habituée à gérer un budget et à prévoir l’avenir vous éclairera mieux que la plupart des théoriciens qui fanfaronnent ici ou là avec des mots trop grands pour eux. Si ce que dit votre femme vous semble trop compliqué, prenez un livre d’histoire et vous verrez que les mêmes causes ont toujours les mêmes effets. Vous pourrez presque prédire l’avenir.

    On a coutume de dire qu’un agent économique qui ne progresse pas régresse. A force de régresser, il meurt.

    La plupart des journalistes économiques sont assez pédagogues pour que vous les écoutiez. Celui que je trouve le plus pédagogue, un de mes préférés, est Jean-Marc Sylvestre (docteur en économie). Écoutez-le et tout vous semblera clair.

    Pourquoi voulez vous pendre les banquiers ? Ce sont des agents économiques aussi indispensables que tous les autres. Que diriez vous si l’un de vos organes voulait l’ablation de votre coeur ou de votre foie ? Il y a des médicaments qui soignent le coeur mais qui déglinguent les reins. Méfions nous des remèdes qui soignent trop bien les banquiers et qui nous déglinguent l’économie plus qu’elle n’est déglinguée.

    Amicalement,
    Claude

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