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16.05.2008
Commentaires dans une actualité accéléréeI. Je reviens d’Israël avec un sentiment d’inquiétude. D’un côté, j’ai mesuré une certaine lassitude des Israéliens face aux impasses de la situation actuelle au Moyen-Orient. De l’autre, dans l’entretien qu’il m’a accordé, Shimon Pérès m’est apparu plutôt optimiste quant à l’avenir des négociations avec les Palestiniens : « les lignes bougent ». La question iranienne est maintenant dominante, entre le Hezbollah au Nord et le Hamas au Sud, la tenaille est d’autant plus menaçante que l’Iran poursuit son ambition nucléaire. Les 60 ans d’Israël expriment ainsi la grande fierté d’un peuple qui a construit une économie brillante, une démocratie vivante et une culture intense mais ils expriment aussi l’inquiétude de ce peuple toujours présente quant à la précarité de son État. Le plus optimiste, dans nos échanges, a été sans aucun doute George Bush, les États-Unis restant le meilleur ami d’Israël. La France est, elle aussi, attendue car Nicolas Sarkozy dispose en Israël d’un immense capital de confiance. Fin juin, à l’occasion de sa visite d’État, le Président mettra son talent et son énergie au service de notre projet politique dans la région : « deux peuples, deux États ». La France veut la paix. L’avenir d’Israël est une condition de l’avenir de la démocratie dans la région, c’est-à-dire aussi une condition de l’avenir de la paix. Face à tous les pessimismes, les amis d’Israël ont un devoir d’espoir et un devoir d’action. II. Débat passionnant hier au Sénat sur l’avenir de notre Constitution. Entre ceux qui militent pour la « conservation de notre patrimoine institutionnel » et ceux qui pensent que l’adaptation de la Constitution aux attentes de la société est une nécessité. Bien que j’ai bénéficié, avec Jacques Chirac, d’une pratique heureuse de nos institutions, je suis dans le camp des réformateurs. J’interviendrai activement, de manière libre et loyale, dans le débat parlementaire au Sénat, début juin. Merci de me faire part de vos réflexions et de vos propositions quant à cette réforme institutionnelle. Vous participerez ainsi à nourrir mes interventions. III. Week-end québécois. J’accompagne ce week-end le Premier ministre québécois, mon ami Jean Charest. Ce soir, dîner à Bordeaux avec Alain Juppé. Samedi, départ du Belém pour Québec. Dimanche, accueil de Jean Charest à Brouage à 9 h 30 par Dominique Bussereau et l’après-midi, visite privée, avec nos épouses, du Futuroscope. IV. Merci de participer et de soutenir toutes les initiatives de solidarité en faveur de notre ami, le peuple chinois, si cruellement meurtri par le séisme du Sichuan. V. Je vous parlerai politique dans un prochain billet car je crois que les deux mois qui viennent vont être déterminants pour le quinquennat. Il y a des réformes à réussir, il y a des rendez-vous à ne pas manquer, il y a aussi une volonté de rassemblement qu’il faut retrouver. jpr 13.05.2008
A chacun sa PentecôteJ’ai assisté le 6 mai à un débat passionnant entre Luc Ferry et Monseigneur Barbarin, organisé par le père Matthieu Rougé, dans le cadre du Jubilé de la Basilique Sainte Clotilde à Paris. Les deux orateurs ont pris le chemin de la spiritualité, puis ont bifurqué l’un vers la spiritualité laïque, l’autre sur la voie religieuse. Luc est courageux, il ne croit pas : « ce serait formidable si c’était vrai », il cherche cependant, dans l’amour lui aussi, la grandeur qui affronte la mort. Alors que le philosophe se bat, le cardinal apparaît « en paix ». Dans la magnifique église de Saint-Jean de Luz, bondée ce dimanche, je pensais à ce beau débat et à sa terrible question de l’inquiétude et de la sérénité qui place chacun de nous face à « sa » Pentecôte. jpr 13.05.2008
