Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

6 commentaires

  1. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Tout d’abord, merci pour ce débat que vous nous proposez sur le thème de la décentralisation et plus largement de l’organisation territoriale.

    Je suivrais bien sûr ce débat, tout comme j’avais suivi la mission commune d’information sur l’avenir de l’organisation décentralisée de la République dont le compte rendu avait fait l’unanimité et une nouvelle fois, je serai conquis par vos arguments dont vous n’êtes pas à court, ceux d’hommes de terrain, comme vous pouvez l’être le Sénateur Krattinger et vous-même. Cela est sans doute dû au fait que je sois un girondin convaincu, aux profondes racines et convictions, et que tout ne doit pas seulement se passer et traiter à Paris et qu’il doit y avoir dans notre République de la place pour tout le monde qu’il soit citadin ou rural, c’est l’avenir de notre Pays.

    Je n’entrerai pas dans les détails, grandes sont nos convergences dans ce domaine, et je ne ferai qu’argumenter sur toutes vos réflexions dans ce domaine que je partage entièrement, totalement convaincu par leur grande pertinence. Pour nos amis, nous sommes d’âge et nous avons les mêmes racines et nous sommes fortement convaincus que l’Avenir de la France passera par le développement de nos Régions entraînant par là-même le sauvetage de notre ruralité qui possède de nombreux atouts si nous savons les exploiter. Votre rapport de mission commune d’information de l’organisation décentralisée de la République faisait état d’une échéance de 2025. Alors que le Gouvernement ne fait pas que du bien à notre organisation avec de multiples suggestions et initiatives (redécoupage, suppression de départements, réduction du nombre de régions, mandats uniques pour nos élus et bien d’autres choses encore) qui amèneront de grands bouleversements dans notre paysage politique et territorial et bien souvent en privilégiant le milieu urbain avec la concentration autour des grandes cités au détriment du monde rural.

    Le changement dont notre Pays a besoin c’est maintenant, alors quelle sera l’échéance de ce nouveau volet sur la décentralisation et plus largement de l’organisation territoriale. Forts de vos convictions et de vos arguments, faudra-t-il attendre que des sénateurs de votre trempe (heureusement il y en a encore !), issus du terroir avec une connaissance parfaite du monde rural et régional, aient disparu du paysage parlementaire remplacés par des technocrates parisiens et leur vision jacobine n’ayant aucune connaissance du terrain pour le faire, je crains que vos souhaits d’une France décentralisée telle que vous la préconisez ne batte de l’aile et ne ressemble en rien à ce que vous pouvez espérer. Ça serait bien dommage, il faut agir maintenant si nous voulons sauver notre Pays et sa ruralité, la France ne doit pas ressembler à une concentration urbaine (Paris et sa couronne et les Grandes agglomérations régionales) complètement « bloquée » entraînant un accroissement du chômage et une multiplication de l’insécurité avec en parallèle des territoires régionaux surtout ruraux devenus désertiques. Il faut trouver le juste milieu, mettre le curseur juste au bon endroit…

    Amitié et bons débats.

    Jacques

  2. Ernest Gransagne dit :

    La ruralité doit absolument reconquérir sa respectabilité sur l’échiquier national. Les « bouseux » sans qui, nous l’oublions un peu trop souvent, tout le monde crèverait de faim, doivent être écoutés et mis au même niveau en terme d’aménagement du territoire, que les cités et leurs banlieues.

    L’un ne fonctionne pas sans l’autre. Ni la femme sans l’homme, ni les toilettes sans papier hygiénique, ni la vie quotidienne sans automobile, ni la citoyenneté sans école, ni la société sans police, ni les délinquants sans justice, ni les exactions sans punitions, ni la discipline sans contrainte, tout se tient et tout se complète.

    Le respect de l’autre en est la base, son bien-être toujours amélioré doit en être l’objectif principal. En dehors de cela point d’avenir viable.

    Pour en revenir à nos départements, j’ai beaucoup aimé la « théorie des 3 cercles » exposée par notre Sénateur Jean-Pierre Raffarin à Civray. Une connaissance du terrain que beaucoup devraient s’empresser d’imiter… s’ils sont capables et surtout s’ils ont la volonté de la comprendre et de l’assimiler.
    Malheureusement je pense que la condition première est d’en être issu. (de ce terrain)
    Hors la plupart se contente de faire de la politique pour leur propre compte et surtout pas pour les habitants du territoire où ils ont été parachutés.

    Quand à la théorie des 3 cercles, elle est souvent réécrite depuis des décennies par les décisions administratives successives, par la théorie du mille feuilles :

    Quand on voit que le Maire n’est rien sans « le pays » qui est doublé on ne sait comment par « la communauté de communes » où le « chef lieu de Canton » n’est plus rien, pas plus que le « chef lieu d’Arrondissement » pouvant être en même temps « sous-Préfecture », sans réel pouvoir, face à la « Préfecture » qui elle même devient « Préfecture de Région » (Poitiers) alors que les autres Préfectures restent subalternes… Je ne parle encore des SCOTS qui sont entrain de se mettre en place !

