Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

6 commentaires

  1. Stéphane Monnet dit :

    Bonjour,

    Dans le cadre d’un article sur les projets de réforme territoriale, nous aurions souhaité rencontrer le sénateur Raffarin. Nous sommes un hebdomadaire implanté en Haute-Vienne, mais nous pouvons nous déplacer. Qui devons-nous contacter ?

    En vous remerciant par avance,
    Cordialement,

  2. amellal dit :

    Bonjour Camarade,
    je voulais partager avec vous un tract distribué hier dans mon entreprise AG2R LA MONDIALE par la CGT, un tract explicite sur la distribution des primes annuelles en 2013 du bas au haut de l’échelle sociale de l’entreprise. M.RAFFARIN, je suis seule en charge d’une famille de 4 enfants, je travaille dans cette entreprise depuis plus de 7 ans, j(ai 48 ans, un bac scientifique/ un bts biotechnologie/ une bonne expérience en recherche et développement qui m’a permis d’accéder en quelques années, au début de ma carrière, au poste d’ingénieur de recherche, merci à feu l’industrie française. Après 10 ans de Maire au foyer, je me retrouve gestionnaire à ag2r, au tarif de 1160 euros net pour un 88,9% de tps de travail soit 2 fois moins qu’en 94 mais néanmoins permettant à mon employeur de bénéficier de « l’allègement Fillon » ( et oui d’autres ont déjà allégé les charges patronales et de façon importante jusqu’à -30% créant une population grandissante de bas salaires depuis 10 ans!). mais le salaire c’est rien (hic), le « management » destructeur et lobotomisant, la productivité du travail qui tournent en rond au service d’une usine à gaz,les réformes qui ont impacté la gestion assommant sans vergogne les services comptables des entreprises, qui engloutit tel un ogre les fonds publics et désespèrent les petits gestionnaires, les besogneux. La conviction d’assister en direct au démantèlement de la protection sociale sous prétexte que les français ont épuisé les fonds sociaux, vaste farce quand on travaille au sein d’un de ces organismes et qu’on voit ce qu’on voit…etc !!! la « pensée positive » du pays néolibérale des bisounours obligatoire pour tous mais qui nous déshumanise de gré ou de force et rends l’implication professionnelle et la conscience du travail bien fait totalement obsolètes!…bref ce tract c’EST la FAMEUSE GOUTTE D’EAU, celle là même qui discrédite totalement tout les efforts de communication depuis 30 ans pour nous faire comprendre que nous devons tous être solidaire pour redresser la FRANCE . Si il vous intéresse, dite moi comment vous le faire parvenir. M. RAFFARIN, JE SUIS EPUISEE…

    Bien sincèrement

  3. Zwartepiet dit :

    Re: Les idées libérales sont souvent accusées en France d’être l’une des sources de nos difficultés économiques et sociales. Elles n’ont eu jusqu’ici, que peu de succès politique.

    [...]

    3- la concurrence est rarement considérée comme vertueuse.

    Le libéralisme et la concurrence n’ont guère eu plus de succès auprès de ceux-là mêmes qui s’en prétendent les champions incontestables, à savoir: les patrons et les managers des grands groupes industriels –indices:

    https://www.google.fr/#q=europeenne+entente+amende

    Comme vous le constatez, il n’y a pas une semaine, pas un mois qui ne s’écoule sans que la Commission Européenne ne soit contrainte de sévir contre l’un ou l’autre cartel ou « entente illicite et clandestine » entre plusieurs entreprises européennes (ou filiales d’entreprises non-européennes) au détriment des consommateurs, des collectivités locales ou, plus généralement, des clients de ces cartels secrets…