60 ans d’Israël : notre devoir d’espoirJe pars aujourd’hui pour Israël. Nicolas Sarkozy m’a, en effet, désigné pour être son représentant personnel à la Conférence Internationale qu’organise le Président Shimon Peres à l’occasion du 60ème anniversaire de l’Etat d’Israël (14 mai 1948). Je soulignerai à cette exceptionnelle occasion la réussite du jeune Etat d’Israël avec une économie particulièrement florissante, une démocratie parmi les plus vivantes de la planète, et un sens du destin qui donne à son peuple un excédent d’énergie mais surtout un supplément d’âme. La modernité pousse vite dans cette terre de tradition. Je rappellerai la position de la France visant à accompagner l’espérance née de la Conférence Internationale d’Annapolis : un accord avant la fin de l’année réglant les questions clés : les frontières, la sécurité, les réfugiés, le statut de Jérusalem. Je donnerai pour cela le message de Nicolas Sarkozy : « Comme ami d’Israël, je vous dois le langage de la vérité : la sécurité d’Israël passe par l’arrêt de la colonisation…la création d’un Etat palestinien est une condition de la sécurité à long terme d’Israël ». « La France sera toujours aux côtés d’Israël quand son existence sera mise en cause. Ceux qui appellent de manière scandaleuse à sa destruction trouverons toujours la France face à eux, pour leur barrer la route ». « Le programme nucléaire de l’Iran appelle lui aussi une réaction de grande fermeté. La France est déterminée à poursuivre avec ses partenaires une politique alliant des sanctions croissantes à l’ouverture si Téhéran faisait le choix de respecter ses obligations internationales. Un Iran doté de l’arme nucléaire est inacceptable » Nous parlerons aussi de l’amitié entre la France et Israël, et de la prochaine visite d’Etat de Nicolas Sarkozy fin juin en Israël. Je participerai au débat avec aussi l’intention d’écouter attentivement les invités du Président Shimon Peres. J’espère, au fond de moi que le Président Bush saisira cet ultime rendez-vous pour relancer le processus de paix dont il a fait une priorité pour la fin de son mandat. Face à un certain pessimisme, les amis d’Israël ont un devoir d’espoir. Je retourne à Jérusalem avec émotion. Je retourne en Israël avec détermination. Jamais je n’oublie ce conseil donné par l’écrivain, ami d’A. Césaire, Franz Fanon, aux jeunes antillais, victimes du racisme : « Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous ». L’antiracisme est un combat universel. jpr Lire la version-en-hebreu.pdf NB : merci au site Israelvalley de me souhaiter la bienvenue 13.05.2008
慰问中国地震灾民我代表中国人民的法国朋友们,向刚刚遭受强烈地震袭击的人们表达深切诚挚的同情。 四川省是受灾最严重的地区,法国在这个美丽富饶的省份拥有很多朋友。面对这场重大自然灾害造成的破坏,我们表示深切的慰问,同时对中国人民一如既往的勇气充满信心。 让-皮埃尔•拉法兰 Au nom des amis français du peuple chinois, j’adresse nos sentiments de profonde et sincère compassion aux populations qui viennent d’être atteintes par ce terrible tremblement de terre. Le Sichuan est particulièrement touché, la France compte beaucoup d’amis dans cette belle et puissante province. Face à la désolation de cette colère de la nature, nous exprimons notre solidarité mais aussi notre confiance dans l’historique courage du peuple chinois. jpr 07.05.2008
Entretien avec Guy Birenbaum07.05.2008
L’invité de Christophe Barbier07.05.2008