    Imaginez juste, ce qu’un dossier peut devenir dans cet embrouillamini inextricable et QUI va prendre la décision de FAIRE ?

    Quand nous aurons résolu cette question, nous saurons pourquoi la France est devenue « bordel land ».

    Quand les français voudront bien se rendre compte qu’il faut que ça change, on pourra penser à se retrousser les manches.

    Nous sommes dans l’attente du 1er signe du commencement du début d’un démarrage, vers l’avant…. L’avant…. étant l’avenir….

    Si pas de réponse à cette question : pas d’avenir !

    Les gerbes sur les monuments, ça va un moment. Les sorties nocturnes aussi. Donner des leçon de comportement sexuel ou sociétal également.

    Alors que le gouvernement sorte des chambres à coucher, des églises et des mosquées, qu’il se mette au boulot pour faire des économies, commencer à respecter les 50 % qui ne sont pas d’accord avec cette politique rétrograde, inopportune, incompétente et en tout état de cause, nuisible à une société structurée et innovante dont nous avons besoin.

    Ernest

  3. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Comme je l’avais prévu dans mon billet précédent, je n’ai pas été déçu par ce débat, tous deux en parfaite connaissance de ce dossier, vous l’avez maîtrisé. La seule ombre est vraiment l’absence d’un calendrier, que l’on peut regretter car c’est maintenant que notre Pays a besoin d’être réorganisé. Il faudra travailler au corps les ministres de tutelle et le Gouvernement et sans doute au-delà le Président de la République.

    Un point que j’aurais aimé qu’il soit davantage approfondi, c’est dans les échelons, la substitution du département par la métropole. Si cela ne semble pas poser de problème pour le Rhône par la ville de Lyon, compte tenu que ce n’est pas un grand département, il n’en sera peut-être pas de même pour d’autres départements et métropoles. Je pense notamment au département du Nord et de Lille, grand département très étendu par excellence. Je ne me fais pas soucis pour la proche banlieue lilloise même si certains villages ruraux y sont inclus. Par contre, je suis beaucoup plus réservé pour certains autres petits villages ruraux bien plus éloignés, je pense notamment aux petits villages de l’Avesnois, terres d’ élevages dans des herbes verdoyantes qu’il fait bon sentir et qui nous émerveillent par leur beauté, connues par leur fameux et excellent fromage dont la promotion fût faite dans le film « Bienvenue chez les Ch’tis », situés à près de 100 kms de la métropole lilloise dans les merveilleux paysages du Val Joli (surnommé la Suisse du Nord) et je crains fort que leur éloignement ne leur porte préjudice en l’absence du Département. Il faudra peut-être étendre davantage de compétence aux communautés de communes pour que ces charmants petits villages de notre France profonde ne soient pas délaissés et bénéficient des mêmes avantages que d’autres municipalités, ou alors malgré la disparition du département maintenir quelques sous-préfectures qui assureraient la proximité.

    Tout cela demande réflexion.

    Amitié

    Jacques

  4. Jacques D'Hornes dit :

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre,

    Tout d’abord, permettez-moi d’apporter une petite remarque. Je suis très surpris et surtout très déçu qu’un billet d’une telle ampleur recherchant à construire pour aider notre Pays ne suscite que peu d’intérêts. A croire que cela n’intéresse personne, il est sans doute plus facile de critiquer la Majorité que d’apporter sa pierre à l’édifice pour reconstruire et pourtant ce débat pourrait ouvrir à une grande réforme structurelle dont notre Pays a le plus grand besoin.

    Par mes premiers billets, j’ai essayé d’ouvrir le débat mais en vain. Pour débattre il faut être au moins deux, une question pouvant en entraîner une autre et une réflexion pouvant ouvrir d’autres horizons, les échanges font grandir. Que faire dans ce cas, faire les questions et les réponses ou ne plus apporter ma contribution à votre réflexion. Depuis que je me produis sur votre carnet, j’ai toujours essayé de construire pour vous aider dans votre tâche, aussi pour le faire à nouveau et à la recherche d’arguments, j’ai analysé certains vos « twitts » déposés durant ce débat et qui suscitent quelques réflexions et questions :

    « « Il y a au Sénat des gens capables de travailler de manière non partisane sur des projets pour la France ». Il est heureux que des parlementaires de pensée différente puissent s’associer sur un tel projet et qui plus est quand ce sont des hommes de terrain qui peuvent argumenter en toute connaissance de cause.

    « Ce serait une grave erreur de repartir sur la recentralisation ! ». Je partage tout à fait ce point de vue, la décentralisation c’est l’affaire des territoires, que l’on arrête un peu avec cette pensée jacobine que tout doit se régler à la tête de l’Etat et delà découle à ce que l’Etat ne revienne pas arbitrer les décisions des collectivités territoriales. Je pense aussi «qu’il faut aller vite, plus on traînera, plus le dossier s’embourbera. » avec des gens de moins en moins compétents comme nous en disposons actuellement.