    Au fond, cette réalité économique ne fait que confirmer ce que Karl Marx avait déjà compris il y a plus de 150 ans: les capitalistes, loin de se concurrencer les uns les autres dans une lutte, dans une émulation sans merci, recherchent, en réalité, désespérément la… RENTE ! Les entreprises, en régime capitaliste, une fois atteinte une certaine taille critique, une fois conquise une part de marché suffisante, déposent « les armes » et s’arrangent, incognito, pour se partager un « marché captif » (de consommateurs, de municipalités, de commandes publiques, etc) –bref, les entreprises se transforment en rentiers. Quant aux beaux discours sur la « concurrence », la compétition, la volonté d’être « Numéro Un » dans son secteur, etc. Tout ce blabla n’est plus qu’un écran de fumée idéologique destinée à occulter la véritable nature rentière des grandes entreprises…

    Le choix posé aux citoyens n’est donc pas entre le « libéralisme pur et dur » d’un côté et l’interventionisme étatique de l’autre mais bien plutôt entre une « planification étatique » d’une part et une « planification privée » d’autre part. Car, et c’est également une tendance historique du système capitaliste soi-disant libéral et concurrentiel: quasiment toute la production industrielle, financière et monétaire est aujourd’hui planifiée à l’échelle continentale voir mondiale. Les stratégies des multinationales –cotées en Bourse ou non– n’ont rien à envier aux célèbres « Plans Quinquenaux » de la défunte URSS… Quelquefois, d’ailleurs, cette planification capitaliste (privée) revêt un aspect mondain et médiatisé: ce sont les congrès de Davos, de Bilderberg, de la European Roundtable, etc. Autant d’occasions, pour les leaders économiques et politiques de la planète, de coordonner leurs actions, de se concerter sur les grandes questions, etc.

    Sur un plan « marketing », cette planification prend parfois un aspect plus insidieux. Prenons, par exemple, le cas de l’industrie automobile: il y a à peu près autant de marques automobiles aujourd’hui qu’il y en avait il y a cinquante ans –oui mais elles ont toute été « consolidées » au sein d’une demi-douzaine de grands constructeurs qui, chacun, détient cinq ou six marques automobiles. Est-ce que Seat concurrence Skoda? Non, puisque l’une et l’autre sont désormais la propriété du groupe allemand Volkswagen… Est-ce que Fiat concurrence Lancia? Est-ce que Peugeot concurrence Citroën?

    Idem dans le secteur du luxe: qu’est-ce que le groupe LVMH sinon un « fonds souverain » français qui ne dit pas son nom? En effet, où est la logique industrielle qui a poussé LVMH à agréger inlassablement tous les fleurons du luxe français (et ensuite quelques-uns de ses concurrents européens)? Ne cherchez pas: il n’y en a pas! LVMH incarne une volonté –une « planification »– politique et non pas une synergie industrielle… C’est d’ailleurs ce qui explique les difficultés du groupe à absorber/conquérir le groupe Hermès.

    Idem dans le secteur du high-tech où les récentes révélations d’Edward Snowden ont fait volé en éclats le mythe d’une Silicon Valley peuplées de génies en herbe, d’autodidactes et autres bisounours surdoués… Ca, c’est la vitrine du capitalisme américain pour épater l’opinion publique (mondiale) mais que trouve-t-on dans l’arrière-boutique du high-tech américain? La NSA, la CIA, le Pentagone et leurs « slush funds »…

    Allez, bonne journée quand même!
    Zwartepiet

  4. Dominique M dit :

    Bonjour M.RAFFARIN,
    Bonjour à tous,
    Le libéralisme, ça marche. Le libéralisme, c’est la liberté d’entreprendre et la reconnaissance du mérite individuelle et collectif. L’Etat y a sa place en jouant son rôle de protection des plus faibles et en garantissant les conditions d’une concurrence saine.
    La France est-elle un pays libéral? Non! Il suffit de voyager et de comparer entre les pays et les économies des pays développés dans le monde entier.
    Pourquoi la France n’est-elle pas un pays libéral?
    1. La monarchie républicaine, la sur-administration et le centralisme décisionnel faussent le jeu,
    2. Les Français ont été drogués aux paradigmes marxistes dès l’école, et ils attendent de l’État Providence une hyper protection et une hyper prise en charge, dont nous n’avons plus les moyens et dont on constate tous les jours les dérives. Et les politiques jouent de cete situation pour « manipuler » l’opinion. Ex: le dernier décret Montebourg.
    Reconnaissons-le: cette situation est à l’origine de nos maux actuels..

