Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

4 commentaires

  1. Jean-Louis DURET dit :

    Sur la question grecque ; je ne partage pas votre vision. La Grèce est entrée par effraction dans l’Europe en truquant ses comptes, sinon elle n’entrait pas. La Grèce n’a pas d’industrie, n’est pas ou peu organisée (cadastre, recouvrement impôt, triche nationale sur la TVA, système de retraite …..) Elle ne devrait pas être en Europe et les citoyens européens ont déjà beaucoup payé pour les aider ; ils ne nous rembourseront probablement jamais. Il faudra au moins 1 génération avant que soit mis en place une « organisation » et une industrie correcte ; pendant ce temps là nous continuerons à payer. Pourquoi ne pas les laisser sortir ? Une dévaluation de 30 à 40% les attends et une inflation de 10 à 15% l’an pendant 4 ou 5 ans. L’exemple de la Grèce sortant de l’Europe servira ceux qui y resteront en montrant ce qu’il en coûte de sortir ; idée hélas en vogue en UK, Espagne, Portugal et FN.
    Franchement la « spirale de la défaite » je la vois surtout si, au final on continue à payer pour un trou sans fond qui représente à peine 2% du PIB européen.
    Jean-Louis DURET / encarté Les Républicains et a passé de nombreuse vacances en Grèce où il faut tout payer en liquide (Hôtel, Restaurant, Parking … et même les amendes)

  2. SEDAT Reynaldo dit :

    (…) Alain Juppé préconiserait une sortie de la zone euro de la Grèce,berceau de la civilisation européenne,si possible,sans drame,mais cela serait une erreur,car il y aurait un risque d’effet domino pour d’autres pays européens comme le Portugal,l’Italie ou bien encore l’Espagne,crise de confiance généralisée à long terme,mais il est clair aussi,comme l’a si bien souligné « Jean-Louis Duret »,que la Grèce n’aurait jamais dû adhérer à l’Europe (Comptes tronqués/faussés),mais ce qui est fait est fait,il nous faut donc avancer dans une construction européenne solidaire pays à pays.

  3. Ernest Gransagne dit :

    Grèce : aucune limite
    Les gouvernants successifs ont une seule ambition : taper dans la caisse de l’Europe
    Les USA n’ont qu’une seule ambition : aider à la division de l’Europe

    Vous avez remarqué le silence des États-Unis ?

    Eric Brunet / Valeurs actuelles fait une analyse : lisez plutôt

    Ernest
    ————————————————————————————————————–

    Le casse du siècle a eu lieu … à Athènes !

    Voici la chronique d’Eric Brunet paru cette semaine dans Valeurs actuelles.
    Elle vous propose une vision quelque peu décalée de l’actualité grecque …
    Décalée de la complaisance de la plupart des médias français, de l’extrême
    gauche et de l’aile gauche du PS qui se rend même en délégation à Athènes
    pour soutenir Tsipras et faire la promotion du NON au référendum !

    Chapeau bas, amis grecs, vous avez réalisé le casse du siècle !
    Au palmarès des rois du hold-up, vous supplantez Albert Spaggiari et ses 50
    millions de francs dérobés à la Société générale de Nice en 1976.
    Vous surpassez même Ronnie Biggs et sa légendaire attaque du train postal
    Glasgow-Londres en 1963.
    Avec ces centaines de milliards d’euros dérobés aux contribuables européens,
    les aristocrates du braquage, c’est vous!
    Et le plus fort, c’est que vous avez, entre autres, braqué des plus pauvres
    que vous! Magistral …
    Pour financer votre train de vie, vous avez fait payer les ouvriers lettons
    (360 euros de smic), slovaques (357), polonais (410), portugais (590),
    hongrois (333), tchèques (332) …
    Des pays où le smic est parfois inférieur de moitié au smic grec (684
    euros)!
    Pour camoufler votre forfait, vous pouviez compter sur le zèle de la presse
    française, ravie de scénariser la souffrance du peuple grec.
    Une presse plus discrète sur le patrimoine des Grecs (101 900 euros en
    moyenne par habitant) : deux fois plus élevé que celui d’un Allemand (51 400
    euros).
    En 2012, parce que l’État grec souffrait d’obésité chronique, l’Union avait
    imposé une diminution du nombre de fonctionnaires; apparemment dociles, les
    socialistes au pouvoir transmettaient mois après mois les chiffres de
    réduction des effectifs … Mais à la fin de l’année, on découvrit qu’Athènes
    avait en réalité embauché 70 000 nouveaux fonctionnaires !
    Sans compter que jusqu’à 2013, le salaire moyen grec a augmenté deux fois
    plus vite que dans le reste de la zone euro.
    Amis grecs, dès 2010, vous auriez pu choisir la voie du sérieux budgétaire,
    comme le Portugal.
    Cette année-là, la Lettonie, au plus bas, n’a pas hésité à diminuer d’un
    tiers sa dépense publique, entrant ainsi dans une violente récession. Dès l’année
    suivante, le petit pays balte affichait une insolente croissance (+ 5 %). Et
    le Portugal, après trois années douloureuses, récolte maintenant les fruits
    de sa politique de sévérité budgétaire.
    Pendant ce temps, les politiques français abondent l’éternel discours
    victimaire. On entend chaque jour leurs pitreries consensuelles:

    « Les Grecs sont victimes des banques et de la finance », « les Grecs sont
    victimes du FMI, de la Commission européenne, des marchés » … Archifaux.

    Les électeurs grecs sont les seuls responsables de cette déroute. En 2011,
    lorsque le premier ministre conservateur Karamanlis a dénoncé la situation
    économique du pays,ils ont tourné le dos à la rigueur, préférant voter pour
    le socialiste Papandréou qui promettait une augmentation des salaires des
    fonctionnaires! Pis: cette année, alors qu’enfin la Grèce s’apprêtait à
    renouer avec la croissance, le peuple a balayé le courageux gouvernement d’Antonis
    Samaras, préférant le militant d’extrême gauche Tsipras, qui promettait un
    treizième mois pour les retraités …

    Eric Brunet

    Un constat très sévère mais malheureusement très réaliste des causes de la
    crise grecque !

  4. Zwartepiet dit :

    Reponse a Ernest Gransagne:

    Tout d’abord, bonjour a tous et veuillez excuser mon silence prolonge de plusieurs mois… ainsi que ma typographie denuee d’accents (aigus, graves, circonflexes,…) car j’emploie, en ce moment un clavier QWERTY.

    Au sujet de la crise grecque, je me permets, modestement, de vous renvoyer a ce mien message;

    http://www.carnetjpr.com/2011/06/14/chirac-sarkozy/#comment-15542

    J’y explique, exemple a l’appui, que, tandis qu’on inonda la Grece de subsides europeens et de prets bancaires, les investissements industriels n’ont pas suivi… Les industriels europeens preferant investir dans des pays membres de l’Union Europeenne –et surtout du marche europeen– mais beneficiant d’une devise faible (leu roumain, zloty polonais,…)

    D’ou ce chantage voile envers les dirigeants grecs souhaitant une sortie de l’eurozone (un Grexit): attention! previennent-ils: si vous, les Grecs, sortiez de la zone euro, vous sortiriez, ipso facto, de l’Union Europeenne –et, par voie de consequence, perdriez les avantages commerciaux lies a l’acces au Grand Marche Europeen. Car il est clair qu’une Grece qui reprendrait la drachme comme devise pourrait s’averer un dangereux concurrent pour, par exemple, les constructeurs automobiles low-cost de l’UE: les constructeurs chinois ne tarderaient sans doute pas a venir s’implanter en Grece… Au fond, les partenaires europeens de la Grece n’ont peut-etre pas envie de voir la Grece se doter d’une veritable base industrielle a bas cout, susceptible, un jour, de leur faire concurrence? Ils preferent secretement une Grece prisoniere de ses plages ensoleillees…

    Quant aux Americains, ils observent, avec un certain enervement, le rapprochement d’un pays membre de l’OTAN avec… la Russie! Point n’est besoin d’etre Docteur en geostrategie pour comprendre la position strategique de la Grece par rapport a la crise ukrainienne. Ceci dit, je crois que Vladimir Poutine n’offrira que le « service minimum » a une Grece dirigee par Alexis Tsipras… En effet, mon sentiment me porte a penser que Vladimir Poutine considere le jeune et inexperimente Tsipras comme un… « idiot utile », un gauchiste idealiste fort eloigne des conceptions conservatrices et nationalistes du maitre du Kremlin. Poutine mise sans doute sur le successeur de Tsipras, sur un scenario chilien –dans lequel Tsipras serait le Salvador Allende d’une Grece reprise en main par un Pinochet d’extreme-droite…

    Cordiales salutations de Bruxelles,
    Zwartepiet.

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