Rencontre avec Alexandre Milinkievitch
jpr 07.05.2008
Il faut oser la réforme permanenteJ’ai accordé un entretien dans le Figaro d’aujourd’hui dans lequel je reviens sur le premier anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy. jpr 06.05.2008
Agenda du 7 au 15 mai06.05.2008
让我们共同捍卫中法友谊!与法国参议院议长、参议员以及展望与革新基金会(Fondation Prospective et Innovation)代表团共同访华期间,我们与中国国家主席胡锦涛、总理温家宝、北京奥组委(COJOB)主席刘淇等多位重要官员会晤。访问结束后,我能够体会到奥运火炬在巴黎传递过程中遭遇的事件,以及其它不合时宜的自主行动,比如巴黎市长关于达赖喇嘛的行动所造成的损害。失望情绪已触及到了法中友谊,非常严重。 只有对联结法中两国的特殊情谊一无所知的人,才会惊讶于大众的反应,也正是这些人成为了巴黎骚乱的根源。中国人不会忘记戴高乐将军是第一位承认中华人民共和国的西方国家元首,法中两国于1964年建立了外交关系;中国人也不会忘记在两次世界大战中间,法国迎来了周恩来、邓小平等若干未来的中国领导人,当时的中国正饱受内战之苦;中国人更不会忘记,两个多世纪以来,法国一直高举共同价值观的火炬。 中国人喜爱这样的法国:一个从来不会只凭表面现象就做出判断的法国;一个在发生分歧时,通过对话,而不是抨击其伙伴来解决问题的法国。朋友应当能够相互交流,尤其是在困难的时刻。尽管友谊有其自身的需求,但也需要承担相应的义务,这就是尊重与对话。非常幸运的是,法中友谊足够牢固,抵御住了最初的冲击。然而,我们必须责无旁贷地从这个插曲中吸取教训,不能一味用西方理念来分析不同的现实问题。现在“凭借单纯的思想向复杂的东方飞翔”越来越困难了。 今天,随着中国重新找回自己在十九世纪丧失的大国地位,我们见证了中国真正的崛起,中国几千年的文明无愧于此。在这决定性的关键时刻,中国人对敌视自己的行为尤其敏感。他们知道由于工业迁移、原材料和食品价格的压力以及新的政治和军事力量的兴起等因素,自己重新回到舞台前的事实令西方感到不安。他们也意识到有的人为了某些利益将这种不安变为恐惧,企图错误地在中国前进的道路上设置障碍。 欧洲的历史让我们不会重蹈民族封闭主义政策的覆辙,这一特点与中国的开放一起为我们创造了发展经济的巨大良机。事实上,中国仍然面临若干严重的问题:贫穷、地区差异、能源供应以及污染等。中国需要借助欧洲社会的专业技术来巩固其自身的增长,同时也可以将贸易盈余大量投资到我们的经济中,参与欧洲社会的经济发展。 然而,中欧关系并不仅仅是贸易数字这么简单。我们同中国文化开展了极为丰富的对话,以推动世界的多样性发展,此外,我们共同持有反对单边主义的立场。中国和法国是当今世界上最积极捍卫多极世界的形成,呼吁遵守国际法的国家之一,这一点尤其应该通过尊重联合国的权威来实现。因此法中两国的关系也建立在共同价值观的基础上。 友谊的优点就在于无坦诚无意义。这就是为什么我可以毫不困难地同中国领导人面对面地探讨西藏人权问题。在保持我们的合理信念之外,还应当看到中国三十多年来所取得的进展。我认为,地方自治以及在承认宗教信仰自由领域的进步,是有利于积极发展的良好信号。这就是为什么我热烈祝贺中国政府宣布同达赖喇嘛个人代表进行对话,这也是法国总统萨科齐一直期望的。我们将继续向这一方向前进,中国已经听到了我们的声音。友谊不是外交辞令,尊重也不是懦弱的表示。 中国不是“西方民主国家”,这是不争的事实,但对中国来说,民主思想并不是无足轻重的。悖论是显而易见的,每个人都知道经济和社会的发展最终建立在个人自由的基础上,而且历史上的情况通常如此,中国应当找寻自己的道路,保证“人民的政府由人民做主,服务于人民。” 对中国人和我们来说,这条道路的第一步必须是“稳定”:假如1%的法国人(60万)上街游行,这是个国家问题,假如1%的中国人行动(1300万人),这就是世界问题!中国人知道法国对中国的未来充满信心,更知道北京奥运会将是中国对外开放道路上一个非常重要的时刻。这就是为什么中国朋友希望周围环境能够将奥林匹克盛会变成世界友谊的节日,青年的节日,让世界更美好的节日。 让-皮埃尔•拉法兰 NB : le texte ci-dessus est la traduction en chinois du texte publié sur ce blog et intitulé “Préservons l’amitié franco-chinoise !” 30.04.2008
北京,这周六几小时前,我与三位中国领导人举行了长时间会晤,他们分别是中国国家主席、总理和北京奥组委主席。并达成了如下共识: 1. 中国人民收到了来自法国的信息:对话是缓解紧张局势的唯一途径,法国祝北京奥运获得成功; 拉法兰 此外,昨天我在北京同欧盟主席巴罗佐先生进行了非常友好的会谈,巴罗佐先生表示将出席下一届人民运动联盟(UMP)全国会议。 PS : cet article reprend en chinois le billet posté le week end dernier et titré “Pékin ce samedi” 29.04.2008
Préservons l’amitié franco-chinoise !De retour de Chine où, avec le président du Sénat, plusieurs sénateurs et une délégation de la Fondation Prospective et Innovation, nous avons rencontré parmi de nombreuses personnalités, MM. Hu Jintao, le président de la République, Wen Jiabao, le Premier ministre et Liu Qi, le président du Comité d’organisation des jeux olympiques (Cojob), j’ai pu mesurer les dégâts générés par les incidents occasionnés lors du passage de la flamme olympique à Paris et par certaines autres initiatives inopportunes comme celle du maire de la capitale à l’égard du dalaï-lama. La déception a été à la hauteur de l’amitié, considérable. Seuls ceux qui ignorent tout de la relation spéciale qui unit la France à la Chine, et qui sont souvent les mêmes qui ont été à l’origine des troubles à Paris, ont pu être surpris par la réaction populaire. Les Chinois n’oublient pas que le général de Gaulle a été le premier chef d’Etat d’une puissance occidentale à reconnaître diplomatiquement la Chine populaire en 1964. Ils n’oublient pas, non plus, que la France a, dans l’entre deux guerres, accueilli nombre de leurs futurs responsables comme Zhou