    Pourtant, il y a des exemples de territoires en France où l’économie est prospère, le lien social fort et le chômage contenu. Exemple: la Vendée. .J’invite tous les lecteurs de ce carnet à s’informer sur cette réussite française! Le réseau Entreprendre Vendée y est pour quelque chose, mais pas seulement. Le taux de chômage et celui des défaillances d’entreprises y sont particulièrement bas. L’emploi industriel représente 30% de l’emploi salarié contre 17% en France.
    C’eszt vrai que le tissu des PME y est important et la solidarité active entre entrepreneurs u est spectaculaire. C’est même le ressort principal de ce succès.
    Les autres régions françaises et nos dirigeants politiques seraient bien inspirées de faire le benchmarking de cette réussite!
    Précision: je ne suis pas vendéen.
    Bonne journée,
    Dominique M

  5. Zwartepiet dit :

    Quand la Silicon Valley, temple du libéralisme anglosaxon, succombe, elle aussi, aux charmes de la planification…

    (J’ai traduit les paragraphes les plus révélateurs)

    Apple, Google ainsi que deux autres firmes [de high-tech] évitent le tribunal et optent pour une procédure de dédommagement dans un dossier de « collusion à l’embauche »

    Dan Levine
    Publié le 25 avril 2014

    SAN FRANCISCO — Quinze jours à peine avant le début de ce qui aurait été un procès retentissant, quatre géants du high-tech — dont Apple et Google — ont accepté une transaction pour éviter un procès les mettant en cause dans une stratégie frauduleuse pour maîtriser les salaires des travailleurs de la Silicon Valley.

    The settlement was disclosed in a court filing Thursday. It did not spell out terms, but people familiar with the deal later told Reuters that the companies agreed to pay a total of $324 million.

    In 2011, tech workers filed a class-action lawsuit against Apple, Google, Intel and Adobe Systems, alleging that they conspired to refrain from soliciting one another’s employees to avert a salary war.

    Un procès, intenté par plus de 64 000 plaignants, aurait dû commencer vers la fin du mois de mai 2014. Had the case gone to trial, plaintiffs would have asked a jury to award about $3 billion in damages, according to court filings. Under antitrust law, that could have then been tripled to $9 billion.

    Cette affaire fut suivie de près en raison des dommages et intérêts potentiellement énormes qui pouvaient être ingligés et aussi grâce aux fuites continuelles révélant des e-mails dans lesquels feu Steve Jobs, le CEO-fondateur d’Apple, Eric Schmidt, le CEO de Google ainsi que plusieurs autres grands patrons de la Silicon Valley élaborent des accords pour ne pas débaucher les « précieux informaticiens » employés par leurs concurrents.

    Dans l’un de ces emails compromettants versés au dossier judiciaire, il est fait allusion à un « débaucheur » de Google ayant recruté un employé de Apple, ce qui conduit [le patron de Google, Eric] Schmidt à rassurer [Steve] Jobs: ce débaucheur indélicat sera licencié… [Steve] Jobs transmettra ensuite cet email d’Eric Schmidt au DRH de Apple en y ajoutant un « smiley ».

    Dans un autre courrier électronique, un DRH de Google s’enquiert auprès d’Eric Schmidt au sujet de leur arrangement pour ne pas débaucher d’employés chez leurs concurrents. Schmidt, aujourd’hui patron de Google, recommande la discrétion.