    Seulement tout cela n’est pas simple et dans la pratique de nombreuses questions apparaissent. Et vous avez raison de dire « Territoire par territoire, il faut avoir une analyse spécifique. ». Et l’une des questions qui apparaît de suite est celle de savoir sur quels critères une grande ville sera considérée comme agglomération ? Je pense que cela aura un rapport avec le nombre d’habitants. Je pense aussi qu’il faudra faire cela à bon escient et ne pas multiplier le nombre d’agglomérations rien que pour supprimer le nombre de départements, ces « grandes villes » devront avoir des arguments en sachant maintenir le citoyen au centre des débats car dans certains cas nous risquons de nous retrouver dans une « concentration » de chômeurs et aucun projet pour les aider à s’en sortir, cela étant plus du ressort de la région. Eviter également l’abandon de certains territoires trop éloignés de ces agglomérations.

    J’ai déjà soulevé quelques problèmes, et je vais en rester là pour aujourd’hui. Je pense toutefois qu’en premier lieu, il faudrait un calendrier, nécessaire pour mener à bien ce travail de longue haleine pouvant mener à une excellente réforme structurelle.

    Amitié

    Jacques

  5. Sylviane VALENTE / de GREGORIO dit :

    Bonjour, Monsieur le Premier Ministre, Cher Jean-Pierre !

    Bonjour, à Tous nos Amis et Amies du Carnet de J. P. – R. !

    Mardi 11 Février 2014 !

    9ème Anniversaire de la Loi du 11 Février 2005 pour l’Égalité des Chances et l’Accessibilité des Personnes en situation de Handicap !

    Je ne m’étendrai pas sur le sujet, aujourd’hui, car aujourd’hui comme tous les jours Anniversaires, est un Jour de Fête !

    Juste pour souligner que 2015 – date butoire – pour mise en place de toutes les structures pour l’ ACCESSIBILITÉ dans tous les services publiques,
    sans exception, ne sera pas respectée, dans la plupart, pour ne pas dire, presque toutes, les communes de FRANCE – Métropolitaine et d’Outre Mer !
    Et qu’il nous faudra patienter encore longtemps avant que les Personnes porteuses d’un ou plusieurs handicaps soient traitées comme :
    « des Hommes et des Femmes, comme les Autres » !

    Non, aujourd’hui, je veux juste me réjouir avec tous ceux et celles qui travaillent chaque jour, chaque instant pour l’ACCESSIBILITÉ, et
    avec VOUS, Monsieur le Premier Ministre qui avez instauré cette Loi, la plus Solidaire et Humaniste, qui soit :

    M E R C I  !

    Continuez avec d’Autres, notre Combat, afin que l’Égalité des Chances soit, enfin un Jour, une Belle et Totale Réalité !

    Bien à Vous, Chers Amis, Chères Amies du Carnet de J. P. – R. !

    Aujourd’hui, plus que jamais, toujours TRÈS FIDÈLEMENT à VOUS, Monsieur le Premier Ministre et Cher Jean-Pierre !

    Sylviane.

  6. Jean-Louis GIRAULT dit :

    Monsieur le Premier Ministre,
    Je réagis à la publication par l’Elysée de la carte du regroupement des régions de France. En Poitou, nous sommes tous catastrophés de nous voir réunis à la région Centre. Quel passé et quel avenir communs entre Saint Georges de Didonne et Anet, si ce n’est le tourisme? Ce « mariage forcé » n’a semble-t-il pas d’autre motif que de marier des copains socialistes entre eux; Quel rapport avec les populations concernées et qui se soucie de leur volonté? En démocratie la parole et la décision appartient au peuple et non à quelques caciques vieillissants promis à l’oubli de l’Histoire. Poitiers est aquitain. Les comtes de Poitiers étaient ducs d’Aquitaine. Leur capitale politique était Poitiers et leur capitale économique était Bordeaux. Les Poitevins sont attachés à leurs racines occitanes et wisigothes et à leurs relations ancestrales avec Bordeaux. L’Aquitaine (la vraie, pas celle des gratte-papiers de ministères) va des Pyrénées à la Loire et englobe, c’est vrai, le Limousin vicomté du comté de Poitiers. Nous n’avons aucun lien, ni économique ni historique, ni culturel avec le nord de la Loire. Ce regroupement n’aurait d’ailleurs pas d’autre effet que de nous mettre sous la dépendance de Tours et de faire sombrer Poitiers et le Poitou dans une torpeur définitive, semblable à celle que cette cité et cette province ont connu lorsqu’elles ont été rattachées au domaine royal. Alors, Monsieur le Premier Ministre, vous sachant tellement attaché à promouvoir l’avenir et la gloire de votre province natale, défendez-nous et aidez-nous à reconstituer la grande Aquitaine et préservez-nous de Monsieur Sapin. Pardonnez à un vieux poitevin dont un ancêtre était maire de Poitiers en 1400 ses envolées pro domo. Je n’ai jamais douté un seul instant de votre hauteur de vue ni de votre courageuse volonté d’agir dans l’intérêt de la France. J’ai bien conscience, en ces moments difficiles où vous avez en charge l’UMP, que le sort du Poitou vient alourdir vos préoccupations et votre emploi du temps. Croyez à mes sentiments aussi chaleureux que respectueux.

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