Enlai ou Deng Xiaoping à un moment où leur pays s’enfonçait dans la guerre civile. Ils n’oublient pas, enfin, que la France porte depuis plus de deux siècles la flamme des valeurs universelles. C’est cette France là qu’apprécient les Chinois, celle qui ne juge pas sur les apparences, celle qui engage le dialogue lorsque survient un différend au lieu de fustiger ses partenaires. Les amis doivent pouvoir se parler, notamment dans les moments difficiles. Mais si l’amitié a ses exigences, elle a aussi ses devoirs qui sont le respect et le dialogue. Fort heureusement, l’amitié franco-chinoise est suffisamment solide pour ne pas se défaire au premier accroc. Pour autant, il serait irresponsable de ne pas tirer les leçons de cet épisode qui vient nous rappeler le danger qu’il y a à plaquer des concepts occidentaux sur une réalité différente. Il est de plus en plus difficile de «voler vers l’Orient compliqué avec des idées simples ». Nous assistons aujourd’hui à une véritable renaissance chinoise à mesure que la Chine retrouve son statut de puissance de premier plan qu’elle avait perdu au XIXème siècle et, avec lui, la dignité d’une civilisation multimillénaire. A ce moment crucial pour eux, les Chinois sont particulièrement sensibles aux manifestations d’hostilité à leur encontre. Ils savent que leur retour sur le devant de la scène crée un sentiment de crainte à l’Ouest du fait des délocalisations industrielles, de la pression exercée sur les prix des matières premières et des produits alimentaires et de l’émergence de leur nouvelle puissance politique et militaire. Ils n’ignorent pas que certains pourraient avoir intérêt à transformer cette crainte en peur pour tenter, à tort, de leur barrer la route. 28.04.2008
L’invité de RTL26.04.2008
Pékin ce samediEn quelques heures, j’ai pu rencontrer longuement trois dirigeants chinois : le président de la République, le Premier ministre et le président du Comité d’organisation des jeux olympiques. Plusieurs conclusions s’imposent : 1 - Les Chinois ont entendu le message de la France : le dialogue est la seule voie pour l’apaisement des tensions et donc le succès des jeux olympiques de Pékin ; 2 - Les conditions mises par les Chinois pour réussir les consultations avec le Dalaï Lama ne sont pas inaccessibles : pas de sécession du Tibet, arrêt de la violence, soutien aux JO ; 3 - La Chine attend toujours davantage de la France que des autres pays, c’est l’histoire de notre amitié depuis 1964 qui nous vaut ce statut spécial ; 4 - Je suis porteur d’un message des autorités chinoises relatif à leurs attentes quant à la présidence française de l’Union européenne ; 5 - Prenons au sérieux la réaction de la jeunesse chinoise ; comme toutes les jeunesses du monde, elle veut être aimée. jpr Nb : JM Barroso au cours d’un entretien très amical hier soir à Pékin m’a confirmé son accord pour participer à un prochain conseil national de l’Ump. |
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Commentaires
le 17/05 à 02:49
拉先生,能有温家堡这样的总理,我感到无比欣慰!什么是人权?第一位的是生存权,中国领导人用实际行动践行了他们的承诺!我很满意!我也因有您及如您一样关心与同情中国人民,并理智对话的国际朋友感到欣慰!问候您 [...]
le 17/05 à 02:39
黄白坡: 我不知道你的皮肤是黄还是白,还是黄白混种,但你的言论却使人十分愤慨!包括政府官员在 内的救援大军日以继夜,冒着生命危险,争分夺秒为的是尽可能救出多一个人,你却在这里说 风凉话,恶毒诋毁 [...]
le 17/05 à 01:43
Monsieur le Premier Ministre, Il est peut-etre 4 heures du matin a Dubai, j'en profite pour salue [...]
le 16/05 à 20:38
感谢中国人民的老朋友拉法兰先生给予的温暖,祝您好运。 [...]
le 16/05 à 16:21
Monsieur le PM et cher ami, Il m'a également semblé apercevoir chez le cardinal un combattant ..d [...]