Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

7 commentaires

  1. coquelet dit :

    Des choix à faire. Des ordres de priorité. Pour être efficace.
    Certains impôts doivent aussi augmenter pour entretenir toutes les routes, ruisseaux, fossés, etc…

  2. POUPONNOT dit :

    C’est hélas la réalité, Cher Jean-Pierre,
    que de voir hélas, nos élites et dans le meilleur des cas, faire semblant d’écouter les citoyens de base avec condescendance et ensuite tout oublier dès qu’ils regagnent leur bureau.
    Alors, Cher Jean-Pierre, exercez SVP votre sens de la pédagogie envers elles.
    Bon courage!

  3. Zwartepiet dit :

    Réponse à coquelet re: Certains impôts doivent aussi augmenter pour entretenir toutes les routes, ruisseaux, fossés, etc…

    Je crains que les capacités budgétaires et fiscales de la France aient atteint leurs limites… Un aménagement correct du territoire national nécessiterait des dizaines et des dizaines de milliards d’euros supplémentaires –pour entretenir les berges des fleuves et des rivières, pour creuser des fossés le long des routes et des champs, pour créer des bassins d’orages, des digues en bord de mer, etc, etc. C’est donc bien l’indigence de l’aménagement du territoire qui explique la multiplication des inondations –et non le « réchauffement de l’atmosphère » comme on cherche à nous le faire croire!

    Au demeurant, cette défaillance de l’Etat à entretenir convenablement son territoire revêt un intérêt financier intéressant… En effet, plutôt que de gonfler le budget de l’Etat et des régions pour l’entretien du territoire –et donc, simultanément, alourdir les impôts et les taxes–, il vaut mieux laisser survenir les catastrophes (inondations, écroulements,…) et faire payer ensuite les… compagnies d’assurance!

    Hélas, je crois qu’il va bientôt nous falloir revenir aux pratiques du « bon vieux temps » –celui des CORVÉES:

    Corvée seigneuriale

    La corvée (du latin corrogare, « demander ») est un travail non rémunéré imposé par un seigneur/maître à ses dépendants, qu’ils soient de statut libre ou non. Il s’agit d’un rouage essentiel du système politico-économique médiéval et tire son existence de la rareté de la monnaie à cette époque. C’est un impôt perçu de manière non pécuniaire.

    On distingue corvée privée et corvée publique. La première consiste en des journées de travail (nommées arban dans certaines provinces de France) consacrées à la pars dominica (terre réservée du seigneur). Concrètement, il s’agit d’assistance au moment des labours, des moissons ou de la vendange. Elle peut impliquer, pour le dépendant, l’utilisation de ses propres bêtes de somme.

    [...]

    Historique

    En général, la corvée privée tombe en désuétude à partir du XIe siècle, lorsque la monnaie devient d’usage plus courant — du moins dans l’Europe du Sud. Dès lors, elle ne concerne plus qu’un ou deux jours par an, et devient facile à racheter. Seuls les serfs et les personnes libres mais trop pauvres restent « corvéables à merci ». En Europe du Nord et en Angleterre, la corvée privée reste importante tout au long du Moyen Âge.

    France

    En France, on distingue la corvée personnelle liée à la résidence, même si l’on n’a pas de bien, et la corvée réelle due pour des terres redevables de cet impôt, même si l’on ne réside pas dans la seigneurie. La corvée est d’environ 3 jours par an en moyenne1. Il s’agit d’un impôt non pécuniaire. La corvée seigneuriale est abolie le 4 août 1789.

    La corvée royale est un travail imposé d’entretien des voies et ouvrages d’art publics : routes, ponts, fossés, palissades, etc. Grâce à la généralisation de la corvée royale amorcée en 1738 par les mesures du contrôleur général des finances Philibert Orry, on a pu agrandir et moderniser le réseau des routes en France.
    [...]

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Corv%C3%A9e_seigneuriale

    Le travail entre labeur et valeur : la corvée royale au XVIIIe siècle

    Anne Conchon

    Résumé

    Dans la seconde moitié du xviiie siècle, la corvée, ces journées de travail collectives gratuites dues à la société par les roturiers pour assurer notamment l’entretien des routes, fait l’objet d’un intense débat concernant sa légitimité. Partant des mots la désignant, cet article explore comment la corvée fut progressivement comprise comme une catégorie de travail, sa signification évoluant alors en lien avec la conceptualisation de ce dernier, notamment sous le rapport du salariat et de la propriété : si pour ses détracteurs, les Physiocrates notamment, la corvée n’était rien d’autre qu’un travail forcé, tout le monde ne la percevait pas ainsi. Si le débat fut vif, c’est également parce que la corvée était un objet en lien avec un certain ordre social, potentiellement remis en cause par l’émergence d’une catégorie de travail indépendante des sujets qui l’exercent, d’un travail abstrait considéré d’abord sous son rapport économique.
    [...]

    http://chrhc.revues.org/1973

    Cordiales salutations de Bruxelles,
    Zwartepiet

  4. Jean S. dit :

    Qu’est-ce qui vous fait penser qu’il faille nécessairement soutenir l’activité dans nos campagnes ? La ville permet une certaine efficacité économique (réseaux d’eau, d’électricité, de transports, de télécommunications) qu’on ne retrouve pas à la campagne. A ce titre, elle ne permet pas les mêmes confort de vie. N’est-ce pas, avant tout, un choix de vie personnel (qualité de vie à la campagne vs. activités de la ville) ?

  5. Ernest Gransagne dit :

    Jean S
    Je pense que votre vision est trouble : veuillez consulter.

    Zwartepiet
    L’abolition des privilèges le 4 aout 1789 est un leurre :
    journalistes, pilotes Air France, cheminots, élus de haut niveau, ministre et satellites, tous ceux qui bénéficient de « niches fiscales » injustes et non méritées, parlementaires européens… etc, sont assis sur des privilèges.

    La liste est longue

    Une révision totale de l’impot est devenue indispensable. Cela est dit depuis longtemps.

    La décision non annoncée de Valls, communiquée le lendemain, avant la pièce de théatre de FH, de supprimer la 1ere tranche de l’impot sur le revenu est juste ce qu’il ne fallait pas faire.

    En effet l’impot doit etre payé par tous, par tous selon le principe d’égalité, en fonction de ses moyens.

    C’est la meilleure façon de dire à tout citoyen : « tu participes à la vie de la Nation, tu es respectable et respecté pour cela ».

    Sinon c’est l’assistanat, la déchéance et la porte ouverte à plus de clivages.

    Ce Président sera le fossoyeur de la 5e République

    Le drole de l’affaire c’est qu’il ne pourra pas commémorer ce naufrage !

    Ernest

  6. Mic dit :

    Sacré travail politique que d’être décidément toujours derrière les situations problématiques …
    A chacun, chacune, d’en mesurer l’efficacité eu égard à son coût.
    Vivement que le Sénat intervienne rapidement sur le sujet.

  7. dbog dit :

    Merci de penser à l’équipement rural, mais peut -etre d’une autre façon que certains de vos collègues députés (voir subventions aux collectivités locales dromoises versées en 2013: une commune a reçu plus de 35% des sommes versées).
    Détail disponible sur demande

Laisser un commentaire