    Selon le procès-verbal, ce cadre [de Google] affirma que “Schmidt répondit qu’il préférait que tout cela demeurât ‘verbal, car je ne souhaite pas laisser de traces écrites qui pourraient, un jour, servir de preuves pour nous incriminer’ ” he said. Le DRH acquiesca.

    The companies had acknowledged entering into some no-hire agreements but disputed the allegation that they had conspired to drive down wages. Moreover, they argued that the employees should not be allowed to sue as a group.

    Rich Gray, a Silicon Valley antitrust expert in private practice, said the companies had an incentive to avoid trial because their executives’ e-mails would make them look extremely unsympathetic to a jury. However, the plaintiffs’ attorneys risked an appeals court saying the engineers could not sue as a group at all.

    “An appellate court could say, ‘Hey, we just don’t buy that,’ ” Gray said.

    Spokespeople for Apple, Google and Intel declined to comment. An Adobe representative said the company denies engaging in any wrongdoing but settled “in order to avoid the uncertainties, cost and distraction of litigation.” In a statement, Kelly Dermody of Lieff Cabraser Heimann & Bernstein, an attorney for the plaintiffs, called the deal “an excellent resolution.”

    Corporate defendants in antitrust cases often agree among themselves what portion each will contribute toward a settlement, said Daniel Crane, a professor at the University of Michigan Law School. One likely formula would be to divide the damages based on how many employees each company has in the class, he said.

    Apple, Google, Adobe and Intel in 2010 settled a Department of Justice probe by agreeing not to enter into such no-hire deals in the future. The four companies had since been fighting the civil antitrust class-action.

    Some of the aggrieved employees in the class-action lawsuit worked at software maker Intuit and two filmmakers now owned by Walt Disney — Pixar Animation and Lucasfilm. Intuit, Pixar and Lucasfilm previously negotiated a $20 million settlement of the claims. A hearing on final approval of the Intuit and Disney deals is scheduled for next week.

    The plaintiffs and the companies will disclose principal terms of the settlement by May 27, according to Thursday’s court filing, although it is unclear whether that will spell out what each company will pay.

    Some Silicon Valley companies refused to enter into no-hire agreements. Facebook Chief Operating Officer Sheryl Sandberg, for instance, rebuffed an entreaty from Google in 2008 that they refrain from poaching each other’s employees.

    — Reuters
    http://www.washingtonpost.com/business/economy/apple-google-agree-to-settle-lawsuit-alleging-hiring-salary-conspiracy/2014/04/24/56f1bb32-cbff-11e3-95f7-7ecdde72d2ea_story.html

    On le voit, l’enjeu pour le capitalisme, en ce début de 21ème siècle, est bien le choix entre deux types de planification: une planification étatique, c’est-à-dire démocratique, du capitalisme –puisque, dans ce cas de figure, les « planificateurs » sont élus et/ou mandatés par le peuple.

    Ou bien une planification privée, c’est-à-dire plus ou moins occulte et non démocratique –puisque ses planificateurs ne reçoivent leur « mandat » que des actionnaires et des détenteurs de capitaux…

    Salutations de Bruxelles,
    Zwartepiet

  6. Zwartepiet dit :

    Bonjour à toutes et tous,

    Dans la rubrique « TGV vs Maglev »(*), j’ai trouvé cet intéressant article qui nous apprend que même les Russes, désormais, envisagent d’adopter la technologie maglev (lévitation magnétique) pour leur futures lignes ferroviaires à grande vitesse:

    Rosatom et Russian Railways [Chemins de Fer Russes] projettent la construction d’un train à grande vitesse et à lévitation magnétique

    22 mai 2014 19:10 UTC+4

    Ce nouveau train russe sera capable de couvrir la distance entre Moscou et la ville sibérienne de Vladivostok –longue de 9300 kilomètres– en moins de 20 heures

    http://en.itar-tass.com/russia/732739

    (*) J’avais déjà évoqué ce sujet dans un précédent message:
    http://www.carnetjpr.com/2014/03/13/la-sarkozy-obsession/#comment-23539

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